Kindia-Télimélé : le prix du transport augmente (syndicat)

9 octobre 2019 à 16 04 33 103310

La situation se complique davantage pour les usagers de la route Kindia-Télimélé. En plus du mauvais état de la route, les personnes désireuses de voyager entre ces deux préfectures doivent désormais payer plus d’argent. Et, pour cause, le transport a été revu à la hausse hier, mardi 08 octobre 2019, par le syndicat des transporteurs qui roulent sur ce tronçon. Ce changement est intervenu à cause de l’inondation du pont qui relie Kindia à Télimélé, au niveau de Konkouré, a appris Guineematin.com du syndicat de Kindia.

Cette augmentation du prix du transport était prévisible depuis l’annonce (le 24 septembre dernier) de la fermeture de la route habituelle Kindia-Télimélé. Déjà, cette annonce de la « direction du projet Souapiti » avait soulevé des inquiétudes chez les transporteurs qui dénonçaient l’état piteux de la « nouvelle route » qui leur a été indiquée. Certains chauffeurs avaient même menacé de garer leurs véhicules « si le gouvernement ne réhabilite pas cette route qui part de Ségueyah (Kindia) à Kambayah (Télimélé).

Face à ces inquiétudes, le syndicat des transporteurs de la ligne de Télimélé à Kindia avait clairement annoncé que le transport allait augmenter « si les chauffeurs acceptent de rouler sur la nouvelle route ». Et, ce mardi, le transport a connu une hausse de dix mille francs guinéens (10 000 GNF) sur ce tronçon. Désormais, au lieu de 70 mille francs guinéens, les personnes désireuses de voyager entre Kindia et Télimélé (ou inversement) vont débourser 80 mille francs guinéens pour un aller simple. Et, pour cause, l’ancienne route (jusqu’à pratiquée malgré sa fermeture) n’est plus praticable. Le pont de Konkouré (qui relie les préfectures de Kindia et Télimélé) est immergé depuis le début de cette semaine.

Boubacar Sidy Barry, responsable du syndicat des transports de la ligne de Télimélé à Kindia

« Actuellement, il est impossible de traverser le pont de Konkouré. Les chauffeurs empruntent l’ancienne route jusqu’à Barayah, ils dévient par Khatia pour finalement aboutir à la nouvelle route qui mène au BAC (sur le fleuve Kakrima). Et, beaucoup d’entre eux passent la nuit là-bas pour attendre le BAC… Donc, comme ce n’est plus le même itinéraire, les chauffeurs ont dit qu’il faut augmenter le prix du transport. Avant, c’était 70 mille francs ; mais, on vient d’ajouter 10 mille francs. C’est ce qui fait que le transport est monté à 80 mille francs depuis hier, mardi », a indiqué Boubacar Sidy Barry, responsable du syndicat des transports de la ligne de Télimélé à Kindia.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Alphadjo Diallo, le secrétaire à l’organisation du syndicat des transporteurs de la sous-préfecture de Kollet, assure qu’aucun véhicule n’a franchi le pont de Konkouré depuis mardi, après-midi.

« Le pont est inondé depuis lundi soir. Mais, comme le courant d’eau n’était pas fort, certains véhicules ont traversé. Hier (mardi), avant 15 heures, quand un véhicule arrivait au niveau du pont, le chauffeur coupait le moteur. Et, ce sont les passagers qui poussaient le véhicule pour qu’il traverse. Mais, à partir de 15 heures, aucun chauffeur n’a osé s’aventurer sur ce pont. Le niveau d’eau a considérablement augmenté. Moi, j’ai un mètre 80 centimes. Et, l’eau m’arrive jusqu’aux genoux. Ce mercredi matin, on a voulu évacuer une femme qui était sur le point d’accoucher. Mais, on n’a pas pu ; parce que le pont est infranchissable », a expliqué maitre Alphadjo Diallo.

A rappeler que depuis la fermeture des vannes du barrage hydroélectrique de Souapiti, le volume d’eau augmente sans cesse au niveau du fleuve Konkouré. Des eaux qui entraînent des inondations qui engloutissent actuellement des concessions entières à Konkouré, un district relevant de la sous-préfecture de Kollet, dans la préfecture de Télimélé.

Enfin, précisons que les passagers en provenance de Conakry ont deux possibilités avec la fermeture de l’ancienne voie (Kindia-Télimélé) : passer par Souapiti ou suivre ce nouveau tracé à partir de Kindia.

Mamadou Baïlo Keïta et Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Labé : un nouveau secrétaire fédéral pour l’UPR

7 octobre 2019 à 8 08 21 102110
Elhadj Mamadou Dian Barry, nouveau secrétaire fédéral UPR de Labé

La fédération de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) de Labé et ses organismes intégrés ont procédé hier, dimanche 6 octobre 2019, à l’installation officielle de leur nouveau secrétaire fédéral, Elhadj Mamadou Dian Barry, élu à l’unanimité des membres statutaires de ce mini-congrès, parce qu’il n’avait aucun concurrent, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme de restructuration du parti en prélude aux prochaines élections législatives en Guinée. Le nouveau secrétaire fédéral de l’UPR de Labé, Elhadj Mamadou Dian Barry, remplace à ce poste, Elhadj Mamadou Bano Bah qui intègre désormais le bureau exécutif national du parti.

Elhadj Mamadou Bano Bah, ancien secrétaire fédéral de l’UPR de Labé

« C’est avec plaisir que nous l’avons fait. C’est avec plaisir que nous avons su mettre tout le monde à l’aise. Et mettre en place le nouveau secrétaire fédéral. Nous confirmons ici qu’il n’y a pas eu de dissension. La cohésion est restée totale au niveau du bureau fédéral et de ses organismes. Nous confirmons ici que tous ceux qui se sont investis ont dit qu’ils resteront dans l’UPR et œuvrerons pour le succès de l’UPR. Nous saluons tous ceux qui ont œuvré pour le bon succès de cette cérémonie » a témoigné le secrétaire fédéral sortant, Elhadj Mamadou Bano Bah, devenu membre du bureau exécutif national de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR).

Visiblement satisfait, le nouveau secrétaire fédéral de l’UPR de Labé, Elhadj Mamadou Dian Barry a réitéré son engagement à ne ménager aucun effort pour le triomphe des idéaux de son parti à Labé et en Guinée. « Je suis animé par des sentiments de bonheur, parce que je suis membre fondateur de ce parti. Et son fondateur a été mon professeur. Depuis que j’ai connu monsieur Siradiou en tant que professeur, je l’ai admiré et quand il a créé ce parti, nous avons les premiers compagnons pour lui afin que ce parti prospère. Si aujourd’hui on me met à la place que j’occupe actuellement comme secrétaire fédéral de ce parti, c’est du bonheur pour moi. C’est ce que je peux vous dire. Je promets fermement, c’est un engagement de ma part, je mettrais tout ce qui est à mon pouvoir pour la réussite de ce parti pour mener Elhadj Bah Ousmane, actuel président de ce parti vers le Palais Sékhoutouréyah » a-t-il déclaré.

Ingénieur formé en Bulgarie, Elhadj Mamadou Dian Barry a successivement été directeur général adjoint d’AGRIMA à Conakry, chargé de cours de machinisme agricole à Foulayah (Kindia), professeur de mathématiques au Lycée Général Lansana Conté de Labé.

Sur le plan politique, il a été membre de la Section PRP de feu Siradiou Diallo à Ratoma, secrétaire général de la Section UPR de Labé I et membre du bureau fédéral de son parti à Labé. Il parle trois langues nationales : poular, maninka et sosso.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Rentrée des classes à Kindia : les élèves brillent par leur absence dans les écoles

3 octobre 2019 à 18 06 51 105110

Comme le redoutaient de nombreux observateurs, la réouverture des classes en milieu de semaine n’a pas attiré les apprenants dans les écoles ce jeudi, 03 octobre 2019, à travers la Guinée. Que ce soit à Conakry ou à l’intérieur du pays, les élèves ont brillé par leur absence dans les établissements scolaires. C’est le cas à Kindia où les élèves ne sont pas venus pour cette ouverture des classes, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la commune urbaine de Kindia, de l’élémentaire au lycée en passant par le collège, les élèves ont posé un lapin aux encadreurs et enseignants, réduits à constater le vide.

Pourtant, les chefs d’établissements et les enseignants programmés pour cette première journée ont très tôt rallié les écoles de la place. Mais, malgré leur engagement pour une rentrée scolaire réussie, ce premier jour de classe est resté morose. Les élèves n’ont pas été au rendez-vous.

