Promoteurs du 3ème mandat : voici pourquoi le FNDC a retiré le nom du colonel Mamadi Doumbouya sur sa liste

24 septembre 2021 à 16 04 10 09109
Des responsables du FNDC en conférence de presse, le 24 septembre 2021, à Conakry

Comme annoncé précédemment, le Front national pour la défense de la constitution a publié ce vendredi, 24 septembre 2021, l’acte 1 de la liste définitive des auteurs, co-auteurs et complices du coup d’Etat constitutionnel, visant à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Sur cette liste, on ne retrouve pas les noms du colonel Mamady Doumbouya (président du CNRD) et du colonel Balla Samoura (l’un des plus proches du chef de la junte militaire au pouvoir), alors qu’ils figuraient sur la liste provisoire. Pourquoi ont-ils été retirés de la liste ? Ibrahima Diallo, le coordinateur des opérations du FNDC, a répondu à cette question devant les médias, dont Guineematin.

Ibrahima Diallo, coordinateur des opérations du FNDC

« Vous savez, quand le FNDC a commencé le combat contre le troisième mandat, nous avons lancé un appel à toutes les forces du pays pour qu’on puisse ensemble sauver le pays. Nous avons fait une déclaration, dans laquelle nous avons appelé l’armée à prendre ses responsabilités, à être du côté du peuple de Guinée pour soutenir le combat du peuple, porté par le FNDC. L’armée, à travers colonel Mamadi Doumbouya et tous ses collègues, a répondu à cet appel du peuple de Guinée. Sur la base de cette réponse, le FNDC a décidé de les retirer de la liste. L’armée a pris ses responsabilités pour se ranger derrière les aspirations du peuple de Guinée et nous aussi, nous avons pris notre responsabilité pour pouvoir rayer ces personnes-là sur la liste », a indiqué l’activiste de la société civile.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Violences politiques en Guinée : l’UFDG répond au Gouvernement (Document)

30 juin 2021 à 11 11 32 06326

Le gouvernement Guinéen a publié, en mars 2020, sous la signature du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) et du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile (MSPC), un document intitulé « Rapport sur les violences politiques en Guinée (2019-2020) et les enquêtes judiciaires en cours ». 

Ces deux Ministères qui ont coordonné la répression des manifestations pacifiques contre le troisième mandat tentent de blanchir le gouvernement en rejetant la responsabilité des violences sur l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) et le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). 

Ce rapport omet volontairement de mentionner que le FNDC et l’UFDG sont plutôt les victimes des violences perpétrées par les forces de défense et de sécurité avant, pendant et après le double scrutin du 22 mars et au lendemain de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

Le rapport ne fait aucunement mention des 99 citoyens tués par les forces de défense et de sécurité pendant les manifestations du FNDC contre le troisième mandat et de la volonté des autorités de faire disparaitre les preuves en enterrant, nuitamment, dans des fosses communes en pleine forêt à Nzérékoré, une trentaine de victimes. 

Le rapport ne fait pas non plus mention des violences déclenchées contre l’UFDG et l’ANAD au lendemain du scrutin présidentiel du 18 octobre, violences qui ont fait à leur tour 51 morts, des centaines de blessés et au moins 400 arrestations arbitraires.

Le gouvernement, malgré les interpellations des Organisations de défense des droits de l’homme et des organisations internationales, a systématiquement refusé de reconnaitre ces crimes et exactions et d’ouvrir des enquêtes pour identifier et sanctionner les auteurs et commanditaires. Les autorités sont restées fidèles à leur tradition de garantir une impunité totale aux agents des forces de défense et de sécurité lorsque ceux-ci, dans la répression des manifestations pacifiques de l’Opposition, font usage de leurs armes à feu.

Dans ce rapport, on parle pourtant « d’enquêtes judiciaires », mais jamais d’enquêtes visant à identifier les auteurs des crimes et exactions commis contre des citoyens membres de l’Opposition politique ou du FNDC. 

