Guinée : voici ce que recommandent les professionnels de la santé pour lutter contre les violences sexuelles

Le corps médical guinéen, ouest africain, continental et d’ailleurs a bouclé deux jours de rendez-vous scientifique organisé à Conakry, le 24 et 25 mars 2022 par la Société guinéenne de la médecine légale et de santé, sécurité au travail. Une rencontre qui s’organisait autour de trois axes : la problématique de la prise en charge des violences sexuelles, la prévention des risques professionnels en milieu de travail et le COVID 19 en milieu de travail.

Ce rendez-vous de haut niveau qui a regroupé au total 318 experts, spécialistes et des professionnels de la médecine légale et de santé au travail a été clôturé par un certain nombre de recommandations à l’endroit de la Guinée, permettant surtout la mise en place d’un protocole harmonisé et adapté à la prise en charge globale des violences sexuelles.

Ainsi donc, les congressistes ont formulé un certain nombre de recommandations allant de la création de l’Institut de médecine légale à la multiplication des congrès scientifiques pour faciliter les échanges d’expérience entre les professionnels de la santé.

Un journaliste de Guineematin.com qui a suivi la rencontre, vous propose ci-dessous l’intégralité de ces recommandations :

Les congressistes recommandent la création de l’Institut de médecine légale avec un personnel formé pour la prise en charge médicale, psychologique, médicolégal et l’accompagnement des victimes des violences basées sur le genre. Un équipement de laboratoire pour la réalisation des tests ADN et en imagerie, la formation des médecins légistes en collaboration avec leurs collègues de la sous-région Ouest africaine. La décentralisation de la médecine légale à l’intérieur du pays afin que chaque région et chaque préfecture soient couvertes par la une équipe médicolégales.

Sur le plan de la médecine du travail, les Congressistes ont noté que les textes à la nomenclature des maladies professionnelles doivent être révisés. C’est pourquoi ils sollicitent la mise en place d’une commission nationale de travail pour l’élaboration et ou la révision des tableaux des maladies professionnelles. Le renforcement d’un cadre de concertations et d’actions communes entre les acteurs au niveau central. Le soutien à la formation des médecins de travail pour le renforcement de leurs capacités. La mise en place d’un laboratoire de médecine de travail et d’unité de pathologie professionnelle. Les congressistes ont recommandé l’organisation périodique de ces rencontres scientifiques tous les deux ans pour partager leurs expériences avec leurs collègues d’Afrique et d’ailleurs.

Après la lecture et l’approbation de ces recommandations par les congressistes le Président du Comité scientifique du Congrès, le Pr Fodé Abass Cissé, le Pr Mor N’Diaye du Sénégal, le Pr Hélène Yapo Ette de la Côte d’Ivoire et le Pr Hassane Bah de la Guinée et président du Comité d’organisation du Congrès médical de Conakry se sont relayés au micro pour féliciter chaleureusement les organisateurs et les participants, magnifier les résultats obtenus et remercier les partenaires et les autorités pour l’accompagnement.

Enfin, Thierno Hamidou Bah, le Chef de cabinet du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, avant de déclarer la fin des travaux, au nom de madame la ministre Dr Djaka Sidibé, a exprimé la satisfaction du gouvernement aux participants et au Comité d’organisation et a pris l’engagement de faire bon usage des recommandations issues de ces assises scientifiques de Conakry.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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