Guinée : Etienne Soropogui dénonce « un ciblage ethnique »

21 novembre 2019 à 9 09 31 113111
Etienne Soropogui, président du parti « Nos Valeurs Communes »

Après madame Marie Madeleine Dioubaté, Dr. Ousmane Kaba et l’Honorable Dembo Sylla, c’est Etienne Soropogui du parti « Nos Valeurs Communes » qui dénonce la politique de division du Gouvernement actuel, en ciblant les membres d’une communauté qu’on veut isoler pour sans doute affaiblir la lutte démocratique contre un changement de la Constitution pouvant favoriser le maintien du président Alpha Condé à la tête de la Guinée après son deuxième et dernier mandat.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce coup de gueule de cet ancien commissaire à la CENI, devenu leader politique :

Nous sommes en droit d’imaginer désormais qu’une stratégie à la fois intelligente et malveillante est désormais pensée par les autorités politiques Guinéenne afin de procéder à l’isolement d’une composante de la communauté guinéenne.

Nous ne pouvons plus continuer à fermer les yeux sur ce qui semble être désormais une évidence. Une composante de la Guinée subit une forme de persécution d’Etat, une forme de stigmatisation d’Etat qui est entrain de déboucher sur un ciblage ethnique punitif.

Notre sécurité collective est menacée si une des composantes de notre communauté subit impunément des exactions par ceux-là mêmes qui sont supposés les protéger. Pour qui connaît l’histoire politique de notre pays, il est aisé d’imaginer les conséquences d’une stigmatisation identitaire surtout pour les innocentes personnes comme les femmes et les enfants.

Nous sommes malheureusement arrivés à un niveau où une simple évocation d’un patronyme ou la zone de localisation géographique peut vous coûter la vie.

Nous comprenons finalement que ce pouvoir n’a que cette seule stratégie, celle qui consiste à semer la division et la méfiance entre les composantes ethniques de la communauté nationale.

Les Guinéens ne sont plus naïfs et ils ne se laisseront distraire par ces pratiques indignes des autorités d’un pays dont la mission sacrée est de rassembler le peuple de Guinée

Etienne Soropogui, président du parti Nos Valeurs Communes

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Obsèques des victimes du 3ème mandat, propos d’Alpha Condé à N’Zérékoré… Saïkou Yaya à Guineematin

20 novembre 2019 à 22 10 28 112811
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines

L’actualité sociopolitique guinéenne est chargée avec les manifestations meurtrières contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. Le gouvernement n’a toujours pas rendu les huit corps des jeunes assassinés en marge des manifestations du Front National pour la Défens de la Constitution (FNDC). Une situation qui révolte le député Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines (UFR). Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com ce mercredi 20 novembre 2019, monsieur Barry dénonce la déshumanisation de notre société. Il en a profité pour répondre au discours du président Alpha Condé, tenu ce weekend à N’zérékoré.

Guineematin.com : le gouvernement a décidé de retenir les corps des jeunes tués en marge des dernières manifestations pour, dit-il, poursuivre les autopsies. Ce qui de facto a amené le FNDC à reporter les obsèques de ces victimes. Comment avez-vous accueilli cette décision ?

Saïkou Yaya Barry : c’est avec le cœur serré que j’ai appris cette nouvelle. Ça prouve que les gouvernants actuels n’ont pas de respect même pour les morts dans notre pays. Il y a eu une déshumanisation des citoyens dans notre pays. Nous comprenons que c’est une manière de torturer la population sur cette question-là alors que le combat que nous menons continuera. Nous estimons aujourd’hui que la population guinéenne est aujourd’hui prête pour se battre jusqu’à la dernière minute pour défendre la constitution guinéenne. Ces jeunes gens, morts à la fleur de l’âge, il faut le reconnaître, c’est une manière de décimer une jeune génération de notre pays. Vous n’êtes pas sans savoir que tous ceux qui sont morts, ont moins de 25 ans, c’est-à-dire que l’âge moyen varie de 10 à 15 ans. Ça veut dire qu’ils veulent décimer une partie de la génération guinéenne, finir avec eux. Et, dans un sens aussi, donner l’impression que c’est une ethnie qui est concernée par la riposte, alors qu’aujourd’hui la majeure partie des Guinéens est déterminée à se défendre sa constitution. Nous avons écouté l’un des responsables du parti au pouvoir, en l’occurrence l’honorable Amadou Damaro Camara. C’est même déplorable parce qu’il a une femme Peulh ; en disant que c’est seulement une région de la Guinée qui est opposée à ce projet machiavélique de nouvelle constitution. Alors que toutes les régions sont opposées à ce projet.

Guineematin.com : comment l’UFR accueille la mise en place de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) ?

Saïkou Yaya Barry : quand on parle de l’indice de développement, on parle de lutte contre la pauvreté. Si tel est le cas, c’est tous les Guinéens qui sont concernés. Mais malheureusement, l’objectif qui est visé ici, c’est un objectif politique qui l’amène vers la région de la Moyenne Guinée afin de commencer à battre campagne. Vous avez vu les affiches ? Les affiches démontrent la volonté affichée des populations à ce projet machiavélique. Moi je vais dire que si la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire sont intéressés par cette action, je suis ouvert à cette question. Mais, la manière dont on l’utilise à l’intérieur du pays, c’est tout autre. Je crois que cette discussion doit se faire à l’Assemblée nationale pour donner les méthodes et la manière dont cela doit se faire. Mais, je ne me souviens pas avoir lu ce document dans ce cadre-là et qui montre suffisamment que les populations les plus pauvres seront prises en compte réellement dans ce projet.

Guineematin.com : le président de la République lors de sa dernière visite à N’Zérékoré a dit qu’il ne laissera pas la Guinée dans les mains des bandits. Comment vous réagissez à ce pan du discours d’Alpha Condé ?

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines

Saïkou Yaya Barry : d’abord il n’est pas Dieu. Je vais rappeler que Sékou Touré n’avait jamais prévu que c’est Lansana Conté qui allait le remplacer et Lansana Conté n’avait jamais prévu que c’est lui Alpha Condé qui allait être là. On a tendance à croire que c’est lui le peuple, par rapport à ce qui est la volonté populaire pour désigner le chef. La deuxième chose qu’il faut retenir, c’est que la quintessence des bandits économiques, du système Conté au système Dadis de la transition sont autour de lui. Il est entouré par les plus grands délinquants économiques du pays. Je ne peux pas les citer parce que plus de 70% de ceux qui l’entourent sont dans ce cadre-là. Je me demande de quels bandits il parle parce qu’en réalité, les bandits sont avec lui. Les vrais guinéens qui veulent qu’il y ait le changement dans ce pays, qu’il y ait la prospérité pour les Guinéens, aujourd’hui sont dans l’Opposition, il faut le reconnaître. Il a pris l’habitude d’indexer toujours ceux qui savent bien faire. Le problème qu’a Alpha Condé, c’est qu’il ne veut pas voir la Guinée se développer à son temps. Parce que les temps que les Guinéens lui ont donné pour gérer la Guinée, il n’a rien fait. Il ne fait qu’indexer les autres. En attendant, qu’est-ce que lui, il a fait ? Voilà le problème que nous avons. Aujourd’hui, il veut mourir au pouvoir et on ne parlera du développement qu’après lui parce qu’avec lui, on ne peut pas. Sinon, en ces temps si vous avez constaté, vous avez vu l’état de nos routes ? Qu’est-ce qu’il a pu apporter aux Guinéens tout ce temps ? Une école ? Une université ? Un système hospitalier de qualité ? Non. Tout ce qu’il a comme projet, c’est comment les guinéens peuvent se diviser entre eux, comment les guinéens vont s’embraser entre eux, comment les guinéens vont se regarder en chiens de faïence. C’est cela son objectif. C’est ce qui l’a amené ici. Et je crois que les Guinéens commencent à comprendre et je pense qu’il ne peut rien contre la volonté de Dieu sur ce qui se fera dans ce pays-là.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien, avez-vous un dernier mot ?

Saïkou Yaya Barry : ce que je demande, j’appelle les Guinéens à réfléchir très bien. Alpha Condé n’aime personne, mais il utilise quelques personnes pour se servir de nous ; malheureusement. Vous avez vu aujourd’hui le cas des blocs vendus. Sinon ça ne sert à rien à la fin d’un mandat de vendre les blocs 1 et 2 de Simandou si ce n’est que prendre quelques billets de banques. Alors que nous avons d’autres priorités aujourd’hui. Donc, les Guinéens doivent se lever pour se battre ensemble pour trouver quelqu’un de capable pour changer notre condition de vie.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Manifestation contre Kassory Fofana à Labé : voici le communiqué du Gouvernement

20 novembre 2019 à 20 08 38 113811

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, la visite du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, a été perturbée par une manifestation. Massivement, ces jeunes se sont mobilisés pour protester de vives voix contre les tueries des manifestants, le refus de la justice pour les victimes et la volonté du régime de changer la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat.

Ainsi, après l’entretien avec les sages de la ville, le Premier ministre et sa délégation ont « confinés » dans leur résidence pendant plusieurs heures par des manifestants qui ont érigé des barricades et résisté face contre les forces de l’ordre. C’est à l’arrivée des renforts, en provenance de Mamou que les manifestants ont été dégagés, aux environs de 16 heures.

Très déçu de cet humiliant accueil réservé au Premier ministre, le Gouvernement a regretté ce comportement dans un communiqué que Guineematin.com vous propose ci-dessous :

Communiqué du Gouvernement

Conakry, le 20 novembre 2019 – Dans la matinée de ce mercredi 20 novembre 2019, de jeunes loubards ont tenté de perturber le déroulement normal de la mission de travail de Monsieur le Premier ministre, chef du Gouvernement, dans la région administrative de Labé.

Le séjour de travail en Moyenne Guinée de Monsieur le Premier ministre, chef du Gouvernement, s’inscrit dans le cadre du lancement des opérations d’identification des bénéficiaires de l’appui de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale (ANIES).

Le Gouvernement, fortement préoccupé par l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables, déplore ces agissements qui n’honorent pas leurs commanditaires et qui vont à l’encontre des attentes des populations bénéficiaires de l’appui de l’ANIES.

Le Gouvernement saisit cette opportunité pour réitérer son invite au respect des valeurs morales et civiques qui fondent la République.

Le Gouvernement rappelle à tous les citoyens que tout manquement à ces principes républicains exposera les coupables à la rigueur de la loi.

Le Gouvernement de la République de Guinée

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Kassory Fofana « encerclé » par des manifestants à Labé : la sécurité appelle des renforts

20 novembre 2019 à 15 03 23 112311

Comme indiqué dans les précédentes dépêches d’un correspondant local de Guineematin.com, le Premier ministre guinéen a très chaud actuellement dans la ville de Labé. Arrivés aux environs de 23 heures, dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mercredi 20 novembre 2019, le Premier ministre et sa délégation avaient pourtant cru bien démarrer leur tournée dans la région de la Moyenne Guinée.

Peu après 10 heures, Ibrahima Kassory Fofana et sa suite sont allé à la Fondation Thierno Aliou Bhoubha Dhiyan où ils sont été reçus par Elhadj Badrou Bah, premier imam de la mosquée de Labé et inspecteur régional des Affaires religieuses, entouré des sages de la préfecture.