Dans le document, le gouvernement accuse, sans aucune preuve, l’UFDG et le FNDC « de fabrication, de détention, de stockage d’armes de guerre et de tentative de déstabilisation des Institutions de la République ». Le Procureur de la République reprend intégralement ces accusations et déclenche des poursuites contre les militants et les dirigeants de l’UFDG, de l’ANAD et du FNDC.

Alpha Condé, dans ses sorties publiques, soutient ces accusations grotesques et fallacieuses attribuées par le rapport à l’Opposition politique et au FNDC. 

Cette position du gouvernement appuyée publiquement par Alpha Condé et qui constitue du reste une ingérence de l’Exécutif dans le Judiciaire peut-elle être démentie par des officiers de police judiciaire ou des juges complètement inféodés au pouvoir ?

Sûrement non. Donc la messe est dite. Il ne reste donc plus qu’à prononcer et à exécuter les sentences. 

Renvoyant à une technique bien éprouvée du pouvoir d’Alpha Condé, le montage de toutes pièces de complots dignes des heures les plus sombres des régimes communistes, ce document est tissé de contre-vérités, d’approximations et d’interprétations grossièrement orientées. Notre objectif n’est pas de démentir ou de déconstruire toutes ces contre-vérités. 

Nous allons juste essayer de soumettre certaines d’entre elles à l’épreuve des faits pour en démontrer la fragilité, l’inconsistance et parfois l’absurdité.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose de lire l’analyse complète de l’UFDG :

ANALYSE-PAR-LUFDG-DU-RAPPORT-DU-MATD-ET-DU-MSPC

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Foniké Menguè condamné à 3 ans de prison : ses avocats annoncent une nouvelle bataille

10 juin 2021 à 13 01 30 06306
Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, responsable en charge des antennes et de la mobilisation du FNDC

Comme annoncé précédemment, Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) a été condamné 3 ans de prison ferme. Cette décision a été rendue publique ce jeudi, 10 juin 2021, par la Cour d’appel de Conakry. La défense de l’opposant au troisième mandat du président Alpha Condé dénonce une « décision bancale » et annonce qu’elle va l’attaquer devant la Cour suprême. C’est Me Abdoulaye Keïta, membre du collectif des avocats de Foniké Menguè, qui a annoncé cette nouvelle bataille, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Me Abdoulaye Keïta, membre du collectif des avocats de Foniké Menguè

« C’est une surprise pour nous. On ne s’attendait pas à cette condamnation. La défense s’attendait à la relaxe pure et simple de Foniké Menguè. Vous savez qu’au niveau du tribunal de première instance de Dixinn, Foniké Menguè avait été relaxé purement et simplement sur la base de l’article 544. Maintenant, puisqu’il y a eu jonction de procédures : la procédure de Dixinn et celle de Mafanco, le procureur avait requis 2 ans de prison ferme. Aujourd’hui, la Cour d’appel de Conakry le condamne à 3 ans de prison ferme. C’est une décision bancale. Et la défense ne va pas se limiter là, elle va continuer le combat jusqu’au bout. Nous allons user de nos voies de recours pour aller devant la Cour suprême », a annoncé l’avocat.

A rappeler que ce procès en appel de Foniké Menguè portait sur deux dossiers. Dans le premier dossier, l’opposant au troisième mandat du président Alpha Condé était poursuivi pour « communication et diffusion de fausses informations, menaces notamment de violence ou de mort ». Des faits pour lesquels il a été jugé et déclaré non coupable, le 28 août 2020, par le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Une décision contre laquelle le procureur de la République près le TPI de Dixinn avait aussitôt relevé appel.

