Mali : l’agresseur du président Assimi Goita est mort en détention

26 juillet 2021 à 8 08 56 07567
Assimi Goita

L’homme qui était accusé d’avoir tenté mardi d’assassiner à l’arme blanche le président de transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, et qui était depuis aux mains des services de sécurité malien, est «décédé», a indiqué dimanche 25 juillet soir le gouvernement malien.

L’assaillant, dont l’identité n’a pas été dévoilée, s’était précipité vers l’homme fort du Mali durant la prière musulmane de l’Aïd al-Adha, à la Grande mosquée de Bamako, et avait tenté de lui asséner un coup de couteau. Assimi Goïta, auteur de deux coups d’État en moins d’un an au Mali, avait reçu immédiatement le soutien de ses gardes du corps, qui ont maîtrisé l’agresseur. Le colonel Goïta était sorti indemne de l’attaque. Son agresseur, un homme d’apparence jeune qui était vêtu d’un jeans et d’une chemise blanche, a été appréhendé et emmené manu militari par la Sécurité d’État, les services de renseignement maliens.

L’enquête se poursuit

Une enquête a été ouverte «pour fait de tentative d’assassinat et d’atteinte à la sûreté de l’État», selon les autorités. Mais le suspect n’a a aucun moment été présenté aux autorités judiciaires, a indiqué dimanche soir à l’AFP une source judiciaire ayant requis l’anonymat. «Au cours des investigations qui ont permis de mettre en évidence des indices corroboratifs des infractions sus-visées, son état de santé s’est dégradé. Admis au CHU Gabriel Touré, puis au CHU du Point G (deux hôpitaux de Bamako), il est malheureusement décédé», a indiqué dimanche soir le gouvernement dans un communiqué lu sur la télévision publique ORTM. «Une autopsie a été immédiatement ordonnée pour déterminer les causes de son décès», selon le communiqué.

«Le gouvernement rappelle toutefois que son décès ne fait pas obstacle à la poursuite de l’enquête déjà en cours au niveau du parquet de la commune II (de Bamako), surtout que les premiers indices collectés et les informations recueillies indiquent qu’il ne s’agissait pas d’un élément isolé», ajoute le gouvernement, qui n’avait jusqu’ici privilégié aucune hypothèse, dans un pays meurtri par une violence multiforme depuis des années.

Lefigaro.fr

Lire

Persécution des opposants en Guinée : ce que Tibou Kamara écrit aux Etats-Unis

22 juillet 2021 à 9 09 20 07207
Tibou Kamara, ministre d’Etat, conseiller personnel du Chef de l’Etat, Ministre de l’industrie et des PME, porte-parole du Gouvernement

Acculé par les critiques des ONG internationales et les occidentaux, le Gouvernement guinéen, qui tue toute forme de contestation (même verbale) dans le pays, essaie une nouvelle stratégie dans le secret espoir d’atténuer au sein de l’opinion l’impact de la terreur imposée aux citoyens. Alors que des opposants sont arrêtés et détenus sans jugement depuis plus de huit mois, Tibou Kamara, un des anciens exilés du régime Alpha Condé, devenu porte parole du Gouvernement, sort des communiqués pour parler de liberté en Guinée, un pays où la moindre voix discordante est criminalisée depuis la réélection contestée du champion du RPG à un troisième mandat…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce communiqué en réponse à celui des États-Unis :

Le Gouvernement note, avec satisfaction, que l’ambassade des Etats-Unis en Guinée se félicite des actes posés par la justice guinéenne, conformément aux pouvoirs qui lui sont reconnus et impartis.

Il note aussi le vœu partagé par tous les républicains et démocrates que les procédures en cours, relatives à différentes affaires pendantes devant les juridictions du pays, soient conduites vite et bien, sous l’autorité de la justice et dans le respect de l’indépendance des magistrats.

Le Gouvernement n’est pas un obstacle ni une menace contre les droits et les libertés des citoyens, mieux, il promeut la liberté d’expression et la diversité des opinions, réelles dans le pays, mais qui doivent s’exercer cependant, comme dans tout État de Droit, dans les conditions et limites prescrites par la Constitution.

Enfin, la Guinée est un État respectueux des droits humains ainsi que des principes universels de la Démocratie et de l’État de Droit, fondés sur l’exigence de concilier les Droits et les Devoirs, ainsi que celle d’assurer l’égalité des citoyens devant la Loi.

Tibou Kamara

Ministre d’Etat, Conseiller spécial du Président de la République,

Ministre de l’Industrie et des PME

Comment un homme qui jouit de toutes ses facultés peut parler de liberté dans un pays où aucune contradiction (même verbale) n’est tolérée ? Dans un pays où des leaders et responsables de l’opposition (ou simplement épouses) sont interdits de voyager sans motifs, où les bureaux et le siège du principal parti de l’opposition sont fermés, sans aucune décision judiciaire et où des citoyens sont arrêtés et détenus pendant plus de huit mois sans aucun procès ? Qu’est-il arrivé à notre Tibou Kamara, l’homme qui nous récitait les principes et valeurs démocratiques qu’il souhaitait voir appliqués dans notre chère Guinée ?

Pauvres de nous !

Lire

Atelier de vulgarisation de la nouvelle politique culturelle : le message de la ministre Sona Konaté

14 juillet 2021 à 12 12 03 07037
madame Sona Konaté, ministre de la Culture et du patrimoine historique

Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan d’action annuel, le ministère de la Culture et du patrimoine historique a organisé ce mercredi, 14 juillet 2021, un atelier de « vulgarisation et d’appropriation de la nouvelle politique culturelle » de la Guinée. Cette rencontre de réflexion et d’échanges a réuni une quarantaine de participants (des cadres dudit département) avec pour objectifs de créer une compréhension commune des rôles de chacun dans le déroulement de cette nouvelle politique culturelle. En présidant le lancement des travaux, madame Sona Konaté, la ministre de la Culture et du patrimoine historique, a demandé aux cadres présents de s’impliquer fortement dans les débats et de poser toutes les questions utiles leur compréhension des éléments conceptuels, méthodologiques et les critères de priorité de la nouvelle politique culturelle, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre.

Selon nos informations, cet atelier est la première étape de la seconde phase de l’élaboration et la mise en œuvre de la nouvelle politique culturelle adoptée par le gouvernement en juin 2021. Il s’agit, à travers des échanges, de permettre les acteurs décisifs (les cadres du département de la culture) de s’approprier de tous les éléments de ce document stratégique afin qu’ils soient en mesure de jouer efficacement leur rôle de leaders dans sa mise en œuvre.

Cette nouvelle politique apporte une vision, des finalités, des objectifs et des priorités dans le domaine de la culture en Guinée. Et, ces cadres présents à ce présent atelier sont invités à faire des réflexions et des échanges leur permettant de capitaliser les expériences, déterminer les forces, les faiblesses et les lacunes, mais surtout d’avoir le même niveau de compréhension des rôles de chacun dans cette nouvelle dynamique qui vient d’être amorcée.

C’est pourquoi, en procédant au lancement des travaux de cette rencontre, la ministre de la culture et du patrimoine historique, Sona Konaté, a exhorté les participants à s’investir entièrement dans les débats pour mieux comprendre et assimiler le contenu de la nouvelle politique culturelle.

madame Sona Konaté, ministre de la Culture et du patrimoine historique

« En discussion avec les cadres au niveau du cabinet, nous avons décidé qu’il fallait d’abord commencer par donner une formation aux cadres du ministère pour qu’ils s’approprient du contenu de la nouvelle politique culturelle. Parce que nous nous sommes censés expliquer le contenu de la politique culturelle aux acteurs culturels, à nos partenaires. Aujourd’hui nous n’avons pas tous les cadres du ministère ici, mais nous avons les chefs de division, les directeurs et les chefs de section qui vont s’approprier du contenu. Et, eux à leur tour, au niveau de chaque direction, ils vont essayer d’organiser des formations pour rendre compte au niveau des autres cadres que sont les chargés d’études. C’est dans ce cadre que nous sommes là ; et, je voudrais vous exhorter à vous impliquer fortement, à poser toutes les questions. Je suis consciente que le document vous a été remis hier, les circonstances de déroulement aussi nous font pression, il y a des rubriques qui vont être modifiées à cette formation, je pense que la deuxième étape qui consistera à faire la vulgarisation au niveau des acteurs culturels, la commission prendra toutes les remarques en compte », a indiqué la ministre Sona Konaté.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Double taxation des appels téléphoniques (passant de 60 à 120 GNF/Min) : une décision aux impacts inquiétants !

7 juillet 2021 à 11 11 36 07367
Kaba Mamadi, Consultant en digitalisation, NTIC, TELECOM

Par Kaba Mamadi, Consultant, Spécialiste en Digitalisation/Télécom/NTIC : En 2016, une nouvelle taxe a été introduite dans la téléphonie en Guinée. Appelée TCT, cette « Taxe sur la communication Téléphonique » a été approuvée par l’Assemblée Nationale de l’époque avec une imposition de soixante francs guinéens par minute (60GNF/Min) et exclusivement prise en charge par le consommateur. Les raisons de cette nouvelle taxe ont été justifiées dans le temps par l’impact de l’épidémie à virus Ebola sur notre économie.

Et, l’actuelle Assemblée nationale a récemment approuvé une proposition de loi qui double cette taxation, passant alors de soixante francs guinéens par minute (60GNF/Min) à cent vingt francs guinéens par minute (120/Min) ! Comme bon nombre de concitoyens, nous nous posons la question sur les impacts et conséquences de cette nouvelle décision sur les consommateurs en téléphonie et sur le secteur de la téléphonie.

Il est important de savoir que tous les États ont le droit d’ouvrir ou réadopter une assiette fiscale en cas de besoin ou contrainte économique. Le même droit s’étend sur le positionnement de l’assiette fiscale ; c’est-à-dire, le secteur d’activité devant supporter la charge fiscale. Par ailleurs, l’application de ce droit doit impérativement aller dans le sens du bien-être de tout un chacun.

A mon avis, la Guinée étant un pays où plus de la moitié de la population vit sous le seuil de la pauvreté, les taxes à la charge du citoyen rendent la vie plus difficile aux pauvres au lieu de l’améliorer. Les pauvres seront plus pauvres et les riches plus riches, en sachant que nos recettes à mobiliser sont plus à satisfaire les comptes personnels de certaines grosses pontes que ceux de l’Etat.

Cette décision est-elle le fruit de la facilité ?  Personnellement, je parie que doubler la TCT aura moins d’impacts dans la mobilisation des recettes dans les conditions actuelles ou la téléphonie est moins convoitée par les abonnés. Avec la forte vulgarisation d’internet et les services qui en découlent, il est bon de savoir que la téléphonie n’est plus une nécessité aussi importante en communication analogique/numérique. Donc, cette décision une fois appliquée, viendra augmenter les couts de l’appel téléphonique dans notre pays !