C’était le cas au lycée Franco-arabe Thierno-Djibiyah où il n’y avait pas l’ombre d’un seul élève. Le constat est le même dans la plupart des écoles de la commune urbaine de Kindia. Les quelques exceptions sont à noter au lycée du 28 septembre, où il y avait 7 élèves dans deux salles différentes, aux lycées Sambaya et Bamban, ainsi que les collèges Tafori et Sarakoléah où le nettoyage était en cours.

Ibrahima Kaba

D’ailleurs, à l’école primaire de Condetta, la cour était occupée par des jeunes footballeurs, en lieu et place des élèves. Ce, au grand dam d’Ibrahima Kaba, 1er responsable de cet établissement scolaire. « Ce matin c’est l’ouverture officielle des classes. Comme vous l’avez constaté, tous les enseignants sont là ; mais, il n’y a aucun élève. Donc, je demande aux parents d’élèves de laisser les enfants venir à l’école, parce qu’une fois que l’école ouvre ses portes, le travail commence. Et, si on chôme dès le départ, on sera obligé de retarder parce que tout est comptabilisé sur l’emploi de temps. Donc, ils doivent prendre conscience car les enseignants sont là, prêts à les enseigner », a-t-il laissé entendre.

Theirno Aliou Sylla

De son côté, Thierno Aliou Sylla, le principal du collège de Kindia 4, met cette absence des élèves sur le dos de leurs parents. « Tous les professeurs qui étaient programmés ce matin sont venus. Même ceux qui n’étaient pas programmés sont là. Mais, les élèves ne sont pas venus. Cela relève de la responsabilité des parents. Nous, nous sommes prêts à commencer les cours. Mais, les élèves ne sont pas venus. On les attend quand même. Tu sais d’habitude, ça se passe comme ça ici. L’Etat dit l’ouverture c’est telle date, les élèves eux aussi disent : on vient tel jour », a révélé Thierno Aliou Sylla.

Mohamed Lamine Soumah

Trouvé à Condetta1, Mohamed Lamine Soumah, élève en 4ème année, dit n’avoir trouvé aucun camarade dans son école. « Je suis venu pour suivre les cours. Je n’ai trouvé aucun camarade sur place, le directeur m’a dit de rentrer et de revenir le lundi prochain », a-t-il confié.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Le maire de Kindia à la fête du 02 Octobre : « vive la nouvelle constitution »

3 octobre 2019 à 11 11 32 103210

Indépendante depuis le 02 octobre 1958, la République de Guinée a eu 61 ans hier, mercredi 02 octobre 2019. Partout, dans le pays, une fête commémorative a été organisée et des hommages ont été rendus à ceux qui ont lutté (parfois au prix de leurs vies) pour que cette nation soit libre et souveraine.

Dans la préfecture de Kindia, cette célébration s’est déroulée à la place des martyrs, en présence des autorités administratives et militaires, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kindia.

Revue des troupes, dépôt d’une gerbe de fleurs, défilé des corps socioprofessionnels et des forces de défense et sécurité… La ville de Kindia a vibré ce mercredi au rythme de la fête commémorative de l’an 61 de l’accession de la Guinée à la souveraineté nationale. Les populations de la cité de Manga Kindi ont bravé la pluie pour rallier la place des martyrs afin de donner une empreinte particulière au 61ème anniversaire de la Guinée indépendante.

Mamadouba Bangoura, maire de la commune urbaine de Kindia

Dans son discours de circonstance, le maire de la commune urbaine de Kindia, Mamadouba Bangoura, a exhorté les populations de la ville à la cohésion sociale. Il a aussi profité de l’occasion pour dire « OUI » au projet de la nouvelle constitution. Un projet qui polarise actuellement les débats politiques, puisque pouvant donner la possibilité au président Alpha Condé de prolonger son bail à la tête de la Guinée après son deuxième et dernier mandat, en 2020.

« J’invite les uns et les autres à resserrer les rangs et de soutenir les idéaux de paix et de progrès prônés par son excellence le chef de l’Etat, Pr. Alpha Condé, pour une Guinée émergente et prospère. L’engagement de tous est vivement souhaité dans l’accomplissement de cette mission noble… Braves populations de Kania, je vous exhorte à une synergie d’action, à une cohésion sociale, à l’unité nationale pour le bonheur de notre pays tant souhaité par le peuple de Guinée. Vive la paix ! vive l’unité nationale, vive la Guinée émergente et prospère ! vive la nouvelle constitution … », a dit Mamadouba Bangoura.

N’fan Soumane Touré, Préfet de Kindia

De son côté, le préfet de Kindia a tout d’abord survolé les évènements qui ont conduit la Guinée à l’indépendance et le chemin à la fois périlleux et glorieux emprunté par notre pays, depuis son accession à la souveraineté nationale.

Le préfet, N’fan Soumane Touré, s’est ensuite réjoui du choix porté sur Kindia pour abriter les festivités de l’an 61 de la Guinée indépendante (même si ces festivités ont été reportées à 2020), tout en exprimant la détermination des populations de Kindia à soutenir le projet d’une nouvelle constitution dans le pays.

« La région de Kindia a eu le privilège d’être choisie pour les festivités de l’an 61 de notre indépendance, reportées très heureusement pour l’année 2020. Cet honneur renouvelé par le gouvernement de la République à notre préfecture et à notre région, témoigne de toute l’attention que le chef de l’Etat porte sur nous. Cela est un grand espoir pour toutes les composantes sociales de notre préfecture qui ne ménagent aucun effort pour soutenir les actions du Pr Alpha Condé. C’est pourquoi, elles sont résolues pour la nouvelle constitution… Les paisibles populations de Kindia nourrissent l’espoir de voir le peuple de Guinée choisir, comme en septembre 1958, le chemin de la vérité et de son avenir. Cette commémoration de notre fête de l’indépendance est en effet un rappel de mémoire et de devoir pour tout citoyen. Car, le pays restera toujours un patrimoine collectif qu’on doit partager, gérer, sauvegarder et transmettre aux générations futures avec fierté et responsabilité. Tous ces grands investissements qui sont effectués à travers les différentes localités de la Guinée et qui sont envisagés, doivent nous indiquer le chemin de l’exemple et de la reconnaissance pour un homme qui a promis le retour de la Guinée sur l’orbite du bon changement », a dit N’fan Soumane Touré.

Pour sa part, Hadja Sarangbè Camara, gouverneure de la région administrative de Kindia, a appelé les populations de la ville des agrumes à promouvoir la paix et à rester alignées derrière l’actuel président de la Guinée.

Hadja Sarangbè Camara, gouverneure de la région administrative de Kindia

« Donnons-nous la main et restons solidaire. Aujourd’hui, c’est nous qui sommes les administrateurs. Mais, quand on dit que tu es le chef, c’est qu’il y a des gens derrière toi… Le multipartisme a été créé. Mais, on ne peut pas dire que chaque parti va faire ce qu’il veut, comme il le veut. Aujourd’hui, c’est le Pr Alpha Condé qui est le président de la République. Restons derrière lui. Il n’y a pas une seule personne qui ne va pas passer… Nous avons tous prié Dieu pour qu’il nous donne un président qui peut nous aider. Et, il nous a donné le Pr Alpha Condé. Celui qui dit que ce n’est pas ce dernier, c’est avec Dieu qu’il sera en conflit… Même si c’est une famille, si vous n’êtes pas d’accord, votre famille ne peut pas avancer. Donc, donnons-nous la main, soyons unis et restons derrière le Pr Alpha Condé pour que la Guinée aille de l’avant », a indiqué Hadja Sarangbè Camara.

A noter que la célébration du 61ème anniversaire de la Guinée à Kindia a été rehaussée de la présence de monsieur Ibrahima Kalil Konaté (K²), président du Conseil d’administration de la LONAGUI et ancien ministre de l’éducation, et du député uninominal de Kindia, Dembo Fadiga.

De Kindia, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Kindia : le corps sans vie d’un enfant retrouvé dans un puits

3 octobre 2019 à 9 09 15 101510

Cette découverte macabre a eu lieu hier, mercredi 02 octobre 2019, à Sarakoléah, un quartier relevant de la commune urbaine de Kindia. Selon des informations confiées à un des correspondants de Guineematin.com à Kindia, c’est aux environs de 12 heures que le corps sans vie de Mohamed Lamine Touré, un enfant âgé d’un an, a été retrouvé dans un puits qui appartiendrait à la « famille Kabaya ». Une découverte effectuée par Hassanatou Diallo, une jeune fille qui habite la même concession.

