Un nouveau code de l’Environnement ? Voici le compte rendu du conseil des ministres

16 mai 2019 à 18 06 06 05065

Communiqué : Conakry, le 16 Mai 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 16 Mai 2019, de 10h à 12h, selon l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DES SESSIONS ORDINAIRES DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DU 30 AVRIL DU 7 MAI ET DU 14 MAI 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Chef de l’Etat a adressé en son nom et en celui de l’ensemble du Gouvernement ses vives félicitations et ses encouragements à l’équipe nationale junior cadet, finaliste de la CAN U17 qui a remporté la Médaille d’argent en Tanzanie. Ses félicitations ont également été adressées à l’encadrement sportif et aux autorités du Ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique

Le Président de la République a confirmé ses instructions relatives à la réalisation d’un audit complet du secteur énergétique afin d’en établir un diagnostic détaillé et définir les grands axes stratégiques de développement de ce secteur

Le Président a donné des directives aux départements financiers (Ministère de l’Economie et des Finances, Ministère du Budget et Banque Centrale de la République de Guinée) en vue de la priorisation, dans l’exécution des dépenses publiques, des secteurs sociaux afin de leur permettre d’impacter positivement et rapidement sur les conditions de vie de la majorité des citoyens

Le Chef de l’Etat a instruit les Ministres en charge des Transports et du Budget de diligenter les opérations de mise en place de la compagnie de transport aérien de droit guinéen Guinée Airlines en procédant, notamment, à la libération de la quote part de l’Etat dans le capital de cette Société en voie de constitution

Appréciant les progrès déjà accomplis dans ce domaine, Le Président de la République a instruit les départements concernés de concevoir et de mettre en œuvre un programme de réduction de l’inflation pour la ramener à un niveau encore plus bas que celui atteint ces dernières années dans le but de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs guinéens

Le Chef de l’Etat a rappelé aux Ministres en charge du Budget et des Finances l’urgence de la mise en exécution des textes d’application du Code des Marchés publics afin de permettre l’application des nouvelles procédures de passation des marchés publics

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel tenues les 30 avril, 7 mai et 14 mai 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre de l’environnement et des Eaux et Forêts qui a soumis pour examen le projet de Loi portant nouveau Code de l’Environnement

Le Ministre a indiqué que l’objectif de la réactualisation du Code de l’environnement est d’établir les principes fondamentaux destinés à promouvoir le développement durable, gérer et protéger l’environnement et le capital naturel contre toute forme de dégradation.

Le Ministre a précisé que les limites constatées du Code en cours datant de 1987 sont corrigées dans le présent Code et concernent entre autres :

Les principes de territorialité, de précaution, de non-régression ;
La prise en compte du transfert des compétences environnementales aux collectivités locales, comme prévu par le Code des collectivités locales ;
L’intégration des nouveaux enjeux mondiaux tels que les changements climatiques, la biosécurité, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et l’économie verte ;
Le renforcement de certaines sanctions.

Il a indiqué que la nouvelle mouture du Code de l’Environnement prend en compte les Objectifs du Développement Durable, les principes environnementaux en vigueur à l’Union Africaine et à la CEDEAO, les directives des Organismes des bassins fluviaux dont la Guinée est membre actif.

Le Ministre a rappelé que les droits coutumiers et les pratiques traditionnelles, le genre, l’écotourisme, la transition vers l’économie circulaire et le capital naturel, ont été également prise en compte.

Au terme de l’exposé, le Conseil a adopté le projet de Loi portant Code de l’Environnement.

La Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance qui a soumis pour examen, en seconde lecture, deux projets de Lois :

Le premier portant sur la Mutualité Sociale en République de Guinée.

Elle a rappelé que depuis 2017, la Guinée dispose d’une politique nationale de protection sociale. Celle-ci met l’accent sur la nécessité d’en diversifier les outils, dont les mutuelles sociales.

La Ministre a souligné que de nos jours, il y a une nécessité d’harmoniser la législation nationale en matière de Mutualité Sociale avec celles des pays de la CEDEAO et de l’Union Africaine en vue d’améliorer le taux de couverture sociale des populations.

Les mutuelles servent à assurer :

La prévention des risques sociaux liés à la personne et la réparation de leurs conséquences ;
La protection de l’enfance, de la famille, des personnes âgées ou handicapées ;
Le développement culturel, moral, intellectuel et physique de leurs membres et l’amélioration de leurs conditions de vie.

Elle a précisé que le présent projet de loi fixe les principes fondamentaux régissant la mutualité sociale en République de Guinée.

Au terme des débats, le Conseil a adopté le projet de Loi tout en demandant l’élaboration de ses textes d’application dans de brefs délais

° Le second portant sur la Promotion et la Protection des droits des personnes atteintes d’albinisme en République de Guinée.

La ministre a indiqué que certains préjugés sociaux empêchent les personnes souffrant d’albinisme d’accéder facilement à des soins de santé adaptés, aux services sociaux, à une protection juridique et à la réparation en cas de violation de leurs droits.

La Ministre a soutenu que face à cette situation, le Ministère en charge de l’Action Sociale en collaboration avec de nombreux autres acteurs, ont entrepris plusieurs activités en faveur des victimes. Ces multiples efforts semblent insuffisants face aux besoins exprimés et à l’absence d’un cadre juridique approprié.

D’où le présent projet de loi qui vise à garantir l’inclusion, l’égalité des chances en faveur des personnes atteintes d’albinisme, la protection et la promotion de leurs droits contre toutes formes de discrimination et de stigmatisation.

Au terme des débats, le Conseil a décidé de l’approbation du projet de Loi et recommandé l’élaboration dans les meilleurs délais de ses textes d’application

Le Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi qui a fait une communication relative aux préparatifs de la 108ème session de la Conférence Internationale du Travail (CIT), du 10 au 21 Juin 2019 à Genève (Suisse).

Il a indiqué que dans le cadre des préparatifs de la 108ème session de la Conférence Internationale du Travail (CIT), chaque pays membre a été invité à organiser des dialogues tripartites nationaux sur le rapport de la commission mondiale sur l’avenir du travail, avant son adoption par la conférence prévue du 10 au 21 Juin 2019 à Genève (Suisse).

Le Ministre a annoncé que c’est dans cette perspective que le Département en charge du Travail a initié depuis plusieurs semaines des séries de rencontres avec l’ensemble des partenaires sociaux (Syndicat, Patronats) avec pour philosophie, une démarche inclusive.

Il a enfin informé de la solennité de cet évènement planétaire, en raison du caractère exceptionnel de cette session 2019 qui coïncide avec la célébration du centenaire de l’OIT à laquelle plusieurs Chefs d’Etat prendrons part.

Le Conseil a soutenu la participation de notre pays à cette session de la Conférence Internationale du Travail (CIT)

Le Ministre de l’Economie et des Finances a soumis pour examen en seconde lecture le projet de Décret portant Régime Juridique des Comptables Publics.

Il a souligné qu’à date, le régime juridique des comptables publics n’a pas encore fait l’objet d’une initiative gouvernementale en matière règlementaire en dépit des lourdes responsabilités qui caractérisent l’exercice de la fonction de comptable public.

Le Ministre a expliqué que la fonction comptable est fragilisée en raison du défaut de prestation de serment devant la Cour des Comptes et la constitution des cautions avant l’exercice de la profession.

Il a soutenu que pour corriger et combler le vide, la Loi Organique Relative aux Lois de Finances de 2012 et le Règlement Général sur la Gestion Budgétaire et la Comptabilité Publique du 15 janvier 2013 ont rappelé, dans le cadre des réformes et de la modernisation de la gestion publique, les responsabilités des comptables publics et les sanctions qu’ils encourent dans l’exercice de leurs missions.

Le Ministre a déclaré que le présent régime juridique prend en compte aussi bien les dispositions législatives et réglementaires encadrant la gestion publique en Guinée que les bonnes pratiques des pays disposant déjà de régimes juridiques.

Au terme des débats, le Conseil a adopté le projet de Décret portant Régime juridique des comptables publics

Le Ministre des Transports a soumis pour examen deux projets de Décrets :

° Le premier fixant les Statuts de l’Office Guinéen des Chargeurs.

Il a indiqué que conformément aux Conseils des Chargeurs en Afrique, le Conseil Guinéen des Chargeurs (CGC) a pour objet de contribuer à la promotion du commerce extérieur de la Guinée en apportant toutes les facilitations et assistances multiformes aux chargeurs dans l’accomplissement de leurs missions.

Le Ministre a expliqué que la mission essentielle du Conseil des Chargeurs se résume comme suit :

La représentation équitable et la défense des intérêts des chargeurs publics et privés ;
Les relations avec les intervenants dans la chaîne des transports ;
La facilitation du suivi des marchandises ;
La gestion d’une banque de données sur les transports internationaux et nationaux ;
La mise en place des infrastructures de transport ;
La promotion de la compétitivité des exportations grâce à des initiatives visant à améliorer la chaîne de transport ;
La tenue des statistiques fiables dans le domaine des importations et exportations.

Le Ministre a également indiqué que les recettes de l’émission du Bordereau Electronique de Suivi des Cargaisons (BESC) constituent la principale ressource financière d’un Conseil des Chargeurs.

