Nouvelle constitution : Kaly Bah de l’UFC salue la démarche d’Alpha Condé

20 décembre 2019 à 19 07 07 120712

Kaly Bah, premier vice-président du parti UFC

Les réactions continuent de se faire suite à la publication de l’avant-projet de nouvelle constitution, que le président Alpha Condé compte soumettre à un référendum. Sans surprise, l’Union des Forces du Changement (UFR), approuve cette décision du président Alpha Condé. C’est Kaly Bah, vice-président de la formation parti dirigée par l’actuel ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Aboubacar Sylla, qui l’a fait savoir. C’était à l’occasion d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, dont nous vous proposons ci-dessous le décryptage.

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Promotion de l’entreprenariat jeunes : le FONIJ organise le « Vendredi de l’Entrepreneur » à Conakry

14 décembre 2019 à 10 10 21 122112

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie de promotion et d’accompagnement des jeunes (entrepreneurs ou aspirant à entreprendre), le fonds national pour l’insertion des jeunes (FONIJ) a organisé hier, vendredi 13 décembre 2019, une journée d’écoute et d’orientation à la bluezone de Dixinn. Cette journée dénommée « Vendredi de l’Entrepreneur »- organisée avec des partenaires techniques et financiers du FONIJ dont la Banque UBA- vise à créer un espace d’échanges, d’orientations et d’informations entre les acteurs de l’écosystème entrepreneurial en Guinée, a appris un reporter de Guineematin.com qui était à cette activité.

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Guinée : la délégation du NDI et la KAF demande au « gouvernement » de clarifier sa position sur le cadre constitutionnel

13 décembre 2019 à 20 08 15 121512

Goodluck Jonathan et Nicéphore Soglo

A la faveur d’une conférence de presse organisée dans la soirée de ce vendredi, 13 décembre 2019, dans un réceptif hôtelier à Conakry, la délégation internationale conjointe du NDI (national democratic institute) et la KAF (fondation Kofi Annan) a rendu public les observations préliminaires de sa mission d’évaluation pré-électorale qui s’est déroulée du 09 au 13 de ce mois en cours à Conakry et qui s’est basée sur de nombreuses rencontres avec les acteurs sociopolitiques de la Guinée.

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Kindia : le ministre de la Jeunesse procède à l’ouverture de l’atelier de réflexion pour l’amélioration des capacités de l’AGETIPE

11 décembre 2019 à 18 06 05 120512

Communiqué : le Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes Mouctar Diallo a procédé ce mercredi, 11 décembre 2019, à Kindia à l’ouverture des travaux de l’atelier de réflexion collective et inclusive pour l’amélioration des capacités organisationnelles, institutionnelles et opérationnelles de l’Agence Guinéenne d’Exécution des Travaux d’Intérêt Public pour l’Emploi (AGETIPE).

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Conakry : le 71ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme célébré

9 décembre 2019 à 18 06 39 123912

Le Haut Commissariat des Droits de l’Homme (HCDH) en Guinée a célébré ce lundi, 09 décembre 2019, la journée internationale des Droits de l’Homme qui marque le 71ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. C’est le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, qui a présidé cette cérémonie en présence de certains membres du gouvernement et des ONG de défense de défense des Droits de l’Homme, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Saïkou Yaya sur le « paradoxe » Alpha Condé qui gouverne la Guinée avec les plus mauvais du système Conté

8 décembre 2019 à 10 10 26 122612

C’est un secrétaire exécutif très remonté qui a pris part hier, samedi 07 décembre 2019, à l’assemblée générale de l’union des forces républicaines (UFR) à Matam. Avec véhémence, Saïkou Yaya Barry a relevé un paradoxe entre le milieu social dans lequel l’actuel président guinéen, Alpha Condé a fait pratiquement toute sa vie (la France) et la façon dont ce monsieur dirige actuellement la Guinée. Ce cadre du bureau politique national de l’UFR, avec des mots à peine voilés, accuse le président Alpha Condé de faire la promotion de la médiocrité dans le pays, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette rencontre politique hebdomadaire de l’UFR.

« Le cas de Alpha Condé est vraiment paradoxal. Ce gars a vécu plus de 50 ans en France, un pays réputé être la terre de la liberté et de la démocratie. Cet homme qui a vécu dans ce pays, qui a mangé l’impôt des contribuables blancs, qui a eu un logement des blancs, on espérait qu’il allait au moins copier ces blancs pour respecter les lois », a entamé Saïkou Yaya Barry, encouragé par les haussements approbateurs de têtes dans l’auditoire.

Pour le secrétaire exécutif de l’UFR, « c’est un peu paradoxal que ce monsieur ne fasse que faire rêver les Guinéens sur des projets qu’on ne voit jamais ». Mais, ajoute Saïkou Yaya Barry, « ce qui est surtout paradoxal avec Alpha Condé, c’est qu’il a passé tout le temps à attaquer Lansana Conté (Président de la République de Guinée entre 1984 et 2008) et les gens qui ont gouverné avec lui. Mais, il prend les pires de ceux que Lansana Conté a laissés pour les mettre à côté de lui pour gouverner ».

Parmi les pires administrateurs du régime Conté qui ont été approchés par le président Alpha Conté, le secrétaire exécutif de l’UFR cite Ibrahima Barboza Soumah, l’actuel préfet de Coyah.

« Quand tu prends Barboza, il a été préfet au temps de Lansana Conté. Et, il a été l’un des plus négatifs au temps de Conté. Il (Barboza Soumah) a été préfet à Faranah. Et, je sais ce qu’il a fait aux gens du RPG à Faranah. C’est ce gars qui est aujourd’hui à Coyah, où il est en train de prendre et d’arrêter les gens de l’opposition comme des poussins. Il viole de manière flagrante la loi. Et, ça aussi, c’est paradoxal », a dit Saïkou Yaya Barry.

Mais, poursuit le secrétaire exécutif de l’UFR, « ce qui est encore plus paradoxal, c’est qu’il (Alpha Condé) prend un sous-préfet (Général Boureima Condé) et le met ministre de l’administration du territoire. Celui-ci, aujourd’hui, à l’image de sa qualité et du niveau de ce qu’il a pu gérer, est en train de gérer le pays sens dessus-dessous ».

Saïkou Yaya Barry trouve également paradoxal que les guinéens acceptent cette façon de faire, sans pour autant réagir pour y mettre fin. C’est pourquoi, il demande aux Guinéens de se réveiller de leur profond sommeil.

« La morale d’Etat a déjà foutu le camp. Et, nous ne devons pas accepter que des gens qui n’ont même pas géré une famille viennent nous mélanger entre nous. C’est incroyable qu’on accepte qu’un petit lobby, le plus négatif de tout le système, soit sur nous ; et, nous piétine, nous empêche de vivre et mange notre argent. Nous devons tous nous lever, parce que personne ne tire profit de ça. Il faut que les Guinéens se réveillent », a-t-il insisté.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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Aboubacar Soumah au gouvernement : « aucune intimidation ne va nous effrayer »

8 décembre 2019 à 9 09 24 122412
Aboubacar Soumah, Secrétaire Général du SLECG

Depuis son rejet du rapport final des opérations d’assainissement du fichier des enseignants et sa menace d’aller à nouveau en grève, le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah multiplie les rencontres visant à mobiliser les troupes. C’est dans ce cadre que l’organisation syndicale a tenu une nouvelle assemblée générale des enseignants le samedi, 07 décembre 2019, à son siège national, sis au quartier Donka (Conakry). A cette occasion, Aboubacar Soumah, le secrétaire général du SLECG, a annoncé que son organisation pourrait déposer un préavis de grève dans les jours à venir, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Nous nous sommes retirés de cette commission de recensement parce que Dr Bano (le président de la commission, ndlr) pense pouvoir nous tromper avec ces statistiques qui ont été inventées de toutes pièces. C’est pourquoi, nous avons transmis une correspondance le mardi dernier au gouvernement, dans laquelle nous avons signalé nos préoccupations majeures suite au mauvais travail de ladite commission dirigée par Bano. Si le gouvernement ne répond pas à notre correspondance concernant le faux rapport final de ce recensement dans les jours qui suivent, nous allons déposer un préavis de grève », a déclaré le syndicaliste.