Interrogée sur cette découverte, Hassanatou Diallo indique que Mohamed Lamine Touré était mort au moment où l’a repêché du puits.

Hassanatou Diallo

« L’enfant était avec nous ; et, on jouait ensemble. Quand il a pris le petit déjeuner le matin, sa maman nous a laissés ici pour aller au Marché. A son retour, elle a commencé à chercher son enfant. On a marché toute la journée et nous avons tenté de joindre notre grand frère à la radio pour qu’il fasse un communiqué. Mais, on ne l’a pas eu au téléphone. Moi, je venais pour préparer. Quand j’ai ouvert le puits, j’ai vu mon frère dedans. Je l’ai regardé ; et, je me suis dit que c’est mon frère qui est couché là. Mais, je n’ai pas cru un instant. Soudain, j’ai crié en appelant mon grand frère. Je lui ai dit que j’ai retrouvé notre jeune frère dans le puits. Au moment où on l’a fait monter, il était déjà mort », a expliqué Hassanatou Diallo, voisine de la victime.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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Camarade Django Cissé du RDA : « depuis 1984, les fêtes de l’indépendance sont sabotées »

3 octobre 2019 à 8 08 39 103910

La ville de Kindia a vibré hier, mercredi 02 Octobre 2019, au rythme de la célébration de la fête anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance nationale. Malgré une forte pluie qui s’est abattue sur la ville jusqu’à 11 heures, les populations se sont mobilisées à la place des martyres pour conférer à cette fête tout éclat.

Présent sur les lieux, le secrétaire fédéral du parti RDA, le Camarade Django Cissé, a tout de même déploré le manque d’engouement constaté ces dernières années autour de cette fête anniversaire, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Kindia.

Pour ce responsable politique qui est encore nostalgique des moments glorieux de la première République, ce « sabotage » a commencé après le coup d’Etat militaire perpétré par le CMRN (le comité militaire de redressement national) de Lansana Conté.

« Tout est parti du 03 avril 1984. Depuis lors, les fêtes-là ont été sabotées. Vous savez, l’ennemi était entré dans les rangs, parce que la Guinée est un pays noble. On avait la souveraineté, on avait tout. Le 2 octobre est une date de fierté pour le peuple guinéen ; car, c’est à cette date que nous avons été les premiers à dire NON à la domination française. Mais, c’est maintenant saboté dans le pays. Si vous avez vu l’anniversaire de la fête chinoise la fois dernière, ça veut dire quelque chose. Mais, pourquoi pas chez nous ici ? Tous les pays ont maintenu leurs écrans par rapport à l’indépendance, sauf la Guinée qui a abandonné ces fêtes depuis le 03 avril 1984 » a laissé entendre Camarade Django Cissé.

Parlant de l’ennemi dont il fait allusion, le secrétaire fédéral du parti RDA pointe du doigt « le colonisateur » français. « Les ennemis, je veux parler de l’impérialisme et ses valeurs, les colonisateurs. Il ne faut pas se cacher des termes. Là où on est comme ça, il faut dire la vérité à la nouvelle génération. Parce qu’on a dit NON, le colonisateur, la France, n’a pas du tout aimé ça. Pendant tout le temps, ils étaient avec nous, on a créé l’insécurité intérieure dans notre pays. C’est ce qui fait qu’alors l’impérialisme et ses valeurs ont eu le temps de prendre leur revanche le 3 avril pour nous abattre », a dénoncé le camarade Django Cissé.

Il est à noter que de nombreuses personnalités locales ont pris part à cette cérémonie solennelle organisée à la place des martyres.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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2 octobre 2019 : « absence de l’Etat républicain, démission de la classe politique »

3 octobre 2019 à 0 12 07 100710
Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo

« Quand je vois aujourd’hui qu’on est en train de parler de la proclamation de l’indépendance nationale, je vois qu’on est en train de parler du 2 octobre 1958, je suis vraiment désolé, je suis triste parce que l’évènement est banalisé. On ne sent pas. Si la presse n’en parlait pas, personne n’en parle. C’est une démission. C’est pour cette raison, avec tout le respect que je dois à tout le monde, je suis obligé de dire que je ne retrouve pas l’Etat républicain, je ne retrouve pas l’esprit républicain des partis politiques. Je ne retrouve pas l’esprit républicain de l’Assemblée Nationale », a confié à Guineematin.com, à travers la vidéo ci-dessous, l’ancien maire de Labé, Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, membre du bureau exécutif national de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR).

Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, professeur de français à la retraite, appartenant à la première promotion de l’école normale secondaire de Dabadou, Kankan a exercé d’abord des responsabilité syndicale à Macenta, N’Zérékoré et Kaloum avant d’être dans les organismes de la JRDA comme chargé des sports, des arts et de la culture puis inspecteur politique et directeur général par intérim du contrôle politique près le Ministère du Développement Rural (MDR) de Kindia pour se retrouver plus tard, à partir de 2000 maire UPR de la commune urbaine de Labé.

Dans cet entretien qu’il a accordé à un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, ce membre du bureau exécutif national de l’UPR dénonce la timidité de l’Etat et de la classe politique avec laquelle le 2 octobre 1958, évènement de grande portée historique est rappelé.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Affaire du 3ème mandat : « il y a un risque réel de guerre civile en Guinée »

30 septembre 2019 à 18 06 31 09319

J’exhorte la communauté internationale, la CEDAO, à intervenir maintenant ; car, il y a un risque réel de guerre civile dans notre pays. Les gens sont en train de prendre de l’argent dans les mains du président de la République en lui faisant croire qu’ils peuvent l’aider à obtenir le 3ème mandat. Ça ne marchera pas. Les guinéens souffrent… Vous voyez comment les gens souffrent ? Vous voyez comment nos ressources minières sont en train d’être pillées ? Voyez ce que la construction du barrage de Souapiti a fait à nos parents ? Regardez ce que son exploitation est en train de faire à nos parents à Konkouré et alentours ? Les gens ont perdu leurs champs, leurs maisons et jusque-là, ils n’ont pas été indemnisés…

Elhadj Sékhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte
Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte

Opposé à toute idée de changement de la Constitution guinéenne actuelle, le Kountigui de la Basse Côte, Elhadj Sékhouna Soumah, a réaffirmé sa position ce lundi 30 septembre 2019. Il avertit la communauté internationale sur les risques qui planent au dessus de la Guinée face à la volonté d’Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir. Il l’a dit à l’occasion d’une rencontre qu’il a eue à Toumanyah, dans la commune urbaine de Dubréka, avec l’Union des Ressortissants de la Basse Côte, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le très populaire Elhadj Sékhouna Soumah, Kountigui de la Basse Côte, ne cache pas son aversion pour le funeste projet de nouvelle constitution en cours de préparation en Guinée. La rencontre de ce lundi, tenue à Toumanyah, a connu la présence des Kountigui de toutes les préfectures de la Basse Guinée ou de leurs représentants (Télimélé, Kindia, Dubréka, Forécariah, Coyah, Fria, Boké et Boffa) et des 5 communes de Conakry. Elle visait à prendre le contrepied d’un groupe de personnes qui est allé au RPG Arc-en-ciel il y a 48 heures pour annoncer au nom de la Basse Côte son adhésion au projet de 3ème mandat.

Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte

Dans son intervention, Elhadj Sékhouna Soumah a réitéré son opposition au projet de nouvelle constitution destiné à accorder un mandat supplémentaire à Alpha Condé à la tête de la Guinée. Selon lui, « ce projet de nouvelle constitution a pour seul objectif d’accorder un mandat à vie au président Alpha Condé. Je ne suis pas contre Alpha Condé ; mais, je suis contre son 3ème mandat. J’exhorte la communauté internationale, la CEDAO, à intervenir maintenant ; car, il y a un risque réel de guerre civile dans notre pays. Les gens sont en train de prendre de l’argent dans les mains du président de la République en lui faisant croire qu’ils peuvent l’aider à obtenir le 3ème mandat. Ça ne marchera pas. Les guinéens souffrent, ils viennent vous donner de l’argent afin que vous souteniez ce projet. S’ils vous donnent de l’argent, prenez le car c’est l’argent du contribuable guinéen. Mais, refusez de les soutenir dans ce dangereux projet. Une fois encore, j’en appelle à l’implication de la communauté internationale. Les guinéens ne sont pas d’accord pour ce 3ème mandat et ne seront jamais d’accord. Il a fait ses deux mandats, qu’il s’en aille maintenant, car il n’est pas le seul guinéen », a-t-il lancé.