Dans le second dossier, l’activiste de la société civile était poursuivi pour « provocation directe d’un attroupement non armée suivi d’effets ». Des faits dont il a été déclaré coupable et condamné, le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement par le Tribunal de Première Instance de Mafanco. Une décision jugée injuste par les avocats du prévenu, qui ont interjeté appel pour réclamer l’ouverture d’un nouveau procès devant la Cour d’appel de Conakry.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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Urgent : Foniké Menguè condamné à 3 ans de prison

10 juin 2021 à 10 10 54 06546
Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, responsable en charge des antennes et de la mobilisation du FNDC

C’est une mauvaise nouvelle pour Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, et ses proches. La Cour d’appel de Conakry a condamné le responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) à 3 ans de prison ferme. Cette décision a été annoncée ce jeudi, 10 juin 2021, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ce procès en appel de Foniké Menguè portait sur deux dossiers. Dans le premier dossier, l’opposant au troisième mandat du président Alpha Condé était poursuivi pour « communication et diffusion de fausses informations, menaces notamment de violence ou de mort ». Des faits pour lesquels il a été jugé et déclaré non coupable, le 28 août 2020, par le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Une décision contre laquelle le procureur de la République près le TPI de Dixinn avait aussitôt relevé appel.

Dans le second dossier, l’activiste de la société civile était poursuivi pour « provocation directe d’un attroupement non armée suivi d’effets ». Des faits dont il a été déclaré coupable et condamné, le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement par le Tribunal de Première Instance de Mafanco. Une décision jugée injuste par les avocats du prévenu, qui ont interjeté appel pour réclamer l’ouverture d’un nouveau procès devant la Cour d’appel de Conakry.

A l’issue des débats, la Cour d’appel de Conakry a conclu que M. Oumar Sylla est coupable des faits qui lui sont reprochés et a prononcé une peine de trois ans d’emprisonnement à son encontre.

Nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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« La France doit appeler à la libération des militants détenus arbitrairement en Guinée »

2 juin 2021 à 12 12 22 06226

Tribune

Collectif : Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent « l’absence de réaction forte de la communauté internationale » face à la « répression brutale » qui s’est abattue sur le pays.

Tribune. Depuis 2019 et l’annonce d’une réforme de la Constitution qui a permis au président Alpha Condé de se présenter à un troisième mandat, nos organisations n’ont cessé de dénoncer la dégradation des droits humains en Guinée. Face à cette situation, l’absence de réaction forte de la communauté internationale, notamment de la France et de l’Union européenne (UE), a été reçue par Conakry comme une carte blanche donnée à la répétition des violations. L’appel lancé fin janvier par le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à « faire toute la lumière » sur la situation des opposants en prison, est également resté lettre morte.

Avant et pendant la tenue du référendum constitutionnel et des élections législatives du 22 mars 2020, une répression brutale s’est abattue sur le pays. Des manifestations ont été interdites de manière abusive. Les forces de sécurité ont tiré à balles réelles sur les protestataires, faisant des dizaines de morts et de blessés. Des militants politiques, notamment du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), et des membres de la société civile ont été arbitrairement arrêtés.Lire aussi En Guinée, un journaliste condamné à une amende pour « offense » au président Condé et libéré

Des discours de haine proférés par des candidats politiques et des affrontements entre partisans du gouvernement et de l’opposition ont également rallumé des tensions ethniques, engendrant des violences intercommunautaires dans la ville de Nzérékoré. La grande majorité des plaintes déposées par les proches des personnes blessées ou tuées lors des manifestations n’ont pas abouti à des poursuites judiciaires. Beaucoup de familles n’ont d’ailleurs pas osé le faire, par crainte de représailles, manque de moyens ou absence de confiance dans les autorités.

Des prisons surpeuplées

Le scrutin présidentiel contesté du 18 octobre 2020 s’est également déroulé dans un contexte de graves violations des droits humains. Nos organisations ont recensé au moins seize personnes tuées par balle entre le 18 et le 24 octobre, sans compter les nombreux blessés. Les connexions Internet et les liaisons téléphoniques ont été perturbées ou coupées. Si certains manifestants se sont livrés à des violences, comme allégué par le gouvernement dans un rapport sur les événements, cela ne peut pas justifier la répression sanglante du mouvement.

