Les médias privés et la radio nationale écartés par le CNRD : « ça commence mal », dit Amara Camara

14 octobre 2021 à 8 08 05 100510

« Dadis Camara pensait que tout ce qu’il faisait, c’était à la télé et c’était en direct… Mais, quand le Président Alpha Condé aussi est venu, la radio a été complètement exclue des programmes du Président… Aucun des voyages du Président Alpha Condé n’a été couvert par la radio nationale. Si on en a parlé, c’est peut-être quand il le décide, il dit à son reporter de faire quelque chose pour la radio nationale. Donc, c’est ce système qui a continué jusqu’à aujourd’hui. On pense que c’est la télévision nationale qui soigne leur image, alors que quand on doit communiquer pour la population, on ne doit exclure aucun média. Parce que chaque média a ses lecteurs, ses auditeurs et ses téléspectateurs. Il y en a qui préfèrent les sites d’informations, d’autres les radios privées et d’autres aussi la radio nationale… Je pense qu’il faut qu’on les conseille, parce qu’on ne peut pas déclarer la guerre aux médias, qu’ils soient publics ou privés. Les médias sont un mal nécessaire, il vaut mieux les avoir avec soi que de les avoir contre soi », a notamment dit Amara Camara.

Arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat perpétré le 05 septembre dernier contre le régime Alpha Condé, le Comité national du rassemblement pour le développement (la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée) ne développe pas actuellement de bonnes relations avec la presse privée, ainsi d’ailleurs que la radio nationale. Les proches collaborateurs de la junte écartent très souvent les représentants des médias privés et de la radio nationale lors des rencontres officielles. C’est le cas par exemple lors des cérémonies d’installation du Premier ministre, Mohamed Béavogui, et du Secrétaire général de la présidence de la République, le colonel Amara Camara, ainsi que lors de la visite du président Sierra Léonais, Julius Maada Bio, ou encore de la rencontre organisée mardi dernier, 12 octobre 2021, à la Primature, entre le Premier ministre et le secrétaires généraux des différents départements ministériels.

Très récurrent, ce rejet est teinté de mépris. Et, c’est le weekend passé que le Rubicon a failli être franchi, quand des éléments des forces spéciales (l’unité d’élite qui a déposé Alpha Condé le 05 septembre dernier) ont investi les locaux du Groupe Djoma Média avec des tirs d’armes automatiques. Ce comportement des militaires inquiète les professionnels des médias et suscite des interrogations sur la nature des relations que le CNRD veut entretenir avec la presse privée en Guinée.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, mardi 12 octobre 2021, Amara Camara, ancien rédacteur en chef de la radio nationale (RTG), estime que cette façon d’agir des nouvelles autorités de Guinée est à bannir. Amara Camara pense que la junte guinéenne doit revoir sa copie pour corriger ce « mauvais départ » avec la presse privée.

« Je me dis que c’était une descente qui était prévue. Eux (le CNRD), ils disent que ce n’était qu’une descente ; mais, c’est pour vérifier une information. C’est ce que colonel Balla Samoura a dit. Mais, moi je pense que s’il y a des informations autour, pas forcément les médias, mais de n’importe quel citoyen, l’idéal serait d’aller avec les règles. Et, ces règles, à mon avis, veulent qu’on convoque les gens ou alors qu’on vienne dans le temps imparti par la loi. Parce que normalement, à ce que je sache, les officiers de police judiciaire le disent souvent, qu’entre 6 heures et 18 heures, c’est l’intervalle requis pour des interventions de ce genre. Mais, si les gens viennent à 22 heures, et au de-là, pour dire que c’est pour vérifier une information, à mon avis, c’est trop faire. C’est effrayant pour un média. Quoi que l’on cherche aujourd’hui à rassurer les médias, je pense que c’est très compliqué. Et, ça commence mal. Je souhaite que ces gens revoient leur copie pour éviter qu’on ne continue à subir des telles descentes policières ou militaires », a dit Amara Camara.

Pour ce doyen de la presse guinéenne, la mise à l’écart des médias privés doit être débattue par les associations de presse pour trouver une solution.

« Cette question doit être débattue entre les associations de presse et les responsables actuels (le CNRD). Mais, je vous avoue que ce n’est pas seulement les médias privés qui sont exclus. A la RTG par exemple, même la radio nationale n’est pas associée. Les gens pensent que c’est la télévision nationale qui constitue le seul média qui peut porter leur message. Or, les Guinéens sont partagés entre les médias. Aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, la radio nationale est l’un des médiums les plus écoutés en Guinée. Ne serait-ce qu’à travers les éditions d’informations qui sont synchronisées par les 35 stations des radios rurales de Guinée et par certaines radios privées de l’intérieur. Mais, quand les gens viennent, on dit que c’est la caméra qui intéresse les autorités », a indiqué Amara Camara.

A en croire ce journaliste de la RTG, de même que les journalistes des médias privés, ceux de la radio nationale souffrent également de ce sentiment d’être rejetés par les autorités guinéennes, surtout depuis l’élection du président Alpha Condé. Malheureusement, le CNRD est sur la voie de perpétuer cette mauvaise pratique à l’égard de la presse.

« Dadis Camara (qui était président du CNDD et de la Transition guinéenne en 2008, NDLR) pensait que tout ce qu’il faisait, c’était à la télé et c’était en direct. Ce qui n’était pas vérifié. Mais, quand le Président Alpha Condé aussi est venu, on pensait qu’il communiquait avec le bas peuple, notamment avec la radio nationale. Mais, la radio a été complètement exclue des programmes du Président Alpha Condé. Aucun des voyages du Président Alpha Condé n’a été couvert par la radio nationale. Si on en a parlé, c’est peut-être quand il le décide, il dit à son reporter de faire quelque chose pour la radio nationale. Donc, c’est ce système qui a continué  jusqu’à aujourd’hui. On pense que c’est la télévision nationale qui soigne leur image, alors que quand on doit communiquer pour la population, on ne doit exclure aucun média. Parce que chaque média a ses lecteurs, ses auditeurs et ses téléspectateurs. Il y en a qui préfèrent les sites d’informations, d’autres les radios privées et d’autres aussi la radio nationale. Mais, on laisse tous ces gens à côté… Je pense qu’il faut qu’on les conseille, parce qu’on ne peut pas déclarer la guerre aux médias, qu’ils soient publics ou privés. Les médias sont un mal nécessaire, il vaut mieux les avoir avec soi que de les avoir contre soi », a précisé Amara Camara.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Le colonel Mamadi Doumbouya rassure : « le CNRD ne confisquera jamais le pouvoir »

1 octobre 2021 à 21 09 37 103710
Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition

Alors que beaucoup s’interrogent encore sur la durée de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya se montre rassurant. Le président de la transition, chef de la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé, assure que le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) ne va pas confisquer le pouvoir.

L’homme fort du pays a fait cette annonce dans son adresse à la nation, faite à l’occasion de la fête nationale marquant l’accession de la Guinée à l’indépendance, qui sera célébrée demain, samedi 2 octobre 2021. Il a aussi réitéré l’engagement selon lequel, aucun membre de son équipe ne fera acte de candidature aux élections qui vont clôturer cette transition.

« Le CN-RD rassure la communauté nationale et internationale qu’il ne confisquera jamais le pouvoir. Les membres du CN-RD, du Gouvernement et des autres organes de la Transition ne feront pas acte de candidature aux prochaines élections.

Les élections se dérouleront de la base au sommet (quartiers, communes, législatives et présidentielles) conformément à un chronogramme consensuellement établi.

Ainsi, le Président de la République élu trouvera toutes les institutions démocratiques installées. Ainsi, il pourra s’atteler à répondre aux défis du développement et de l’émergence de la Guinée », a dit le colonel Mamadi Doumbouya.

Par ailleurs, le président de la transition guinéenne a réaffirmé que la Guinée honorera tous ses engagements internationaux. Il a également invité les partenaires techniques et financiers et les pays amis de la Guinée, ainsi que toute la communauté internationale à accompagner le pays pour lui permettre de réussir cette transition.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628 12 43 62

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Télimélé en fête ! « La route Kasserie – Télimélé centre sera bitumée dès le mois d’octobre » (Préfet)

1 septembre 2021 à 12 12 00 09009

« Monsieur le président de la République, le Professeur Alpha Condé, dans sa bonté, a bien voulu nous accorder un financement pour démarrer les travaux de Kasserie jusqu’à Dara, au niveau du goudron. Et, ces travaux doivent commencer dès ce mois d’octobre 2021… Télimélé sera vraiment dans la joie et dans la gaieté », a notamment annoncé le préfet, Amadou Sadio Diallo.

C’est une annonce qui fera des heureux dans la préfecture Télimélé ! Hier, mardi 31 août 2021, à l’occasion de la cérémonie de lancement des travaux de dégagement de la route Télimélé ville-Soïndé-Gabé-Mégnékouré (communément appelée la contournante de Loubha), le préfet Amadou Sadio Diallo a annoncé que le gouvernement a accordé un financement à Télimélé pour le démarrage des travaux de bitumage de la route Kasserie – Télimélé centre. Le début des travaux de bitumage de cette importante route (pour ce tronçon d’une cinquantaine de kilomètres) est prévu pour le mois d’octobre prochain, a appris un correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

C’est devant ce beau monde qui était présent ce mardi au terrain ‘’M’bia (où la cérémonie de lancement des travaux de dégagement de la route Télimélé-ville-Soïndé-Gabé-Mégnékouré a eu lieu’’, que le préfet de Télimélé a fait l’annonce de cette très bonne nouvelle. Amadou Sadio Diallo a laissé entendre le financement de ces travaux de bitumage est une expression de la bonté du président Alpha Condé envers les populations de Télimélé.