Après l’entretien avec les sages, la délégation gouvernementale s’est rendue à Konkola où elle a rencontré des responsables et militants du parti au pouvoir, le RPG-Arc-en-ciel. De là, Kassory Fofana et sa suite sont repartis à la résidence dans l’intention de ressortir visiter les chantiers liés au bitumage de la voirie urbaine de Labé et certains chantiers de l’ANAFIC, avant de quitter pour la préfecture Pita. Mais, depuis qu’ils ont rejoint leur résidence, ces membres du Gouvernement sont « coincés » par des jeunes manifestants qui protestent contre la mal gouvernance, les tueries de manifestants et surtout la volonté de changer la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de rester à la tête du pays après la fin de son deuxième et dernier mandat.

Finalement, on apprend, de sources sécuritaires, qu’un renfort est attendu incessamment à Labé pour appuyer les agents des forces de l’ordre pour dégager les jeunes manifestants. Ce qui permettrait au Premier ministre de pouvoir sortir enfin de sa résidence et poursuivre sa mission dans la région.

A suivre !

Alpha Boubacar Diallo Labé pour Guineematin.com

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125 manifestants tués sous le régime Alpha Condé : Dembo Sylla (UDG) dénonce

19 novembre 2019 à 8 08 53 115311
Elhadj Dembo Sylla, vice-président de l’Assemblée nationale et du parti UDG

En Guinée, la répression sélective des citoyens laisse penser que le pouvoir cherche à opposer les ethnies les unes aux autres pour les pousser à un affrontement. Aujourd’hui, beaucoup d’intellectuels et de responsables politiques dénoncent cette stratégie et appellent les Guinéens à l’unité dans la défense de la Constitution et le respect des Lois de la République.

Ci-dessous, la réaction de l’honorable Elhadj Dembo Sylla, vice-président de l’Assemblée nationale :

Lorsque sous le régime de Alpha Condé on tue à balles réelles 125 citoyens, une vingtaine en une semaine, tous de la même ethnie, habitant la même Commune (Ratoma) et ressortissants de la même région naturelle (la Moyenne Guinée) sans que le président de la République ne fasse une seule adresse à la Nation à propos et le gouvernement ne se préoccupe que d’un bus de transport incendié, que comprendre de cette attitude ?

Les guinéens pensent que la situation n’est pas encore grave pour être la préoccupation majeure de tous les hommes raisonnables ? Et les imams de la République, le cas n’est pas suffisant selon le Coran pour que vous vous impliquez ?

Ces faits renforcent chaque jour l’unité des guinéens et guinéennes contre la répression, la division des guinéens sous des faux alibis, le régionalisme, l’ethnocentrisme ne passera plus jamais dans notre pays. Nous sommes tous unis contre la nouvelle constitution. La limitation à deux mandats présidentiels ne sera plus jamais violée en Guinée.

Honorable Elhadj Dembo Sylla

Vice-président de l’assemblée nationale

Premier vice-président de l’UDG

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Marche perturbée à Conakry : le Gouvernement annonce un mort et plusieurs blessés (Communiqué)

14 novembre 2019 à 18 06 40 114011

COMMUNIQUE DU MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PROTECTION CIVILE DU JEUDI 14 NOVEMBRE 2019 – MANIFESTATION DU FNDC DU 14 NOVEMBRE 2019 : SITUATION A 18 HEURES

Conakry 14 Novembre 2019 – suite à la dispersion de la manifestation du FNDC au rond-point de Gbessia Kondébounyi pour le non-respect de l’itinéraire autorisé, des échauffourées ont été enregistrées entre manifestants et forces de l’ordre notamment à Bambéto et sur la transversale No1.

Malheureusement, il est à déplorer un dépôt de corps à l’hôpital de l’Amitié SINO Guinéen. Les premières investigations indiquent qu’il s’agit de Monsieur Alpha Souleymane DIALLO, touché au niveau de la poitrine au quartier Concasseur par un projectile.

Des cas de blessés, dont trois policiers et des dégâts matériels sont également à signaler.

Par ailleurs, la Brigade de la Gendarmerie de Dabondi-rails et plusieurs P.A. ont été attaqués par des manifestants.

L’enquête sur le cas de mort et les autres incidents enregistrés a été immédiatement confiée à la Direction Centrale de la Police Judiciaire.

Au nom du Gouvernement, le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile présente ses condoléances à la famille du défunt et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Dispersion de la marche du FNDC : Sidya Touré dénonce « une volonté réelle d’en découdre »

14 novembre 2019 à 18 06 16 111611
Sidya Touré, président de l’UFR

Peu après la dispersion de la marche que le FNDC a organisée ce jeudi, 14 novembre 2019, à Conakry, Sidya Touré a accordé une interview à un groupe de journalistes dont un de Guineematin.com, à son domicile. Le président de l’UFR et membre du Front National pour la Défense de la Constitution a dénoncé une agression des manifestants par les forces de l’ordre, accusant le président Alpha Condé et son gouvernement d’être à l’origine de cette situation.

Décryptage !

Contrairement aux deux précédentes, votre marche d’aujourd’hui n’a pas pu arriver à terme. Elle a été dispersée au niveau de Gbessia par les forces de l’ordre. Que s’est-il passé exactement ?

Comme vous le savez, la marche n’avait pas été interdite. Nous avons obtenu l’autorisation de marcher jusqu’à Kondébounyi. Si nous étions passés outre, on peut dire que la police aurait pu intervenir, mais il ne s’agit pas de cela. Nous étions au-delà de ce carrefour et nous avons été attaqués par les forces de l’ordre, mais de manière assez brutale. J’estime qu’il y avait une volonté réelle d’en découdre aujourd’hui, de faire de la casse. Et, le résultat de ce que vous voyez à Conakry aujourd’hui a été réfléchi, pensé, mis en exécution au niveau du gouvernement. Ce sont des décisions d’Alpha Condé qu’on applique.

Le gouvernement déplore 5 bus lui appartenant qui ont été saccagés. De votre côté, quel est le bilan ?

On s’est attaqué à mon véhicule, parce qu’on a lancé une grenade lacrymogène en direction de mon chauffeur, il a perdu le contrôle du véhicule. On s’en est sortis heureusement. C’est un passant qui était dans une voiture, qui m’a embarqué avec deux de mes gardes du corps pour partir. Non seulement mon véhicule a été plus ou moins saccagé, on a cassé les vitres, détruit tous les pneus, mais le véhicule également qui transportait mes gardes du corps a été complètement saccagé. On s’est attaqué à tout le monde mais mon cortège a été particulièrement visé. Et ça, ça répond à une mission du nouveau ministre de la sécurité qui est chargé d’agresser Sidya Touré puisque peut-être l’autre (l’ancien ministre Alpha Ibrahima Keïra) ne l’avait pas bien réussi.

Face à cette situation, que fera le FNDC ? Est-ce que vous allez finalement abandonner le combat ?

Pourquoi stopper dans la mesure où nous n’avons pas atteint nos objectifs qui sont des choses extrêmement claires ? Premièrement, libérer nos gens, les leaders du FNDC qui sont en prison ; deuxièmement, continuer à protester contre l’idée même du 3ème mandat pour Alpha Condé ; et troisièmement refuser l’idée d’une élection fabriquée où on veut se donner 3/4 des députés pour pouvoir maintenant modifier la constitution à l’Assemblée nationale si le référendum ne marche pas. Donc, il s’agit de toute une mise en scène aujourd’hui pour faire taire le peuple de Guinée. Vous avez vu ce qui se passe dans Conakry. Je pense qu’on aurait dû laisser les gens marcher tranquillement et rentrer à la maison.

Vous avez parlé de l’agression dont vous avez été particulièrement victime. Est-ce qu’une plainte est envisagée suite à cette situation ?

Vous voulez que je porte plainte parce qu’on a détruit mes véhicules ? (rires). Ceux qui ne sont pas capables de répondre à des plaintes concernant des assassinats des Guinéens, vous croyez que ma plainte concernant la destruction de mes deux véhicules ça peut porter ? Peut-être qu’on le fera pour la forme. On prendra quelqu’un pour venir regarder tout cela, et quand ça sera fini nous déposerons un dossier. Mais, c’est seulement pour la forme, nous n’attendons rien de cela. Nous sommes à près de 130 morts depuis 9 ans, je n’ai pas vu une plainte aboutir. Ce n’est pas pour deux véhicules de monsieur Sidya Touré que la justice va être rendue.

Quel est votre moral aujourd’hui ?

Très haut, je me dis que nous nous battons pour notre pays honnêtement. On est dans la neuvième année, bientôt la dixième année de la gouvernance la plus médiocre que je n’ai jamais vue au monde. Je le répète tous les jours, ce n’est pas que quelqu’un en veut à Alpha Condé. Nous venons de passer 9 années dans notre pays, on n’a pas 100 kilomètres de routes, on n’a pas une université, un hôpital, il n’y a aucune grande ville du pays où il y a de l’eau, ou il y a de l’électricité, à commencer par Conakry, pas d’assainissement. Donc là, nous ne voulons pas qu’il s’installe au pouvoir pour la vie. Les 10 ans seront largement suffisants et ceci est conforme à notre législation. Voilà ce que nous voulons. Nous disons de continuer à se préparer à manifester, à ce que les Guinéens n’acceptent pas cette forfaiture, ça ne nous emmène nulle part.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conseil des ministres : le Gouvernement guinéen s’oppose au rapport d’Amnesty International (Communiqué)

14 novembre 2019 à 16 04 55 115511

Au moment où les défenseurs de la Constitution guinéenne prenaient d’assaut les rues de Conakry et de certaines villes de l’intérieur pour protester contre la volonté du président Alpha Condé de changer la constitution pour rester à vie à la tête de la Guinée, le Gouvernement était en conseil. Et, comme on pouvait s’y attendre, le président Alpha Condé et ses ministres n’ont pas aimé le rapport d’Amnesty International qui dénonce les innombrables violations des droits humains, les tueries de manifestants et qui s’inquiète du climat politique qui se dégrade.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le compte rendu intégral du conseil des ministres :

COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI, 14 NOVEMBRE 2019

Conakry, le 14 Novembre 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 14 novembre 2019, de 10h à 12h, selon l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DE LASESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DU MARDI, 12 NOVEMBRE 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a informé le Conseil de la signature à Tokyo de l’accord de financement et de construction du pont sur la Soumba, dans la préfecture de Dubréka. Il a aussi confirmé l’évolution favorable des négociations autour de la reconstruction du pont de Faranah.

Le Chef de l’Etat s’est félicité du dénouement des procédures d’adjudication des concessions minières relatives aux gisements de minerai de fer des blocs 1 et 2 du Simandou par le biais d’un appel d’offres international dont la transparence et la régularité ont été reconnues par tous les soumissionnaires.

Le Président de la République a apprécié le lancement effectif de la Mission d’Appui à la Mobilisation des Ressources Internes (MAMRI) tout en rappelant la nécessité de ne pas confondre les prérogatives de cette nouvelle structure avec les tâches dévolues aux différentes régies financières de l’Etat comme les services des Douanes et des impôts.