Parlant du groupe de personnes qui s’est exprimé au nom de la Basse Côte la semaine dernière, Elhadj Sékhouna Soumah les a qualifiés de démagogues. « S’ils sont sûrs qu’ils parlent au nom de la Basse Côte, qu’ils aillent dans leurs préfectures respectives pour tenir ces propos. Cette question de Basse Guinée ne se parle pas au siège d’un parti politique. Moi, je suis le Kountigui de la Base côte, j’ai dit que nous ne sommes pas d’accord avec le 3ème mandat. J’assume mes propos. C’est pourquoi d’ailleurs j’ai fait venir l’ensemble des Kountigui des autres préfectures de la Basse Côte ici pour qu’ils disent publiquement notre position. Ce que je déplore, c’est qu’en basse Guinée, les gens n’ont pas de respect pour l’autorité morale que nous sommes. Dans les autres régions comme le Fouta, la Forêt ou en Haute Guinée, ce n’est pas le cas. Là-bas, les gens respectent l’autorité morale. Mais en Basse Côte, ce sont nos propres fils qui nous désobéissent souvent », a-t-il regretté.

Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte

En outre, le Kountigui de la Basse Côte a dénoncé la misère qui frappe de nombreux citoyens de la Basse Côte où l’exploitation minière ne leur a jamais profité. « Vous voyez comment les gens souffrent ? Vous voyez comment nos ressources minières sont en train d’être pillées ? Je dis pillées, parce que l’exploitation n’a aucune conséquence positive sur le niveau de vie de nos enfants. Voyez ce que la construction du barrage de Souapiti a fait à nos parents ? Certes, ce barrage va nous aider à avoir le courant, mais regardez ce que son exploitation est en train de faire à nos parents à Konkouré et alentours ? Les gens ont perdu leurs champs, leurs maisons et jusque-là, ils n’ont pas été indemnisés. Au lieu que les cadres de la Basse Côte partent s’enquérir de la situation de nos parents de ce côté, ils sont en train de parler de ce projet de 3ème mandat que tous les guinéens détestent aujourd’hui ».

Continuant à énumérer les errements de la gouvernance actuelle, Elhadj Sékhouna Soumah a évoqué le mauvais état des routes de la Basse Côte. « Forécariah a connu successivement trois Premiers ministres. Mais, allez voir la route de Coyah-Forécariah, une route qui est distante de moins de 160 kilomètres, mais aujourd’hui elle est dans un piteux état. Allez y voir la route Conakry-Kindia. Kindia qui est la capitale de la Basse Côte, la route qui mène là-bas est impraticable. Nous ne sommes pas d’accord avec le 3ème mandat. Il a fait deux mandats, qu’il s’en aille », a martelé le vieil homme.

De Dubréka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : 28 nouveaux volontaires du corps de la paix prêtent serment

28 septembre 2019 à 10 10 46 09469

Après 3 mois de cours suivis au centre de formation américain de Bagakoundou, situé à Dubreka, vingt-huit (28) volontaires du corps de la paix ont prêté serment ce vendredi, 27 septembre 2019, à Conakry. Dans les prochains jours, ils seront déployés à l’intérieur du pays pour enseigner dans des écoles pendant deux ans, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La présence du corps de la paix en Guinée vise à favoriser un échange culturel et linguistique entre guinéens et américains. C’est dans ce cadre que ces 28 enseignants sont arrivés dans notre pays. Avant leur déploiement sur le terrain, ils ont suivi une formation de trois mois pour apprendre le français et les langues locales. Une formation couronnée par un succès, selon Audu Besmer, chargé d’affaires à l’ambassade des Etats-Unis en Guinée.

Audu Besmer, chargé d’affaires à l’ambassade des Etats-Unis en Guinée

« C’est avec un immense plaisir que je m’adresse à vous cet après-midi à l’occasion de l’assermentation de notre dernière classe de 28 volontaires du corps de la paix. Tous les 28 qui sont arrivés le 3 juillet, ont terminé leur programme de formation avec succès et réaffirment leur engagement. Le corps de la paix est un élément important du partenariat entre les USA et la Guinée depuis 1963, année de l’arrivée ici des premiers volontaires. Je tiens personnellement à remercier le personnel et les formateurs techniques qui ont encadré ces volontaires tout au long de leur formation initiale. Je tiens également à remercier le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation pour leur coopération tellement indispensable au succès du programme », a déclaré le diplomate américain.

Sébastean Zenzo Selarque

En prêtant serment, les volontaires du corps de la paix ont pris l’engagement d’accomplir correctement leur mission sur le terrain. Celle de contribuer à la formation des élèves guinéens. « Je suis venu en Guinée pour être professeur de mathématiques au lycée Pathé Diallo de Mandiana. Et, je compte apporter mon soutien aux autres enseignants ainsi qu’aux élèves de là-bas afin d’améliorer le système éducatif dans cette localité », a promis Sébastean Zenzo Selarque, l’un des volontaires.

Dr Diéné Keïta, ministre de la coopération internationale et de l’intégration africaine

Présente à cette cérémonie, la ministre guinéenne de la coopération internationale et de l’intégration africaine, Dr Diéné Keïta, a remercié le corps de la paix pour le soutien qu’il apporte à la Guinée. « Je voudrais vous dire au nom du président de la République et au nom du Premier ministre toutes mes félicitations. La philosophie du corps de la paix est absolument unique. Vous êtes là pour partager ce que votre pays a de plus beau : sa générosité et son courage. Merci pour mon pays, merci pour tous les jeunes guinéens qui vont bénéficier de cette générosité ».

Parmi ces 28 nouveaux volontaires du corps de la paix, il y a dix-huit(18) professeurs de mathématiques ; huit (8) professeurs de sciences (Physique, Chimie et Biologie) ; et deux (2) professeurs de langue anglaise. Ils seront répartis entre les préfectures de Kindia, Boké, Gaoual, Mamou, Dalaba, Pita,Tougué, Mali,Télémélé, Dabola, Dinguiraye Kouroussa, Kankan, Siguiri, Mandiana, Kissidougou et Guéckédou.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 623532504

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Mambia (Kindia) : RUSAL/CBK offre une école primaire au secteur Nianaya

27 septembre 2019 à 12 12 06 09069

La Compagnie des Bauxites de Kindia RUSAL (CBK) a procédé hier, jeudi 26 septembre 2019, à la remise officielle des clés de la nouvelle école primaire du secteur Nianaya, relevant de la sous-préfecture de Mambia (Préfecture de Kindia). Ce nouvel établissement scolaire comprend trois salles de classe, une direction et un bloc-latrines de 5 cabines. Les travaux ont été financés par la compagnie minière à hauteur de 290 millions de francs guinéens, a appris Guineematin.com, à travers son envoyé spécial.

Dans son discours de bienvenue, Labilé 2 Loua, sous-préfet de Mambia, a dit que la remise de cette importante infrastructure à sa localité, traduit l’excellence des bons rapports de coopération entre la commune rurale de Mambia et la société minière RUSAL CBK.

Labilé 2 Loua, sous-préfet de Mambia

« Cette infrastructure que nous recevons de la compagnie RUSAL (CBK) est le fruit du principe gagnant-gagnant d’une part, mais aussi matérialiser la ferme volonté des autorités de la compagnie à appuyer l’éducation en tant que socle de tout développement endogène et durable. Car cet appui permet de lutter contre l’analphabétisme et augmenter de façon significative le taux de scolarisation dans la commune. Nous sommes fiers de dire du haut de cette tribune que ce don qui vient s’ajouter à d’autres, aura un impact sur la vie quotidienne des populations bénéficiaires, qui se traduit substantiellement par l’amélioration de la qualité de vie et de travail. Nous pouvons citer entre autres réalisations : des écoles, des postes de santé, la restauration des infrastructures administratives », a-t-il cité.

Abondant dans le même sens, monsieur Petr Gaevskiy, directeur général de RUSAL/CBK, a indiqué que la construction de cette école par sa société dans le secteur Nianaya, s’inscrit dans l’appui au développement des infrastructures des villages de la zone de présence de RUSAL dans la préfecture de Kindia.

Petr Gaevskiy, directeur général de RUSALCBK

Selon lui, « il n’y a pas de sujet plus important que l’éducation et l’avenir des jeunes. Les enfants sont les citoyens de demain et représentent l’avenir du pays. Il est essentiel que chacun ait accès à l’éducation. L’investissement dans l’éducation des jeunes peut contribuer au développement socio-économique durable d’un pays. Et aujourd’hui, à la veille de la nouvelle année scolaire, nous sommes heureux de vous accueillir tous à notre cérémonie consacrée à la remise officielle des clés et l’ouverture d’une nouvelle école primaire de 3 classes et d’un bloc-latrines dans le secteur Nianaya, construite par RUSAL/CBK pour un montant de 290 millions de francs guinéens », a-t-il souligné.