De nos jours, la plupart des abonnés mobile ont un service internet fréquent et disponible sur leurs portables. Alors, avec ce nouveau coût à la hausse des appels téléphoniques classiques, il est logique que de nombreux abonnées pourraient choisir les appels via internet que ceux via la téléphonie mobile ordinaire.

Alors, si nous avons moins d’appels téléphoniques, cela signifie qu’il y aura moins de taxes TCT que l’État pourra recouvrir. Conséquence, les objectifs économiques à atteindre à travers cette décision ne seront qu’un mirage. Bref, nous assisterons au boycott de la téléphonie classique puisque plusieurs alternatives moins coûteuses s’offrent aux abonnés.

A mon avis, une telle décision affectant le consommateur (Citoyen) ne devrait pas être une surprise pour tous. Elle aurait dû être au centre d’une négociation en amont entre Etat, l’association patronale des Télécoms et les représentations des consommateurs afin de pourvoir trouver un équilibre satisfaisant les trois camps. Malheureusement, aujourd’hui, il sera difficile de revenir en arrière ! Alors, à mon humble avis, la prochaine étape doit être comment atténuer l’impacts socio-économiques de cette décision sur le consommateur et le secteur de la téléphonie ?

Face à ce défi, les pistes de solutions à cette problématique feront l’objets de notre prochain article !

Kaba Mamadi, Consultant en digitalisation, NTIC, TELECOM

Lire

Guinée : le gouvernement prévoit une croissance du PIB de plus de 5,2% en 2021

2 juillet 2021 à 12 12 45 07457

Le ministre du Budget est passé ce vendredi, 2 juillet 2021, devant l’Assemblée nationale pour présenter sa communication au compte du débat d’orientation budgétaire de l’année. Ismaël Dioubaté a présenté un document qui s’étend sur un cadrage budgétaire à moyen terme (de trois ans) allant de 2022 à 2024, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Dans sa communication, le ministre est revenu tout d’abord sur l’exécution du budget de l’Etat au premier trimestre de l’année en cours. Selon lui, en fin mars 2021, les recettes ont été mobilisées à hauteur de 5072,91 milliards de francs guinéens, soit un taux d’exécution de 21,58% (des objectifs budgétaires de l’année, ndlr). Les recettes fiscales représentent 92,85%, les recettes non fiscales 1,19%, et les dons, legs et fonds de concours 5,96%, a souligné Ismaël Dioubaté.

Sur le volet dépenses, l’exécution base engagement y compris le financement extérieur se situe à 4 645,08 milliards, soit 16,75% des prévisions annuelles. Pendant ces trois mois, les investissements ont bénéficié de 133,57 milliards de francs guinéens contre 2. 066 milliards 40 millions pour les dépenses de personnels, 1. 078 milliards 79 millions pour les transferts, 660,62 milliards pour les achats de biens et services et 63,15 milliards pour le remboursement de la dette en trois mois. Les dépenses sur ressources propres représentent 4 002,53 milliards contre une prévision dans le plan d’engagement de 4 141,99 milliards, soit un taux d’exécution de 96,63%.

Parlant de la situation budgétaire au plan national, Ismaël Dioubaté a fait état de perspectives macroéconomiques favorables pour l’économie guinéenne sur la période 2022-2024. L’activité économique devrait retrouver sa dynamique après la relance attendue en 2021 et se maintenir sur un sentier de croissance soutenue jusqu’en 2024. Ce dynamisme serait soutenu par un environnement interne plus favorable mais également grâce aux investissements structurants attendus dans le cadre de l’exécution de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Covid-19 (SNLC) 2020-2022 et du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES) 2021-2025 ainsi que des initiatives présidentielles, a noté le ministre.

A terme, la croissance du PIB réel sera établie à plus de 5,2% en 2021 et 5,4% en moyenne annuelle sur la période 2022-2024.

Du cadre budgétaire 2022-2024

Pour cette tranche budgétaire, les principales hypothèses portent sur le taux de croissance du produit intérieur brut, le taux d’inflation, le taux de change du dollar, le volume des importations et des exportations. En termes de recettes, pour les trois prochaines années, les dons, legs et fonds de concours, sont projetés à hauteur de 5 809,97 milliards de francs guinéens dont 2 853,66 milliards en appui budgétaire et 2 956,31 milliards en dons projets et programmes.

Les dépenses pour la période 2022-2024 sont projetées globalement à 119 842,59 milliards dont 36 327,53 milliards en 2022 ; 39 599,97 milliards en 2023 et 43 915,09 milliards en 2024. Elles s’accroissent respectivement de 25,12% en 2022, 9,01% en 2023 et 10,90% en 2024, avec un taux annuel moyen de 15,01%. Pour atteindre ces objectifs de recettes à moyen terme, le ministre indique que les régies ont déjà mis en place des plans de réforme et de modernisation de leurs services.

S’agissant des orientations de la lettre de cadrage du premier ministre, elles s’articulent autour des points suivants :

  1. Préservation de la stabilité macroéconomique

L’effort de stabilisation macroéconomique mené avec succès sur la période récente doit être poursuivi, selon le ministre. Pour cela, il conviendra de :

·       Maintenir le déficit budgétaire en dessous de 2,7% du produit intérieur brut ;

·       Limiter l’inflation à un niveau inférieur à 10%

  • Renforcement du capital humain et transformation économique durable

Mieux que les années précédentes, il y a lieu de renforcer en 2022, le respect des engagements internationaux souscrits par la Guinée. À ce titre, il a été demandé de :

·       Poursuivre l’effort d’augmentation des dépenses de santé et d’éducation, qui devraient atteindre à moyen terme 15% du total des dépenses budgétaires, conformément aux engagements pris par la Guinée notamment auprès de l’Union européenne ;

·       Garantir que les crédits budgétaires en faveur du développement rural (agriculture, pêche, élevage) atteignent un niveau minimal de 6% des dépenses du budget de l’État, qui correspond à la moyenne observée au niveau continental.

·       Accroitre l’effort budgétaire en faveur de la digitalisation du secteur public et la structuration d’un écosystème compétitif, porteur de croissance et de bien-être public.

3.    Intensification des efforts de mobilisation des recettes internes pour créer un espace budgétaire favorisant le financement des dépenses prioritaires.

L’objectif, selon le gouvernement, est de doubler les recettes à l’échéance du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES) 2021-2025. L’atteinte de cet objectif suppose, en plus des initiatives en cours, de : 

·       Renforcer la sécurisation des procédures d’attribution et de gestion du numéro d’identification fiscale (NIF) par la direction nationale des impôts (DNI) ;

·       Intensifier les efforts d’immatriculation et de géolocalisation des entreprises ;

·       Achever, au plus tard le 30 juin 2022, le chantier de l’élimination des situations de non-concordance entre les déclarations en douane et les déclarations mensuelles uniques à la DNI ;

·       Améliorer le taux de recouvrement des impôts et taxes et réduire d’au moins 50% le stock des arriérés fiscaux ;

·       Rationaliser les nombreuses exonérations fiscales accordées sans base légales ;

·       Établir, au 30 juin 2022, un rapport intermédiaire sur la mise en œuvre des pactes de doublement des recettes signées par les trois régies financières et apprécier la probabilité du respect de cet engagement à l’horizon de décembre 2022, lit-on dans le document.

Les débats vont se poursuivre dans les travaux en Commissions et seront couronnés par une séance plénière qui permettra aux députés de revenir sur le document avant sa validation.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Bah Oury sur la fronde à l’Assemblée nationale : « les calculs politiciens pour la succession ont commencé »

1 juillet 2021 à 13 01 25 07257

Depuis plusieurs jours, le torchon brûle entre certains députés de la mouvance présidentielle et le président de l’Assemblée nationale. Les frondeurs accusent Amadou Damaro Camara de gestion opaque et de népotisme dans l’attribution des marchés. Une situation qui ne laisse pas indifférent le président de l’Union Démocratique pour le Renouveau de la Guinée (UDRG).

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce jeudi, 1er juillet 2021, Bah Oury a analysé ce problème sous deux angles. Le premier, dit-il, c’est le fait que le népotisme soit érigé en système de gouvernance depuis plusieurs années en Guinée.

Bah Oury, président du parti UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée)

« Cette situation à l’hémicycle ne me paraît pas singulière, parce que partout dans les administrations de ce pays et au niveau du sommet de l’Etat, la pratique est la même. Des personnes arrivent au pouvoir non pas pour servir mais pour se servir. Et, ils le font de manière tellement ostentatoire, comme s’ils ont un mépris des autres membres de la société guinéenne. C’est pour autant que la Guinée est considérée parmi les 15 pays les plus pauvres au monde et avec un niveau de corruption extrêmement élevé. C’est la mentalité prédatrice qui prédomine un peu partout.

Il n’y a jamais eu sérieusement de sanctions pour corriger la gouvernance. Cela constitue le véritable problème de la Guinée : les administrateurs, les dirigeants, ont une mentalité fortement teintée de certaines formes de prédation qui font que la Guinée a du mal à se relever. C’est le système qui est malade. Le système a atteint un tel niveau de pourrissement que ce qui se faisait dans le secret auparavant, se fait maintenant à ciel ouvert. Et puis, c’est fait avec tellement de prétention que d’autres refusent de se sacrifier pour faire plaisir aux uns et aux autres », a déclaré l’opposant.

Par ailleurs, le président de l’UDRG estime que cette fronde contre le président de l’Assemblée nationale peut être due à une guerre de positionnement pour la succession du président Alpha Condé. « Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’on est dans une période politique très tumultueuse et très trouble. Les calculs politiciens pour la succession, pour le positionnement pour le futur, ont commencé à se faire entendre et à se faire savoir. Les choses bougent, les règlements de comptes sont par-ci et par-là. En fait, c’est comme un  jeu de dames où on vise autre chose et on commence par les premiers pions en première ligne avant d’atteindre le résultat escompté », a dit Bah Oury.  

Depuis le début de cette crise qui secoue la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, aucun des acteurs concernés n’accepte de s’exprimer publiquement sur le sujet. Selon les indiscrétions, le problème est arrivé sur la table du président de la République, qui aurait décidé de s’impliquer dans la recherche d’une solution durable.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41  

Lire

Violences politiques en Guinée : l’UFDG répond au Gouvernement (Document)

30 juin 2021 à 11 11 32 06326

Le gouvernement Guinéen a publié, en mars 2020, sous la signature du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) et du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile (MSPC), un document intitulé « Rapport sur les violences politiques en Guinée (2019-2020) et les enquêtes judiciaires en cours ». 

Ces deux Ministères qui ont coordonné la répression des manifestations pacifiques contre le troisième mandat tentent de blanchir le gouvernement en rejetant la responsabilité des violences sur l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) et le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). 

Ce rapport omet volontairement de mentionner que le FNDC et l’UFDG sont plutôt les victimes des violences perpétrées par les forces de défense et de sécurité avant, pendant et après le double scrutin du 22 mars et au lendemain de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

Le rapport ne fait aucunement mention des 99 citoyens tués par les forces de défense et de sécurité pendant les manifestations du FNDC contre le troisième mandat et de la volonté des autorités de faire disparaitre les preuves en enterrant, nuitamment, dans des fosses communes en pleine forêt à Nzérékoré, une trentaine de victimes. 

