L’Union des Forces du Changement (UFC) a tenu son assemblée générale hebdomadaire ce samedi 30 septembre 2017, à son siège national sis à Taouya dans la commune de Ratoma. La séance était pilotée par le président Aboubacar Sylla, entouré des membres du bureau exécutif national du parti a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Des sujets d’actualités ont été à l’ordre du jour : la commémoration de la date historique du 2 octobre 1958, l’absence notoire du président de la République dans le pays, l’impunité accordée aux forces de l’ordre, les manifestions prévues par l’opposition le 4 octobre prochain…

Dans sa communication, le porte-parole de l’opposition guinéenne, a laissé entendre que la fête du 2 octobre est la mère de toutes les fêtes, mais il regrette, qu’à deux jours de l’organisation de cette fête le président de la République ne soit pas en Guinée. « C’est la mère de toute les fêtes. Et c’est grave qu’en Guinée, qu’on ait fini par faire en sorte que cette fête tombe dans le dénuement le plus total. A deux jours de l’organisation de cette fête, notre président de la République, on ne sait pas où il est. Il semble qu’il est en Russie. Le 28 septembre aussi, il était à l’extérieur de la Guinée. Donc, il y a une sorte de banalisation de cette fête. Et cela est extrêmement grave pour notre nation », a-t-il déploré.

Sur cet aspect, monsieur Sylla a dit que c’est « l’âme même de notre nation qui est bafouée. Notre fête nationale doit être prise au sérieux. On doit montrer à la face du monde qu’on est fier d’être guinéen, fier de vivre dans une République indépendante. Malheureusement, ce n’est pas le cas» a-t-il martelé.

Revenant sur les manifestations politiques, Aboubacar Sylla a dit qu’elles ont fait beaucoup trop de morts. « Nous sommes maintenant à 83 morts depuis 2011. Ces 83 personnes ont été tuées dont la plupart par balles réelles. Des militaires qui ont tiré sur eux, des policiers ou des gendarmes, dans l’intention évidente de donner la mort. Parce que quand on sort pour le maintien d’ordre avec des armes de guerre, ça veut dire qu’on part pour tuer. Sinon, il y a des armes conventionnelles pour le maintien d’ordre à savoir les matraques, les canons à eau, les balles en caoutchouc, les grenades lacrymogènes. C’est ce qui est prévu pour faire le maintien d’ordre et non des armes de guerre et des fusils » a-t-il mentionné.

Parlant de cette impunité, le président de l’UFC dira que les agents usent de ces armes tout simplement parce qu’il n’y a aucune sanction à leur encontre. « On utilise ces armes pourquoi ? Parce qu’il n’y aura absolument aucune conséquence. Quand un militaire, un policier ou un gendarme tue un jeune, même quand il est identifié, comme ce fut le cas lors de la manifestation du 16 Août 2016 au retour des manifestants, il n’y aura pas de procès, ni de condamnation, encore moins qu’il purge une peine éventuelle qui peut être prononcée pour les cas pareils. Donc, les forces de l’ordre sont encouragées à tuer les manifestants. Et on ne voit ça dans aucun pays au monde » a regretté honorable Aboubacar Sylla.

Au regard de cette impunité, l’ancien ministre de la communication demande à ses militants « de sortir massivement le 4 octobre prochain, pour protester non pas pour des élections, non pas pour la CENI, non pas pour l’assainissement du fichier électoral, non pas pour le départ de ce régime, mais pour des raisons citoyennes, à savoir la fin de l’impunité, l’arrêt des meurtres quotidiens des citoyens sans que ces meurtres ne soient suivis d’enquêtes et de poursuites judiciaires, se traduisant par des condamnations, des personnes responsables, les auteurs comme les commanditaires », a-t-il lancé sous un tonnerre d’applaudissement de ses militants.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin