Les scènes de vindicte populaire continuent d’être dénoncées par nos compatriotes. C’est dans cette dynamique que s’est inscrite la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Axe pour la Démocratie et le Développement (PJLDD). Elle l’a fait savoir ce jeudi 27 juillet 2017, à travers une conférence de presse qui a regroupé de nombreux acteurs, rapporte un reporter de Guineematin.com qui a suivi la rencontre.

On notait la présence du chef de cabinet du ministère de la sécurité et le substitut du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Mafanco.

Le président de cette plateforme, Ibrahima Aminata Diallo a cité quelques cas de justice populaire ayant entraîné le lynchage de certaines personnes. « De plus en plus, il s’enregistre dans différentes régions de la Guinée, d’horribles scènes de justice populaire caractérisées par des tueries aussi aveugles que barbares de personnes, en raison d’une culpabilité supposée, propagée par des rumeurs qui provoquent une hystérie collective aussi menaçante qu’incontrôlable. Parmi ces cas de tueries nous avons le cas d’Adama Oularé du quartier Lambandji, de Daouda Keita de Siguiri, du cas de Kissidougou où Koly Soua Kolié a été lynché et aussi à Pita où un jeune âgé d’une vingtaine d’années a été lynché et brulé vif », a cité le président de la plateforme.

Selon le président de Plateforme des Jeunes Leaders de l’Axe pour la Démocratie et le Développement plusieurs causes sont liées à ces cas de lynchage. « A notre avis, les causes des tueries sont la consommation de stupéfiants dangereux qui poussent à tuer sans état d’âme, la tradition de la violence de l’Etat guinéen, les manœuvres des services pénitenciers qui utilisent des criminels détenus à qui ils procurent tenues et armes pour opérer la nui, et avec qui ils partagent le butin. L’impunité et la corruption généralisée qui permettent aux délinquants arrêtés de sévir contre ceux qui les ont dénoncés ou placés dans les mains de la justice », soutient Ibrahima Aminata Diallo.

Le chef de cabinet du ministère de la sécurité, Nouhan Traoré a évoqué trois facteurs qui entravent les agents des forces de l’ordre pour combattre la vindicte populaire. « Il s’agit du ratio faible du nombre d’habitants par policier. Ce ratio est aujourd’hui à 2500 habitants pour un policier. Deuxième problème, le manque de formation et en fin le manque d’équipements pouvant servir nos agents sur le terrain », a dit monsieur Traoré.

En outre, le chef de Cabinet a rassuré que des réformes sont déjà engagées pour palier à ces différents problèmes dans le but d’assurer la sécurité des guinéens.

Le substitut du procureur près le tribunal de première instance de Mafanco, Lansana Cissé a insisté sur le fait que les responsables de ces crimes « soient punis à la hauteur de leur forfaiture ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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