Achat de noix de cajou : Mohamed Kaba réclame 300 millions GNF à Kerfala Traoré au TPI de Mafanco

Le procès de Kerfalla Traoré, accusé d’abus de confiance portant sur 300 millions de francs guinéens au préjudice de Mohamed Kaba, s’est ouvert hier, lundi 06 mars 2023 au tribunal correctionnel de Mafanco. Le prévenu aurait reçu ladite somme qu’il devait remettre au jeune frère Mohamed Kaba. Une somme que le destinataire n’aurait jamais reçue. Après la déposition de Kerfalla Traoré, le tribunal a renvoyé l’affaire au 20 mars prochain pour la suite des débats, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, le jeune frère de Kerfalla Traoré est basé à Kankan où il fait du transfert d’argent. C’est là-bas que Mohamed Kaba et d’autres personnes sont allés le trouver pour dire qu’ils avaient besoin urgemment de 50 millions de francs guinéens pour l’achat de noix de cajou. Alors, il a appelé son grand frère (Kerfalla Traoré) à Conakry, lui disant que quelqu’un allait lui apporter les 50 millions GNF en espèce. Ce qui fut fait. Voilà comment cette affaire a commencé ! Après cette première opération, apprend-on, plusieurs autres vont suivre, notamment une somme de 300 millions.

Mais pour le Mohamed Kaba, ce sont plutôt deux opérations de 300 millions GNF qui ont été faites : la première a été remise, contrairement à la seconde. D’où la réclamation donc du montant mis en cause.

Sauf que pour Kerfalla Traoré, il n’y en a eu qu’une seule de deux fois 150 millions GNF dans lesquels d’ailleurs 10 millions GNF ont été repris. Ce qui fait, selon lui, qu’il ne restait plus que 290 millions GNF. « En mars 2022, ils m’ont remis 300 millions GNF (deux fois 150 millions). Après, ils ont retiré 10 millions ; alors, il est resté 290 millions GNF. Ils ont été remis aux parents de Mohamed Kaba. Ils ont été comptés par lui et des gendarmes. Je n’ai pas reçu les 300 millions en jeu ici », a-t-il expliqué, soutenant qu’il ne doit rien à son accusateur.

Appelé par le tribunal, Mohamed Kaba a fait savoir que son avocat n’a pas pu venir dans la salle, il a même demandé le renvoi de l’affaire. Une demande finalement acceptée par les avocats de la défense, mais qui ont toutefois posé une condition :  que la liberté provisoire soit accordée à leur client.

Aussitôt, le ministre public va s’y opposer en estimant que l’affaire est « suffisamment grave » pour libérer le prévenu à ce stade de la procédure.

C’est ainsi que le tribunal a rejeté la demande de mise en liberté provisoire avant d’ordonner la continuation des débats. Alors, Kerfalla Traoré a continué à répondre aux questions du parquet et des avocats de la défense.

Finalement, le tribunal a renvoyé le dossier au 20 mars pour la suite des débats, notamment la déposition de la partie civile.

Mamadou Yahya Pétel Diallo pour Guineematin.com

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