Aïd-el-Fitr: « nous demandons à toutes les ethnies de Kindia de se donner les mains… »

4 juin 2019 à 20 08 07 06076

A l’instar de leurs coreligionnaires de la Guinée, les fidèles musulmans de la ville des agrumes ont célébré l’Aïd-el-Fitr, ou la fête marquant la fin du mois de Ramadan, ce mardi 4 juin 2019. Vêtus de leurs plus beaux habits, les fidèles ont rallié les lieux de prière dans la joie pour s’acquitter de ce devoir religieux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après 29 jours de jeûne, d’abstinence et de prières, les fidèles musulmans de Kindia ont fêté la fin du mois saint de Ramadan. Dans la cité des agrumes, cette grande fête musulmane a été célébrée dans plusieurs places publiques de la ville. C’est le cas à la place des martyrs où les autorités administratives, locales et le chargé de mission du président de la République, Dr Nabi Moussa Sylla, se sont acquittés de leur devoir religieux. La prière sur cet espace public a été dirigée par le grand imam de Kindia, Elhadj Mamoudou Camara.

Dans son sermon du jour, l’imam a tout d’abord remercié le tout puissant Allah pour avoir accordé 29 jours à ses adorateurs avant de les appeler à la cohésion, la réconciliation nationale pour une paix durable en Guinée. « Ce jour est un grand jour pour tout un musulman. Nous devons remercier notre créateur pour nous avoir envoyé cet étranger qui n’est autre que le mois de Ramadan. Mais l’étranger est parti, il est donc temps d’en appeler à la conscience de tout bon musulman de poursuivre les bons actes et comportements comme si le Ramadan était encore avec nous. Ne nous laissons pas distraire pour salir le bienfait des 29 jours durant » insiste-il.

Dans la deuxième partie du sermon, le grand imam a prêché la cohésion sociale pour une paix durable en Guinée. « Je profite de cette occasion pour appeler tout un chacun à la paix et à la réconciliation nationale. Nous sommes réunis aujourd’hui parce qu’il y a la paix. Donc, nous demandons à toutes les ethnies de la ville de Kindia de se donner les mains pour le développement de notre pays, dont Kindia est l’une des régions. Ici, il n’y a plus Peul, Soussou, Malinké ou Toma. Nous sommes uns et soudés désormais », a lancé Elhadj Mamoudou Camara.

Après ce sermon, certains citoyens ont salué cet important message du grand imam. C’est le cas du chargé de mission du président de la République, Dr Nabi Moussa Sylla. « C’est vrai que ce sermon est réconciliateur, il est digne message de tous les patriotes. L’imam même vient de le dire, on ne peut pas parler de la paix, sans la vérité. Donc, pour toute chose, il faut la vérité, c’est comme ça un pays décolle. Donc, à mon entendement, ça a assez de signification et tout bon guinéen doit accompagner des prières pareilles, parce que vous le savez bien, notre pays est dans une situation politique un peu délicate », a expliqué Dr Nabi Moussa Sylla.

Vêtus pour la plupart de basins locaux, hommes et femmes se sont donné des poignées de main à la fin de la prière pour marquer la fin du Ramadan dans la gaieté.

Depuis Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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Kindia : plusieurs enseignants rendent visite à Aboubacar Soumah dans son village

20 mai 2019 à 16 04 03 05035

Le bureau préfectoral du SLECG à Kindia, en compagnie de plusieurs enseignants membres du syndicat, a rendu visite à son secrétaire général, Aboubacar Soumah, dans son village natal hier dimanche, 20 mai 2019.

Les enseignants sont allés exprimer leur compassion et leur solidarité à leur leader, et s’enquérir de son état de santé suite à l’agression dont il a été victime le 1er mai dernier à Conakry. Une occasion que le syndicaliste a mise à profit pour s’entretenir avec les enseignants sur le combat du SLECG, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Peu après sa sortie de la clinique où il avait été hospitalier suite à l’agression dont il a été victime lors de la célébration de la journée internationale du travail, le 1er mai dernier, au Palais du peuple de Conakry, le secrétaire général du SLECG est allé se reposer dans son village natal du nom de Sabouya, dans la sous-préfecture de Friguiagbé (Préfecture de Kindia). C’est là que les membres du bureau préfectoral du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée de Kindia et plusieurs autres enseignants sont venus lui rendre visite.

Abdoulaye Bah

« Nous avons décidé, suite à ce qui lui est arrivé le jour de la fête du travail le 1er mai, de venir lui rendre visite. Nous nous sommes dits que nous devons nous mobiliser et venir lui rendre visite, le saluer, s’enquérir de son état de santé et lui apporter notre compassion », a indiqué Abdoulaye Bah, membre du bureau du SLECG à Kindia.

Cette visite de sa base à Kindia a réjoui Aboubacar Soumah, qui a vivement remercié les enseignants pour cette mobilisation. « La compassion que le bureau entier a exprimée à mon égard suite à l’attaque dont j’ai été victime, et surtout de la détermination dont ils ont fait preuve par rapport à la poursuite de notre combat qui n’est autre que l’amélioration de nos conditions de vie et de travail me réconfortent.

Donc je suis très content et très satisfait de cette mobilisation de ce bureau de la préfecture de Kindia qui est avec d’autres enseignants. Cela vraiment m’a rassuré davantage que les enseignants sont prêts et sont déterminés pour mener le combat qui est le leur et qui va faire en sorte que nos conditions de vie puissent s’améliorer », a dit le secrétaire général du SLECG.

Le syndicaliste en a profité pour rassurer les enseignants sur son état de santé. « Mon état de santé s’est beaucoup amélioré après les soins intensifs que j’ai reçus dans la clinique où j’étais alité. Je me porte très bien et même les résultats du scanner ont prouvé que ma tête est sortie indemne. Je ne pas de mal spécifique. Je suis en train de me reposer », a-t-il dit.

Aboubacar Soumah

Aboubacar Soumah a échangé aussi avec ses hôtes autour du combat que mène le SLECG en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants guinéens. C’est notamment l’assainissement du fichier des enseignants qui devrait permettre de rayer ceux qui ne sont pas en service et d’améliorer les salaires de ceux qui sont en service. Et, il a appelé les membres de son syndicat à rester mobilisés pour continuer le combat jusqu’au bout.

« Il faut que nous nous donnions les mains pour renforcer non seulement notre mouvement, mais aussi faire en sorte que tous les enseignants qui se laissent entraîner par les partisans et les politiciens ne se prêtent pas à ce jeu pour qu’ensemble nous nous donnions les mains pour que notre combat puisse aboutir (…) Je lance un appel à l’endroit de tous les enseignants non seulement du SLECG mais aussi tous les enseignants qui ne sont pas encore du SLECG à se donner la main.

Le combat que nous sommes en train de mener c’est un combat noble. L’agression que nous avons eue, mettons le à l’actif de Dieu. J’invite tout le monde au calme et à la sérénité. Nous allons poursuivre notre combat et nous allons répondre à cela par notre engagement. Pas de recul jusqu’à la victoire finale », a dit le secrétaire général du SLECG.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 516 796

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Pénurie d’eau à Kindia : les raisons, selon le responsable local de la SEG

20 mai 2019 à 14 02 25 05255

Comme la plupart des préfectures du pays, la ville de Kindia fait face à un déficit de fourniture d’eau. Plusieurs quartiers de la commune urbaine reçoivent l’eau fournie par la SEG de façon alternée. Ce qui fait que les habitants de ces zones rencontrent d’énormes difficultés pour se procurer de l’eau.