Par ailleurs, monsieur Petr Gaevskiy a fait savoir que RUSAL, étant une entreprise responsable, attache une grande importance à la résolution des problèmes des gens qui se trouvent dans sa zone d’exploitation. « Partout où RUSAL est présente, de nouvelles écoles, centres médicaux, mosquées et terrain de sport et forages d’eau potable s’ouvrent à Conakry, Kindia, Fria et à Boké. RUSAL n’épargne pas sur les moyens lorsqu’il s’agit des investissements sociaux visant à améliorer la vie et la santé de population, ainsi qu’à renforcer le système éducatif dans la région de notre présence et en Guinée dans son ensemble. A titre d’exemple du soutien de RUSAL à l’éducation, je citerai notre programme « Bourse RUSAL » lancé en août 2018. Dans le cadre de ce programme, 101 jeunes guinéens ont droit à l’enseignement supérieur gratuit dans les meilleures universités de la Russie », a-t-il ajouté.

De son côté, Kabinet Diawara, secrétaire général chargé des collectivités locales, au nom du préfet de Kindia, a remercié les généreux donateurs. Comme ses prédécesseurs, monsieur Diawara a reconnu que la compagnie RUSAL/CBK n’est pas à son premier geste.

Kabinet Diawara, secrétaire général chargé des collectivités locales de Kindia

« C’est une assistance volontaire que RUSAL/CBK fait à la population, pour libérer les enfants et leur montrer le chemin de l’école. Donc pour cette œuvre, les autorités à tous les niveaux de Kindia remercient l’ensemble des travailleurs de RUSAL/CBK. On est très fiers et on peut que se réjouir de cette coopération qui ne fait que produire des résultats très positifs. C’est nous qui bénéficions, c’est une charge de moins pour notre administration. Parce que notre mission principale, c’est d’accompagner les populations dans leurs initiatives de développement. Aujourd’hui, on a un fardeau de moins. Quand vous regardez ici, vous verrez beaucoup d’enfants qui ont l’âge d’aller à l’école. Donc, livrer une telle infrastructure pour cette population, c’est une assistance énorme. Je puis vous rassurer au nom du préfet, que nous mettrons tout en œuvre pour que cette école soit fréquentée par les enfants, que cette école soit maintenue et entretenue par les populations », s’est-il engagé.

De Nianaya, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kindia : Le tournoi doté du trophée Alpha Condé tourne à l’affrontement entre jeunes

27 septembre 2019 à 11 11 23 09239

Depuis 2016, les 33 quartiers de la ville de Kindia se retrouvent chaque année autour d’un tournoi de football destiné à de déceler les talents locaux et à renforcer le tissu social entre les fils du terroir. Mais, pour cette année 2019, le tournoi a tourné au vinaigre, notamment dans la soirée d’hier jeudi, 26 septembre 2019. Des échauffourées ont été enregistrées à l’occasion de la 2ème journée des demi-finales qui mettait aux prises l’équipe de Condeta 3 à la formation de Manquepas Mosquée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le tournoi censé renforcer les liens entre les fils de Kindia, doté du trophée président Alpha Condé, a tourné à la bagarre au stade Fodé Fissa ce jeudi. Depuis son coup d’envoi, des incidents sont souvent signalés entre les supporters des différentes équipes.

Pour la journée d’hier, des jeunes gens ont empêché la poursuite de la deuxième journée des demi-finales. Alors que Condeta 3 et Manquepas Mosquée étaient à égalité, des manifestants ont gâché la fête. C’est pendant la 2ème mi-temps que la tension est montée d’un cran. Pendant plus de 10 minutes, une pluie de cailloux s’est abattue sur le terrain. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les semeurs de troubles.

Plusieurs jeunes gens ont été blessés. C’est le cas de Lansana Boukhary Camara, journaliste sportif à Kindia. « A chaque fois qu’on organise le tournoi inter-quartiers de football de Kindia, les jeunes s’attaquent directement les uns aux autres. Je crois bien que ce n’est pas la solution. Il faut que la jeunesse de Kindia soit consciente maintenant pour que nous pussions jouer cette compétition, surtout un tournoi doté du trophée le professeur Alpha Condé. Je crois bien que c’est une manière d’animer la ville de Kindia. Aujourd’hui, il faut que les jeunes comprennent que Kindia appartient à tout le monde. Certains joueurs sont blessés. Je crois bien que les organisateurs n’ont pas organisé ce tournoi pour que la jeunesse de Kindia se donne des coups de poing. La rencontre d’hier aussi qui opposait les quartiers de Koliady 1 au quartier Gare, on a vu des jets de pierre un peu partout, suite à la défaite de Gare. Depuis le début de cette compétition, quand un quartier est éliminé, les loubards de ce quartier jettent les pierres sur les adversaires… C’est vraiment dommage », s’indigne-t-il.

Saliou Sylla, dit Moalim

Même son de cloche chez l’entraîneur de football, Saliou Sylla, alias Moalim, qui dénonce cet état de fait. « Cette compétition vise à renforcer les liens d’amitié et de fraternité entre les 33 quartiers et de faire vibrer Kindia en cette période des grandes vacances, en plus pour détecter les difficultés qui minent le football de Kindia. Par exemple, pour le FC GANGAN, c’est à cette compétition qu’on peut recruter les joueurs pour notre équipe, reléguée en ligue 2 pour qu’ils puissent faire la fierté de Kindia. Vraiment, cet acte barbare est une désolation de notre part. Le règlement est établi par les organisateurs, mais la rigueur manque, la magouille règne aussi au sein du groupe des organisateurs. Même pas pour ce tournoi seulement, dans les autres compétitions, si vous faites un règlement intérieur, il faut l’appliquer. Mais, eux ils ne l’appliquent pas. On se souvient que depuis le début de ce tournoi, il y a trop de pagaille. Et aucun quartier n’a été sanctionné et c’est ce qui continu jusqu’à présent », dénonce-t-il.

Pour sa part, Ibrahima Khalil Touré, ingénieur de formation, dénonce la mauvaise stratégie des organisateurs. « C’est un manque d’organisation, pourquoi ? Parce qu’on ne peut pas comprendre que deux groupes de supporters soient assis dans un même lieu, cela va forcément occasionner la pagaille. D’autre part, il y a une question de maturité. Le coach de Condeta 3 était là à discuter avec les supporters et cela a suscité la tension. Il faudrait que les organisateurs se préparent, en passant de quartier en quartier pour la sensibilisation. Partout en Guinée, on ne peut pas jouer un match et terminer. Je dirais à la jeunesse de Kindia d’être consciente, d’être plus réfléchie dans sa manière de faire. Quand ont dit le changement, ça commence d’abord par la mentalité, par le caractère, par soi-même, avant les autres ».

Alhassane Soumah

De son côté, Alhassane Soumah a subi la colère des forces de sécurité. « Le policier m’a frappé six fois avec sa matraque. Le commandant m’a dit de pardonner. Donc, je ne peux rien. Ils m’ont blessé avec leur matraque. Pourtant, je ne fais pas partie des jeunes manifestants ».

Si tout va bien, la finale dudit tournoi doit se jouer le 2 octobre prochain.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Sinta (Télimélé) : un récidiviste viole une fillette de 10 ans

26 septembre 2019 à 18 06 26 09269

Accusé d’être un violeur récidiviste, Mamadou Yéro Bah, alias Doudha, a été interpellé en début de cette semaine par la population de Kambaya, dans la commune rurale de Sinta, préfecture de Télimélé. Une interpellation survenue après le viol, dans la nuit du lundi au mardi, 24 septembre 2019, d’une fillette de 10 ans. Il a fallu une intervention courageuse des gendarmes pour éviter un lynchage du présumé auteur de ce viol, a appris un des correspondants de Guineematin.com dans la région.

Selon nos informations, Mamadou Yéro Bah a été dénoncé par sa présumée victime. Cette fille qui revenait d’une boite de nuit aurait été attaquée et violée non loin du marché de Kambaya. « C’est suite à un appel téléphonique que nous avons été informés que notre fille a été violée par Mamadou Doudha. C’est ainsi que nous avons décidé de porter plainte contre lui à la gendarmerie… Mais, le temps pour les gendarmes d’arriver sur les lieux, on a trouvé que les citoyens en colère ont arrêté Doudha. Ils étaient en train de le ligoter. Sur place, on lui a demandé de s’expliquer. Il a dit qu’il ne connait pas notre fille. Entre temps on a fait venir cette dernière. Elle détenait le bonnet de son violeur. Et, ce bonnet était celui du Mamadou Doudha. Tout le monde le connait avec ce bonnet à Kambaya », a expliqué au téléphone de Guineematin.com Samba Diouma Barry, un oncle de la victime.

