Des syndicalistes détenus à Mamou : « s’ils ne sont pas libérés aujourd’hui, nous allons envisager une grève »

16 septembre 2019 à 12 12 30 09309

L’USTG version Abdoulaye Sow donne jusqu’à ce lundi soir au gouvernement pour libérer ses responsables arrêtés la semaine dernière à Mamou. C’est Aboubacar Soumah, le secrétaire général adjoint de la centrale syndicaliste qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com dans la matinée de ce lundi, 16 septembre 2019.

Le vendredi dernier, Aboubacar Soumah avait annoncé que son camp allait déclencher une grève si les personnes interpellées à Mamou ne sont pas libérées jusqu’à ce jour. Joint au téléphone ce matin par notre rédaction, le leader du SLECG a indiqué que certains membres du gouvernement avec lesquels ils ont échangé, ont promis que les syndicalistes seront libérés dans la journée de ce lundi. D’où leur décision de patienter une journée de plus pour voir si leurs camarades vont recouvrer leur liberté.

« Lorsque nous avons saisi quelques membres du gouvernement par rapport à cette situation, ils nous ont demandé d’attendre la journée de ce lundi, donc nous observons l’évolution de la situation pendant cette journée pour voir si nos camarades seront libérés aujourd’hui. De toutes les façons, cela ne nous empêche pas de nous retrouver (les responsables de l’USTG) aujourd’hui même puisque le programme avait été déjà établi, pour que nous puissions examiner la situation », a-t-il annoncé.

Le secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) dirigée par Abdoulaye Sow précise que si leurs camarades ne sont pas libérés pendant la journée de ce lundi, ils vont tirer toutes les conséquences. « Si nos camarades ne sont pas libérés aujourd’hui comme l’ont promis les autorités, nous allons nous retrouver demain pour envisager la grève. Ça, c’est inévitable, parce que c’est notre seule arme », a laissé entendre Aboubacar Soumah.

Le bouillant syndicaliste souligne que son camp a déjà déployé une équipe à Mamou pour rencontrer les autorités locales, mais aussi remobiliser ses troupes sur le terrain. Cela, afin de mener le combat jusqu’à la libération des syndicalistes détenus. Ces derniers ont été arrêtés le jeudi, 12 septembre dernier, suite à des heurts qui les ont opposés aux représentants de l’USTG version Abdoulaye Camara à la gare routière de Mamou.

Les deux camps rivaux se sont affrontés autour du contrôle de cet endroit. En plus de la libération de leurs camarades détenus, Aboubacar Soumah et ses amis exigent aussi que leur soient restitués les bureaux du syndicat des transporteurs de la gare routière de Mamou. Les locaux qu’ils contrôlaient jusque-là, ont été repris par le camp adverse.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Changement de constitution : les deux raisons pour dire non, selon Lansana Kouyaté

9 septembre 2019 à 13 01 02 09029
Lansana Kouyaté, président du PEDN

Invité de l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace, l’opposant guinéen Lansana Kouyaté s’est exprimé ce lundi, 09 septembre 2019, sur le débat autour du changement de l’actuelle constitution voulu par le pouvoir. Le président du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) a donné les raisons pour lesquelles il est opposé à ce projet d’Alpha Condé et son gouvernement, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Lansana Kouyaté a tout d’abord, reconnu que l’amendement d’une constitution n’est pas mauvais en soit. Mais pour lui, cela n’est pas opportun et n’est même pas possible aujourd’hui en Guinée. Et cela, dit-il, pour deux raisons : « la première raison, c’est qu’en prenant l’historique de la constitution en place, ce sont les forces vives : partis politiques, syndicats, société civile et autres, qui avaient décidé de ne pas aller aux élections de 2010 avant d’installer un conseil national de transition. Ce conseil a été installé, les forces vives ont demandé à ce qu’il adopte une nouvelle constitution, et cette constitution a été effectivement adoptée.

Le point de départ a été les négociations de Ouagadougou, mais ça a continué sur le terrain. On s’est réunis au siège du FUDEC, je me rappelle que ce jour-là tout le monde était présent, parce qu’on n’était pas encore allé au premier tour de l’élection présidentielle. Après l’adoption de la constitution, il a été dit que quiconque est élu président parmi nous, avait pour charge, 6 mois au plus tard après son installation, de soumettre cette constitution adoptée par le CNT au verdict du peuple. Cela n’a pas été fait. Et c’est à une année et quelques mois de la fin du second mandat du président qu’on fait ça ? Excusez-moi de l’expression mais je trouve cette démarche opportuniste, dangereusement opportuniste. Ça, c’est la première raison.

La deuxième raison est tout aussi simple. Une constitution peut être amendée, mais nous nous sommes dans une période critique. On est rentré d’abord dans la démocratie par effraction. Les premiers pas du président élu, ça a été de dissoudre les conseils communaux pour les remplacer par des délégations spéciales. Et, la loi qui indique la procédure d’enclenchement des délégations spéciales n’a pas été respectée. Donc, il ne faut pas qu’on continue à aller de l’inutile à l’inutile. Ce qu’on est en train de faire n’est pas sérieux par rapport aux engagements d’un peuple et surtout d’une élite par rapport à son progrès non seulement institutionnel mais économique, culturel et social », a dit l’opposant.

En ce qui concerne les consultations sur ce sujet annoncées par le président Alpha Condé lors de sa dernière adresse à la national, le président du PEDN a laissé entendre qu’il partage la position du FNDC dont son parti est membre. C’est-à-dire qu’il ne prendra part à ce débat que le Premier ministre est chargé de conduire. Et, si le pouvoir s’entête à vouloir faire passer par quelque moyen que ce soit son projet de nouvelle constitution, Lansana Kouya redoute les conséquences que cela pourrait engendrer.

« Tout guinéen aurait souhaité que ce pays reste en paix. A côté de nous, partout les pays ont été troublés, il y a même des pays qui ont perdu une partie de leur territoire. Ce qui a amené à des guerres sanglantes et fratricides, on ne souhaite pas que cela arrive à notre pays. Mais, quand le viol des lois s’installe, quand on ne respecte plus les paroles données et surtout on n’accepte plus ce que la loi prévoit, alors on ouvre la porte ces menaces-là », a dit l’ancien Premier ministre guinéen.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Guinée : le RPG-ARC appelle « tous les patriotes » à la consultation nationale

7 septembre 2019 à 17 05 01 09019

Le discours du président Alpha Condé appelant à l’ouverture de larges consultations avec les acteurs sociopolitiques continue de dominer les débats dans notre pays. Le RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, salue cette initiative présidentielle et invite toutes les parties prenantes à y prendre part. L’annonce en a été faite ce samedi, 7 septembre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti, présidée par Djalikatou Diallo en présence de nombreux militants, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Comme on pouvait s’y attendre, l’ouverture de consultations nationales avec tous les acteurs nationaux pour débattre de toutes les questions concernant la vie de la nation, y compris celles qui fâchent, est saluée dans les rangs du parti au pouvoir.

L’assemblée générale de ce samedi a commencé par la lecture d’une déclaration du Bureau Politique National saluant le discours du président de la République. Dans cette déclaration, lue par Lansana Komara, le parti au pouvoir a exprimé sa confiance au Premier ministre et demandé aux politiques et aux acteurs de la société civile à accepter d’aller à ces consultations.

Pour Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique, il n’y a même pas lieu de lire une déclaration pour exprimer un soutien au Chef de l’Etat.

Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sport, de la Culture et du Patrimoine Historique et membre du RPG

« Nous n’avons pas besoin de dire que nous soutenons le professeur Alpha Condé. Nous sommes collés à la peau d’Alpha Condé. Après le brillant discours du professeur Alpha Condé il y a quelques jours, j’ai presque lu la plupart des leaders qui ont fait des commentaires là-dessus, mais j’ai remarqué que c’est un seul leader qui a bien écouté et qui a compris. Le président a dit consultation des forces vives de la Nation. Il n’a pas dit négociation. J’ai suivi les gens dans les médias dire : voilà les conditions. Il n’y a pas de conditions. Le président a réitéré sa confiance au Premier ministre. Il lui a confié la mission de consulter les forces vives de la nation. Mais, nous savons tous que la constitution en vigueur reconnait que c’est le Premier ministre qui est en charge du dialogue social et politique. La moindre des choses, ceux qui se disent qu’ils soutiennent ou qu’ils défendent cette constitution, la première des choses c’est d’aller devant le Premier ministre pour qu’ils donnent leur point de vue. Mais, tu ne peux pas vouloir d’une chose et de son contraire. Donc, nous demandons à tous les patriotes de Guinée, de se mettre à la disposition du Premier ministre pour qu’il puisse accomplir la mission que le Chef de l’Etat, notre président, notre bien aimé Alpha Condé, lui a bien confié ».

Par ailleurs, Sanoussy Bantama Sow a dit que jamais le RPG arc-en-ciel n’a parlé de 3ème mandat. « Les gens ont peur, ils sont paniqués. Parce que pour eux, dès qu’on parle d’une nouvelle Constitution, ils disent 3ème mandat. Mais, je demande à tous ceux qui sont dans cette salle, est-ce qu’une seule fois ici au RPG, on a parlé de 3ème mandat ? Nous, nous respectons les lois du pays. Le RPG arc-en-ciel ne parle pas de 3ème mandat, nous parlons d’une nouvelle Constitution. Parce que la constitution actuelle, n’a pas été soumise au peuple de Guinée. C’est vous, peuple de Guinée, c’est vous qui devez décider », a-t-il dit avec insistance.

L’honorable Saloum Cissé, 1er vice-président à l’Assemblée nationale et secrétaire général par intérim du RPG arc-en-ciel

Abondant dans le même sens, Saloum Cissé, secrétaire général par intérim du parti au pouvoir, a dit que la Guinée a changé positivement sous l’ère Alpha Condé. Selon lui, ceux qui critiquent le régime actuel sont ceux-là même qui sont à la base du retard que connait notre pays. « Est-ce que la Guinée d’hier et la Guinée d’aujourd’hui, ce sont les mêmes Guinée ? Je ne parle pas au hasard. La chance au niveau du RPG, c’est que ceux qui sont à la pâte au niveau de l’opposition ont tous dirigé la Guinée. C’est notre chance. On connait leur quitus politique, on connait leur quitus d’action, on connait leur quitus moral. Voilà les trois quitus qui sont en balance. Voilà la question fondamentale que les Guinéens doivent se poser. Quand on dit que la Guinée était dans un puits, qui a mis la Guinée dans le puits ? Posez-vous la question. Mais moi, il y a seul point que je salue chez le professeur Alpha Condé, il n’a pas ouvert la vanne de la vengeance, premièrement. Deuxièmement, même en faisant l’état des lieux, il n’a pas tenu compte des contraintes endogènes de la Guinée pour mettre les gens, les uns et les autres, qui sont responsables de ce déficit», a-t-il salué.

Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation professionnelle, de l’emploi et du travail et membre du BPN du RPG

Parlant des élections législatives annoncées pour bientôt, Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, a invité les militants et sympathisants à se préparer pour les opérations d’enrôlement. « Comme vous le savez, nous rentrons petit-à-petit dans les phases décisives des élections législatives. Et, comme vous avez pu le constater, l’opposition guinéenne dans sa logique de contestation permanente, commence déjà à contester les résultats, on n’a même pas commencé les élections. Donc, incapables de trouver un consensus pour les démembrements de la CENI, ils se mettent déjà à crier au loup. Vous savez pourquoi ils font ça ? C’est de préparer l’opinion à leur défaite ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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LFR 2019 : le Gouvernement annonce 908, 6 milliards de hausse de ses dépenses

7 septembre 2019 à 11 11 32 09329
Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement
Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement

Entre la Loi de finances initiale et la Loi de finances rectificative le Gouvernement guinéen a augmenté ses dépenses à hauteur de 4,1 % ; soit 908, 6 milliards de francs guinéens. Pourtant, il n’y a eu que la moitié pour les recettes : 484, 60 milliards de francs guinéens, soit 2,51%.

En tous les cas, l’Assemblée nationale a, comme une chambre d’enregistrement, a validé sans problème le rapport de la Loi de finances rectificative qui passe désormais de 22 313 378 217 000 GNF à 23 221 979 464 075.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de ce rapport :

République de Guinée
Travail – Justice – Solidarité

ASSEMBLÉE NATIONALE

N° 278

CONSTITUTION DU 07 MAI 2010
HUITIÈME LÉGISLATURE

SESSION EXTRAORDINAIRE 2019

Enregistré à la présidence de l’Assemblée Nationale, le 23 août 2019

RAPPORT 

Sur le volet dépenses du Projet de loi de Finances Rectificative 2019

Fait par la Commission des Affaires Economiques et Financières, du Plan et de Coopération.

Présenté par :   Alfa Mohamed DIALLO

Août 2019

Honorable Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Monsieur le Représentant du Chef de l’Etat,

Messieurs  les Ministres,

Mesdames et Messieurs,

Suite à l’examen en Commissions et inter-commission de la partie dépenses du Projet de Loi de Finances Rectificative  2019 (PLFR 2018)  du 26 au 28 août 2019 avec la participation effective des Ministres et cadres concernés des départements ministériels et Institutions Républicaines ; la prévision retenue se chiffre à vingt-trois mille deux cent vingt un milliards neuf cent soixante-dix-neuf millions quatre cent soixante-quatre mille soixante-quinze Francs Guinéens (23 221 979 464 075) contre vingt-deux mille trois cent treize milliards trois cent soixante-dix-huit millions deux cent dix-sept mille Francs Guinéens (22 313 378 217 000 GNF) dans la LFI.

