Les paysans producteurs de Fatako, Koïn, Kollagui et Kansagui, dans la préfecture de Tougué sont confrontés à l’épineux problème d’aménagement de la marre agricole de Moukeidjigué, située à près de 42 km au Sud du chef-lieu de la préfecture, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Tougué.

La marre de Moukeidjigué, située au bord de la route entre Fatako et Koin, couvre une superficie de plus de 185 hectares.

Selon le conseiller agricole de la sous-préfecture de Fatako, Mamadou Aliou Baldé communément appelé « Carlos’’, « cette marre a été aménagée en 1954. Mais, cet aménagement, portait tout juste sur des canaux d’évacuation. Malgré tout, le riz que vous voyez ici est un riz aquatique, que vous semez ou pas, vous le retournerez au mois d’octobre. Ceux qui n’ont pas eu la chance de faire la riziculture profitent du riz sauvage. Ce riz est naturel, on l’a vu comme ça », explique le technicien.

Parlant des avantages, notre guide et interlocuteur enchaîne : «c’est un riz très comestible. Avec un seul kilogramme, vous aurez au moins cinq (5) plats. Les femmes cultivent ici, dans cette marre, encore le gombo, la tomate, la pomme de terre, le maïs, la patate. Si le fleuve Nil est un don de Dieu à l’Égypte, la marre de Moukeidjigué est le don de Tougué. Par-là, l’autosuffisance alimentaire est complètement acquise. Les femmes revendent aussi ce riz naturel dans les marchés hebdomadaires de Koin, Kansagui ou Kollagui ».

C’est pourquoi, Mamadou Bachir Baldé, producteur agricole rencontré dans cette plaine, sollicite auprès du gouvernement guinéen en général et du Ministère de l’Agriculture en particulier l’aménagement et l’ouverture des canaux de drainage pour permettre aux cultivateurs de bien travailler.

« Notre plaine a plusieurs avantages, mais nous avons un problème fondamental ici. C’est l’inondation, l’eau nous vient jusqu’à la hanche. Cela nous donne même des maladies. Nous sollicitons auprès de l’État guinéen de nous aider à bien aménager cette plaine », a-t-il demandé.

Il est à noter que la Guinée regorge des terres cultivables dans toutes les régions naturelles, mais la plupart des guinéens attend toujours la Chine ou l’Inde pour remplir l’estomac.

De Tougué, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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