° Le second projet de Décret fixant les Statuts de l’Agence de la Navigation Aérienne (ANA).

Le Ministre a informé que depuis environ deux (2) décennies, les Directions de l’Aviation Civile rencontrent de nombreux problèmes pour la mise en œuvre des recommandations des audits de supervision de la sécurité de l’OACI, relayée par les Organismes Régionaux s’occupant de l’Aviation Civile.

Le Ministre a précisé que l’ANA a pour mission d’assurer la sécurité, la régularité et l’efficacité de la circulation aérienne ainsi que la gestion et l’exploitation des aérodromes domestiques, en République de Guinée.

Dans son fonctionnement actuel et cela conformément à ses statuts, l’ANA n’est pas soumise au règlement général de la comptabilité publique. Sa comptabilité est cependant tenue selon les usages commerciaux conformément aux règles du système comptable OHADA (SYSCOHADA).

Le Ministre a noté que la principale ressource financière de l’ANA est la redevance terminale. Elle représente plus de 95% de ses revenus. Quant à la subvention d’équilibre, perçue du Budget National de Développement (BND), elle représente à peine 3% du chiffre d’affaires annuel de l’Agence.

Il a expliqué que face à cette situation, il était nécessaire de procéder à la mise en conformité des statuts de l’ANA au regard du cadre légal et règlementaire régissant l’organisation et le fonctionnement des Organismes publics en République de Guinée.

C’est en exécution de cet impératif, que ce présent projet de statuts harmonisés a été élaboré conformément aux dispositions de la loi L/2017/056/AN du 08 Décembre 2017, portant Gouvernance Financière des Etablissements et Sociétés Publics.

Au terme des débats, le conseil a adopté les deux projets de Décrets fixant les Statuts du Conseil Guinéen des Chargeurs (CGC) et de l’Agence de Navigation Aérienne (ANA).

Le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication relative au Rapport d’étape sur l’avancement des opérations d’assainissement de la Ville de Conakry.

Le Ministre a informé que dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de professionnalisation des déchets, un appel d’offre international a permis de recruter deux (2) opérateurs chargées d’une part de la pré-collecte jusqu’au transfert des déchets sur le site final de la minière, d’autre part de l’exploitation de la décharge de la Minière.

Il a annoncé que face au constat actuel de la salubrité de la ville de Conakry, le Département en charge de l’Assainissement est en manque d’équipements divers dont l’acquisition est nécessaire

Le Ministre a affirmé que la mobilisation de ces besoins vise à :

Éliminer l’ensemble des dépôts sauvages dans les 5 communes ;
Procéder aux curages des caniveaux et à l’enlèvement des produits de curages ;
Mettre en place l’équipe de balayage sur les principaux axes routiers des 4 autres communes ;
Mobiliser 24H/24 le parc automobile pour le transport des déchets solides ;
Mettre en place une brigade de contrôle des lieux assainis.

Il a informé que pour l’atteinte de ces objectifs, un programme intérimaire d’assainissement intégré de la ville de Conakry sur une durée de six (6) mois allant de Mai à Octobre 2019 a été élaboré et budgétisé par son Département

Le Ministre a sollicité l’accord du Gouvernement pour engager dans les meilleurs délais, des actions visant la mise en place d’un fonds destiné à pérenniser le financement de la gestion des déchets solides pour la ville de Conakry et celles de l’intérieur du pays.

Au terme de l’exposé, le Conseil a donné son soutien au Ministre et convoqué une réunion du Comité de Pilotage sur la professionnalisation des Déchets solides avec les Ministres en charge de l’Assainissement, du Plan, de la Coopération et de l’Administration du Territoire

Le Ministre de l’Economie et des Finances a fait une communication relative à la tenue des réunions statutaires de la Zone Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO), du 25 juillet au 02 août 2019, à Conakry.

Il a souligné que les réunions statutaires tournantes dans les pays membres examinent principalement l’état de mise en œuvre et les résultats du Programme de Coopération Monétaire de la CEDEAO (PCM), adopté en 1987 et décliné en « Feuille de route du programme de monnaie unique » en 2009. Elles apprécient également, la stabilité des secteurs financiers, les systèmes de paiement de la zone et les taux de change.

Le Ministre a précisé que les participants aux réunions statutaires sont des cadres des ministères en charge des questions économiques, de l’intégration et du commerce des pays membres ainsi que des Banques Centrales de ces pays. Au moins 150 délégations représenteront les pays et institutions de la sous-région à l’événement.

Il a indiqué que les rencontres se dérouleront chronologiquement en trois phases : le Comité technique des experts, le Comité des Gouverneurs des Banques Centrales et le conseil de Convergence qui est une réunion Ministérielle. Ses rencontres sont présidées par le pays hôte.

Les réunions de la ZMAO seront précédées de celles de l’Agence Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO) et du WAIFEM.

Au terme de l’exposé, le Conseil a donné son soutien au Ministre de l’Economie et des Finances et au Gouverneur de la Banque centrale pour la tenue des réunions statutaires de la ZMAO à Conakry, du 25 juillet au 2 Août 2019.

Le Ministre de l’Energie a fait une communication relative à l’Accord de financement entre la République de Guinée et l’Association Internationale de Développement (IDA) et la Convention de crédit entre la République de Guinée et l’Agence Française de Développement (AFD), relatifs au financement du « Projet d’Amélioration de l’Accès à l’Electricité en Guinée (PAEEG) ».

Il a rappelé qu’en plus du PNDES qui couvre tous les secteurs clés de l’économie guinéenne, un prospectus d’investissement a été élaboré pour l’accès à l’électricité 2016-2020, visant à doubler le taux d’accès à l’électricité de 18% actuellement, à 36% durant les cinq prochaines années en vue d’atteindre un accès universel d’ici à 2030. A cet effet une table ronde des donateurs a eu lieu à la mi-novembre 2017 à Paris, pour présenter le Prospectus d’Investissement et mobiliser environ 380 millions sur 645 millions de dollars pour la mise en œuvre du programme national d’accès à l’électricité.

Le Ministre a affirmé que le projet d’Amélioration de l’Accès à l’électricité en Guinée (PAAEG), conjointement financé par la Banque Mondiale et l’Agence Française de Développement (AFD), consiste à mettre en œuvre une partie de ce Programme d’accès à l’électricité à moindre coût de notre pays, sur la base d’une approche sectorielle.

Au terme de l’exposé, le Conseil a adopté la Convention de crédit et l’Accord de financement relatifs à ce projet.

Le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a fait un compte rendu sur le programme de lancement des projets d’infrastructures financés par l’ANAFIC ;

Il a rappelé que l’avènement de la 3ème République en 2010 a permis à la Guinée de mettre au cœur de ses nombreux projets et programmes une politique de décentralisation et de développement local à la satisfaction générale des populations.

Le Ministre a soutenu que c’est dans ce contexte que le Gouvernement vient de mettre en place un mécanisme pérenne de financement de la décentralisation en vue d’optimiser l’efficacité et de corriger les effets de dispersion des différents appuis financiers apportés aux collectivités locales. D’où la création de l’ANAFIC par Décret du 11 novembre 2017 pour la gestion exclusive de ce fonds.

Il a justifié que cet acquis mérite d’être connu et porté à la connaissance des communautés à la base.

C’est pourquoi, sous l’autorité du Premier Ministre, il a été jugé nécessaire d’organiser une mission gouvernementale dans les 4 régions naturelles du pays à l’effet d’informer les populations sur les acquis et les perspectives qui s’attachent au projet de développement économique et social du Président de la République.

Le Ministre a expliqué que la mission sera dirigée par un pool de Ministres dans chaque région naturelle du pays. Il a informé que l’objectif de la mission consiste à :

Procéder au niveau des collectivités locales à l’inauguration des infrastructures socio-économiques de base (Santé, Education, Agriculture, Electricité, Hydraulique villageoises etc.), avec l’appui des partenaires au développement, notamment le PACV3 ;
Procéder à la pose de la première pierre des infrastructures financées par l’ANAFIC ;
Informer les citoyens sur les acquis du Gouvernement de la 3ème République ;
Sensibiliser les populations sur l’entretien, la sauvegarde et l’utilisation efficiente des infrastructures mises à leur disposition ;
Faire passer un message de paix, d’unité nationale, de quiétude sociale et de sécurité.
Le Ministre a annoncé qu’à la fin de la mission, un rapport synthèse sera élaboré à la haute attention de Son Excellence Monsieur le Président de la République.

AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

Le Ministre en charge de l’Enseignement Supérieur a informé que notre compatriote Dr Sékou Traoré, spécialiste en Génie chimique à l’Université Gamal Abdel Nasser, a remporté le prix de champion mondial 2019 de la Boue Rouge.