 Cette révision se justifie par :

  • Le niveau de consommation des crédits budgétaires au premier semestre du secteur énergétique ;
  • La nécessité de prendre en compte les ressources et les obligations induites par l’emprunt obligataire 2019 ;
  • La prise en compte de certaines demandes de crédits complémentaires formulées par des départements ministériels et Institutions dans le cadre de la mise en œuvre de leur politique sectorielle;
  • La nécessité de s’ajuster aux priorités pressantes de mise en œuvre du PNDES avant l’échéance du cycle initial de 2020.

Ainsi le développement et la ventilation des dépenses en fonction des objectifs socio-économiques se présentent de la façon suivante :

FONCTIONS

LF 2019

Modifications

PLFR 2019

Part dans le total

701 Services Généraux des      Administrations Publiques

4 769 422 727 000

72 344 871 000

4 841 767 598 000

20,85%

T1. Charges financières  de la dette

1 002 918 039 000

-35 918 038 000

967 000 001 000

 

T2. Dépenses de personnel

663 370 330 000

11 608 696 000

674 979 026 000

 

T3. Dépenses de biens et services

1 876 810 319 000

198 033 353 000

2 074 843 672 000

 

T4. Dépenses de transfert

353 386 227 000

15 568 495 000

368 954 722 000

 

T5. Dépenses d’investissement

741 733 312 000

-116 947 635 000

624 785 677 000

 

FINEX

131 204 500 000

0

131 204 500 000

 

702 Défense

1 794 101 303 000

-31 020 582 000

1 763 080 721 000

7,59%

T2. Dépenses de personnel

1 299 067 396 000

0

1 299 067 396 000

 

T3. Dépenses de biens et services

170 317 700 000

4 700 002 000

175 017 702 000

 

T4. Dépenses de transfert

233 449 669 000

149 974 000

233 599 643 000

 

T5. Dépenses d’investissement

91 266 538 000

-35 870 558 000

55 395 980 000

 

703 Ordre et sécurité publics

473 065 800 000

-8 357 431 000

464 708 369 000

2,00%

T2. Dépenses de personnel

295 288 835 000

1 523 163 000

296 811 998 000

 

T3. Dépenses de biens et services

113 023 978 000

-1 882 006 000

111 141 972 000

 

T4. Dépenses de transfert

25 773 687 000

-4 502 293 000

21 271 394 000

 

T5. Dépenses d’investissement

33 777 300 000

-3 496 295 000

30 281 005 000

 

FINEX

5 202 000 000

0

5 202 000 000

 

704 Affaires économiques  

6 114 640 364 000

967 401 220 000

7 082 041 584 000

30,50%

T2. Dépenses de personnel

345 706 337 000

5 063 458 000

350 769 795 000

 

T3. Dépenses de biens et services

144 235 310 000

-17 456 086 000

126 779 224 000

 

T4. Dépenses de transfert

908 869 417 000

1 277 049 560 000

2 185 918 977 000

 

T5. Dépenses d’investissement

2 036 108 400 000

-248 317 812 000

1 787 790 588 000

 

FINEX

2 679 720 900 000

-48 937 900 000

2 630 783 000 000

 

705 Protection de l’environnement

417 035 105 000

-19 713 604 000

397 321 501 000

1,71%

T2. Dépenses de personnel

48 238 783 000

14 161 224 000

62 400 007 000

 

T3. Dépenses de biens et services

48 360 323 000

-5 002 946 000

43 357 377 000

 

T4. Dépenses de transfert

49 263 999 000

336 902 000

49 600 901 000

 

T5. Dépenses d’investissement

57 961 500 000

-29 208 784 000

28 752 716 000

 

FINEX

213 210 500 000

0

213 210 500 000

 

706 Logement et équipements       collectifs

2 114 637 481 000

-116 319 023 000

1 998 318 458 000

8,61%

T2. Dépenses de personnel

28 184 699 000

0

28 184 699 000

 

T3. Dépenses de biens et services

17 360 193 000

21 418 000

17 381 611 000

 

T4. Dépenses de transfert

111 270 789 000

1 019 153 000

112 289 942 000

 

T5. Dépenses d’investissement

711 345 900 000

-103 359 594 000

607 986 306 000

 

FINEX

1 246 475 900 000

-14 000 000 000

1 232 475 900 000

 

707 Santé

1 664 018 250 000

94 057 431 000

1 758 075 681 000

7,57%

T2. Dépenses de personnel

557 438 195 000

2 858 303 000

560 296 498 000

 

T3. Dépenses de biens et services

426 024 868 000

91 999 128 000

518 023 996 000

 

T4. Dépenses de transfert

47 001 946 000

0

47 001 946 000

 

T5. Dépenses d’investissement

276 336 241 000

-800 000 000

275 536 241 000

 

FINEX

357 217 000 000

0

357 217 000 000

 

708 Loisirs, culture et culte

447 785 490 000

49 387 982 000

497 173 472 000

2,14%

T2. Dépenses de personnel

63 685 929 000

1 207 614 000

64 893 543 000

 

T3. Dépenses de biens et services

126 046 555 000

3 663 105 000

129 709 660 000

 

T4. Dépenses de transfert

72 159 126 000

506 652 000

72 665 778 000

 

T5. Dépenses d’investissement

145 893 880 000

44 010 611 000

189 904 491 000

 

FINEX

40 000 000 000

0

40 000 000 000

 

709 Enseignement

3 083 561 807 000

-66 069 616 000

3 017 492 191 000

12,99%

T2. Dépenses de personnel

1 768 434 034 000

558 223 000

1 768 992 257 000

 

T3. Dépenses de biens et services

215 713 869 000

830 272 000

216 544 141 000

 

  T4. Dépenses de transfert

532 501 775 000

2 310 103 000

534 811 878 000

 

  T5. Dépenses d’investissement

333 837 129 000

-19 768 214 000

314 068 915 000

 

FINEX

233 075 000 000

-50 000 000 000

183 075 000 000

 

710 Protection sociale

1 435 159 846 000

-33 159 956 744

1 401 999 889 256

6,04%

  T2. Dépenses de personnel

25 159 703 000

387 026 000

25 546 729 000

 

  T3. Dépenses de biens et services

41 184 646 000

832 999 000

42 017 645 000

 

  T4. Dépenses de transfert

1 037 804 272 000

-14 909 907 000

1 022 894 365 000

 

  T5. Dépenses d’investissement

51 117 025 000

-14 408 015 000

36 709 010 000

 

FINEX

279 894 200 000

-5 062 059 744

274 832 140 256

 

Total général

22 313 428 173 000

908 551 291 075

23 221 979 464 075

100,00%

 

Honorables Députés,

Le volet dépenses du projet de loi de finances révisée est évalué à 23 221 Mds contre une prévision en loi de finances initiale de 22 313,39 Mds, soit une augmentation de GNF 908,6 Mds (4,1%).

 Rapportées au PIB, les dépenses représentent 18,4% du PIB contre 17,66% dans le budget initial.

 

L’augmentation des dépenses de 908,6 Mds est imputable aux dépenses courantes pour     1 554,7 Mds (12,3%) atténuée par une légère baisse enregistrée au niveau des dépenses d’investissement pour 600,4 Mds (-6,6%).

a.     Dépenses courantes 

La hausse des dépenses courantes porte essentiellement sur les dépenses de transferts pour 1 277,53 Mds, les dépenses de biens et services pour 275,74 Mds et les dépenses de personnel pour 37,34 Mds, atténuée par la baisse des charges financières de la dette pour 35,9 Mds.

  • Charges financières de la dette 

Les charges financières de la dette se chiffrent à 967 Mds contre une prévision initiale de 1 002,90 Mds, soit une diminution de 35,90 Mds (-3,6%).

La part des charges financières de la dette dans les dépenses courantes est de 6,8% et se décomposent en intérêts aux non-résidents pour 251 Mds (25,96%) et aux résidents autres que les administrations publiques pour 716 Mds (74,04%).

  • Dépenses de personnel

Les dépenses de personnel s’accroissent de 0,73% soit  5 131,94 Mds contre 5 094,60. Rapportées au PIB, les dépenses de personnel sont autour de 4,06%.

Toutefois, l’accès aux services dans les zones rurales pour les secteurs de l’éducation et de la santé sera assuré ainsi que la poursuite du recensement biométrique des agents contractuels et personnels retraités et l’installation de 150 machines supplémentaires d’ici à la fin de 2019 pour la maitrise des effectifs des fonctionnaires.

La part des dépenses de personnel dans les dépenses courantes se situe à 36,1%. Rapportées aux recettes fiscales, les dépenses de personnel passent de 29,90% à 30,6% en LFR 2019. Ce taux reste encore inférieur au seuil du critère de convergence de la CEDEAO qui est de 35%.

  • Dépenses de biens et services 

Pour une augmentation de 275,74 Mds ; les dépenses de biens et services sont projetées à hauteur de 3 454,82 Mds contre 3 179,08 Mds

Cette augmentation s’explique essentiellement par l’effort du Gouvernement à améliorer les secteurs de la Santé et de l’éducation notamment par l’achat des produits pharmaceutiques, des consommables médicaux et des fournitures scolaires d’une part et des besoins de fonctionnement des nouveaux services d’autre part.

Leur part dans les dépenses courantes s’établit à 24,3% contre 25,1%.

Les dépenses de biens et services absorbent 17,4% des recettes intérieures.

  • Dépenses de transfert 

Ces dépenses passent de 3 371,48 Mds à 4 649,01 Mds soit une augmentation de 1 277,53 Mds (27,48%).

Cette hausse porte essentiellement sur les subventions à l’électricité de guinée (EDG) qui passe de 880 Mds à 2 157 Mds. A cela, s’ajoute la prise en charge des frais de location des bâtiments occupés par certaines Institutions Constitutionnelles.

La part des dépenses de transfert dans les dépenses courantes se situe à 32,7% contre 26,66% en loi de finances initiale 2019 et représente 3,7% du PIB.

  1. Dépenses d’investissement 

 Les dépenses d’investissement y c BAS sont évaluées à 9 019,21 Mds contre une prévision initiale de 9 665,33 Mds, soit une diminution de 600,4 Mds (-6,6%).

 Cette baisse porte respectivement sur les immobilisations non financières pour 647,66 Mds et le BAS pour 45,70 Mds, atténuée par une légère augmentation des immobilisations financières pour 47,3 Mds.

Les dépenses d’investissement sont financées par les ressources propres à hauteur de         3 951,2 Mds (43,8%) et les ressources extérieures pour 5 068 Mds (56,2%).

 Elles représentent 38,8% des dépenses totales et 7,14% du PIB contre respectivement 43,32% et 7,65% du PIB dans la Loi initiale.

c.      Solde Budgétaire

Le solde global s’élève à -3 405,30 Mds, soit -2,70% du PIB contre -2,36% dans la loi de finances initiale 2019.

Quant au solde net de gestion et au solde primaire global, ils s’établissent respectivement à -10,2% et -1,9% du PIB contre 5,59% et -2,59% du PIB dans les prévisions initiales de 2019.

d.     Financement

Pour la couverture du déficit budgétaire s’élevant à trois mille quatre cent cinq milliards trois cent sept millions soixante mille Francs Guinéens (3 405,31 Mds), le Ministre chargé des finances est autorisé à :                                         

  • contracter des emprunts pour un montant de 5 744 Mds) ;
  • recouvrer des créances sur les entreprises et autres redevables pour 181,3 Mds) ;
  • procéder à des cessions d’actifs pour 97,3 Mds GNF)
  • procéder au remboursement du capital des emprunts extérieurs pour un montant de 659 Mds GNF et des emprunts intérieurs pour un montant de 1 958,1 Mds GNF) ;

Honorables Députés,

Au cours d’intenses débats en commissions, inter-commissions, il s’est dégagé un certain nombre de constats, interrogations et inquiétudes portant sur :

  • l’augmentation exponentielle de la subvention à  EDG ;
  • l’augmentation des dépenses de fonctionnement ;
  • la non traçabilité des dépenses publiques au niveau déconcentré et décentralisé;
  • la diminution des crédits d’investissement de l’armée ;
  • l’annulation des dépenses d’investissement notamment :
  • l’assainissement de la ville de Conakry ;
  • les travaux d’achèvement de l’hôtel Niger de Faranah et des aérodromes de l’intérieur du pays; 
  • l’aménagement numérique du territoire ;
  • la construction du DATA CENTER.

     – le retard de la ré-immatriculation des véhicules 

Honorables Députés,

Tenant compte des réponses des Ministres et cadres concernés sur les coupes constatées au niveau des investissements qui seraient  dues essentiellement au non engagement des dépenses à fin juin 2019 ainsi que le gel de nouvelles constructions des bâtiments administratifs ; la commission :

Appelle l’Exécutif à renforcer les capacités managériales des ressources humaines chargées d’administrer les travaux d’investissement ;

Encourage le Ministère du budget à persévérer à recourir, de plus en plus, aux emprunts obligataires ;

Invite les Ministres du Plan, des Télécommunications, des Finances et du Budget à la mise en place d’une commission urgente de concertation en vue de la commercialisation effective de la fibre optique qui constitue l’une des plus utiles réalisations du Pr Président.

Honorables Députés,

Au bénéfice des observations, remarques et recommandations, la Commission des Affaires Economiques et Financières, du Plan et de la Coopération tout en se  félicitant de l’affectation des 92 mds obtenues lors du  débat sur le volet recettes au Ministère de la santé qui  porte son budget à  8% conformément à l’accord de partenariat avec l’Union Européenne, vous invite à adopter à l’unanimité le volet dépenses du projet de loi de finances rectificative 2019.