Le Chef de l’Etat a instruit les départements concernés et en particulier le Ministère des Hydrocarbures, d’accélérer les démarches visant la réalisationd’un nouveau dépôt d’hydrocarbures de grande capacité et présentant toutes les garanties au plan sécuritaire et environnemental. Il a apprécié le niveau de mobilisation des ressourcesnécessaires au financement de cet important projet tout en insistant sur le fait que toute participation éventuelle de l’Etat au capital de la société de construction et d’exploitation doit être financée à partir d’éléments de la structure des prix des produits pétroliers pour éviter tout prélèvement sur le budget de l’Etat.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel tenue le mardi12 novembre 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travailqui a présenté une communication relative aux modalités de fonctionnement des Ecoles Régionales des Arts et Métiers (ERAM).
Le ministre a expliqué que dans le cadre du renforcement du secteur de la formation technique et professionnelle au profit des jeunes guinéens, le gouvernement guinéen a mené une opération de promotion auprès des pays amis et autres partenaires techniques et financiers, aux fins de mettre en place un vaste projet de construction et d’équipement d’écoles d’un type nouveau que sont les Ecoles Régionales des Arts et Métiers (ERAM). Selon le Ministre, c’est ainsi qu’ont été obtenus les financements de :

  • Quatre (4) ERAM déjà réalisées à Boké, Labé, Siguiri et N’Nzérékoré, par le Fonds saoudien de développement(FSD),
  • Quatre autres par la Banque islamique de développement (BID) dont deux (2) sont en construction à Dabola et Coyah et deux (2) en projet à Kindia et Mamou.

Le Ministre a abordé le volet concernant le niveau d’exécution des travaux de construction et d’équipement des 4 ERAM (Boké, Labé, Siguiri et N’Zérékoré). A ce niveau il a indiqué que le coût global du projet est de 26,5 millions USD financé par le Fonds Saoudien de Développement (FSD) à hauteur de 90.000.000 de Riyals Saoudiens soit 24.000.000 de dollars américains et par la contrepartie guinéenne pour un montant de 2.500.000 USD. A date, les travaux de construction sont achevés sur les 4 sites et les réceptions provisoires prononcées depuis les mois de Mai à Novembre 2018.

Il a rappelé que le montant engagé dans les travaux de construction a difficilement supporté les coûts des travaux de génie civil, mettant ainsi le projet face à des travaux supplémentaires non contractuels mais indispensables pour des raisons de stabilité et de bon fonctionnement des ouvrages. Ces travaux supplémentaires nécessaires ont été conséquemment attestés par le Bureau de supervision des projets.

En abordant le volet équipement, le Ministre a indiqué que les marchés ont été attribués à deux fournisseurs et que les contrats sont approuvés et les demandes de retrait de fonds (DRF) concernant l’avance de démarrage (20%) et les règlements de lettre de crédit 70% sont parvenus au FSD depuis le 02 juin 2019.

En abordant le Projet de construction et d’équipement des 2 ERAM (Coyah et Dabola), le Ministre a rappelé le montant total du projet qui s’élève à 28 560 000 USD financé par la BID pour 25 000 000 USD et 3 560 000 USD par le Gouvernement Guinéen.

Au niveau de l’exécution des travaux, le Ministre a expliqué ce qui suit :

Le niveau d’exécution physique des travaux de génie civil est de 85% et le retard s’explique par les facteurs suivants :

§ Augmentation du domaine du site de l’ERAM de Coyah qui a nécessité une étude supplémentaire de redistribution des ouvrages sur le site ;

§ Le retard dans le lancement des travaux eu égard à la signature tardive du contrat du cabinet de supervision par rapport à celui de l’entreprise en charge de la construction ;

§ Le retard de la notification de l’avis de non-objection des travaux supplémentaires des deux ERAM.

Concernant leniveau d’exécution financière, il l’a estimé à un taux de 78,31%.

Pour les équipements, le Ministre a rappelé qu’à date le dossier d’appel d’offres(DAO) relatif aux équipements des infrastructures validées par l’ensemble des intervenants du côté du gouvernement, attend depuis Mai 2019 un avis de non objection de la BID après transmission.

En conclusion,

  1. Les ERAM de Boké, Labé, Siguiri et N’Zérékoré ne pourront recevoir les étudiants qu’en octobre 2020, et cela après l’achèvement des travaux complémentaires, l’installation des équipements et la formation des formateurs sur les équipements.
  2. Il en est de même pour les ERAM de Dabola et Coyah, qui sont en construction.

Selon le Ministre, le montant total du projet de construction et d’équipements des ERAM de Mamou et Kindia est de 31.610.000 USD financés par la BID et le Gouvernement Guinéen.

A ce jour, la BID a assuré la prise en charge de ce projet dans son Plan de financement 2020 des projets de la Guinée. L’Etude de faisabilité et le DAO sont déjà disponibles.

Les débats qui ont résulté de cette communication ont mis un accent particulier sur des faiblesses notoires qui affectent globalement les capacités d’absorption des financements extérieur par les ministères sectoriels. Il s’agit des faiblesses caractérisant l’unité de gestion des projets, celles liées à la maitrise des règles et procédures des bailleurs de fonds par les départements ministériels et la qualité des documents soumis aux partenaires techniques et financiers.

Pour corriger ces faiblesses, le conseil a :

a- Invité le Ministère de l’Economie et des Finances, Le Ministère du Plan et du Développement Economique et L’ACGP à organiser une concertation pour une meilleure compréhension des règles et procédures des partenaires au développement, d’une part, et à mettre en place une structure pérenne et simplifiée pour soutenir la gestion et le fonctionnement de tous les projets ;

b- Instruit le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère du Plan et du Développement Economique, le Ministère du Budget à déterminer le coût budgétaire de mise en route des quatre (4) ERAM qui ont déjà fait l’objet de réception provisoire en 2018. De façon impérative, ces 4 ERAM doivent être rendues fonctionnelles en septembre 2020 pour recevoir les premiers étudiants ;

Le Conseil, après avoir pris acte de l’engagement de MPDE à mobiliser de l’expertise pour appuyer le METFPET a donné son quitus à la communication relative aux modalités de fonctionnement des ERAM.

La Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance qui a soumis une communication relative à la célébration de la journée internationale des personnes handicapées.

La communication de la Ministre a commencé par un rappel de la Résolution 47/3 adoptée par les Nations Unies en octobre 1992, par laquelle la date du 03 décembre de chaque année a été proclamée comme Journée internationale des personnes handicapées dans le monde entier. Selon La Ministre, la célébration de cette journée est l’occasion d’attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la situation difficile de nos frères et sœurs porteurs de déficience afin de promouvoir leurs droits et leur bien-être.

Les études et recherches prouvent sans détour que ces personnes rencontrent beaucoup de difficultés dans leur existence quotidienne. Ces difficultés, dues pour la plupart au non-respect de leurs droits fondamentaux et à la nature spécifique de leur statut physique, ont trait entre autres aux préjugés et attitudes négatives de la société, au faible accès aux services sociaux de base ou encore à la législation générale qui n’intègre pas suffisamment la spécificité du handicap ainsi qu’à la faiblesse des allocations budgétaires au secteur.

Concernant l’inauguration du Centre d’Apprentissage de Métiers pour Personnes Handicapées à la Cité de Solidarité, la Ministre a rappelé que, construite en 1978, la Cité de Solidarité avait eu pour mission de recevoir les personnes handicapées afin de les nourrir, loger, vêtir, soigner, alphabétiser, rééduquer et assurer leur formation professionnelle.

Mais tirant les leçons de l’expérience vécue dans le fonctionnement de ce centre et surtout de la non opérationnalisation du secteur de la formation professionnelle, on se rend compte de la nécessité d’une réorientation de son profil. L’avènement de la 3e République a permis de lancer les travaux de réhabilitation de cet établissement en vue d’assurer l’autonomisation si chère au Président de la République. A ce jour, un bloc prévu pour l’apprentissage de métiers est opérationnel. Grâce à l’appui du PNUD-Guinée, des ateliers en faveur de six filières sont installés et équipés : Saponification, Bambou-Rotin, Couture, Cordonnerie, Teinture et Chaudronnerie. Des formateurs ont bénéficié de séances de perfectionnement en Guinée et dans la sous-région.

La Ministre a indiqué que son Département sera très honoré de placer l’inauguration de ce bloc, sous la présidence du Chef de l’Etat, le 03 décembre 2019. L’occasion sera également mise à profit pour effectuer la remise d’équipements à une dizaine d’associations ou de PME qui s’investissent dans l’autonomisation des Personnes handicapées.

Pour le lancement du Programme National d’Inclusion et d’Autonomisation des Personnes handicapées (PNIAPH), la Ministre a rappelé que fort de l’engagement du Gouvernement, le MASPFE a sollicité à partir de 2017 l’accompagnement du PNUD.

La Ministre a soutenu qu’avec ses six axes d’intervention que sont la Gouvernance et le renforcement institutionnel (i); l’Autonomisation et la réduction de la dépendance (ii); le Renforcement de l’accès des personnes handicapées à l’information et à la communication (iii); la Promotion de l’éducation inclusive et de la formation professionnelle des personnes handicapées (iv) ; le Développement des activités artistiques, culturelles, sportives et de loisir pour les personnes handicapées (v) et enfin la Recherche et les Statistiques (vi), le PNIAPH se veut être le cadre de référence des interventions dans le domaine du handicap.

La Ministre a exprimé également son intime conviction que ce programme favorisera, à moyen terme, l’amélioration des conditions d’existence de milliers de Personnes handicapées du pays.

Compte tenu du caractère très sensible de cette couche sociale vulnérable, le Conseil a apporté son soutien à Madame La Ministre dans la mobilisation des ressources pour célébration de la journée internationale des personnes handicapées prévues le 03 décembre 2019 à Conakry.

Le Ministre du Commerce qui a présenté une communication relative au projet des Plateformes du commerce électronique en Afrique, initié par l’Union Africaine en partenariat avec le Groupe Africain du Commerce Electronique (AeTrade).

La communication du Ministre du Commerce avait pour objet d’éclairer le Gouvernement sur le projet de mise en place dans les Etats membres des cinq (5) régions du continent africain, du siège ou de l’un des bureaux régionaux des plateformes du commerce électronique en Afrique.

Le Ministre a présenté son projet en plusieurs points :

  1. OBJECTIFS

Abordant les objectifs, le Ministre a indiqué que le partenariat de l’UA avec AeTrade vise à :

  • Pallier les insuffisances majeures en matière de TIC et de commerce électronique à plus grande échelle en Afrique grâce à la mobilisation d’appui en faveur des PME ;
  • Fournir des solutions TIC aux questions de gouvernance, de politique commerciale et industrielle, de cadre réglementaire de l’Economie Numérique et d’infrastructures y afférentes.
  1. BREVE DESCRIPTION DU PROJET

Dans la présentation de son projet, le Ministre a expliqué que AeTrade est un fournisseur de plateforme de commerce électronique visant à travailler en étroite collaboration avec la CUA, afin de fournir sur demande des Etats membres, des services dans un certain nombre de domaine dont entre autres :

  1. LES AVANTAGES ESCOMPTES DU PROJET

Selon le Ministre qui s’est appuyé que les estimations du Groupe, le projet appuiera 600.000 PME pouvant générer jusqu’à 22 millions d’emplois durant les quatre (4) premières années de la mise en œuvre de sa première phase. Sur une période de 15 ans, la plateforme facilitera la création de 5 millions de PME et la création de 80 à 125 millions nouveaux emplois sur le continent dont 30.000 emplois potentiels dans le pays où le siège sera finalement installé.