Le Conseil a apprécié cette performance qui consacre le génie guinéen et adressé ses félicitations à l’intéressé

Avant de lever la séance, Monsieur le Président de la République a donné au Conseil de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Respect de la loi, protection des journalistes : ce que Asmaou Barry de l’APAC-Guinée demande au gouvernement

3 mai 2019 à 11 11 00 05005
Asmaou Barry, journaliste et présidente de l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC-Guinée)

La Guinée, à l’instar des autres pays du monde, célèbre ce vendredi, 03 mai 2019, la journée internationale de la liberté de presse. Asmaou Barry, journaliste et présidente de l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC-Guinée) a accordé un entretien à Guineematin.com, à cette occasion. Elle est revenue sur la situation de la liberté de la presse en Guinée, avant de demander aux pouvoirs publics de s’investir davantage dans ce domaine.

Décryptage !

Guineematin.com : l’humanité célèbre aujourd’hui la journée internationale de la liberté de la presse. Pour vous, est-ce que la liberté de la presse est effective de nos jours en Guinée ?

Asmaou Barry : tout d’abord, je suis désolée que la situation n’ait pas changé positivement depuis l’année dernière, sinon ces dernières années. Pour ce qui est de la situation de la presse, on va de mal en pis, et je pense que cela est déplorable. S’il y a une journée consacrée à un secteur, je pense qu’il s’agit de se retrouver, de réfléchir ensemble sur les problèmes qui assaillent le secteur, essayer de trouver des solutions et surtout les appliquer. Il se trouve que chez nous en Guinée, en tout cas pour ce qui concerne la liberté de la presse, on a comme l’impression que l’année précédente est toujours mieux que l’année en cours. Et, je pense que cela devrait interpeller le secteur des médias, mais aussi les décideurs pour pouvoir faire quelque chose de positif à l’occasion de cette journée internationale de la liberté de la presse.

Donc, on va revenir sur les mêmes constatations que l’année dernière, c’est-à-dire que la situation des médias en Guinée, il y a toujours ces deux défis, ces deux enjeux de la liberté de la presse. Il s’agit tout d’abord du fonctionnement des médias en termes d’économie, donc toujours le modèle économique des médias pose problème ; mais aussi, en termes de protection de la liberté d’expression, de la liberté de la presse en Guinée. C’est toujours les mêmes problèmes qui se posent. Le premier, si l’on prend la situation financière des médias, de plus en plus les organes de presse ont des difficultés financières, il faut se le dire. On n’arrive toujours pas à promouvoir le secteur médiatique en Guinée, créer des conditions d’exercice du métier de journaliste où les gens pourraient investir dans le secteur et gagner quelque chose pour que cela puisse générer des emplois.

C’est vrai, le secteur des médias emploie beaucoup de jeunes. Mais, quelle est la situation de ces jeunes ? Quelles sont les conditions de vie et de travail de ces journalistes ? Qu’on ne se voile pas la face, il y a toujours cette précarité dans les médias. Et, cela mérite d’être examiné, cela mérite d’être résolu pour espérer que les journalistes puissent exercer dans de meilleures conditions et donc, que l’on arrête un peu ces accusations selon lesquelles les journalistes guinéens sont alimentaires, les journalistes guinéens sont corrompus etc.

Guineematin.com : Dans le récent classement de Reporters Sans Frontières (RSF) sur la liberté de la presse, la Guinée occupe la 107ème place sur 180 pays concernés. Selon vous, qu’est-ce que les décideurs guinéens doivent faire pour améliorer la situation de la liberté de la presse dans notre pays ?

Asmaou Barry : déjà, il faut signaler que la Guinée a perdu trois (3) places dans ce classement par rapport à l’année dernière. Si l’an passé on était à la queue, cette fois-ci on s’est beaucoup plus rapproché de la porte de sortie. Peut-être que l’année prochaine on va se retrouver comme dernier pays en matière de respect de la liberté de la presse. Aux décideurs, ça revient à ce que je disais au départ, c’est de créer toutes les conditions nécessaires pour l’exercice de ce métier de journalisme. Et cela, c’est en deux (2) points : d’abord sur les conditions financières pour les médias, mais aussi de l’autre côté, assurer la protection des journalistes.

On ne peut pas espérer une meilleure place sur le classement de Reporters Sans Frontières en continuant à bastonner les journalistes, à les emprisonner, à les envoyer tout le temps au tribunal et à dénigrer la loi sur la liberté de la presse, en continuant à garder la loi sur l’accès à l’information dans les tiroirs. Bref, il n’y a pas cette protection qui est assurée pour les journalistes et on exerce le métier avec la peur au ventre parce qu’on sait qu’on peut se retrouver à tout moment nez-à-nez avec un décideur. Vous voyez combien de fois cela est déplorable que ça soit les membres du gouvernement quand-même qui emprisonnent les journalistes.

On peut comprendre qu’une tierce personne puisse se plaindre, mais que le gouvernement qui est quand-même le garant des libertés et des textes de loi de la République y compris la loi sur la liberté de la presse soit le premier à porter plainte contre les journalistes et de surcroit à les emprisonner, c’est paradoxal. On ne dit pas qu’ils ne peuvent pas porter plainte puisque parfois il peut y avoir des clashs, mais il faut suivre la procédure. Il y a ce qu’on appelle droit de réponse qui existe, il y a la plainte au niveau de la Haute Autorité de la Communication (HAC) qui existe, la HAC peut examiner la plainte et prendre des sanctions disciplinaires, et au dernier ressort porter plainte en justice.

Mais, ne jamais donner des instructions pour que des journalistes partent en prison ou bien se mettre à menacer des journalistes. Donc aujourd’hui en Guinée, le pouvoir public, s’il doit, s’il veut, promouvoir la liberté de la presse, c’est commencer par respecter et faire respecter la loi sur la liberté de la presse, penser à vulgariser cette loi auprès des autres institutions et des autres acteurs mais aussi protéger les journalistes. Sinon, on va se retrouver je pense d’intimidation en intimidation, on finira par se retrouver sur la ligne rouge des institutions internationales. Et nous, on le sait, parce qu’on le vit. Donc, que ces institutions notamment RSF le disent ou pas, nous journalistes guinéens, nous savons ce que nous vivons.

Guineematin.com : quel est votre regard maintenant sur la façon de travailler des journalistes guinéens ? Avez-vous des reproches à ce niveau ?

Asmaou Barry : je pense que ça dépend de quel côté du miroir on se met pour faire des reproches aux médias. Moi, ce que je sais aujourd’hui, est que je tire le chapeau à ces journalistes guinéens qui, malgré les conditions un peu difficiles, arrivent quand-même à exercer pour que les médias puissent se maintenir. Je pense que cela mérite d’être salué et félicité. S’il y a un défi pour les hommes de médias, c’est peut-être la question de responsabilité sociale où il faut quand-même faire attention sur un certain nombre de sujets pour ne pas exacerber des sujets aussi sensibles. Sinon moi, je ne trouve pas de reproches particuliers à faire aux journalistes. Je salue plutôt le travail que ces hommes de médias effectuent dans les conditions que nous connaissons.

Guineematin.com : quel est votre mot de la fin ?

Asmaou Barry : ce que je voudrais dire, c’est qu’il y a une initiative du gouvernement qui, pour une première fois je pense, veut célébrer la journée internationale de la presse autrement. Alors, moi je lance un appel aux organisateurs de cette journée, c’est bien en soi l’initiative, mais il ne faudrait pas que ça soit des activités de tape à l’œil. Qu’on n’organise pas tout une journée pour la presse alors qu’en même temps on a du mal à trouver une maison de la presse digne de nom pour les journalistes ; qu’on n’organise pas des activités dans des endroits aussi huppés quand la subvention arrive avec plusieurs mois de retard ou lorsque des journalistes sont en prison.

Je pense qu’il y a une autre façon de célébrer la presse guinéenne, c’est travailler pour que la presse soit libre et protéger tous les jours de l’année et non pas se retrouver chaque 3 mai pour faire des discours, chanter et danser la presse guinéenne. Il y a bien d’autres choses à faire. Et, la question de la maison de la presse est primordiale. Vous voyez bien qu’à partir de ce vendredi, la maison de la presse a déménagé pour revenir à Kipé, pourquoi ? Parce qu’il y a des problèmes financiers qui se posent.

Les associations de presse auxquelles appartient la maison de la presse ne parviennent plus à supporter les frais de location et les frais de fonctionnement de la maison de la presse. Je pense que les pouvoirs publics, les décideurs, devraient prendre cette question comme un enjeu, comme un défi. Qu’on n’apprenne pas que la maison de la presse de la Guinée a disparu sous le régime d’un tel. Je pense qu’il faut œuvrer à ce que les journalistes aient une maison de la presse digne de nom à l’égard des autres pays de la sous-région.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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FNDC-Kindia : « la population de Kindia est déterminée à brûler et enterrer le projet de 3ème mandat »

2 mai 2019 à 15 03 25 05255

La ville de Kindia se retrouve au centre du débat en cours autour du projet de nouvelle Constitution ou de troisième mandat pour le président Alpha Condé. Alors que le président de la République est annoncé sur place dans les prochains jours, des opposants à un troisième mandat pour l’actuel locataire du Palais Sékhoutouréyah sont sortis se faire entendre. Ils ont mis en garde contre tout discours de promotion d’un troisième mandat à Kindia, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le président Alpha Condé et la délégation qui l’accompagnera risquent de ne pas avoir l’accueil souhaité à Kindia. Annoncé dans la cité des agrumes le samedi, 04 mai prochain, le chef de l’Etat guinéen pourrait se retrouver devant une farouche opposition sur le terrain : d’un côté, les partisans et de l’autre, les opposants à un troisième mandat pour lui.