Je vous remercie

La Commission

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Conseil des ministres : le Gouvernement salue « le discours historique » du président Alpha Condé

5 septembre 2019 à 18 06 58 09589

« Le conseil s’est félicité de l’adresse de Monsieur le Président de la République à la nation le 04 septembre dernier et pris bonne note des directives contenues dans ce discours historique qui en plus d’appeler les guinéens à la paix et à la solidarité, convie-les instituions et les acteurs politiques et sociaux de notre pays à un dialogue serein et constructif autour des problématiques liées au développement économique et social ainsi qu’à l’enracinement de la démocratie. Le Premier Ministre et le Gouvernement s’engagent à œuvrer à la tenue d’élections législatives libres et transparentes au courant de l’année en cours tout en veillant à la promotion du dialogue politique et social prôné par Monsieur le Président de la République », rapporte le porte parole du Gouvernement.

Ci-dessous Guineematin.com vous propose le compte rendu du conseil des ministres de ce jeudi, 5 septembre 2019 :

Conakry, le 5 Septembre 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 05 septembre 2019, de 10H à 12h, avec l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DES SESSION ORDINAIRES DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DES MARDIS 20 AOUT ET 03 SEPTEMBRE 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a donné au Conseil les directives relatives à la réduction drastique des missions à l’étranger des membres du Gouvernement qui doivent s’atteler résolument au travail gouvernemental au lendemain de la rentrée et après la période de pèlerinage aux lieux saints de l’Islam. Les membres du Conseil ont été invités à désigner des collaborateurs ou à se faire représenter par des membres de la mission diplomatique dans les pays concernés, à l’exception de certaines missions requérant la présence effective du chef de département à l’extérieur du pays

Le Chef de l’Etat a invité les départements concernés à limiter le recrutement des enseignants aux candidats sortis des écoles de formation du personnel de l’éducation, dans le but de mieux qualifier le système éducatif et relever le niveau de l’enseignement dispensé dans nos établissements scolaires

Le Président de la République a instruit les départements en charge des Finances, du Budget et de la Fonction Publique d’initier la réalisation d’un audit complet de la Fonction publique guinéenne afin d’identifier et sortir du Fichier Général de l’Administration (FGA) tous les fictifs et autres agents indument enrôlés, l’objectif étant de rationaliser les dépenses de salaire des agents de l’administration publique

Le Chef de l’Etat a rappelé les règles élémentaires de gestion du personnel et souligné la nécessité d’éviter la sédentarisation des cadres à leurs postes afin d’optimiser le rendement des responsables de notre administration

Le Président de la République a décidé de la mise en place urgente d’une commission nationale chargée de veiller au respect des normes environnementales dans les zones minières en vue d’une meilleure protection de la faune, de la flore et des terres agricoles.

Par ailleurs, le conseil s’est félicité de l’adresse de Monsieur le Président de la République à la nation le 04 septembre dernier et pris bonne note des directives contenues dans ce discours historique qui en plus d’appeler les guinéens à la paix et à la solidarité, convie-les instituions et les acteurs politiques et sociaux de notre pays à un dialogue serein et constructif autour des problématiques liées au développement économique et social ainsi qu’à l’enracinement de la démocratie. Le Premier Ministre et le Gouvernement s’engagent à œuvrer à la tenue d’élections législatives libres et transparentes au courant de l’année en cours tout en veillant à la promotion du dialogue politique et social prôné par Monsieur le Président de la République

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel des mardis 20 aout et 03 septembre 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre des Mines et de la Géologie qui a fait une communication relative à la Convention de Concession Minière amendée et consolidée entre la République de Guinée et les Sociétés des Mines de Fer de Guinée et EURONIMBA LIMITED pour l’exploitation des gisements de fer du mont Nimba.

Il a rappelé que la République de Guinée et la Société Euronimba ont conclu le 25 avril 2003 une Convention de Concession minière dans le cadre de l’exploitation des gisements de fer du mont Nimba par la Société des Mines de Fer de Guinée (SMFG). La même année, un décret est pris, accordant la concession de recherche et d’exploitation minière sur le mont Nimba, avec pour option de base l’évacuation du minerai par le Transguinéen.

Le Ministre a indiqué qu’en dépit de l’annonce du retrait du projet des partenaires stratégiques, au cours des négociations visant à établir un avenant incluant l’option d’évacuation du minerai par le Liberia, sur la base d’une étude réalisée en 2008, les parties aboutirent à un projet d’accord sous la forme d’un Avenant en 2013 dans le cadre des travaux du Comité Technique de revue des Titres et Conventions miniers. Les conditions de signature de cet avenant par les parties n’ont pas été réunies aboutissant à sa caducité.

Le Ministre a indiqué que c’est dans ce contexte que les partenaires ont proposé à l’Etat, en mars 2018, un repreneur du projet, en l’occurrence la société HPX, une société américaine du groupe d’Ivanhoé. Après les vérifications d’usage de la qualité de ce partenaire, à la demande de l’Etat, les parties ont convenu de l’ouverture de négociations pour la conclusion d’une Convention amendée sur la base des principes proposés par l’Etat guinéen :

C’est ainsi que des discussions ont été ouvertes avec HPX, en présence des trois actionnaires d’Euro nimba (BHP, NEWMONT et ORANO, ex-AREVA). Ces discussions portaient sur les conditions sur la base desquelles la Guinée pourrait considérer l’approbation de la cession des actions d’Euro nimba à HPX, consentant ainsi à la prise de contrôle du projet SMFG par HPX.

En résumé, ce projet de convention amendée prévoit :

L’obtention par l’État guinéen d’une participation directe, gratuite et non-diluable dans SMFG égale à 10% du capital social, ainsi que deux (2) sièges au Conseil d’Administration de la SMFG ;

La réduction de la durée de la stabilisation du régime fiscal et douanier à 15 ans alors qu’elle était égale à la durée de vie du Projet dans la convention de 2003 ;

La réduction de certains avantages fiscaux et douaniers ;

L’octroi à l’État guinéen d’une redevance additionnelle applicable à toute tonne évacuée par le Libéria, égale à un minimum de 0,825 US$ et un maximum de 2 US$ par tonne en fonction de l’évolution des cours du minerai de fer

Au terme des débats, le Conseil, après avoir pris note des réponses apportées aux questions formulées, a adopté le projet

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique qui a fait une Communication relative à la reprise de l’orientation des étudiants en Faculté de médecine à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Le Ministre a rappelé que l’enseignement supérieur de la République de Guinée s’est doté d’une faculté de Médecine en 1967, faisant ainsi de la Guinée le 3ème pays en Afrique Francophone après le Sénégal et la RDC (ex-Zaïre) à pouvoir former ses agents de santé sur place. Ce qui fut suivi, deux années plus tard en 1969 de la création dans la même université de la faculté de Pharmacie. Plus tard, Avec l’évolution des études dans le domaine des sciences de la santé, l’odontostomatologie fut créée en 1990 et les 3 facultés furent regroupées pour former la faculté de Médecine Pharmacie Odontostomatologie (FMPOS).

L’orientation des étudiants à cette faculté était sur base d’un concours d’accès aux institutions d’enseignement supérieur. Il a révélé qu’avec la suppression du concours, l’obligation d’être détenteur d’un Baccalauréat série sciences expérimentales ou sciences mathématiques n’était plus respectée provoquant la massification du système.

Le Ministre a expliqué que cette massification de l’enseignement à la Faculté de Médecine a conduit à une baisse des performances du système de santé et la prise de décision par le gouvernement de l’arrêt de l’orientation d’étudiants dans cette faculté à partir de l’année universitaire 2016-2017. Ceci a conduit le gouvernement à entreprendre un vaste chantier de reformes dont la révision du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) pour la période 2015-2024, et la réforme de l’enseignement et de la recherche en santé.

Le Ministre a rappelé que pour résoudre les problèmes identifiés, un arrêté a été pris par le MESRS en Janvier 2018 pour transformer la FMPOS en Faculté des Sciences et Techniques de la Santé (FSTS) intégrant ainsi l’impérieux besoin d’universalisation des formations paramédicales. Ainsi la FSTS s’est doté d’un plan stratégique de développement pour la période 2019-2024 et d’un plan d’action opérationnel. Aujourd’hui, les enseignements à la FSTS sont réalisés par des enseignants de rang magistral et depuis Novembre 2018 elle accueille le Centre d’Excellence Africain pour la prévention et le contrôle des maladies transmissibles.

Il a justifié que pour éviter une pénurie d’agents de santé à notre système de santé dans une vingtaine d’années et sur la proposition du comité pédagogique de la FSTS, le MESRS a envisagé le recrutement de la 1ère promotion de la FSTS pour la rentrée universitaire 2019-2020 à condition que certains préalables soient remplis notamment :

Construction et équipement des laboratoires de travaux pratiques pour les sciences fondamentales ;
Rénovation et sécurisation du matériel didactique installé dans les différentes salles de classe ;
Organisation d’un concours d’accès ouvert aux bacheliers en sciences expérimentales ou mathématiques de la session 2019 ayant obtenu une mention minimale « Bien » pour les sciences médicales et « Assez bien » pour les sciences paramédicales.

Au terme des débats, le Conseil a accordé son soutien à l’initiative du Ministre et recommandé de communiquer sur les résultats des réformes

Le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile qui a fait une communication relative à l’opérationnalisation du Fonds Social de la Sécurité et de la Protection Civile.

Le Ministre a rappelé que dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité lancée en 2011 auquel le Chef de l’État, accorde un intérêt majeur, le législateur guinéen, sous l’inspiration du Gouvernement, s’est prononcé sur la nécessité d’accorder une protection sociale efficace aux différents corps de police nationale et de la protection civile dans l’accomplissement des missions qui leur sont dévolues.

Il a indiqué que dans la mise en œuvre de cette volonté, de nombreuses mesures ont été prises dont entre autres :

Le décret D/2011/120/PRG/SGG portant création de la Direction Générale du Fonds Social de la Protection Civile ;
Le Décret D/2015070PRG/SGG du 30 avril 2015 portant statuts du Fonds Social de la Sécurité de la Protection Civile ;
La mise en place du Conseil d’Administration du Fonds Social de la Sécurité et de la Protection Civile en application des dispositions de l’article 7 du décret sus – visé

Le Ministre a souligné que la mission du Fonds Social de la Sécurité et de la Protection Civile est d’assurer la mise en œuvre de la politique du département dans le domaine de l’assistance et de la protection sociale nécessaire au renforcement des capacités des services de la police et de la protection civile.

Il a indiqué que c’est sur la base des conclusions des différentes sessions du conseil d’Administration que son département s’est engagé dans le processus d’opérationnalisation du Fonds Social, dont le pilier central demeure le prélèvement de 5% sur le salaire indiciaire des fonctionnaires concernés la libération de la part contributive de l’État

Au terme des débats, le Conseil a autorisé le Ministre de procéder au prélèvement des 5% des salaires indiciaires de ses agents et, au terme du processus de saisir le Conseil d’une demande de subvention afin de couvrir la part contributive de l’Etat.

Le Ministre de la Sécurité et de la protection Civile a présenté une seconde communication relative à la création des postes fixes et mutation des agents des opérations d’enrôlement et de délivrance des passeports biométriques dans certaines représentations diplomatiques à forte communauté guinéenne.

Le Ministre a rappelé que les résultats des opérations d’enrôlement et de délivrance des passeports biométriques à nos compatriotes résidents à l’étranger, initiées de commun accord avec les Ministères en charge des Finances et de l’Administration du territoire se sont révélés insuffisants en dépits de gros efforts fournis par le Gouvernement dans le cadre de leur mise en œuvre (billets d’avion et frais de mission).

Il a indiqué qu’en raison des enjeux qui s’attachent à la validité (5 ans), la détérioration, la perte ou le vol de ces documents de voyage, son département préconise une solution durable à ces opérations d’enrôlement et de délivrance par la détermination d’un certain nombre de zones d’intervention au sein desquelles un officier de police de la Direction Centrale de la Police des Frontières avec les équipements appropriés sera affecté à chacune de ces représentations diplomatiques de notre pays

Il a souligné que l’officier de Police en charge de l’enrôlement fera partie du personnel de l’Ambassade de Guinée accrédité dans la capitale identifiée et sera nommé par le Ministre de la Sécurité et de la protection civile.

Au terme des débats, le Conseil a invité le Ministre de la Sécurité à procéder à une analyse de coûts/bénéfices des deux options à l’œuvre. Il s’agit de l’option d’organiser des voyages périodiques ou d’avoir des postes fixes dans certaines représentations diplomatiques.

Par, ailleurs le Conseil a pris les décisions suivantes :

Il a été enjoint au Ministre de l’Urbanisme et de la Ville d’accélérer le calendrier d’opérationnalisation de l’AGUIFIL afin que dès le mois de décembre prochain, les opérations de crédit avec les banques concernant les logements sociaux puissent démarrer.

Les chefs d’équipe gouvernementaux du Programme ANAFIC doivent s’enquérir de l’évolution des travaux dans les collectivités locales et profiter de l’occasion pour lancer la seconde génération de projets avec une priorité pour les domaines sociaux, éducatifs et sanitaires.

La construction des ouvrages scolaires et sanitaire doit se faire de concert avec les logements des enseignants pour accroitre l’attractivité de ses zones pour les fonctionnaires détachés à l’intérieur du pays. Dans ce cadre, les syndicats doivent être associés à ces choix majeurs.

IV. AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

Le Ministre de l’Energie a informé le Conseil de la mise en eau du Barrage Souapiti et de l’évolution du processus de réinstallation des populations en phase d’achèvement. Il a également informé le Conseil qu’il a prévu de concert avec le Ministre de la Communication d’engager une vaste opération de communication autour de cet important projet, qui occupe une place de choix dans le bilan du Président de la République qui aura, réussi dans l’intervalle de 10 ans, à réaliser deux barrages hydro-électriques d’envergure, en Guinée.