Nos organisations ont recueilli des témoignages de victimes et de leurs familles et documenté leurs récits, afin d’interpeller les autorités guinéennes, alerter les partenaires de la Guinée, sensibiliser les opinions publiques. Mais cela n’a pas mis fin aux abus. Après l’élection, les autorités ont traqué les opposants et des membres de la société civile. Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées. Aujourd’hui, des figures de l’opposition et des militants associatifs – y compris des membres de certaines de nos organisations – sont détenus dans des conditions de détention inhumaines. Dans les prisons surpeuplées, l’accès aux soins est pratiquement impossible.Article réservé à nos abonnés Lire aussi « En Guinée, la répression est en passe d’égaler les années les plus noires de Sékou Touré »

Récemment, au moins quatre sympathisants ou militants de l’opposition sont morts en détention – ou juste après avoir été libérés – des suites de leurs conditions d’emprisonnement ou par manque de soins. Ainsi Roger Bamba, attaché parlementaire et membre du conseil national des jeunes de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, opposition), a été arrêté le 6 septembre 2020. Envoyé en prison quatre jours plus tard, il est mort le 16 décembre 2020 « des suites de maladie », selon le ministère de la justice. Sa famille n’a jamais été informée qu’il était malade. Un autre détenu, âgé de 62 ans, est mort en détention après avoir présumément subi des actes de torture ou de mauvais traitement.

Le cycle de l’impunité

Les graves violations des droits humains documentées par nos organisations depuis 2019 demeurent impunies. Si des annonces d’ouverture d’enquête ont été faites, elles n’ont pas été suivies de poursuites contre les auteurs des exactions. Ceci n’est pas nouveau en Guinée. Plus de onze ans après le massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry, il n’y a toujours pas eu de procès pour les meurtres de plus de 150 manifestants, les viols et autres crimes perpétrés alors par les forces de défense et de sécurité. Depuis la clôture de l’instruction judiciaire, en 2017, les autorités guinéennes ont à plusieurs reprises promis que ce procès aurait lieu.

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Face à ce bilan de plus en plus sombre, les déclarations d’intention ne suffisent plus. Il est essentiel que la France appelle à la libération immédiate des opposants et des militants détenus arbitrairement, demande des comptes sur les enquêtes engagées pour faire la lumière sur les violences commises contre les manifestants et les opposants, et pèse de tout son poids pour qu’une justice indépendante et efficace soit rendue. Elle doit également tout mettre en œuvre pour que les autorités fixent enfin, dans les plus brefs délais et les meilleures conditions, une date d’ouverture du procès des responsables du massacre du 28 septembre.

Les Etats français et européens doivent mettre le respect des droits humains au cœur de leurs échanges bilatéraux et multilatéraux avec Conakry, afin d’en finir avec la répression actuelle et briser le cycle de l’impunité subi par la population guinéenne.

Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), Agir ensemble pour les droits humains (AEDH), Amnesty International France (AIF), Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Human Rights Watch (HRW), Ligue des droits de l’homme (LDH), Secours catholique, Tournons La Page.

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25 personnalités guinéennes ciblées par des eurodéputés : voici la réaction du gouvernement

18 mai 2021 à 19 07 17 05175

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, des députés européens ont rendu public la liste des 25 dignitaires du régime Alpha Condé qui sont menacées de sanctions pour des violences des droits de l’homme en République de Guinée. Peu après la publication de cette liste, les dignitaires concernés ont réagi au nom du Gouvernement.