Pour connaître les raisons de la faible desserte de la ville en eau, un correspondant de Guineematin.com à Kindia est allé à la rencontre de Souleymane Wassan Bah, directeur régional de la Société des Eaux de Guinée (SEG).

Souleymane Wassan Bah

Selon ce responsable, c’est la baisse du niveau d’eau à la rivière Kilissi qui est à l’origine de cette situation. « La rivière a presque tari, le niveau d’eau a baissé. Donc c’est ce qui fait qu’on a des problèmes. Cette source d’approvisionnement tourne actuellement avec une seule pompe. Et une seule pompe ne peut pas donner de l’eau aux 33 quartiers au même moment. C’est pourquoi, on est obligé de faire le délestage.

Mais qu’à cela ne tienne, y a certains quartiers quand même qui gagnent de l’eau chaque jour. Vu la situation géographique de la ville de Kindia, certains quartiers doivent forcément gagner de l’eau par délestage. Surtout à partir du mois de mars jusqu’à la mi-mai, on a des sérieux problèmes parce que les 2 pompes de refoulement ne pourront pas tourner à la fois. C’est une seule qui marche en raison de la baisse du niveau de l’eau à la rivière », a dit Souleymane Wassan Bah.

Le directeur régional de la SEG à Kindia explique que c’est la déforestation qui est à la base du tarissement de cette source d’eau. « Cette source est une rivière, ce n’est pas un fleuve. Avant, ça ne tarissait pas, mais maintenant avec la déforestation, ça tarit. La source de Kilissi est complètement dévastée par les paysans. Il faut que les gens arrêtent de couper les arbres au niveau de la source, sinon les prochaines années seront pires », prévient-il.

Mais, pour trouver solution au problème de fourniture d’eau à la ville de Kindia, le responsable local de la SEG estime qu’il faut que la société puisse avoir une deuxième source d’eau. Là-dessus, il interpelle le gouvernement. « Pour résoudre ce problème, il faut forcément que la commune urbaine ait une 2ème source d’approvisionnement. Parce qu’avec une seule pompe, la pression qui vient en ville, c’est 7 barres. Maintenant avec les 7 barres, un client qui est 400 ou 450 mètres d’altitude comme les quartiers Tafory, Kénéndé, Banlieue, Sinaniya, Condetta, Cassia 1,2 et 3, Sambaya, Wondi, ne peuvent pas avoir l’eau avec une seule pompe.

Donc, pour que les 33 quartiers de Kindia gagnent de l’eau au même moment, moi je sollicite une deuxième source d’approvisionnement en eau potable. A ce moment, l’équation sera résolue mais la SEG seule ne peut pas faire ça. Il faut l’appui du gouvernement parce que Kilissi seulement ne suffit pas à l’heure actuelle. Ensuite, je vais ajouter que si le gouvernement veut améliorer la desserte en eau, moi je ne souscris à la solution des forages au centre urbain de Kindia. Parce qu’à Kindia ici, il y a trop de sable. Et en saison sèche, ça tarit rapidement. Donc, il y aura toujours des problèmes ou des crises d’eau », a dit Souleymane Wassan Bah.

Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 518 888

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La MC2 de Kindia en faillite ? Les responsables du CA accusés

17 mai 2019 à 21 09 46 05465

La Mutuelle Communautaire de Croissance (MC2) de Kindia connait de nos jours une paralysie qui ne dit pas son nom. Cette institution de micro-finance ne parvient plus à fournir des prêts à la communauté. Les membres du Conseil d’Administration (CA) de la MC2 sont pointés du doigt par de nombreux observateurs, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis deux mois, la Mutuelle Communautaire de Croissance de Kindia est victime d’un grave dysfonctionnement. Selon des informations confiées à un des correspondants de Guineematin.com, certains responsables du Conseil d’Administration de cette institution refuseraient de rembourser les prêts qu’ils ont eux-mêmes contractés depuis des mois.

La conséquence d’une telle attitude est que la communauté ne bénéficie plus de prêts. Un de nos sources indique que « l’institution est en faillite puisqu’elle ne peut plus accorder de nouveaux prêts tant que cet argent n’est pas remboursé ».

Un citoyen qui court derrière cette banque pour un prêt s’est confié à Guineematin.com, sous le sceau de l’anonymat. « Moi, j’ai fait la demande depuis à peu près 2 mois. Mais, on m’a fait savoir qu’il y a un blocus. Ils m’ont dit que certains clients n’auraient pas honoré leur dette, que la banque ne peut plus aider ou continuer à donner de l’argent à la communauté. Donc, c’est un coup dur pour nous les jeunes qui passions par cette micro-finance pour réaliser nos petits projets. Tous nos projets sont au ralenti. Notre seul espoir, c’est ce que les gens sont en train de gâter comme ça » s’indigne-t-il.

Selon une autre source, qui a également requis l’anonymat, « toute cette manigance est due à la mauvaise gestion et au complot bien orchestré du conseil d’administration. Ces responsables du CA auraient même tenté de faire partir un membre de la direction qui a refusé de s’associer à la magouille ».

Pour l’heure, aucun responsable de la MC2 de Kindia ne souhaite parler à la presse. Nos multiples tentatives de joindre la présidente du Conseil d’Administration, Fatoumata Cissé, sont restées vaines. Pourtant, certains laissent entendre que c’est cette femme qui aurait empoché la plus grande somme de la boite…

Nous y reviendrons !

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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Kindia : les 7 opposants libérés par la cour d’appel de Conakry accueillis en héros

14 mai 2019 à 17 05 18 05185

Au lendemain de leur libération par la cour d’appel de Conakry qui les a relaxés pour délit non constitué, les 7 membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) sont rentrés ce mardi, 14 mai 2019, à Kindia. Ils ont été accueillis en véritables héros dans cette ville, où ils ont été arrêtés et condamnés il y a quelques jours, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a décidé d’immortaliser cette journée en organisant une réception de taille à ces 7 personnes, arrêtées le samedi, 04 mai dernier à Kindia, pour avoir organisé une manifestation pacifique afin d’exprimer leur opposition à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Une immense foule s’est mobilisée au niveau de la station de Contournante , dans la sous-préfecture de Damakhania, pour attendre les 7 « héros ». Ces derniers ont été accompagnés d’une délégation de la coordination nationale du FNDC, composée notamment des activistes de la société civile : Sékou Koundouno et Ibrahima Diallo ainsi que l’artiste reconverti en homme politique, Bill de Sam.

Un carnaval géant a été organisé en l’honneur des 7 opposants à un troisième mandat de la Contournante au siège de la PCUD au quartier Féréfou, en passant par le carrefour Wondima, la Gare, le grand marché, le Palais de justice et le quartier Tafory. Tout au long de ce trajet, de nombreux citoyens criaient leur joie de retrouver ces 7 « patriotes » libres. « Nous sommes très heureux et contents du retour de ces 7 personnes injustement arrêtées le 04 mai dernier et condamnées, qui rentrent libres aujourd’hui chez eux. Cela nous réconforte à plus d’un titre.