Le Ministre du Budget a informé le Conseil de son passage à l’Assemblée Nationale pour y présenter le Projet de Loi des Finances Rectificative.

Il a rapporté que les questions qui lui revenaient portaient essentiellement sur l’état défectueux des routes en cette période d’hivernage : Un constat partagé par l’ensemble du Conseil qui s’est félicité de l’adoption de la LFR 2019 par le Parlement.

Pour remédier à cette situation, la recommandation essentielle a été de systématiser les rencontres avec les Ministères des Travaux Publics, de l’Energie et de l’Agriculture afin de suivre l’exécution des travaux liés aux projets relevant de leurs portefeuilles. Il a été suggéré que ces rencontres seront placées sous la Présidence du Premier Ministre.

Avant de lever la séance, Monsieur le Président de la République a donné au Conseil de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Préfecture de Boffa : Tidiane Soumah passe le témoin au Lieutenant-colonel Abdourahmane Keita

2 septembre 2019 à 22 10 40 09409

Le remplacement de Tidjane Soumah, par un décret présidentiel à la tête la préfecture de Boffa par le Lieutenant-colonel Abdourahmane Kéita, avait provoqué des manifestations de colère de certains citoyens de la commune urbaine. Après la tempête, le calme est revenu dans la cité avec la passation de service entre les deux hommes, organisé ce lundi, 2 septembre 2019. C’est le bloc administratif local qui a servi de cadre à la cérémonie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’évènement était placé sous la présidence du gouverneur de la région administrative de Boké, le Général Siba Lohalamou. Il a mobilisé plusieurs personnalités de la région mais aussi les sous-préfets, maires, secrétaires généraux des communes, chefs religieux, acteurs de la société civile de Boffa et une importante délégation des fils ressortissants de ladite préfecture.

Dans son discours, Tidjane Soumah, le préfet sortant a vanté les mérites de son successeur. « J’ai accueilli votre nomination avec joie, parce que je sais que vous êtes un cadre compétent sur le plan administratif à travers votre passage à Coyah. Ensuite, je remercie la population de Boffa. Par conséquent, je me mets entièrement à la disposition de la population de Boffa. Je tiens à vous assurer que les cadres préfectoraux, communaux et sous-préfectoraux sont dévoués et j’ai travaillé avec eux main dans la main », a fait savoir monsieur Soumah.

Pour sa part, le préfet entrant a remercié le président Alpha Condé pour la confiance placée sur sa modeste personne. « Je suis très content de cette grandiose mobilisation. Je remercie le président de la République, chef de l’État, pour m’avoir porté sa confiance en me nommant à la tête de cette grande préfecture de Boffa. A mes yeux, cette confiance est inestimable, car les tâches qui nous attendent tant sur le développement que sur la consolidation de la paix sont immenses ».

Après avoir remercié son prédécesseur, le Lieutenant-colonel Abdourahmane Kéita a invité les habitants de Boffa à une unité d’actions pour l’épanouissement de la préfecture. « Je remercie les efforts consentis par mon prédécesseur, Tidjane Soumah, pour le développement de Boffa à travers les projets initiés par le président de la République dans les domaines de la pêche, de l’agriculture et toutes autres activités génératrices de revenu. Pour ma part, je me joins à tous les responsables administratifs et politiques, citoyens et citoyenne de Boffa, pour continuer cette belle œuvre qui s’inscrit en droite ligne dans la politique du développement de son excellence le professeur Alpha Condé, président de la République, et de son gouvernement, conduit par Dr Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du gouvernement. Donc, je demande l’apport de la population de Boffa pour poursuivre les taches de mon prédécesseur », laissé entendre le nouveau préfet de Boffa.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com

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Plainte de Thiâ’nguel à la justice de la CEDEAO : voici la réponse du régime d’Alpha Condé

1 septembre 2019 à 15 03 36 09369
Souleymane Thiâ’nguel Bah

La justice guinéenne n’a pas condamné Souleymane Bah, dit Thiâ’nguel, responsable de la Communication de l’UFDG. Ni au niveau de l’instruction, ni pendant le jugement, il n’a été établi que le nommé Thianguel (qui avait été poursuivi et condamné) est le même que Souleymane Bah, dit Thiâ’nguel. D’ailleurs, les deux (Thiâ’nguel et Thianguel) n’ont pas la même orthographe. Donc, la justice guinéenne a condamné Thianguel (qu’elle n’a pas pu identifier) et non Souleymane Bah dit Thiâ’nguel…

C’est à peu près l’idée de la réponse de l’agent judiciaire de l’Etat guinéen, à la plainte déposée à la justice de la CEDEAO par Souleymane Thiâ’nguel Bah, ancien Directeur de la Cellule de Communication de l’UFDG pour réclamer justice suite à sa surprenante condamnation par le TPI de Dixinn, le mardi 09 janvier 2018.

Rappel des faits

Après sa grâce présidentielle et dénoncé (avec Tibou Kamara et Diallo Sadakadji sur RFI) avant de le faire poursuivre et condamner suite à la tentative avortée d’un coup d’Etat présumé, le 19 juillet 2011- le vice-président de l’UFDG a été accusé de vouloir déstabiliser le parti et y a été alors exclu, le jeudi 04 février 2019. Furieux et convaincu de pouvoir transformer la sympathie de certains de ses compatriotes en soutien politique, Bah Oury (qui est un des fondateurs de l’UFDG) a refusé la décision du parti et décidé de se rendre à la réunion hebdomadaire du bureau exécutif national qui devait se tenir au lendemain de son exclusion.

Ainsi, dans l’après-midi de ce vendredi 05 février 2016, le vice-président exclu est arrivé au siège de l’UFDG avec quelques proches et un journaliste de Guineematin.com qui avait passé la journée à ses côtés. Et, comme on pouvait s’y attendre, le portail du parti lui a été fermé. Mais, il a voulu forcer l’entrée. Ce qui a entraîné un affrontement entre ses partisans et les agents chargés d’assurer la sécurité du siège. Dans cet imbroglio, une balle a été tirée d’on ne sait où et a atteint Elhadj Mohamed Koula Diallo, un des journalistes qui étaient venus couvrir cet attendu bras de fer. Le journaliste rendra l’âme peu après. Et, le monde sera surpris de découvrir son corps à la morgue de l’hôpital national Donka, à cause d’un simple malentendu entre dirigeants d’un parti politique.

Qui a tué Mohamed Koula Diallo ?

Peu après cet incident, l’UFDG a sorti un communiqué pour accuser Bah Oury d’agression et d’être l’auteur du tir qui a tué le journaliste. Le vice-président exclu réagira avec plus de virulence en retournant cette accusation de meurtre du journaliste à l’UFDG. Bah Oury ajoutera d’ailleurs que c’est lui qui était visé par la balle et portera plainte pour tentative d’assassinat. Une vingtaine d’agents de la sécurité du parti seront emprisonnés et un d’entre eux (Mamadou Saïdou Bah) y perdra la vie. Mais, rien n’a été retenu contre aucun d’entre eux. Même Amadou Sow et Alghassimou Keita (les deux agents de la sécurité de l’UFDG qui étaient encore en détention) ont été acquittés puisque RIEN n’a été retenu contre eux par le tribunal.

D’ailleurs, au cours des différentes audiences, le débat n’a jamais porté sur le meurtre de ce journaliste ; mais, sur la tentative d’assassinat de Bah Oury. Autrement écrit, le meurtre de notre confrère était devenu secondaire, mis entre parenthèses. Et, le problème qui a focalisé tous les débats était la tentative présumée de tuer l’ancien vice-président de l’UFDG.

Finalement, le tribunal de première instance de Dixinn ne condamnera aucun coupable du meurtre du journaliste, Elhadj Mohamed Koula Diallo. Par contre, il a estimé que Thianguel était le complice de ce meurtrier. Il a alors été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et un mandat d’arrêt a été décerné contre lui…

Qui est ce mystérieux Thianguel ?

Dans sa défense face à la plainte de Souleymane Thiâ’nguel Bah à la justice de la CEDEAO, l’avocat qui représente l’agent judiciaire de l’Etat a expliqué que le tribunal criminel de Dixinn avait bien mis devant le nom du condamné Thianguel la mention SAR, qui signifie « Sans Autres Renseignements ». Cela signifie concrètement qu’on n’a JAMAIS su qui était ce Thianguel !

Il importe de rappeler que c’est Bah Oury qui a été le tout premier à révéler l’inculpation de Souleymane Thiâ’nguel Bah, qui est un expert et consultant en communication et qui était au moment des faits Directeur de la Cellule de Communication de l’UFDG. Invité d’une émission de la radio privée « Horizon Fm », l’ancien vice-président de l’UFDG avait alors surpris l’auditoire en annonçant que « même Souleymane Bah, dit Thianguel est inculpé… ». Le journaliste demandera alors s’il s’agissait bien du « tout puissant chargé de communication de l’UFDG », Bah Oury répondra par l’affirmative. Mais, après tout, l’avocat de l’agent judiciaire de l’Etat écrit à la justice de la CEDEAO que Soueleymane Bah n’est pas ce Thianguel que la justice guinéenne a poursuivi et condamné…

Des avocats qui humilient la Guinée à l’étranger

A lire les arguments de Me Joachim Gbilimou, dans sa défense, au nom et pour le compte de l’Agent judiciaire de l’Etat, on a l’impression qu’il a été pris de court et a peut-être dicté quelques phrases à sa secrétaire pour répondre immédiatement à un courrier. Mais, on se rend compte qu’après le délai légal d’un mois pour sa défense, il avait demandé et obtenu un mois supplémentaire pour produire sa défense. Alors, on se demande bien comment est-ce que des préposés d’un Etat peuvent agir, au nom de tout un pays avec une légèreté aussi déconcertante !

Même le nom de Souleymane Bah est quelques fois altéré ! Et, l’étranger qui reçoit ce document (destiné à la justice de la CEDEAO) se demandera si Souleymane est Bah ou bien Diallo. Et puis, comment peut-on bâtir son argument sur la non identification d’un accusé, alors que le plaignant a bien expliqué à l’opinion qui était cette personne.

Pourtant, on apprend que même dans le dossier d’accusation, il était bien mentionné « Thianguel, se disant chargé de communication de l’UFDG ». Sans compter que dans sa lettre du 3 août 2016, adressé au ministre de la justice, Bah Oury avait encore clairement parlé de « Souleymane Bah dit Thianguel, responsable de la communication de Cellou Dalein » qui aurait pris la fuite…

Enfin, invité de l’émission Les Grandes Gueules de la radio Espace Fm, le ministre Cheick Sako, alors en charge de la justice, avait confirmé que ce Thianguel était bien le responsable de la communication de l’UFDG, suite à une question de précision, posée par un des animateurs. D’ailleurs, y a-t-il une foule de personnes qui se font appeler Thianguel dans l’entourage de Cellou Dalein Diallo pour dire qu’on ne parvient pas à identifier cette personne ?

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

Ci-dessous, vous pouvez télécharger et lire la défense de l’Agent judiciaire de l’Etat contre Souleymane Thiâ’nguel Bah :

Mémoire en défense de l’Etat guinéen contre Thiâ’nguel

Souleymane Thiâ’nguel Bah
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Assainissement à Conakry : Diouldé Diallo et une forte délégation supervisent les opérations

31 août 2019 à 20 08 49 08498

A l’image du dernier samedi de chaque mois, l’assainissement initié par le gouvernement de Kassory Fofana s’est tenu ce samedi, 31 août 2019, à Conakry. C’est Mamadou Diouldé Diallo, secrétaire général du ministère de l’Assainissement et de l’Hydraulique, qui a supervisé les opérations sur le terrain. Il était en compagnie du maire de la commune de Ratoma, des responsables de l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique (ANASP) et d’autres cadres de son département, a constaté un reporter de Guineematin.com sur place.

C’est sous une forte pluie que la délégation gouvernementale est sortie pour superviser les opérations sur le terrain. Ils ont sillonné plusieurs dépotoirs provisoires d’ordures de la capitale, dont ceux d’Enco 5, T6 et Kaporo-Rails dans la commune de Ratoma, de Donka dans la commune de Dixinn et de Tombo dans la commune de Kaloum. Selon Mohamed Lamine Condé, responsable des opérations au niveau de l’agence nationale de la salubrité publique, « le grand problème que Conakry a et qu’on gère jusqu’à présent, c’est les déchets résiduels. Vous savez, on avait un système qui était appuyé par la Banque mondiale dans les années 80 et qui était performant.

En ce moment, on n’avait pas ces problèmes qu’on voit aujourd’hui. Malheureusement, il y a eu des disfonctionnements qui ont fait qu’on n’arrivait pas à collecter les 1000 à 1200 tonnes d’ordures produites par jour au niveau de la ville de Conakry. Donc, ces ordures se sont accumulées des années et des années durant. Aujourd’hui, on s’attelle à dégager ces ordures. Vous avez été témoins de ce qu’on a fait à Yattaya Fossidè, vous êtes témoins de ce qui est en train d’être fait au bloc des professeurs », s’est-il félicité.

Ce responsable de l’ANASP ajoute qu’au-delà du programme mensuel d’assainissement initié par le gouvernement, l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique travaille tous les jours à débarrasser Conakry de ses nombreuses ordures. « Notre mode opératoire c’est quoi? C’est qu’au niveau de toute la ville de Conakry, chaque jour que Dieu fait, on déploie au minimum une vingtaine de bennes casseuses et on lève tous les jours une cinquantaine de bacs pour transporter les ordures à la décharge. Mais, il faut que je rappelle qu’il n’appartient pas aux services publics de rentrer dans les quartiers pour ramasser les ordures.