Aboubacar Soumah, Secrétaire Général du SLECG

Le leader du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée a invité aussi ses camarades à sensibiliser les enseignants et les préparer à la grève que son organisation compte déclencher si sa revendication relative à l’obtention d’un salaire mensuel de 8 millions de francs par enseignant n’est pas satisfaite. Il en a profité pour prévenir le gouvernement, qui aurait entamé des manœuvres visant à intimider les enseignants et les dissuader à partir en grève. « Le gouvernement a commencé à prendre des dispositions, de menaces contre nous, en envoyant des circulaires au niveau de leurs structures déconcentrées dans le but de nous affaiblir.

Donc, pour cela, je vous demande d’être mobilisés et unis pour pouvoir vaincre tous ces obstacles que ce gouvernement tente de lancer sous nos pieds. Voyez-vous que ce gouvernement ne se soucie même pas des préoccupations majeures des enseignants, qui ne sont autre que l’amélioration de leurs conditions de vie. Mais, je vous assure que nous irons jusqu’au bout dans notre combat que nous avons déclenché depuis longtemps. Aucune de leurs intimidations ne va nous effrayer. Ce rapport final fabriqué par Bano ne sera jamais admis chez nous parce qu’il est truffé de faux cas », a laissé entendre Aboubacar Soumah.

A rappeler que l’opération de recensement des enseignants a été initiée suite à la dernière grève organisée par le SLECG au début de la dernière année scolaire. Elle devait permettre de rayer du fichier, tous les enseignants décédés ou qui ont abandonné le service et reverser leurs salaires aux enseignants qui donnent cours. Mais le camp Aboubacar Soumah, qui a pris part aux travaux, estime que les autorités qui ont piloté l’opération ont masqué de nombreux cas de décès et d’abondons. D’où son rejet du rapport et son retrait de la commission d’assainissement du fichier des enseignants.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 667 74 99 64

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Dinguiraye : le député Maréga va se représenter « haut la main »

7 décembre 2019 à 11 11 14 121412

Alors que la Guinée s’apprête à aller vers de nouvelles élections législatives, l’heure est au bilan pour les députés sortants, dont la plupart souhaitent se représenter. C’est dans ce cadre que Dr Fodé Bocar Maréga, député uninominal de Dinguiraye, a accordé un entretien à un journaliste de Guineematin.com, ce vendredi 06 décembre 2019. Il estime que le bilan des députés de l’opposition, en général, en ce qui concerne le vote des lois et le contrôle de l’action du gouvernement, est mitigé.

« On a eu énormément de projets de lois qui ont été votés ici à l’Assemblée nationale. Après bien sûr, des regards critiques de la part des députés de l’opposition que nous sommes. Mais, il faut le dire sans crainte que nous avons des difficultés quand on est députés de l’opposition. Parce que les lois qui sont votées à la majorité simple, ont été toujours en faveur des élus de la mouvance.

Une manière de dire qu’un député de l’opposition, quelle que soit son abstention ou son contre lors d’un vote d’une loi, il faut signaler que cette loi passera, parce que les députés de la mouvance présidentielle sont majoritaires à l’Assemblée nationale. Quand il s’agit par contre des lois organiques, il faut notre accord. Parce que ce sont des textes qui annoncent des décisions très importantes pour le pays.

En ce qui concerne le contrôle de l’action gouvernementale, on a eu aussi beaucoup de difficultés. Parce que les propositions de lois qui émanent des députés doivent passer par le filtre du bureau de l’Assemblée nationale, et on se heurte souvent à l’action négative des députés du RPG Arc-en-ciel qui sont majoritaires au parlement. Donc, je dirai que le bilan des députés sortants, dont je fais partie, reste et demeure mitigé à mon avis », a-t-il dit.

Sur le plan personnel, le parlementaire soutient qu’il a un bilan largement positif et qui lui permet de se présenter aux élections législatives du 16 février prochain. « Je pense que je me présenterai pour une seconde fois pour la préfecture de Dinguiraye parce que je reste convaincu que j’ai suffisamment travaillé. Par exemple, j’ai pu alimenter l’hôpital et les centres de santé de la préfecture de Dinguiraye de produits pharmaceutiques, luttant contre la méningite et d’autres maladies tropicales.

Sans oublier que j’ai pu résoudre les pannes au niveau des antennes de la radio et de la télévision nationale à Dinguiraye. Donc, toutes ces prouesses que j’ai pu faire dans la préfecture de Dinguiraye, me donnent une énorme chance de me présenter une fois encore à ces élections législatives, haut la main », a affirmé l’honorable Maréga.

A noter que le débat fait rage actuellement dans les états-majors des partis politiques autour du choix des candidats aux élections législatives prochaines. Dans plusieurs localités, ils sont nombreux à se disputer le seul poste de député uninominal. Un véritable casse-tête pour les leaders des formations politiques, qui craignent des fissures au sein de leurs partis.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 661 74 99 64

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Boké manque d’électricité : des jeunes manifestent dans la ville minière

2 décembre 2019 à 22 10 25 122512

Depuis 20h30 de ce lundi, 02 décembre 2019, la ville minière de Boké est paralysée. Il n’y a ni entrée, ni sortie de motos, encore moins de véhicules. Les jeunes du secteur 400 bâtiments, à la rentrée de la ville, ont bloqué la route. Les véhicules en provenance ou en partance de Conakry sont obligés de rembourser chemin, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Boké.

Armés de pierres et de bâtons, les jeunes en colère réclament le courant électrique, disparu dans les foyers du secteur il y a plus d’une semaine. Depuis plusieurs jours, le transformateur de ce secteur a été déclaré hors service et les citoyens sont donc privés du courant électrique. Cette nuit, la patience a semblé atteindre ses limites puisque les citoyens sont descendus dans la rue.

Actuellement, la route est complètement barricadée, les boutiques et magasins situés aux alentours ont brusquement fermés ; et, les quelques concessions qui utilisaient les groupes électrogènes ont préféré les éteindre pour rester dans le noir comme tout le monde afin d’éviter d’éventuels jets de pierres.

Pour le moment (22 heures), aucun agent des forces de l’ordre n’est arrivé sur les lieux où les jeunes sont passés maîtres. Malgré des investissements importants et la présence de 14 sociétés minières dans la zone décrétée poumon économiques de la Guinée, le problème de courant électrique se pose encore à Boké comme la priorité des priorités.

A rappeler que des émeutes contre les délestages du courant électriques avaient entraîné la mort par balles d’au moins trois personnes en 2017 à Boké. Le gouvernement avait annoncé l’ouverture des enquêtes dont les résultats sont toujours attendus. Egalement, les promesses de rétablir une fourniture normale d’électricité n’ont pas été suivies d’effet.

A suivre !

De Boké N’Diaré Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 628 98 49 38

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Prochaines manifs du FNDC : Chérif Abdallah s’adresse aux opérateurs économiques

2 décembre 2019 à 16 04 19 121912

Les membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont tenu une plénière ce lundi, 2 décembre 2019, à Conakry. Mohamed Cherif Abdallah, président du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) a mis l’occasion à profit pour appeler les membres de sa structure à s’impliquer fortement dans les marches programmées le vendredi et le mardi, respectivement pour l’enterrement des victimes et contre le projet de 3ème mandat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, le président du GOHA a exprimé sa joie suite à la libération des leaders du FNDC il y a de cela quelques jours. Selon lui, c’est l’implication de plusieurs acteurs tant nationaux qu’étrangers qui a permis qu’on en arrive là. Chérif Abdallah a également a exhorté le président Alpha Condé à renoncer à son projet de 3ème mandat. En le faisant, poursuit-t-il, il va contribuer au développement de la Guinée.