A Conakry le droit été dit, contrairement à Kindia où les magistrats se sont laissé influencer par des politiciens sans avenir, corrompus, dans la procédure judiciaire. Nous sommes très heureux aujourd’hui d’accueillir 7 personnes détenues injustement pendant plusieurs jours à Kindia. Et nous profitons de l’occasion pour dire que nous allons renforcer notre mobilisation pour protester partout où il y a une manifestation de soutien au projet satanique et suicidaire de troisième mandat pour le professeur Alpha Condé », a déclaré Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia.

Joie, satisfaction mais aussi détermination, c’est ce qui anime également les 7 militants anti-troisième mandat relaxés par la cour d’appel de Conakry. Parmi eux, Amadou Soumah : « Aujourd’hui c’est un sentiment de satisfaction que nous ressentons. On était en prison mais on a vu que nous n’étions pas seuls. Nous étions dans l’esprit des gens. C’est cette mobilisation justement qui a permis notre libération. Je promets de continuer la bataille jusqu’au bout parce qu’il s’agit de défendre la nation », a-t-il indiqué.

A rappeler que ces 7 membres du FNDC ont passé 9 jours en détention. Ils avaient été condamnés à 3 mois de prison ferme et au payement d’une amende de 500 mille francs chacun par le tribunal de première de Kindia, qui les a reconnus coupables d’attroupement illégal et d’atteinte au droit de manifester. Suite à un double appel de l’avocat de la défense et du parquet général, leur procès a repris hier devant la cour d’appel de Conakry. Et à l’issue des débats, cette juridiction a relaxé les prévenus pour délit non constitué.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Kindia : une tornade cause la mort de deux personnes à Bangouya

13 mai 2019 à 9 09 58 05585

La saison pluvieuse s’annonce mal pour les habitants de la sous-préfecture de Bangouya dans la préfecture de Kindia. Une tornade a tué deux personnes et décoiffé plusieurs maisons hier samedi, 11 mai 2019 dans cette localité, a appris le correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Les victimes sont : un bébé de sexe féminin, âgé de 2 ans, et sa demi-sœur âgée de 12 ans, qui s’occupait de lui pendant que la mère du bébé et d’autres femmes faisaient le linge dans un marigot. La fillette et le bébé se trouvaient en bas d’un palmier situé tout près du marigot.

Soudain, une tornade s’abat sur la localité. Le vent violent arrache le palmier qui tombe sur les deux enfants. La jeune fille trouve la mort sur place et le bébé, grièvement blessé, est conduit dans une clinique de Kindia où il décède aussi.

« C’est dans la soirée d’hier samedi, 11 mai que le drame s’est produit. Il y a des femmes qui étaient au marigot pour laver le linge. Entretemps, un vent violent a soufflé dans notre localité. Il a arraché un palmier qui est tombé sur une jeune fille et un bébé qu’elle portait au dos. La fille a trouvé la mort sur place. Et le bébé a été grièvement blessé au niveau de sa tête.

Il a fallu l’intervention des citoyens pour couper le tronc d’arbre afin de récupérer le corps de la jeune fille. Le bébé, lui, a été évacué d’urgence à l’hôpital où il a succombé à ces blessures ce dimanche, 12 mai 2019 », témoigne Azibou Touré, le sous-préfet de Bangouya.

Monsieur ajoute qu’en plus de ces deux pertes en vies humaines, plusieurs maisons ont été décoiffées par le vent dans la sous-préfecture de Bangouya. Le sous-préfet s’inquiète de cette situation qui n’est pas une première cette année. Il y a deux semaines déjà, un vent violent avait causé la mort d’un jeune dans un village de cette sous-préfecture de Kindia. Lui aussi, c’est un arbre qui était tombé sur lui.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

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Kindia : une femme enceinte tuée par le courant électrique

9 mai 2019 à 13 01 07 05075

Une jeune femme, âgée d’une vingtaine d’années, répondant au nom de Fanta Camara, a été tuée par le courant électrique hier mercredi, 08 mai 2019, au secteur Bibane, dans le quartier Gangan à Kindia. La victime a été électrocutée en suspendant des habits mouillés sur un fil électrique au domicile familial, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La victime de cet accident est Fanta Camara, jeune femme en grossesse, mère de deux enfants. Selon nos informations, les faits se sont produits aux environs de 15 heures dans la journée d’hier mercredi. Après l’accident, la femme a été transportée à l’hôpital régional Alpha Oumar Diallo de Kindia, avant d’être rendu plus tard à la famille.

Abdoulaye Soumah

Interrogé par Guineematin.com, Abdoulaye Soumah, conducteur de mototaxi et mari de la défunte, est revenu sur le drame. « Je faisais le taxi moto lorsqu’on m’a appelé pour me dire de rentrer rapidement à la maison. Par après je suis venu. J’ai trouvé ma femme couchée. Les voisins m’ont dit qu’elle a été victime du courant électrique. L’acte s’est produit sur un fil qui était attaché entre un poteau électrique et un arbre où tous les habitants de la concession ont l’habitude de sécher leurs habits. Mais, lorsqu’elle a fini de laver les habits, elle est venue vers la corde pour suspendre les habits. C’est à ce moment que c’est arrivé. Je demande à la société EDG et aux autorités de me trouver l’auteur de l’incident. Cela est dû au mauvais travail des agents d’EDG qui recrute n’importe comment », a dénoncé le diplômé sans emploi.

Lansana Sylla

Lansana Sylla, responsable administratif à l’EDG (Electricité de Guinée) de Kindia, s’est rendu sur les lieux pour un constat. « Il y a eu électrocution d’une femme enceinte qui a trouvé la mort. Nous avons été directement informés par les citoyens. On a automatiquement mobilisé les agents, y compris les chefs. Nous nous sommes transportés sur le lieu pour s’enquérir des faits. Nous avons constaté qu’il y a eu électrocution et ils ont pris la victime pour l’amener à l’hôpital. Nous avons présenté nos condoléances à la famille éplorée. Nous leur avons dit qu’une fois que quelqu’un est électrocuté, la charge revient à EDG de se rendre sur le lieu, de s’enquérir des faits et de présenter les condoléances. Il y a également d’autres dispositions à prendre pour se rendre sur le lieu et voir la famille en ce qui concerne l’inhumation. Nous avons demandé aux services de sécurité d’ouvrir une enquête », a expliqué monsieur Sylla.

Il est à préciser que l’enterrement de Fanta Camara est prévu ce jeudi, 9 mai 2019, au quartier Féréfou, dans la commune urbaine.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Appels à un 3ème mandat : le maire de Télimélé annonce une plainte contre celui de Kindia

8 mai 2019 à 17 05 51 05515
Younoussa Goulgoul Diallo, maire de la commune urbaine de Télimélé

Le maire de la commune urbaine de Télimélé, Younoussa Goulgoul Diallo, vient de répondre à son homologue de Kindia, Mamadouba Bangoura. Ce dernier qui a appelé à une révision de l’actuelle Constitution, a dit avoir parlé au nom des maires de la Basse Guinée. Le maire de Télimélé qui fait partie des élus locaux de cette région se désolidarise de cette déclaration et recadre son auteur, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Après celle de l’UDG, son parti politique, Mamadouba Bangoura, le maire de la ville de Kindia, s’attire maintenant la colère des maires de la Basse Guinée. En effet, lorsqu’il a été interpellé par la direction de son parti sur sa déclaration faite samedi dernier devant le président de la République en faveur d’une modification de l’actuelle Constitution, l’élu de Kindia a fait savoir qu’il n’a pas parlé au nom de sa formation politique, mais plutôt au nom des maires de la région. Ce qui ne laisse pas les intéressés indifférents.

