Guinée : la CNTG apporte son soutien aux transporteurs et demande à l’Etat d’assurer leur sécurité

Les transporteurs sont très remontés contre les difficultés qui assaillent la corporation ces derniers temps. En plus de la recrudescence des attaques à main armée de la part des coupeurs de route, avec son cortège de morts, de blessés et de biens emportés, s’ajoute la confection obligatoire de permis de conduire biométriques et de cartes grises avec des prix exorbitants. La Fédération Syndicale Professionnelle Nationale des Transports et de la Mécanique Générale, qui a exprimé son désarroi ce lundi, 28 novembre 2022, a reçu le soutien de la puissante Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La rencontre a eu lieu à la Bourse du travail de Kaloum, non loin du siège de la CNTG à laquelle est affiliée la Fédération Syndicale Professionnelle Nationale des Transports et Mécanique Générale. La deuxième secrétaire générale adjointe de la CNTG, venue apporter le soutien de sa centrale aux conducteurs et transporteurs des engins roulants, a invité les autorités à faire face à leurs responsabilités en sécurisant les transporteurs.

Sophie Danielle Kourouma, 2ème secrétaire générale adjointe de la CNTG

« La sécurité est une chose primordiale, car la vie n’a pas de prix. Quand on meurt une fois, c’est fini, tu ne peux pas mourir deux (2) fois. Nous allons vous demander camarades chauffeurs, en plus de votre constat que vous allez faire sur la route, de recenser réellement ce qu’il nous faut pour que cet état change. Parce que ce n’est pas facile, on ne peut pas continuer comme ça. Et, nous allons demander aux autorités, nous sommes dans un régime exceptionnel, c’est vrai, mais un régime qui est aujourd’hui dirigé par un militaire. Donc, nous allons leur demander de mettre toutes les stratégies qu’ils ont à leur niveau pour que la vie des citoyens soit sécurisée. Les tracasseries policières, combien de fois avons-nous été victimes ? Vraiment, c’en est de trop. Dénoncez tout ça là, et nous allons partir avec notre cahier chez qui de droit. Et, je sais que les autorités auront une oreille très attentive, parce qu’elles-mêmes se battent dans ce sens pour qu’il y ait la paix, la sécurité dans notre pays », a indiqué Sophie Danielle Kourouma.

Pour freiner cette hémorragie, la syndicaliste demande aux citoyens de jouer le rôle qui leur revient dans le cadre de la lutte contre les coupeurs de routes « Nous allons aussi demander à nos citoyens, à la population, de collaborer. Parce que ces coupeurs de route là, ils sont parmi nous, dans les préfectures, dans les sous-préfectures. C’est nous qui les logeons et qui leur donnons à manger. Et on sait même le travail qu’ils font. Allons vers la sensibilisation pour que dans chaque préfecture, cette personne qui est soupçonnée, on la dénonce. Toute personne qui est soupçonnée, qu’on te dénonce pour qu’il y ait le climat de sécurité le long de nos routes. Camarades, c’est ce message que nous allons vous donner. Sensibilisons pour que l’ennemi qui est parmi nous, qu’on le dénonce. Parce que les coupeurs de route sont nos enfants, nos frères. Ils sont parmi nous. Ils ne sont pas venus de l’extérieur. Il ne faut pas qu’on continue à les garder », a ajouté la syndicaliste.

Elhadj Mamadou Yaya Baldé, secrétaire général adjoint de la FSPNTMG

Ce soutien de la CNTG a réconforté Elhadj Mamadou Yaya Baldé, secrétaire général adjoint de la Fédération Syndicale Professionnelle Nationale des Transports et de la Mécanique Générale. Il a mis l’occasion à profit pour prodiguer d’utiles conseils aux transporteurs par rapport à leur activité. C’était en présence de l’ensemble des sections des trente (33) préfectures, des huit régions administratives et des sept (07) sections syndicales de la ville de Conakry. « Nous avons tout de suite marqué une minute de silence à l’endroit de toutes les victimes d’accidents de circulation. L’accident, ça peut venir involontairement, mais quel qu’en soit la modalité d’un accident de circulation, il y a une responsabilité qu’on va situer. Quand il y’a un accident, on ne peut pas situer la responsabilité si ce n’est que sur le chauffeur. Il faudra qu’on parle de ça et qu’on sensibilise les gens, d’être très prudents. La prudence prime sur la compétence. Si l’intéressé n’est pas prudent, même s’il est compétent, s’il est fainéant, il va faire un accident. Il faut être prudent sur la route », a laissé entendre ce syndicaliste.

Ansou Baïlo Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 56 11 82

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