« Je vais dire que l’alternance démocratique peut favoriser le développement dans un pays. Tout président qui arrive, s’il sait que c’est deux (2) mandats qu’il doit faire et partir, je vous jure qu’il va faire des efforts pour que le pays soit développé, il va faire des efforts pour que le pays ne soit pas divisé, il va faire des efforts pour qu’il y ait un bon environnement des affaires dans le pays. Parce que le principe de deux mandats, si tu viens tu fais bien pour ton premier mandat, le peuple va voter pour toi pour un second mandat, mais si tu sais que tu n’as pas un bon résultat, ils ne voteront pas pour toi. Donc, l’alternance est extrêmement importante. Je demande au professeur Alpha Condé, en tant que grand frère, en tant que président de la République, d’accepter ce que nous lui demandons ».

Pour ce qui est des manifestations du FNDC, Cherif Abdallah a félicité les opérateurs économiques pour leur engagement avant de les inviter à persévérer. « Je dirai un grand merci aux commerçants parce qu’ils ont déjà fait un grand sacrifice en participant à toutes les manifestations qu’il y a eues à Conakry, à l’intérieur du pays et à l’extérieur de la Guinée. Nous avons prévu vendredi pour la marche funèbre. Que les opérateurs économiques viennent participer. Mais, surtout qu’ils prennent part massivement à la marche du mardi 10 décembre prochain. Tous les opérateurs économiques doivent se mobiliser, dans tous les marchés de la capitale, et ceux de l’intérieur du pays, venez à la marche »

Le président du GOHA justifie cet appel à la mobilisation par plusieurs raisons. « Il faut qu’on montre qu’on n’est pas d’accord à la concurrence déloyale qui existe dans notre pays, que nous ne sommes pas d’accord avec cette mauvaise gouvernance, il faut qu’on montre qu’on n’est pas d’accord avec l’insécurité dont sont exposés les commerçants. Il faut que les opérateurs économiques de ce pays soient respectés et considérés parce que c’est eux qui payent les taxes pour faire vivre l’Etat, ce sont eux qui paient les taxes pour faire fonctionner la police, la gendarmerie, l’armée et même le gouvernement. Tous les opérateurs économiques de Conakry et de l’intérieur du pays doivent sortir pour dire que nous sommes fatigués et puisque nous sommes fatigués, nous devons montrer que nous n’acceptons pas que la constitution soit changée, parce que s’ils tentent, ça peut créer des problèmes », a-t-il fait remarquer.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : le FNDC reporte sa marche du 3 décembre

29 novembre 2019 à 20 08 30 113011

Le FNDC n’a finalement pas attendu lundi, comme c’était prévu, pour annoncer sa décision par rapport à la demande du ministère en charge de l’action et de l’association guinéenne des personnes handicapées. Peu après sa rencontre avec une délégation de cette association, le Front National pour la Défense de la Constitution a décidé d’accéder à ces demandes en reportant sa marche pacifique prévue le mardi, 03 décembre 2019.

Les défenseurs de la constitution guinéenne ont fait l’annonce à travers une lettre adressée aux différentes parties concernées.

Guineematin.com vous propose ci-dessous ce courrier :

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ANIES, budget de l’Etat, 3ème mandat… : Kalémodou se paye la tête du régime Alpha Condé

23 novembre 2019 à 20 08 09 110911

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, Kalémodou Yansané, vice-président de l’UFDG, a tiré au bazooka sur la gouvernance actuelle de la Guinée. Pour lui, tout ce qui est entrepris aujourd’hui par le régime Alpha Condé démontre l’amateurisme des décideurs et le manque de vision qui les caractérise. Il l’a dit ce samedi, 23 novembre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du principal parti de l’opposition, tenue à son siège.

C’est un Kalémodou très critique à l’égard du pouvoir Alpha Condé qui a présidé cette rencontre politique. Parlant de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale (ANIES), monsieur Yansané a dénoncé la stratégie du gouvernement dans la lutte contre la pauvreté. « Le gouvernement a décidé d’enrayer la pauvreté en Guinée. Je jure, on n’a pas besoin d’aller à Labé ou a Forécariah pour chercher la pauvreté. La pauvreté, il faut aller à Bonfi, aller à Coronthie, à Tombo, vous verrez les pauvres. Dans le contexte guinéen, si on veut enrayer la pauvreté, il faut aménager les plaines, maîtriser l’eau, donner la paix aux paysans pour qu’ils cultivent leur propre consommation. Mais, si vous donnez de l’argent à une personne contre aucun travail et que vous savez très bien que ça ne peut pas continuer, vous l’installez dans la paresse. Et lorsque la personne sera installée dans la paresse, sa main est amenée à ne plus à travailler, vous avez aggravé sa pauvreté. Que ce soit l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale, que ce soit l’ANAFIC, que ce soit les filets sociaux, je pense que la meilleure façon d’aider les paysans en milieu rural, c’est de les aider à travailler comme ils sont habitués à travailler avant, moderniser, améliorer la maîtrise de l’eau pour eux », a-t-il dit.

S’agissant de la Loi de Finances Initiale 2020, le député de l’UFDG parle de catastrophe tout simplement. « La catastrophe est annoncée. Tout le monde sait que les routes en Guinée sont dégradées. Cette année, j’ai lu le projet du budget pour l’année 2020 et j’ai noté les chiffres qui sont affectés au ministère des travaux publics au titre des routes pour l’année 2020. Il est proposé par le gouvernement 362 milliards de francs guinéens pour les routes de Guinée. Il est prévu pour la présidence de la République, 372 milliards de francs guinéens. Et comme le montant ne fait que grimper, pour masquer le montant, ils ont pris un service du ministère du budget, qu’ils ont appelé service auxiliaire de la Présidence pour le lequel est prévu 226 milliards de francs guinéens. C’est ce qui porte le budget de la Présidence à 598 milliards de francs guinéens pour 2020. L’agriculture a un budget de 348 milliards de francs guinéens. Donc, l’agriculture plus les travaux publics, les deux départements, ils ont à peu près le même budget que celui de la Présidence. Les deux départements totalisent 362 milliards et 348 milliards de francs guinéens. Alors que la présidence à 600 milliards de FG. Est-ce que Alpha Condé veut le bonheur de ce pays ? »

L’élu de l’UFDG a mis l’occasion profit pour dénoncer les promoteurs du 3ème mandat avant d’appeler les militants à se faire recenser pour éviter des surprises désagréables. « Alpha Condé veut une nouvelle constitution pour se représenter et tripatouiller. Si ça ne marche pas, il va jouer sur le volet Assemblée nationale, il va jouer sur le volet glissement. Je vous dis grâce à Dieu, que rien de tout ça ne marchera. La seule chose pour Alpha Condé, c’est de dire je m’excuse pour les promesses que j’ai faites, je vous remercie pour la confiance que vous avez placée en moi. A partir de ce moment, je vais céder le manteau aux fils dignes de ce pays que les guinéens vont choisir librement. Aucun guinéen n’a peur d’aller à une élection », a lancé Kalémodou Yansané.

Pour finir, le vice-président de l’UFDG a invité les militants à se mobilise le mardi 26 novembre 2019 pour la marche du FNDC, pour protester contre le 3ème mandat. « Si la police veut, elle n’a qu’à s’habiller en tenues rouges, prendre des bidons d’essence, brûler les bus. Ça ne sera pas des militants du FNDC. Nous, nous allons suivre l’itinéraire qui nous a été autorisé », a-t-il indiqué.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Guinée : Etienne Soropogui dénonce « un ciblage ethnique »

21 novembre 2019 à 9 09 31 113111
Etienne Soropogui, président du parti « Nos Valeurs Communes »

Après madame Marie Madeleine Dioubaté, Dr. Ousmane Kaba et l’Honorable Dembo Sylla, c’est Etienne Soropogui du parti « Nos Valeurs Communes » qui dénonce la politique de division du Gouvernement actuel, en ciblant les membres d’une communauté qu’on veut isoler pour sans doute affaiblir la lutte démocratique contre un changement de la Constitution pouvant favoriser le maintien du président Alpha Condé à la tête de la Guinée après son deuxième et dernier mandat.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce coup de gueule de cet ancien commissaire à la CENI, devenu leader politique :

Nous sommes en droit d’imaginer désormais qu’une stratégie à la fois intelligente et malveillante est désormais pensée par les autorités politiques Guinéenne afin de procéder à l’isolement d’une composante de la communauté guinéenne.