« Nous sommes réunis ici ce matin pour trouver une autre route qui peut contourner Loubha. Car, les travaux de bitumage de cette partie vont commencer bientôt. Parce que monsieur le président de la République, le Professeur Alpha Condé, dans sa bonté, a bien voulu nous accorder un financement pour démarrer les travaux de Kasserie jusqu’à Dara, au niveau du goudron. Et, ces travaux doivent commencer dès ce mois d’octobre 2021. Ces travaux concernent la route de Kasserie à Télimélé centre, y compris tout ce qui est ponts et également le col de Loubha. On a bien travaillé le col de Loubha ; mais, l’État viendra achever les travaux, mettre le béton. Et, Télimélé sera vraiment dans la joie et dans la gaieté », a annoncé Amadou Sadio Diallo.

De Télimélé, Mamadou Saliou Bah pour Guineematin.com

Tél. : 628 88 04 73

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Le Gouvernement provoque le Barreau de Guinée : la leçon de Me Sané à Tibou

20 août 2021 à 20 08 12 08128
Me Mamoudou Sané, avocat au Barreau de Guinée

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, mardi dernier, 17 août 2021, le Barreau de Guinée a sorti une déclaration pour dénoncer l’ingérence du pouvoir exécutif dans les affaires judiciaires. Les avocats ont surtout protesté contre le comportement de Directeur national de l’administration pénitentiaire qui se permet d’accorder et de retirer des régimes de semi-liberté aux prisonniers politiques sans jugement. Mais, les dégâts auraient peut-être été limités si le ministre Tibou Kamara n’avait pas fait irruption dans ce débat avec sa sortie que les avocats et une partie de l’opinion publique prennent comme « la provocation de trop ».

Parmi les plus frustrés par ce débat entretenu par un membre du Gouvernement, Maître Mamoudou Sané a tenu à « enseigner » la logique judiciaire au ministre conseiller d’Alpha Condé. L’avocat estime que Tibou Kamara devait savoir que le Gouvernement est le principal responsable des problèmes qui minent la justice guinéenne, notamment en refusant de mettre en place la Haute Cour de Justice, de nommer un juge chargé d’application des peines, d’appliquer les décisions de la Cour suprême et de faire la lumière sur les nombreux cas de violation des droits de l’Homme .

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de la lettre que Maître Mamoudou Sané adresse à Tibou Kamara.

A mon tour de répondre à M. Tibou Kamara !

« La justice est l’affaire de tous » est le titre d’une tribune ouverte par le M. Tibou Kamara qui ne s’est pas exprimé en tant que Ministre porte-parole du gouvernement, même si l’article est vu comme la réponse du gouvernement à la dénonciation du Barreau en date du 17 Aout 2021. 

Entre autres piques, M. Tibou dit dans sa tribune que « le Barreau a été passif face à plusieurs violations des droits de l’homme, passif également face à plusieurs crimes commis en Guinée, les avocats se réjouissent de la libération de leur clients sous le régime de la semi-liberté qu’ils critiquent, beaucoup d’avocats sont devenus des chroniqueurs ou médiatiques… ».

Il faut d’entrée de jeu, remercier M. Tibou Kamara pour cette tribune combien intéressante. C’est un bon exemple de la liberté d’expression. 

Oui, je l’admets en tant qu’avocat que ce que M. Tibou dit est en partie vrai. Commençant par la passivité du Barreau de Guinée, il faut le relativiser car beaucoup de dénonciations ont été faites par le Barreau. Les archives existent. A mon avis, la passivité du Barreau s’explique parfois par le caractère politique de certains cas, parce que le Barreau est apolitique, il ne faut pas l’oublier. Or, la moindre prise de position des avocats est perçue par le gouvernement comme politique. A l’occasion d’une rencontre qu’il a eu avec le Barreau à la présidence, il a traité certains avocats, notamment ceux du FNDC « d’avocats roulant pour des politiques ». Alors que la question de la Constitution est aussi « l’affaire de tous » M. Tibou. 

J’admets aussi que les droits de l’homme sont violés chaque fois et des crimes odieux sont aussi commis en Guinée mais que fait l’Etat pour que cela cesse ? A quoi ont servi les multiples commissions d’enquêtes créées par le gouvernement ? L’Etat a-t-il mis les moyens à la disposition des OPJ pour enquêter sur ces graves situations et traduire les auteurs en justice ? Je sais en tant que praticien du droit que les OPJ n’ont aucun budget de fonctionnement, voilà pourquoi même l’enregistrement d’une plainte est payant, a plus forte raison les frais d’interpellation, de déferrement d’un prévenu ou de recouvrement de créances. Qui ne connait pas les fameux 10% institués par les OPJ dans tout le pays ? Tout est payant, et c’est le citoyen qui paie alors que c’est l’Etat qui devait supporter ces frais.

Oui, la libération des 4 détenus a réjoui leurs avocats. Mais quel est cet avocat qui ne se réjouirait pas de la libération de son client quel que soit la forme ? A qui la faute si la forme est violée, à l’avocat ou au Directeur de l’administration pénitentiaire dans ce cas-ci ? 

Pour rappel, dans le Code de procédure pénale révisé en 2017, il est disposé que c’est le juge de l’application des peines qui accorde le régime de la semi-liberté, ou de placement externe à un prisonnier dont le jugement n’est pas programmé. Ce juge l’accorde ou non après les avis du procureur de la République et du Directeur de l’administration pénitentiaire. Mais à date, ce juge qui doit être nommé par Décret du Président de la République n’existe pas dans tout le pays. Là également, c’est la faute du gouvernement ou du Président de la République qui doit prendre ce Décret de nomination. D’ailleurs, ce n’est pas seulement ce Décret « important » qui n’est pas pris, il n’a pas également pris le Décret mettant en place la Haute Cour de justice qui doit le juger son gouvernement et lui-même, en cas de haute trahison.

Et si la justice est faible, comme l’a dit le Président de l’Assemblée nationale, Honorable Amadou Damaro Camara aussi, c’est parce que le gouvernement même contribue à l’affaiblir. Par exemple, l’Arrêt de la Cour suprême de Guinée intimant le Ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation à délivrer un agrément à M. Aliou Bah du Model, l’Arrêt de la CEDEAO intimant le gouvernement à dédommager les victimes de Zogota, l’Arrêt de la Cour suprême de Guinée intimant le Ministre de l’administration du territoire d’installer les chefs de quartiers… tous ces arrêts peinent à être exécutés par le gouvernement. Or s’il est vrai que le gouvernement sera comptable de tout ce qui va se passer à son temps, bien ou mal, alors il a intérêt à mieux faire les choses. 

Si le Barreau est passif, l’Etat l’est aussi, car il faut reconnaitre que c’est face au vide crée par le Décret du Président de la République que le Directeur de l’administration pénitentiaire, qui a un incroyable talent, s’est frayé un chemin en ordonnant la semi-liberté à 4 détenus malades (honorable Ousmane Gaoual Diallo, Cherif Bah, honorable Cellou Baldé et Abdoulaye Bah) et révoquant celui du dernier d’entre eux quelques jours après.

Quant aux avocats chroniqueurs ou icônes médiatiques, il y’en aura toujours M. Tibou Kamara car au-delà du prétoire, ce sont, entre autres, des moyens de lutte pour l’avocat d’aujourd’hui. Modernité oblige !

Et quel que soit le moyen utilisé (prétoire, média, chronique), l’objectif est le même : rendre notre Guinée meilleure.

Maître Mamoudou Sané, avocat à la Cour et membre du Barreau de Guinée

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Hausse du prix du carburant : Baadiko dénonce une décision « extrêmement grave »

4 août 2021 à 12 12 49 08498
Mamadou Bah Baadiko, président de l’UFD

Surprise et consternation, ce sont les sentiments exprimés par Mamadou Baadiko Bah, président de l’Union des Forces Démocratiques (UFD) et député à l’Assemblée nationale, suite à la hausse du prix du carburant annoncée hier soir par le gouvernement. Un prix qui passe de 9.000 à 11.000 francs guinéens pour le litre à la pompe. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mercredi 4 août 2021, l’opposant guinéen a dénoncé une décision extrêmement grave.

« C’est une très mauvaise surprise, puisque face la montée des protestations de tout le monde contre cette augmentation au mois d’avril, le gouvernement avait donné l’impression de vouloir accepter les récriminations de la population. Ils ont frappé avec l’augmentation de 20% de la taxe sur les communications téléphoniques. Nous, nous avions pensé qu’ils se sont rattrapés par là sans aller au niveau du carburant. Maintenant, on est frappé des deux côtés, avec une augmentation de plus de 20% du coût de deux produits sensibles. Le carburant impacte non seulement le transport, mais aussi les prix des produits.