Le rapport ne fait pas non plus mention des violences déclenchées contre l’UFDG et l’ANAD au lendemain du scrutin présidentiel du 18 octobre, violences qui ont fait à leur tour 51 morts, des centaines de blessés et au moins 400 arrestations arbitraires.

Le gouvernement, malgré les interpellations des Organisations de défense des droits de l’homme et des organisations internationales, a systématiquement refusé de reconnaitre ces crimes et exactions et d’ouvrir des enquêtes pour identifier et sanctionner les auteurs et commanditaires. Les autorités sont restées fidèles à leur tradition de garantir une impunité totale aux agents des forces de défense et de sécurité lorsque ceux-ci, dans la répression des manifestations pacifiques de l’Opposition, font usage de leurs armes à feu.

Dans ce rapport, on parle pourtant « d’enquêtes judiciaires », mais jamais d’enquêtes visant à identifier les auteurs des crimes et exactions commis contre des citoyens membres de l’Opposition politique ou du FNDC. 

Dans le document, le gouvernement accuse, sans aucune preuve, l’UFDG et le FNDC « de fabrication, de détention, de stockage d’armes de guerre et de tentative de déstabilisation des Institutions de la République ». Le Procureur de la République reprend intégralement ces accusations et déclenche des poursuites contre les militants et les dirigeants de l’UFDG, de l’ANAD et du FNDC.

Alpha Condé, dans ses sorties publiques, soutient ces accusations grotesques et fallacieuses attribuées par le rapport à l’Opposition politique et au FNDC. 

Cette position du gouvernement appuyée publiquement par Alpha Condé et qui constitue du reste une ingérence de l’Exécutif dans le Judiciaire peut-elle être démentie par des officiers de police judiciaire ou des juges complètement inféodés au pouvoir ?

Sûrement non. Donc la messe est dite. Il ne reste donc plus qu’à prononcer et à exécuter les sentences. 

Renvoyant à une technique bien éprouvée du pouvoir d’Alpha Condé, le montage de toutes pièces de complots dignes des heures les plus sombres des régimes communistes, ce document est tissé de contre-vérités, d’approximations et d’interprétations grossièrement orientées. Notre objectif n’est pas de démentir ou de déconstruire toutes ces contre-vérités. 

Nous allons juste essayer de soumettre certaines d’entre elles à l’épreuve des faits pour en démontrer la fragilité, l’inconsistance et parfois l’absurdité.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose de lire l’analyse complète de l’UFDG :

ANALYSE-PAR-LUFDG-DU-RAPPORT-DU-MATD-ET-DU-MSPC

Lire

Tenue des examens nationaux au mois de juillet ? Élèves et encadreurs du collège-lycée 1er mars de Matam sont prêts

30 juin 2021 à 10 10 32 06326

Alors que tout le monde avait jusque-là les yeux rivés sur le mois d’août pour la tenue des examens nationaux en Guinée, le président Alpha Condé vient de chambouler le programme. En conseil des ministres le jeudi dernier, le chef de l’Etat a instruit le Premier et tous les acteurs impliqués dans le processus de l’organisation des examens nationaux de se hâter le pas pour la tenue desdits examens au mois de juillet « en raison des conditions liées au COVID-19 ». Et, apparemment, ces instructions du président de la République ont mis le MENA-E (ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation) sur des braises pour trouver une nouvelle date. Ce changement de calendrier se répercute aussi sur les établissements scolaires où les élèves-candidats et les encadreurs sont à pied d’œuvre pour boucler les programmes. C’est le cas au collège-lycée 1er mars de Matam où on annonce déjà les examens blancs entre le 29 juin et le 02 juillet dans l’espoir d’être au rendez-vous des examens réels à partir de la deuxième quinzaine du mois de juillet, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon nos informations, le MENA-E a mis les bouchées doubles pour satisfaire la demande du chef de l’Etat. Et, un nouveau calendrier est déjà sur table. Il sera présenté très prochainement en conseil des ministres en vue de sa validation.

Mamady Sidiki Camara, responsable de la communication du ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation

« Le calendrier est établi. C’est sous proposition. Le ministre de l’éducation nationale le soumettra au Conseil des Ministres. Le gouvernement verra le calendrier et va le valider. Et si le calendrier est validé ou retouché, comme ça, il sera mis à la disposition de l’opinion et on organisera les examens en fonction de ce calendrier. Nous avons travaillé dessus, parce que le président l’a demandé, le Conseil des ministres a demandé et aussitôt nous nous sommes attelés à ce travail. Au moment où je vous parle, ce travail est fait ; mais, il faut le proposer au gouvernement pour sa validation », a confié Mamady Sidiki Camara, le chargé de communication du MENA-E.

Du côté des écoles, ces instructions du chef de l’Etat ont contraint les responsables des établissements à revoir leurs copies pour parer à toute éventualité. Elèves, enseignants et personnel d’encadrement sont à pied d’œuvre pour finir les programmes et boucler les évaluations de fin d’année pour les classes intermédiaires. Ils sont tous sur la braise, même si par endroit on fait mine de relativiser. C’est le cas au collège-lycée 1er mars de Matam où le proviseur Sékou Camara vient d’annoncer le démarrage des examens blancs pour ce 29 juin. Et, compte tenu de la nouvelle donne, ce responsable d’école plaide pour la deuxième quinzaine du mois de juillet pour le démarrage des examens nationaux.

Sékou Camara, proviseur du Lycée-collège er mars de Matam

« Cette année, il n’y a pas eu de perturbations, les cours se sont bien déroulés. À l’heure où je vous parle, la plupart des professeurs chez moi sont vers la fin des programmes. Ils sont à 98%. Ceux qui sont un peu en retard sont à 95%. Il y en a qui ont fini le programme depuis la semaine passée. Et nous avons décidé de nous entretenir. D’après ce qu’on a suivi avec le gouvernement par rapport à ces examens, je suis déjà en train de travailler les calendriers pour les classes intermédiaires et les classes d’examens qu’on appelle bac blanc et brevet blanc. Donc, nous, nous allons commencer ça. J’ai une réunion avec le personnel à partir de midi. On va essayer de discuter. Les élèves sont déjà préparés par rapport à ça. Je peux dire que nous nous sommes près. Nous avons décidé de faire des évaluations le 29 ou le 30 juin jusqu’au 2 juillet, c’est les examens blancs chez nous. À partir de là, on projette les classes intermédiaires. Donc, dans une semaine, si l’État lance les examens nationaux à partir de la deuxième quinzaine du mois de juillet, je pense qu’il n’y aura pas d’impact négatif. Je suppose qu’à partir de la deuxième quinzaine du mois de juillet, toutes les écoles seront prêtes pour affronter ces examens. Si on prend la fin du mois de juillet jusqu’au début du mois d’Août, ce n’est pas mauvais. Quelle que soit la date qui sera fixée, elle sera la bienvenue », a dit le proviseur Sékou Camara.

Elève en classe de terminale Sciences sociales au lycée 1er mars et candidate au baccalauréat, M’ma Sampil pense que la tenue des examens au mois de juillet est salutaire dans la mesure où les grandes pluies vont bientôt s’annoncer en Guinée. Elle admet cependant qu’il y a des leçons non encore dispensées aux candidats.

Sampil M’ma, élève en classe de terminale sciences Sociales du lycée-collège premier mars

« Moi, je peux dire que dans notre établissement, ça se passe très bien. Avec les professeurs, on a fini les programmes. Je pense que ce que le président a dit est une bonne chose pour nous. Parce que le mois d’août n’est pas bon pour les candidats et candidates. Il y aura la pluie, l’état des routes n’est pas bon, il y aura de l’embouteillage. Donc, je préfère que les examens se fassent pendant le mois de juillet. La majorité de nos professeurs ont fini leur programme. Le français, l’histoire, la géographie, on a terminé. On va terminer les maths la semaine prochaine. En anglais, on est un peu en retard ; mais, il ne nous reste que 5 leçons. Et, nous espérons que ça va finir avant juillet », a indiqué M’ma Sampil. 

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com
Tel : +224 622 07 93 59

Lire

Tibou Kamara sur le retard de la subvention allouée à la presse : « ne vous inquiétez pas… »

24 juin 2021 à 20 08 03 06036
Tibou Kamara, ministre d’Etat, conseiller personnel du Chef de l’Etat, Ministre de l’industrie et des PME, porte-parole du Gouvernement

C’est une sortie qui va sans doute apaiser les inquiétudes de plusieurs patrons de presse en Guinée. En marge du compte rendu du conseil des ministres de ce jeudi, 24 juin 2021, le ministre porte-parole du gouvernement, Tibou Kamara, a abordé la question du retard du payement de la subvention de l’Etat allouée aux organes de presse en Guinée. Selon lui, ce retard n’est pas lié à un « refus » ou à une « mauvaise volonté » du gouvernement et que la subvention sera « sans doute » payée.

« En ce qui concerne la subvention qui est allouée à la presse, il n’y a pas de refus ou de mauvaise volonté de la part du gouvernement. Mais comme vous l’avez écouté également dans le compte-rendu, il y a un certain nombre de réformes qui ont été introduites dans la chaîne administrative et financière et qui font que les dossiers sont regardés avec beaucoup plus de vigilance, beaucoup plus de rigueur jusqu’à ce que la pratique soit assimilée par tous. Il peut avoir certaines lenteurs ou des retards liés à ce processus de réforme qui est en cours. Je pense qu’en ce qui concerne la subvention, vous êtes à l’ultime étape qui est celle du paiement. Certains de nos confrères m’ont approché, je leur ai donné l’information et on va s’impliquer tous pour que cette subvention soit payée. Parce que c’est une volonté politique qui l’a institué et c’est également notre engagement à soutenir toutes les libertés y compris celle de la presse. Donc, ne vous inquiétez pas. Ce n’est pas perdu, il y aura sans doute. Je pense que comme d’habitude, vous allez bénéficier de la subvention instaurée par l’Etat et qui est considérée aujourd’hui comme un droit pour la presse », rassuré le ministre Tibou Kamara.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel. : +224 622 07 93 59

Lire

Découverte de l’or à Gaoual : voici les instructions du président Alpha Condé

24 juin 2021 à 19 07 47 06476
Alpha Condé, président de la République

La récente découverte de l’or dans la préfecture de Gaoual a été évoquée en Conseil des ministres ce jeudi, 24 juin 2021. Selon le compte-rendu de la rencontre, présenté par le porte-parole du gouvernement, le président de la République a donné les directives à suivre pour aller vers l’exploitation de ces mines d’or. Alpha Condé a demandé notamment au Premier ministre, de mettre en place une commission d’enquête « pour faire toute la lumière » sur la situation réelle qui prévaut sur le terrain.

