L’insécurité bat son plein à Conakry. Les attaques et autres cambriolages sont devenus très courant dans la capitale guinéenne. Dans la journée du jeudi 06 juillet 2017, Aliou Bah du Bloc libéral a été victime de cambriolage à Kobaya, dans la Commune de Ratoma, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Revenant sur le fil des événements, le chargé de communication du Bloc Libéral, explique : « ce jeudi matin, je suis sorti avec ma femme. Puis, dans les environs de 16h, mon neveux passe à la maison, il trouve mes portes défoncées, il m’appelle pour me le dire. Aussitôt, je suis venu trouver effectivement comme ça. Selon des témoignages qui se recoupent, c’est aux environs de 11h que des hommes habillés en tenues civiles, chaussures militaires, sont arrivés à bord de véhicules et descendus au bas de mon immeuble. Alors que je suis voisin immédiat de l’escadron de la gendarmerie numéro 15 de Kobaya », a précisé monsieur Bah.

Pour ce qui est de objets emportés, Aliou Bah ajoute : « beaucoup de mes matériels et d’autres de madame sont emportés, notamment des ordinateurs bureautiques et portables, des tablettes, des disques durs, des clés USB, des vêtements et chaussures », a-t-il énuméré.

Parlant de la suite des événements, l’homme politique a confié à notre reporter avoir été appelé au commissariat de police de Sonfonia. « Arrivé là-bas, je trouve quelques uns de mes matériels volés avec une femme qui serait envoyée par le chauffeur qui a été déplacé pour la circonstance. Cette femme est actuellement à la police et les autres ne sont jusqu’à ce moment pas retrouvés. L’escadron de la gendarmerie de Kobaya et le commissariat de police de Sonfonia que j’ai saisis pour le fait m’ont dit que les enquêtes seront faites », a laissé entendre Aliou Bah.

Le chargé de commutation du Bloc Libéral a affirmé que cette attaque n’est pas un fait du hasard mais que cela ne lui fait ni chaud, ni froid. « Tout le monde sait que je suis un homme politique affirmé, je ne me mets pas dernière les rideaux pour exprimer mes convictions. Je suis l’un de ceux qui critiquent le régime. Donc, je ne doute pas que je sois menacé. Ça ne changera nullement pas mon engagement, mon dynamisme à dénoncer les tares, les insuffisances de l’administration et ce contre quoi tout le peuple s’engage » a martelé l’opposant.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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