La mise en place du projet favorisera également :

  • La gestion des infrastructures transfrontalières pour faciliter le commerce électronique en Afrique (télécommunications, aéroports, routes, ports, voies ferrées, notamment le train à grande vitesse) ;
  • La gestion des Zones économiques spéciales transfrontières pour la fabrication de produits spécifiques destinés au marché continental et au-delà ;
  • La gestion des corridors économiques transfrontaliers qui sont essentiels pour le transit de biens et de services sur le continent, conscient des mécanismes de sécurité et de collaboration entre les Etats membres de l’UA.
  • Les avantages liés à l’échange d’informations commerciales – le genre, répartition sectorielle ;
  • La capacité d’accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf et de réaliser les objectifs de l’Agenda 2063.

Il a ensuite soutenu que c’est dans le souci d’être en phase avec la volonté politique sans cesse réitéré par Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha CONDE, Chef de l’Etat, de voir notre pays bénéficier pleinement de la quatrième révolution industrielle, matérialisée par les NTICs, que son Département en collaboration avec le Ministère des Postes, Télécommunication et de l’Economie Numérique, avait au nom du Gouvernement, exprimé à l’Union Africaine en janvier 2019, l’intérêt de notre pays à abriter le siège et/ou l’un des bureaux régionaux des plateformes du commerce électronique en Afrique.

La soumission de la manifestation d’intérêt a eu pour effet, la conduite par les experts du Groupe AeTrade, d’une mission d’évaluation sur le terrain, du 9 au 10 mai 2019, à Conakry.

Au terme de cette mission, soutient le Ministre, le projet de rapport envoyé par les experts a été partagé avec les départements et structures concernés par le projet.

Le Ministre a informé le Conseil avoir reçu, le 21 juin 2019, une lettre de félicitations du PDG du Groupe AeTrade, suite à la sélection de notre pays pour abriter le bureau régional Afrique de l’Ouest des plateformes à l’issue d’un examen minutieux des dossiers de candidatures et l’approbation par le Conseil d’Administration du Groupe, des recommandations formulées à cet effet par ce dernier.

Cette décision a été rendue publique lors du 12ème Sommet Extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenu à Niamey, le 7 juillet 2019, et notre pays a été officiellement informé de cette décision par l’Union Africaine.

Depuis, les points des ministères du Commerce et des Postes et Télécommunications sont restés permanemment en contact avec le Groupe AeTrade afin de faire avancer le processus de lancement des activités du projet.

Le Ministre a ainsi rappelé que le 20 octobre 2019, le Groupe a envoyé à notre pays, un projet de programme de travail en vue de la signature de l’accord de siège et du lancement de la plateforme.

C’est à ce titre que qu’il a partagé avec le Conseil, le Projet de programme amendé par les points focaux du projet, pour examen et adoption.

Il a enfin sollicité, encore une fois, l’implication et le soutien de l’équipe Gouvernementale pour la concrétisation et la réussite de ce projet, créateur d’emploi, dans notre pays.

Le Conseil a salué les efforts remarquables des Ministres en charge du commerce et de l’économie numérique qui ont abouti au choix de la Guinée pour abriter le siège des plateformes de commerce électronique en Afrique. Le Conseil soutient que cette démarche s’inscrit en droite ligne dans la vision de SEM le Président de la République en matière d’intégration régionale et de bénéfice de la 4ème révolution industrielle matérialisée par les TICs.

Le Conseil, après avoir examiné l’ensemble des conditions et avantages requis liés à ce projet, a donné son approbation pour la construction du siège de la plateforme ouest-africaine de commerce électronique à Conakry.

AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

Le Ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historiquea informé le Conseil, qu’après avoir fait l’honneur à notre pays de présider la zone A de l’Union des Fédérations Ouest-Africaines de Football (UFOA), cette institution Ouest-africaine de Football, organise le tournoi U20, du 24 novembre au 08 décembre 2019 à Conakry (Stade du 28 septembre et de Nongo), sous le Haut Patronage de Monsieur le Président de la République.

A cette occasion, son Département sollicite :

  1. Le dégagement des abords immédiats du Stade de Nongo, des garages et autres kiosques, par le Ministère de la ville et de l’aménagement du territoire ;
  2. Le choix du nom de baptême du Stade de Nongo par Monsieur le Président de la République.

D’autre part, il a indiqué que du 20 au 23 novembre 2019 aura lieu à Kankan, la phase finale de la 2ème Edition de la Compétition de Football dotée du trophée de Monsieur le Président de la République.

A cette occasion, la jeunesse de Kankan fière de la gouvernance du Professeur Alpha CONDE, décide d’organiser un grand carnaval de soutien aux actions et idéaux du Chef de l’Etat.

Il sollicite la présence de tous les membres du Gouvernement ressortissants de la région à Kankan.

Enfin, il a signalé que la 2ème Edition du Tour Cycliste International de Guinée prendra le départ le 27 novembre 2019 à Kissidougou. L’arrivée du Tour est prévue le 1er décembre 2019 à Conakry, sous la présidence d’honneur de Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat.

Le Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité nationale et le Ministre de la Justice Garde des Sceaux sont intervenus pour donner au Conseil des informations avérées mettant en cause des faits d’atteintes aux droits de l’homme ainsi que les conclusions contenues dans le rapport de l’ONG AMNESTY INTERNATIONAL. Ce rapport alternatif qui voudrait contredire celui élaboré par les autorités guinéennes pour être présenté à l’Examen Périodique Universel (EPU) présente ainsi des faits insuffisamment vérifiés et recoupés et passe volontairement sous silence les efforts et les progrès significatifs réalisés dans la consolidation de l’Etat de droit et dans l’amélioration de la conduite des forces de sécurité dans les opérations de maintien d’ordre. Amnesty International n’évoque pas les difficultés particulières qui compliquent les procédures judiciaires comme la nature violente et chaotique de certaines manifestations, le désordre immédiat de la scène de crime et le manque de confiance entre certaines populations et le personnel d’application de la Loi. L’ONG en n’évoquant que superficiellement les efforts fournis dans le cadre légal et règlementaire (adoption d’un nouveau Code pénal, casernement des militaires, utilisation formelle du matériel conventionnel de maintien d’ordre, fouille des policiers et gendarmes avant toute opération pour s’assurer du non port d’armes létales, etc…) voudrait accréditer l’idée d’un manque total de volonté politique de la part des autorités pour améliorer la situation des Droits humains en Guinée. Le Conseil a invité les ministres concernés à organiser régulièrement des rencontres avec les médias à l’effet de présenter à l’opinion la situation réelle qui prévaut dans le pays

Avant de lever la séance, Monsieur le Président de la République a donné au Conseil de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Ministère de la Justice : Alpha Condé confirme Mohamed Lamine Fofana

11 novembre 2019 à 20 08 32 113211
Elhadj Mohamed Lamine Fofana, ministre de la Justice

Dans un décret publié dans la soirée de ce lundi, 11 novembre 2019, le président de la République, le professeur Alpha Condé, a confirmé l’intérimaire Mohamed Lamine Fofana à la tête du Département de la Justice.

Le remplaçant du démissionnaire Cheick Sako est également confirmé chargé des relations avec les institutions républicaine avec un titre de ministre d’Etat.

A rappeler que l’ancien ministre d’Etat en charge de la Justice, Maître Cheick Sako, a quitté le Gouvernement le 20 mai dernier, dénonçant la volonté du président Alpha Condé de changer la Constitution guinéenne pour s’accrocher au pouvoir après son deuxième et dernier mandat.

A suivre !

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Marche contre un 3ème mandat d’Alpha Condé : voici un communiqué du Gouvernement

7 novembre 2019 à 22 10 43 114311

Communiqué : Conakry, le 7 Novembre 2019 – Le Gouvernement a noté avec satisfaction que la marche organisée aujourd’hui 7 Novembre par une partie de l’opposition et de la société civile s’est déroulée sur l’itinéraire convenu avec les autorités de la ville de Conakry.

Le Gouvernement se félicite du professionnalisme des agents des forces de l’ordre déployés tout au long du parcours et salue l’esprit républicain qui a entouré cette manifestation.

Le Gouvernement regrette cependant le décès de Mamadou Billo Diallo, âgé de 38 ans, chauffeur de profession, résidant à Lambanyi, survenu à l’hôpital sino guinéen aux environs de 13h30.

De source médicale, le défunt, qui souffrirait de cardiopathie, est mort d’un œdème aigu aux poumons consécutif à un étouffement dans le véhicule qu’il conduisait. A cette triste occasion, le Gouvernement présente ses sincères condoléances à la famille éplorée.

Le Gouvernement

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Conseil des Ministres de ce 07 novembre : voici le compte rendu

7 novembre 2019 à 20 08 16 111611

Communiqué : Conakry, le 07 novembre 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 07 novembre 2019, de 10h à 13h, avec l’ordre du Jour suivant :

I.  MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DES SESSIONS ORDINAIRES ET EXTRAORDINAIRES DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DES MARDIS 15, 22, 29 OCTOBRE ET DU 05 ET 06 NOVEMBRE 2019

III. DECISIONS DU CONSEIL

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Monsieur le Président de la République s’est félicité de la totale réussite de la réception organisée le 31 octobre dernier, à l’occasion de son retour au pays après ses missions en Russie, en France et en Turquie. Il a vivement remercié tous ceux qui ont participé à l’organisation de cette cérémonie grandiose et exprimé toute sa reconnaissance aux populations de Conakry pour l’impressionnante mobilisation dont elles l’ont gratifiée en cette circonstance. Il a vivement apprécié que cet accueil, en dépit de l’affluence considérable qu’elle a enregistrée se soit déroulé dans le calme et l’enthousiasme sans le moindre incident

Le Chef de l’Etat a cependant déploré les violences qui ont émaillé les manifestations récemment organisées par l’opposition et exprimé sa profonde compassion à l’endroit des familles des victimes. Il a réaffirmé sa ferme volonté de faire effectuer toutes les diligences nécessaires à la manifestation de la vérité autour des cas de morts et de blessés. A cet effet les plus fermes instructions ont été données aux services compétents de l’Etat en vue des enquêtes permettant la définition des circonstances et l’identification des commanditaires et exécutants de ces crimes

Le Président de la République a invité le Ministre en charge de la Formation professionnelle à présenter la situation exhaustive des travaux de construction et d’équipement des Ecoles Régionales des Arts et Métiers (ERAM) en vue de leur ouverture prochaine. Ces établissements qui ont connu un financement important de la Banque Islamique de Développement (BID) auront un impact considérable sur la qualification des ressources humaines nationales et sur la création d’emploi dans notre pays

Le Chef de l’Etat a chargé le Ministre des Mines et de la Géologie de veiller au respect rigoureux des normes d’exploitation en vue de réduire les nuisances de l’exploitation minière sur l’environnement et la santé des populations riveraines. Il lui a également été instruit de faire l’état des lieux de la situation des Permis de recherche et d’exploitation disponibles ainsi que sur la Feuille de route des gisements du Simandou et des concessions d’or et de diamant. L’appel d’offres pour l’exploitation du Cobalt et du Cuivre dans la région de Lola devrait être lancé dans les meilleurs délais

Le Président de la République a invité les membres du Gouvernement de soumettre à l’approbation du Conseil toutes initiatives d’organisation d’évènements nationaux et internationaux requérant la prise en charge par l’Etat des frais de voyage, d’hébergement et de restauration des participants.

Le Chef de l’Etat a instruit le Ministre du Budget de privilégier les dépenses liées aux Fonds de contrepartie des projets bénéficiant de financement extérieur dans les allocations budgétaires en faveur des départements ministériels.