En attendant de savoir la suite qui sera donnée à ce qui pourrait être le début de la déchéance (au moins diplomatique) de certains dirigeants de notre pays, Guineematin.com vous propose la réponse du Gouvernement, signée par son porte parole, Tibou Kamara, lui-même dans le viseur des protecteurs des droits humains…

Une liste de personnalités Guinéennes qu’un groupe de députés européens voudraient voir “sanctionner” par l’union européenne pour des faits loin d’être établis, circulent allègrement dans les médias, à des fins de propagande, certainement. Car, la réponse du Haut Représentant de l’institution européenne auquel la “requête” a été adressée est claire et explique sa position qui, loin d’être coercitive et dogmatique, rappelle la tradition de dialogue et de concertation entre l’Europe et la Guinée.

A ce jour, la Guinée poursuit les consultations habituelles et suivies avec son partenaire Européen par les canaux diplomatiques connus de tous. Et, comme il est de règle dans les relations internationales, chaque partie respecte la souveraineté de l’autre et reste aussi à l’écoute sans le moindre préjugé pour comprendre ses préoccupations et en tenir compte dans l’analyse de toutes les situations.

Dans toutes les démocraties, chacun est libre de ses convictions, a le droit d’exprimer ses opinions et d’avoir des sympathies politiques. L’État Guinéen croit à la liberté d’expression, même, avec les excès qui l’accompagnent.

Et, il ne peut assimiler les prises de positions des uns et des autres fractionnaires à un discours officiel ou aux décisions des États ou d’institutions internationales. Un amalgame volontaire pour distraire l’opinion publique ou laisser croire à des légitimités acquises.

La Guinée, est certes ouverte au monde et coopère avec tous les États et institutions internationales, mais demeure jalouse de son indépendance, chèrement acquise, et revendique comme tous les peuples du monde son droit à l’auto-détermination, à choisir son chemin et à décider librement de son destin.

L’État Guinéen, comme tous les États du monde, est engagé à défendre ses institutions, sa sécurité intérieure et extérieure dans le respect des libertés publiques et des Droits démocratiques. Une mission régalienne confrontée à de nombreuses tentatives et velléités de remettre en cause l’ordre constitutionnel et des visées de changements inconstitutionnels de régime.

Les violences déplorées au cours d’événements et de manifestations politiques en découlent et méritent d’être analysées sans passions ni stigmatisation systématique d’acteurs responsables et conséquents, érigés en bouc-émissaires parfaits pour être jeté en pâture à une opinion crédule ou de partenaires de bonne volonté. La vérité est à ce prix, la justice aussi.

Tibou Kamara,

Ministre D’État, Conseiller Spécial, Ministre de l’Industrie et des PME, Porte-parole du Gouvernement.

Fait à Conakry, le mardi 18 mai 2021

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Sanctions de l’UE : voici la liste des 25 dignitaires du régime Alpha Condé ciblés par les eurodéputés

18 mai 2021 à 19 07 07 05075

Le Premier ministre guinéen et plusieurs membres de son gouvernement, des présidents d’institutions nationales, mais aussi des responsables des forces de défense et de sécurité, composent la liste de 25 dignitaires du régime Alpha Condé dans le viseur de 32 députés du parlement européen.

Ces eurodéputés ont transmis récemment les noms des personnalités concernées à la Commission européenne. Ils réclament des sanctions individuelles contre ces hauts responsables guinéens, accusés d’avoir joué un rôle dans les multiples cas de violations des droits enregistrées ces dernières années en Guinée.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la liste complète des personnalités ciblées :

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Situation des détenus politiques : « le silence de la CEDEAO n’est pas surprenant » (Diabaty Doré)

6 mai 2021 à 21 09 41 05415

Diabaty Doré, président du parti RPR (Rassemblement Pour la République)

Alors que beaucoup s’interrogent sur le silence de la CEDEAO sur la détention de nombreux opposants en Guinée, Diabaty Doré, lui, n’est pas surpris par cette situation. Le président du Rassemblement Pour la République (RPR) était convaincu depuis le début de l’organisation sous régionale ne ferait rien en faveur de la libération de ces détenus politiques.