Alors que les partisans du pouvoir préparent cette réception depuis plusieurs jours, leurs adversaires aussi s’activent sur le terrain. Les membres de la représentation locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont pris d’assaut les rues et autres endroits stratégiques de la ville, ce jeudi 02 mai, où ils ont affiché des banderoles disant non à une nouvelle Constitution ou un troisième mandat.

Ces affiches sont visibles du rond-point Wondima (dans la commune urbaine) à la station de la Contournante (dans la sous-préfecture de Damakhaniya). Selon

Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia, cette sortie vise à alerter les promoteurs d’un troisième mandat que leur projet n’est pas le bienvenu dans la ville des agrumes. Ce défenseur de l’actuelle Constitution promet que si ce projet venait à être lancé officiellement à Kindia, il sera enterré aussi sur place.

« C’est une manière pour nous d’exprimer notre désaccord vis-à-vis des prestataires politiques pour une éventuelle nouvelle constitution ou un 3ème mandat. C’est une chose à laquelle nous nous opposons. Donc, comme l’article 7 de la Constitution nous donne le droit de exprimer librement notre accord ou notre désaccord sur n’importe quel sujet, c’est raison pour laquelle nous avons mis des affiches, des banderoles partout dans la ville pour dire déjà que nous ne sommes pas d’ accord que les prestataires politiques, les clans mafieux qui viennent de Conakry viennent à Kindia pour dire qu’ils vont lancer la nouvelle constitution.

Qu’ils sachent que nous ne dormons pas. Le président de la République a appelé ses militants à l’affrontement. Mais nous, nous n’avons peur de personne. Nous n’allons pas céder à la provocation. Nous allons continuer de travailler librement parce que nous sommes du côté de la vérité. Nous défendons la constitution, et Dieu est avec nous. Et, nous continuerons à défendre notre Constitution vaille que vaille, au prix même de notre sang (…) Nous alertons donc pour dire que Kindia n’est pas d’accord, n’est pas favorable à la fameuse ou à la fausse Constitution dont ils sont en train de faire la promotion.

La population de Kindia est déterminée plus que jamais à brûler et enterrer le projet de 3ème mandat (…) Le commerçant politique Makanera Kaké était à l’ENI de Kindia le samedi passé avec ses pairs pour préparer les citoyens. Nous les avons laissés faire puisqu’il s’agissait d’un forum pour qu’ils parlent de l’avenir du RPG Arc-en-ciel sans le président Alpha condé. Mais si cette fois ils se hasardent à venir à Kindia pour parler d’un 3ème mandat, ils vont le regretter », a-t-il prévenu.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Journée internationale de la liberté de la presse : «tout le monde est devenu aujourd’hui journaliste…»

2 mai 2019 à 13 01 38 05385
Ahmadou Tidiane SY, Journaliste Sénégalais et formateur

La communauté internationale célébrera demain, vendredi 03 mai 2019, la journée internationale de la liberté de la presse. Un métier passionnant qui attire de plus en plus de professionnels notamment chez les femmes.

Toutefois, le constat révèle que les fondamentaux du métier et la qualité des productions baissent de plus en plus au profit de l’amateurisme, de la « légèreté » et la corruption dans le traitement de l’information.

Alors, qui peut être journaliste, comment et pour quelles fins ? Quel est le niveau de formation actuel des journalistes, comment se porte le métier aujourd’hui dans le monde ? les astuces et « grands secrets » du métier ? Pour tenter d’y répondre, nous avons rencontré un professionnel du métier de plus de 30 ans d’expériences. Ahmadou Tidiane SY, Journaliste Sénégalais et formateur nous dit tout, sur ce passionnant métier et le « plus beau du monde », comme le dirait l’autre.

C’est un entretien réalisé à Saly au Sénégal par Idiatou CAMARA

Ahmadou Tidiane SY bonjour et merci pour ce tems que vous nous accordé, alors si on vous demandait qui peut être journaliste et dans quel but qu’allez-vous répondre?

Merci pour cette opportunité, alors qui est journaliste et pourquoi ? C’est une question difficile à répondre. Mais ce que je peux dire c’est qu’à priori c’est quelqu’un qui consacre sa vie et son travail à informer et qui vit du métier. Mais la profession est tellement élargie aujourd’hui, qu’il est très difficile de dire qui est journaliste et qui ne l’est pas. Mais un journaliste est celui qui passe par une école de journalisme, qui exerce dans une rédaction, qui a de la conviction, de la curiosité et de la passion aussi. Mais la formation est tellement ouverte aujourd’hui, comme je le disais tantôt que tout le monde est dedans et ne fait pas toujours correctement le travail comme cela se devrait. Mais c’est un métier relativement ouvert comparé aux autres.

On parle beaucoup des questions de développement, de journalistes spécialisés, est-ce qu’à votre avis les journalistes traitent suffisamment et avec professionnalisme ces questions de développement dans les pays africains en particulier ?

Oui on peut dire quand on voit que des journalistes sont reconnus, récompensés avec des distinctions et reconnus, là on peut le dire. Maintenant est-ce que ces questions sont suffisamment traités dans les médias, dans les rédactions, avec du sérieux ? Est-ce que ce sont véritablement des sujets qui intéressent les populations, les communautés, de manière professionnelle, impartiale, avec des impacts c’est cela toute la question.

Justement quelles sont les questions qui intéressent les communautés, les populations ?

Ce sont les questions liées à la santé, à l’éducation, à l’environnement, l’accès à l’eau, à la population, ce qui intéresse et préoccupe votre communauté voilà ce qu’on peut appeler les questions de développement. Il faut aussi retenir que les préoccupations ne sont pas les mêmes partout, c’est important de le savoir.

Parlant des genres journalistiques, par exemple quand est-ce qu’il est recommandé le reportage par exemple, ou l’enquête qui sont fréquemment utilisés aujourd’hui ?

Cela dépend du sujet du sens, de l’objectif qu’on veut atteindre, l’impact selon les règles qu’on veut faire, parce l’importance d’un sujet, c’est d’avoir un impact sur les citoyens. Tous les sujets ne prêtent pas à tous les genres il faut aussi le savoir. Certains estiment que ce sont des genres difficiles. Donc pour les faire, Il faut de la préparation, citer des sources fiables.

On ne peut pas juste se réveiller un matin et dire qu’on veut faire un grand reportage ou une enquête, il faut s’outiller, avoir un niveau, de la curiosité, se cultiver, avoir cette envie de découvrir, aller en profondeur bien sur tout cela doit s’accompagner de preuves et de sources convaincantes. Ce sont certes des fondamentaux, mais ils sont nécessaires à rappeler je pense.

Concernant les questions relatives à l’environnement notamment, on entend souvent parler de journalistes spécialisés sur ces questions, sur la santé, l’éducation, sur les questions économiques. Comment vous qui avez plus d’une trentaine d’années d’expériences et de pratique voyez-vous tout cela ?

En effet, vous avez raison, aujourd’hui on voit que les journalistes font beaucoup d’efforts et de recherche sur des sujets de préoccupation et de développement, on parle de « spécialisation » c’est déjà un acquis, mais moi je pense plutôt que ce sont des journalistes qui ont un centre d’intérêt beaucoup plus que la spécialisation.

Maintenant, ce que je peux dire pour celles et ceux qui sont intéressés à ces questions particulières, je pense qu’il faut éviter de répéter ce que les scientifiques nous disent tout le temps pour une large compréhension du public, simplifier les termes, ne pas devenir des remorques des termes des scientifiques. Fouiller, savoir aller en profondeur, avoir de la curiosité. Il faut apprendre ce qui est mieux ailleurs, pour s’en inspirer c’est important.

Aller en profondeur, il faut faire du journalisme, et y consacrer sa vie.

Quels sont aujourd’hui les défis du métier ?

Aujourd’hui tout le monde est devenu journaliste, avec un smartphone, un enregistreur, une tablette, mais le journaliste doit y consacrer sa vie, faire différent et de manière professionnelle pour avoir un impact sur la communauté c’est ce qui doit importer.

On parle aussi de nouvelles tendances dans le métier on parle de « fack teacking » qu’est –ce que s’est et ça consiste en quoi ?

C’est un journalisme qui se fait par les preuves, l’exactitude. On ne dit pas par exemple, qu’est-ce que vous savez que vous pensez de cette plante par exemple, votre avis, mais on parle des faits, rien que des faits.

Il y’a aussi le journalisme de « diting » qui se base sur les données. Ce sont des perspectives dans le métier qui vont permettre de distinguer les professionnels des autres dans le métier.

Propos recueillis et décryptés par Idiatou CAMARA pour Guineematin et radioenvironnement

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Guinée : les magistrats veulent poursuivre le député Damaro Camara

12 avril 2019 à 11 11 55 04554

Une semaine après avoir été traités de «petits roitelets qui rackettent le peuple », par le député Amadou Damaro Camara, les magistrats de Guinée ne décolèrent pas. Les hommes en robe jugent « diffamatoires, injurieux et outrageant » les propos du chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale. Et, ils menacent d’engager des poursuites judiciaires contre ce parlementaire, a appris un reporter de Guineematin.com ce vendredi.