« Monsieur le Président de la République, a instruit le Premier Ministre, Chef de Gouvernement, de mettre en place et sans délai une commission d’enquête pour faire toute la lumière sur la situation réelle qui prévaut dans la préfecture de Gaoual dans la région administrative de Boké, suite à la découverte récente d’une mine d’or dans la localité de Kounsitel. Le Chef de l’Etat a exigé du Gouvernement de prendre toutes ses responsabilités pour parer à tout débordement de la situation et instruit que les populations vivant dans cette nouvelle zone aurifère bénéficient de tous leurs droits, jouissent pleinement de leur liberté et surtout vivent dans la sécurité.

Quant au Ministère des Mines, Monsieur le Président de la République, a instruit que toutes les dispositions soient prises en la matière pour faire des études dans l’immédiat qui détermineront le périmètre d’exploitation, et ainsi procéder aux autorisations nécessaires pour une exploitation par les orpailleurs agréés ou une exploitation industrielle ou les deux à la fois, selon les conclusions des experts. A ce niveau il a insisté sur le fait que les résidents de la localité doivent être mis en priorité », a annoncé le ministre de l’industrie et des PME, Tibou Kamara.

Après la découverte de trois sites miniers à Gaoual : un dans la commune urbaine et deux dans la sous-préfecture de Kounsitel, on a assisté à un déferlement humain dans la préfecture. Plusieurs dizaines de milliers de personnes, venues de toutes les régions du pays, ont envahi la préfecture, devenue brusquement l’eldorado guinéen. Ce qui a amené le gouvernement à fermer d’abord les mines d’or, le temps de prendre des dispositions pour réglementer leur exploitation.

Cette semaine, des femmes et des jeunes ont manifesté dans la ville pour réclamer la réouverture de ces sites. Le mouvement de protestation, qui a secoué Gaoual pendant deux jours (lundi et mardi), s’est soldé par deux morts et un blessé. Suite à cela, les autorités ont donné un délai de 48 heures aux orpailleurs venus d’ailleurs et qui ne sont toujours pas rentrés chez eux, pour quitter la préfecture.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. : 628 12 43 62

Lire

Violences meurtrières à Friguiagbé (Kindia) : les auteurs présumés libérés sans procès

21 juin 2021 à 9 09 22 06226
Oyé Guilavogui, ministre d’État de l’Environnement des eaux et forêts

Malgré les graves violences qui l’ont émaillé, le vieux conflit domanial qui opposait plusieurs habitants de la sous-préfecture (Kindia) a été résolu à l’amiable. Les 12 personnes interpellées suite à ces violences ont été libérées sans procès. Cela fait suite à l’implication du gouvernement à travers le ministre de l’environnement des eaux et forêts dans le dossier, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kindia.

Selon Oyé Guilavogui, ministre de l’environnement des eaux et forêts, c’est le président de la République qui l’a chargé de travailler à la résolution de ce conflit, vieux de plus de 60 années. Il l’a fait savoir au cours d’un point de presse qu’il a animé ce dimanche, 20 juin 2021, à Kindia, annonçant avoir réussi cette mission. Il dit avoir trouvé un accord avec toutes les parties concernées, mettant définitivement au conflit.

« Personnellement, j’ai été informé par le chef de l’Etat qui veille sur tout ce qui se passe. Je lui ai fait comprendre que je n’avais jamais su qu’il y avait un conflit domanial à Friguiagbé. Donc il m’a chargé de m’occuper de la résolution de ce problème, en allant rencontrer le procureur de Kindia, le juge, le ministre de la justice. Ce qui fut fait, et nous nous sommes rendu compte que la justice était en train de faire son travail. Le lendemain de ma rencontre avec le Chef de l’Etat, tous les ressortissants de Friguiagbé se sont transportés chez moi pour me dire : vous êtes le seul à pouvoir nous sortir de ce problème.

On n’arrive pas à le résoudre depuis plus de 60 ans. Et chaque fois que le problème est soulevé, il y a mort d’homme. C’est depuis ce jour je me suis investi. Mais avant, je leur ai dit : si je dois m’engager pour résoudre ce problème, il faut que ça ne soit pas un procès et je ne veux pas entendre d’autres histoires. Vous arrêtez ces histoires et vous arrêtez la justice, je vais m’investir et on va trouver la solution. Et par la grâce de Dieu, j’ai trouvé le chemin avec l’appui des ressortissants qui m’ont accompagné tout au long du processus de résolution du conflit », a annoncé Oyé Guilavogui.

Comme solution, il a été décidé de repartir le domaine conflictuel (990 hectares) aux familles qui se disputaient sa paternité. Les parties se sont entendues aussi sur la libération des 12 personnes qui ont été arrêtées suite aux violences enregistrées le 17 avril 2021, à Friguiagbé, et qui avaient fait un mort, plusieurs blessés, des maisons et des voitures incendiées. Poursuivis pour des faits d’assassinat, coups et blessures volontaires, pillages, incendie volontaire, vol et complicité, ces citoyens étaient en détention provisoire depuis deux mois à la prison civile de Kindia. Ils ont été libérés sans jugement.

« Nous avons décidé de repartir le domaine dans la sagesse, c’est ce qui fut fait. Et tout le monde était d’accord pour la répartition y compris les ressortissants. Et tout le monde a été prévu dans le partage. Il y a aussi une partie du domaine qui est revenue à Friguiagbé, c’est-à-dire où on peut faire un terrain ou d’autres choses pour tout le monde. Et toutes les parties ont signé ce document. Celui qui a été victime de casses et autre a pardonné et les prisonniers aussi ont signé en disant que si parmi eux quelqu’un soulève un autre problème, il retournera en prison. C’est pourquoi on parle de libération provisoire », a laissé entendre le ministre d’État de l’environnement, des eaux et forêts.

A rappeler qu’ils étaient au total 13 personnes arrêtées suite aux violences du 17 avril 2021, à Friguiagbé. Mais Elhadj M’bemba Soumah, le premier imam de la grande mosquée de cette sous-préfecture, est décédé deux jours après son interpellation par la gendarmerie (le lundi 20 avril 2021) à l’hôpital régional de Kindia.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel: 628516951

Lire

Interdiction de la coupe et du transport de bois en Guinée : réactions des ouvriers et des autorités à Faranah

17 juin 2021 à 10 10 19 06196

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen, à travers le ministère de l’environnement, des eaux et forêts, a interdit jusqu’à nouvel ordre la coupe et le transport de bois dans le pays. Et, paradoxalement, cette mesure contraignante pour les acteurs de la filière bois est favorablement accueilli à Fanarah (une préfecture où des réseaux clandestins d’exportation de bois ont été démantelés récemment). Seuls quelques menuisiers de la place se plaignent et demandent à l’Etat de permettre le transport intérieur du bois, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

La présente interdiction de la coupe et du transport de bois en Guinée s’inscrit dans la lutte contre la décimation des forêts du pays. Et, à Faranah, la direction régionale de l’environnement, des eaux et forêts, promet de veiller au respect scrupuleux de cette décision des autorités. D’ailleurs, sur place, on menace de traduire en justice tout contrevenant à cette décision.

Adjudent Mory Fodé Diané, Directeur régional de l’environnement, des eaux et forêts de Faranah

« Nous sommes les agents du gouvernement ce que ce gouvernement décide c’est ce que nous nous appliquons. La décision de cette année est un peu spéciale. C’est la coupe et le transfert des bois vers la Sierra Léone qui sont sources de ces problèmes sinon le gouvernement chaque année, interdit la coupe et le transfert des bois pour une durée de trois mois mais cette année. Il a pris cette décision un peu tôt. Pour les années précédentes cette décision commençait au 1er juillet mais pour cette année c’est le contraire. Nous demandons tous les acteurs concernés de respecter scrupuleusement cette décision. Tout contrevenant à cette décision sera traduit à la justice », a indiqué l’adjudant Mory Fodé Diané, le directeur régional de l’environnement des eaux et forêts de Faranah.

De son côté, le président de la corporation filière bois de Faranah, Sayon Cissé ( Rougeot), promet d’accompagner cette décision du gouvernement. Il demande aux menuisiers d’utiliser rationnellement le bois à leur disposition et promet de sanctionner sévèrement tous ceux qui passeront outre cette décision des autorités.

« Nous apprécions cette décision du gouvernement parce que si on est dans un pays on doit respecter les lois de ce pays. À partir de l’instant toute personne qui tenterait de violer cette loi nous mettrons main sur lui et nous lui mettrons à la disposition du service de l’environnement. Nous, corporation filière bois de Faranah, accompagnons cette décision jusqu’à une décision qui l’abroge. Je demande à mes pairs coupeurs, vendeurs de bois et menuisiers d’utiliser les bois que nous avons avec nous, mais de ne plus couper ou transférer ces bois ailleurs. Nous allons déployés des enquêteurs sur le terrain, si on arrive à prendre quelqu’un en infraction, il sera sévèrement sanctionné », a prévenu Sayon Cissé.

Pour les menuisiers de la ville, cette décision des autorités est compréhensible au vu de la coupe abusive de bois qui a été constatée récemment à Faranah. Cependant, ils souhaitent que le gouvernement allège cette interdiction en autorisant le déplacement du bois à l’intérieur du pays.

« Nous menuisiers nous étions frustrés quand on a appris qu’on prenne nos bois ici pour les envoyer en Sierra Léone, mais Dieu merci avec cette réaction du gouvernement la solution pourrait être trouvée. Nous prions les autorités pour qu’elles acceptent au moins les bois que nous utilisons sur place soient libérés. Nous vivons de ça et on a des apprentis. Si on n’a pas de bois et que les ateliers  de menuiserie ne fonctionnement pas, c’est difficile pour nous en tant que pères de famille et finalement nos apprentis vont se livrer à la délinquance parce qu’ils n’ont pas quoi faire », a souhaité Abou Bangoura, maître menuisier.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620241513/660272707

Lire

Mamadou Barry : « Non Aliou Condé, ce n’est pas la Guinée qui est à la croisée des chemins, c’est bel et bien l’UFDG »

5 juin 2021 à 23 11 22 06226
Mamadou Barry

Non Aliou Condé, ce n’est pas la Guinée qui est à la croisée des chemins, c’est bel et bien l’UFDG. Ceux qui pensent parler au nom de la Direction Nationale du parti doivent avoir la pudeur et la modestie de se dire ne pas forcément avoir Le monopole de la vérité.

La notion de capitulation est acceptée lors d’un conflit en Cours. La bataille du 18 Octobre est terminée. C’est un nouveau combat qui se prépare. Pour cette nouvelle orientation, l’UFDG doit se remettre en cause et particulièrement ceux qui estiment En être Les propriétaires.

Revenons un peu sur cette notion de dialogue qui est redevenue une expression à la mode tout d’un coup. Il aura fallu une tribune de trois hauts cadres de la Direction Nationale du parti qui son en détention depuis plus de huit (8) mois, pour qu’on voit des sorties hasardeuses au nom de l’UFDG.