Le Président de la République a décidé de la limitation drastique des missions à l’étranger des membres du Gouvernement en raison de l’impact financier important de ces déplacements sur le budget de l’Etat ; Il a invité les ministres à se faire représenter aux rencontres internationales chaque fois que cela est possible par les membres des représentations diplomatiques à l’extérieur

Le Chef de l’Etat a demandé aux départements ministériels concernés de diligenter l’achèvement des travaux de rénovation du CHU de Donka et de finaliser la conclusion de l’accord de concession en vue de sa mise en service dans les meilleurs délais.

Le Président de la république a instruit les Ministres en charge des Travaux Publics et de la Ville de procéder au lancement d’opérations de plantation d’arbres en bordure des voieries urbaines reconstruites ainsi qu’à la création d’espaces verts au niveau des espaces publics.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour,

Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu des sessions ordinaires et extraordinaires du Conseil Interministériel des 15, 22, 29 octobre et du 05 et 06novembre 2019.

Dans ce cadre, le Conseil a entendu successivement

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger qui a soumis au Conseil un Projet de Décret portant sur l’organisation et la gestion de la carrière diplomatique.

En l’absence de Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères en mission, le projet de décret sur l’organisation et la gestion de la carrière diplomatique et consulaire a été présenté par Monsieur le Ministre en charge de la Sécurité.

A l’entame de sa communication, le Ministre a rappelé la ténue de la Conférence diplomatique à Conakry, du 29 avril au 03 mai 2019, sous la très haute autorité de Son Excellence Monsieur le Président de la République, autour du thème : « la diplomatie au service de l’émergence de la Guinée ».

Les travaux de cette Conférence, première du genre, ont permis d’aboutir à des recommandations dont la mise en œuvre effective permettra de qualifier davantage notre appareil diplomatique, et d’améliorer sa contribution à la réalisation des objectifs de développement de notre pays.

Le Ministre a indiqué que les quarante-neuf (49) articles du projet réglementent plusieurs problématiques auxquelles l’administration des Affaires Etrangères est confrontée, notamment :

–        Les modalités de recrutement et d’affectation aux Affaires Etrangères ;

–        Les différents grades diplomatiques, leur équivalence, les critères de passage à un grade supérieur, et l’alternance entre les services centraux et les services extérieurs ;

–      Les devoirs et obligations des fonctionnaires diplomatiques et consulaires, et les mesures disciplinaires qui leurs sont applicables ;

–        Les mesures d’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel diplomatique et consulaire en poste à l’étranger.

La diplomatie étant la vitrine expressive de tout pays, il est une impérieuse nécessité de renforcer la culture de l’excellence au sein de notre appareil diplomatique afin de lui permettre de promouvoir la meilleure image de notre pays, de défendre nos intérêts et ceux de nos compatriotes vivant à l’étranger.

Il est revenu par la suite au Ministre présentateur du projet de texte d’apporter des éclairages nécessaires et pertinents qui ont valu au Conseil l’adoption du projet de décret sur l’organisation et la gestion de la carrière diplomatique et consulaire.

Le Ministre des Hydrocarbures qui a présenté un projet d’arrêté conjoint portant procédures administratives pour l’implantation des stations-services en République de Guinée.

Ce projet d’Arrêté, présenté par Monsieur le Ministre des Hydrocarbures, a été conjointement conçu et préparé avec le Ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts et le Ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire.

Le Ministre a débuté sa communication en rappelant que depuis quelques années, on constate une multiplication des chantiers de constructions de stations-services aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays, dont pour certaines, sans aucune autorisation des Autorités compétentes.

Selon le Ministre, il n’est pas rare de voir des stations bâties à quelques dizaines de mètres l’une de l’autre, dans des endroits inappropriés sans aucune disposition de sécurité (quartiers populaires, abords des cours d’eau, emprises des routes et des marchés, sous les pylônes électriques à haute tension etc. …)

Face à ces manquements à la réglementation et aux normes d’implantations des stations fortement préjudiciables à la sécurité publique, il a rappelé l’urgence  de prendre des dispositions de corrections idoines permettant d’enrayer le phénomène.

Il s’agit d’asseoir, au prime abord, une réglementation stricte en matière de normes et de procédures pour encadrer la création des stations-services.

Le Ministre a ainsi soutenu que c’est dans cet objectif que s’inscrit le présent Arrêté Conjoint élaboré par une commission technique mixte et dont le contenu a été revu et validé par les Ministres concernés.

Pour finir sa communication, le Ministre a rappelé que l’approbation et la signature du présent projet d’Arrêté Conjoint soumis à l’examen des membres du Conseil permettra de doter la République de Guinée d’un réseau de stations-services modernes conformes aux normes techniques de la profession et en adéquation avec les impératifs sécuritaires et environnementaux.

Au terme des débats, le Conseil a adopté le projet d’Arrêté conjoint fixant les procédures administratives pour l’implantation des stations-services en République de Guinée.

Le Ministre de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises qui a soumis un projet de Décret portant Statuts et régime financier du Fonds de Développement Industriel et des Petites et moyennes entreprises.

La communication du Ministre avait pour objet d’informer le Conseil le Fonds de Développement Industriel et des Petites et Moyennes Entreprises en abrégé “FODIP” qui sera créé afin de  promouvoir le développement Industriel et des PME du Pays.

Selon le Ministre, le FODIP a pour mission de mobiliser et d’utiliser des ressources provenant de différentes origines, en vue de soutenir le développement industriel et des PME dans l’ensemble, en prenant en charge certains besoins de financement et de renforcement des capacités des entreprises industrielles et des Petites et Moyennes Entreprises disposant d’un potentiel de création d’emplois et de forte valeur ajoutée locale.

Le Ministre a rappelé que le FODIP s’aligne sur les objectifs du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) qui met un accent particulier sur le développement du secteur privé guinéen.

Dans cette perspective, il permettra au secteur industriel et des PME de surmonter certaines difficultés liées, notamment :

–      À l’accès limité des petites et moyennes entreprises au financement classique et au cout élevé de ce financement.

–      À la faiblesse des ressources pour soutenir des programmes d’amélioration et de diversification du tissu industriel et des PME ;

Au terme des débats et après concertation avec le Ministère de la Justice et la Direction du Portefeuille d’Etat, le Conseil a adopté le projet de décret portant statuts et régime financier du Fonds de Développement Industriel et des Petites et Moyennes Entreprises.

Le Ministre Secrétaire Général du Gouvernement qui a présenté une Communication relative à la présentation des Termes de Référence (TDR) du Séminaire Gouvernemental.

La communication du Ministre Secrétaire Général du Gouvernement a porté sur le Séminaire gouvernemental de validation des recommandations de l’atelier des secrétaires généraux sur le cadre normatif du travail gouvernemental et la stratégie de communication

Parlant du Contexte et de la justification, le Ministre a indiqué que la mise en œuvre des différentes réformes engagées par le Gouvernement dans divers domaines économique, politique, scientifique et socio- culturel conduit à une intense activité normative et de communication constituant un enjeu de gouvernance publique.

Selon le Ministre, si la pertinence de ces nombreuses reformes y compris les Initiatives Présidentielles n’est pas à discuter, se pose néanmoins dans l’ensemble, la question de l’action gouvernementale, de l’organisation administrative, de l’efficacité et de la coordination des actions engagées, de leur synergie, de leur complémentarité.

Au plan de la communication, le Ministre a rappelé la nécessité de construire un système structuré et ordonné de la communication gouvernementale. Une question qui a été soulignée à maintes reprises par le Chef de l’Etat. En effet, les populations guinéennes dans leur grande majorité n’ont pas accès à l’information publique. Ce déficit est surtout perceptible dans les zones rurales et périurbaines en raison de leur isolement des médias traditionnels et d’autres canaux de communication.

Selon le Ministre, cette situation, en plus de contribuer à la désinformation des populations, a pour conséquence de limiter leur participation à la gestion de la chose publique et aux actions de développement tant au niveau local que national. En plus, elle compromet les efforts consentis pour la préservation de la paix et la consolidation de l’unité nationale.

Du reste, la mauvaise compréhension de la politique du Gouvernement, la non visibilité des actions réalisées et leurs impacts immédiatement perceptibles ou non sur les populations s’expliquent par la faible présence des structures gouvernementales sur le champ de la communication. Les fausses informations et les rumeurs qui en découlent peuvent être de nature à créer ou entretenir une mauvaise image du Gouvernement auprès des populations.

Essentielle dans le contexte de conduite de chantiers pluri sectoriels, le Ministre a indiqué que la communication gouvernementale est aujourd’hui une composante indispensable à une gouvernance publique efficace. La valeur ajoutée des communications gouvernementales est de dégager une vision globale et transversale des dossiers à traiter. Or, si cela est facile à concevoir en théorie, il est beaucoup plus difficile dans son application.

Face à cette situation, la Banque Mondiale (MB), à travers le financement additionnel du projet de Gouvernance Economique, d’assistance technique et de Renforcement des capacités (EGTACB) prévoit deux composantes dont l’une est dédiée au renforcement du cadre normatif de l’organisation et du fonctionnement du travail gouvernemental, et l’autre, consacrée au renforcement du dispositif de la communication gouvernementale.

Selon le Ministre, l’objectif est de revenir à un fonctionnement efficace permettant de donner une meilleure visibilité à l’action gouvernementale caractérisée par l’exercice de l’autorité de l’Etat de façon durable. Pour ce faire, il existe un double besoin d’encadrer le travail gouvernemental au plan de son activité normative et d’améliorer le dispositif de communication au niveau inter et extra gouvernemental.

Dans ce cadre, le Ministre a rappelé que la Primature et son département ont entrepris la réalisation de deux études, l’une portant sur le renforcement du cadre normatif du travail du Gouvernemental et, l’autre, sur la stratégie de communication de la Primature, du Gouvernement et du dispositif institutionnel de pilotage.

Parlant des objectifs, le Ministre a expliqué que l’objectif visé est d’améliorer le fonctionnement de l’action gouvernementale à tous les niveaux de l’appareil administratif à travers le renforcement du cadre normatif et du dispositif de communication gouvernementale au niveau stratégique et opérationnel.

S’agissant du résultat attendu le Ministre a indiqué que les recommandations formulées par l’atelier des Secrétaires généraux, tant en ce qui concerne la normalisation du travail gouvernemental que l’amélioration de la communication sont validées et adoptées ;

Quant à la méthodologie et à l’agenda, il a affirmé que l’approche participative sera privilégiée, pour permettre à chaque membre du Gouvernement, d’exprimer son avis, ses observations et formuler ses recommandations.

Le Conseil a félicité le Ministre secrétaire Général du Gouvernement pour le professionnalisme avec lequel le document sur le séminaire gouvernemental a été élaboré et présenté.

Toutefois, il a indiqué que la date des 29 et 30 novembre 2019 proposée pour la tenue de ce séminaire gouvernemental reste à confirmer au regard des contraintes gouvernementales.

Le Ministre des Mines et de la Géologie et le Ministre des Transports qui ont présenté une Communication conjointe relative au schéma directeur des infrastructures auxiliaires aux mines(SDIAM).

Selon le Ministre, la découverte d’importants gisements de minerais de fer au centre du pays à Kalia (Faranah) et au Sud-Est à Simandou (Kérouané – Beyla) et à Zogota (N’Zérékoré), l’augmentation des réserves minières du Nimba, le démarrage et le développement de plusieurs projets d’exploitation et de transport des bauxites, ainsi que des projets d’installations de futures raffineries d’alumine ont fait ressortir la nécessité d’avoir une stratégie de développement des infrastructures minières.