C’est extrêmement dramatique et ça veut dire que le gouvernement n’en a cure.  Au lieu de régler les problèmes de la gestion de la chose publique, mettre fin à la corruption, aux détournements des deniers publics, à l’enrichissement illicite, on frappe la population de telle sorte alors que celle-ci ne peut pas se défendre. Vous savez que le prix du transport a déjà explosé à cause de l’état des routes. Ces dernières semaines, tous les prix ont doublé avant même le carburant. Donc, on ne sait pas où ça va s’arrêter. Ensuite, vous avez la flambée du prix des plaques d’immatriculation. Donc, il y a énormément de frais induits », a indiqué l’opposant.

En annonçant cette hausse du prix du carburant, le gouvernement a laissé entendre que celle-ci n’aura aucun effet sur les faits de transports. Mais cette annonce ne passe pas chez l’honorable Baadiko. « C’est complètement ridicule et irresponsable de penser qu’on peut augmenter le prix du carburant et que cela ne soit pas ressenti sur les coûts du transport », a-t-il dit, ajoutant que l’Etat avait plusieurs sources de revenus sans augmenter le prix du carburant.

« Ces milliers de fictifs qu’on continue de payer, on ne les touche pas, mais on va frapper toute la population. C’est extrêmement grave. On peut discuter du réajustement du prix du carburant puisque le baril est aujourd’hui à 70 dollars. Mais là, on va à la catastrophe. Si le gouvernement se souciait des conditions de vie des populations, il devrait au moins annuler la taxe sur la téléphonie, gérer son augmentation de carburant et veiller à ce qu’il y ait des mesures d’accompagnement pour que chacun ne fasse pas du n’importe quoi », a dit Mamadou Baadiko Bah.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41  

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Mali : l’agresseur du président Assimi Goita est mort en détention

26 juillet 2021 à 8 08 56 07567
Assimi Goita

L’homme qui était accusé d’avoir tenté mardi d’assassiner à l’arme blanche le président de transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, et qui était depuis aux mains des services de sécurité malien, est «décédé», a indiqué dimanche 25 juillet soir le gouvernement malien.

L’assaillant, dont l’identité n’a pas été dévoilée, s’était précipité vers l’homme fort du Mali durant la prière musulmane de l’Aïd al-Adha, à la Grande mosquée de Bamako, et avait tenté de lui asséner un coup de couteau. Assimi Goïta, auteur de deux coups d’État en moins d’un an au Mali, avait reçu immédiatement le soutien de ses gardes du corps, qui ont maîtrisé l’agresseur. Le colonel Goïta était sorti indemne de l’attaque. Son agresseur, un homme d’apparence jeune qui était vêtu d’un jeans et d’une chemise blanche, a été appréhendé et emmené manu militari par la Sécurité d’État, les services de renseignement maliens.

L’enquête se poursuit

Une enquête a été ouverte «pour fait de tentative d’assassinat et d’atteinte à la sûreté de l’État», selon les autorités. Mais le suspect n’a a aucun moment été présenté aux autorités judiciaires, a indiqué dimanche soir à l’AFP une source judiciaire ayant requis l’anonymat. «Au cours des investigations qui ont permis de mettre en évidence des indices corroboratifs des infractions sus-visées, son état de santé s’est dégradé. Admis au CHU Gabriel Touré, puis au CHU du Point G (deux hôpitaux de Bamako), il est malheureusement décédé», a indiqué dimanche soir le gouvernement dans un communiqué lu sur la télévision publique ORTM. «Une autopsie a été immédiatement ordonnée pour déterminer les causes de son décès», selon le communiqué.

«Le gouvernement rappelle toutefois que son décès ne fait pas obstacle à la poursuite de l’enquête déjà en cours au niveau du parquet de la commune II (de Bamako), surtout que les premiers indices collectés et les informations recueillies indiquent qu’il ne s’agissait pas d’un élément isolé», ajoute le gouvernement, qui n’avait jusqu’ici privilégié aucune hypothèse, dans un pays meurtri par une violence multiforme depuis des années.

Lefigaro.fr

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Persécution des opposants en Guinée : ce que Tibou Kamara écrit aux Etats-Unis

22 juillet 2021 à 9 09 20 07207
Tibou Kamara, ministre d’Etat, conseiller personnel du Chef de l’Etat, Ministre de l’industrie et des PME, porte-parole du Gouvernement

Acculé par les critiques des ONG internationales et les occidentaux, le Gouvernement guinéen, qui tue toute forme de contestation (même verbale) dans le pays, essaie une nouvelle stratégie dans le secret espoir d’atténuer au sein de l’opinion l’impact de la terreur imposée aux citoyens. Alors que des opposants sont arrêtés et détenus sans jugement depuis plus de huit mois, Tibou Kamara, un des anciens exilés du régime Alpha Condé, devenu porte parole du Gouvernement, sort des communiqués pour parler de liberté en Guinée, un pays où la moindre voix discordante est criminalisée depuis la réélection contestée du champion du RPG à un troisième mandat…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce communiqué en réponse à celui des États-Unis :

Le Gouvernement note, avec satisfaction, que l’ambassade des Etats-Unis en Guinée se félicite des actes posés par la justice guinéenne, conformément aux pouvoirs qui lui sont reconnus et impartis.

Il note aussi le vœu partagé par tous les républicains et démocrates que les procédures en cours, relatives à différentes affaires pendantes devant les juridictions du pays, soient conduites vite et bien, sous l’autorité de la justice et dans le respect de l’indépendance des magistrats.

Le Gouvernement n’est pas un obstacle ni une menace contre les droits et les libertés des citoyens, mieux, il promeut la liberté d’expression et la diversité des opinions, réelles dans le pays, mais qui doivent s’exercer cependant, comme dans tout État de Droit, dans les conditions et limites prescrites par la Constitution.

Enfin, la Guinée est un État respectueux des droits humains ainsi que des principes universels de la Démocratie et de l’État de Droit, fondés sur l’exigence de concilier les Droits et les Devoirs, ainsi que celle d’assurer l’égalité des citoyens devant la Loi.

Tibou Kamara

Ministre d’Etat, Conseiller spécial du Président de la République,

Ministre de l’Industrie et des PME

Comment un homme qui jouit de toutes ses facultés peut parler de liberté dans un pays où aucune contradiction (même verbale) n’est tolérée ? Dans un pays où des leaders et responsables de l’opposition (ou simplement épouses) sont interdits de voyager sans motifs, où les bureaux et le siège du principal parti de l’opposition sont fermés, sans aucune décision judiciaire et où des citoyens sont arrêtés et détenus pendant plus de huit mois sans aucun procès ? Qu’est-il arrivé à notre Tibou Kamara, l’homme qui nous récitait les principes et valeurs démocratiques qu’il souhaitait voir appliqués dans notre chère Guinée ?

Pauvres de nous !

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Atelier de vulgarisation de la nouvelle politique culturelle : le message de la ministre Sona Konaté

14 juillet 2021 à 12 12 03 07037
madame Sona Konaté, ministre de la Culture et du patrimoine historique

Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan d’action annuel, le ministère de la Culture et du patrimoine historique a organisé ce mercredi, 14 juillet 2021, un atelier de « vulgarisation et d’appropriation de la nouvelle politique culturelle » de la Guinée. Cette rencontre de réflexion et d’échanges a réuni une quarantaine de participants (des cadres dudit département) avec pour objectifs de créer une compréhension commune des rôles de chacun dans le déroulement de cette nouvelle politique culturelle. En présidant le lancement des travaux, madame Sona Konaté, la ministre de la Culture et du patrimoine historique, a demandé aux cadres présents de s’impliquer fortement dans les débats et de poser toutes les questions utiles leur compréhension des éléments conceptuels, méthodologiques et les critères de priorité de la nouvelle politique culturelle, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre.

Selon nos informations, cet atelier est la première étape de la seconde phase de l’élaboration et la mise en œuvre de la nouvelle politique culturelle adoptée par le gouvernement en juin 2021. Il s’agit, à travers des échanges, de permettre les acteurs décisifs (les cadres du département de la culture) de s’approprier de tous les éléments de ce document stratégique afin qu’ils soient en mesure de jouer efficacement leur rôle de leaders dans sa mise en œuvre.

Cette nouvelle politique apporte une vision, des finalités, des objectifs et des priorités dans le domaine de la culture en Guinée. Et, ces cadres présents à ce présent atelier sont invités à faire des réflexions et des échanges leur permettant de capitaliser les expériences, déterminer les forces, les faiblesses et les lacunes, mais surtout d’avoir le même niveau de compréhension des rôles de chacun dans cette nouvelle dynamique qui vient d’être amorcée.