Ce qui est demandé aux citoyens, c’est de s’abonner aux PME. Ces PME collectent les ordures pour les mettre sur les points de regroupement. À partir de ces points de regroupement, pour le moment, l’Etat à travers l’ANASP se charge de transporter ces ordures et les mettre à la décharge. Il faut que les gens comprennent que le rôle de l’Etat, c’est de prendre les ordures à partir des points de regroupement. À l’intérieur des quartiers, chaque producteur d’ordures est appelé à s’abonner à une PME. Vous vous abonnez-vous à une PME, vous payer mensuellement, vous créez de l’emploi, vous créez de la richesse, vous rendez votre ménage propre, vous améliorez la santé de vos enfants etc. Et, tout le monde y trouve son compte », a dit Mohamed Lamine Condé.

Présent sur le terrain, Issa Soumah, le maire de Ratoma, a salué cette action du gouvernement. Selon lui, sa commune « a des problèmes avec les ordures. Il faut reconnaitre que la commune est très sale. Pour cela, il faut qu’on travaille. Et ce que le ministère est en train de faire, ça nous aide. Ça nous permet de nettoyer tout au-moins la commune. Mais ça ne veut pas dire que c’est fini. C’est sale, il faut suivre. Les ordures, c’est un problème de suivi. Quand on enlève les ordures, on ne suit pas, une semaine après ça va revenir. Mais, je remercie le département qui nous accompagne et qui suit avec nous le problème d’ordures. Je crois que nous allons y arriver », a laissé entendre le maire.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Dr Ousmane Kaba à Kankan : « j’ai été chassé au RPG-ARC… »

17 août 2019 à 18 06 21 08218
Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir

En séjour dans la région de Kankan pour célébrer la fête de Tabaski, Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) a mis l’occasion à profit pour redynamiser les structures de son parti en vue des prochaines échéances électorales.

Dans une conférence de presse organisée hier vendredi, 16 août 2019, à son domicile dans la sous-préfecture de Karifamoriyah, à 7 km de la commune urbaine, Dr Ousmane a abordé plusieurs sujets liés l’actualité locale et nationale, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est devant un parterre de journalistes que le numéro 1 du PADES est revenu sur les circonstances qui l’ont poussé à prendre ses distances du RPG Arc-en-ciel. « Vous savez, les gens se souviennent encore, c’est mon premier parti que j’ai fusionné dans le RPG en 2012 pour fonder le RPG Arc-en-ciel. Mais par finir, je ne me suis pas compris avec mon grand frère, le Pr Alpha Condé, il a insulté les malinkés, toute la Guinée est témoin de ça.Mais j’ai dit que je n’étais pas d’accord, il s’est frustré et ils m’ont chassé du RPG Arc-en-ciel. Moi aussi je suis allé me tranquilliser, c’est ainsi beaucoup d’amis sont venus me voir, ils m’ont proposé de créer notre parti », a-t-il expliqué.

Poursuivant son intervention, il révèle qu’il a eu toutes les peines du monde pour d’obtenir un agrément pour son nouveau parti, le PADES. « Quand nous avons créé notre parti, ils ont refusé de nous donner l’agrément. On a tout fait, ils ont refusé. Pourtant, dans la Constitution, il est dit que si les conditions sont réunies, chaque personne peut créer son parti politique, mais ils ont refusé, on leur a demandé pourquoi, ils ont refusé de le dire. Maintenant, on a trimbalé le gouvernement à la Cour Suprême, on a eu raison, on a autorisé le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation de nous donner notre agrément. C’est comme ça qu’on l’a obtenu ».

Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir

Parlant du débat qui fait rage actuellement en Guinée, concernant le projet de nouvelle Constitution, Dr Ousmane Kaba s’est montré catégoriquement opposé à cette idée. « Si on a créé le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), tout gouvernement a le droit de proposer une nouvelle Constitution dans le cadre d’un referendum, mais la question se situe ailleurs. Pourquoi nous avons rejeté cette initiative ? Vous savez, lorsqu’on a élu le chef de l’Etat en 2010, et il a juré sur la Constitution, il a dit moi Alpha Condé, je jure de respecter la Constitution et de faire respecter cette Constitution. En 2015 aussi, il a fait la même chose. Et il a dit, « en cas de parjure, que je subisse la rigueur de la loi ». Donc nous, nous estimons que c’est lors de la campagne qu’un président doit dire à ses électeurs qu’il souhaiterait changer la Constitution s’il est élu président de la République, mais ce n’est pas au moment de partance que vous allez dire que vous voulez changer la Constitution. Deuxième raison, pourquoi on veut changer la Constitution ? Est-ce que ce changement est dans l’intérêt de la population ? La préoccupation du gouvernement, c’est de permettre un troisième mandant au président », a-t-il dénoncé.

Pour finir, Dr Ousmane Kaba a déploré le manque de courant électrique qui frappe de plein fouet actuellement la commune urbaine de Kankan. Selon lui, la solution ne réside pas dans les groupes électrogènes, mais plutôt dans la construction de micros barrages électrogènes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Acquis et perspectives du ministère de l’élevage : grand oral de Patrick Millimouno

14 août 2019 à 14 02 30 08308

Dans le cadre de la communication gouvernementale initié par le président de la République, le ministre de l’élevage a conféré ce mercredi, 14 août 2019, avec les hommes de médias. Comme ses prédecesseurs, Roger Patrick Millimouno a mis l’occasion à profit pour parler des acquis de son département de 2011 à nos jours et annoncer les perspectives, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans sa communication, le ministre de l’élevage a commencé par dire qu’avant 2011, en matière d’infrastructures de commercialisation du bétail et de viande, la ville de Conakry disposait qu’un seul abattoir, construit à Coléah en 1963. « Cet abattoir vétuste ne répondait plus aux normes hygiéniques et ne couvrait pas les besoins de la population. La ville ne disposait non plus de boucherie moderne, ni de de parcs de transit pour le bétail. A l’intérieur du pays, il n’existait pas de marchés à bétail à vocation régionale et aucune piste d’accès aux zones d’élevage n’était construite », a-t-il dit.

De 2011 à nos jours, ajoute-t-il, « plusieurs infrastructures d’élevage et de commercialisation du bétail et de la viande ont été réalisées, notamment : un marché à bétail à vocation sous régionale à Kounsitel (Gaoual). Ce marché qui constitue le premier du genre dans notre pays devra favoriser les échanges commerciaux du bétail entre la Guinée et certains pays de la sous-région, notamment le Sénégal, la Gambie et la Guinée Bissau.

Quatre marchés à bétail préfectoraux construits et équipés à Beyla, Dinguiraye, Mandiana (Dialakoro) et Faranah (Kalia). Ces marchés viennent renforcer le programme national d’amélioration des infrastructures de commercialisation du bétail et des produits animaux », a expliqué le ministre.

Dans la filière avicole, le ministre de l’élevage indique que d’importantes réalisations ont aussi été faites par son département sous la troisième République, citant entre autres : « la réalisation de campagnes de vaccination contre les principales maladies aviaires, notamment la maladie de Newcastle, couplées au déparasitage de la volaille. Appui à la construction de 120 poulaillers traditionnels améliorés au profit des groupements d’intérêt économiques bénéficiaires de poules Wassachiè dans 6 préfectures (Kindia, Mamou, Kissidougou, Guéckédou, Kankan et Kouroussa).

La formation de 240 aviculteurs traditionnels sur les thèmes portant sur la construction et l’entretien des poulaillers améliorés, l’alimentation et la santé animale.

L’introduction à titre pilote, de 5000 poules Wassachiè en provenance du Mali comme activité génératrice de revenus et l’insertion des jeunes et des femmes. Ces poules ont été distribuées à 120 groupements d’intérêts économiques regroupant 600 jeunes et femmes dans les préfectures de Kindia, Mamou, Kissidougou, Guéckédou, Kankan et Kouroussa », a dit le ministre de l’élevage.

Parlant des réalisations faites par son département dans la filière lait, Roger Patrick Millimouno a fait savoir qu’elles sont salutaires. Selon lui, de 2011 à nos jours, il y a eu « la construction et l’équipement de quatre nouvelles mini-laiteries à Koubia (Gaoual), Beyla centre, Marella (Faranah) et Dinguiraye centre. Formalisation de 8 groupements féminins laitiers pour la gestion des mini-laitiers. Mise en place de 16 groupements féminins spécialisés dans la collecte et la commercialisation du lait frais pour ravitailler les quatre mini-laiteries ».

S’agissant des perspectives, le ministre de l’élevage a dit qu’elles sont énormes. « Dans le cadre de la poursuite de l’initiative présidentielle d’amélioration génétique de la race bovine, le ministère de l’élevage envisage l’insémination artificielle de vaches dans les préfectures de notre pays conformément au programme Guinéo-marocain. Ce programme en cours d’élaboration, sera calqué sur le modèle Rwandais et permettra d’améliorer la productivité et la production laitière du cheptel national et de favoriser l’insertion de la couche juvénile et féminine et de contribuer à la création d’emplois.

La construction, avec l’appui de la Banque mondiale dans le cadre du projet BIRD Enclave, de boucheries modernes agréées à travers la ville de Conakry pour permettre à la population de s’approvisionner facilement en viande saine et propre », a-t-il annoncé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
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Kankan : le système des Nations Unies passe en revue la mise en œuvre des plans opérationnels de travail 2019

2 août 2019 à 11 11 09 08098

Le Système des Nations Unies et le gouvernement guinéen ont procédé hier, jeudi 1er août 2019, à la revue semestrielle régionale de la mise en œuvre des plans de travail 2019 à Kankan, à travers un atelier organisé par le Ministère de la Coopération et de l’Intégration Africaine. La démarche vise à faire le point sur l’atteinte des résultats communs, mais aussi de recueillir les recommandations afin d’améliorer les performances sur le terrain du plan conjoint couvrant les années 2018-2019, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant préfectoral.

La rencontre s’est tenue dans la salle de conférence du gouvernorat de Kankan en présence des autorités régionales et communales. Elle a regroupé les inspecteurs régionaux, les cadres des services déconcentrés de la région, les acteurs de la société civile, les agences du Système des Nations Unies et un représentant du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation.

En effet, le Système des Nations Unies et le gouvernement guinéen ont procédé à la signature d’un plan conjoint de travail couvrant les années 2018-2019. Ce plan a pour but d’apporter aux guinéens l’assistance technique et financière pour réussir le pari du développement.

Barbara Sow, représentante du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) en Guinée
Barbara Sow, représentante du Fonds des Nations Unies pour la Population en Guinée

Selon Barbara Sow, représentante du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) en Guinée, « cette revue trimestrielle au niveau de la région de Kankan, en tant qu’instrument de pilotage stratégique qui répond à des enjeux majeurs, permet de faire le point sur l’atteinte des résultats communs, mais aussi recueillir les recommandations afin d’améliorer les performances sur le terrain. Nous allons examiner les résultats obtenus à mi-parcours, mais aussi nous allons parler avec les acteurs du développement de tous les secteurs. Ce qu’on a pu constater sur le terrain, c’est le fait que, bien qu’il y a beaucoup d’activités et des efforts fournis, il n’y a pas suffisamment de synergie entre les différents acteurs. Vous avez posé la question, est-ce que le travail qu’on fait sur le terrain répond à l’attente des populations ? Je pense que la réponse est oui, mais on peut toujours améliorer pour que la planification se fait à la base et que ça remonte ».

Almamy Simbaly Camara, chef de cabinet du gouverneur de Kankan
Almamy Simbaly Camara, chef de cabinet du gouverneur de Kankan

Dans son discours, Almamy Simbaly Camara, chef de cabinet du gouverneur de Kankan, a exhorté les participants à une implication efficace pour la réussite de la revue. « Pour un développement véritable, équitable et durable, cette revue permettra d’améliorer les stratégies et faciliter la synergie des actions des différents intervenants pour l’atteinte de résultats positifs, pouvant contribuer à l’amélioration significative des conditions de vie de nos population. Face à ces exigences, je vous exhorte à vous impliquer efficacement pour la réussite de cette revue », a-t-il dit.

Mory Kolofon Diakité, maire de la commune urbaine de Kankan
Mory Kolofon Diakité, maire de la commune urbaine de Kankan

De son côté, Mory Kolofon Diakité, maire de la commune urbaine de Kankan, s’est réjoui des activités menées par le système des Nations Unies à Kankan. « Vous avez vu l’amélioration du système de santé dans les communes de convergence, vous venez même d’assister à la distribution gratuite des moustiquaires. A cela s’ajoutent les consultations prénatales, le système éducatif, la communication, la sécurité, la prévention des conflits… Ils ont fait beaucoup d’activités dans la région de Kankan. Nous avons un sentiment de fierté et de totale satisfaction par rapport à leur action », a laissé entendre monsieur Diakité.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

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Sonoco signe un accord de financement de 25 millions de dollars avec l’IFC membre du Groupe de la Banque Mondiale

31 juillet 2019 à 9 09 17 07177

COMMUNIQUE SONOCO – IFC

La Société Nouvelle de Commerce, « SONOCO » a signé avec IFC, un accord de financement d’un montant de 25 millions de dollars, ce lundi, 29 juillet 2019.

La cérémonie a eu lieu à la primature, sous l’égide du Premier Ministre, chef du Gouvernement, Docteur Ibrahima Kassory Fofana, en présence du Vice-Président de la Banque Mondiale pour la région Afrique, Monsieur Hafez Ghanem, de plusieurs Ministres, des représentants du Groupe de la Banque Mondiale de la région, des hauts cadres de la primature et des départements techniques, ainsi que le PDG du Groupe SONOCO, El Hadj Mamadou Saliou Diallo et son équipe.