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France : des opposants guinéens prévoient un accueil mouvementé pour Alpha Condé

27 avril 2021 à 11 11 12 04124

Le président Alpha Condé est attendu le 28 mai 2021 en France, où il est invité par son homologue français, Emmanuel Macron. Et, cette visite du chef de l’Etat guinéen risque d’être très mouvementée. Car les opposants guinéens vivant dans ce pays comptent mettre l’occasion à profit pour protester contre Alpha Condé et son régime. Plusieurs organisations politiques et de la société civile appellent à une manifestation à Paris, dont la date n’est pas encore annoncée.

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Détention d’opposants en Guinée : Sékou Koundouno dénonce « une situation de prise d’otage »

24 avril 2021 à 16 04 52 04524

Sékou Koundouno

Leur nombre est estimé à environ 400 personnes, des responsables et des militants de l’opposition guinéenne, arrêtés et détenus sans jugement depuis six mois suite la réélection contestée du président Alpha Condé pour un troisième mandat. Ces opposants au troisième mandat du président Alpha Condé sont détenus sans jugement depuis six mois maintenant, à la Maison centrale de Conakry. Et jusque-là, la tenue de leur procès ne semble pas être une préoccupation des autorités guinéennes, au regard de la lenteur qui caractérise le traitement de ce dossier politico-judiciaire.

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Conakry : Foniké Menguè sera à nouveau devant la justice, le 20 mai prochain

14 avril 2021 à 17 05 53 04534

Oumar Sylla (Foniké Mengué)

Condamné il y a environ trois mois par le tribunal de première instance de Mafanco, Oumar Sylla, alias Foniké Mengè, sera à nouveau devant la justice guinéenne, dans un peu plus d’un mois. Son procès en appel s’ouvre le 20 mai 2021, devant la Cour d’appel de Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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N’Zérékoré : voici pourquoi le procès sur les violences du 22 mars a été renvoyé

11 mars 2021 à 19 07 21 03213

Le procès des présumés auteurs des violences survenues en mars 2020, à N’Zérékoré, s’est ouvert ce jeudi 11 mars 2021, au tribunal de première instance de la ville. Mais l’audience a été aussitôt renvoyée, à la demande des avocats de la défense. Ces derniers ont relevé des manquements à la procédure qui ne permettaient pas l’ouverture des débats de fond, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

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Foniké Menguè testé positif au Covid-19 : la mise en garde du FNDC

10 mars 2021 à 16 04 17 03173

Oumar Sylla, Foniké Menguè

La pandémie de coronavirus continue sa propagation à la Maison centrale de Conakry. Après les opposants Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé, Ismaël Condé et plusieurs autres prisonniers, c’est au tour de l’activiste de la société civile, Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, d’être touché par la maladie.

L’annonce a été faite par la coordination nationale du FNDC, à travers un communiqué publié ce mercredi, 10 mars 2021. Le Front National pour la Défense de la Constitution en a profité pour mettre en garde les autorités guinéennes contre tout ce qui arrivera à son responsables et aux autres opposants au troisième mandat du président Alpha Condé incarcérés.

 COMMUNIQUE 164

Alpha Condé, après s’être servi de la COVID19 comme instrument politique contre les opposants à son projet de 3ème mandat, a exposé la vie des détenus politiques à cette pandémie à la Maison Centrale de Conakry.

Un test COVID-19  effectué sur les détenus politiques s’est révélé positif pour des leaders de la société civile et des partis politiques, détenus injustement sur la base de fausses accusations depuis des mois, parmi lesquels le Responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC Oumar SYLLA Foniké Mengué.

Toute la Guinée se rappelle que cette crise sanitaire que nous peinons à endiguer a été aggravée et entretenue par ce clan mafieux qui a imposé le calendrier de sa mascarade électorale au début de la pandémie sans tenir compte des conséquences sanitaires sur la vie de la population guinéenne.