Il y a plusieurs mois, un décret est sorti pour mettre en place un Cadre de dialogue que cette Direction a déclaré ne pas se sentir concernée. Cette porte à l’époque aurait permis à l’UFDG de poser les conditions que pose Aliou Conde aujourd’hui. Durant hui (8) mois, aucune déclaration n’a été faite allant dans le sens d’une ouverture de débats en prenant à témoin Le Peuple de Guinée. Il y a quelques semaines, un autre décret sort pour nommer un Secrétaire Permanent de ce Cadre de dialogue. Cette même Direction dit ne pas être concerner.

Aujourd’hui, Aliou Condé, avec cette tribune des trois détenus, change Les données de l’équation. Non Monsieur Aliou Condé !! Des portes ont été belle et bien ouvertes pour permettre à l’UFDG de poser ses revendications et conditions. L’UFDG dans un passé recent, et sous la conduite de ce même Aliou Condé a signé des accords qui ont contribué à affaiblir plus Le parti qu’à l’orienter vers le pouvoir.

Il n’est pas superflus de rappeler ici que Cellou Dalein Diallo avait plaider auprès de Lansana Conté pour l’élargissement de Alpha Condé, redoutable adversaire politique d’alors. Pourquoi aujourd’hui, il est tant difficile de plaider pour permettre à nos cadres de recouvrer leur liberté ?

Des consultations sont donc nécessaires auprès des structures de Base du parti pour se prononcer oui ou non sur l’opportunité d’un dialogue dans le but de permettre un décrispation de la situation en vue de libérés nos détenus. Des consultations ont été organisées pour savoir si oui ou non on va aux legislatives et à la Présidentielle. Pourquoi ne pouvons nous pas lancer des consultations pour l’acceptation ou non d’un dialogue avec des opportunités d’élargissement de nos détenus, l’ouverture de nos locaux et La libertés de mouvement de nos leaders ??

La liberté est sacrée et tout doit être mis en œuvre pour la conquérir et la protéger !! Aucun sacrifice n’est trop grand pour permettre à nos cadres de recouvrer leur liberté.

Unis et solidaire de nos détenus, nous vaincrons !

Bien à vous.

Votre serviteur !

Par Mamadou Barry, Analyste Financier, Secrétaire Général Adjoint de l’UFDG, membre du Bureau Exécutif National et membre du Conseil Politique

Lire

Tibou Kamara : le porte-parole sans crédit d’un gouvernement aux abois

2 juin 2021 à 9 09 24 06246
Ibrahima Diallo, chargé des opérations du Front National pour la Défense de la Constitution

Par Ibrahima Diallo (FNDC) : Depuis que  Alpha Condé a choisi un certain Tibou Kamara comme porte-parole de son gouvernement, les tribunes sont publiées à une fréquence qui ne manque pas de faire rire tout le monde. En moins de deux mois d’exercice de cette fonction, Tibou Kamara a publié plus de tribunes que tous ses prédécesseurs n’en n’ont fait tout le temps qu’ils ont exercé la même fonction. Évidemment, c’est tout ce qu’il sait faire, rien d’autre. 

Le mercenariat de la plume est sa spécialité. Puisqu’il ne fait rien au ministère de l’Industrie et qu’il n’a d’ailleurs aucune compétence pour diriger un tel département, il faudrait bien qu’il se trouve une occupation pour mériter un tout petit peu l’argent du contribuable guinéen. Et puisqu’il n’y a que le manteau de porte-parole  du gouvernement qui lui sied, il était pressé de récupérer cette fonction. Son prédécesseur avait déclaré qu’il n’avait pas suffisamment de temps pour exercer efficacement sa fonction de ministre et assumer en même temps la fonction de porte-parole du gouvernement qu’il trouve assez prenante. Et comme lui Tibou Kamara ne travaille et que son bureau de ministre de l’Industrie est toujours vide, il passe son temps à s’en prendre aux plus valeureux que lui et à justifier toutes les décisions impopulaires que le dictateur Alpha Condé, qu’il sert, veut imposer au peuple de Guinée. Il n’hésite pas à tomber dans le mépris et l’arrogance en affirmant sans honte que les Guinéens vivent sur le dos de l’État comme s’ils ne payaient pas des taxes et impôts. Une telle déclaration révèle la personnalité de Tibou Kamara.  

Prétendre que les populations guinéennes vivent sur le dos de l’État avec les sacrifices qu’elles consentent tous les jours pour arriver à joindre les deux bouts est une insulte. Bien qu’il se soit battu comme un beau diable pour tenter de convaincre les citoyens sur la pertinence de l’augmentation du prix du carburant à la pompe, il doit reconnaître qu’il n’a pu convaincre personne. Le mensonge sur une prétendue subvention du carburant par l’État était si immense qu’il ne pouvait que buter sur un mur d’incrédulité. 

Comme pour reconnaître son échec à faire passer son message truffé de mensonges, il déclare que personne ne croit plus à la parole publique. Mais peut-on croire à la parole d’individus qui soutiennent aujourd’hui ce qu’ils ont combattu avec force hier? Tibou Kamara oublie encore une fois que les Guinéens ne sont pas aussi amnésiques que lui. Celui qui appelait, il y a quelques petites années seulement, à une insurrection contre le régime de  Alpha Condé, s’imaginait-il que les Guinéens prendraient au sérieux ses déclarations  leur demandent de serrer la ceinture pendant que les ressources nationales sont dilapidées par un clan de kleptocrates dont il est membre.  La parole publique n’a de valeur que si elle repose sur l’éthique. 

Apparemment, Alpha Condé, bien que dictateur,  garde encore un peu de lucidité. Il a compris en effet que s’il suit les recommandations et conseils de personnes comme Tibou Kamara, la chute de son régime interviendra plus vite qu’il ne s’y attend.  D’où cette reculade que le même Tibou Kamara tente maladroitement de justifier encore. Alpha Condé se souvient sans doute du rôle néfaste et nocif qu’il a joué auprès de l’infortuné capitaine Moussa Dadis Camara et qui a été la cause médiate des événements dramatiques du 28 septembre 2009. 

Tibou Kamara doit se rendre compte, aujourd’hui, que les Guinéens ne le croient plus et qu’à cause de lui, la parole du Gouvernement a perdu toute crédibilité.

Ibrahima DIALLO

Responsable des Opérations du FNDC

Coordinateur de Tournons La Page en Guinée

Lire

Guinée : Condé toujours hanté par les hommes de Conté

1 juin 2021 à 16 04 50 06506

Dans un contexte sous-régional et africain marqué par le retour des vieux démons sur la scène politique –avec à la clé la remise en cause des acquis démocratiques au Tchad et au Mali-, le gouvernement guinéen a usé et même abusé du vieil adage selon lequel : « on envoie un doigt ; s’il passe, on envoie tout le bras. Mais, s’il casse, on le retire ». C’est exactement ce qu’il a fait pour l’histoire d’augmentation du prix du carburant.

Dans un premier temps, il (le gouvernement) avait annoncé qu’il va procéder à l’augmentation dès la fin du mois de Ramadan. Mais en même temps il a jaugé la réaction populaire. Et l’opposition lui a mis des bâtons dans les roues. Une fois n’est pas coutume, le gouvernement Kassory a entendu le cri de cœur des populations.

En effet, quand on voie les communications du trio Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Ousmane Kaba sur la question, on comprend aisément pourquoi les ministres de Conté en général et les anciens Premiers ministres en particulier constituent toujours et encore un véritable cauchemar pour l’actuel président guinéen. Coup sur coup, les trois personnalités ont balayé d’un revers de la main tous les arguments du gouvernement, fragilisant dangereusement ce dernier.

Là où le porte-parole du gouvernement a fait les pieds et les mains pour persuader le citoyen de la nécessité de l’augmentation du prix avec une dizaine de pages, l’ancien ministre et les anciens Premiers ministres ont fait une page pour démonter tout ce que le ministre d’Alpha Condé a monté. Ce dernier a sans doute oublié que l’approche des technocrates est aux antipodes de celle des politiques. Les premiers sont des pragmatiques praticiens tandis que les seconds sont des théoriciens.

Ainsi, le cri de cœur des citoyens, les arguments de l’opposition et le contexte social et politique délétère chez le voisin de l’Est ont obligé le pouvoir à faire machine arrière. Pour le baroud d’honneur, le ministre en charge des hydrocarbures estime que les Guinéens seront informés de l’augmentation au moment opportun. C’est qui est une évidence.

Pour le moment, si les associations qui devraient défendre les consommateurs ont brillé par leur mutisme, en revanche l’opposition a, elle, pleinement joué son rôle. Ce rendez-vous manqué, salué par tous les citoyens, est la preuve, s’il en était besoin, que le duo Cellou-Sidya, renforcé par certains de leurs anciens collaborateurs, hante toujours le tandem Alpha-Kassory. En dépit de tout ce que le gouvernement peut dire, l’opposition a réussi à le faire plier. Du moins provisoirement. Même s’il ne recule pour que mieux sauter.

En fin politique, Alpha Condé connait mieux que quiconque cette citation du célèbre économique Daniel Cohen « les révolutions des palais partent toujours des émeutes des villes ». En outre, le vieil homme sait qu’il a plus à perdre que son Premier ministre qui, lors de la dernière augmentation, s’était montré tout aussi intransigeant qu’inflexible. Du coup, il a évité l’épreuve de force à un moment où l’’état de grâce semble être définitivement rompu avec les partenaires extérieurs.

Au contexte sous-régional dont on a déjà parlé, s’ajoute également la crise sanitaire mondiale. Laquelle oblige de nombreux gouvernements à faire des sacrifices pour soulager leurs populations. Dans un tel contexte tout gouvernement réfléchi doit serrer la ceinture pour éviter d’asphyxier sa population qui pourrait se retourner contre lui.

Habib Yembering Diallo pour guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

Lire

Augmentation du prix du carburant en Guinée ? Réaction de l’Union des consommateurs

31 mai 2021 à 18 06 46 05465

Comme annoncé précédemment, la nouvelle de l’augmentation prochaine du prix des produits pétroliers enfle en Guinée. Cette nouvelle, distillée par le gouvernement, a déjà conduit, depuis le weekend dernier, à une spéculation du prix du carburant sur le marché noir. Dans certains endroits de Conakry et à l’intérieur du pays, le prix du litre de carburant oscille actuellement entre 13 000 et 15 000 francs guinéens (alors que le prix jusque-là pratiqué sur le marché noir est de 10000 francs). Egalement, au niveau des stations-service, c’est un service minimum qui est assuré et des files de bidons et d’engins roulants (motos, véhicules) n’en finissent pas.

Joint au téléphone ce lundi, 31 mai 2021, le président de l’union des consommateurs, Ousmane Keïta, a laissé entendre que c’est avec beaucoup de tristesse qu’il entend parler d’un éventuel réajustement à la hausse du prix du carburant à la pompe. Il aussi exprimé son inquiétude de voir cette augmentation entrainer une flambée des prix des denrées sur le marché.