Grâce à cet investissement la SONOCO, prévoit de construire des silos à grains à Conakry. Ce pour accroître sa production de farine, ainsi qu’une usine de production des bouillons de la marque Maggi, avec comme partenaire technique NESTLE, leader mondial dans l’agroalimentaire.

L’appui d’IFC vise à accélérer le développement des industries agroalimentaire en Guinée et contribuer ainsi à la diversification d’une économie encore fortement dépendante du secteur minier.

Pour Aliou Maiga, Directeur d’IFC pour l’Afrique de l’ouest et l’Afrique centrale, « cet investissement contribuera à rendre plus compétitif le secteur de la transformation agroalimentaire guinéen, et créera des opportunités pour les PME, les fournisseurs et les distributeurs qui collaborent avec cette entreprise ».

Cet accord entre IFC et SONOCO ouvre de grandes perspectives pour la Guinée.

Selon, Monsieur Olivier Buyoya, Directeur à IFC, Son Excellence Monsieur le Président de la République, professeur Alpha Condé a recommandé que nous investissions dans les entreprises guinéennes. De ce point de vue, SONOCO remplit tous les critères d’éligibilité au financement de notre institution, voilà pourquoi, elle a obtenu cet accord. SONOCO est un fleuron national et régional. Elle a déjà commencé à exporter sa production en Afrique. C’est une fierté africaine. Nous sommes prêts à accompagner SONOCO dans son expansion en Afrique, en Sierra Leone, Libéria etc. C’est pourquoi, outre cet investissement, IFC fournira des services conseil à SONOCO, pour permettre à cette entreprise familiale d’améliorer sa gouvernance. IFC fournira également un renforcement de capacités en finances aux petites boulangeries qui s’approvisionnent en farine auprès de SONOCO.

A cette occasion solennelle, le PDG du Groupe SONOCO, a remercié Son Excellence Monsieur le Président, Professeur Alpha Condé, et son Gouvernement qui ne ménagent aucun effort, pour accompagner le secteur privé dans son expansion. Il a par la suite pris l’engagement, comme il avait fait avec AfreximBank, il y a de cela 7 ans, de faire en sorte que l’accord qui vient d’être signé, aujourd’hui, ne soit ré ouvert, pour un quelconque ajustement ou manquement. Les termes de l’accord seront honorés dans son entièreté.

Le PDG a, ensuite invité les opérateurs économiques à se formaliser et à investir dans le secteur industriel. Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, ayant promis d’appuyer toutes les entités qui souhaitent travailler dans le respect des normes et des règles.

Monsieur Abdoul Karim Diallo, Directeur Général Adjoint de SONOCO a déclaré que cet investissement marque une étape importante, qui permettra d’accélérer la transformation agroalimentaire en Guinée, d’une part, et à SONOCO de fournir aux Guinéens des produits de bonne qualité à des prix abordables, tout en créant de nombreux emplois directs et indirects, d’autre part.

Le Premier Ministre, chef du Gouvernement, s’est dit très heureux qu’un opérateur économique guinéen décroche un investissement substantiel, qui va développer l’industrie guinéenne, avant d’encourager les autres acteurs à emboîter le pas de SONOCO, pour le bien du pays.

La Direction de la Communication de SONOCO

Voir aussi, le Lien :

https://ifcextapps.ifc.org/IFCExt/Pressroom/IFCPressRoom.nsf/0/C893B96976A B2D1D8525843A004CB67C

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Détournement présumé à la Féguifoot : la lettre des Maisons des Associations au PM

10 juillet 2019 à 20 08 19 07197
Lansana Diawara, Coordinateur de la Maison des Associations et ONG de Guinée

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, les citoyens Guinéens continuent de dénoncer un détournement présumé à la fédération guinéenne de football, notamment sur les fonds alloués à la participation guinéenne à la CAN 2019. Et, la récente sortie du président de la fédération guinéenne de football a encore plus énervé ses compatriotes.

Déjà, la Primature a mis en place une commission chargée d’auditer la gestion financière de la participation du syli national à cette CAN. Et, parmi les structures qui continuent de mettre la pression sur le Gouvernement Kassory Fofana, il y a la Maison des Associations et ONG de Guinée. Au-delà de leurs communications verbales, Lansana Diawara et son équipe ont adressé un courrier au Premier ministre.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la copie du courrier de la Maison des Associations et ONG de Guinée au Premier ministre :

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Siguiri : une délégation brièvement prise en otage à Kakama

28 juin 2019 à 11 11 31 06316

Des producteurs de coton de la commune rurale de Siguirini, dans la préfecture de Siguiri, étaient en colère dans la soirée du mercredi dernier, 26 juin 2019. Mécontents du non payement de l’entièreté d’une importante somme d’argent que leur doit le gouvernement, ces producteurs ont pris en otage brièvement une délégation du ministère du commerce, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, le district de Kakama, relevant de la commune rurale de Siguirini, produit environ 500 tonnes de coton par an. Dans le cadre du partenariat qui le lit avec les paysans, le gouvernement achète depuis quelques années le coton produit par cette localité. Mais, pour la campagne de l’année 2018, le gouvernement n’avait jusque-là pas payé les paysans. « Kakama regroupe cinq (5) groupements de coton. Nous avons vendu du coton aux cadres de l’agriculture au compte de la campagne de 2018. Ils devaient nous payer depuis avril 2019. Mais, ça n’a pas été fait. Aujourd’hui donc, une délégation, venue de Siguiri est arrivée ici pour la paye. Sur les 2 milliards de francs guinéens, ils n’ont payé que 400 millions. Donc, nous leur avons dit qu’ils ne bougeront pas tant qu’ils ne paient pas tout notre argent. Nous leur avons dit d’appeler pour qu’on envoie notre argent afin qu’ils obtiennent leur liberté, puisque nous souffrons », a expliqué notre contact basé sur les lieux.

Par ailleurs, notre interlocuteur a tenu à préciser que Kakama n’ayant pas de ressources minières, les paysans ne comptent que sur la vente du coton. Mais aujourd’hui, ils souffrent le martyr puisqu’ils n’ont aucun sou. « Nos parents ont pris tout leur argent pour acheter des engrais, entretenir leurs champs. Aujourd’hui, ils n’ont plus d’argent. Certains avaient des projets de mariage, mais ça n’a pas pu se tenir, puisqu’il n y a pas d’argent. D’autres ont la toiture de leurs maisons décoiffée par le vent, mais n’ont pas d’argent pour réparer. Les gens fondaient leur espoir sur cet argent. Mais, le gouvernement refuse de payer », dénonce-t-il.

Du côté de la délégation, on minimise l’incident. Selon Sékou Abdoul Wagué, conseiller à la Chambre Nationale d’Agriculture et membre de la délégation, le paiement se fait par tranche, contrairement à ce que pensent les paysans. « Tout Siguiri doit recevoir en brut 400 milliards et demi de francs guinéens, qui a été réparti en 37 centres de paiement. On ne peut pas prendre tout cet argent et nous déplacer avec. C’est pourquoi, on a mis en place des centres de paiement. Aujourd’hui, nous sommes venus pour faire le paiement de la quantité du coton commercialisé pour la localité de Kakama. Mais, certains paysans d’autres localités, ayant appris que nous venons à Kakama, sont venus exiger qu’on les paye eux-aussi alors qu’ils ne sont pas concernés pour le paiement d’aujourd’hui. Nous avons programmés 37 centres d’achats. Chaque centre d’achat doit recevoir 700 et quelques millions. Nous avons payé le district de Maléah, nous sommes à présent à Kakama. Là, nous avons payé l’argent en totalité, c’est un montant de 795 millions. Ce sont les paysans des autres centres qui ne sont pas concernés pour le paiement d’aujourd’hui qui nous avaient bloqués. Mais, ils ont finalement compris et tout s’est réglé. On est rentré tranquillement à Siguiri. Nous reviendrons continuer le paiement des autres centres », a-t-il expliqué.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Funérailles du maire de Ratoma : Alpha Condé snobe Cellou Dalein

28 juin 2019 à 11 11 15 06156

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, les funérailles de monsieur Souleymane Taran Diallo, le défunt maire de Ratoma (décédé le lundi dernier, 24 juin 2019), sont organisées ce vendredi. Après la levée du corps à la morgue de l’hôpital national Ignace Deen, nous assistons actuellement au symposium organisé à la mémoire de l’ancien élu de l’UFDG, le principal parti de l’opposition guinéenne.

Au-delà des familles politique et biologique du défunt, au moins deux représentants du Gouvernement et d’autres responsables politiques participent à ces funérailles.

Pour sa part, le président de la République y a fait un bref passage. Mais, le professeur Alpha Condé a préféré snober le chef de file de l’opposition guinéenne en allant directement s’asseoir à la place qui lui avait été préalablement réservée ! Même la famille biologique du défunt n’a eu droit aux salutations (et condoléances) du chef de l’Etat qu’après une « intervention » des ministres Boureima Condé (de l’Administration du territoire et de la Décentralisation) et Mamadou Taran Diallo (de l’Unité nationale et de la Citoyenneté). Quelques minutes après son arrivée, le président Alpha Condé a fait annoncer un rendez-vous qu’il aurait à l’aéroport de Conakry avant de quitter le symposium qui se poursuit en ce moment (11 heures) au Palais de Sport du stade du 28 septembre.

A suivre avec Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Manque d’électricité : l’Etat subventionne EDG à hauteur de 2 157 milliards (Conseil des ministres)

27 juin 2019 à 21 09 49 06496

Malgré le manque criard d’électricité en Guinée, suscitant des manifestations de protestation un peu partout à Conakry et dans la Guinée profonde, on apprend que les subventions du secteur ont augmenté beaucoup plus qu’on ne pouvait imaginer.

Dans son comte rendu du conseil des ministres de ce jeudi, 27 juin 2019, le Gouvernement annonce que les subventions de l’Etat guinéen à la société Electricité de Guinée ont augmenté « de 880 Mds à 2 157 milliards ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité du compte rendu du Conseil des ministres de ce jeudi :

Communiqué : Conakry, le 27 Juin 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 27 juin 2019 de 10h à 13h, avec l’ordre du Jour suivant :

  1. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
  2. COMPTE RENDU DES SESSIONS ORDINAIRES DU CONSEIL INTERMINISTERIEL TENUES LES MARDIS 21, 28 MAI ET 25 JUIN 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a pris acte de la volonté librement exprimée par la totalité de membres du Gouvernement de s’inscrire résolument dans la dynamique du Référendum pour une nouvelle constitution reflétant l’aspiration légitime du Peuple de Guinée à se doter d’institutions et de lois plus adaptées à l’évolution de la situation socio-économique

Le Chef de l’Etat a rappelé les dispositions liées à la règlementation des changes faisant obligation à tous les acteurs économiques, en dehors des activités spécifiquement autorisées à cette fin, de procéder au libellé et au paiement des factures de prestations et de fournitures en Francs Guinéens.

Le Président de la République a insisté sur l’importance du programme en cours de réalisation des infrastructures communautaires sur financement de l’ANAFIC, tout en en rappelant les principes essentiels qui en régissent la mise en œuvre, à savoir :

–        Le choix des infrastructures à construire doit provenir des besoins préalablement exprimés par les populations à la base et répondre à leurs préoccupations

–        La préférence doit être accordée aux entreprises et coopératives locales dans l’adjudication des marchés de construction

–        Des programmes de formation doivent accompagner les entreprises concernées afin de promouvoir l’entreprenariat local

Le Chef de l’Etat a instruit les Membres du Gouvernement de faire un état des lieux des projets déjà lancés dans le cadre de l’ANAFIC afin de procéder à l’identification et à la correction des erreurs constatées et préparer la réalisation de la deuxième grappe de projets prévus

Le Président de la République a invité à la mise en place urgente d’une procédure règlementaire et d’une commission interministérielle destinées à l’indemnisation des personnes impactées par les projets publics,

Le Chef de l’État a invité les départements ministériels concernés à initier l’élaboration d’un projet de Loi relatif à la définition du concept de préférence nationale en matière d’adjudication de marché public aux sociétés de droit guinéen

                 Au titre du deuxième point de l’ordre du jour,
 Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel tenues les mardis 21, 28 Mai et 25 juin 2019

Le Conseil a entendu successivement

Les Ministres coordonnateurs régionaux chargés du suivi du Programme des structures régionales pour le démarrage des activités de l’ANAFIC qui ont fait un rapport d’étape de leurs missions respectives et présenté un compte rendu succinct de l’exécution de cette première phase d’implantation et d’inauguration d’ouvrages dans les collectivités locales

Dans cette lancée, Conseil des Ministres s’est réjoui du franc succès de ces missions de terrain dont les résultats s’inscrivent dans la droite ligne de la vision et des ambitions du Président de la République, le Professeur Alpha CONDE, à favoriser l’émergence équilibrée de la Guinée. En cela, il a félicité et encouragé les membres du gouvernement à rester toujours plus près des populations et donné des directives permettant la poursuite de ce programme dont l’impact sur la lutte contre la pauvreté, en particulier dans les collectivités locales, est considérable

Le Ministère de l’Economie et des Finances qui a soumis en seconde lecture   des projets de Décrets portant :

–        Attributions et organisation de la Direction Nationale du Contrôle des Marchés Publics et des Délégations de Service Public ;

–       Création, attributions, organisation et fonctionnement des organes de passation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public au sein des Autorités Contractantes.