C’est le cas du maire de Télimélé qui dément et dénonce Mamadouba Bangoura. « Ce que le maire de Kindia a dit n’engage que lui seul. Je dénonce sa façon de faire et je l’attaque au niveau des médias. Quand on parle au nom du peuple, la moindre des choses à faire, c’est de consulter. Ni de près ni de loin, moi, maire de la commune urbaine de Télimélé, appartenant aux maires de la Basse Côte, je n’ai été associé à la prise d’une décision par rapport à la révision de cette constitution.

Il (le maire de Kindia, ndlr) n’a pas le statut de parler au nom des maires de la région de Kindia. Il y a eu l’élection des maires des communes de Guinée, je suis membre du bureau exécutif. Si on doit parler au nom des maires de la Basse Côte, j’ai été choisi comme point focal des maires de la région, c’est moi qui incarne le statut de parler au nom des maires de la région de Kindia.J’attire donc l’attention de monsieur Bangoura sur le fait qu’un élu doit choisir ce qu’il doit dire, quand est-ce qu’il doit le dire et pourquoi il doit le dire, parce qu’il représente la population qui l’a élu », a réagi Younoussa Goulgoul Diallo.

Choqué par cette sortie de Mamadouba Bangoura, l’élu de Télimélé annonce qu’il va poursuivre son homologue de Kindia en justice. « Je devais porter plainte contre lui, parce qu’il n’a pas le droit de parler au nom de tous les maires de la région. Il n’est rien, il n’est qu’un simple maire. Au moins s’il avait appelé les maires par téléphone pour dire voilà ce qu’il propose, nous on allait lui répondre directement. Mais il n’a associé personne ni de près ni de loin. Je lance un appel aux maires de Guinée : choisissons ce que nous devons faire, nous ne sommes pas nommés par un décret, nous sommes représentants des populations », a dit l’élu local.

Au sujet de la modification constitutionnelle prônée par le pouvoir, le maire de Télimélé dit ne pas comprendre les raisons de ce projet. « Pourquoi modifier la Constitution ? Quel est l’objectif visé ? Quelle est la nécessité de modifier cette Constitution ? Le président Alpha Condé est là depuis dix (10) ans, s’il fallait modifier cette Constitution, il fallait le faire très tôt pour lui permettre alors de développer ce pays. Moi, je ne suis pas favorable à la modification de la Constitution après neuf (9) ans de mandature », souligne Younoussa Goulgoul Diallo, élu sous les couleurs de l’UFDG.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Kindia : 7 personnes condamnées pour avoir dit non à un 3ème mandat pour Alpha Condé

8 mai 2019 à 9 09 26 05265

Le verdict est tombé ce mardi, 07 mai 2019, dans le dossier ministère public contre sept opposants à une modification de la Constitution à Kindia. Le tribunal de correctionnel a déclaré coupable les 7 membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) pour les condamner à 3 mois de prison ferme, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les 7 opposants à une nouvelle Constitution ont été condamnés à 3 mois de prison ferme et à une amende de 500 mille francs guinéens. Les 7 compagnons d’infortune dans ce dossier politico-judiciaire ont pour nom : Thierno Mamadou Diallo, Amadou Soumah, Mamadou Cellou Diallo, Mohamed Keita, Mohamed Camara, Boubacar Barry et Mohamed Sylla.

Ils étaient poursuivis pour entrave au droit de manifester et trouble à l’ordre public. Leur arrestation a eu lieu en marge de la visite du président Alpha Condé à Kindia, le samedi 04 mai dernier. Alors que les partisans d’une modification de la Constitution en faveur d’Alpha Condé faisaient la fête au stade Fodé Fissa de Kindia, les opposants à cette théorie étaient pourchassés à travers la ville.

Il reste à savoir si la mise en branle de la machine judiciaire aura raison de la détermination du FNDC à continuer le combat.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Kindia : Alpha Condé au stade préfectoral, les anti-troisième mandat dans la rue

4 mai 2019 à 14 02 57 05575

Comme prévu, le président Alpha Condé est arrivé ce samedi, 04 mai 2019, à Kindia. Officiellement, il est allé procéder au lancement officiel des travaux de construction des infrastructures prévues dans le cadre des festivités commémoratives du 61ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée. S’il a été bien accueilli au stade, ce n’est pas le cas cependant dans les rues de la ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le chef de l’Etat est arrivé au stade préfectoral de Kindia en compagnie du Premier ministre, Kassory Fofana ; des ministres Kiridi Bangoura, Oyé Guilavogui, Cheick Taliby Sylla ; du Médiateur de la République, Mohamed Saïd Fofana, et d’autres responsables. Il a été accueilli dans une grande ferveur par une foule en liesse.

Dans les discours prononcés à cette occasion, le maire de Kindia ; les représentants des jeunes, des femmes et des sages de la Basse-Côte, tous se sont montrés favorables au projet de nouvelle Constitution prôné par le pouvoir, pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. En réponse, Alpha Condé, dans une brève allocution, a dit avoir pris bonne note, tout en promettant de continuer à écouter le peuple avant de se prononcer sur la question.

Pendant que cette cérémonie se tenait au stade préfectoral Fodé Fissa de Kindia, des anti-troisième mandat se sont également fait entendre. Malgré l’interdiction de leur manifestation, des responsables du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), en compagnie de nombreux autres citoyens, sont descendus dans la rue pour exprimer leur opposition à toute modification constitutionnelle, visant à octroyer un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Ces derniers assurent que ceux qui étaient au stade ne sont, pour la plupart, pas de Kindia et qu’ils ont été transportés sur place à bord de bus. Ils se disent déterminés à « enterrer le projet de troisième mandat » dès que celui-ci sera officiellement lancé.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : les choses se mettent en place pour la réception d’Alpha Condé

4 mai 2019 à 11 11 17 05175

Le président Alpha Condé est attendu ce samedi, 4 mai 2019, à Kindia pour, dit-on, lancer les travaux des infrastructures devant être réalisées dans le cadre de la célébration du 61ème anniversaire de l’indépendance de notre pays. Déjà, l’ambiance est bon enfant et les choses se mettent en place petit-à-petit au stade préfectoral, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

La réception du président de la République s’annonce bien ce samedi matin à Kindia. Des personnalités, des élèves, des femmes, des leaders d’associations, venus de tous les horizons, sont entrain de rallier le stade Fodé Fissa de Kindia.

Les organisateurs, chacun en ce qui le concerne, sont pleins d’entrain pour conférer à la fête un cachet particulier : affichage de banderoles, distribution d’effigies, de casquettes, de T-shirt,…

L’on remarque des pancartes de différentes structures et autres établissements de Kindia.

A la rentrée principale, un important dispositif sécuritaire est mis en place pour assurer le contrôle. Le stade se rempli progressivement.

Il reste à savoir si le président Condé va effectuer le déplacement à un moment où les promoteurs d’une modification de la Constitution en faveur du locataire de Sékhoutouréyah ont pignon sur rue.

A suivre !