Ousmane Kéîta, président de l’Union des consommateurs de Guinée

« Nous sommes plus que inquiets de la situation qui prévaut. Parce que qui dit augmentation du prix du carburant, dit effectivement durcissement du panier de la ménagère ; et, ce n’est pas forcément dans nos intérêts. C’est pourquoi nous accueillons cette nouvelle sur l’augmentation du prix avec beaucoup de tristesse. Mais, nous avons pris soin de nous renseigner pour savoir s’il y a eu effectivement une augmentation au niveau international ; et, on a constaté qu’effectivement, en 2021, le coût du baril est passé de 50 dollars à 68 dollars. Ce qui est énorme avec une augmentation de 35%. Vu cela, on pense effectivement qu’on ne pourra pas échapper à une augmentation du prix du carburant. Maintenant, ce qu’il fallait faire, c’est de voir comment réduire l’impact négatif de cette augmentation sur les consommateurs. C’est pourquoi, nous interpellons les autorités et les commerçants des produits pétroliers à plus de responsabilité. Le carburant n’est même pas monté à la pompe, certains commerçants ont fait monter le prix de certaines stations-service, ont créé depuis hier la psychose dans la cité… C’est tout cela qui nous inquiète et qui nous interpelle », a indiqué Ousmane Keïta.

Pour atténuer les conséquences de cette augmentation du prix du carburant sur les consommateurs, Ousmane Keïta demande au gouvernement d’entreprendre des actions concertées pour mettre en place des mesures d’accompagnements des populations.

« Ce qu’on peut faire pour trouver une solution face à cela, c’est de rencontrer le ministère du commerce à travers la direction nationale du commerce intérieur pour qu’elle s’active à réunir tous les acteurs impliqués pour les appeler à plus de responsabilité. Voir aussi au  niveau du syndicat des transporteurs, parce que là aussi, depuis avant-hier, nous avons constaté que le prix du transport a augmenté et on ne sait pas pourquoi. L’Etat doit prendre des mesures contre de tels agissements. L’Union des consommateurs invite le gouvernement à initier des mesures d’accompagnement des consommateurs pour réduire l’impact de cette augmentation. Et nous allons accompagner toute initiative allant dans ce sens », a dit Ousmane Keïta.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Spéculation sur le prix du carburant : un litre d’essence vendu jusqu’à 15 000 GNF à Mandiana

31 mai 2021 à 12 12 22 05225

Depuis le weekend dernier, le prix du carburant connait une hausse vertigineuse sur le marché noir à Mandiana. Dans cette préfecture de la Haute Guinée, un litre d’essence se négocie actuellement entre 12 000 et 15 000 francs guinéens, au grand dam des pauvres consommateurs. Cette spéculation sur le prix du carburant fait suite aux différentes annonces du gouvernement de l’augmentation prochaine du prix du litre de carburant à la pompe, a appris Guineematin.com à travers son correspondant local.

Tout a commencé samedi, 29 mai 2021, lorsque les stations service de la place ont arrêté de vendre le carburant aux usagers. Cette fermeture a affolé les prix sur le marché noir où enflait déjà la rumeur selon laquelle le gouvernement a retenu la date du 1er juin pour l’augmentation du prix du litre de carburant à la pompe. Les quelques vendeurs qui avaient une quantité de carburant en stock ont fait de cette situation leur chou gras et ont commencé à spéculer sur le prix. Et spontanément, le litre d’essence qu’ils vendaient jusque-là à 10 mille francs se négociait désormais entre 13 mille et 15 mille francs la journée ; alors que la nuit, le litre est vendu jusqu’à 20 mille francs guinéens.

« Moi je revends un litre à 13 milles, parce que les stations refusent de nous servir depuis qu’on a dit à la radio qu’il aura une augmentation du prix. Mais, c’est le gouvernement qui provoque tout ça », explique Sidafa Konaté, vendeur de carburant au quartier Kissidoukoura.

Abondant sur le même sens, Sira Diallo, vendeur de carburant sur le marché noir, laisse entendre que cette situation est un véritable casse tête même pour eux. Car, pour avoir un bidon de 20 litres de carburant, ils ont obligé de donner 5000 francs (en plus du prix normal) au malhonnête pompiste qui a eu la gentillesse de les servir.

« Les stations ont fermé leurs stocks. Et pourtant, nous (les vendeurs de carburant sur le marché noir) on est obligé de garder le peu de quantité qui étaient avec nous, jusqu’à ce que nous soyons situés sur le prix à la pompe. On a eu du carburant dans une seule station qui nous a retiré 5 mille francs pour remplir un bidon. Donc, nous aussi on est obligé de revendre à 13 mille francs un litre d’essence. Mais, chez d’autres un litre se vend à plus de 15 mille francs », confie Sira Diallo.

La nuit, certains profitent du calvaire des usagers pour revendre le litre de carburant (notamment l’essence) jusqu’à 20 mille francs guinéens. La situation a perduré jusqu’à dimanche soir. Et, ce lundi matin, avec la réouverture des stations service, la situation s’est un peu améliorée. Mais, la spéculation est toujours présente sur le marché noir. Car, le litre d’essence est actuellement vendu entre 12 mille et 15 mille francs. Et, selon un gérant de station qui a parlé sous anonymat à Guineematin.com sur place, il est interdit jusqu’à nouvel ordre de pomper du carburant dans un bidon à la station. Mais, pour ce qui est des engins (motos, véhicules), la quantité à servir est fixée à cinq (5) litres.

A suivre !

De Mandiana, Mamady Konoma Keita pour Guineematin.com

Tél. : 00224 625 81 03 26

Lire

Les mots et les maux du ministre

30 mai 2021 à 18 06 39 05395
Habib Yembering Diallo

Cher ami, 

C’est toujours un exercice qui est tout sauf une promenade de santé pour moi de me mettre à table pour écrire. Raison pour laquelle je le fais rarement. Bien malgré tout, il y a des situations devant lesquelles il faut absolument se livrer à cet exercice. C’est pour cette raison que je t’adresse cette missive. L’objectif est de te parler de la pagaille qui règne dans une structure relevant d’une manière ou d’autre de mon département. 

Tu as sans doute compris de quoi il s’agit. Car c’est l’évènement qui défraie la chronique en ce moment. D’autres diront qu’il déchaine les passions. Mais je laisse toutes ces expressions aux journalistes qui en font les choux gras en ce moment. Je te vois déjà frémir en disant que ton ami a subitement amélioré son français. Ce n’est pas mon sujet. Encore moins ma préoccupation. D’autant plus que je suis « franglophone ». 

Je reviens donc à mon sujet. Même si tu as suivi les différentes péripéties de cette rocambolesque affaire, je me dois de te planter le décor. Quand il était question d’élection à la tête de la fédération nationale de football, il y a eu deux candidatures de taille dont celle du sortant. Les deux principaux challengers ont constitué chacun un réseau de copains de conquis. Avec un double un objectif : faire les éloges d’un et persifler l’autre. 

Les gens se sont mis à s’insulter sur la toile. Et puis les deux candidats décident d’enterrer la hache de guerre. Mettant ainsi tous ceux qui s’insultaient devant une situation peu confortable. Si bien que, quand ils se retrouvaient les uns devant les autres, ils ne pouvaient pas se regarder dans les yeux. Ils ont appris à leurs dépens qu’il ne faut jamais êtreplus royaliste que le roi. 

Après cette parenthèse, je reviens au sujet. C’est-à-dire à l’élection elle-même. Celle-ci n’a pu avoir lieu. Et pour cause, le candidat ayant obtenu le renoncement de son concurrent avait beaucoup d’adversaires voire d’ennemis. Lesquels ont utilisé le réel et l’occulte pour sa disqualification. Ce qui fut fait. Depuis ce retrait notre fédération est à l’image d’une veuve riche dont les frères du défunt mari sont pauvres. 

Plus grave, la division, la délation et les coups bas ont mis à nue les pratiques peu honorables qui gangrènent notre fédération. La quelle est à la FIFA aujourd’hui ce qu’un homme qui étale ostensiblement ses nouvelles richesses dans un contexte de vol et de détournement est aux enquêteurs. Autant un tel homme est un suspect autant notre fédération est surveillée aujourd’hui à la loupe par l’orage chargé de gérer ce secteur au niveau planétaire. 

Dans la foulée, des adversaires, vraisemblablement au service de l’l’opposition, ont envoyé un document que je qualifieraide tract à la fédération internationale pour dire qu’il ne faudrait accorder aucun crédit au système électoral de notre pays. Mettant en exergue ce qui s’était passé pour l’électiond’un maire où, selon nos détracteurs, une élection dont le nombre de votants était de 45 personnes seulement a connu une fraude. Or tu conviendras avec moi que l’élection d’un maire et celle d’un président d’une fédération n’ont rien à avoir l’une de l’autre. Bien malgré tout, cela confirme, s’il en était besoin, que notre passé  peut toujours nous rattraper. 

Encore une fois je me rends compte que je me suis écarté de mon sujet. Permets-moi donc d’y revenir. Ma crainte, voire mon angoisse, c’est que cet imbroglio ne discrédite dangereusement et durablement notre football, au point d’annuler un rendez-vous qui devrait être le couronnement la réussite du 1er mandat de la 4ème République. Je veux parler de l’organisation de la CAN par notre pays. Car en dépit de l’autosatisfaction que l’on nous brandit çà et là, force est de reconnaître que notre pays figure parmi les pays qui comptent le moins sur le continent. Tu conviendras avec moi encore que tous les pays qui comptent ont organisé au moins une fois cette compétition. Le nôtre s’affiche avec sa sœur et homonyme de Bissau, la Sierra Leone, le Liberia ou encore la Gambie. 

L’organisation de la CAN par notre pays et sous le règne de l’homme du changement devait inscrire le nom de notre pays au rang des grands du continent. Mais j’ai bien peur que les gens ne nous disent que celui qui est incapable de s’occuper de ses propres enfants ne peut pas prétendre le faire pour ceux de ses voisins. Bref, sans être paranoïaque, je vois la main de nos adversaires derrière cette affaire. Car ils ne veulent pas que notre président réussisse là où ils ont échoué. 

Nous sommes en train de travailler pour redorer le blason de notre fédération. Mais il y a désormais beaucoup de préjugés. Et comme l’a dit Einstein « Il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé ». 

C’est sur cette citation que ton ami, que certains ont qualifiéironiquement de taximan, termine cette longe lettre. Je te prie de me répondre dès sa réception afin de me donner ta pertinente opinion sur cette question ainsi que tes éventuelles propositions de sortie de crise. Si tu le fais, ce sera l’occasionpour moi de parler de toi à mon patron à l’occasion de la présentation de ce document. 

Ton ami le ministre.

Habib Yembering Diallo joignable au 664 27 27 47.

Toute ressemblance entre cette histoire et une autre n’est que pure coïncidence.