C’est pourquoi, en procédant au lancement des travaux de cette rencontre, la ministre de la culture et du patrimoine historique, Sona Konaté, a exhorté les participants à s’investir entièrement dans les débats pour mieux comprendre et assimiler le contenu de la nouvelle politique culturelle.

madame Sona Konaté, ministre de la Culture et du patrimoine historique

« En discussion avec les cadres au niveau du cabinet, nous avons décidé qu’il fallait d’abord commencer par donner une formation aux cadres du ministère pour qu’ils s’approprient du contenu de la nouvelle politique culturelle. Parce que nous nous sommes censés expliquer le contenu de la politique culturelle aux acteurs culturels, à nos partenaires. Aujourd’hui nous n’avons pas tous les cadres du ministère ici, mais nous avons les chefs de division, les directeurs et les chefs de section qui vont s’approprier du contenu. Et, eux à leur tour, au niveau de chaque direction, ils vont essayer d’organiser des formations pour rendre compte au niveau des autres cadres que sont les chargés d’études. C’est dans ce cadre que nous sommes là ; et, je voudrais vous exhorter à vous impliquer fortement, à poser toutes les questions. Je suis consciente que le document vous a été remis hier, les circonstances de déroulement aussi nous font pression, il y a des rubriques qui vont être modifiées à cette formation, je pense que la deuxième étape qui consistera à faire la vulgarisation au niveau des acteurs culturels, la commission prendra toutes les remarques en compte », a indiqué la ministre Sona Konaté.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Double taxation des appels téléphoniques (passant de 60 à 120 GNF/Min) : une décision aux impacts inquiétants !

7 juillet 2021 à 11 11 36 07367
Kaba Mamadi, Consultant en digitalisation, NTIC, TELECOM

Par Kaba Mamadi, Consultant, Spécialiste en Digitalisation/Télécom/NTIC : En 2016, une nouvelle taxe a été introduite dans la téléphonie en Guinée. Appelée TCT, cette « Taxe sur la communication Téléphonique » a été approuvée par l’Assemblée Nationale de l’époque avec une imposition de soixante francs guinéens par minute (60GNF/Min) et exclusivement prise en charge par le consommateur. Les raisons de cette nouvelle taxe ont été justifiées dans le temps par l’impact de l’épidémie à virus Ebola sur notre économie.

Et, l’actuelle Assemblée nationale a récemment approuvé une proposition de loi qui double cette taxation, passant alors de soixante francs guinéens par minute (60GNF/Min) à cent vingt francs guinéens par minute (120/Min) ! Comme bon nombre de concitoyens, nous nous posons la question sur les impacts et conséquences de cette nouvelle décision sur les consommateurs en téléphonie et sur le secteur de la téléphonie.

Il est important de savoir que tous les États ont le droit d’ouvrir ou réadopter une assiette fiscale en cas de besoin ou contrainte économique. Le même droit s’étend sur le positionnement de l’assiette fiscale ; c’est-à-dire, le secteur d’activité devant supporter la charge fiscale. Par ailleurs, l’application de ce droit doit impérativement aller dans le sens du bien-être de tout un chacun.

A mon avis, la Guinée étant un pays où plus de la moitié de la population vit sous le seuil de la pauvreté, les taxes à la charge du citoyen rendent la vie plus difficile aux pauvres au lieu de l’améliorer. Les pauvres seront plus pauvres et les riches plus riches, en sachant que nos recettes à mobiliser sont plus à satisfaire les comptes personnels de certaines grosses pontes que ceux de l’Etat.

Cette décision est-elle le fruit de la facilité ?  Personnellement, je parie que doubler la TCT aura moins d’impacts dans la mobilisation des recettes dans les conditions actuelles ou la téléphonie est moins convoitée par les abonnés. Avec la forte vulgarisation d’internet et les services qui en découlent, il est bon de savoir que la téléphonie n’est plus une nécessité aussi importante en communication analogique/numérique. Donc, cette décision une fois appliquée, viendra augmenter les couts de l’appel téléphonique dans notre pays !

De nos jours, la plupart des abonnés mobile ont un service internet fréquent et disponible sur leurs portables. Alors, avec ce nouveau coût à la hausse des appels téléphoniques classiques, il est logique que de nombreux abonnées pourraient choisir les appels via internet que ceux via la téléphonie mobile ordinaire.

Alors, si nous avons moins d’appels téléphoniques, cela signifie qu’il y aura moins de taxes TCT que l’État pourra recouvrir. Conséquence, les objectifs économiques à atteindre à travers cette décision ne seront qu’un mirage. Bref, nous assisterons au boycott de la téléphonie classique puisque plusieurs alternatives moins coûteuses s’offrent aux abonnés.

A mon avis, une telle décision affectant le consommateur (Citoyen) ne devrait pas être une surprise pour tous. Elle aurait dû être au centre d’une négociation en amont entre Etat, l’association patronale des Télécoms et les représentations des consommateurs afin de pourvoir trouver un équilibre satisfaisant les trois camps. Malheureusement, aujourd’hui, il sera difficile de revenir en arrière ! Alors, à mon humble avis, la prochaine étape doit être comment atténuer l’impacts socio-économiques de cette décision sur le consommateur et le secteur de la téléphonie ?

Face à ce défi, les pistes de solutions à cette problématique feront l’objets de notre prochain article !

Kaba Mamadi, Consultant en digitalisation, NTIC, TELECOM

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Guinée : le gouvernement prévoit une croissance du PIB de plus de 5,2% en 2021

2 juillet 2021 à 12 12 45 07457

Le ministre du Budget est passé ce vendredi, 2 juillet 2021, devant l’Assemblée nationale pour présenter sa communication au compte du débat d’orientation budgétaire de l’année. Ismaël Dioubaté a présenté un document qui s’étend sur un cadrage budgétaire à moyen terme (de trois ans) allant de 2022 à 2024, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Dans sa communication, le ministre est revenu tout d’abord sur l’exécution du budget de l’Etat au premier trimestre de l’année en cours. Selon lui, en fin mars 2021, les recettes ont été mobilisées à hauteur de 5072,91 milliards de francs guinéens, soit un taux d’exécution de 21,58% (des objectifs budgétaires de l’année, ndlr). Les recettes fiscales représentent 92,85%, les recettes non fiscales 1,19%, et les dons, legs et fonds de concours 5,96%, a souligné Ismaël Dioubaté.

Sur le volet dépenses, l’exécution base engagement y compris le financement extérieur se situe à 4 645,08 milliards, soit 16,75% des prévisions annuelles. Pendant ces trois mois, les investissements ont bénéficié de 133,57 milliards de francs guinéens contre 2. 066 milliards 40 millions pour les dépenses de personnels, 1. 078 milliards 79 millions pour les transferts, 660,62 milliards pour les achats de biens et services et 63,15 milliards pour le remboursement de la dette en trois mois. Les dépenses sur ressources propres représentent 4 002,53 milliards contre une prévision dans le plan d’engagement de 4 141,99 milliards, soit un taux d’exécution de 96,63%.

Parlant de la situation budgétaire au plan national, Ismaël Dioubaté a fait état de perspectives macroéconomiques favorables pour l’économie guinéenne sur la période 2022-2024. L’activité économique devrait retrouver sa dynamique après la relance attendue en 2021 et se maintenir sur un sentier de croissance soutenue jusqu’en 2024. Ce dynamisme serait soutenu par un environnement interne plus favorable mais également grâce aux investissements structurants attendus dans le cadre de l’exécution de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Covid-19 (SNLC) 2020-2022 et du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES) 2021-2025 ainsi que des initiatives présidentielles, a noté le ministre.

A terme, la croissance du PIB réel sera établie à plus de 5,2% en 2021 et 5,4% en moyenne annuelle sur la période 2022-2024.

Du cadre budgétaire 2022-2024

Pour cette tranche budgétaire, les principales hypothèses portent sur le taux de croissance du produit intérieur brut, le taux d’inflation, le taux de change du dollar, le volume des importations et des exportations. En termes de recettes, pour les trois prochaines années, les dons, legs et fonds de concours, sont projetés à hauteur de 5 809,97 milliards de francs guinéens dont 2 853,66 milliards en appui budgétaire et 2 956,31 milliards en dons projets et programmes.

Les dépenses pour la période 2022-2024 sont projetées globalement à 119 842,59 milliards dont 36 327,53 milliards en 2022 ; 39 599,97 milliards en 2023 et 43 915,09 milliards en 2024. Elles s’accroissent respectivement de 25,12% en 2022, 9,01% en 2023 et 10,90% en 2024, avec un taux annuel moyen de 15,01%. Pour atteindre ces objectifs de recettes à moyen terme, le ministre indique que les régies ont déjà mis en place des plans de réforme et de modernisation de leurs services.

S’agissant des orientations de la lettre de cadrage du premier ministre, elles s’articulent autour des points suivants :

  1. Préservation de la stabilité macroéconomique

L’effort de stabilisation macroéconomique mené avec succès sur la période récente doit être poursuivi, selon le ministre. Pour cela, il conviendra de :

·       Maintenir le déficit budgétaire en dessous de 2,7% du produit intérieur brut ;

·       Limiter l’inflation à un niveau inférieur à 10%

  • Renforcement du capital humain et transformation économique durable

Mieux que les années précédentes, il y a lieu de renforcer en 2022, le respect des engagements internationaux souscrits par la Guinée. À ce titre, il a été demandé de :

·       Poursuivre l’effort d’augmentation des dépenses de santé et d’éducation, qui devraient atteindre à moyen terme 15% du total des dépenses budgétaires, conformément aux engagements pris par la Guinée notamment auprès de l’Union européenne ;

·       Garantir que les crédits budgétaires en faveur du développement rural (agriculture, pêche, élevage) atteignent un niveau minimal de 6% des dépenses du budget de l’État, qui correspond à la moyenne observée au niveau continental.

