Viol d’une fille de 14 ans à la mosquée de Yimbaya (Matoto) : l’imam Amadou Barry reste en prison

« C’est moi-même qui me bats pour nourrir mes six enfants et mes deux femmes. Jusqu’à présent mes enfants ne sont pas allés à l’école. Veuillez m’accorder cette liberté pour que je puisse retrouver ma famille », a notamment plaidé l’imam.

Le procès de l’imam Elhadj Amadou Barry, qui est accusé d’avoir violé une fille de 14 ans dans une mosquée à Yimbaya (dans la commune de Matoto), s’est poursuivi ce mardi, 6 décembre 2022, au tribunal criminel de Mafanco. Aujourd’hui, l’audience devait commencer par la « présentation d’une expertise médicale ou d’un test ADN » pour déterminer la paternité du bébé qui serait issu du viol dont est accusé Elhadj Amadou Barry.

En tout cas, cette expertise médicale était le motif du renvoi de la précédente audience. Toutefois, vu l’indisponibilité de ce rapport médical à la présente audience, l’avocat de la défense a formulé une demande de mise en liberté provisoire pour son client. Mais, cette demande a été rejetée par le tribunal, a constaté le reporter que Guineematin.com avait dépêché au tribunal.

Face à cette situation qu’il juge défavorable pour son client, l’avocat de la défense a profité pour présenter un certain nombre de doléances au tribunal. Maître Fodé Camara a tout d’abord demandé au tribunal la comparution de la partie civile pour la confronter à la déposition de la femme de l’accusé à la barre faite à l’audience précédente. Une demande qui a été jugée inopportune par le ministère public et le tribunal. En plus, l’avocat a formulé une demande de mise en liberté provisoire de son client, puisque l’expertise tant attendue par les parties au procès tarde encore.

Abondant dans le même sens que son avocat, l’accusé, Elhadj Amadou Barry, a plaidé pour sa cause.

« Ma personne n’est pas un danger. Je ne suis pas salarié de l’Etat, c’est moi-même qui me bats pour nourrir mes six enfants et mes deux femmes. Jusqu’à présent mes enfants ne sont pas allés à l’école. Veuillez m’accorder cette liberté pour que je puisse retrouver ma famille », a notamment plaidé l’imam.

Ne disposant d’aucune garantie, le ministère public a dans ses observations estimé que la  demande de mise en liberté provisoire est inopportune. Par conséquent, il s’est opposé à une libération de l’accusé.

Finalement, le tribunal a rejeté la demande de mise en liberté provisoire formulée par l’avocat de la défense, avant de renvoyer l’affaire jusqu’à la réception du rapport médical pour déterminer la culpabilité ou non de l’imam, Elhadj Amadou Barry.

Malick DIAKITÉ pour Guineematin.com

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