Ratoma : 24 989 naissances et 2 153 mariages enregistrés depuis janvier (Etat Civil)

Contrairement à l’année dernière où l’enregistrement des naissances et des mariages au service d’État Civil de Ratoma avait été fortement impacté par la pandémie de COVID-19, les chiffres sont nettement à la hausse cette année. Car, selon les statistiques, 24 989 naissances et 2 153 mariages ont été enregistrés entre le 1er janvier et le 30 novembre 2021 à l’État Civil de cette commune de Conakry. Et, ces chiffres devraient être revus à la hausse à la fin de ce mois de décembre.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com jeudi dernier, 23 décembre 2021, Aliou Souaré, le chef service adjoint de l’État Civil de Ratoma, est revenu sur ces statistiques qui constituent une avancée notable dans le cadre de la déclaration des naissances.

Aliou Souaré

« Dans notre commune, au niveau des naissances directes, c’est-à-dire ceux qui ont régulièrement et dans le délai déclaré, nous avons enregistré 12237 enfants (dont 5970 garçons et 6267 filles) au 30 novembre 2021. Au même moment, nous avons régularisé 12752 naissances. La régularisation veut dire que celui qui n’a pas déclaré directement à la commune, donc le délai de deux mois est passé, il va au tribunal pour faire un jugement supplétif tenant lieu d’acte de naissance et il vient ici on le transcrit. Nous avons aussi enregistré 208 décès dont 116 hommes et 92 femmes. A la même période, nous avons enregistré 2153 mariages célébrés », a confié Aliou Souaré.

A en croire notre interlocuteur, des efforts doivent encore être fournis dans la sensibilisation des populations sur la déclaration des décès. Car, le nombre officiel (208) de décès enregistré cette année est largement inférieur à la réalité du terrain.

« Les gens ne cherchent l’acte de décès que lorsqu’ils ont des problèmes. Quand quelqu’un meurt, on se préoccupe plus à aller l’enterrer, faire les sacrifices qu’à venir prendre un papier officiel. Deuxièmement, la loi est très rigoureuse là-dessus, il faut la déclaration d’un hôpital. Et, la plupart des décès ont lieu dans les quartiers. Et, peu de corps sont transportés dans une morgue. Ça aussi, c’est un facteur de déperdition. Ce sont des personnes qui ont des problèmes, soit à l’extérieur, soit à la banque, qui déclarent les actes de décès », a déploré Aliou Souaré.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel : 669681561

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