En assemblée générale dans la matinée de ce vendredi, 12 avril 2019, à la cour d’appel de Conakry, l’association des magistrats a annoncé clairement son intention de trimballer l’honorable Amadou Damaro Camara devant les juridictions. Et, pour y arriver, les magistrats comptent sur la levée de l’immunité parlementaire du président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale.

Amadou Damaro Camara

« Amadou Damaro Camara a tenu des propos qui mettent en danger la vie des magistrats qui étaient déjà exposés à tous les dangers », expliquent les principaux concernés, précisant que le député a tenu ces propos hors session parlementaire…

Nous y reviendrons !

De la Cour d’Appel de Conakry, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Manif contre le manque de courant à Boké : le gouvernement hausse le ton

12 avril 2019 à 9 09 06 04064
image d’archive

La préfecture de Boké a été secouée ces derniers jours par des manifestations violentes de jeunes gens qui réclament le courant électrique. Le pic a été atteint à Kamsar et à Kolaboui, où des jeunes en colère ont barricadé les routes pour réclamer le retour de l’électricité dans cette région riche en bauxite mais qui manque presque de tout, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La journée fut mouvementée hier, jeudi 11 avril 2019, dans la sous-préfecture de Kolaboui. Une bande surexcitée de jeunes gens a pris d’assaut les rues de la localité pour exiger le retour du courant électrique. Des barricades sont érigées, paralysant la circulation et toutes les activités de la commune rurale.

Tout récemment, c’est la sous-préfecture de Kamsar qui a connait le même scénario. Le déficit en électricité est la raison fondamentale qui pousse les citoyens à manifester parfois violemment leur colère. Des manifestants s’en prennent parfois aux sociétaires minières évoluant dans la zone, qu’ils accusent d’être à la base de leurs malheurs.

Cet état de fait a poussé le gouvernement à réagir. A l’occasion du conseil des ministres tenus hier jeudi, le président Alpha Condé a tapé du poing sur la table, en demandant aux départements concernés de prendre toutes les mesures pour sécuriser les zones minières.

« La lutte contre cette insécurité volontairement créée et entretenue dans le but d’entraver l’évolution normale des sociétés industrielles et minières doit être considérée comme une action prioritaire de l’Etat guinéen dont une des missions régaliennes est la création d’un environnement paisible et incitateur pour l’investissement national et étranger », a dit le porte-parole du gouvernement.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Chute de Bouteflika et d’El-Béchir : un acteur de la société civile s’adresse à Alpha Condé

11 avril 2019 à 20 08 10 04104

La chute des dictateurs Omar El Béchir du Soudan et Abdel Aziz Bouteflika de l’Algérie donne à réfléchir aux autocrates africains et autres présidents qui veulent coûte que coûte s’accrocher au pouvoir. Les réactions ne font que tomber de la part des acteurs de la vie nationale qui pensent que cette situation peut contribuer à pousser les chefs d’Etat africains à mettre de l’eau dans leur vin.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, dans la journée de ce jeudi, 11 avril 2019, Sékou Koundouno, administrateur général de la Cellule Balai Citoyen, estime que ces événements doivent servir de leçons à tous les dictateurs qui veulent s’accrocher au pouvoir.

Guineematin.com : actuellement, il y a des remous en Algérie et au Soudan où les populations sont parvenues à chasser leurs dirigeants grâce à la bénédiction de leurs armées. Quel enseignement cela peut donner au reste du continent ?

Sékou Koundouno : la situation en Algérie et au Soudan révèle à suffisance qu’il y un réveil des consciences au niveau des masses citoyennes. Il y a un ras-le-bol de l’establishment et du sérail qui ont fait des décennies de gouvernance teintée de corruption, de clientélisme. Des pratiques liées à un clan qui gère tout un pays, au détriment de l’intérêt général. Donc, ces révolutions ont prouvé à suffisance que même si ces dictatures se dotaient d’une armée aussi puissante, aussi équipée, les citoyens peuvent mettre en déroute ces armées et que celles-ci, à un moment donné, ayant compris que la force, la raison, la vérité était du côté des citoyens, étaient obligées de se ranger du côté des populations pour ne pas qu’eux-mêmes, leur avenir ne soit compromis. En tout cas, c’est un réveil des consciences et c’est une leçon que les peuples soudanais et algériens ont donné au reste de l’Afrique. C’est un signal fort aussi aux autres dictateurs qui veulent se maintenir vaille que vaille au pouvoir, pour leur dire que seul le peuple est souverain et qu’à un moment donné, vous êtes obligés de lâcher ou le peuple risque de vous mettre en déroute.

Guineematin.com : en Guinée, il y a un risque d’un bras de fer entre les promoteurs d’une modification de la Constitution en faveur du Président Alpha Condé et ceux qui sont contre. Beaucoup craignent que ça ne dégénère pour qui connait le comportement des forces de l’ordre en cas de manifestation.

Quelle lecture faites-vous de cet état de fait par rapport aux deux pays qu’on vient de citer ?

Sékou Koundouno : nous rassurons déjà les populations qu’il n’y aura aucune répression en Guinée. Les rôles et les missions de nos forces de défense et de sécurité sont bien définis dans les lois qui encadrent la République. Nous voulons lancer un signal aux forces de défense et de sécurité, de se mettre à l’abri de la politique, à l’écart du jeu politique et du jeu citoyen, qu’elles sont une force républicaine. Elles ont été créés sous la demande du souverain peuple pour répondre à un certain nombre de demandes sécuritaires et de défense. Mais, nous rassurons les citoyens et vous les partenaires qui accompagnent le Front National pour la Défense de la Constitution, pour dire tout simplement qu’il n’y aura pas (…) parce que ceux qui soutiennent ce putsch constitutionnel du clan Alpha Condé sont en contradiction avec les textes qui gouvernent notre République. Ils sont en train de conduire le pays vers un lendemain incertain. Ce qu’il y a lieu de retenir, c’est que le peuple s’exprimera, il sortira au moment venu et il s’opposera à toute forme de confiscation de sa souveraineté. On ne peut pas permettre et il est inadmissible et inacceptable que dans une République, qu’une minorité de personnes qu’on peut qualifier de gangsters, puisse prendre la nation en otage et que le reste du peuple se résigne. A l’état actuel, au niveau du Front National, les commissions ont été mises en place, le plan opérationnel a été validé, la troupe est fin prête pour aborder toute initiative allant dans le sens de confisquer sa souveraineté et nous estimons que les gens sauront raison garder et qu’ils vont respecter le délai constitutionnel qui gouverne le pays pour que le 21 décembre 2020, nous puissions avoir un nouveau locataire au niveau de Sékhoutouréyah.

Guineematin.com : là vous parlez des stratégies du Front. Mais, en attendant, on ne voit pas des actions concrètes de ce Front sur le terrain tandis que ceux qui sont en face de vous continuent de multiplier les meetings de sensibilisation pour une nouvelle constitution…

Sékou Koundouno : je vous comprends bien. Mais, même ce soir du jeudi 11 avril 2019, nous avons une réunion des membres du Front à notre quartier général. Chaque jour, nous tenons des réunions et il y a des groupes de travail qui sont mis en place. Nous n’avons pas besoin des banderoles et autres effigies. Nous travaillons sur des actions concrètes. Ce qui reste clair, la façon dont le peuple Algérien s’est exprimé, nous le ferons et la façon dont les soudanais se sont exprimés, nous allons le faire. C’est indéniable, nul ne peut l’empêcher. Même si on mettait un PA devant chaque foyer, les gens sortiront et les PA seront obligés d’abdiquer ou de se mettre en retrait. On ne peut pas confisquer la souveraineté du peuple. Je vous l’assure et vous certifie que le peuple est fin prêt. Nous attendons le coup d’envoi qui ne peut être donné que de ceux qui veulent provoquer le peuple et cette provocation viendra d’un projet ou d’une proposition de loi de modification de la Constitution dans le but d’octroyer un pouvoir à vie à monsieur Alpha Condé et de le mettre éternellement au pouvoir. Dès que cette annonce sera faite, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) prendra les dispositions idoines et concrètes, voire même appropriées pour mettre en déroute, si nécessaire, ceux qui veulent fossoyer notre Constitution au détriment du peuple qui est souverain.

Entretien réalisé par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Déclaration des biens : le Balai Citoyen s’adresse à Papa Koly

11 avril 2019 à 11 11 52 04524
Elhadj Papa Koly Kourouma, ministre de l’hydraulique et de l’assainissement

La Cellule Balai Citoyen rappelle au nouveau Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, Monsieur Papa Koly Kourouma, son devoir d’effectuer la déclaration sur l’honneur de ses biens à la cour constitutionnelle avant sa prise de fonction.

Monsieur Papa Koly Kourouma a récemment été nommé par le Président de la République au poste de Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement. La Cellule Balai Citoyen tient publiquement à le féliciter pour cette nomination et lui souhaite plein succès dans sa nouvelle fonction lourde en responsabilité.