·       Accroitre l’effort budgétaire en faveur de la digitalisation du secteur public et la structuration d’un écosystème compétitif, porteur de croissance et de bien-être public.

3.    Intensification des efforts de mobilisation des recettes internes pour créer un espace budgétaire favorisant le financement des dépenses prioritaires.

L’objectif, selon le gouvernement, est de doubler les recettes à l’échéance du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES) 2021-2025. L’atteinte de cet objectif suppose, en plus des initiatives en cours, de : 

·       Renforcer la sécurisation des procédures d’attribution et de gestion du numéro d’identification fiscale (NIF) par la direction nationale des impôts (DNI) ;

·       Intensifier les efforts d’immatriculation et de géolocalisation des entreprises ;

·       Achever, au plus tard le 30 juin 2022, le chantier de l’élimination des situations de non-concordance entre les déclarations en douane et les déclarations mensuelles uniques à la DNI ;

·       Améliorer le taux de recouvrement des impôts et taxes et réduire d’au moins 50% le stock des arriérés fiscaux ;

·       Rationaliser les nombreuses exonérations fiscales accordées sans base légales ;

·       Établir, au 30 juin 2022, un rapport intermédiaire sur la mise en œuvre des pactes de doublement des recettes signées par les trois régies financières et apprécier la probabilité du respect de cet engagement à l’horizon de décembre 2022, lit-on dans le document.

Les débats vont se poursuivre dans les travaux en Commissions et seront couronnés par une séance plénière qui permettra aux députés de revenir sur le document avant sa validation.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Bah Oury sur la fronde à l’Assemblée nationale : « les calculs politiciens pour la succession ont commencé »

1 juillet 2021 à 13 01 25 07257

Depuis plusieurs jours, le torchon brûle entre certains députés de la mouvance présidentielle et le président de l’Assemblée nationale. Les frondeurs accusent Amadou Damaro Camara de gestion opaque et de népotisme dans l’attribution des marchés. Une situation qui ne laisse pas indifférent le président de l’Union Démocratique pour le Renouveau de la Guinée (UDRG).

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce jeudi, 1er juillet 2021, Bah Oury a analysé ce problème sous deux angles. Le premier, dit-il, c’est le fait que le népotisme soit érigé en système de gouvernance depuis plusieurs années en Guinée.

Bah Oury, président du parti UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée)

« Cette situation à l’hémicycle ne me paraît pas singulière, parce que partout dans les administrations de ce pays et au niveau du sommet de l’Etat, la pratique est la même. Des personnes arrivent au pouvoir non pas pour servir mais pour se servir. Et, ils le font de manière tellement ostentatoire, comme s’ils ont un mépris des autres membres de la société guinéenne. C’est pour autant que la Guinée est considérée parmi les 15 pays les plus pauvres au monde et avec un niveau de corruption extrêmement élevé. C’est la mentalité prédatrice qui prédomine un peu partout.

Il n’y a jamais eu sérieusement de sanctions pour corriger la gouvernance. Cela constitue le véritable problème de la Guinée : les administrateurs, les dirigeants, ont une mentalité fortement teintée de certaines formes de prédation qui font que la Guinée a du mal à se relever. C’est le système qui est malade. Le système a atteint un tel niveau de pourrissement que ce qui se faisait dans le secret auparavant, se fait maintenant à ciel ouvert. Et puis, c’est fait avec tellement de prétention que d’autres refusent de se sacrifier pour faire plaisir aux uns et aux autres », a déclaré l’opposant.

Par ailleurs, le président de l’UDRG estime que cette fronde contre le président de l’Assemblée nationale peut être due à une guerre de positionnement pour la succession du président Alpha Condé. « Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’on est dans une période politique très tumultueuse et très trouble. Les calculs politiciens pour la succession, pour le positionnement pour le futur, ont commencé à se faire entendre et à se faire savoir. Les choses bougent, les règlements de comptes sont par-ci et par-là. En fait, c’est comme un  jeu de dames où on vise autre chose et on commence par les premiers pions en première ligne avant d’atteindre le résultat escompté », a dit Bah Oury.  

Depuis le début de cette crise qui secoue la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, aucun des acteurs concernés n’accepte de s’exprimer publiquement sur le sujet. Selon les indiscrétions, le problème est arrivé sur la table du président de la République, qui aurait décidé de s’impliquer dans la recherche d’une solution durable.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41  

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Violences politiques en Guinée : l’UFDG répond au Gouvernement (Document)

30 juin 2021 à 11 11 32 06326

Le gouvernement Guinéen a publié, en mars 2020, sous la signature du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) et du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile (MSPC), un document intitulé « Rapport sur les violences politiques en Guinée (2019-2020) et les enquêtes judiciaires en cours ». 

Ces deux Ministères qui ont coordonné la répression des manifestations pacifiques contre le troisième mandat tentent de blanchir le gouvernement en rejetant la responsabilité des violences sur l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) et le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). 

Ce rapport omet volontairement de mentionner que le FNDC et l’UFDG sont plutôt les victimes des violences perpétrées par les forces de défense et de sécurité avant, pendant et après le double scrutin du 22 mars et au lendemain de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

Le rapport ne fait aucunement mention des 99 citoyens tués par les forces de défense et de sécurité pendant les manifestations du FNDC contre le troisième mandat et de la volonté des autorités de faire disparaitre les preuves en enterrant, nuitamment, dans des fosses communes en pleine forêt à Nzérékoré, une trentaine de victimes. 

Le rapport ne fait pas non plus mention des violences déclenchées contre l’UFDG et l’ANAD au lendemain du scrutin présidentiel du 18 octobre, violences qui ont fait à leur tour 51 morts, des centaines de blessés et au moins 400 arrestations arbitraires.

Le gouvernement, malgré les interpellations des Organisations de défense des droits de l’homme et des organisations internationales, a systématiquement refusé de reconnaitre ces crimes et exactions et d’ouvrir des enquêtes pour identifier et sanctionner les auteurs et commanditaires. Les autorités sont restées fidèles à leur tradition de garantir une impunité totale aux agents des forces de défense et de sécurité lorsque ceux-ci, dans la répression des manifestations pacifiques de l’Opposition, font usage de leurs armes à feu.

Dans ce rapport, on parle pourtant « d’enquêtes judiciaires », mais jamais d’enquêtes visant à identifier les auteurs des crimes et exactions commis contre des citoyens membres de l’Opposition politique ou du FNDC. 

Dans le document, le gouvernement accuse, sans aucune preuve, l’UFDG et le FNDC « de fabrication, de détention, de stockage d’armes de guerre et de tentative de déstabilisation des Institutions de la République ». Le Procureur de la République reprend intégralement ces accusations et déclenche des poursuites contre les militants et les dirigeants de l’UFDG, de l’ANAD et du FNDC.

Alpha Condé, dans ses sorties publiques, soutient ces accusations grotesques et fallacieuses attribuées par le rapport à l’Opposition politique et au FNDC. 

Cette position du gouvernement appuyée publiquement par Alpha Condé et qui constitue du reste une ingérence de l’Exécutif dans le Judiciaire peut-elle être démentie par des officiers de police judiciaire ou des juges complètement inféodés au pouvoir ?

Sûrement non. Donc la messe est dite. Il ne reste donc plus qu’à prononcer et à exécuter les sentences. 

Renvoyant à une technique bien éprouvée du pouvoir d’Alpha Condé, le montage de toutes pièces de complots dignes des heures les plus sombres des régimes communistes, ce document est tissé de contre-vérités, d’approximations et d’interprétations grossièrement orientées. Notre objectif n’est pas de démentir ou de déconstruire toutes ces contre-vérités. 

Nous allons juste essayer de soumettre certaines d’entre elles à l’épreuve des faits pour en démontrer la fragilité, l’inconsistance et parfois l’absurdité.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose de lire l’analyse complète de l’UFDG :

ANALYSE-PAR-LUFDG-DU-RAPPORT-DU-MATD-ET-DU-MSPC

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Tenue des examens nationaux au mois de juillet ? Élèves et encadreurs du collège-lycée 1er mars de Matam sont prêts

30 juin 2021 à 10 10 32 06326

Alors que tout le monde avait jusque-là les yeux rivés sur le mois d’août pour la tenue des examens nationaux en Guinée, le président Alpha Condé vient de chambouler le programme. En conseil des ministres le jeudi dernier, le chef de l’Etat a instruit le Premier et tous les acteurs impliqués dans le processus de l’organisation des examens nationaux de se hâter le pas pour la tenue desdits examens au mois de juillet « en raison des conditions liées au COVID-19 ». Et, apparemment, ces instructions du président de la République ont mis le MENA-E (ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation) sur des braises pour trouver une nouvelle date. Ce changement de calendrier se répercute aussi sur les établissements scolaires où les élèves-candidats et les encadreurs sont à pied d’œuvre pour boucler les programmes. C’est le cas au collège-lycée 1er mars de Matam où on annonce déjà les examens blancs entre le 29 juin et le 02 juillet dans l’espoir d’être au rendez-vous des examens réels à partir de la deuxième quinzaine du mois de juillet, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon nos informations, le MENA-E a mis les bouchées doubles pour satisfaire la demande du chef de l’Etat. Et, un nouveau calendrier est déjà sur table. Il sera présenté très prochainement en conseil des ministres en vue de sa validation.