Le Ministre a souligné que c’est dans ce cadre que le Gouvernement, à travers son département, a initié le concept du schéma directeur de développement des infrastructures connexes aux mines afin d’éviter l’anarchie dans la réalisation desdites infrastructures (chemins de fer et ports).

Cette vision avait été partagée avec les départements impliqués dans le processus de développement et de réalisation des infrastructures (Transports, Ville et Aménagement du Territoire, Travaux Publics, Environnement, Budget et Finances) avec l’appui de la Banque Mondiale àtravers le Projet d’Appui à la Gouvernance dans le Secteur Minier (PAGSEM). 

Au chapitre des objectifs du schéma directeur, le Ministre a rappelé que l’un des principaux enjeux du processus du développement minier en Guinée est celui du développement rationnel des infrastructures connexes (chemin de fer et port).

Le Ministre a aussi rappelé que le SDIAM dans sa conception de 2014 n’avait pas pris en compte la nouvelle option de réalisation des ports fluviaux pour l’évacuation des produits miniers par barges sur les bras de mer à faible tirant d’eau et des routes minières pour le transport desdits produits. Le Ministère des Mines et de la Géologie, en synergie avec les départements ministériels des Transports, de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, des Travaux Publics et de l’Environnement – Eaux et Forêts a eu des séances de travail pour identifier et définir des sites portuaires fluviaux, les normes, les principes et modalités de développement, de construction et d’exploitation desdits ports, ainsi que des routes minières.

Selon le Ministre, le SDIAM actualisé a été présenté en 2018 et a fait l’objet de validation lors d’un atelier qui a regroupé les représentants des sociétés minières, de la société civile, des partenaires techniques et financiers et des départements ministériels qui interviennent dans le processus de développement des infrastructures auxiliaires aux mines.

Quant à la place qu’occupe notre pays, le Ministre a indiqué que la Guinée est dans le trio de tête des producteurs mondiaux de bauxite.

La production de bauxite a atteint un total 60 Millions de tonnes en 2018, ce qui place la Guinée à la troisième place mondiale des producteurs de bauxite.

Le Ministre a mis un accent particulier sur l’énorme potentiel de développement minier à moyen et long terme.

La Guinée compte désormais 9 projets miniers de bauxite en exploitation dont la capacité de production pourrait doubler à court terme pour atteindre 80 voire 100 Millions de Tonnes par An (Mtpa) à l’horizon 2020 et près de 115 Mtpa en 2035.  En parallèle de nombreux projets continuent d’émerger.

Le Ministre a également présenté les différentes actions à mettre en œuvre dans le cadre de ce projet, à savoir :

a.   Le développement d’un port en eaux profondes au Nord

b.   La consolidation des perspectives d’extension du port de Conakry

c.   La poursuite de la stratégie de mutualisation des infrastructures terrestres

d.   Un cadre institutionnel, légal et contractuel à clarifier

Au terme des débats intervenus, et après constatation que le Ministre des Mines et de la Géologie a procédé aux concertations préalables avec les départements et services concernés, le Conseil a adopté le Schéma Directeur des Infrastructures Auxiliaires aux Mines (SDIAM).Le Ministre du Budget qui a soumis le projet de Loi des Finances Initiales 2020

Li Ministre a présenté les grandes masses du projet de loi de finances pour 2020 qui se présentent comme suit :

 Budget général

·       Recettes totales : 21 706,2 Mds, soit un accroissement de 9,5% par rapport à 2019

·       Total dépenses : 26 730,7 Mds, soit un accroissement de 15,1% par rapport à 2019

Déficit budgétaire : –5 024,5 Mds, soit -3,4 % du PIB.

Solde de base : 922,3 Mds, soit 0,63% du PIB

Selon le Ministre, les réaménagements de ce projet de loi de finances sont conformes aux critères suivants :

  1. Stabilité macroéconomique et respect des engagements internationaux

·       Respect des critères quantitatifs et structurels du programme FEC

Le solde de base de 0,6% du PIB convenu lors de la 4ème revue du programme FEC est préservé.

·       Stabilisation du niveau global des dépenses de fonctionnement à leur niveau de la LFR 2019

·       Relèvement des crédits budgétaires (fonctionnement et investissement) des départements chargés de l’agriculture, de la santé et de l’éducation conformément aux engagements souscrits par le gouvernement auprès des PTF

  1. Croissance économique inclusive ou partage de la prospérité
  2. Amélioration du cadre de vie de la ville de Conakry
  3. Renforcement de l’Etat de droit et consolidation de la démocratie

Le ministre a rappelé qu’après l’approbation du projet de loi de Finances pour 2020 par le Conseil Interministériel le 15 octobre 2019, le Gouvernement s’est réuni en session extraordinaire le mercredi 06 novembre 2019 à l’effet d’examiner la cohérence des enveloppes allouées avec les politiques sectorielles des ministères. Toutefois, les réajustements recommandés lors de ce dernier Conseil restent conformes au cadrage budgétaire convenu avec les services du Fonds Monétaire International lors de la 4ème revue du programme FEC

Pour finir, le Ministre a soumis à l’appréciation du Conseil le projet de loi de finances initial pour 2020 en prélude aux débats budgétaires à l’Assemblée Nationale prévus dans les jours à venir et pour lesquels il a sollicité l’engagement et l’implication de tous les Membres du Conseil.

Au troisième point de l’ordre du jour, le Conseil a pris les Décisions suivantes :

Le Conseil a soutenu que la manifestation pacifique étant reconnue comme un droit constitutionnel, l’exercice de ce droit reste et demeure encadré par un dispositif légal et règlementaire. Dans ce contexte, il importe que le droit de manifester n’entrave pas l’exercice des autres droits, comme la liberté de circulation, le droit d’aller au travail, le droit à l’étude pour les élèves et étudiants

Le Conseil préconise la prise de mesures drastiques poutre mettre fin, tous bords politiques confondus, aux dérives verbales, aux propos communautaristes, ethniques et haineux qui fragilisent l’unité nationale et mettent en péril la paix sociale et la stabilité du pays sur la base du principe de tolérance zéro vis-à-vis de ceux qui s’attaquent aux valeurs qui fondent notre nation

Le Conseil insiste sur la relance sans délai des travaux du comité de suivi du dialogue politique pour contribuer à l’apaisement du climat sociopolitique 

Le Conseil a décidé de la création d’une commission interministérielle chargée de la gestion de l’affaire Q Net, Elle devra entre autres démarches prendre contact avec les chancelleries des pays de la CEDEAO dont sont ressortissants les citoyens interpellés en Guinée dans ce cadre afin de confirmer notamment la volonté de notre pays de préserver nos bons rapports de voisinage dans le respect des accords internationaux relatifs de circulation des personnes et des biens au sein de notre espace sous régionale

Avant de lever la séance le Président de la République a donné de larges informations sur la situation nationale et internationale

Le conseil des ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Le Gouvernement et ses 11 cadavres : les familles solidaires du FNDC

2 novembre 2019 à 13 01 44 114411

Comme annoncé précédemment, les autorités guinéennes ont finalement accepté de rendre les corps des 11 jeunes tués dans les manifestations du FNDC des 14, 15 et 16 octobre dernier. Mais, le gouvernement exige aux familles des victimes de venir récupérer individuellement les corps pour les inhumer de façon discrète. Cela, afin d’empêcher la marche funèbre prévue par le FNDC pour accompagner les jeunes à leur dernière demeure. Une imposition que refusent les familles, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon le père de Mamadou Lamarana Bah, jeune tué à Sonfonia, il n’est pas question d’accepter cette exigence des autorités. « Nous, les familles des victimes, on s’est concertés dès le début et on a décidé d’organiser les funérailles de nos enfants ensemble, en commun accord avec le FNDC. Donc, si les autorités disent aujourd’hui que le FNDC ne doit pas se mêler de ça et qu’il faut que chaque famille aille récupérer le corps de son fils pour l’enterrer discrètement, on n’est pas d’accord avec ça et on ne peut pas l’accepter. S’ils refusent qu’on fasse les funérailles ensemble, nous leur dirons alors de garder là-bas les corps. Mais, nous n’accepterons pas du tout d’aller récupérer individuellement les corps pour les enterrer discrètement. Il n’est pas question d’accepter cela », a-t-il indiqué.

Même son de cloche chez le père d’Abdoul Wahid Diallo, l’un des jeunes tués à Wanindara. Lui aussi refuse de récupérer et inhumer discrètement le corps de son fils. « Nous sommes et restons derrière le FNDC. C’est le FNDC qui a appelé aux manifestations pendant lesquelles nos enfants ont été tués et c’est lui qui s’occupe de l’affaire depuis le début. Donc, si on dit aujourd’hui que le FNDC doit se retirer de l’affaire, nous aussi on se retire et on laisse les corps avec eux », a laissé entendre le père de famille.

Pour l’heure, les corps des 11 jeunes se trouvent à l’hôpital sino-guinéen de Conakry, où ils ont été transférés ce matin. Mais à l’allure où vont les choses, les autorités guinéennes risquent de se retrouver devant un dilemme : faut-il inhumer les corps sans leurs familles ou les retourner à la morgue de l’hôpital Ignace Deen pour éviter qu’ils ne pourrissent ? C’est le souci auquel nos gouvernants devraient être confrontés.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Tueries des opposants au 3ème mandat en Guinée : des ministres à Wanindra

28 octobre 2019 à 21 09 03 100310

Une délégation du gouvernement conduite par le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, Mamadou Taran Diallo, s’est rendue ce lundi, 28 octobre 2019, dans les familles de deux jeunes tués lors des premières manifestations appelées par le FNDC contre un troisième mandat du président Alpha Condé en Guinée. Ces ministres sont allés présenter les condoléances du Gouvernement aux parents des victimes, a appris un reporter de Guineematin.com qui a assisté à la rencontre.

En plus du ministre Taran Diallo, ses homologues Thierno Ousmane Diallo du Tourisme, Mariama Soguipah Camara de l’Agriculture et Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses, étaient de cette délégation. « La Guinée est une famille, et lorsque nous avons des douleurs, ce sont des douleurs partagées. Donc, c’est venir réconforter les familles et le président de la République a insisté pour que toutes les familles victimes soient visitées et que ses compassions soient partagées », a indiqué le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté.

Mamadou Taran Diallo, ministre de la citoyenneté et de l’unité Nationale

Après avoir présenté les condoléances du président Alpha Condé et de l’ensemble du gouvernement aux parents des victimes, Mamadou Taran Diallo a rassuré les familles que des enquêtes sont en cours pour tenter de retrouver les auteurs de ces meurtres. « Le chef de l’Etat et son Premier ministre ont instruit pour que des enquêtes soient déroulées et faire des autopsies des corps pour savoir qu’est-ce qui s’est réellement passé et prendre des dispositions comme toujours pour que des choses comme ça ne se répètent pas. Donc, le président de la République et le gouvernement sont engagés pour lutter contre ce genre de choses. Il faut vous dire, qu’il n’y a pas de volonté délibérée d’assassiner ou de faire assassiner un guinéen », a-t-il dit, remettant des enveloppes symboliques aux familles éplorées.