Concernant l’état de santé de sa nièce, monsieur Barry a dit que la victime fait encore des crises. « Quand on a porté plainte, le commandant de la gendarmerie nous a ordonné d’amener la fille au centre de santé. Le docteur a confirmé qu’il y a eu viol sur elle. La victime vient même de piquer une crise. Elle se trouve au centre de santé comme ça. Nous demandons aux autorités de nous aider pour éviter le pire. Car, ce n’est pas sa première fois de faire un problème de ce genre à Sinta. On peut compter plus de sept cas. Mais, à chaque fois qu’il est interpellé, on le libère aussitôt. Nous ne voulons plus le voir ici parce qu’il constitue un danger pour notre communauté », a ajouté Samba Diouma Barry.

Selon Fodé Sylla, chargé de la protection de l’enfance dans la sous-préfecture de Sinta, le présumé violeur a précédemment été déféré à Télimélé-centre. Ce, après avoir échappé de justesse à la furie des populations de Kambaya qui ont voulu le lyncher pour un autre cas. « C’est au marché qu’on m’a informé que le nommé Mamadou Yéro Bah, dit Doudha, est tombé sur une petite fille qu’il a entièrement deviergée. Automatiquement, les gens se sont mis en chaîne pour mettre main sur lui. La gendarmerie de Balaya est venue intervenir. Et, il a été déposé à la gendarmerie. Par la suite, un pick-up est venu de Télimélé pour le déposer à la gendarmerie là-bas. L’acte s’est produit à Kambaya ici après la soirée dansante. Doudha est venu monter son guet-apens dans l’enceinte du marché où il habite. J’avoue que c’est un habitué des faits. Même l’année dernière, je suis allé avec lui jusqu’à la justice. Il était tombé sur des enseignantes ici. Et, en tant que président de l’APAE, je l’avais poursuivi en justice où il a été condamné pour trois (3) mois. Il a purgé sa peine et est sorti. Mais, on s’était convenu avec le juge d’alors que dès l’instant que le problème de Mamadou Doudha arriverait à Télimélé, il sera déféré à Kindia. C’est quelqu’un qui fatigue les citoyens à Sinta », a indiqué Fodé Sylla.

Le caractère récidiviste de Mamadou Yéro Bah est confirmé même à la justice de paix de Télimélé où le juge, Yamoussa Conté, promet d’ouvrir une information judiciaire pour cet autre cas de viol. « D’après les informations, ce jeune est un récidiviste. Il a été une fois poursuivi pour tentative de viol. Une fois encore, il a même tenté de violer sa propre maman. Mais, ce n’était pas à mon temps. Il n’est jamais venu chez nous (à la justice de paix de Télimélé) en ma présence. Parce que je suis allergique aux violeurs. Je ne négocie jamais avec ça, à moins qu’on camoufle au niveau des OPJ (officiers de police judiciaire) sans que le PV (procès-verbal) ne nous parvienne. Là, je vais saisir le juge d’instruction pour ouvrir une information judiciaire. Après, on va saisir le tribunal criminel. Parce que le viol sur mineure est un crime », a indiqué le juge Yamoussa Conté, tout en exhortant à la population d’éviter de se rendre justice.

A suivre !

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Fermeture de la route Kindia-Télimélé : la galère des chauffeurs et passagers

26 septembre 2019 à 17 05 36 09369

Outre le déplacement de plusieurs villages, la réalisation du barrage hydroélectrique de Souapiti entraîne d’autres effets négatifs. C’est notamment la fermeture de la route nationale Kindia-Télimélé qui était jusque-là pratiquée. Les usagers de cette route se plaignent aujourd’hui des conséquences de cette situation, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

C’est le mardi, 24 septembre 2019, que les autorités ont annoncé la fermeture de la route reliant la préfecture de Télimélé à celle de Kindia. Une décision due à l’inondation de cette zone par les eaux en provenance du barrage de Souapiti. A Télimélé, c’est le syndicat des transporteurs de la préfecture, dirigé par Alpha Alimou Diallo, qui a annoncé la nouvelle aux chauffeurs.

Alpha Alimou Diallo, secrétaire général du syndicat des transporteurs de Télimélé

« Après avoir reçu l’information interdisant tout mouvement au niveau de Konkouré, nous avons pris des mesures pour informer les chauffeurs que désormais, pour venir à Télimélé, il ne faut pas passer par Konkouré. Il y a deux possibilités : soit passer par Sangaréya dans Pita ou par Souapitti via Dubreka », a indiqué le secrétaire général du syndicat des transporteurs de Télimélé.

Alpha Alimou Diallo ajoute toutefois, que cette décision complique davantage la situation pour les usagers de cette route. « L’état de la route est très mauvais et les agents sur le terrain fatiguent nos chauffeurs. Et, quand ils passent par Sangaréya, la distance d’ici Kindia augmente de 15 km, et c’est quasiment impraticable. Parfois, les chauffeurs sont obligés même de passer par Fria pour aller à Conakry », déplore le syndicaliste.

Mamadou Lamarana Camara, chauffeur

Mamadou Lamarana Camara est l’un des chauffeurs qui roulent sur la ligne Télimélé et Conakry. Aujourd’hui, il est partagé entre déception et amertume. « Nous souffrons énormément actuellement. D’abord, les routes sont très mauvaises, elles ressemblent à tout sauf des routes. Et en plus de ça, les syndicats nous ont dit de ne plus payer de l’argent au niveau de barrage, mais jusqu’à présent les agents nous demandent de payer avant de passer. Et, on n’a pas le choix, on est obligés de payer. Donc, il y a ce qui se dit et ce qui se passe sur le terrain. Les deux sont tout à fait différents », assure le chauffeur.

Boubacar Bah

En raison de toutes ces souffrances, certains usagers de la route refusent de respecter la consigne. Boubacar Bah a pris le risque d’emprunter la route fermée le mercredi, 25 septembre 2019. « C’est vrai que nous avons entendu l’information selon laquelle la route de Konkouré n’est plus opérationnelle. Mais nous, nous sommes passés par là-bas, et heureusement pour nous, l’eau n’avait pas atteint le niveau du pont. Nous sommes passés par là-bas parce que la route de Sangaréya, c’est tout un problème, elle est impraticable. Donc, pour éviter des pannes sur cette route impraticable, on s’est dit de passer par Konkouré pour cette fois. Nous avons constaté la montée de l’eau au niveau du pont, mais il restait un peu avant qu’elle n’atteigne le niveau du pont », a-t-il expliqué.

A noter que le syndicat des transporteurs a sensibilisé les chauffeurs pour leur demander de ne pas augmenter les frais de transport.

De Télimélé, Mamadou Alpha Barry pour Guineematin.com

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Montée des eaux du fleuve Konkouré : pieds dans l’eau, les populations dans l’embarras (Reportage)

26 septembre 2019 à 17 05 04 09049

Les populations qui vivent encore sur le site de Konkouré, dans la sous-préfecture de Kolet (préfecture de Télimélé), frissonnent à l’idée de voir la montée des eaux sur le fleuve Konkouré. Depuis lundi dernier, 23 septembre 2019, ces populations impactées par la construction du barrage de Souapiti ont les pieds dans l’eau. Sur place, la situation est lamentable. Avec cette crue qui met à rude épreuve leur existence, les habitants de ce district sont désemparés, déboussolés et ils s’interrogent plus que jamais sur leur avenir.

Les promesses d’indemnisation du projet Souapiti n’ont visiblement pas été à la hauteur des attentes. Et, la principale question que les « sinistrées de Konkouré » posent tous aux étrangers qu’ils rencontrent, en particulier à l’envoyé spécial de Guineematin.com est de savoir où aller après avoir quitté leurs terres pour toujours ?

Depuis les la fermeture des vannes (le 26 août dernier) du barrage Souapiti, on observe une augmentation du volume d’eau au niveau du fleuve Konkouré. Une eau qui menace de noyer les localités voisines dudit fleuve. Des localités parmi lesquelles se trouve le district de Konkouré (dans la sous-préfecture de Kollet) où quelques citoyens y sont encore, alors que les autres habitants de ce district ont été déplacés et réinstallés dans des sites prévus à cet effet.