Nous ne pouvons plus continuer à fermer les yeux sur ce qui semble être désormais une évidence. Une composante de la Guinée subit une forme de persécution d’Etat, une forme de stigmatisation d’Etat qui est entrain de déboucher sur un ciblage ethnique punitif.

Notre sécurité collective est menacée si une des composantes de notre communauté subit impunément des exactions par ceux-là mêmes qui sont supposés les protéger. Pour qui connaît l’histoire politique de notre pays, il est aisé d’imaginer les conséquences d’une stigmatisation identitaire surtout pour les innocentes personnes comme les femmes et les enfants.

Nous sommes malheureusement arrivés à un niveau où une simple évocation d’un patronyme ou la zone de localisation géographique peut vous coûter la vie.

Nous comprenons finalement que ce pouvoir n’a que cette seule stratégie, celle qui consiste à semer la division et la méfiance entre les composantes ethniques de la communauté nationale.

Les Guinéens ne sont plus naïfs et ils ne se laisseront distraire par ces pratiques indignes des autorités d’un pays dont la mission sacrée est de rassembler le peuple de Guinée

Etienne Soropogui, président du parti Nos Valeurs Communes

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Obsèques des victimes du 3ème mandat, propos d’Alpha Condé à N’Zérékoré… Saïkou Yaya à Guineematin

20 novembre 2019 à 22 10 28 112811
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines

L’actualité sociopolitique guinéenne est chargée avec les manifestations meurtrières contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. Le gouvernement n’a toujours pas rendu les huit corps des jeunes assassinés en marge des manifestations du Front National pour la Défens de la Constitution (FNDC). Une situation qui révolte le député Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines (UFR). Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com ce mercredi 20 novembre 2019, monsieur Barry dénonce la déshumanisation de notre société. Il en a profité pour répondre au discours du président Alpha Condé, tenu ce weekend à N’zérékoré.

Guineematin.com : le gouvernement a décidé de retenir les corps des jeunes tués en marge des dernières manifestations pour, dit-il, poursuivre les autopsies. Ce qui de facto a amené le FNDC à reporter les obsèques de ces victimes. Comment avez-vous accueilli cette décision ?

Saïkou Yaya Barry : c’est avec le cœur serré que j’ai appris cette nouvelle. Ça prouve que les gouvernants actuels n’ont pas de respect même pour les morts dans notre pays. Il y a eu une déshumanisation des citoyens dans notre pays. Nous comprenons que c’est une manière de torturer la population sur cette question-là alors que le combat que nous menons continuera. Nous estimons aujourd’hui que la population guinéenne est aujourd’hui prête pour se battre jusqu’à la dernière minute pour défendre la constitution guinéenne. Ces jeunes gens, morts à la fleur de l’âge, il faut le reconnaître, c’est une manière de décimer une jeune génération de notre pays. Vous n’êtes pas sans savoir que tous ceux qui sont morts, ont moins de 25 ans, c’est-à-dire que l’âge moyen varie de 10 à 15 ans. Ça veut dire qu’ils veulent décimer une partie de la génération guinéenne, finir avec eux. Et, dans un sens aussi, donner l’impression que c’est une ethnie qui est concernée par la riposte, alors qu’aujourd’hui la majeure partie des Guinéens est déterminée à se défendre sa constitution. Nous avons écouté l’un des responsables du parti au pouvoir, en l’occurrence l’honorable Amadou Damaro Camara. C’est même déplorable parce qu’il a une femme Peulh ; en disant que c’est seulement une région de la Guinée qui est opposée à ce projet machiavélique de nouvelle constitution. Alors que toutes les régions sont opposées à ce projet.

Guineematin.com : comment l’UFR accueille la mise en place de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) ?

Saïkou Yaya Barry : quand on parle de l’indice de développement, on parle de lutte contre la pauvreté. Si tel est le cas, c’est tous les Guinéens qui sont concernés. Mais malheureusement, l’objectif qui est visé ici, c’est un objectif politique qui l’amène vers la région de la Moyenne Guinée afin de commencer à battre campagne. Vous avez vu les affiches ? Les affiches démontrent la volonté affichée des populations à ce projet machiavélique. Moi je vais dire que si la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire sont intéressés par cette action, je suis ouvert à cette question. Mais, la manière dont on l’utilise à l’intérieur du pays, c’est tout autre. Je crois que cette discussion doit se faire à l’Assemblée nationale pour donner les méthodes et la manière dont cela doit se faire. Mais, je ne me souviens pas avoir lu ce document dans ce cadre-là et qui montre suffisamment que les populations les plus pauvres seront prises en compte réellement dans ce projet.

Guineematin.com : le président de la République lors de sa dernière visite à N’Zérékoré a dit qu’il ne laissera pas la Guinée dans les mains des bandits. Comment vous réagissez à ce pan du discours d’Alpha Condé ?

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines

Saïkou Yaya Barry : d’abord il n’est pas Dieu. Je vais rappeler que Sékou Touré n’avait jamais prévu que c’est Lansana Conté qui allait le remplacer et Lansana Conté n’avait jamais prévu que c’est lui Alpha Condé qui allait être là. On a tendance à croire que c’est lui le peuple, par rapport à ce qui est la volonté populaire pour désigner le chef. La deuxième chose qu’il faut retenir, c’est que la quintessence des bandits économiques, du système Conté au système Dadis de la transition sont autour de lui. Il est entouré par les plus grands délinquants économiques du pays. Je ne peux pas les citer parce que plus de 70% de ceux qui l’entourent sont dans ce cadre-là. Je me demande de quels bandits il parle parce qu’en réalité, les bandits sont avec lui. Les vrais guinéens qui veulent qu’il y ait le changement dans ce pays, qu’il y ait la prospérité pour les Guinéens, aujourd’hui sont dans l’Opposition, il faut le reconnaître. Il a pris l’habitude d’indexer toujours ceux qui savent bien faire. Le problème qu’a Alpha Condé, c’est qu’il ne veut pas voir la Guinée se développer à son temps. Parce que les temps que les Guinéens lui ont donné pour gérer la Guinée, il n’a rien fait. Il ne fait qu’indexer les autres. En attendant, qu’est-ce que lui, il a fait ? Voilà le problème que nous avons. Aujourd’hui, il veut mourir au pouvoir et on ne parlera du développement qu’après lui parce qu’avec lui, on ne peut pas. Sinon, en ces temps si vous avez constaté, vous avez vu l’état de nos routes ? Qu’est-ce qu’il a pu apporter aux Guinéens tout ce temps ? Une école ? Une université ? Un système hospitalier de qualité ? Non. Tout ce qu’il a comme projet, c’est comment les guinéens peuvent se diviser entre eux, comment les guinéens vont s’embraser entre eux, comment les guinéens vont se regarder en chiens de faïence. C’est cela son objectif. C’est ce qui l’a amené ici. Et je crois que les Guinéens commencent à comprendre et je pense qu’il ne peut rien contre la volonté de Dieu sur ce qui se fera dans ce pays-là.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien, avez-vous un dernier mot ?

Saïkou Yaya Barry : ce que je demande, j’appelle les Guinéens à réfléchir très bien. Alpha Condé n’aime personne, mais il utilise quelques personnes pour se servir de nous ; malheureusement. Vous avez vu aujourd’hui le cas des blocs vendus. Sinon ça ne sert à rien à la fin d’un mandat de vendre les blocs 1 et 2 de Simandou si ce n’est que prendre quelques billets de banques. Alors que nous avons d’autres priorités aujourd’hui. Donc, les Guinéens doivent se lever pour se battre ensemble pour trouver quelqu’un de capable pour changer notre condition de vie.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Manifestation contre Kassory Fofana à Labé : voici le communiqué du Gouvernement

20 novembre 2019 à 20 08 38 113811

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, la visite du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, a été perturbée par une manifestation. Massivement, ces jeunes se sont mobilisés pour protester de vives voix contre les tueries des manifestants, le refus de la justice pour les victimes et la volonté du régime de changer la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat.