Mamady Sidiki Camara, responsable de la communication du ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation

« Le calendrier est établi. C’est sous proposition. Le ministre de l’éducation nationale le soumettra au Conseil des Ministres. Le gouvernement verra le calendrier et va le valider. Et si le calendrier est validé ou retouché, comme ça, il sera mis à la disposition de l’opinion et on organisera les examens en fonction de ce calendrier. Nous avons travaillé dessus, parce que le président l’a demandé, le Conseil des ministres a demandé et aussitôt nous nous sommes attelés à ce travail. Au moment où je vous parle, ce travail est fait ; mais, il faut le proposer au gouvernement pour sa validation », a confié Mamady Sidiki Camara, le chargé de communication du MENA-E.

Du côté des écoles, ces instructions du chef de l’Etat ont contraint les responsables des établissements à revoir leurs copies pour parer à toute éventualité. Elèves, enseignants et personnel d’encadrement sont à pied d’œuvre pour finir les programmes et boucler les évaluations de fin d’année pour les classes intermédiaires. Ils sont tous sur la braise, même si par endroit on fait mine de relativiser. C’est le cas au collège-lycée 1er mars de Matam où le proviseur Sékou Camara vient d’annoncer le démarrage des examens blancs pour ce 29 juin. Et, compte tenu de la nouvelle donne, ce responsable d’école plaide pour la deuxième quinzaine du mois de juillet pour le démarrage des examens nationaux.

Sékou Camara, proviseur du Lycée-collège er mars de Matam

« Cette année, il n’y a pas eu de perturbations, les cours se sont bien déroulés. À l’heure où je vous parle, la plupart des professeurs chez moi sont vers la fin des programmes. Ils sont à 98%. Ceux qui sont un peu en retard sont à 95%. Il y en a qui ont fini le programme depuis la semaine passée. Et nous avons décidé de nous entretenir. D’après ce qu’on a suivi avec le gouvernement par rapport à ces examens, je suis déjà en train de travailler les calendriers pour les classes intermédiaires et les classes d’examens qu’on appelle bac blanc et brevet blanc. Donc, nous, nous allons commencer ça. J’ai une réunion avec le personnel à partir de midi. On va essayer de discuter. Les élèves sont déjà préparés par rapport à ça. Je peux dire que nous nous sommes près. Nous avons décidé de faire des évaluations le 29 ou le 30 juin jusqu’au 2 juillet, c’est les examens blancs chez nous. À partir de là, on projette les classes intermédiaires. Donc, dans une semaine, si l’État lance les examens nationaux à partir de la deuxième quinzaine du mois de juillet, je pense qu’il n’y aura pas d’impact négatif. Je suppose qu’à partir de la deuxième quinzaine du mois de juillet, toutes les écoles seront prêtes pour affronter ces examens. Si on prend la fin du mois de juillet jusqu’au début du mois d’Août, ce n’est pas mauvais. Quelle que soit la date qui sera fixée, elle sera la bienvenue », a dit le proviseur Sékou Camara.

Elève en classe de terminale Sciences sociales au lycée 1er mars et candidate au baccalauréat, M’ma Sampil pense que la tenue des examens au mois de juillet est salutaire dans la mesure où les grandes pluies vont bientôt s’annoncer en Guinée. Elle admet cependant qu’il y a des leçons non encore dispensées aux candidats.

Sampil M’ma, élève en classe de terminale sciences Sociales du lycée-collège premier mars

« Moi, je peux dire que dans notre établissement, ça se passe très bien. Avec les professeurs, on a fini les programmes. Je pense que ce que le président a dit est une bonne chose pour nous. Parce que le mois d’août n’est pas bon pour les candidats et candidates. Il y aura la pluie, l’état des routes n’est pas bon, il y aura de l’embouteillage. Donc, je préfère que les examens se fassent pendant le mois de juillet. La majorité de nos professeurs ont fini leur programme. Le français, l’histoire, la géographie, on a terminé. On va terminer les maths la semaine prochaine. En anglais, on est un peu en retard ; mais, il ne nous reste que 5 leçons. Et, nous espérons que ça va finir avant juillet », a indiqué M’ma Sampil. 

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com
Tel : +224 622 07 93 59

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Tibou Kamara sur le retard de la subvention allouée à la presse : « ne vous inquiétez pas… »

24 juin 2021 à 20 08 03 06036
Tibou Kamara, ministre d’Etat, conseiller personnel du Chef de l’Etat, Ministre de l’industrie et des PME, porte-parole du Gouvernement

C’est une sortie qui va sans doute apaiser les inquiétudes de plusieurs patrons de presse en Guinée. En marge du compte rendu du conseil des ministres de ce jeudi, 24 juin 2021, le ministre porte-parole du gouvernement, Tibou Kamara, a abordé la question du retard du payement de la subvention de l’Etat allouée aux organes de presse en Guinée. Selon lui, ce retard n’est pas lié à un « refus » ou à une « mauvaise volonté » du gouvernement et que la subvention sera « sans doute » payée.

« En ce qui concerne la subvention qui est allouée à la presse, il n’y a pas de refus ou de mauvaise volonté de la part du gouvernement. Mais comme vous l’avez écouté également dans le compte-rendu, il y a un certain nombre de réformes qui ont été introduites dans la chaîne administrative et financière et qui font que les dossiers sont regardés avec beaucoup plus de vigilance, beaucoup plus de rigueur jusqu’à ce que la pratique soit assimilée par tous. Il peut avoir certaines lenteurs ou des retards liés à ce processus de réforme qui est en cours. Je pense qu’en ce qui concerne la subvention, vous êtes à l’ultime étape qui est celle du paiement. Certains de nos confrères m’ont approché, je leur ai donné l’information et on va s’impliquer tous pour que cette subvention soit payée. Parce que c’est une volonté politique qui l’a institué et c’est également notre engagement à soutenir toutes les libertés y compris celle de la presse. Donc, ne vous inquiétez pas. Ce n’est pas perdu, il y aura sans doute. Je pense que comme d’habitude, vous allez bénéficier de la subvention instaurée par l’Etat et qui est considérée aujourd’hui comme un droit pour la presse », rassuré le ministre Tibou Kamara.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel. : +224 622 07 93 59

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Découverte de l’or à Gaoual : voici les instructions du président Alpha Condé

24 juin 2021 à 19 07 47 06476
Alpha Condé, président de la République

La récente découverte de l’or dans la préfecture de Gaoual a été évoquée en Conseil des ministres ce jeudi, 24 juin 2021. Selon le compte-rendu de la rencontre, présenté par le porte-parole du gouvernement, le président de la République a donné les directives à suivre pour aller vers l’exploitation de ces mines d’or. Alpha Condé a demandé notamment au Premier ministre, de mettre en place une commission d’enquête « pour faire toute la lumière » sur la situation réelle qui prévaut sur le terrain.

« Monsieur le Président de la République, a instruit le Premier Ministre, Chef de Gouvernement, de mettre en place et sans délai une commission d’enquête pour faire toute la lumière sur la situation réelle qui prévaut dans la préfecture de Gaoual dans la région administrative de Boké, suite à la découverte récente d’une mine d’or dans la localité de Kounsitel. Le Chef de l’Etat a exigé du Gouvernement de prendre toutes ses responsabilités pour parer à tout débordement de la situation et instruit que les populations vivant dans cette nouvelle zone aurifère bénéficient de tous leurs droits, jouissent pleinement de leur liberté et surtout vivent dans la sécurité.

Quant au Ministère des Mines, Monsieur le Président de la République, a instruit que toutes les dispositions soient prises en la matière pour faire des études dans l’immédiat qui détermineront le périmètre d’exploitation, et ainsi procéder aux autorisations nécessaires pour une exploitation par les orpailleurs agréés ou une exploitation industrielle ou les deux à la fois, selon les conclusions des experts. A ce niveau il a insisté sur le fait que les résidents de la localité doivent être mis en priorité », a annoncé le ministre de l’industrie et des PME, Tibou Kamara.

Après la découverte de trois sites miniers à Gaoual : un dans la commune urbaine et deux dans la sous-préfecture de Kounsitel, on a assisté à un déferlement humain dans la préfecture. Plusieurs dizaines de milliers de personnes, venues de toutes les régions du pays, ont envahi la préfecture, devenue brusquement l’eldorado guinéen. Ce qui a amené le gouvernement à fermer d’abord les mines d’or, le temps de prendre des dispositions pour réglementer leur exploitation.

Cette semaine, des femmes et des jeunes ont manifesté dans la ville pour réclamer la réouverture de ces sites. Le mouvement de protestation, qui a secoué Gaoual pendant deux jours (lundi et mardi), s’est soldé par deux morts et un blessé. Suite à cela, les autorités ont donné un délai de 48 heures aux orpailleurs venus d’ailleurs et qui ne sont toujours pas rentrés chez eux, pour quitter la préfecture.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. : 628 12 43 62

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Violences meurtrières à Friguiagbé (Kindia) : les auteurs présumés libérés sans procès

21 juin 2021 à 9 09 22 06226
Oyé Guilavogui, ministre d’État de l’Environnement des eaux et forêts

Malgré les graves violences qui l’ont émaillé, le vieux conflit domanial qui opposait plusieurs habitants de la sous-préfecture (Kindia) a été résolu à l’amiable. Les 12 personnes interpellées suite à ces violences ont été libérées sans procès. Cela fait suite à l’implication du gouvernement à travers le ministre de l’environnement des eaux et forêts dans le dossier, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kindia.