Depuis quelques jours, cette minorité non négligeable dort avec la crainte de se réveillée dans l’eau, noyée et emportée par les eaux qui débordent actuellement sur leurs terres. Lundi dernier, ces populations se sont réveillées les pieds dans l’eau. La crue avait envahi certaines habitations proches du ‘’Pont de Konkouré’’ et coupé la route qui mène au marché de ladite localité. Ce même lundi (jour du marché hebdomadaire de Konkouré), les populations qui ont afflué sur Konkouré ont eu du mal à se frayer un chemin pour le marché. Certains hommes ont même préféré aller acheter les condiments à la place de leurs femmes qui ont peur d’être emportées par les eaux.

Ibrahima Sadio Diallo, habitant de Tènè, venu au marché hebdomadaire de Konkouré

« On n’a pas un marché à part ici. Et, aujourd’hui, voici l’eau qui a traversé de l’autre côté. D’ici la semaine prochaine, on ne pourra plus revenir ici. Et, c’est ici (à Konkouré) qu’on achète du pain et des condiments. Donc, si aujourd’hui on voit l’eau traverser le pont, ça veut dire que c’est grave pour nous. La semaine dernière, c’est ma femme qui est venue au marché. Mais, aujourd’hui, c’est moi qui suis venu. Parce que ma femme a peur », a expliqué Ibrahima Sadio Diallo, un habitant de Tènè, venu au marché hebdomadaire de Konkouré.

Assis devant sa boutique, les yeux rivés sur une étendue d’eau qui se trouve à une dizaine de mètres de sa concession, Mamadou Dian Diallo s’interroge sur son sort et exprime sa détermination à rester chez lui tant qu’il n’est pas indemnisé. Ce vieux handicapé de 67 ans et père de 21 enfants dit être prêt à être noyé que de partir sans être indemnisé.

Mamadou Dian Diallo

« Nous sommes ici jusqu’à présent parce que nous n’avons pas été indemnisés. Ils n’ont pas construit nos maisons et nous n’avons pas où aller. Ils ont envoyé l’eau qui est en train de nous envahir ici. Vous voyez que c’est juste 10 mètres qui sépare l’eau du fleuve à ma boutique. Mais, je ne vais aller nulle part avant d’entrer en possession de mon dû. J’ai mes biens et mes avoirs ici. Et, quand l’eau arrivera dans ma boutique, je ne vais rien faire sortir. Je vais bien fermer et je vais aller saisir la justice. Parce que je ne vais pas pardonner. J’ai encore des gamins qui ne peuvent rien faire. D’autres sont dans les écoles à Mamou, Kindia, Conakry et Kankan. Et, leurs frais de scolarité viennent de cette boutique. Donc, s’ils viennent gâter mes biens, je ne vais pas pardonner. Comme ils ne sont pas dans l’incapacité de nous indemniser, qu’ils nous indemnisent alors. Ils nous ont dit de quitter ici. Nous sommes d’accord. Nous n’allons pas prendre le contre-pied du président de la République ; mais, nous n’allons pas quitter sans être indemnisés. Qu’on pleure ou qu’on rit, nous n’irons nulle part sans être indemnisés. S’ils veulent, ils vont nous noyer ou nous larguer des bombes. Nous sommes prêts pour ça ; mais, nous n’allons pas bouger d’ici sans avoir nos dus. J’ai beaucoup de maisons et des magasins ici. Rien de tout ça ne m’a été restitué encore. On me dit de partir pour entrer où ? Ce n’est pas pour manquer du respect au pouvoir ; mais, si je suis là encore, c’est parce que je n’ai pas où entrer à ailleurs. On nous a dit d’aller à Kambanyah. Mais, nous, nous ne voulons pas de Kambanyah ni pour aujourd’hui, ni pour demain. Ils n’ont qu’à nous indemniser en numéraire, nous allons partir et construire à Kindia. Aujourd’hui, ils ont fini de perturber tout le monde, surtout moi. Je suis presque envahi par l’eau ; et, je n’ai pas où aller avec ma famille et ma marchandise. Maintenant, nous sommes dans leurs mains. Ils n’ont qu’à nous noyer comme c’est ce qu’ils veulent. J’ai 21 enfants, j’ai 67 ans et je suis malade. Je ne peux pas marcher », a expliqué Mamadou Dian Diallo au bord du désespoir.

Non loin de la boutique de monsieur Diallo, un vieil homme, vêtu d’un boubou noir, s’apprête à traverser les eaux pour atteindre le marché hebdomadaire qui n’a pas connu l’affluence habituelle. 82 ans révolus, Modi Abdoulaye Bah, la voix tremblante, le regard rivé sur les eaux qui caressent le soubassement d’un bâtiment qui se trouve au bord de la route, ne comprend pas ce qui leur arrive. « D’ici demain, on ne sait pas à quel niveau sera l’eau. Maintenant, on ne comprend rien dans cette situation. J’ai encore une grande famille ici. Ce qui nous arrive actuellement, on peut dire que c’est la volonté de Dieu, d’une part. Mais, c’est la volonté du gouvernement, d’autre part. Nous acceptons de quitter. Mais, quitter chez nous à leur façon, cela ne nous a pas satisfaits ».

Modi Abdoulaye Bah

Pour cet octogénaire, le district de Konkouré est pitoyable à cause de ce déguerpissement en faveur du barrage de Souapiti. « A l’heure où nous sommes ici, Konkouré est dans un état très malheureux. C’est pitoyable, regrettable et dommage… On demande aux autorités, s’il y a les moyens, pour l’amour de Dieu, ils n’ont qu’à nous donner les moyens pour évacuer les habitants de Konkouré qui restent ici. Parce que ceux qui sont là aujourd’hui, ce n’est pas parce qu’ils ne veulent pas partir. Ils veulent partir, mais ils n’ont pas les moyens. Moi, j’ai deux familles qui sont à Kondonbofou à l’heure-là. Mais, leurs matériels sont encore dans les concessions qu’elles ont quittées ici. Je peine pour ça ; et, je peine aussi pour les autres qui sont là. Parce qu’il y a encore beaucoup de matériels à Konkouré. Du matériel qu’on ne peut pas jeter comme ça. On pleure aujourd’hui, sérieusement », se désole Modi Abdoulaye Bah.

L’inquiétude est aussi grande chez madame Haoulatou Diallo, une femme qui dit avoir douze bouches à nourrir, sans compter la sienne.

Devant sa boutique qu’elle gère depuis le décès de son mari (il y a quatre ans), la pauvre dame admet avoir bénéficié d’une indemnisation de la part du projet Souapiti. Mais, elle déplore sept chambres manquantes sur les seize qu’elle possède à Konkouré.

Madame Haoulatou Diallo

« On est inquiet. C’est pourquoi nous sommes là encore. Vous avez vu que l’eau nous a déjà encerclés. Je suis là depuis 28 ans. J’ai mes neuf enfants et ma mère qui sont avec moi. Mon mari est décédé depuis 4 ans. J’avais construit quatre maisons. Ils m’ont remboursé deux maisons et ont promis de me restituer les deux autres en numéraire quand ils viendront pour le déménagement. Mais, ils ne m’ont rien donné, pas même un papier. C’est mon mari qui était dans cette boutique que vous voyez ici. Maintenant qu’il n’est plus de ce monde, c’est moi qui la gère. Toute la marchandise que vous voyez ici, je l’ai prise en crédit chez les fournisseurs de mon défunt mari. Ce bar qui est là, c’est ici qu’on gagne quasiment notre subsistance. Les lundis par exemple, je prépare 200 pots de riz que je mets en vente. C’était ça mon quotidien. Maintenant, je ne sais plus quoi faire. Ils nous ont dit de partir dans un endroit où il n’y a pas de route, il n’y a pas de marché. Nous ne connaissons pas ceux qui sont là-bas ; et, ceux-là ne nous connaissent pas aussi. Ce n’est pas se dresser contre le pouvoir ; mais, je suis inquiète. Je n’ai pas où enlever la dépense alors que j’ai douze personnes à ma charge, sans compter ma propre personne. Nous vivons de ce bar et de cette boutique. Monsieur Bah, celui qu’ils disent être à la tête de cette situation, est venu me demander pourquoi je suis là encore. Je lui ai dit le pourquoi. Il m’a ensuite dit de partir, ils vont m’indemniser après. J’ai dit d’accord ; mais, pour preuve que vous allez m’indemniser, donnes-moi un papier comme ce fut le cas pour les autres maisons. Il a répondu qu’il n’a pas de papier à me donner. Il m’a ensuite dit de faire confiance à la société. Quelle société ? Je ne connais pas le nom de la société, je ne connais pas d’où elle vient et ce qu’elle fait. Moi, je ne suis pas lettrée. Donc, je ne peux faire confiance qu’au papier qu’ils vont me donner… Je ne vais pas les accuser. J’avais seize chambres ici. Ils ont construit neuf chambres pour moi à Kambanyah. Donc, il reste sept chambres. Et, ce sont ces sept chambres qui nous opposent jusqu’à présent…», a expliqué madame Haoulatou Diallo.