Ainsi, après l’entretien avec les sages de la ville, le Premier ministre et sa délégation ont « confinés » dans leur résidence pendant plusieurs heures par des manifestants qui ont érigé des barricades et résisté face contre les forces de l’ordre. C’est à l’arrivée des renforts, en provenance de Mamou que les manifestants ont été dégagés, aux environs de 16 heures.

Très déçu de cet humiliant accueil réservé au Premier ministre, le Gouvernement a regretté ce comportement dans un communiqué que Guineematin.com vous propose ci-dessous :

Communiqué du Gouvernement

Conakry, le 20 novembre 2019 – Dans la matinée de ce mercredi 20 novembre 2019, de jeunes loubards ont tenté de perturber le déroulement normal de la mission de travail de Monsieur le Premier ministre, chef du Gouvernement, dans la région administrative de Labé.

Le séjour de travail en Moyenne Guinée de Monsieur le Premier ministre, chef du Gouvernement, s’inscrit dans le cadre du lancement des opérations d’identification des bénéficiaires de l’appui de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale (ANIES).

Le Gouvernement, fortement préoccupé par l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables, déplore ces agissements qui n’honorent pas leurs commanditaires et qui vont à l’encontre des attentes des populations bénéficiaires de l’appui de l’ANIES.

Le Gouvernement saisit cette opportunité pour réitérer son invite au respect des valeurs morales et civiques qui fondent la République.

Le Gouvernement rappelle à tous les citoyens que tout manquement à ces principes républicains exposera les coupables à la rigueur de la loi.

Le Gouvernement de la République de Guinée

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Kassory Fofana « encerclé » par des manifestants à Labé : la sécurité appelle des renforts

20 novembre 2019 à 15 03 23 112311

Comme indiqué dans les précédentes dépêches d’un correspondant local de Guineematin.com, le Premier ministre guinéen a très chaud actuellement dans la ville de Labé. Arrivés aux environs de 23 heures, dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mercredi 20 novembre 2019, le Premier ministre et sa délégation avaient pourtant cru bien démarrer leur tournée dans la région de la Moyenne Guinée.

Peu après 10 heures, Ibrahima Kassory Fofana et sa suite sont allé à la Fondation Thierno Aliou Bhoubha Dhiyan où ils sont été reçus par Elhadj Badrou Bah, premier imam de la mosquée de Labé et inspecteur régional des Affaires religieuses, entouré des sages de la préfecture.

Après l’entretien avec les sages, la délégation gouvernementale s’est rendue à Konkola où elle a rencontré des responsables et militants du parti au pouvoir, le RPG-Arc-en-ciel. De là, Kassory Fofana et sa suite sont repartis à la résidence dans l’intention de ressortir visiter les chantiers liés au bitumage de la voirie urbaine de Labé et certains chantiers de l’ANAFIC, avant de quitter pour la préfecture Pita. Mais, depuis qu’ils ont rejoint leur résidence, ces membres du Gouvernement sont « coincés » par des jeunes manifestants qui protestent contre la mal gouvernance, les tueries de manifestants et surtout la volonté de changer la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de rester à la tête du pays après la fin de son deuxième et dernier mandat.

Finalement, on apprend, de sources sécuritaires, qu’un renfort est attendu incessamment à Labé pour appuyer les agents des forces de l’ordre pour dégager les jeunes manifestants. Ce qui permettrait au Premier ministre de pouvoir sortir enfin de sa résidence et poursuivre sa mission dans la région.

A suivre !

Alpha Boubacar Diallo Labé pour Guineematin.com

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125 manifestants tués sous le régime Alpha Condé : Dembo Sylla (UDG) dénonce

19 novembre 2019 à 8 08 53 115311
Elhadj Dembo Sylla, vice-président de l’Assemblée nationale et du parti UDG

En Guinée, la répression sélective des citoyens laisse penser que le pouvoir cherche à opposer les ethnies les unes aux autres pour les pousser à un affrontement. Aujourd’hui, beaucoup d’intellectuels et de responsables politiques dénoncent cette stratégie et appellent les Guinéens à l’unité dans la défense de la Constitution et le respect des Lois de la République.

Ci-dessous, la réaction de l’honorable Elhadj Dembo Sylla, vice-président de l’Assemblée nationale :

Lorsque sous le régime de Alpha Condé on tue à balles réelles 125 citoyens, une vingtaine en une semaine, tous de la même ethnie, habitant la même Commune (Ratoma) et ressortissants de la même région naturelle (la Moyenne Guinée) sans que le président de la République ne fasse une seule adresse à la Nation à propos et le gouvernement ne se préoccupe que d’un bus de transport incendié, que comprendre de cette attitude ?

Les guinéens pensent que la situation n’est pas encore grave pour être la préoccupation majeure de tous les hommes raisonnables ? Et les imams de la République, le cas n’est pas suffisant selon le Coran pour que vous vous impliquez ?

Ces faits renforcent chaque jour l’unité des guinéens et guinéennes contre la répression, la division des guinéens sous des faux alibis, le régionalisme, l’ethnocentrisme ne passera plus jamais dans notre pays. Nous sommes tous unis contre la nouvelle constitution. La limitation à deux mandats présidentiels ne sera plus jamais violée en Guinée.

Honorable Elhadj Dembo Sylla

Vice-président de l’assemblée nationale

Premier vice-président de l’UDG

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Marche perturbée à Conakry : le Gouvernement annonce un mort et plusieurs blessés (Communiqué)

14 novembre 2019 à 18 06 40 114011

COMMUNIQUE DU MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PROTECTION CIVILE DU JEUDI 14 NOVEMBRE 2019 – MANIFESTATION DU FNDC DU 14 NOVEMBRE 2019 : SITUATION A 18 HEURES

Conakry 14 Novembre 2019 – suite à la dispersion de la manifestation du FNDC au rond-point de Gbessia Kondébounyi pour le non-respect de l’itinéraire autorisé, des échauffourées ont été enregistrées entre manifestants et forces de l’ordre notamment à Bambéto et sur la transversale No1.

Malheureusement, il est à déplorer un dépôt de corps à l’hôpital de l’Amitié SINO Guinéen. Les premières investigations indiquent qu’il s’agit de Monsieur Alpha Souleymane DIALLO, touché au niveau de la poitrine au quartier Concasseur par un projectile.

Des cas de blessés, dont trois policiers et des dégâts matériels sont également à signaler.

Par ailleurs, la Brigade de la Gendarmerie de Dabondi-rails et plusieurs P.A. ont été attaqués par des manifestants.

L’enquête sur le cas de mort et les autres incidents enregistrés a été immédiatement confiée à la Direction Centrale de la Police Judiciaire.

Au nom du Gouvernement, le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile présente ses condoléances à la famille du défunt et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Dispersion de la marche du FNDC : Sidya Touré dénonce « une volonté réelle d’en découdre »

14 novembre 2019 à 18 06 16 111611
Sidya Touré, président de l’UFR

Peu après la dispersion de la marche que le FNDC a organisée ce jeudi, 14 novembre 2019, à Conakry, Sidya Touré a accordé une interview à un groupe de journalistes dont un de Guineematin.com, à son domicile. Le président de l’UFR et membre du Front National pour la Défense de la Constitution a dénoncé une agression des manifestants par les forces de l’ordre, accusant le président Alpha Condé et son gouvernement d’être à l’origine de cette situation.

Décryptage !

Contrairement aux deux précédentes, votre marche d’aujourd’hui n’a pas pu arriver à terme. Elle a été dispersée au niveau de Gbessia par les forces de l’ordre. Que s’est-il passé exactement ?