La Coordination du FNDC prend à témoin l’opinion publique nationale et Internationale  et tient Monsieur Alpha Condé et son gouvernement comme les seuls responsables de tout ce qui arrivera à Oumar Sylla et ses collègues détenus politiques volontairement exposés au COVID- 19 par le régime.

Dans tous les cas, le FNDC exige une libération sans condition  de tous les détenus politiques.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

         Conakry le 10 mars 2021

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Traitrise politique en Guinée : Bogola Haba (UGDD) descend en flammes Bah Oury et Faya Millimouno

20 février 2021 à 8 08 58 02582

Keamou Bogola HABA, président d’honneur de l’UGDD

Comme annoncé précédemment, Bah Oury, leader de l’Union des démocrates pour la renaissance de la Guinée (UDRG), et Dr Faya Millimouno du bloc libéral (BL), ont récemment surpris l’opinion en rejoignant Mamadou Sylla. Ils ont même été cooptés dans le cabinet du chef de file de l’opposition comme conseillers. Ce revirement spectaculaire de ces deux opposants qui étaient parmi les plus amères au sein FNDC (front national pour la défense de la constitution) et les plus opposés (par leur discours) à la tenue du double scrutin législatif et référendaire du 22 mars dernier en Guinée est largement commenté à Conakry et sur les réseaux sociaux.

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Bah Oury change de camp : « on a un chef d’Etat, un Gouvernement, une Assemblée nationale… »

17 février 2021 à 10 10 14 02142

Bah Oury, président du parti UDRG

Bah Oury, le président de l’union des démocrates de la renaissance de la Guinée (URDG), change de camp ! Il ne conteste plus la nouvelle constitution, la nouvelle Assemblée nationale, encore moins la légitimité du président Alpha Condé, réélu pour un troisième mandat de six ans. L’ancien vice-président de l’UFDG a même été coopté par Mamadou Sylla pour appartenir à son cabinet, en tant que chef de file de l’opposition parlementaire. 

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Guinée : Mamadou Sylla chez Kassory Fofana, Cellou Dalein chez Foniké Mengué…

15 février 2021 à 19 07 24 02242

Elhadj Mamadou Sylla et Cellou Dalein Diallo

Ce lundi 15 février 2021, Cellou Dalein Diallo (ancien chef de file de l’opposition guinéenne et qui revendique toujours sa victoire de la présidentielle du 18 octobre dernier) a rendu une visite de courtoisie à la famille de l’activiste de la société civile Oumar Sylla, alias Foniké Mengué.

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Violations des droits des prisonniers politiques en Guinée : réaction des avocats

11 février 2021 à 21 09 09 02092

Comme on le sait, au lendemain de la réélection contestée du président Alpha Condé à un troisième mandat à la tête de la République de Guinée, plusieurs responsables de l’opposition et des simples citoyens ont été arrêtés et détenus à la maison centrale de Conakry. De leur arrestation au refus de visas à deux avocats français, les violations de leurs droits et libertés laissent penser à leurs avocats que leur longue détention sans jugement pourrait ne pas être leur seul souci. Les avocats de la défense soupçonnent une parodie de justice contre ces compatriotes qui n’ont commis comme seul « crime » la défense de la constitution et de s’opposer à une présidence à vie en Guinée.

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Décès de Barry Oury en prison : témoignage d’une maman sur son fils unique

18 janvier 2021 à 12 12 29 01291

Feu Mamadou Oury Barry et sa mère, madame Kadiatou Tounkara

C’est une triste nouvelle qui afflige la famille Barry de Bantounka 2 (commune de Ratoma) ! Arrêté à Conakry au lendemain de la fête de Tabaski par des éléments du PA de Cosa, Mamadou Oury Barry (21 ans) et chauffeur de profession, est décédé le samedi dernier, 16 janvier 2021, à la maison centrale de Conakry. Le défunt est originaire de la commune rurale de Garambé, préfecture de Labé.

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