Depuis le stade Fodé Fissa de Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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FNDC-Kindia : « la population de Kindia est déterminée à brûler et enterrer le projet de 3ème mandat »

2 mai 2019 à 15 03 25 05255

La ville de Kindia se retrouve au centre du débat en cours autour du projet de nouvelle Constitution ou de troisième mandat pour le président Alpha Condé. Alors que le président de la République est annoncé sur place dans les prochains jours, des opposants à un troisième mandat pour l’actuel locataire du Palais Sékhoutouréyah sont sortis se faire entendre. Ils ont mis en garde contre tout discours de promotion d’un troisième mandat à Kindia, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le président Alpha Condé et la délégation qui l’accompagnera risquent de ne pas avoir l’accueil souhaité à Kindia. Annoncé dans la cité des agrumes le samedi, 04 mai prochain, le chef de l’Etat guinéen pourrait se retrouver devant une farouche opposition sur le terrain : d’un côté, les partisans et de l’autre, les opposants à un troisième mandat pour lui.

Alors que les partisans du pouvoir préparent cette réception depuis plusieurs jours, leurs adversaires aussi s’activent sur le terrain. Les membres de la représentation locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont pris d’assaut les rues et autres endroits stratégiques de la ville, ce jeudi 02 mai, où ils ont affiché des banderoles disant non à une nouvelle Constitution ou un troisième mandat.

Ces affiches sont visibles du rond-point Wondima (dans la commune urbaine) à la station de la Contournante (dans la sous-préfecture de Damakhaniya). Selon

Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia, cette sortie vise à alerter les promoteurs d’un troisième mandat que leur projet n’est pas le bienvenu dans la ville des agrumes. Ce défenseur de l’actuelle Constitution promet que si ce projet venait à être lancé officiellement à Kindia, il sera enterré aussi sur place.

« C’est une manière pour nous d’exprimer notre désaccord vis-à-vis des prestataires politiques pour une éventuelle nouvelle constitution ou un 3ème mandat. C’est une chose à laquelle nous nous opposons. Donc, comme l’article 7 de la Constitution nous donne le droit de exprimer librement notre accord ou notre désaccord sur n’importe quel sujet, c’est raison pour laquelle nous avons mis des affiches, des banderoles partout dans la ville pour dire déjà que nous ne sommes pas d’ accord que les prestataires politiques, les clans mafieux qui viennent de Conakry viennent à Kindia pour dire qu’ils vont lancer la nouvelle constitution.

Qu’ils sachent que nous ne dormons pas. Le président de la République a appelé ses militants à l’affrontement. Mais nous, nous n’avons peur de personne. Nous n’allons pas céder à la provocation. Nous allons continuer de travailler librement parce que nous sommes du côté de la vérité. Nous défendons la constitution, et Dieu est avec nous. Et, nous continuerons à défendre notre Constitution vaille que vaille, au prix même de notre sang (…) Nous alertons donc pour dire que Kindia n’est pas d’accord, n’est pas favorable à la fameuse ou à la fausse Constitution dont ils sont en train de faire la promotion.

La population de Kindia est déterminée plus que jamais à brûler et enterrer le projet de 3ème mandat (…) Le commerçant politique Makanera Kaké était à l’ENI de Kindia le samedi passé avec ses pairs pour préparer les citoyens. Nous les avons laissés faire puisqu’il s’agissait d’un forum pour qu’ils parlent de l’avenir du RPG Arc-en-ciel sans le président Alpha condé. Mais si cette fois ils se hasardent à venir à Kindia pour parler d’un 3ème mandat, ils vont le regretter », a-t-il prévenu.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Labé : vers la mise en place de la police de proximité

23 avril 2019 à 12 12 36 04364

Après Dixinn, Kaloum, Kindia et Siguiri, c’est la ville de Labé qui a accueilli le jeudi dernier, 18 avril 2019, le projet Coginta pour l’introduction de la doctrine de la police de proximité. Une initiative qui se situe dans le cadre de la reforme du secteur de sécurité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont les autorités administratives et policières qui ont présidé le lancement dudit projet.

Philippe Miratet

Dans son discours, Philippe Miratet, conseiller technique de police à l’ONG Coginta, est revenu sur l’objectif de ce projet « qui vise, entre-autres, à la réalisation d’un diagnostic, la formation des policiers des commissariats des communes des zones visées par le projet, l’appui à la gouvernance locale de la sécurité à travers la formation des chefs de quartiers, la mise en place des foras et des conseils de sécurité de prévention et de la délinquance ».

Hippolithe Arkitessi

Pour sa part, Hippolithe Arkitessi, coordinateur du projet sécurité à Coginta, dira que « la doctrine de la police de proximité consiste à rapprocher les services de police de la population en plaçant le citoyen au cœur du dispositif de sécurité, à la fois comme sujet et acteur de sa propre sécurité. La police de proximité consiste à éduquer plutôt que de sanctionner. Des formations théoriques et pratiques seront dispensées aux policiers dans les domaines du service de sécurité des quartiers, afin de maîtriser les techniques de prévention, de gestion et de résolution des conflits et inciter les actions de prévention de la délinquance ».

Il faut préciser qu’après l’étape de Labé, cette équipe, composée également de cadres du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, se rendra à Mamou avant de revenir pour une nouvelle fois, pour procéder à la formation des agents de la police des différentes zones où doit intervenir ledit projet.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : les fidèles musulmans de Sambaya dotés d’une nouvelle mosquée

21 avril 2019 à 9 09 19 04194

La nouvelle mosquée de près de 1500 places, offerte à la population du secteur Souaréya, au quartier Sambaya, dans la commune urbaine de Kindia, a été inaugurée le vendredi dernier, 19 avril 2019. La cérémonie a regroupé les autorités administratives, religieuses et communales, ainsi que des personnalités venues de tous les horizons, rapporte le correspondant de Guinematin.com basé dans la préfecture.

Une forte délégation, conduite par le conseiller juridique du secrétariat général des Affaires Religieuses, a été reçue dans le cadre de l’inauguration de cette maison de Dieu. La cérémonie a connu une forte mobilisation des fidèles musulmans venus de divers horizons.

C’est Mohamed Sacko, membre du conseil de quartier de Sambaya et porte-parole des sages, qui a souhaité la bienvenue aux illustres invités. « Votre présence à cette cérémonie est le témoignage éloquent de votre attachement au rayonnement de l’islam. Cette maison de Dieu, que vous avez l’honneur d’inaugurer en ce jour de vendredi saint, a été financée par un ressortissant Saoudien et dont les travaux de construction ont été entièrement effectués par des ouvriers guinéens.

En effet, il convient de signaler qu’Elhadj Sadou Diallo a fait presque toutes ses études coraniques en Arabie Saoudite. C’est grâce à son bon comportement, assorti d’excellents rapports qu’il a tissés avec les donateurs, que cette mosquée a vu le jour. Il est à rappeler qu’à ce jour, l’islam a de grandes dimensions dans le monde et plus particulièrement en Guinée. Le quartier Sambaya s’inscrit dans la même dynamique au regard du nombre de mosquées construites dans la localité », a laissé entendre monsieur Sacko.

Cette nouvelle mosquée, bâtie sur une superficie de 1 800 mètres carrés, possède une bibliothèque, un magasin, des latrines, un forage et un bâtiment servant de logement à l’imam. Son obtention a été rendue possible grâce à l’imam Elhadj Sadou Diallo. « Sa capacité d’accueil est à peu près à 1500 fidèles.

Notre ambition, c’est de pouvoir regrouper les fidèles musulmans pour les enseigner afin qu’ils puissent connaître leur religion parfaitement ; enseigner les enfants, les femmes et les parents, pour qu’ils puissent suivre la voie du prophète Mahomet. C’est pourquoi nous avons fait une année sans inaugurer cette mosquée pour pouvoir instaurer des cours islamiques, Arabe, Théologie, pour attirer les fidèles vers la mosquée », a-t-il précisé.