Comme vous le savez, la marche n’avait pas été interdite. Nous avons obtenu l’autorisation de marcher jusqu’à Kondébounyi. Si nous étions passés outre, on peut dire que la police aurait pu intervenir, mais il ne s’agit pas de cela. Nous étions au-delà de ce carrefour et nous avons été attaqués par les forces de l’ordre, mais de manière assez brutale. J’estime qu’il y avait une volonté réelle d’en découdre aujourd’hui, de faire de la casse. Et, le résultat de ce que vous voyez à Conakry aujourd’hui a été réfléchi, pensé, mis en exécution au niveau du gouvernement. Ce sont des décisions d’Alpha Condé qu’on applique.

Le gouvernement déplore 5 bus lui appartenant qui ont été saccagés. De votre côté, quel est le bilan ?

On s’est attaqué à mon véhicule, parce qu’on a lancé une grenade lacrymogène en direction de mon chauffeur, il a perdu le contrôle du véhicule. On s’en est sortis heureusement. C’est un passant qui était dans une voiture, qui m’a embarqué avec deux de mes gardes du corps pour partir. Non seulement mon véhicule a été plus ou moins saccagé, on a cassé les vitres, détruit tous les pneus, mais le véhicule également qui transportait mes gardes du corps a été complètement saccagé. On s’est attaqué à tout le monde mais mon cortège a été particulièrement visé. Et ça, ça répond à une mission du nouveau ministre de la sécurité qui est chargé d’agresser Sidya Touré puisque peut-être l’autre (l’ancien ministre Alpha Ibrahima Keïra) ne l’avait pas bien réussi.

Face à cette situation, que fera le FNDC ? Est-ce que vous allez finalement abandonner le combat ?

Pourquoi stopper dans la mesure où nous n’avons pas atteint nos objectifs qui sont des choses extrêmement claires ? Premièrement, libérer nos gens, les leaders du FNDC qui sont en prison ; deuxièmement, continuer à protester contre l’idée même du 3ème mandat pour Alpha Condé ; et troisièmement refuser l’idée d’une élection fabriquée où on veut se donner 3/4 des députés pour pouvoir maintenant modifier la constitution à l’Assemblée nationale si le référendum ne marche pas. Donc, il s’agit de toute une mise en scène aujourd’hui pour faire taire le peuple de Guinée. Vous avez vu ce qui se passe dans Conakry. Je pense qu’on aurait dû laisser les gens marcher tranquillement et rentrer à la maison.

Vous avez parlé de l’agression dont vous avez été particulièrement victime. Est-ce qu’une plainte est envisagée suite à cette situation ?

Vous voulez que je porte plainte parce qu’on a détruit mes véhicules ? (rires). Ceux qui ne sont pas capables de répondre à des plaintes concernant des assassinats des Guinéens, vous croyez que ma plainte concernant la destruction de mes deux véhicules ça peut porter ? Peut-être qu’on le fera pour la forme. On prendra quelqu’un pour venir regarder tout cela, et quand ça sera fini nous déposerons un dossier. Mais, c’est seulement pour la forme, nous n’attendons rien de cela. Nous sommes à près de 130 morts depuis 9 ans, je n’ai pas vu une plainte aboutir. Ce n’est pas pour deux véhicules de monsieur Sidya Touré que la justice va être rendue.

Quel est votre moral aujourd’hui ?

Très haut, je me dis que nous nous battons pour notre pays honnêtement. On est dans la neuvième année, bientôt la dixième année de la gouvernance la plus médiocre que je n’ai jamais vue au monde. Je le répète tous les jours, ce n’est pas que quelqu’un en veut à Alpha Condé. Nous venons de passer 9 années dans notre pays, on n’a pas 100 kilomètres de routes, on n’a pas une université, un hôpital, il n’y a aucune grande ville du pays où il y a de l’eau, ou il y a de l’électricité, à commencer par Conakry, pas d’assainissement. Donc là, nous ne voulons pas qu’il s’installe au pouvoir pour la vie. Les 10 ans seront largement suffisants et ceci est conforme à notre législation. Voilà ce que nous voulons. Nous disons de continuer à se préparer à manifester, à ce que les Guinéens n’acceptent pas cette forfaiture, ça ne nous emmène nulle part.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conseil des ministres : le Gouvernement guinéen s’oppose au rapport d’Amnesty International (Communiqué)

14 novembre 2019 à 16 04 55 115511

Au moment où les défenseurs de la Constitution guinéenne prenaient d’assaut les rues de Conakry et de certaines villes de l’intérieur pour protester contre la volonté du président Alpha Condé de changer la constitution pour rester à vie à la tête de la Guinée, le Gouvernement était en conseil. Et, comme on pouvait s’y attendre, le président Alpha Condé et ses ministres n’ont pas aimé le rapport d’Amnesty International qui dénonce les innombrables violations des droits humains, les tueries de manifestants et qui s’inquiète du climat politique qui se dégrade.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le compte rendu intégral du conseil des ministres :

COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI, 14 NOVEMBRE 2019

Conakry, le 14 Novembre 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 14 novembre 2019, de 10h à 12h, selon l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DE LASESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DU MARDI, 12 NOVEMBRE 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a informé le Conseil de la signature à Tokyo de l’accord de financement et de construction du pont sur la Soumba, dans la préfecture de Dubréka. Il a aussi confirmé l’évolution favorable des négociations autour de la reconstruction du pont de Faranah.

Le Chef de l’Etat s’est félicité du dénouement des procédures d’adjudication des concessions minières relatives aux gisements de minerai de fer des blocs 1 et 2 du Simandou par le biais d’un appel d’offres international dont la transparence et la régularité ont été reconnues par tous les soumissionnaires.

Le Président de la République a apprécié le lancement effectif de la Mission d’Appui à la Mobilisation des Ressources Internes (MAMRI) tout en rappelant la nécessité de ne pas confondre les prérogatives de cette nouvelle structure avec les tâches dévolues aux différentes régies financières de l’Etat comme les services des Douanes et des impôts.

Le Chef de l’Etat a instruit les départements concernés et en particulier le Ministère des Hydrocarbures, d’accélérer les démarches visant la réalisationd’un nouveau dépôt d’hydrocarbures de grande capacité et présentant toutes les garanties au plan sécuritaire et environnemental. Il a apprécié le niveau de mobilisation des ressourcesnécessaires au financement de cet important projet tout en insistant sur le fait que toute participation éventuelle de l’Etat au capital de la société de construction et d’exploitation doit être financée à partir d’éléments de la structure des prix des produits pétroliers pour éviter tout prélèvement sur le budget de l’Etat.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel tenue le mardi12 novembre 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travailqui a présenté une communication relative aux modalités de fonctionnement des Ecoles Régionales des Arts et Métiers (ERAM).
Le ministre a expliqué que dans le cadre du renforcement du secteur de la formation technique et professionnelle au profit des jeunes guinéens, le gouvernement guinéen a mené une opération de promotion auprès des pays amis et autres partenaires techniques et financiers, aux fins de mettre en place un vaste projet de construction et d’équipement d’écoles d’un type nouveau que sont les Ecoles Régionales des Arts et Métiers (ERAM). Selon le Ministre, c’est ainsi qu’ont été obtenus les financements de :

  • Quatre (4) ERAM déjà réalisées à Boké, Labé, Siguiri et N’Nzérékoré, par le Fonds saoudien de développement(FSD),
  • Quatre autres par la Banque islamique de développement (BID) dont deux (2) sont en construction à Dabola et Coyah et deux (2) en projet à Kindia et Mamou.

Le Ministre a abordé le volet concernant le niveau d’exécution des travaux de construction et d’équipement des 4 ERAM (Boké, Labé, Siguiri et N’Zérékoré). A ce niveau il a indiqué que le coût global du projet est de 26,5 millions USD financé par le Fonds Saoudien de Développement (FSD) à hauteur de 90.000.000 de Riyals Saoudiens soit 24.000.000 de dollars américains et par la contrepartie guinéenne pour un montant de 2.500.000 USD. A date, les travaux de construction sont achevés sur les 4 sites et les réceptions provisoires prononcées depuis les mois de Mai à Novembre 2018.

