Depuis l’augmentation du prix du carburant à la pompe, le syndicat des transporteurs routiers de Labé avait procédé à une petite augmentation temporaire des frais de transport sur toutes les lignes, sans que cela ne fasse du bruit.

Mais, depuis que les négociations entre syndicat et gouvernement sont dans l’impasse, ces frais ont explosé à Labé en direction de Mali, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses correspondants dans la région.

Le cas le plus frappant est celui du trajet Labé-Mali sur une distance de 120 kilomètres où les chauffeurs de taxi ont revu à la hausse les frais de transport. On constate une hausse de 20 000 francs guinéens sur l’ancien prix. Les usagers sont obligés désormais de débourser 60 mille francs guinéens.

Le syndicat des transporteurs basé à Mali a haussé le ton face à cet état de fait. Selon Abdourahmane Diallo, « los citoyens payent 20 000 GNF de plus sur le prix initial de Labé à Mali. Et ils ne peuvent pas tenir ce coup. Ils ont prit cette décision sans nous informer pour qu’une décision commune soit prise. C’est pourquoi, j’ai appelé mon camarade préfectoral de Labé. Quand je l’ai appelé, il m’a dit que le prix c’est 50 mille FG et qu’il n’était pas informé d’une quelconque augmentation. Et nous, de Mali nous ne comprenions rien de ce qui se passe à Labé. Voici pourquoi le trafic est à l’arrêt pour qu’on sache ce qui se passe. Comme nous sommes obligés de travailler ensemble, aucune partie ne peut travailler sans l’autre, nous leurs demandons d’accepter que nous nous concertions. C’est ce qui permettra aux passagers de venir à Mali et d’y séjourner sans le moindre empêchement ».

Par contre, les syndicalistes de Labé rejettent toute responsabilité dans cette situation. Le chargé des conflits au syndicat des transporteurs accuse à son tour ses camarades de Mali d’être catégoriques. Mamadouba Banks indique que ce sont les chauffeurs qui savent à quel prix voyager. « Le secrétaire général de Labé a bien dit que, d’ici à Mali, c’est 50 000 francs guinéens. Si maintenant les chauffeurs pensent que cela est petit, alors ce sont eux qui savent s’ils vont voyager ou pas. Actuellement, c’est difficile de gérer parce que chacun fixe le prix à son gré. Donc, si lui (Abdourahmane Diallo, ndlr) il pense que nous pouvons forcer les chauffeurs à aller à Mali, alors nous ne le pouvons pas. Et lui même, si les chauffeurs garent leurs véhicules, il verra s’il va travailler. Donc, nous de Labé, nous n’avons rien à avoir dans ça, parce que c’est le prix du carburant qui a augmente », a-t-i répliqué.

A noter que le trafic entre les deux préfectures de la même région est à l’arrêt à cause de cette crise naissante entre syndicalistes des transporteurs.

De Labé, Saifoulaye Diallo pour Guineematin.com

Tél. 623 67 65 50

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