Au passage, comme tout haut-responsable entrant en fonction, nous nous permettons de rappeler qu’il lui est impératif d’effectuer la déclaration sur l’honneur de ses biens, tel que cela est exigé par l’Article 36 de la Constitution qui dispose: « Après la cérémonie d’investiture et à la fin de son mandat, dans un délai de quarante-huit (48) heures, le Président de la République remet solennellement au Président de la Cour Constitutionnelle la déclaration écrite sur l’honneur de ses biens. Les Ministres avant leur entrée en fonction et à la fin de celle-ci déposent à la Cour Constitutionnelle la déclaration sur l’honneur de leurs biens. La déclaration initiale et celle de la fin de mandat ou des fonctions sont publiées au Journal Officiel. Les dispositions du présent article s’appliquent au Président de l’Assemblée Nationale, aux premiers responsables des institutions constitutionnelles, aux Gouverneurs de la Banque Centrale et aux responsables des régies financières de l’Etat ».

Pour rappel, la Cellule Balai Citoyen a publié il y a peu son rapport d’audit citoyen sur le respect de cette disposition. Les résultats démontrent que cette mesure majeure pour la moralisation de la gestion publique n’est que trop peu respectée.

Nous sommes convaincus que le Ministre Papa Koly Kourouma partagera la légitimité de notre appel et qu’il fera le nécessaire pour que sa déclaration soit très prochainement publiée au Journal Officiel tel que cela est imposé par les lois de la République.

Conakry, le 11 avril 2019
Secrétariat Administratif
Salia Camara

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Déguerpissement à Kaporo Rails et Kipé 2 : le projet d’Alpha Condé contre une réoccupation

14 mars 2019 à 20 08 29 03293

Selon le compte rendu du conseil des ministres de ce jeudi, 14 mars 2019, le chef de l’Etat a laissé transparaître son inquiétude que les populations chassées de leurs habitations à Kaporo Rails et Kipé 2 réoccupent les lieux. Mais, dans ce communiqué, Alpha Condé et son Gouvernement n’annoncent aucun autre déguerpissement dans les autres zones réservées de l’Etat à Conakry (Sig Madina, Casse, etc.), contrairement à ce que pensaient certains compatriotes…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité du compte rendu du conseil des ministres de ce jeudi :

Conakry, le 14 Mars 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 14 mars 2019 avec l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DES SESSIONS ORDINAIRES DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DES 5 ET 12 MARS 2019

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Monsieur le Président de la République a instruit les Ministres concernés d’informer largement l’opinion sur les causes, les motivations et les objectifs visés par les opérations de déguerpissement en cours dans la capitale. Il a particulièrement insisté sur la nécessité d’anticiper, à l’avenir, sur les occupations illicites des domaines publics en empêchant l’installation de citoyens sur des espaces réservés. Il a également mis l’accent sur l’urgence d’entreprendre, sur les terrains récupérés, des travaux de réalisation d’infrastructues ou, à tout le moins, de sécurisation des , afin d’en éviter la réoccupation. Par ailleurs des enquêtes doivent être diligentées afin d’identifier les cadres de l’administration et des services décentralisés a la base de la cession indue de certaines parcelles afin de donner des suites administratives et judiciaires à ces délits.

Le Chef de l’Etat a invité à la reforme et au renforcement des brigades publiques chargées de veiller sur les espaces publics et en particulier interdire et empêcher l’occupation des domaines publics maritimes, le remblayage des bordures de mer, la destruction de la mangrove et la réalisation de constructions anarchiques au mépris des plans d’urbanisation des villes

Le Président de la République a instruit les services compétents de procéder à une large diffusion de la liste des réserves foncières de l’Etat dans le but d’en prévenir l’appropriation illicite

Le Chef de l’Etat a décidé de la mise en place d’une commission assistée d’experts, pour la réalisation d’un véritable diagnostic du secteur énergétique afin d’en faire un état des lieux objectif et proposer des inflexions pertinentes de notre politique énergétique ainsi que des stratégies permettant à la fois de faciliter l’atteinte de la couverture intégrale des besoins énergétiques et de réduire de manière significative, l’ampleur des subventions dédiées à ce secteur

Le Chef de l’Etat a invité les autorités publiques à soutenir vigoureusement la production locale, notamment les fabrications artisanales en amenant l’Etat à acheter directement ses biens de consommation et d’équipements aux producteurs eux-mêmes afin d’éviter les manœuvres spéculatives de certains intermédiaires commerciaux

Le Président de la République a rappelé aux Ministres économiques et financiers l’impérieuse nécessité de diligenter lesdépenses liées à la mise en œuvre des projets dans les secteurs prioritaires comme la santé, l’éducation, l’assainissement, la sécurité, l’éducation, l’eau, l’électricité, le transport, etc…

Le Président de la République a rappelé l’importance d’un fonctionnement normal du système judiciaire qui demeure le substrat sur lequel peut se construire toute politique de développement économique et social. Il a particulièrement insisté sur l’application effective des décisions de justice en particulier lorsqu’elles ont acquis l’autorité de la chose jugée

AU TITRE DU DEUXIEME POINT DE L’ORDRE DU JOUR

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire qui a informé du bon déroulement de l’opération de déguerpissement et de récupération des domaines de l’Etat en cours à Conakry, avec la compréhension et l’accompagnement des personnes concernées, lesquelles avaient reçu auparavant des délais raisonnables en termes de préavis.

Il a salué l’attitude responsable des agents en uniforme, qui, sans heurts ni brutalité, s’acquittent honorablement de leur mission.

A la lumière de cette explication qui a suscité des questions et commentaires, le Conseil a formulées les recommandations suivantes :la poursuite de l’opération de déguerpissement à Kaporo Rails ainsi que dans toutes les zones concernées par le programme de récupération des domaines spoliés de l’Etat, dans le strict respect des droits des personnes à déguerpir ;
l’observation du principe d’équité dans la conduite de l’opération de déguerpissement assorti de délai de préavis suffisant ;
l’établissement et la publication d’un programme de déguerpissement à court, moyen et long terme assorti d’un plan d’occupation des zones libérées ;
la publication de la liste des réserves foncières de l’Etat et de leur plan de sécurisation ;
l’identification de tous les agents publics des administrations centrales, déconcentrées et décentralisée responsables de la vente illégale des domaines de l’Etat et l’application à leur encontre de sanctions disciplinaires sans préjudice de poursuites judiciaires.

Le Ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts qui a fait une communication relative au Document sur le projet « Initiative Présidentielle pour le Reboisement National ».

Il a indiqué que le projet prévoit de reboiser 1.368 ha de zones dégradées dans les 342 Communes urbaines et rurales de la Guinée en organisant et formant 68.400 jeunes des Plateformes communautaires dans la réalisation des pépinières destinées à l’opération de reboisement.

Il a expliqué que pour la mise en œuvre de ce projet, plusieurs activités seront réalisées, dont entre autres :l’organisation des missions de prise de contacts et d’information avec les autorités locales et les acteurs concernés ;
l’installation des pépinières et la production des plants ;
l’organisation de la compétition nationale dotée du « Trophée de la Préfecture championne du reboisement » ;

Le Ministre a informé que la cérémonie de lancement sera présidée par Son Excellence Monsieur le Président de la République. A cet effet, le site du coup d’envoi portera le nom du Chef de l’Etat.

Au terme des débats, le Conseil a donné son soutien au Ministre et recommandé la poursuite de l’initiative présidentielle de reboisement.

Le Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique qui a fait une communication relative à la présentation du Rapport de synthèse sur le « développement d’un modèle technico-financier pour l’Electricité de Guinée (EDG) dans le cadre du Deuxième Projet de Réhabilitation et d’Extension des Réseaux Electriques de Conakry (PREREC II).

Il a indiqué que l’objectif de la communication est de présenter le « Modèle Physico-Financier » devant servir de matrice pour la détermination des tarifs reflétant les coûts de production et les modalités de son fonctionnement en vue de sa mise en œuvre après approbation du Conseil des Ministres.

Le Ministre a expliqué que le développement d’un modèle physico-financier et tarifaire dynamique comprend trois modules, à savoir :le module de calcul des coûts marginaux à court, moyen et long terme ;
le module de planification financière ; et
le module d’étude de la structure de coûts et des tarifs.

Le Ministre a informé que le diagnostic de la situation actuelle d’EDG révèle les faiblesses suivantes :le manque de capitaux propres ;
la faiblesse du prix de vente moyen de l’électricité qui ne couvre que 30% du coût de revient
le déséquilibre entre les tarifs (Basse Tension et Moyen Tension).
Le recours à des sources d’approvisionnement onéreuses pour compenser l’insuffisance de l’approvisionnement des centrales hydroélectriques ;la facturation au forfait et l’absence de système de comptage généralisé en BT et un délai moyen de recouvrement des factures trop long

A cet effet, il a proposé les solutions, ci-après :revue du système tarifaire ;
mise en œuvre d’approvisionnement d’énergie à moindre coût ;
lutte contre la fraude ;
installation de compteurs chez les abonnés pour lutter contre la facturation forfaitaire ;
amélioration du recouvrement des créances clients.

Au terme des débats, Le conseil a demandé au Ministre de faire le point de la situation réelle des subventions dues à EDG et la présenter à une prochaine session.