Il a rappelé que le montant engagé dans les travaux de construction a difficilement supporté les coûts des travaux de génie civil, mettant ainsi le projet face à des travaux supplémentaires non contractuels mais indispensables pour des raisons de stabilité et de bon fonctionnement des ouvrages. Ces travaux supplémentaires nécessaires ont été conséquemment attestés par le Bureau de supervision des projets.

En abordant le volet équipement, le Ministre a indiqué que les marchés ont été attribués à deux fournisseurs et que les contrats sont approuvés et les demandes de retrait de fonds (DRF) concernant l’avance de démarrage (20%) et les règlements de lettre de crédit 70% sont parvenus au FSD depuis le 02 juin 2019.

En abordant le Projet de construction et d’équipement des 2 ERAM (Coyah et Dabola), le Ministre a rappelé le montant total du projet qui s’élève à 28 560 000 USD financé par la BID pour 25 000 000 USD et 3 560 000 USD par le Gouvernement Guinéen.

Au niveau de l’exécution des travaux, le Ministre a expliqué ce qui suit :

Le niveau d’exécution physique des travaux de génie civil est de 85% et le retard s’explique par les facteurs suivants :

§ Augmentation du domaine du site de l’ERAM de Coyah qui a nécessité une étude supplémentaire de redistribution des ouvrages sur le site ;

§ Le retard dans le lancement des travaux eu égard à la signature tardive du contrat du cabinet de supervision par rapport à celui de l’entreprise en charge de la construction ;

§ Le retard de la notification de l’avis de non-objection des travaux supplémentaires des deux ERAM.

Concernant leniveau d’exécution financière, il l’a estimé à un taux de 78,31%.

Pour les équipements, le Ministre a rappelé qu’à date le dossier d’appel d’offres(DAO) relatif aux équipements des infrastructures validées par l’ensemble des intervenants du côté du gouvernement, attend depuis Mai 2019 un avis de non objection de la BID après transmission.

En conclusion,

  1. Les ERAM de Boké, Labé, Siguiri et N’Zérékoré ne pourront recevoir les étudiants qu’en octobre 2020, et cela après l’achèvement des travaux complémentaires, l’installation des équipements et la formation des formateurs sur les équipements.
  2. Il en est de même pour les ERAM de Dabola et Coyah, qui sont en construction.

Selon le Ministre, le montant total du projet de construction et d’équipements des ERAM de Mamou et Kindia est de 31.610.000 USD financés par la BID et le Gouvernement Guinéen.

A ce jour, la BID a assuré la prise en charge de ce projet dans son Plan de financement 2020 des projets de la Guinée. L’Etude de faisabilité et le DAO sont déjà disponibles.

Les débats qui ont résulté de cette communication ont mis un accent particulier sur des faiblesses notoires qui affectent globalement les capacités d’absorption des financements extérieur par les ministères sectoriels. Il s’agit des faiblesses caractérisant l’unité de gestion des projets, celles liées à la maitrise des règles et procédures des bailleurs de fonds par les départements ministériels et la qualité des documents soumis aux partenaires techniques et financiers.

Pour corriger ces faiblesses, le conseil a :

a- Invité le Ministère de l’Economie et des Finances, Le Ministère du Plan et du Développement Economique et L’ACGP à organiser une concertation pour une meilleure compréhension des règles et procédures des partenaires au développement, d’une part, et à mettre en place une structure pérenne et simplifiée pour soutenir la gestion et le fonctionnement de tous les projets ;

b- Instruit le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère du Plan et du Développement Economique, le Ministère du Budget à déterminer le coût budgétaire de mise en route des quatre (4) ERAM qui ont déjà fait l’objet de réception provisoire en 2018. De façon impérative, ces 4 ERAM doivent être rendues fonctionnelles en septembre 2020 pour recevoir les premiers étudiants ;

Le Conseil, après avoir pris acte de l’engagement de MPDE à mobiliser de l’expertise pour appuyer le METFPET a donné son quitus à la communication relative aux modalités de fonctionnement des ERAM.

La Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance qui a soumis une communication relative à la célébration de la journée internationale des personnes handicapées.

La communication de la Ministre a commencé par un rappel de la Résolution 47/3 adoptée par les Nations Unies en octobre 1992, par laquelle la date du 03 décembre de chaque année a été proclamée comme Journée internationale des personnes handicapées dans le monde entier. Selon La Ministre, la célébration de cette journée est l’occasion d’attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la situation difficile de nos frères et sœurs porteurs de déficience afin de promouvoir leurs droits et leur bien-être.

Les études et recherches prouvent sans détour que ces personnes rencontrent beaucoup de difficultés dans leur existence quotidienne. Ces difficultés, dues pour la plupart au non-respect de leurs droits fondamentaux et à la nature spécifique de leur statut physique, ont trait entre autres aux préjugés et attitudes négatives de la société, au faible accès aux services sociaux de base ou encore à la législation générale qui n’intègre pas suffisamment la spécificité du handicap ainsi qu’à la faiblesse des allocations budgétaires au secteur.

Concernant l’inauguration du Centre d’Apprentissage de Métiers pour Personnes Handicapées à la Cité de Solidarité, la Ministre a rappelé que, construite en 1978, la Cité de Solidarité avait eu pour mission de recevoir les personnes handicapées afin de les nourrir, loger, vêtir, soigner, alphabétiser, rééduquer et assurer leur formation professionnelle.

Mais tirant les leçons de l’expérience vécue dans le fonctionnement de ce centre et surtout de la non opérationnalisation du secteur de la formation professionnelle, on se rend compte de la nécessité d’une réorientation de son profil. L’avènement de la 3e République a permis de lancer les travaux de réhabilitation de cet établissement en vue d’assurer l’autonomisation si chère au Président de la République. A ce jour, un bloc prévu pour l’apprentissage de métiers est opérationnel. Grâce à l’appui du PNUD-Guinée, des ateliers en faveur de six filières sont installés et équipés : Saponification, Bambou-Rotin, Couture, Cordonnerie, Teinture et Chaudronnerie. Des formateurs ont bénéficié de séances de perfectionnement en Guinée et dans la sous-région.

La Ministre a indiqué que son Département sera très honoré de placer l’inauguration de ce bloc, sous la présidence du Chef de l’Etat, le 03 décembre 2019. L’occasion sera également mise à profit pour effectuer la remise d’équipements à une dizaine d’associations ou de PME qui s’investissent dans l’autonomisation des Personnes handicapées.

Pour le lancement du Programme National d’Inclusion et d’Autonomisation des Personnes handicapées (PNIAPH), la Ministre a rappelé que fort de l’engagement du Gouvernement, le MASPFE a sollicité à partir de 2017 l’accompagnement du PNUD.

La Ministre a soutenu qu’avec ses six axes d’intervention que sont la Gouvernance et le renforcement institutionnel (i); l’Autonomisation et la réduction de la dépendance (ii); le Renforcement de l’accès des personnes handicapées à l’information et à la communication (iii); la Promotion de l’éducation inclusive et de la formation professionnelle des personnes handicapées (iv) ; le Développement des activités artistiques, culturelles, sportives et de loisir pour les personnes handicapées (v) et enfin la Recherche et les Statistiques (vi), le PNIAPH se veut être le cadre de référence des interventions dans le domaine du handicap.

La Ministre a exprimé également son intime conviction que ce programme favorisera, à moyen terme, l’amélioration des conditions d’existence de milliers de Personnes handicapées du pays.

Compte tenu du caractère très sensible de cette couche sociale vulnérable, le Conseil a apporté son soutien à Madame La Ministre dans la mobilisation des ressources pour célébration de la journée internationale des personnes handicapées prévues le 03 décembre 2019 à Conakry.

Le Ministre du Commerce qui a présenté une communication relative au projet des Plateformes du commerce électronique en Afrique, initié par l’Union Africaine en partenariat avec le Groupe Africain du Commerce Electronique (AeTrade).

La communication du Ministre du Commerce avait pour objet d’éclairer le Gouvernement sur le projet de mise en place dans les Etats membres des cinq (5) régions du continent africain, du siège ou de l’un des bureaux régionaux des plateformes du commerce électronique en Afrique.