Selon Oyé Guilavogui, ministre de l’environnement des eaux et forêts, c’est le président de la République qui l’a chargé de travailler à la résolution de ce conflit, vieux de plus de 60 années. Il l’a fait savoir au cours d’un point de presse qu’il a animé ce dimanche, 20 juin 2021, à Kindia, annonçant avoir réussi cette mission. Il dit avoir trouvé un accord avec toutes les parties concernées, mettant définitivement au conflit.

« Personnellement, j’ai été informé par le chef de l’Etat qui veille sur tout ce qui se passe. Je lui ai fait comprendre que je n’avais jamais su qu’il y avait un conflit domanial à Friguiagbé. Donc il m’a chargé de m’occuper de la résolution de ce problème, en allant rencontrer le procureur de Kindia, le juge, le ministre de la justice. Ce qui fut fait, et nous nous sommes rendu compte que la justice était en train de faire son travail. Le lendemain de ma rencontre avec le Chef de l’Etat, tous les ressortissants de Friguiagbé se sont transportés chez moi pour me dire : vous êtes le seul à pouvoir nous sortir de ce problème.

On n’arrive pas à le résoudre depuis plus de 60 ans. Et chaque fois que le problème est soulevé, il y a mort d’homme. C’est depuis ce jour je me suis investi. Mais avant, je leur ai dit : si je dois m’engager pour résoudre ce problème, il faut que ça ne soit pas un procès et je ne veux pas entendre d’autres histoires. Vous arrêtez ces histoires et vous arrêtez la justice, je vais m’investir et on va trouver la solution. Et par la grâce de Dieu, j’ai trouvé le chemin avec l’appui des ressortissants qui m’ont accompagné tout au long du processus de résolution du conflit », a annoncé Oyé Guilavogui.

Comme solution, il a été décidé de repartir le domaine conflictuel (990 hectares) aux familles qui se disputaient sa paternité. Les parties se sont entendues aussi sur la libération des 12 personnes qui ont été arrêtées suite aux violences enregistrées le 17 avril 2021, à Friguiagbé, et qui avaient fait un mort, plusieurs blessés, des maisons et des voitures incendiées. Poursuivis pour des faits d’assassinat, coups et blessures volontaires, pillages, incendie volontaire, vol et complicité, ces citoyens étaient en détention provisoire depuis deux mois à la prison civile de Kindia. Ils ont été libérés sans jugement.

« Nous avons décidé de repartir le domaine dans la sagesse, c’est ce qui fut fait. Et tout le monde était d’accord pour la répartition y compris les ressortissants. Et tout le monde a été prévu dans le partage. Il y a aussi une partie du domaine qui est revenue à Friguiagbé, c’est-à-dire où on peut faire un terrain ou d’autres choses pour tout le monde. Et toutes les parties ont signé ce document. Celui qui a été victime de casses et autre a pardonné et les prisonniers aussi ont signé en disant que si parmi eux quelqu’un soulève un autre problème, il retournera en prison. C’est pourquoi on parle de libération provisoire », a laissé entendre le ministre d’État de l’environnement, des eaux et forêts.

A rappeler qu’ils étaient au total 13 personnes arrêtées suite aux violences du 17 avril 2021, à Friguiagbé. Mais Elhadj M’bemba Soumah, le premier imam de la grande mosquée de cette sous-préfecture, est décédé deux jours après son interpellation par la gendarmerie (le lundi 20 avril 2021) à l’hôpital régional de Kindia.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel: 628516951

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Interdiction de la coupe et du transport de bois en Guinée : réactions des ouvriers et des autorités à Faranah

17 juin 2021 à 10 10 19 06196

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen, à travers le ministère de l’environnement, des eaux et forêts, a interdit jusqu’à nouvel ordre la coupe et le transport de bois dans le pays. Et, paradoxalement, cette mesure contraignante pour les acteurs de la filière bois est favorablement accueilli à Fanarah (une préfecture où des réseaux clandestins d’exportation de bois ont été démantelés récemment). Seuls quelques menuisiers de la place se plaignent et demandent à l’Etat de permettre le transport intérieur du bois, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

La présente interdiction de la coupe et du transport de bois en Guinée s’inscrit dans la lutte contre la décimation des forêts du pays. Et, à Faranah, la direction régionale de l’environnement, des eaux et forêts, promet de veiller au respect scrupuleux de cette décision des autorités. D’ailleurs, sur place, on menace de traduire en justice tout contrevenant à cette décision.

Adjudent Mory Fodé Diané, Directeur régional de l’environnement, des eaux et forêts de Faranah

« Nous sommes les agents du gouvernement ce que ce gouvernement décide c’est ce que nous nous appliquons. La décision de cette année est un peu spéciale. C’est la coupe et le transfert des bois vers la Sierra Léone qui sont sources de ces problèmes sinon le gouvernement chaque année, interdit la coupe et le transfert des bois pour une durée de trois mois mais cette année. Il a pris cette décision un peu tôt. Pour les années précédentes cette décision commençait au 1er juillet mais pour cette année c’est le contraire. Nous demandons tous les acteurs concernés de respecter scrupuleusement cette décision. Tout contrevenant à cette décision sera traduit à la justice », a indiqué l’adjudant Mory Fodé Diané, le directeur régional de l’environnement des eaux et forêts de Faranah.

De son côté, le président de la corporation filière bois de Faranah, Sayon Cissé ( Rougeot), promet d’accompagner cette décision du gouvernement. Il demande aux menuisiers d’utiliser rationnellement le bois à leur disposition et promet de sanctionner sévèrement tous ceux qui passeront outre cette décision des autorités.

« Nous apprécions cette décision du gouvernement parce que si on est dans un pays on doit respecter les lois de ce pays. À partir de l’instant toute personne qui tenterait de violer cette loi nous mettrons main sur lui et nous lui mettrons à la disposition du service de l’environnement. Nous, corporation filière bois de Faranah, accompagnons cette décision jusqu’à une décision qui l’abroge. Je demande à mes pairs coupeurs, vendeurs de bois et menuisiers d’utiliser les bois que nous avons avec nous, mais de ne plus couper ou transférer ces bois ailleurs. Nous allons déployés des enquêteurs sur le terrain, si on arrive à prendre quelqu’un en infraction, il sera sévèrement sanctionné », a prévenu Sayon Cissé.

Pour les menuisiers de la ville, cette décision des autorités est compréhensible au vu de la coupe abusive de bois qui a été constatée récemment à Faranah. Cependant, ils souhaitent que le gouvernement allège cette interdiction en autorisant le déplacement du bois à l’intérieur du pays.

« Nous menuisiers nous étions frustrés quand on a appris qu’on prenne nos bois ici pour les envoyer en Sierra Léone, mais Dieu merci avec cette réaction du gouvernement la solution pourrait être trouvée. Nous prions les autorités pour qu’elles acceptent au moins les bois que nous utilisons sur place soient libérés. Nous vivons de ça et on a des apprentis. Si on n’a pas de bois et que les ateliers  de menuiserie ne fonctionnement pas, c’est difficile pour nous en tant que pères de famille et finalement nos apprentis vont se livrer à la délinquance parce qu’ils n’ont pas quoi faire », a souhaité Abou Bangoura, maître menuisier.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620241513/660272707

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Mamadou Barry : « Non Aliou Condé, ce n’est pas la Guinée qui est à la croisée des chemins, c’est bel et bien l’UFDG »

5 juin 2021 à 23 11 22 06226
Mamadou Barry

Non Aliou Condé, ce n’est pas la Guinée qui est à la croisée des chemins, c’est bel et bien l’UFDG. Ceux qui pensent parler au nom de la Direction Nationale du parti doivent avoir la pudeur et la modestie de se dire ne pas forcément avoir Le monopole de la vérité.

La notion de capitulation est acceptée lors d’un conflit en Cours. La bataille du 18 Octobre est terminée. C’est un nouveau combat qui se prépare. Pour cette nouvelle orientation, l’UFDG doit se remettre en cause et particulièrement ceux qui estiment En être Les propriétaires.

Revenons un peu sur cette notion de dialogue qui est redevenue une expression à la mode tout d’un coup. Il aura fallu une tribune de trois hauts cadres de la Direction Nationale du parti qui son en détention depuis plus de huit (8) mois, pour qu’on voit des sorties hasardeuses au nom de l’UFDG.

Il y a plusieurs mois, un décret est sorti pour mettre en place un Cadre de dialogue que cette Direction a déclaré ne pas se sentir concernée. Cette porte à l’époque aurait permis à l’UFDG de poser les conditions que pose Aliou Conde aujourd’hui. Durant hui (8) mois, aucune déclaration n’a été faite allant dans le sens d’une ouverture de débats en prenant à témoin Le Peuple de Guinée. Il y a quelques semaines, un autre décret sort pour nommer un Secrétaire Permanent de ce Cadre de dialogue. Cette même Direction dit ne pas être concerner.