Pour sa part, Elhadj Ibrahima Ousmane Bah, conseiller juridique du secrétaire général des affaires religieuses, a émis le souhait que cette mosquée serve à renforcer la foi religieuse et la fraternité des fidèles musulmans. « Le motif de notre présence ici, c’est l’inauguration de cette autre mosquée de Dieu qui a été construite par l’intermédiaire de notre frère, Elhadj Sadou Diallo. Nous remercions Dieu de nous donner cette autre chance.

Et, nous pensons que cette perle sera bien utilisée pour essayer non seulement d’adorer Allah et de raffermir les liens de fraternité entre tous les fidèles musulmans de Guinée. Cette ambiance religieuse que nous avons vue, c’est ce qu’il faut toujours chercher à renforcer à travers cette mosquée. Car, nous savons que les mosquées sont construites pour Dieu. Et Dieu nous appelle à nous unir, non seulement dans l’adoration, mais aussi dans notre vie quotidienne », a-t-il rappelé.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : l’AKES prépare une action humanitaire en faveur de démunis malades

16 avril 2019 à 12 12 27 04274

L’Amicale Kindia pour l’Entraide de la Solidarité (AKES) compte venir au secours de nombreux malades n’ayant pas les moyens de se faire consulter. Cette structure de ressortissants de cette préfecture vivant à Conakry, en collaboration avec l’ordre national des médecins de Guinée, organise une journée de consultation en faveur de ces personnes, le 1er mai prochain à Kindia. Pour la réussite de cette activité, l’AKES a rencontré les élus locaux pour échanger autour de la question, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ibrahima 2 Barry

Les 33 chefs de quartiers de la ville de Kindia ont pris part à cette rencontre qui s’est tenue dans la salle de délibération de la mairie de la commune urbaine. « C’est une activité liée à l’atteinte de nos objectifs que nous sommes en train de préparer. Selon les statuts de l’AKES, l’une de nos prérogatives, c’est de venir en aide à la population de Kindia. C’est pourquoi, en association avec l’ordre des médecins dont certains membres sont des ressortissants de Kindia, nous nous sommes dit qu’il faut venir pour une journée de consultation gratuite à Kindia. Cette activité qui va commencer donc à partir du 1er mai prochain », a annoncé Ibrahima 2 Barry, secrétaire à la communication de l’AKES.

Parlant de la rencontre avec les élus locaux de la ville de Kindia, Dr Moustapha Sylla, pharmacien au laboratoire central de Biologie médical de l’hôpital national Donka, explique que c’est pour parler concrètement de comment l’activité va se dérouler. « Nous avons cherché à rencontrer les chefs de quartiers qui connaissent effectivement ces personnes démunies dans leurs territoires géopolitiques. Parce que notre cible, c’est 300 personnes. Et, ce sont des malades déjà connus avec certaines pathologies. Ce n’est pas un dépistage que nous faisons, c’est une consultation de ces malades. Après la consultation, il y aura un don de médicaments qu’on va faire en faveur de ces malades », a-t-il indiqué.

Dr Moustapha Sylla

Dr  Moustapha Sylla en a profité en a profité pour parler des d’intervention ciblés par l’AKES et son partenaire : « nous avons choisi la diabétologie, la cardiologie, la neurologie et la médecine générale avec d’éminents Professeurs dans ces différentes structures sanitaires. La diabéto par exemple, c’est le médecin chef du service diabétologie, Professeur Naby Baldé. En cardiologie, c’est le Professeur Dadhi Baldé. En neurologie, c’est le Professeur Abas et Docteur Laho qui est d’ailleurs de notre association. En médecine interne, nous avons le président de conseil de l’ordre qui est l’un des initiateurs, Professeur Hassane Bah, médecin légiste qui est effectivement membre de l’organisation ».

Alsény Sylla

Après les échanges avec les membres de l’AKES, les élus locaux de Kindia ont vivement appréciée cette initiative, avant de promettre leur implication effective pour sa réussite. « Nous remercions très sincèrement les organisateurs de cette rencontre qui ont bien voulu penser à Kindia, à leur préfecture natale. Surtout pour venir en aide aux personnes diminues. En tant que représentant des citoyens, on nous a demandé, à travers des fiches, de recenser surtout des personnes pauvres, démunies, pour pouvoir les soigner. Il est demandé à chaque chef de quartier de fournir une liste de 9 personnes malades, démunies qui doivent se présenter le jour de la consultation. Nous allons immédiatement nous mettre à la tâche pour faire ce travail comme il se doit », a promis Alsény Sylla, chef du quartier Gare.

A noter que cette consultation gratuite, prévue le 1er mai 2019, aura lieu au centre de santé de Manquepas, dans la commune urbaine de Kindia.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : 6 140 candidats vont se mesurer à Kindia pour 300 places

9 avril 2019 à 11 11 07 04074

Les candidats au concours de recrutement au sein des forces armées guinéennes étaient conviés à une réunion d’information au stade préfectoral de Fodé Fissa de Kindia, hier lundi, 8 avril 2019. La démarche visait à échanger sur les dispositions envisagées pour la maîtrise de l’organisation des épreuves sportives qui démarrent aujourd’hui mardi, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est le stade préfectoral de Kindia qui a servi de cadre à cette réunion préparatoire sur le concours de recrutement au sein des forces armées guinéennes. Selon le préfet, Elhadj N’Fansoumane Touré, membre de la commission d’organisation, « vous avez été invités ce soir pour vous préparer pour que nous puissions avoir, après les épreuves, 900 candidats et candidates. Après, ils vont continuer avec les épreuves intellectuelles.

Et, à l’issue de ces épreuves intellectuelles, il doit y avoir 300 de retenus qui vont être naturellement intégrés dans les forces armées conformément au communiqué de presse qui a été lu la fois passée. Donc, nous en appelons à l’esprit civique de vous tous pour que ces consignes qui viennent d’être dites soient scrupuleusement respectées.

Et nous prions Dieu le tout puissant que tout se passe très bien à Kindia, qu’il n’y ait pas de blessés encore moins de morts, parce qu’on vous a dit qu’être dans l’armée, c’est une bonne chose, mais ce n’est pas une fin en soi. Donc, il faut savoir ménager votre physique et votre santé », conseille le préfet.

Pour sa part Marie Tokeno Tolno, candidate à ce concours, a dit sa détermination à affronter les épreuves physiques et intellectuelles. « On était ce matin au lieu de départ. On est resté de 6 heures à 9 heures. Mais, on n’a pu courir aujourd’hui. Il y a trop de candidats. Les 2 000 ne peuvent pas courir aujourd’hui parce que l’espace est petit par rapport au nombre de candidats. On nous a appelés à 15 h, pour changer le lieu. On nous a envoyés vers Yabara.

Les hommes vont courir à partir de Wondima, virage dangereux, jusqu’à Samonronya. Les filles, c’est de la station Wondima jusqu’à Samonronya. J’ai déposé mes papiers. Par rapport à cela, je suis toujours motivée. On dit qu’on doit courir 6 kilomètres. Toujours, je suis motivée, car j’ai la foi. Et, je vais courir, je vais toujours gagner. Je prie le bon Dieu pour que je puisse être dans les 30 filles qui doivent être retenues », a-t-elle dit.