Le Ministre a indiqué que dans le cadre de la réforme des marchés publics, la République de Guinée s’est dotée d’un nouveau cadre juridique qui consacre le recadrage institutionnel des fonctions de passation et de contrôle des marchés publics et délégations de service public.

Il s’agit, conformément aux orientations du Programme National de Bonne Gouvernance, de procéder à la révision de la Loi fixant les règles régissant la passation, le contrôle et la régulation des marchés publics et délégations de service public et de ses textes d’application.

Selon le Ministre, cette révision s’est inscrite dans une perspective de rationalisation de la gestion des dépenses publiques et d’amélioration de l’exécution des projets de développement. 

Le Ministre soutient que les principales modifications apportées par cette nouvelle loi concernent :

  • Le retrait du Contrôle des procédures de passation au niveau de l’Administration et Contrôle des Grands Projets et Marchés Publics (ACGPMP) ;
  • L’érection de la Direction Nationale des Marchés Publics (DNMP) en Direction Nationale du Contrôle des Marchés Publics et Délégation de service public (DNCMP/DSP) et ;
  • La création des services techniques compétents chargés de la passation des marchés au sein des Autorités Contractantes.

Dans ce contexte, le Ministre soutient l’élaboration des textes d’application, la révision du Code des Marchés Publics, la mise à jour des documents-types et la formation des acteurs de la commande publique ont été confiés à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) en application des dispositions de l’article 5 de la Loi L/2012/020/CNT du 11 octobre 2012.

Afin de matérialiser cette réforme, le Ministre rappelle que les partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale ont accompagné le Gouvernement guinéen à travers le recrutement d’un consultant individuel pour évaluer et réviser le Code des marchés publics et les textes réglementaires.

En ce qui concerne le nouveau Code des marchés publics, le Ministre signale que la validation du projet est en cours de finalisation.

Au terme des débats, le Conseil a adopté ces deux projets de Décret

Le Ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts qui a présenté une Communication relative au recyclage des déchets d’équipements électriques, électroniques et des pneus usagés.

Dans son introduction le Ministre a indiqué la digitalisation croissante des sociétés et de leurs économies génère de plus en plus de déchets d’équipement électrique et électronique (DEEE).

Il a estimé que l’absence de solution durable en matière d’élimination et de traitement de ces déchets est devenue critique et constitue une menace grandissante pour l’environnement et la santé publique.

En effet, pour le Ministre, une grande partie des onze milliards de tonnes de déchets solides collectés chaque année dans le monde est composés de DEEE et de pneumatiques usagés.

Pour répondre à ce défi mondial, la Société Général de Surveillance (SGS) a créé une nouvelle solution appelée « SGS RENOVO » en partenariat avec la société africaine de recyclage « SAR ».

Le Ministre a soutenu que cette solution innovante répond au défi de la gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques, elle s’appuie sur le principe de « responsabilité élargie des producteurs et de « pollueur payeur » en se basant sur les principales régulations internationales, telle que la convention de Bale. Cette convention régit le contrôle des mouvements transfrontaliers des déchets dangereux et leur élimination.

La République de Guinée, représentée par le Ministère de l’Environnement a signé avec la SGS Société Générale de Surveillance, le 16 juin 2016, un contrat de prestation de service pour la mise en œuvre du programme SGS Renovo en République de Guinée.

Cette signature faisait suite à la réception de l’offre soumise par SGS, suite aux consultations menées en vue d’identifier et de conclure un contrat avec une entreprise spécialisée dans la gestion des D3E pour accompagner la République de Guinée dans la mise en place d’un tel dispositif de programme intégré et autofinancement de la gestion écologique et rationnelle des déchets de type D3E.

Ainsi, le Ministre a estimé que les investigations menées ont permis d’identifier la SGS SA reconnue mondialement en matière d’inspection, de vérification, de certification ainsi qu’en matière d’encadrement institutionnel, et aussi la société africaine de recyclage (SAR) spécialisée dans la collecte et le recyclage des déchets avec laquelle le Ministère de l’Environnement a signé un protocole d’accord le 27 septembre 2018.

Ainsi, après consultations et à la demande du Ministère de l’Environnement, la SGS Renovo va apporter à la République de Guinée l’assistance nécessaire à la mise en place d’une solution de gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques ainsi que pneumatiques en Guinée, dans le respect des intérêts de l’Etat guinéen en matière de protection de l’Environnement, de création d’emplois et de mobilisation des ressources financières. Bien entendu dans le respect des accords multilatéraux sur l’Environnement auxquels la Guinée est partie notamment la convention de Bale.

Dans ce contexte, le Ministre a soutenu que la solution SGS Renovo comporte trois modules dont les deux premiers seront exécutés pour la Guinée par la SGS et le troisième par la SAR :

A cet égard, le Ministre a rassuré que la mise en place d’un tel programme permettra d’assurer un cadre de vie plus sein et une meilleure protection de l’environnement, et également de gérer des milliers d’emploi.

En raison de l’importance de la mise en place de SGS Renovo et la nécessité de son intégration au guichet unique, le Ministre a sollicité du Conseil d’apposer leurs accords pour le déclenchement de cette opération.

Au cours des débats, le Conseil a salué et soutenu cette approche de gestion des déchets d’équipement électriques et électroniques ainsi que pneumatiques en Guinée. Toutefois, le Conseil a instruit le Ministre de travailler avec le Ministre du Budget pour insérer cette nouvelle catégorie de taxe appelée Ecotaxe dans la loi rectificative des finances 2019.

Le Ministère de l’Energie qui a présenté au Conseil une Communication relative à la Convention de Concession et du Contrat d’Achat d’Energie du projet d’aménagement du barrage hydroélectrique d’AMARIA, signés entre le Gouvernement de la République de Guinée et la Société TBEA GROUP de Chine.

En introduction, le Ministre a indiqué que sa communication a pour objet, la présentation de la Convention de Concession du projet d’Aménagement Hydroélectrique d’Amaria, signé le 30 Avril 2019 sous la Haute Autorité de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, entre le Gouvernement Guinéen et la société chinoise TBEA, pour son approbation par le Conseil en vue de sa transmission à l’Assemblée Nationale pour Ratification ; conformément aux dispositions de l’article 9.2 de la Loi L/97/012/AN ( Loi BOT).

Selon le Ministre, la signature de ces documents contractuels est l’aboutissement d’un processus démarré depuis le 30 avril 2017 avec la signature du Protocole d’accord portant sur la réalisation de l’aménagement hydroélectrique d’AMARIA sur le fleuve Konkouré et les lignes de transport afférentes en ‘’BOT’’ entre le Ministère de l’Énergie et de l’Hydraulique et la société TBEA CO.

Et, le 30 décembre 2017, la République de Guinée, représentée par les Ministres du Budget, et celui des Mines et de la Géologie ont signé avec TBEA Group Co, LTD, une Convention de base, portant sur la réalisation d’un projet intégré comprenant :

  1. Une mine de bauxite,
  2. Une raffinerie d’alumine,
  3. Une route, un chemin de fer,
  4.  Un port en eau profonde,
  5. Des centrales hydroélectriques, dont notamment, l’aménagement hydroélectrique d’AMARIA.

Le Ministre a précisé qu’en exécution du protocole d’accord et de la Convention de Base, la société TBEA a élaboré et présenté l’étude de faisabilité du projet d’Amaria, lors de l’atelier de restitution tenu à l’hôtel Riviera de Conakry.

Cette étude a été validée par la partie guinéenne après la prise en compte dans le rapport final de toutes les recommandations et suggestions et le lancement des travaux a été effectué le 19 Janvier 2018, par Son Monsieur le Président de la République

Pour le Ministre, le projet sera une opportunité pour l’État d’anticiper sur les investissements qui portent sur le réseau de transport du système électrique du grand Conakry, afin d’assurer la sécurité et la flexibilité dans l’exploitation, conformément aux recommandations du Plan Directeur.

Cette communication a fait l’objet de beaucoup d’attention de la part des membres du Conseil, lesquels ont formulé quelques réserves pertinentes quant à la nature de cette convention sur le projet d’aménagement hydroélectrique d’AMARIA.

Etant donné que cette convention de concession construction du barrage d’AMARIA fait partie du projet intégré (mines, chemin de fer, port en eau profonde, aménagement hydroélectrique, postes et réseaux de transport d’énergie), le Ministre des Mines et de la Géologie et celui de l’Energie sont instruits d’assurer le suivi du dossier en ce qui concerne la question des risques financiers à prendre par l’Etat.

Le Ministère du Budget qui a soumis au Conseil une Communication relatives :au Cadrage Budgétaire 2019 révisé ;

Le Ministre a indiqué que sa communication a pour objet de partager avec le Conseil le cadrage budgétaire 2019 révisé tel qu’il résulte des modifications apportées aux prévisions initiales relatives aux recettes, aux dépenses et au financement, sur lesquels les autorités budgétaires et monétaires se sont accordées avec les services du Fonds Monétaire International dans le cadre du suivi du programme économique du gouvernement soutenu par la Facilité Elargie de Crédit (FEC) sur la période 2017-2020.

Selon lui, les hypothèses macroéconomiques sont restées inchangées en 2019 : taux de croissance de 5,9% ; taux d’inflation en fin de période à 8,9%. Cependant, le taux de pression fiscale se situe à 14,5% contre15, 4% dans la loi de Finances initiale et le solde budgétaire de base est projeté à 0,6% du PIB, comparé à 0,9% initialement prévu.

Dans ce contexte, le Ministre a soutenu que la révision du cadrage budgétaire tient compte essentiellement des éléments ci-après :

–    L’appui budgétaire de la Banque Mondiale, initialement attendu pour 40 millions de dollars US passe à 100 000 millions de dollars US dans le projet de loi de finances révisé 2019 ;

–        L’appui budgétaire sous forme d’emprunts non affectés, initialement non prévu, a été mobilisé auprès du Qatar pour un montant de 60 millions de dollars US ;

–        Le produit de la vente de la licence d’exploitation 4G à la société Orange Guinée permettra d’encaisser en 2019 un montant non initialement prévu de 90 millions de dollars US ;

–        L’augmentation des subventions à EDG de 880 Mds à 2 157 Mds ;

–        L’organisation des élections législatives prévues courant 2019 ;

Sous réserve de lui conférer un caractère itératif en fonction de l’évolution des réalités socio-économiques du pays, le Conseil a approuvé le document de cadrage budgétaire 2019 révisé.

Au titre des questions diverses,

Monsieur le Premier Ministre, a exprimé ses vifs remerciements à l’endroit de Monsieur le Président de la République, des membres du gouvernement et de tous, pour l’immense capital de sympathie et de solidarité manifesté à l’occasion de la perte cruelle de sa maman.

Devant tout le Conseil, le Premier Ministre a réaffirmé sa totale reconnaissance et son entière loyauté à l’endroit du Président de la République, le Professeur Alpha CONDE, tout en prenant l’engagement de constituer autour de celui-ci, le dernier rempart contre tous ses adversaires.

Le Conseil des Ministres 

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Démission de Cheick Sako : ce qu’en disent les politiques et la société civile de Kankan

28 mai 2019 à 16 04 43 05435
Maître Cheick Sako, ministre de la Justice
Me Cheick Sako, ministre de la Justice démissionnaire

Vingt quatre (24) heurs après l’annonce de la démission de Cheick Sako de la tête du ministère d’Etat à la justice, les réactions se multiplient tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. A Kankan, politiciens de tous bords et acteurs de la société civile locale ont une perception différente de cette démission, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Même si c’est le 20 mai que Me Cheick Sako a déposé sa lettre de démission chez le Président de la République, c’est dans la journée du 27 mai qu’elle a été révélée au grand public. Une démission qui a fait couler un flot d’encre et qui est diversement appréciée à Kankan.

Mamby Camara

Pour la coordination régionale du RPG Arc-en-ciel à Kankan, c’est un non-événement. « Du côté du RPG à Kankan, la démission du ministre n’a aucune importance. Il est libre de rester ministre ou de quitter. Donc, cette démission pour nous est un non évènement. Ce qu’il a dit dans sa lettre n’engage que lui. Est-ce qu’il a été associé à la rédaction de la Constitution de 2010 ? C’est le peuple qui a décidé à la base de mettre en place une nouvelle Constitution, on ne peut pas l’associer à ça, ça c’est la volonté du peuple », a laissé entendre Mamby Camara, coordinateur régional du parti au pouvoir à Kankan.

Mohamed Kaba

Par contre, Mohamed Kaba, coordinateur régional du PADES, pense que Cheick Sako à totalement raison de s’en aller, s’il ne partage pas la même vision que le gouvernement « Notre réaction est vive par rapport à la mauvaise gouvernance, la mauvaise gestion, à l’insécurité. Donc, si Cheick Sako, juriste de profession, arrive à démissionner du gouvernement, moi je pense qu’il a pleinement joué son rôle. Il veut aussi donner une opportunité aux jeunes magistrats que la justice doit être indépendante. Donc, s’il n’arrive pas à se comprendre avec le gouvernement, il a le plein droit de quitter pour ne pas être jugé par le tribunal de l’histoire », soutient monsieur Kaba.

Dr Lounceny Chérif

Dans la lettre de démission, Me Cheick Sako dit n’avoir pas été associé à la rédaction de la nouvelle Constitution. Pour Docteur Lounceny Chérif, président du Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Kankan, l’argument de maître Cheick Sako est valable. « Je crois que là, c’est un argument qui est valable, en tant que ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, s’il y a une révision constitutionnelle, il devrait être le premier à être associé. Ce n’est pas politique ça, c’est un problème de loi », a-t-il dit.