Dans la famille d’Abdoulaye Sow, commerçant âgé de 27 ans, tué par balle le 14 octobre 2019 à Wanindara, c’est l’oncle du défunt Ibrahima Diallo qui a porté le message de la famille à l’endroit de la délégation ministérielle. « Nous sommes contents de recevoir la délégation du gouvernement. Ça montre que nous sommes inséparables. Ça montre que le guinéen doit avoir un esprit tranquille et leur arrivée ici nous soulage. Ils doivent savoir que c’est leurs enfants qui se trouvent sur le terrain. Ce sont eux qui peuvent arrêter tous ce qui se passe sur le terrain. Ce n’est pas nous, nous sommes des citoyens. Ils sont là pour nous défendre mais pas pour nous faire du mal. Alors, ils doivent interdire qu’on vienne tirer sur des enfants de moins de 30 ans », lance-t-il.

Ibrahima Diallo, oncle de feu Abdoulaye Sow

Mais, Ibrahima Diallo et les siens ne semblent pas croire aux promesses des autorités de rendre justice. Ils s’en remettent à la justice divine. « On n’attend rien du gouvernement. On n’attend que la justice de Dieu. Parce que nous ne sommes pas mieux que les familles des autres victimes en commençant par Diakariaou (premier jeune tué lors des manifestations de l’opposition sous l’ère Alpha Condé, ndlr). Il y a des centaines de personnes qui ont été tuées, quelle est la justice qui a jugé ? Alors, on s’en remet à la volonté de Dieu. On a pardonné, c’est fini », a-t-il laissé entendre.

Siba Guilavogui pour Guineematin. com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Tueries de manifestants en Guinée : le GOHA dénonce les agents de sécurité qui se comportent comme des loubards

17 octobre 2019 à 13 01 30 103010
Chérif Mohamed Abdallah, président du GOHA

« Le GOHA invite tous les opérateurs économiques à rester vigilants, car ceux qui sont sensés assurer la sécurité de leurs personnes et leurs biens se sont comportés en loubards qu’ils ont charges de traquer en défonçant les commerces et en les vidant de leur contenu. Cela au vu et au su de la hiérarchie », dénonce le Groupe organisé des Hommes d’Affaires (GOHA), dans une déclaration publiée dans la journée de ce jeudi, 17 octobre 2019.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de cette déclaration :

Déclaration du GOHA

A l’instar de la communauté nationale et internationale, le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) a vécu avec indignation et tristesse les actes de pillage, de répression disproportionnée, voire d’assassinat des paisibles citoyens, pour certains dans leurs domiciles.
Le GOHA s’incline devant les dépouilles des valeurs citoyens tombés pour que les idéaux démocratiques pour lesquels certains avaient déjà payé le même prix ne soient pas remis en cause par un groupe d’hommes.
Par la même occasion, le GOHA présente ses condoléances au peuple Guinéen en général, et aux familles éplorées en particulier. Que la terre de Guinée qu’ils ont défendu jusqu’à donner de leur vie leur soit légère.
Le GOHA invite le peuple Guinéen à ne pas céder au démon de la division sociale. En réponse à la tragédie que la nation traverse, nous devons rester un et indivisible. Nous devons garder à l’esprit que cette situation n’a rien d’ethnique. Elle est plutôt le faite par des individus hostiles à l’unité nationale.
Le GOHA invite tous les opérateurs économiques à rester vigilants, car ceux qui sont sensés assurer la sécurité de leurs personnes et leurs biens se sont comportés en loubards qu’ils ont charges de traquer en défonçant les commerces et en les vidant de leur contenu. Cela au vu et au su de la hiérarchie.
Le GOHA condamne les arrestations des citoyens qui n’ont eu pour tort que de solliciter le maintien d’un Etat de droit dans notre pays. C’est pourquoi, le GOHA réaffirme son adhésion totale à la lutte du FNDC et invite tous ses membres à apporter tout le soutien nécessaire afin que triomphe le pouvoir du peuple.
Ensemble, nous vaincrons ; divisés, ils vaincront.
Que Dieu apporte son assistance bienveillante au peuple Guinéen qui en a plus que besoin face à ceux qui prêchent la division.
Conakry le 17 octobre 2019
Le président
Chérif Mohamed Abdallah

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Mort d’un gendarme à Mamou : le procureur dément le Gl. Boureima Condé

15 octobre 2019 à 12 12 29 102910
Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation

Comme annoncé précédemment, un agent de la gendarmerie nationale a été tué hier, lundi 14 octobre 2019, à Mamou, en marge de la manifestation anti-troisième mandat du front national pour la défense de la constitution. Dans la foulée, le gouvernement (à travers un communiqué signé du ministre de l’Administration du territoire) a dit que « le Margis-chef Mamadou Yéro Bah a été tué par balle ».

Mais, cette information (largement partagée par les populations et même par certains administrateurs hauts placés à Mamou) vient d’être démentie par le procureur de la République près du tribunal de première instance de Mamou.

Dans une déclaration lue ce mardi, 15 octobre 2019, devant un groupe de journalistes dont un reporter de Guineematin.com, le procureur Elhadj Sidiki Camara a laissé entendre que le Margis-chef Mamadou Yéro Bah a été atteint à la tête par un projectile.

« Pendant la journée (d’hier, lundi), une foule nombreuse s’est mobilisée pour venir jusqu’au niveau du groupement de la gendarmerie territoriale où des barricades ont été érigées. C’est ainsi que le commandant adjoint de ladite gendarmerie a fait appel au commandant de l’escadron de gendarmerie mobile N°12 afin d’intervenir pour le rétablissement de l’ordre public. Aussitôt, le colonel Aboubacar Sampil, commandant de cette unité d’intervention prenait quelques-uns de ses hommes dans leur jupe de service pour cette mission. A leur arrivée, minus de leurs armes conventionnelles, ils réussissaient à repousser les manifestants jusqu’au niveau du gouvernorat. C’est au cours de cette opération de rétablissement d’ordre, juste au niveau de l’endroit qu’on appelle ‘’Maison Blanche’’, alors qu’il était arrêté à côté de son commandant, le Margis-chef Mamadou Yéro Bah (…) a reçu un projectile au niveau de la tête. Il est tombé. Transporté à l’hôpital régional, il y rendra l’âme juste vingt (20) minutes après son arrivée », a indiqué le procureur Elhadj Sidiki Camara, tout en précisant que son parquet a déjà ordonné l’ouverture d’une enquête contre X pour assassinat.

Selon le procureur de la République près du tribunal de première instance de Mamou, « le Margis-chef Mamadou Yéro Bah était âgé d’une trentaine d’années, marié et père de deux enfants. Il était en service à l’escadron de gendarmerie mobile N°12 ».

A préciser que dans la ville de Mamou, les jeunes qui ont affronté les agents des forces de l’ordre toute la journée d’hier disaient, eux, que c’est un autre gendarme qui a accidentellement tiré sur le défunt Margis-chef Mamadou Yéro Bah.

Enfin, notons qu’un jeune manifestant (Thierno Aliou Barry, élève de la 10ème année, originaire de Kôdala, dans la commune urbaine de Mamou) a également perdu la vie hier lors des échauffourées à Mamou contre un troisième mandat du président Alpha Condé.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Un gendarme tué à Mamou : « c’est un gendarme qui a accidentellement tiré sur lui »

14 octobre 2019 à 19 07 55 105510

Comme annoncé précédemment, un agent de la gendarmerie nationale, le Margis Mamadou Yéro Bah, a été tué par balle ce lundi, 14 octobre 2019, à Mamou, en marge de la manifestation appelée par le Front National pour la Défense de la Constitution. Depuis la confirmation de cette triste nouvelle par le gouvernement, les commentaires vont bon train dans la ville carrefour. Selon une source proche de ce dossier, jointe au téléphone par Guineematin.com, la mort de cet agent est accidentelle.

« C’est un gendarme qui a accidentellement tiré sur lui », a confié notre source.

Cette information est largement partagée par les jeunes manifestants qui règnent en maître sur les artères de la ville carrefour.

« Quand leurs gaz lacrymogènes sont finis, les gendarmes sont allés prendre des armes à feu. Ils se sont mis à tirer à balles réelles. C’est dans ça que ce gendarme a reçu une balle de la part d’un autre gendarme. Vous savez, les gendarmes détenaient des lances pierres et des frondes. Donc, pendant que ce gendarme (Margis Mamadou Yéro Bah) ramassait des cailloux pour sa fronde, un autre gendarme était en train de tirer à balles réelles. Et, dès qu’il s’est relevé, il a reçu une balle. C’est ce qui l’a tué », a expliqué un jeune de la ville carrefour.

En attendant une allocution des autorités sur cette mort suspecte qui prête déjà à confusion, certains agents des forces de l’ordre accusent les manifestants anti-troisième mandat de regorger des individus armés de fusils.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Télimélé : 162 enseignants renforcent leurs capacités en méthodologie d’enseignement

5 octobre 2019 à 12 12 38 103810
Hadja Mariama Ecole Diallo, DPE Télimélé

Dans le cadre de la qualification de l’enseignement-apprentissage, une centaine d’enseignants de l’élémentaire évoluant dans la préfecture de Télimélé vient de bénéficier d’une session de renforcement des capacités. Pendant deux semaines, ils ont été outillés en Méthodologie d’enseignement, Technique sur l’évaluation des apprentissages scolaires, entre-autres. La formation, initiée par le Ministère de l’Education Nationale avec l’appui de la GIZ, a pris fin hier vendredi, 04 octobre 2019, en présence des autorités éducatives régionales et préfectorales, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est au total cent soixante deux (162) enseignants de l’élémentaire, issus des différentes collectivités locales de Télimélé, qui ont pris part à cette session de formation. Elle a tourné autour de deux matières fondamentales, à savoir le Français (Lecture) et les Maths (Calcul).

Dans son intervention, Barry Mamadou Saliou, un des formateurs et cadre de la Direction Préfectorale de l’Education de Télimélé, s’est réjoui de cette initiative avant d’inviter les bénéficiaires à une large restitution des connaissances acquises pendant la formation.

Barry Mamadou Saliou, cadre de la DPE de Télimélé

« Nous sommes très heureux de cette formation qui est venue à point nommé pour la qualification du système éducatif de notre pays. Tout au long de cette formation, nous avons rencontré des enseignants qui ont envie d’apprendre, des enseignants qui ont soif de savoir. Ils ont observé la discipline la plus absolue et ont participé activement aux séances d’activités. Nous vous invitons chers enseignants à démultiplier vos différents acquis à vos camarades qui n’ont pas eu la chance d’assister à cette formation ».

Même sentiment de satisfaction chez la directrice préfectorale de l’éducation de Télimélé, Hadja Mariama Ecole Diallo. « J’éprouve une grande satisfaction suite à la tenue de cette présente formation des enseignants combien de fois importante pour l’amélioration de l’enseignement-apprentissage. Les enseignants ont été approchés aux activités de formation durant toute la session et ont exprimé le sentiment d’avoir tiré le maximum d’intérêt. Toute chose qui contribuera à l’amélioration de leur pratique de classe. Ils ont exprimé le souhait de voir se multiplier pareille formation ».

Mouctar Camara, représentant de l’Inspection Régionale de l’Education de Kindia

Pour sa part, Mouctar Camara, représentant de l’Inspection Régionale de l’Education de Kindia à cette cérémonie, est revenu sur les objectifs qui ont conduit à initier une telle formation. « Aujourd’hui, la plupart des enseignants engagés éprouvent d’énormes difficultés en termes de méthodes d’enseignement, de techniques sur l’évaluation des apprentissages scolaires et de perceptions du métier d’enseignant. Ces difficultés d’ordre pédagogique et professionnel sont préjudiciables au rendement scolaire des élèves qui terminent le cycle primaire avec des insuffisances notoires en lecture, en écriture et en calcul. C’est pour remédier à cet état de fait que la présente formation a été initiée par le département », a-t-il fait savoir.