Lire

Guinée : le Bloc Positif demande au gouvernement de surseoir à l’augmentation de prix du carburant

29 mai 2021 à 11 11 15 05155

Depuis plusieurs semaines, les autorités guinéennes (au premier desquelles se trouve le président Alpha Condé) brandissent à tout bout de champ la menace de revoir à la hausse le prix du litre de carburant à la pompe. Malheureusement, cette mauvaise nouvelle intervient à un moment où les guinéens tirent le diable par queue à cause de la précarité provoquée par la pandémie de COVID-19 qui a sérieusement malmené leurs maigres économies. La situation est très angoissante pour de nombreux citoyens et donne lieu à un débat houleux dans le pays. Le gouvernement pleurniche à cause de l’argent qu’il perd dans la « subvention » du carburant, alors que certains acteurs dénoncent la volonté affichée de l’Etat de vouloir asphyxier les pauvres populations en pleine crise sanitaire.

De son côté, le Bloc Positif (B+) se montre catégoriquement à ce projet de l’Etat et demande au gouvernement de surseoir à toute décision d’augmentation du prix du carburant. Cette organisation de la société civile guinéenne (composé des jeunes guinéens de la diaspora et vivants au pays) implore l’implication personnelle du président Alpha Condé pour freiner cette décision et éviter d’appauvrir davantage les guinéens qui baignent déjà dans la misère. Et, dans ce cadre, elle a adressé hier, vendredi 28 mai 2021, une lettre ouverte au gouvernement.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de cette lettre du Bloc Positif adressée au gouvernement.

« La crise sanitaire que traverse notre société actuelle n’épargne aucune nation. Ce faisant, depuis plus d’une année, les activités socio-économiques et professionnelles sont au ralenti, et cela a porté un coup sérieux à l’économie de manière générale.

Sans doute, la population Guinéenne fait partie de ceux qui sont en train de tirer les conséquences néfastes de cette crise historique et grandissante. Nul besoin d’affirmer que la pauvreté se vit au quotidien, et l’écart des inégalités n’est constamment visible dans notre société.

Toutefois, malgré ce tableau de situation lamentable et regrettable, nous avons appris récemment, par la voix du porte-parole du gouvernement, le Ministre de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises, la volonté du gouvernement de revoir à la hausse le prix du carburant à la pompe. Une annonce que nous déplorons compte tenu de la situation de précarité que vivent nos populations. Et, nous estimons que, à l’instar des autres gouvernements, l’heure est plutôt à la solidarité, à l’accompagnement des millions de nos citoyens qui vivent dans la pauvreté.

Ainsi, le Bloc Positif soucieux de la vie difficile de nos concitoyens en cette période de crise sanitaire conjuguée d’avec la crise économique, demande au gouvernement de Kassory Fofana, à défaut d’aplanir la souffrance quotidienne des guinéennes et guinéens, de sursoir à toute décision d’augmentation de prix du carburant, cela pour éviter d’enfoncer de plus, les populations dans la misère.

Par extension, nous interpellons le Président de la République afin qu’il s’implique personnellement pour empêcher la mise en œuvre de cette décision.

Par ce communiqué, le Bloc Positif ose compter sur la sagesse et la compréhension du gouvernement », a écrit le Bloc Positif.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Lire

Alpha Condé donne de nouvelles instructions (Compte-rendu du Conseil des ministres de ce jeudi)

20 mai 2021 à 19 07 13 05135
Tibou Kamara, porte-parole du gouvernement

Compte rendu du conseil des Ministres

La session ordinaire du conseil des ministres, s’est tenue ce jeudi 20 Mai 2021, par vidéoconférence, de 10h25 à 12h25, sous la Présidence, de Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé. Les points inscrits à l’ordre du jour étaient les suivants :

  1. Messages de son Excellence, Monsieur le Président de la République
  • Comptes rendus des sessions du Conseil interministériel
  • Décisions
  • Divers

Au titre du premier point de l’ordre du jour, Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé, a informé le conseil que la commission chargée du contentieux-franco-guinéen entamera sa mission, la semaine prochaine. Elle s’emploiera à distinguer les citoyens qui sont dans l’illégalité de ceux dans la légalité. Ce sera une approche au cas par cas. Les citoyens dont les maisons ont été, injustement, à tort, détruites seront indemnisés ou leurs habitations reconstruites. En revanche, tous ceux qui occupent, illégalement, les domaines et terrains appartenant à l’Etat, seront déguerpis, sans aucune mesure d’indemnisation.

 En outre, des enquêtes seront diligentées pour déterminer les conditions de toutes les occupations et situer aussi les responsabilités à propos des titres et actes administratifs détenus par les uns et les autres.

Le Chef de l’Etat s’est réjoui des conclusions favorables de la dernière revue du programme économique guinéen par nos partenaires, neutres et impartiaux, qui rétablissent la vérité à partir de critères objectifs et transparents à propos de la gouvernance économique du pays. Il a invité le Gouvernement à partager toutes les informations avec les populations, afin qu’elles soient édifiées sur tous les faits et les événements qui les touchent. Ainsi, l’action publique sera mieux comprise et le travail du gouvernement mieux jugé et apprécié.

S’agissant de l’endettement du pays, Monsieur le Président de la République a noté que la Guinée est beaucoup moins endettée que la moyenne admise pour les Etats membres de la CEDEAO. Alors que le seuil toléré est de 60%, dans les pays de l’UEMOA a Guinée affiche un taux d’endettement global de 44% du PIB sur lequel la dette extérieure représente 26 %, environ.

Le Chef de l’Etat a instruit que l’administration et contrôle des grands projets (ACGP), assiste les hommes d’affaires du pays à faire des études bancables pour leur faciliter l’accès aux financements destinés au secteur privé.

Monsieur le Président de la République, a instruit, fermement, que tous les contrats et marchés publics soient attribués, par la voie des appels d’offres, qui doivent être lancés six mois avant, sans le moindre prétexte de dérogation lié à des urgences ou d’autres raisons.

Dans la foulée, le Chef de l’Etat, a ordonné que tous les contrats et marchés publics soient passés au peigne fin, avant d’être approuvés et payés, afin de se prémunir et lutter contre les pratiques chroniques de corruption, de surfacturations et de conflits d’intérêt. Aucun contrat et marché public ne sera honoré et payé, s’il ne remplit pas toutes les conditions de transparence et d’équité et n’obéit pas aux règles et procédures prescrites, en la matière.

Monsieur le Président de la République, s’est fermement engagé à user de tous ses pouvoirs et de tous les moyens pour que la Guinée ne soit pas une plaque tournante du trafic de la drogue ou ne soit un pays de recyclage de l’argent sale.

Monsieur le Président de la République a informé le conseil de la suspension par le Ministre d’Etat, ministre de l’environnement de nombreux gardes forestiers, suite au scandale révélé de la coupe et du trafic illicites du bois. La même mesure est envisagée pour d’autres fonctionnaires aussi bien de l’administration du territoire que pour tous les services impliqués, après la mission de terrain du ministre. Toutes les personnes reconnues responsables ou complices dans cette affaire, écoperont de sanctions administratives disciplinaires et feront l’objet de poursuites judiciaires. Le Chef de l’État, a mis en garde contre les pratiques et les activités de déforestation.

Monsieur le Président de la République, a instruit de sortir tous les fictifs du fichier de la fonction publique. De même qu’il a engagé tout le Gouvernement à mettre un terme à la fraude qui consiste à payer des fonctionnaires en situation d’abandon de poste. Il a engagé, à cet égard, la responsabilité des personnes chargées des ressources humaines.

Le Chef de l’État, a instruit le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, d’ordonner aux autorités financières de prendre toutes les dispositions nécessaires pour la publication régulière du journal officiel.

Le Chef de l’Etat a déploré les loyers excessifs pratiqués dans le pays qui pèsent sur les ménages. Il a instruit de prendre des mesures appropriées pour y faire face, en même temps qu’il a instruit d’accélérer le programme de constructions de maisons à un prix abordable et des logements sociaux.

Monsieur le Président de la République a réitéré son instruction à renouveler les personnels vieillissants de l’administration dans un pays où 70% de la population a moins de 30 ans.

Il a aussi instruit au Ministre de la pêche et de l’économie maritime de suivre et respecter strictement les recommandations issues des états généraux de la pêche.

Monsieur le Président de la République, a engagé son Gouvernement à atteindre rapidement son objectif ambitieux pour la Guinée, à savoir, produire ce que nous consommons, à travers les programmes et projets prévus à cet effet et pour certains, déjà en cours de réalisation. Ce qui permettra de réduire le coût des denrées et d’éviter l’inflation.

Le Chef de l’Etat a instruit au Gouvernement le contrôle et l’audit systématique des comptes des établissements à caractère public        (EPA) et les établissements à caractère public et industriel (EPIC) ainsi que les entreprises  .

Monsieur le Président de la République, a informé le conseil de la reprise de ses visites dans les ministères, les services de l’Etat et de l’administration publique. Elles se feront désormais, dans la matinée et l’après-midi, pour contrôler les présences aux heures légales d’ouverture et de fermeture des bureaux. Il a indiqué que ce n’est pas tout d’être à l’heure au travail mais de s’acquitter effectivement de sa mission. Il a dit attacher un prix à la volonté et à l’engagement de chacun et de tous pour un service public irréprochable. 

A la suite du message du Chef de l’État, le Premier Ministre, chef du Gouvernement a été invité à faire le compte rendu de la session du conseil interministériel du Mardi 18 mai et celle avant du 11 mai 2021. Mais, auparavant, Dr Ibrahima Kassory Fofana a rappelé son adresse aux membres du Conseil.

Le premier Ministre, Chef du Gouvernement, Dr Ibrahima Kassory Fofana a demandé au Ministre de l’Economie et des finances d’informer les membres du conseil des conclusions de la dernière revue de la mission des institutions de Breton Woods.

A ce propos, il s’est réjoui et félicité de la bonne santé de l’économie guinéenne, malgré toutes les fragilités et tous les risques auxquels la crise sanitaire sans précédent de la Covid 19 exposent les économies de tous les pays.

Dr Ibrahima Kassory Fofana, a souligné le taux exceptionnel de croissance de l’économie guinéenne de l’ordre de 7% avec des perspectives plus prometteuses encore. Il apparaît clairement que l’économie guinéenne, au regard de tous les indicateurs et agrégats est l’une des économies les plus performantes à l’échelle d’autres économies en Afrique et dans le monde. Il a relevé dans cette performance la part importante du secteur minier qui a permis de limiter et contenir les effets négatifs de la crise sanitaire mondiale.

Une réunion de l’équipe économique gouvernementale s’est tenue à la Primature afin de définir des actions pouvant permettre l’appropriation par les Guinéens de l’activité minière et de répondre à la préoccupation majeure de la mise en œuvre de la politique du contenu local. Dr Ibrahima Kassory Fofana, a rappelé le souci du Chef de l’Etat et de son Gouvernement que la croissance économique flatteuse du pays ait un impact réel et effectif sur la qualité et les conditions de vie des populations.