Il faut rappeler que l’épreuve de la course à pied doit se passer ce mardi 09 avril 2019.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Kindia: 35 acteurs politiques et sociaux à l’école de la loi sur la Cybercriminalité

6 avril 2019 à 12 12 03 04034

La Cellule Balai Citoyen de Guinée s’implique dans la vulgarisation de la Loi 037 relative à la Cybercriminalité et la protection des données à caractère personnel. C’est dans cette dynamique que cette structure de la société civile organise à Kindia un atelier de renforcement des capacités de représentants de la société civile, des partis politiques et des médias. Cette formation de deux jours, ouverte hier vendredi 5 avril 2019, regroupe 35 participants, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Elhadj Alpha Sow, conseiller politique du gouvernorat de la ville de Kindia. Selon lui, « cet atelier est vraiment d’actualité. Il revêt, à mon humble avis, une grande importance par la qualité de l’auditoire, des représentants des partis politiques, des medias et de la société civile ».

Pour sa part, Sékou Koundouno, administrateur général de la Cellule Balai Citoyen, est revenu sur les thèmes à débattre. « Vous savez les défis auxquels sont confrontés nos sociétés au 20ème siècle avec l’usage très abusif des Smartphones et de l’internet qui pose de véritables questionnements à nos Etats et à nos sociétés qui ont des valeurs coutumières et traditionnelles.

Cela impose à la fois la connaissance de ses outils, mais leur utilisation et les limites circonscrites par les textes qui gouvernent un peu nos sociétés. Dans cet ordre d’idées, nous avons jugé nécessaire, avec l’accompagnement du partenaire, la fondation OSIWA, d’organiser cet atelier qui regroupe les acteurs de la société civile, des partis politiques venus à la fois de la mouvance et de l’opposition mais aussi des organes des médias afin qu’ils s’approprient de cette loi L037 dans son utilisation et dans l’exercice des libertés mais aussi des limites », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, Sékou Koundouno estime que la connaissance de cette loi peut être d’une grande importance dans l’enracinement de la démocratie en Guinée. « Vous avez remarqué sans doute sur les réseaux sociaux, sur les médias, les dérives verbales, les discours va-t-en guerre, les discours de haine, de violence. C’est parce que les gens ne connaissent pas la loi organique qui encadre la parole publique.

Nous sommes convaincus que les acteurs des médias, les acteurs de la société civile, des partis politiques, que chacun s’appropriera des connaissances qui seront véhiculées ici afin qu’au retour, vous puissiez faire la restitution. Les thématiques qui sont envisagées, c’est la connaissance et l’appropriation de la loi L037, c’est la protection des données à caractère individuel et personnel, c’est aussi les techniques de communication sur les réseaux sociaux et sur les medias ».

Pour sa part, Mamadou Diallo, chargé de programmes à la fondation OSIWA, est revenu sur les raisons de l’accompagnement du Balai Citoyen. « Le Balai Citoyen est un partenaire de longue date. Pour ce qui concerne le cas spécifique de la loi sur la cybercriminalité, vous n’êtes pas sans savoir que récemment, sur les réseaux sociaux notamment sur Facebook, il y a un laisser-aller. Chacun disait ce qu’il voulait.

Il y a eu des messages qui appelaient beaucoup à la confrontation, qui distillaient des messages haineux, des messages à caractère ethnique. C’était beaucoup plus fait par des communicants des partis politiques. Donc, on se dit avec le Balai Citoyen pourquoi ne pas former ces gens, leur faire savoir ce que la loi accepte, disons cette liberté d’expression là ; mais aussi, il ya une loi qui est là qui essaye de cadrer cette liberté d’expression sur les réseaux sociaux.

C’est dans ce cadre qu’on a décidé de justifier ce projet pour essayer vraiment d’apporter le contenu de cette loi là à ces communicants des partis politiques pour qu’ils puissent prendre plus de responsabilité dans les messages qui passent dans les réseaux sociaux », a dit monsieur Diallo.

Souleymane Konaté, un des participants à cet atelier a dit l’importance de prendre part à une telle session. « Nous participons à l’atelier de vulgarisation de la loi sur la Cybercriminalité. Il est aussi important pour la vie de notre nation parce que vous n’êtes pas sans savoir que, depuis certain temps, sur les réseaux sociaux, les messages de haine, appelant à la violence, surtout à l’orée des élections, cela crée des situations méfiance, de tension.

Le Balai Citoyen a jugé utile de réunir l’ensemble des forces vives de la nation pour deux jours d’échanges. Après la formation, une fois dans notre zone, c’est de partager la formation avec tous ceux qui communiquent. Parce que, cela met à l’abri les acteurs que nous sommes », a-t-il dit.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : 3 morts et 5 blessés dans un accident de la circulation

5 avril 2019 à 9 09 30 04304

Un grave accident de la circulation s’est produit hier, jeudi 04 avril 2019, dans la sous-préfecture de Linsan (Préfecture de Kindia). C’est un camion transportant des personnes et des marchandises qui s’est renversé sur une colline, faisant trois morts et cinq blessés, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Kindia.

L’accident s’est produit au niveau de la colline de Yombo Khouré, dans le district de Baminaya, relevant de la sous-préfecture de Linsan. Le camion qui transportait des personnes et des sacs de riz a reculé avant de se renverser. Trois personnes ont été tuées sur place et autres ont été blessées dont certains grièvement. « Juste après l’accident, on a retrouvé deux morts sur place. On les a transportés à l’hôpital régional de Kindia.

Nous sommes repartis sur les lieux pour dégager les sacs de riz et on a retrouvé le corps de la troisième victime. Il y a eu aussi 5 blessés. Quatre ont été transportés à l’hôpital de Kindia et le cinquième qui avait juste un pied fracturé a été conduit au centre de santé de Linsan. Il y a également d’importants dégâts matériels », explique Hamidou Bah, secrétaire général du syndicat des transporteurs de Linsan.

Monsieur Bah précise que parmi les victimes, deux sont des chauffeurs et le troisième était un apprenti-chauffeur. Selon lui, l’accident au dû au fait que le conducteur et les autres qui étaient à côté de lui se sont tous endormis.

A l’hôpital régional de Kindia, Dr Haba Marcelin, médecin chef adjoint de la chirurgie confirme avoir reçu trois des cinq blessés dans cet accident. Mais, après les premiers soins, dit-il, ils ont été évacués à Conakry. « Nous avons reçu trois accidentés, notamment Mamadou Barry, Mamadou Baïlo Bah et Souleymane Bano Diallo par suite d’un accident d’automobile…

Par rapport au diagnostic que nous avons posé, ce sont des malades polytraumatisés. L’un d’entre eux a un pronostic un peu réservé. Après quelques soins à notre niveau, ils ont été évacués à Conakry », a-t-il indiqué.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Zihara de Gomba (Kindia) : les citoyens se souviennent du Waliou, Thierno Aliou N’Diaye

1 avril 2019 à 12 12 57 04574

Le district de Gomba Missidé, relevant de la commune rurale de Kolenté, dans la préfecture de Kindia, a servi de cadre à la 8ème Zihara de Thierno Aliou N’Diaye, premier Waliou de Gomba, avant-hier samedi, 30 mars 2019. La cérémonie a été initiée par l’association des ressortissants du district de Gomba, résidants à Kindia et à Conakry, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la, préfecture.