Aujourd’hui, Aliou Condé, avec cette tribune des trois détenus, change Les données de l’équation. Non Monsieur Aliou Condé !! Des portes ont été belle et bien ouvertes pour permettre à l’UFDG de poser ses revendications et conditions. L’UFDG dans un passé recent, et sous la conduite de ce même Aliou Condé a signé des accords qui ont contribué à affaiblir plus Le parti qu’à l’orienter vers le pouvoir.

Il n’est pas superflus de rappeler ici que Cellou Dalein Diallo avait plaider auprès de Lansana Conté pour l’élargissement de Alpha Condé, redoutable adversaire politique d’alors. Pourquoi aujourd’hui, il est tant difficile de plaider pour permettre à nos cadres de recouvrer leur liberté ?

Des consultations sont donc nécessaires auprès des structures de Base du parti pour se prononcer oui ou non sur l’opportunité d’un dialogue dans le but de permettre un décrispation de la situation en vue de libérés nos détenus. Des consultations ont été organisées pour savoir si oui ou non on va aux legislatives et à la Présidentielle. Pourquoi ne pouvons nous pas lancer des consultations pour l’acceptation ou non d’un dialogue avec des opportunités d’élargissement de nos détenus, l’ouverture de nos locaux et La libertés de mouvement de nos leaders ??

La liberté est sacrée et tout doit être mis en œuvre pour la conquérir et la protéger !! Aucun sacrifice n’est trop grand pour permettre à nos cadres de recouvrer leur liberté.

Unis et solidaire de nos détenus, nous vaincrons !

Bien à vous.

Votre serviteur !

Par Mamadou Barry, Analyste Financier, Secrétaire Général Adjoint de l’UFDG, membre du Bureau Exécutif National et membre du Conseil Politique

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Tibou Kamara : le porte-parole sans crédit d’un gouvernement aux abois

2 juin 2021 à 9 09 24 06246
Ibrahima Diallo, chargé des opérations du Front National pour la Défense de la Constitution

Par Ibrahima Diallo (FNDC) : Depuis que  Alpha Condé a choisi un certain Tibou Kamara comme porte-parole de son gouvernement, les tribunes sont publiées à une fréquence qui ne manque pas de faire rire tout le monde. En moins de deux mois d’exercice de cette fonction, Tibou Kamara a publié plus de tribunes que tous ses prédécesseurs n’en n’ont fait tout le temps qu’ils ont exercé la même fonction. Évidemment, c’est tout ce qu’il sait faire, rien d’autre. 

Le mercenariat de la plume est sa spécialité. Puisqu’il ne fait rien au ministère de l’Industrie et qu’il n’a d’ailleurs aucune compétence pour diriger un tel département, il faudrait bien qu’il se trouve une occupation pour mériter un tout petit peu l’argent du contribuable guinéen. Et puisqu’il n’y a que le manteau de porte-parole  du gouvernement qui lui sied, il était pressé de récupérer cette fonction. Son prédécesseur avait déclaré qu’il n’avait pas suffisamment de temps pour exercer efficacement sa fonction de ministre et assumer en même temps la fonction de porte-parole du gouvernement qu’il trouve assez prenante. Et comme lui Tibou Kamara ne travaille et que son bureau de ministre de l’Industrie est toujours vide, il passe son temps à s’en prendre aux plus valeureux que lui et à justifier toutes les décisions impopulaires que le dictateur Alpha Condé, qu’il sert, veut imposer au peuple de Guinée. Il n’hésite pas à tomber dans le mépris et l’arrogance en affirmant sans honte que les Guinéens vivent sur le dos de l’État comme s’ils ne payaient pas des taxes et impôts. Une telle déclaration révèle la personnalité de Tibou Kamara.  

Prétendre que les populations guinéennes vivent sur le dos de l’État avec les sacrifices qu’elles consentent tous les jours pour arriver à joindre les deux bouts est une insulte. Bien qu’il se soit battu comme un beau diable pour tenter de convaincre les citoyens sur la pertinence de l’augmentation du prix du carburant à la pompe, il doit reconnaître qu’il n’a pu convaincre personne. Le mensonge sur une prétendue subvention du carburant par l’État était si immense qu’il ne pouvait que buter sur un mur d’incrédulité. 

Comme pour reconnaître son échec à faire passer son message truffé de mensonges, il déclare que personne ne croit plus à la parole publique. Mais peut-on croire à la parole d’individus qui soutiennent aujourd’hui ce qu’ils ont combattu avec force hier? Tibou Kamara oublie encore une fois que les Guinéens ne sont pas aussi amnésiques que lui. Celui qui appelait, il y a quelques petites années seulement, à une insurrection contre le régime de  Alpha Condé, s’imaginait-il que les Guinéens prendraient au sérieux ses déclarations  leur demandent de serrer la ceinture pendant que les ressources nationales sont dilapidées par un clan de kleptocrates dont il est membre.  La parole publique n’a de valeur que si elle repose sur l’éthique. 

Apparemment, Alpha Condé, bien que dictateur,  garde encore un peu de lucidité. Il a compris en effet que s’il suit les recommandations et conseils de personnes comme Tibou Kamara, la chute de son régime interviendra plus vite qu’il ne s’y attend.  D’où cette reculade que le même Tibou Kamara tente maladroitement de justifier encore. Alpha Condé se souvient sans doute du rôle néfaste et nocif qu’il a joué auprès de l’infortuné capitaine Moussa Dadis Camara et qui a été la cause médiate des événements dramatiques du 28 septembre 2009. 

Tibou Kamara doit se rendre compte, aujourd’hui, que les Guinéens ne le croient plus et qu’à cause de lui, la parole du Gouvernement a perdu toute crédibilité.

Ibrahima DIALLO

Responsable des Opérations du FNDC

Coordinateur de Tournons La Page en Guinée

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Guinée : Condé toujours hanté par les hommes de Conté

1 juin 2021 à 16 04 50 06506

Dans un contexte sous-régional et africain marqué par le retour des vieux démons sur la scène politique –avec à la clé la remise en cause des acquis démocratiques au Tchad et au Mali-, le gouvernement guinéen a usé et même abusé du vieil adage selon lequel : « on envoie un doigt ; s’il passe, on envoie tout le bras. Mais, s’il casse, on le retire ». C’est exactement ce qu’il a fait pour l’histoire d’augmentation du prix du carburant.

Dans un premier temps, il (le gouvernement) avait annoncé qu’il va procéder à l’augmentation dès la fin du mois de Ramadan. Mais en même temps il a jaugé la réaction populaire. Et l’opposition lui a mis des bâtons dans les roues. Une fois n’est pas coutume, le gouvernement Kassory a entendu le cri de cœur des populations.

En effet, quand on voie les communications du trio Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Ousmane Kaba sur la question, on comprend aisément pourquoi les ministres de Conté en général et les anciens Premiers ministres en particulier constituent toujours et encore un véritable cauchemar pour l’actuel président guinéen. Coup sur coup, les trois personnalités ont balayé d’un revers de la main tous les arguments du gouvernement, fragilisant dangereusement ce dernier.

Là où le porte-parole du gouvernement a fait les pieds et les mains pour persuader le citoyen de la nécessité de l’augmentation du prix avec une dizaine de pages, l’ancien ministre et les anciens Premiers ministres ont fait une page pour démonter tout ce que le ministre d’Alpha Condé a monté. Ce dernier a sans doute oublié que l’approche des technocrates est aux antipodes de celle des politiques. Les premiers sont des pragmatiques praticiens tandis que les seconds sont des théoriciens.

Ainsi, le cri de cœur des citoyens, les arguments de l’opposition et le contexte social et politique délétère chez le voisin de l’Est ont obligé le pouvoir à faire machine arrière. Pour le baroud d’honneur, le ministre en charge des hydrocarbures estime que les Guinéens seront informés de l’augmentation au moment opportun. C’est qui est une évidence.

Pour le moment, si les associations qui devraient défendre les consommateurs ont brillé par leur mutisme, en revanche l’opposition a, elle, pleinement joué son rôle. Ce rendez-vous manqué, salué par tous les citoyens, est la preuve, s’il en était besoin, que le duo Cellou-Sidya, renforcé par certains de leurs anciens collaborateurs, hante toujours le tandem Alpha-Kassory. En dépit de tout ce que le gouvernement peut dire, l’opposition a réussi à le faire plier. Du moins provisoirement. Même s’il ne recule pour que mieux sauter.

En fin politique, Alpha Condé connait mieux que quiconque cette citation du célèbre économique Daniel Cohen « les révolutions des palais partent toujours des émeutes des villes ». En outre, le vieil homme sait qu’il a plus à perdre que son Premier ministre qui, lors de la dernière augmentation, s’était montré tout aussi intransigeant qu’inflexible. Du coup, il a évité l’épreuve de force à un moment où l’’état de grâce semble être définitivement rompu avec les partenaires extérieurs.

Au contexte sous-régional dont on a déjà parlé, s’ajoute également la crise sanitaire mondiale. Laquelle oblige de nombreux gouvernements à faire des sacrifices pour soulager leurs populations. Dans un tel contexte tout gouvernement réfléchi doit serrer la ceinture pour éviter d’asphyxier sa population qui pourrait se retourner contre lui.

Habib Yembering Diallo pour guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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