Quant à la représentante des bénéficiaires, elle a laissé entendre que cette séance a permis de consolider les acquis et d’apporter des connaissances nouvelles leur permettant d’exercer la profession avec plus d’efficacité. « Ces deux semaines d’intenses activités nous permettront d’agir sur le terrain convenablement. Nous restons reconnaissants aux initiateurs, aux encadreurs et aux partenaires qui œuvrent pour la promotion de l’excellence dans le domaine éducatif », a lancé madame Soumaré.

Mamadou Aliou Cherif, représentant de la FEGUIPAE

De son côté, Mamadou Aliou Cherif, représentant de la FEGUIPAE (Fédération Guinéenne des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole) a remercié le gouvernement, les partenaires, la DPE et tous ceux qui se sont impliqués dans la planification et l’exécution de ces travaux. Selon monsieur Chérif, « c’est nous les parents d’élèves et les enfants qui sommes les bénéficiaires, puisque les enfants constituent l’avenir de la nation ».

Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com
Tél : 622525250

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Inondation, insécurité, apparition des serpents… SOS pour les populations de Konkouré

4 octobre 2019 à 12 12 57 105710
Alpha Oumar Diallo, victime du projet Souapiti

Depuis la mise en eau du barrage hydroélectrique de Souapiti, les populations de Konkouré, dans la sous-préfecture de Kollet (préfecture de Télimélé) sont dans le désarroi. Et, ces derniers jours, en plus de la montée des eaux du fleuve Konkouré, des insectes et des reptiles mettent à rude épreuve l’existence des populations encore présentes dans ce district, a constaté l’envoyé spécial de Guineematin.com à Konkouré.

Comme on pouvait s’y attendre, la fermeture des vannes du barrage hydroélectrique de Souapiti a entrainé une augmentation du volume d’eau au niveau du fleuve Konkouré. Et, depuis quelques semaines, les populations impactées par le projet de construction de ce gigantesque barrage craignent d’être noyer par les eaux de ce fleuve. Et, les populations du district de Konkouré sont visiblement au premier plan.

Dans cette localité, située dans la sous-préfecture de Kollet, une grande partie des habitants ont été déplacés et réinstallés sur le site de recasement de Kondombof. Mais, certaines familles qui réclament une indemnisation (dont certaines en numéraire) vivent encore dans ce district.

Avec la crue qui a englouti certaines maisons (dont une boulangerie) et des cases sur les lieux, ces familles ont déjà les pieds dans l’eau. Mais, elles disent préférer être noyées que de quitter leurs concessions sans être indemnisées par le projet Souapiti. Un projet qui, ces derniers jours, semble avoir adopté une stratégie qui consiste à « diviser pour régner ».

Trouvé dans ce village où l’eau encercle déjà certaines maisons encore habitées, Alpha Oumar Diallo a confié que le projet Souapiti est en train de noyer les biens des gens dans le but de se dérober les indemnisations.

« Je demande au gouvernement de ne pas nous laisser avec les gens-là (les représentants du projet Souapiti). Ils iront dire au président de la République qu’ils ont tout satisfait ici ; mais, je demande au président d’envoyer une mission à Konkouré pour contrôler ce que les gens-là sont en train de faire ici. Parce qu’ils sont en train de noyer nos biens pour éviter les indemnisations. Il y a des maisons entières qui sont en train d’être englouties de l’autre côté, en brousse là-bas. On ne peut plus y accéder à cause de la montée des eaux. C’est comme ça qu’ils sont en train de faire disparaitre les biens des gens pour ne pas que le gouvernement sache qu’ils ont refusé d’indemniser les gens… Ils ont tué nos activités. Mais, le peu de biens que nous avons, nous demandons qu’ils nous remboursent. Qu’ils ne nous augmentent rien ; mais, qu’ils nous indemnisent pour qu’on puisse quitter ce lieu », a indiqué Alpha Oumar Diallo.

Toujours assis devant sa boutique, Mamadou Dian Diallo a essuyé, en début de cette semaine, une petite inondation dans sa concession. Une inondation qui n’a ébranlé en rien la détermination de ce vieil homme de 67 ans.

Mamadou Dian Diallo, victime du projet Souapiti

« L’autre fois, c’est le ministre de l’Energie qui est venu nous voir. Il a dit qu’il va envoyer une équipe chez nous… Cette équipe est venue nous voir en fin de semaine dernière. Dès que l’équipe est rentrée, ils ont libéré l’eau sur nous. L’eau est entrée dans toute ma maison. Mais, ils n’ont qu’à garder une chose en tête, à moins qu’ils me tuent, je ne sortirai pas d’ici avant d’être indemnisé. C’est eux qui nous ont dit de partir. Nous, on ne pensait même pas à ça. Et, si avec ça ils ne veulent pas nous rembourser, ils vont nous tuer ici. Mais, nous ne bougerons pas d’ici », a réitéré à Guineematin.com le doyen Mamadou Dian Diallo.

Pendant qu’on s’entretenait avec monsieur Diallo, un serpent est sorti de l’étendue d’eau qui était devant nous. Ce reptile qui a suscité les cris d’affolement de quelques femmes et des enfants qui se trouvaient sur les lieux, s’est dirigé dans un bâtiment inhabité. Et, c’est dans ce bâtiment complètement décoiffé qu’il sera tué par les jeunes.

Selon les habitants, ce reptile n’est pas le premier à apparaître dans ce lieu qui se fait avaler petit à petit par les eaux du fleuve Konkouré. « Depuis que l’eau a commencé à monter, nous assistons tous les jours à des apparitions de serpent ici. Même les animaux ont peur d’être noyés », lance une femme qui détenait un bâton en main.

« Si un serpent comme celui-ci te trouve en train de dormir, tu ne te réveilleras jamais », ajoute un jeune, faisant remuer ses lances pierres. Il fait partie du groupe qui vient de triompher du serpent qui a mis un terme à notre entretien avec monsieur Diallo.

Dans ce district où les habitants ont du mal à dormir, la concession de madame Haoulatou Diallo est quasiment encerclée par les eaux. Actuellement, c’est une seule route qui mène à cette concession occupée par une famille de douze membres. Il nous a fallu contourner pour y accéder, la route du marché et celle qui passe derrière cette concession étant désormais complètement bloquée par les eaux.

Seulement, en plus de la montée sans cesse des eaux et l’apparition inattendue des serpents, les habitants de Konkouré font face à des insectes piquants qu’on leur dit être des moustiques. « Depuis que l’eau a commencé à monter, on constate une présence massive de moustiques. Voyez les petites plaies sur mes pieds et les boutons sur mes bras. C’est l’œuvre de ces moustiques-là », a confié Abdoulaye Diallo, un des fils de madame Haoulatou Diallo.

Avec des bleus sur les pieds et les bras, ce jeune craint aussi l’insécurité dans ce village où ils n’ont plus de voisin direct. « On a des biens, de la marchandise… et, on a peur d’être attaqué par des bandits. Car, si on est attaqué, il n’y a personne pour nous secourir. On est vraiment inquiet ici. C’est pourquoi, on demande aux gens-là (du projet Souapiti) de nous indemniser afin qu’on puisse quitter ce lieu qui est devenu un danger pour nous », a plaidé Abdoulaye Diallo.

Abdoulaye Diallo, victime du projet Souapiti

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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Date des législatives : voici un communiqué de la CENI

18 septembre 2019 à 7 07 34 09349
Maître Amadou Salif Kébé, président de la CENI

Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante informe l’opinion publique que la plénière des Commissaires du samedi 14 septembre 2019, après examen et discussion de l’ensemble des opérations électorales à venir, l’évaluation des moyens techniques et en raison des engagements du Gouvernement de libérer la totalité du budget électoral, que la date technique des élections législatives est fixée au 28 décembre 2019.

Et au titre des prochaines opérations du chronogramme, le Président de la CENI informe également tous les acteurs du processus électoral que les Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorale seront bientôt mises en place.

En vue de conférer un franc succès à cette opération capitale à l’image de l’installation des démembrements, la Commission Électorale Nationale Indépendante voudrait compter sur la mobilisation de tous. Les structures habilitées à participer à la mise en place desdites commissions sont priées de procéder dès à présent aux différentes désignations.

Le Président de la CENI rassure de la détermination de son institution à exécuter l’opération en question, conformément aux dispositions pertinentes du code électoral et des recommandations de l’audit du fichier en l’occurrence, produire un fichier électoral techniquement irréprochable en vue des élections législatives du 28 décembre 2019 et dont les résultats seront acceptés de tous.

Le Président de la CENI sait compter sur l’implication de tous pour réussir un scrutin inclusif, libre, transparent et démocratique.

Me Amadou Salif KEBE

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Des syndicalistes détenus à Mamou : « s’ils ne sont pas libérés aujourd’hui, nous allons envisager une grève »

16 septembre 2019 à 12 12 30 09309

L’USTG version Abdoulaye Sow donne jusqu’à ce lundi soir au gouvernement pour libérer ses responsables arrêtés la semaine dernière à Mamou. C’est Aboubacar Soumah, le secrétaire général adjoint de la centrale syndicaliste qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com dans la matinée de ce lundi, 16 septembre 2019.

Le vendredi dernier, Aboubacar Soumah avait annoncé que son camp allait déclencher une grève si les personnes interpellées à Mamou ne sont pas libérées jusqu’à ce jour. Joint au téléphone ce matin par notre rédaction, le leader du SLECG a indiqué que certains membres du gouvernement avec lesquels ils ont échangé, ont promis que les syndicalistes seront libérés dans la journée de ce lundi. D’où leur décision de patienter une journée de plus pour voir si leurs camarades vont recouvrer leur liberté.

« Lorsque nous avons saisi quelques membres du gouvernement par rapport à cette situation, ils nous ont demandé d’attendre la journée de ce lundi, donc nous observons l’évolution de la situation pendant cette journée pour voir si nos camarades seront libérés aujourd’hui. De toutes les façons, cela ne nous empêche pas de nous retrouver (les responsables de l’USTG) aujourd’hui même puisque le programme avait été déjà établi, pour que nous puissions examiner la situation », a-t-il annoncé.

Le secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) dirigée par Abdoulaye Sow précise que si leurs camarades ne sont pas libérés pendant la journée de ce lundi, ils vont tirer toutes les conséquences. « Si nos camarades ne sont pas libérés aujourd’hui comme l’ont promis les autorités, nous allons nous retrouver demain pour envisager la grève. Ça, c’est inévitable, parce que c’est notre seule arme », a laissé entendre Aboubacar Soumah.

Le bouillant syndicaliste souligne que son camp a déjà déployé une équipe à Mamou pour rencontrer les autorités locales, mais aussi remobiliser ses troupes sur le terrain. Cela, afin de mener le combat jusqu’à la libération des syndicalistes détenus. Ces derniers ont été arrêtés le jeudi, 12 septembre dernier, suite à des heurts qui les ont opposés aux représentants de l’USTG version Abdoulaye Camara à la gare routière de Mamou.

Les deux camps rivaux se sont affrontés autour du contrôle de cet endroit. En plus de la libération de leurs camarades détenus, Aboubacar Soumah et ses amis exigent aussi que leur soient restitués les bureaux du syndicat des transporteurs de la gare routière de Mamou. Les locaux qu’ils contrôlaient jusque-là, ont été repris par le camp adverse.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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