Le Ministre d’Etat en charge des Transports qui a fait le compte rendu de l’organisation du Hadj en Guinée.

Le Ministre a indiqué que suite aux différents constats et leçons tirés de l’organisation du Hadj ces dernières années, notamment en 2018, plusieurs acteurs impliqués dans le domaine du Hadj, ont souhaité l’organisation d’un cadre de concertation pour discuter des causes et proposer des solutions aux insuffisances récurrentes en vue d’une qualification rapide du pèlerinage islamique pour les guinéens.

Le Ministre a souligné que l’objectif général de la journée nationale sur le Hadj prévue les 19 et 20 mars 2019, est d’améliorer les opérations et prestations liées au pèlerinage.

A ce titre, il sera spécifiquement question de :présenter le processus de l’organisation du Hadj en Guinée ;
partager les expériences et certains vécus des uns et des autres ;
rappeler les rôles du Secrétariat Général des Affaires Religieuses, des Agences privées, de la Commission Nationale d’appui à l’organisation du Hadj ;
identifier les difficultés et contraintes à la promotion d’une bonne organisation du Hadj ;
faire des recommandations appropriées tenant compte de l’évolution des contextes guinéen et saoudien ;
proposer un chronogramme et calendrier de mise en œuvre des mesures retenues pour le Hadj 2019 et les Hadj à venir.

Au terme de l’exposé, le conseil a recommandé que la commission accélère la réflexion et la concertation pour appuyer le SGAR dans l’organisation du hadj 2019.

Le Ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts a soumis pour examen le projet de décret portant création, organisation, fonctionnement et mode de gestion d’un Fonds pour l’Environnement et le Capital Naturel en remplacement du Fonds de Sauvegarde de l’Environnement et du Fonds Forestier National.

Le Ministre a soutenu que le dysfonctionnement de ces fonds limite considérablement, les chances du pays à accéder à des fonds alternatifs sur l’environnement comme le Fonds Vert Climat dont bénéficient déjà certains pays de la sous-région.

Au regard des faiblesses constatées, le Ministère a fait réaliser avec l’appui de l’Union Européenne, un audit institutionnel et organisationnel des deux Fonds. Il ressort des recommandations de cet audit, la création d’un fonds unique doté de tous les organes et outils de gestion opérationnels.

C’est dans ce contexte, que s’inscrit le besoin d’une fusion de ces deux fonds, afin de tenir compte des principes élémentaires de bonne gouvernance dans leur gestion, et de les aligner sur les instructions de la législation actuelle.

Au terme des débats, le Conseil a décidé de l’adoption du projet de Décret. Le conseil a également demandé qu’un audit des deux fonds soit effectué avant leur fusion afin de s’assurer de leur gestion antérieure

Le Ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts a également présenté une communication relative à la dotation en vivres de Corps Paramilitaire et Conservateurs de la Nature.

Il a sollicité l’appui du Conseil pour soutenir et approuver la mesure qui consiste à ravitailler le Corps paramilitaire des Conservateurs de la Nature en vivres à l’image des autres forces de défense et de sécurité.

Il a justifié qu’en raison du fait que les Gardes Forestiers travaillent souvent dans des conditions d’éloignement des agglomérations, des marchés, des services de santé et d’autres services de base, l’Etat a décidé de leur attribuer une dotation mensuelle en vivres à travers des Arrêtés pris depuis 2013.

A date, l’effectif des Conservateurs de la Nature est de 2 779 cadres et agents Au terme de l’exposé, le Conseil a recommandé qu’un Etat des lieux et un diagnostic complet de leurs activités soient auparavant réalisés

Le Ministre des Hydrocarbures qui a fait une communication relative à la nécessité de promouvoir la consommation du gaz butane en Guinée comme solution alternative à la coupe abusive du bois.

Il a indiqué que la République de Guinée fait face aujourd’hui à de nombreux défis environnementaux fortement interconnectés. La pression croissante exercée sur les ressources forestières pour la satisfaction d’une demande en bois-énergie pourrait mettre en péril les politiques et stratégies de lutte contre la déforestation conformément aux engagements pris par notre pays à la COP21 pour la mise en œuvre de la Convention des Nations-Unies sur les Changements Climatiques ainsi que l’Accord de Paris.

Il a souligné que malgré le caractère approximatif des statistiques disponibles, il ressort de façon concordante que le capital forestier de la Guinée est largement entamé depuis les années 80 avec un rythme de régression des superficies forestières estimées à 35 000 hectares par an. Le prélèvement de bois pour les besoins énergétiques nationaux, estimé à 7 millions de tonnes par an, constitue une des causes de surexploitation des ressources ligneuses autour des centres urbains.

Pour faire face à cette problématique, le Gouvernement sur instructions de SEM le Président de la République, envisage de promouvoir l’utilisation généralisée du gaz butane en Guinée, dans le but de réduire et supprimer à terme l’utilisation du bois énergie dont la production a un effet dévastateur sur l’Environnement. Le Ministre a dénoncé qu’en Guinée, l’un des obstacles majeurs à la percée du gaz butane a toujours été l’absence d’une politique de l’Etat visant à soutenir ce produit. Le marché guinéen du gaz est très faible (1 500 TM par an environ) comparé à celui des pays voisins.

Le prix du gaz hors portée du revenu moyen des ménages explique le retrait du marché guinéen sur celui des voisins. Le prix de 120 000 FG pour une bouteille de gaz de 6 KG étant hors portée du revenu moyen des ménages et en même temps largement décalé du prix d’un sac de charbon se négociant dans la fourchette de 25 000 FG à 35 000 FG, il est important pour le Gouvernement de songer subventionner l’usage du gaz domestique par la mise en place d’un Fonds d’Appui promotionnel dédié à cet effet.

Au terme des débats, le Conseil a donné son soutien au Ministre et recommandé :la création un Fonds d’appui à la promotion de l’utilisation du gaz domestique et
la mise en place d’une Commission Interministérielle devant concevoir et promouvoir la stratégie accélérée de substitution du gaz butane au bois de chauffe, qui rendra compte mensuellement au conseil de l’évolution de ses travaux.
L’exploration des possibilités de coopération avec des pays comme le Nigeria et le Quatar, grands exportateurs de Gaz Naturel Liquéfié en vue de négocier des prix plus avantageux.

Le Ministre Secrétaire Général du Gouvernement a présenté les Termes de Référence d’un Atelier Gouvernemental prévu à Bel-Air (Boffa)

Il a précisé que la stratégie proposée, vise à définir et à mettre en œuvre des mécanismes, des principes et des modalités de fonctionnement appropriés, dans le but de parvenir à une meilleure :planification du développement ;
organisation du travail gouvernemental ;
coordination efficace de l’action gouvernementale ;
programmation et suivi efficace des politiques publiques ;
gestion du pilotage des réformes sectorielles ;
harmonisation et intégration des stratégies sectorielles.

Le Ministre a indiqué qu’il s’agit de jeter les bases d’une culture de bonne pratique légistique et de communication intra et extra gouvernementale de nature à démontrer des capacités à soutenir les mécanismes de coordination

Il a soutenu que la mise en œuvre des différentes réformes engagées par le Gouvernement dans divers domaines économique, politique, scientifique et socio- culturel conduit à une intense activité normative et de communication constituant ainsi un enjeu de gouvernance publique.

Il a annoncé que les principaux résultats attendus sont :

Au terme de l’exposé, le Conseil a :approuvé la tenue de l’atelier des Secrétaires Généraux des Ministères, des hauts cadres de la Présidence, de la Primature et du Secrétariat General du Gouvernement à la date des 25 et 26 Mars 2019 ;décidé de tenir l’Atelier Gouvernemental au mois d’avril 2019.

3.4. Le Ministre en Charge des Investissements et des Partenariats Publics Privés a fait une communication relative à l’organisation du Premier Salon des Entrepreneurs de Guinée, du 13 au 14 mars 2019.

Il a indiqué que l’objectif duSalon des Entrepreneurs de Guinée‘‘SADEN’’estde promouvoir les opportunités liées à l’entrepreneuriat, de communiquer sur les réformes engagées par l’Etat, de réfléchir sur les conditions d’émergence d’une classe dynamique d’entrepreneurs nationaux. Il est également un salon international et un cadre de partage d’expériences et d’accès à l’intelligence commerciale.

Le Ministre a rappelé que depuis huit (8) ans, le Gouvernement sous l’impulsion du Président de la République le Professeur Alpha Condé s’est engagé dans une série de réformes pour améliorer le climat des affaires et rendre notre secteur privé plus compétitif. Des réformes juridiques et règlementaires nous ont valu une reconnaissance sur le plan international avec une progression constante au classement Doing Business de la Banque mondiale, et au niveau de l’indice de compétitivité du Forum économique mondial.

Le Ministre a précisé que le SADEN organisera aussi le « PRIX SADEN du Meilleur entrepreneur de l’année » et le « Concours du Meilleur jeune entrepreneur de l’année » qui récompenseront les projets novateurs portés par des entrepreneurs ou aspirants entrepreneurs guinéens.