Le Ministre a présenté son projet en plusieurs points :

  1. OBJECTIFS

Abordant les objectifs, le Ministre a indiqué que le partenariat de l’UA avec AeTrade vise à :

  • Pallier les insuffisances majeures en matière de TIC et de commerce électronique à plus grande échelle en Afrique grâce à la mobilisation d’appui en faveur des PME ;
  • Fournir des solutions TIC aux questions de gouvernance, de politique commerciale et industrielle, de cadre réglementaire de l’Economie Numérique et d’infrastructures y afférentes.
  1. BREVE DESCRIPTION DU PROJET

Dans la présentation de son projet, le Ministre a expliqué que AeTrade est un fournisseur de plateforme de commerce électronique visant à travailler en étroite collaboration avec la CUA, afin de fournir sur demande des Etats membres, des services dans un certain nombre de domaine dont entre autres :

  1. LES AVANTAGES ESCOMPTES DU PROJET

Selon le Ministre qui s’est appuyé que les estimations du Groupe, le projet appuiera 600.000 PME pouvant générer jusqu’à 22 millions d’emplois durant les quatre (4) premières années de la mise en œuvre de sa première phase. Sur une période de 15 ans, la plateforme facilitera la création de 5 millions de PME et la création de 80 à 125 millions nouveaux emplois sur le continent dont 30.000 emplois potentiels dans le pays où le siège sera finalement installé.

La mise en place du projet favorisera également :

  • La gestion des infrastructures transfrontalières pour faciliter le commerce électronique en Afrique (télécommunications, aéroports, routes, ports, voies ferrées, notamment le train à grande vitesse) ;
  • La gestion des Zones économiques spéciales transfrontières pour la fabrication de produits spécifiques destinés au marché continental et au-delà ;
  • La gestion des corridors économiques transfrontaliers qui sont essentiels pour le transit de biens et de services sur le continent, conscient des mécanismes de sécurité et de collaboration entre les Etats membres de l’UA.
  • Les avantages liés à l’échange d’informations commerciales – le genre, répartition sectorielle ;
  • La capacité d’accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf et de réaliser les objectifs de l’Agenda 2063.

Il a ensuite soutenu que c’est dans le souci d’être en phase avec la volonté politique sans cesse réitéré par Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha CONDE, Chef de l’Etat, de voir notre pays bénéficier pleinement de la quatrième révolution industrielle, matérialisée par les NTICs, que son Département en collaboration avec le Ministère des Postes, Télécommunication et de l’Economie Numérique, avait au nom du Gouvernement, exprimé à l’Union Africaine en janvier 2019, l’intérêt de notre pays à abriter le siège et/ou l’un des bureaux régionaux des plateformes du commerce électronique en Afrique.

La soumission de la manifestation d’intérêt a eu pour effet, la conduite par les experts du Groupe AeTrade, d’une mission d’évaluation sur le terrain, du 9 au 10 mai 2019, à Conakry.

Au terme de cette mission, soutient le Ministre, le projet de rapport envoyé par les experts a été partagé avec les départements et structures concernés par le projet.

Le Ministre a informé le Conseil avoir reçu, le 21 juin 2019, une lettre de félicitations du PDG du Groupe AeTrade, suite à la sélection de notre pays pour abriter le bureau régional Afrique de l’Ouest des plateformes à l’issue d’un examen minutieux des dossiers de candidatures et l’approbation par le Conseil d’Administration du Groupe, des recommandations formulées à cet effet par ce dernier.

Cette décision a été rendue publique lors du 12ème Sommet Extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenu à Niamey, le 7 juillet 2019, et notre pays a été officiellement informé de cette décision par l’Union Africaine.

Depuis, les points des ministères du Commerce et des Postes et Télécommunications sont restés permanemment en contact avec le Groupe AeTrade afin de faire avancer le processus de lancement des activités du projet.

Le Ministre a ainsi rappelé que le 20 octobre 2019, le Groupe a envoyé à notre pays, un projet de programme de travail en vue de la signature de l’accord de siège et du lancement de la plateforme.

C’est à ce titre que qu’il a partagé avec le Conseil, le Projet de programme amendé par les points focaux du projet, pour examen et adoption.

Il a enfin sollicité, encore une fois, l’implication et le soutien de l’équipe Gouvernementale pour la concrétisation et la réussite de ce projet, créateur d’emploi, dans notre pays.

Le Conseil a salué les efforts remarquables des Ministres en charge du commerce et de l’économie numérique qui ont abouti au choix de la Guinée pour abriter le siège des plateformes de commerce électronique en Afrique. Le Conseil soutient que cette démarche s’inscrit en droite ligne dans la vision de SEM le Président de la République en matière d’intégration régionale et de bénéfice de la 4ème révolution industrielle matérialisée par les TICs.

Le Conseil, après avoir examiné l’ensemble des conditions et avantages requis liés à ce projet, a donné son approbation pour la construction du siège de la plateforme ouest-africaine de commerce électronique à Conakry.

AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

Le Ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historiquea informé le Conseil, qu’après avoir fait l’honneur à notre pays de présider la zone A de l’Union des Fédérations Ouest-Africaines de Football (UFOA), cette institution Ouest-africaine de Football, organise le tournoi U20, du 24 novembre au 08 décembre 2019 à Conakry (Stade du 28 septembre et de Nongo), sous le Haut Patronage de Monsieur le Président de la République.

A cette occasion, son Département sollicite :

  1. Le dégagement des abords immédiats du Stade de Nongo, des garages et autres kiosques, par le Ministère de la ville et de l’aménagement du territoire ;
  2. Le choix du nom de baptême du Stade de Nongo par Monsieur le Président de la République.

D’autre part, il a indiqué que du 20 au 23 novembre 2019 aura lieu à Kankan, la phase finale de la 2ème Edition de la Compétition de Football dotée du trophée de Monsieur le Président de la République.

A cette occasion, la jeunesse de Kankan fière de la gouvernance du Professeur Alpha CONDE, décide d’organiser un grand carnaval de soutien aux actions et idéaux du Chef de l’Etat.

Il sollicite la présence de tous les membres du Gouvernement ressortissants de la région à Kankan.

Enfin, il a signalé que la 2ème Edition du Tour Cycliste International de Guinée prendra le départ le 27 novembre 2019 à Kissidougou. L’arrivée du Tour est prévue le 1er décembre 2019 à Conakry, sous la présidence d’honneur de Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat.

Le Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité nationale et le Ministre de la Justice Garde des Sceaux sont intervenus pour donner au Conseil des informations avérées mettant en cause des faits d’atteintes aux droits de l’homme ainsi que les conclusions contenues dans le rapport de l’ONG AMNESTY INTERNATIONAL. Ce rapport alternatif qui voudrait contredire celui élaboré par les autorités guinéennes pour être présenté à l’Examen Périodique Universel (EPU) présente ainsi des faits insuffisamment vérifiés et recoupés et passe volontairement sous silence les efforts et les progrès significatifs réalisés dans la consolidation de l’Etat de droit et dans l’amélioration de la conduite des forces de sécurité dans les opérations de maintien d’ordre. Amnesty International n’évoque pas les difficultés particulières qui compliquent les procédures judiciaires comme la nature violente et chaotique de certaines manifestations, le désordre immédiat de la scène de crime et le manque de confiance entre certaines populations et le personnel d’application de la Loi. L’ONG en n’évoquant que superficiellement les efforts fournis dans le cadre légal et règlementaire (adoption d’un nouveau Code pénal, casernement des militaires, utilisation formelle du matériel conventionnel de maintien d’ordre, fouille des policiers et gendarmes avant toute opération pour s’assurer du non port d’armes létales, etc…) voudrait accréditer l’idée d’un manque total de volonté politique de la part des autorités pour améliorer la situation des Droits humains en Guinée. Le Conseil a invité les ministres concernés à organiser régulièrement des rencontres avec les médias à l’effet de présenter à l’opinion la situation réelle qui prévaut dans le pays

Avant de lever la séance, Monsieur le Président de la République a donné au Conseil de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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