Cette 8ème édition de la Zihara a été l’occasion pour les fils et filles de cette localité de se souvenir du Waliou de Gomba, décédé il y a 108 ans. « Nous célébrons cette année encore un de nos illustres martyrs qui a consacré sa vie durant à l’expansion de la culture islamique en Guinée mais aussi à la lutte anticoloniale. En effet, le Waliou Thierno Aliou N’Diaye s’est établi ici à Gomba et a partagé son savoir avec des personnes venues d’horizons divers.

Après avoir été lâchement arrêté et condamné par l’administrateur colonial, l’érudit a été rappelé à Dieu, son créateur, le 30 mars 1911 dans une triste prison de Fotoba, dans les Îles de Loos. Le Waliou fut inhumé dans le cimetière de la localité où il repose depuis en paix. Cela fait 108 ans », a rappelé Morlaye Camara, vice maire de la commune rurale de Kolentè.

Pour sa part, Elhadj Diouldé Sy Savané, arrière petit-fils du Waliou de Gomba, a exprimé sa joie par rapport à la réussite de l’événement. « Notre Zihara de cette année s’est déroulée dans de bonnes conditions. La joie se lisait sur tous les visages. Nous nous sommes mobilisés et nous nous sommes séparés dans les conditions souhaitées. Il n’y a pas eu de heurts ni de dérapage. Nous avons fait des prières pour la paix et l’unité nationale », a dit Elhadj Diouldé Sy Savané.

Parmi les personnalités qui ont pris part à cet événement, figure Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne. Le président de l’UFDG s’est dit heureux d’avoir participé à cette autre Zihara. « Je viens de prendre part à d’autres Zihara à Labé. La Zihara de Thierno Sadou Mo Dalein et celle de Thierno Aliou Bhoubha N’dyan. Dieu m’a donné la chance d’assister également à la Zihara de Thierno Aliou de Gomba. Nous sommes venus demander des bénédictions aux fils et à la notabilité de Gomba », a fait savoir l’opposant.

Par ailleurs, Cellou Dalein Diallo a saisi l’occasion pour remercier les autorités de Kolentè avant de lancer un message de paix, d’unité nationale et de cohésion sociale. « Je suis venu répondre à l’invitation des fils de Gomba, résidents et ressortissants, pour prendre part à leur Zihara. Et, je ne suis là que pour ça, pas pour faire la politique ou pour faire la campagne. Je sais que les populations vivent ici ensemble dans la cohésion. Cela me réjouit, parce que je suis un militant de l’unité nationale, de l’égalité, de la citoyenneté, de la tolérance.

Parce que, pour moi, la diversité de la Guinée n’est pas un handicap, c’est une richesse, un atout. Mais, il faut l’exploiter comme un atout. La diversité linguistique et culturelle est une richesse qu’il faut préserver. Les hommes ont des valeurs qu’ils partagent, qui ne sont pas la langue, l’ethnie ou le parti politique. Ce sont les valeurs de la justice, l’attachement à la parole donnée, le respect des droits humains…

Cela, nous l’avons en commun et nous appartenons à un même pays. Le pouvoir passe, les partis politiques passent, mais la Guinée reste dans la diversité. Et nous devons tout faire pour promouvoir la fraternité entre les fils de ce pays pour qu’il y ait moins de violence et que nous vivions en bons musulmans », conseille le chef de file de l’opposition guinéenne.

Pour sa part, Thierno Mamadou Dian Baldé, président de l’Association des Ressortissants de Gomba à Conakry, a sollicité le retour des restes du Waliou dans le village qu’il a fondé. « Je suis très content du fait que les gens ont répondu massivement. La Zihara s’est déroulée comme on a souhaité. Je souhaiterais que le président de la République, le professeur Alpha Condé, nous aide à ramener les restes du Waliou d’ici l’année prochaine, comme il nous l’a promis », a laissé entendre monsieur Baldé.

De retour de Kolentè, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : des parents d’élèves à l’école de la Formation en Gestion à la Base (FGB)

30 mars 2019 à 13 01 01 03013

L’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Kindia, sous la direction de l’Inspection Générale de l’Education, organise un atelier régional de formation sur la vulgarisation de l’approche Formation en Gestion à la Base (FGB). Ouvert hier, vendredi 29 mars 2019, à l’école primaire du camp Kémé Bouréma de Kindia, cet atelier de 5 jours regroupe 84 participants venus de 16 écoles, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’objectif de cet atelier est d’outiller les communautés pour une plus large implication dans la vie de l’école, dans des domaines comme le contrôle de la présence des enseignants, la gestion des manuels et le suivi de l’apprentissage de la lecture par les parents non-lettrés.

Souleymane Bah, chargé de la formation continue à l’IRE de Kindia, formateur senior du projet, est revenu sur les particularités de cette formation. « Nous sommes à la troisième cohorte de formation des acteurs communautaires dans la cogestion de l’école. On avait commencé depuis 2013. On a formé 16 établissements. En 2016, on a formé 16. Et, nous sommes dans la vulgarisation. Cette fois ci, on a pris 16. Vous savez que l’école appartient à la communauté.

Donc, nous travaillons pour sensibiliser les communautés pour qu’elles viennent chaque matin pour contrôler la présence des enseignants, qu’ils s’intéressent à la gestion des livres, puisque le gouvernement a investi beaucoup d’argent par l’achat des livres pour les enfants. Donc, que les parents d’élèves s’impliquent dans la gestion des livres et aussi qu’ils s’intéressent, à la maison si les élèves utilisent les livres à bon escient », a dit monsieur Bah.

Par ailleurs, le chargé de la formation continue à l’IRE de Kindia, a laissé entendre que les séances se tiennent en langues nationales. « Je précise qu’on évolue en langue nationale pour que les participants soient fortement imprégnés de l’approche FGB (Formation en Gestion à la Base). C’est d’impliquer les communautés entièrement. Nous sommes à la phase de généralisation.

Donc tous ceux qui n’avaient pas été pris à la première et à la deuxième phase, nous les avons pris pour la troisième phase. Au fur et à mesure, nous allons impliquer toutes les écoles. Parmi les écoles, il y a 5 participants : le directeur d’école, le président de comité de développement, un enseignant, deux membres de la communauté plus une femme. Nous estimons avoir un bon résultat », a dit le formateur.

Pour sa part, Elhadj Mamadou Bobo Baldé, directeur de l’école primaire de Filigbé, a exprimé ses attentes. « Nous sommes là pour une formation sur le suivi et l’évaluation participative, sur la gestion des manuels scolaires avec la participation de la communauté. Donc, la communauté doit appuyer les encadreurs des écoles sur la gestion non seulement des manuels et sur la gestion du personnel.

Parce que, vous n’êtes pas sans savoir aujourd’hui que l’école élémentaire est dominée par les femmes. Donc, nos attentes, c’est comment faire participer la communauté pour contrôler et faire participer les élèves et les enseignants, puis rendre compte à qui de droit. Nous attendons aussi à être outillés pour la gestion de l’école, du personnel et des manuels scolaires ».

De son côté, Aly Badara Cissé, représentant des parents d’élèves, a dit sa satisfaction de participer à cette session de formation. « Nous avons été invités par le formateur pour suivre une formation capitale en tant que représentant des parents d’élèves. Ils disent qu’ils vont nous faire participer à la gestion des élèves et des enseignants de l’école, comment aussi encourager les parents des élèves sur l’entretien et la gestion des manuels scolaires. Il est prévu une simulation. Des manuels sur les pratiques d’usage sont présentés dans la salle de formation ».

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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