Au terme de l’exposé, le Conseil a apprécié la pertinence et l’importance de cette plateforme d’échanges et de réseautage en matière d’entreprenariat en Guinée

Avant de lever la séance, le Président de la République a donné au Conseil de larges informations sur la situation nationale et internationale.

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Kaporo Rails : des victimes racontent leur calvaire après le passage des casseurs

2 mars 2019 à 20 08 20 03203

L’opération de déguerpissement au quartier Kaporo Rails, lancé le 20 février dernier par le gouvernement, a plongé de nombreux citoyens dans une situation misérable. Jetées dans la rue, plusieurs familles dorment désormais à la belle étoile. Rencontrées ce samedi 2 mars 2019, de nombreuses victimes disent avoir enregistré des pertes énormes, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les victimes de l’impitoyable opération de déguerpissement de Kaporo Rails sont aujourd’hui désemparées. Les pertes subies sont immenses et les déguerpis ne savent plus où aller.

Diallo Ismaïl : « je suis là depuis 1991 et j’ai grandi ici. Vraiment, on a trop souffert. Je suis père de famille, marié à une femme et j’ai un enfant. J’ai perdu beaucoup de choses, c’est inestimable. C’est une perte que peux estimer à 70 millions de FG. Actuellement, je passe la nuit dehors. Ma femme et mon enfant sont partis logés chez nos parents à Kagbélen. Je me sens trop mal. Si je pense que je suis un Guinéen et que ce genre de choses m’arrive comme si j’étais un étranger. Il devrait nous avertit avant de démolir pour qu’on puisse se préparer. Mais, venir subitement avec force et vous dire quitter votre maison que vous avez construire dans la sueur, c’est très difficile pour moi. J’ai perdu ma maison qui était composée de 3 chambres et d’un salon ».

Elhadj Amadou Barry : « j’habite ce quartier avec ma famille depuis 1990. J’ai plus 20 enfants avec moi ici. Ils ne nous ont pas avertis de quitter les lieux à temps. Ils sont venus tout casser. Ça fait vraiment mal. On n’a pas où aller maintenant moi et ma famille. Avoir le manger, c’est un problème, à plus forte raison qu’on casse ta maison, c’est pour nous plonger dans la misère. Je demande une aide de la part des bonnes volontés, par que je ne pense pas si l’Etat va nous donner. Moi, j’ai perdu 2 bâtiments qu’on peut estimer à des milliards. Le premier bâtiment était composé de 6 chambres et 1 salon et le deuxième bâtiment était composé de 5 chambres. J’ai beaucoup d’enfants. Actuellement, ils sont éloignés de leur école, et vraiment le problème de transport nous fatigue. Il devrait attendre à la fermeture des classes pour déguerpir. Mais comme ça, nous avons de sérieux problème avec nos enfants. On a été même déguerpis par gaz lacrymogène. Je demande seulement aux bonnes volontés de me venir en aide. C’est triste! »

Bah Alhassane : « on a été déguerpis, on n’a pas de logement fixe. Nous sommes devenus des SDF (Sans domicile fixe) dans notre propre pays. Certains de nos familles sont à Démoudoula et d’autres sont à la Cimenterie. C’est pour dire que nous sommes dispersés. C’est comme ça qu’on passe la nuit actuellement. Nous sommes obligés d’accepter, on n’a pas le choix. Moi, je suis un étudiant à l’ENAM, avec cette distance, ça va jouer sur mon transport pour me rendre à l’école. Là où on était, j’avais un frère qui est véhiculé. Il me prenait tous les jours pour me déposer en ville. Mais actuellement, nous nous sommes dispersés par le déguerpissement. Je ne sais plus quoi faire. C’est mal à accepter mais, on n’a pas le choix. C’est une situation déplorable. Je suis très déçu par ce qu’il y’a environ une semaine que je ne pars pas à l’école. Je suis vraiment attristé et mon avenir est menacé. Pour mes frères qui font l’examen, leur sort est dans les mains de Dieu. Ils étudiaient juste dans les écoles qui sont près de nous. Mais actuellement, ils sont à Démoudoula et La Cimenterie. La liste des candidats est déjà déposée. Nous avons peur vraiment. On va essayer de les faire transférer dans d’autres établissements scolaires qui sont proches d’eux ».

Thierno Dioudia Baldé : « j’étudie à l’université de Kindia. Mes parents ont été victimes déguerpissement. J’ai été obligé d’arrêter les cours pour venir compatir à la douleur. Par ce qu’on a tout perdu. Ma famille est dispersée. D’aucuns sont à Kagbélen et d’autre à Sonfonia. Ça n’a pas de sens. Une famille est faite pour vivre ensemble. Et puis nous n’avons qu’une seule maison. On ne sait pas pour le moment où aller. C’est mon avenir qui est en danger. Puisque nous traversons une période difficile à l’université. On ne sait pas à qui demander de l’aide. L’Etat qui devrait venir nous donner, ce sont eux même qui viennent pour nous déguerpir. Maintenant, on se pose la question où aller, à qui demander de l’aide. Mon grand frère dispensait les cours dans une école privée ici. Mais maintenant, il va perdre son emploi, je pense. Tous les élèves qui étudiaient ici sont tous parti, les écoles sont vides. Je suis dans le désespoir ».

Diallo Adama Dian : « On est là depuis 1989. Nous avons été deux fois victimes de déguerpissement. On avait deux maisons. Lors du premier déguerpissement en 1998, on a perdu notre première maison. Une partie de notre famille a été obligé d’aller au village. Aujourd’hui encore, nous sommes victimes. Le vendredi dernier, on a reçu les gens ici en nous disant, quitter la maison. Donc, nous n’avons pas le choix. C’est l’Etat qui est fort. Pour l’instant, nous n’avons nulle part où aller. Au moins, si le gouvernement pouvait nous indemniser, ça serait mieux. Lors du déguerpissement en 1998, ils ont dit qu’il y’a eu des gens qui ont été indemnisés, mais personne n’a été indemnisée. L’information là est fausse. Si l’Etat avait débloqué une somme pour les victimes, nous n’avons rien vu comme dédommagement ».

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Port de pêche de Boulbinet : de nombreux kiosques démolis sur ordre du gouvernorat

17 janvier 2019 à 14 02 48 01481

Tous les kiosques construits au port de pêche artisanale de Boulbinet, dans la commune de Kaloum, ont été démolis ce jeudi, 17 janvier 2019. Cette opération de déguerpissement, menée par des agents de la police, de la gendarmerie, et de la police verte, vise à rendre les lieux salubres, a appris un reporter que Guineematin.com sur place.

Sur instruction du gouvernorat de la ville de Conakry, les kiosques qui encombraient le port de pêche artisanale de Boulbinet ont été démolis. Selon nos informations, cette opération de déguerpissement vise à désengorger et à rendre salubre les lieux.

Mohamed Bangoura

Pourtant, Mohamed Bangoura, représentant de l’Union des Ressortissants Sierra Léonais au port de Boulbinet, s’est dit surpris de cette opération de déguerpissement. « J’ai été informé qu’on allait mettre des croix sur tous les kiosques qui sont là, au port de Boulbinet, et que les autorités du gouvernorat allaient venir. Mais, ils n’ont pas précisé qu’ils allaient faire un déguerpissement, et aucune date n’était fixée pour ça. Donc, c’est hier, dans les environs de 21 heures, que la police m’a informé de dire aux léonais d’enlever leurs marchandises dans les kiosques et que le déguerpissement allait débuter à 5 heures. Donc, depuis 6 heures du matin, les forces de l’ordre sont là en train de démolir. Quand même on a pu prendre nos marchandises. Mais, on a perdu nos kiosques parce que le délai était court », s’est-il plaint.

Oumar Diallo

De son côté, Oumar Diallo, gérant de kiosque sur les lieux, affirme qu’ils ont fait un déguerpissement total pour nettoyer la bordure de mer. « On avait appris qu’on allait nous déguerpir au bout d’une semaine. Mais, après ça, on n’a eu aucune information. C’est seulement hier qu’on a été informé d’une opération de déguerpissement. J’ai perdu le kiosque, ma radio et beaucoup de choses. Mais, ce n’est pas grave ».

Cette opération effectuée, Mohamed Bangoura demande au gouvernorat de leur trouver un espace favorable pour s’installer et continuer leurs activités. « On lance un appel à toutes les personnes de bonne volonté, et surtout à l’État guinéen, de nous trouver un espace. Nous léonais, nous contribuons à 75% dans la pêche artisanale de Guinée. On pêche en Guinée et on vend le poisson ici. Donc, si vous voyez que nous sommes installés au port, c’est qu’il y a manque de logements. Aujourd’hui, pour avoir une maison en Guinée, ce n’est pas facile, il faut avoir 20 millions de francs guinéen comme avance. C’est pourquoi les pêcheurs restent au port. On demande au gouvernement de faire quelque chose pour les pêcheurs léonais qui viennent pour la pêche ».

Toutefois, cette opération est appréciée par certains citoyens qui pensent que c’est une bonne chose « car ça permet de rendre le port propre », a dit un d’entre eux sous anonymat.

Il faut rappeler qu’aucun incident n’est survenu entre forces de l’ordre et les occupants des lieux.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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