A rappeler que dans un décret lu sur les médias publics, Alpha Condé a nommé Mohamed Lamine Fofana, ministre conseiller du chef de l’Etat auprès des Institutions, comme ministre intérimaire de la Justice.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Nécessité d’auditer l’ARPT : Lettre Ouverte président Alpha Condé

28 mai 2019 à 15 03 57 05575
Monsieur Keita Mamadi, Consultant en Gestion Télécom

Monsieur le Président de la République, dans cette troisième lettre que nous vous adressons, nous listerons 10 sources de Trésoreries, car nous estimons qu’il faut parler des chiffres clés dans le secteur des télécommunications.

Nous voudrions ici, monsieur le Président de la République, vous dire que l’audit de l’ARPT est un exercice annuel sous l’ordre de l’Agence nationale de Régulation des Postes et Télécommunications. Loin s’en faut, le pouvoir est donné au Président de la République par le Peuple qui, à son tour, à travers un décret, confie une partie de ce pouvoir par décret au Directeur Général de L’ARPT afin de rendre compte annuellement et de façon officielle sa gestion, surtout financière. L’ARPT n’a pas un RCCM donné par L’APIP comportant le nom de quelqu’un comme gérant et qui rejette tout contrôle gouvernemental. Donc, nous demandons humblement l’audit de 2011 à 2018 sur les points ci-dessous :

1-Le Préfix Quantitatif (PQ) du plan de numérotation à 9 chiffres des abonnés, une plateforme faisant 1 million d’abonnés. Pour chaque 32 abonnés, l’opérateur de téléphonie a besoin d’un lien d’interconnexion (E1). Donc, sur 1 000 000, on aura 1 000 000/32 = 31 250. La moyenne sous-régionale par lien d’interconnexion est de 13 000 000GNF. Donc, 31 25013 000 000 = 406 250 000 000 GNF (406 milliards 250 millions). Nous avons présentement 3 opérateurs de téléphonie, un qui a 10 PQ, les 2 autres 5 et 4. Donc, un total de 19 PQ. La taxe d’interconnexion pour les 19 PQ et les 31 250 liens nous donnent 406 250 000 00019= 7 718 750 000 000GNF (7 mille 718 milliards 750 millions).

La Taxe d’interconnexion des 19 PQ que nous avions pu compter s’élève à : 7 mille 718 milliards 750 millions de francs guinéens.

2-Le coût moyen régional pour l’octroi d’un PQ de 1 000 000 d’abonnés est de 700 000 000 GNF pour les 19 PQ nous avons : 700 000 000*19 = 13 300 000 000 (13 milliards 300 millions de FG).

Coût d’attribution de 19 PQ : Treize Milliards trois cent millions de francs guinéens

3-Le Trafic téléphonique international: en 2012, l’Etat Guinéen avait, sur chaque minute de trafic international 0,22 dollars US (Surtaxe) signé avec les opérateurs de téléphonie et prise en compte dans la tarification. En 2012, juste pour les appels téléphoniques entrants, nous avions enregistré 300 millions de minutes soit : 300 000 0000,22 = 66 000 000 de dollars US. Pour un dollar 1US = 950 GNF, on aura : 66 000 000950 = 62 700 000 000 GNF (62 milliards 700 millions)

Juste pour le trafic entrant en 2012 : Soixante-deux milliards sept cent Millions de francs guinéens

4-Les licences GSM : plus d’une dizaine de technologies sont utilisées dans le secteur des télécommunications. La licence de la 3G+ a été bazardée à 30 millions de dollars alors que la moyenne régionale faisait 150 millions de dollars. La question qu’on doit se poser, est- ce que les 3 opérateurs ont effectivement payé le total de 90 millions de dollars ? Les 45 millions de dollars, soit les 50% des 90 millions pour la licence 4G d’Orange Guinée, dont le délai de transit dans le compte de l’ARPT a dépassé les 15 jours de transit montrant la mauvaise foi d’une mafia. A ceux-ci s’ajoutent les licences 2G.

5-Les Licences GSMA : pour Orange Money, Mobile Money une opacité Totale, aucune publication comme si c’était une affaire privée.

6-Les licences des Fournisseurs d’Accès Internet (FAI) : aucune information pourtant elles doivent figurer dans le rapport de l’ARPT comme la liste des 9 FAI en 2012.

7-La licence des Technologies comme : le WiMax, les VSAT, des Fréquences etc.

8-Les Licences des terminateurs de trafic, les importateurs des Equipements de Télécommunications, des Installateurs des équipements de Télécommunications, des Over the Top (OTT) etc.

9-Le fonds d’accès Universel : 3% des recettes des Télécommunications, pour 2017 ce montant de 4 213 milliards de francs guinéens, soit 126 milliards de francs pour le fonds d’accès Universel. Quel usage en a été fait en absence de l’opérateur national qui a cette obligation de donner le téléphone et l’internet au dernier guinéen ?

10-Les 50 millions de prêt d’Exim Bank pour la modernisation et l’expansion de la SOTELGUI et un avenant ajouté dont on ignore le montant. Les équipements installés après liquidation de la SOTELGUI à la place du redressement judiciaire, donc effectif ZERO (0), au moment des installations. Donc, des équipements muets parce que les sites n’ont pas été intégrés, pour des fins d’enrichissement illicite. Des équipements 2G démantelés non redéployés.

Monsieur le Président de la République,

Nous ne pouvons pas lister tous les points de recettes dans ce présent courrier. Mais, nous vous rappelons que la liquidation de la SOTEGUI, la première Société de Télécommunication Nationale au monde qui a été liquidé après 50 ans de 1600 travailleurs à zéro effectif. Une vraie Honte parce que tout simplement un Ministre a prit un arrêté pour bloquer votre décret en voulant gérer les 50 millions de dollars. Un DG de l’ARPT qui l’accompagne dans ce projet parce que tout simplement il avait trouvé un arrêté des Ministres de la transition qui lui demandait de verser les 1/3 de sa recette extra budgétaire à l’Opérateur National, 1/3 pour la recherche et développement et les autres 1/3 pour l’accès Universel. Une chose qu’il ne voulait pas exécuter.

Maintenant Monsieur le Président, à cause de ces 50 millions de dollars, du fond d’accès universel que l’ARPT doit verser à la SOTELGUI, les paiements sur de nombreuses années des opérateurs de téléphonie sur la colocation des pylônes de SOTELGUI et autres infrastructures, le paiement de ces brins de fibre optique dont les clients ont continué à payer des milliards au tiers, après sa fermeture, son parc roulant : les bus, les Prado, les Pickups, des Honda, etc. Ces magasins de stock pillés, ces ordinateurs dans tous les bureaux disparus, ces meubles de bureaux.

Pour ne pas répondre à toutes ces questions maintenant, ils préfèrent enfoncer la SOTELGUI en démantelant son centre de transit international de Wonkifong, notre 224, ses pylônes par endroit, ses centraux téléphoniques, son réseau souterrain par endroit. Un vrai sabotage des infrastructures de l’opérateur National. Pour ne pas payer ses droits dans les recettes de l’ARPT et pour et ne pas répondre à ces autres délits suscités. Un budget en 2012 de 199 Milliards de francs pour l’ARPT et la fermeture de la SOTELGUI à cause de 300 litres de carburant, si ce n’est pas la mauvaise foi et un agenda caché qu’ils ne diront jamais au Président, ce budget est plus que le budget de beaucoup de départements ministériels.

Tant pis pour notre souveraineté nationale, tant pis si on met les financements de la Banque Mondiale à la disposition des opérateurs privés qu’ils s’enrichissement et rapatrient tous nos capitaux. 8 mille milliards planifiés pour 2019 que le Ministre du Budget doit faire attention pour minimiser l’inflation car cela fait presque la moitié de notre PIB de 2019 .Tant pis s’il y a 302 morts d’abord, sur les 1600 travailleurs licenciés. Tant pis si on n’a pas de téléphone fixe en Guinée, tant pis si le Président, son Gouvernement, les forces de Défense et de Sécurités sont à la merci des multinationales, etc. La TVA de 18% sur les appels téléphoniques qui faisait 650 milliards de francs a été révisée à 9%. Pourtant, les clients ont payé les 18% sur leurs consommations et pourquoi même cette révision ? En plus, le bâtiment de l’ARPT de Koloma a couté combien ? Est-ce que ça obéit aux principes et procédures du marché publique Guinéen.

Monsieur le Président de la République,

Je suis rentré des USA pour servir mon Pays et je le ferai par tous les moyens

Très Cordialement.

Monsieur Keita Mamadi, Consultant en Gestion Télécom,

Ancien stagiaire à l’Institut Américain de Formation en Télécommunication (USTTI) Washington DC,

Ancien Stagiaire de Qualcom Incoropreted California, San Diego-USA,

Ancien Etudiant de l’Ecole Multinationale des Télécommunication de Dakar,

Ancien Directeur Commercial Produits et services Internet à la SOTELGUI,

Directeur Pays de Telinno Consulting Limited, une multinationale évoluant dans 10 pays de la sous-région et qui est la main ouvrière de tous les Equipementiers (Nokia, Ericsson, ZTE, Huawei),

Directeur Général de Troban Technology & Trade

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Démission de Cheikh Sako : « c’est de la diversion », dit Souleymane Kéita du RPG/AEC

27 mai 2019 à 18 06 51 05515
Me Cheick Sako

La démission du ministre d’Etat, ministre de la Justice, maître Cheick Sako, alimente la chronique ce lundi 27 mai 2019. Pour Souleymane Keïta, conseiller chargé de mission à la présidence de la République et coordinateur national de la cellule de communication du RPG arc-en-ciel, « c’est du plein droit de Cheick Sako de vouloir ne pas continuer à travailler avec le gouvernement actuel ». Il l’a dit au téléphone d’un reporter de Guineematin.com, quelques heures après l’annonce de cette démission.

Dans son intervention, Souleymane Kéita a semblé banaliser la démission du ministre d’Etat. Selon lui, « c’est son droit de ne pas vouloir continuer à travailler avec le gouvernement actuel. Le président de la République a mis un gouvernement en place avec une feuille de route bien définie. Je pense que si, pour une raison ou pour une autre, un ministre se voit dans la difficulté d’aller au bout des objectifs qui lui ont été assignés dans sa lettre de mission, qu’il démissionne. Moi, je ne trouve pas de problème à cela… Mais, ce que je pourrais relever tout de suite, c’est que le président de la République a une mission claire. Et, tout haut cadre qui se voit dans l’impossibilité pour lui d’aller dans la mesure du possible vers l’objectif fixé en termes de résultats à atteindre, bien entendu il peut rendre le tablier et partir », a laissé entendre le coordinateur national de la cellule de communication du RPG arc-en-ciel.

Parlant de l’intention nourrie par le président de la République de s’accrocher au pouvoir au-delà de ses deux mandats constitutionnels et qui constitue une des raisons de la démission de Cheick Sako, ce cadre du RPG pense qu’à ce niveau, « ce n’est plus le ministre Cheick Sako qui parle. Dans ces conditions-là, c’est le politique qui parle. C’est une attitude que je pourrai considérer comme le fait de ne pas pouvoir s’assumer. Vous savez, le processus qui consiste aujourd’hui à vouloir débattre de la problématique de la nouvelle Constitution, mon parti, le RPG arc-en-ciel a déjà donné sa position. Maintenant, qu’un ministre nommé en fonction d’un certain nombre d’objectifs à atteindre, moi je pense que son travail serait de se consacrer sur l’exécution de sa feuille de route. Parce que, sa volonté ne compte pas quant à l’adoption d’une nouvelle Constitution. Ça ne relève pas de lui, il est simple citoyen. C’est au peuple de se prononcer sur cette question-là. Donc pour moi, si c’est la raison fondamentale de sa démission, puisque c’est ce que je viens d’apprendre, ça signifie seulement que c’est de la diversion. Parce que pour moi, ça signifie que c’est une façon de se trouver une place dans le cœur de l’opinion publique. Mais malheureusement pour lui, si c’est le cas, nous, nous sommes déterminés de toutes les façons à faire en sorte que la Guinée, pour une fois en tout cas depuis plusieurs années, va avoir l’occasion de se doter d’une nouvelle Constitution qui défie le temps et qui va garantir la stabilité de nos institutions et la continuité de l’Etat », soutient le conseiller chargé de mission à la présidence.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Pouvoir à vie pour Alpha Condé ? Le ministre de la justice démissionne

27 mai 2019 à 13 01 32 05325

L’information a été rendue publique ce lundi 27 mai 2019, par nos confrères de Jeune Afrique. Maitre Cheikh Sakho, jusque-là ministre d’Etat, ministre de la Justice a décidé rendre le tablier. Sa démission a été présentée au président Alpha Condé depuis le 20 mai dernier, ajoute la même source.

Parmi les raisons de ce départ du gouvernement de maitre Cheikh Sakho, figure notamment son opposition à une modification de la Constitution guinéenne qui vise à permettre à Alpha Condé à continuer à diriger la Guinée au-delà de 2020.

Selon nos confrères, Cheikh Sako a adressé sa lettre de démission à Alpha Condé depuis le 20 mai 2019. « Tirant les conséquences de votre silence depuis le 4 avril 2019, jour de notre entretien et de la remise du courrier vous demandant de me remplacer dans mes fonctions de ministre de la Justice, garde des Sceaux, je vous présente ma démission du gouvernement », écrit Cheick Sako.

Maitre Sako occupait ce poste depuis l’année 2014. Cette démission intervient à un moment où les supporters du président Alpha Condé font des pieds et des mains pour pousser leur champion à continuer à diriger la Guinée au-delà de ses mandat légaux. De nombreux autres guinéens sont aujourd’hui opposés à cette idée et la résistance est entrain de s’organiser lentement mais sûrement.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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