Malgré ce succès certain, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a insisté sur les efforts à faire dans la lutte contre la corruption, pour hâter la réforme foncière à travers laquelle l’agro-business susceptible de tirer la croissance sera développé davantage.

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a attiré l’attention de la ministre des travaux publics sur les risques que le trafic ne soit perturbé sur la route nationale no1 à la veille de la saison des pluies en raison des difficultés dans les travaux. Il a invité la ministre à se rapprocher de l’entreprise adjudicatrice pour parer aux désagréments et d’envisager aussi de rendre praticable la contournante Famorya-Kindia pour parer à toute éventualité, comme par le passé.

Dr Ibrahima Kassory Fofana , après consultation et accord de Monsieur le Président de la République, son Excellence Professeur Alpha Condé a informé le conseil qu’à l’avenir, tout projet de texte de loi ou de réglementions relatif à la restructuration des entreprises publiques et para-publiques doit être présenté en conseil interministériel, conjointement , par le Ministère technique concerné et le Ministère de l’Economie et des Finances , afin de garantir le respect de la législation financière, en la matière.

Il a invité les ministres à faire passer tous les projets de texte de loi et décrets en conseil interministériel pour adoption avant de les soumettre à la signature de son Excellence, Monsieur le Président de la République.

Le Premier ministre, chef de gouvernement, a demandé au ministre de la fonction publique de présenter un projet de loi relatif aux autorités administratives indépendantes, afin de combler le vide juridique constaté, source de conflits de compétences entre les entités publiques.

Enfin, Dr Ibrahima Kassory Fofana, a annoncé la tenue d’un séminaire gouvernemental, une fois que les derniers arbitrages seront faits pour régler les conflits d’attributions et de compétences qui subsistent encore dans l’équipe gouvernementale, une fois aussi que les ministres auront reçu leurs lettres de mission définitives.

Après sa communication, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a fait le compte rendu des sessions du conseil interministériel.

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger a fait une communication relative à la politique et au profil migratoires en République de Guinée.

Il a rappelé que la République de Guinée a signé, en décembre 2018 à Marrakech, le « Pacte Mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ».

C’est pour honorer nos engagements issus de la conférence de Marrakech, que le Ministère des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Étranger, en collaboration avec la Mission de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), de l’Union Européenne (UE), de la CEDEAO et de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), a élaboré deux documents sur le profil et la politique migratoires de la Guinée.

S’agissant du document sur le profil migratoire, le Ministre a donné entre autres les objectifs suivants :

  • fournir un aperçu complet des tendances clés en matière de migration internationale et interne, volontaire et non volontaire, des effets de la migration sur le pays ;
  • faire un aperçu du cadre règlementaire et institutionnel de la migration au niveau national et régional ;
  • identifier certains des principaux défis et lacunes existant en matière de gouvernance de la migration en République de Guinée et recommander des stratégies pour y faire face dans le futur.

Quant au document de la Politique Nationale Migratoire, les objectifs se résument en cinq (05) grands axes qui sont :

  • la gestion des frontières et de la libre circulation ;
  • la traite des êtres humains ;
  • les migrations forcées et les mineurs non accompagnés ;
  • la migration de main d’œuvre et de travail ;
  • la migration et le développement.

Le Ministre a enfin expliqué que ces deux outils vont constituer un fondement pour la mise en place de l’Observatoire Guinéen pour les Migrations (OGM) ainsi que du Cadre de Concertation National sur les Migrations impliquant tous les Départements sectoriels, les Institutions Internationales, les ONG Nationales et la Société Civile intervenant sur la question.

Au cours des débats, les observations ont porté sur le document du profil migratoire notamment, certaines affirmations quant aux causes des migrations en particulier, la description de la pratique du confiage traditionnel comme un élément de la traite des personnes ainsi que la pratique du travail des mineurs dans les chantiers agricoles et miniers.

Au terme des débats, le Conseil a donné son soutien au Ministre et recommandé la mise en place d’une commission Adhoc de relecture du document sur le profil migratoire en Guinée, sous la présidence du Ministre d’État Secrétaire Général de la Présidence, avant l’adoption du document en Conseil des Ministres.

Concernant la Politique Migratoire, le Conseil a recommandé l’adoption en l’état du projet de Décret.

AU TITRE DES EXAMENS DE TEXTES

 Le Ministre des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique a soumis pour examen le projet de Décret portant création et fixation des Statuts d’un Établissement Public Administratif dénommé « Agence Nationale de l’Innovation et de l’Economie Numérique (ANIEN) ».

Le Ministre a indiqué que l’ANIENa pour mission principale la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière d’Innovation dans les Télécommunications/TIC et le numérique, la Formation et la Recherche dans ce domaine, ainsi que la promotion de l’Economie Numérique.

A ce titre, elle est chargée entre autres de :

  • promouvoir l’Innovation et l’entrepreneuriat dans le Numérique ;
  • appuyer la généralisation de l’usage du numérique dans les différents secteurs socio-économiques (e-santé; e-agriculture ; e-éducation ; e-transport ; e-commerce, etc.) et promouvoir l’inclusion numérique ;
  • contribuer à la définition des plans de formation et de recherche dans le domaine des Télécommunications/TIC et du numérique ;
  • Participer à la recherche de financements pour les projets structurants en matière d’innovation dans le domaine des Télécommunications/TIC et du numérique ;
  • Participer aux rencontres nationales, sous régionales, régionales et internationales traitant des questions relatives à l’innovation, à la recherche et à la formation dans le domaine des Télécommunications/TIC et de l’Economie Numérique.

Au cours des débats, les observations ont porté sur la nécessité de :

  • Ajouter au CA, une à deux personnes ressources qualifiées en matière de l’Economie numérique ;
  • se concerter avec la BCRG pour clarifier certains aspects du document pouvant porter à équivoque.

Au terme des débats, le conseil a sous réserve de la prise en compte de ces observations, recommandé l’adoption du présent projet de Décret.

 Le Ministre de l’Economie et des Finances a fait une communication relative aux innovations apportées au contrôle financier par la réforme des finances publiques.

Dans ce cadre, le Contrôleur financier exerce un contrôle , a priori , des actes d’engagement des dépenses de chaque ministère, portant notamment sur la disponibilité des crédits, l’exacte imputation de la dépense et sa conformité aux autorisations parlementaires. Il s’assure que le service fait est effectif et que les biens et services sont effectivement livrés.

Le Ministre a précisé que la réforme a renforcé ce contrôle classique.

Le Ministre a soutenu que cette réforme qui est alignée sur les bonnes pratiques internationales va aboutir à la modernisation effective de la fonction contrôle financier.

Au terme de l’exposé, le conseil a demandé aux ministres de s’approprier ces nouvelles dispositions qui sont de nature à qualifier le contrôle financier et garantir l’efficacité de la dépense publique.

 Par ailleurs, le Ministre de l’Économie et des Finances a informé qu’au cours de la mission virtuelle de l’équipe pays du FMI qui s’est déroulée du 14 au 28 avril 2021, les services techniques des départements ministériels, de la Banque Centrale et de certaines institutions républicaines ont activement participé aux échanges et préparé les réponses au questionnaire, comportant 118 questions présentées par la mission.

Le Ministre a indiqué que la mission présentera un rapport formel desdites consultations qui sera examiné par le Conseil d’Administration du FMI au cours de sa session du mois de juin 2021.

En attendant, les résultats de l’évaluation préliminaire partagée par la mission du FMI fait ressortir les points suivants :

De la croissance économique : les travaux de la mission ont abouti à une révision du taux de croissance en 2020 qui passe d’une projection de 5,2% à 7%.

De l’inflation, de la politique monétaire et des changes : le taux d’inflation à fin décembre 2020 s’est situé à 10,6% et il est d’environ 12,5% aujourd’hui.

Le Ministre a informé que la mission a félicité la Banque Centrale pour la bonne conduite depuis novembre 2020 d’une politique d’intervention sur le marché des changes basée sur les règles d’une plus grande flexibilité du marché des échanges.

De la politique budgétaire : la mission a constaté que les résultats budgétaires 2020 reflètent l’impact des mesures du plan de riposte au covid-19 du Gouvernement. Les dépenses en capital ont été cependant sous exécutées.

La mission s’est félicitée de l’objectif déclaré par le Gouvernement d’augmenter les recettes intérieures au cours des deux prochaines années. Elle a salué les efforts liés à la digitalisation à cet égard.

De la gouvernance et du climat des affaires : la mission s’est réjouie des avancées dans la mise en œuvre des engagements du Gouvernement dans le cadre de la facilité de crédit rapide, notamment la publication et l’audit des marchés liés aux dépenses covid-19.

L’approbation de la Loi contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme a été saluée par la mission.

Elle a enfin noté avec satisfaction, l’opérationnalisation du Tribunal du commerce et du Guichet unique du commerce extérieur de Guinée (GUCEG).

Enfin, l’évaluation de la mission a souligné que l’économie guinéenne a résisté aux chocs du covid-19 en raison de la résilience du secteur minier. Cette situation doit conforter le gouvernement dans la poursuite et l’amplification des reformes visant à maintenir un cadre macroéconomique stable, diversifier l’économie pour réduire et combattre la pauvreté.

Au terme de l’exposé, le conseil s’est réjoui de constater que la Guinée est la première économie du continent en termes de croissance économique. Ceci démontre la qualité de la vision politique de Monsieur le Président de la République et la pertinence des politiques économiques menées et du programme de riposte COVID-19 du Gouvernement.

Ainsi notre économie se révèle être mieux résiliente à la pandémie de la covid-19 avec un taux de croissance de 7% en 2020. Le conseil a demandé au Ministre d’État Porte-parole du Gouvernement de relayer cette information à l’attention du public.

Le Ministre de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime  a informé que, l’Union Européenne a bouclé son audit sanitaire, le 07 mai 2021 par une note satisfaisante qui va permettre la levée de la suspension des exportations de produits halieutiques guinéens sur  les marchés de l’UE , en vigueur, depuis 2007.

De cette date à aujourd’hui, les poissons guinéens étaient vendus en Europe, sous le label de pays limitrophes. La Guinée, pourra, à nouveau et directement exporter son poisson sur le marché européen, sous son propre label , désormais.

Au terme de l’exposé, le conseil a adressé ses félicitations à Monsieur le Ministre et l’a encouragé à poursuivre les reformes de modernisation du secteur.

 AU TITRE DU COMPTE RENDU

Le Ministre de la Santé a informé le conseil de l’évolution de la riposte face à la pandémie de la Covid-19, de l’épidémie d’Ebola et de la fièvre hémorragique a virus lassa en République de Guinée.

Avant de lever la séance, Monsieur le Président de la République, a donné de larges informations sur la situation nationale et internationale.

Tibou Karama

Le Ministre d’Etat, conseiller spécial du Chef de l’Etat, ministre de l’industrie et des Pme, porte-parole du Gouvernement.

Fait à Conakry le jeudi 20 mai 2021

Lire