Dian Baïlo Bah

Rencontré au marché hebdomadaire de Konkouré par l’envoyé spécial de Guineematin.com, Dian Baïlo Bah, 78 ans, se lamente sur son triste sort. Partagé entre partir sans rien trouver ailleurs et rester à Konkouré pour être noyé par les eaux du fleuve, ce septuagénaire est dans l’embarras. « Ils ont construit à Kambanyah ; mais, je n’ai pas vu ma maison là-bas. Ils ont dit qu’ils vont prendre une maison en location pour moi, en attendant qu’on construise ma maison. Je suis à Konkouré encore, parce que je n’ai pas où aller, je n’ai pas où mettre mes biens. Et, pourtant, l’eau est en train de monter petit à petit. On se demande vraiment comment faire. J’ai une famille d’au moins 20 personnes », a indiqué Dian Baïlo Bah.

A l’image de nos présents interlocuteurs, nombreuses familles sont dans le désarroi à Konkouré. Et, pour se tirer d’affaire, ces « sinistrés du barrage Souapiti » sollicitent l’intervention du président de la République. En attendant ce « sauveur », les plus proches du pont se contentent, pour l’instant, d’avoir les pieds dans l’eau.

A suivre !

De Kindia, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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Fermeture de la route habituelle Kindia-Télimélé : les chauffeurs très préoccupés

25 septembre 2019 à 21 09 32 09329

Jusque-là pratiquée par les usagers, l’ancienne route nationale Kindia-Télimélé est désormais fermée à la circulation. L’annonce a été faite dans la soirée d’hier, mardi 24 septembre 2019, par le directeur général du projet Souapiti, à travers un communiqué diffusé à la télévision nationale (la RTG). Une décision qui inquiète les chauffeurs qui pratiquent cette route périlleuse et qui se trouve aujourd’hui menacée d’ennoiement sur 50 kilomètres, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kindia.

Dans la matinée de ce mercredi, à la gare routière de Télimélé à Kindia, les échanges entre chauffeurs sont houleux. Certains veulent encore s’aventurer sur cette route qu’ils ont l’habitude de pratiquer pour rejoindre Télimélé ; alors que d’autres, bien que frustrés, entendent carrément abandonner ce trajet périlleux et emprunter le nouveau tracé.

« C’est faux, le pont n’est pas encore coupé par l’eau. On peut aller jusqu’à Barayah, dévier vers Khatia et continuer sur Kambayah. Moi, je ne vais pas vous suivre. Je vais tenter de passer par la nouvelle route…», entendait-on dans les débats entre conducteurs, sous le regard soucieux des passagers.

Visiblement, ce n’est pas la fermeture de l’ancienne route qui pose problème. Mais, l’état catastrophique dans lequel se trouve la nouvelle voie. Une voie qui serait plus longue et plus éprouvante que l’ancienne.

Thierno Abdoulaye Diallo, chauffeur de taxi

« Je peux vous dire que la route Kindia-Télimélé est en mauvais état. Mais, pour le moment, il n’y a pas une autre voie à emprunter pour aller à Télimélé. Cependant, depuis hier, on nous a dit que désormais c’est par Ségueyah que nous devons passer pour aller à Télimélé. Mais, tous les chauffeurs sont unanimes qu’il est impossible pour nous de pratiquer cette nouvelle route. Donc, on voudrait que les autorités nous viennent en aide en diminuant le niveau d’eau sur le fleuve Konkouré, le temps pour elles de bien réhabiliter la nouvelle route. Sinon, nous serons obligés de garer nos véhicules. C’est vrai que l’ancienne route est en mauvais état ; mais, cette nouvelle voie est impraticable. Si une voiture s’aventure sur cette route, elle sera embourbée pour deux ou trois jours…», a expliqué Thierno Abdoulaye Diallo, chauffeur.

De son côté, le syndicat de la ligne de Télimélé à Kindia peine à se décider sur le coût du transport qui, nous apprend-on, doit être revu à la hausse au cas où les chauffeurs décideraient de rouler sur la nouvelle route.

Boubacar Sidy Barry, responsable syndical de la ligne de Télimélé-Kindia

« On nous a dit que la route de Konkouré est désormais fermée à la circulation. Et, pourtant, la nouvelle route qu’ils nous ont dit d’emprunter n’est pas bonne. Ils disent avoir dégagé cette voie de Sangaréyah à Mourkè. Mais, rien de tout ça n’est bien fait. Si c’est encore possible, nous demandons qu’ils attendent qu’on ait une bonne route avant de fermer celle de Konkouré. Sinon, ça sera une simple souffrance pour les usagers. Actuellement, le transport est à 70 mille. Mais, si les chauffeurs acceptent de passer par la nouvelle route, nous serons obligés de revoir le coût du transport à la hausse. Parce que le trajet est plus long sur cette nouvelle voie. Il faudra donc prendre en compte le coût du carburant, etc. On n’a pas encore décidé du montant à mettre sur le prix habituel ; mais, nous allons quand même augmenter le transport. Certains chauffeurs avaient déjà emprunté cette route ; mais, ils ont vite compris que ça ne peut pas marcher. Les voitures s’embourbaient sur la partie qu’ils disent avoir arrangée. Certains sont restés coincés deux jours, d’autres ont fait trois jours sur cette route. Quand ils se sont tirés d’affaire, ils n’ont plus eu le courage de refaire l’expérience », a indiqué Boubacar Sidy Barry, responsable syndical de la ligne de Télimélé à Kindia.

C’est autant dire que le mal (l’ancienne route) vient d’être remplacé par le pire (la nouvelle route). Car, argumente un jeune rabatteur à la gare routière de Télimélé, « devant la nouvelle route, l’ancienne est une autoroute ».

De Kindia, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Axe Conakry-Faranah : un véritable casse-tête chinois pour les usagers

25 septembre 2019 à 10 10 31 09319

Dire que les routes de la Guinée sont en mauvais état est un secret de polichinelle. Que ce soit à Conakry ou à l’intérieur du pays, les plaintes de nos compatriotes se multiplient. Le tronçon qui symbolise le mieux le calvaire des citoyens est celui qui lie la capitale guinéenne à la ville de Faranah, en passant par Kindia et Mamou. Emprunter ce chemin relève du parcours du combattant, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Parmi les axes les plus difficiles actuellement à pratiquer dans notre pays, figurent les tronçons Conakry-Kindia, pour une distance de 135 km, et Mamou-Faranah, d’une longueur de 185 km. Ce mauvais état de la route, ajouté à l’indiscipline des chauffeurs et à l’indifférence des agents de la route, complique sérieusement les déplacements à l’intérieur du pays.

Nos compatriotes ont vécu un l’enfer dans la journée du samedi, 21 septembre 2019, quand les embouteillages ont bloqué des centaines voire des milliers de passagers sur le tronçon Conakry-Kindia, durant presque toute la journée. De Kàka à Mambia, presque sans interruption, les véhicules étaient alignés sur plusieurs kilomètres, donnant du fil à retordre aux passagers et surtout aux femmes, enfants, personnes âgées et aux malades.

Les chauffeurs, plus que jamais indisciplinés, sur une route parsemée de nids d’éléphants, ont fait souffrir les usagers de la route, chacun voulant se frayer du chemin le premier avant de se retrouver nez-à-nez avec ceux qui viennent en sens inverse.

C’est le même triste constat qui se dégage sur la route Mamou-Faranah. Les citoyens qui empruntent ce chemin vivent le même calvaire. De nombreux points critiques sont perceptibles sur les lieux, surtout au niveau de la sous-préfecture d’Alassoyah, à 15 km du chef lieu. A ce niveau, les camions sont purement et simplement bloqués faute de passage. Les poids légers et les voitures traversent à leur risque et péril.

Pour Bernard Ouendeno, directeur d’école à Kissidougou, trouvé sur place par un reporter de Guineematin, l’indiscipline des chauffeurs et le mauvais état de la route ont fait perdre du temps aux passagers pour plus de 9 heures.

« Nous sommes arrivés ici à depuis 7h du matin ce samedi en compagnie de mon père de retour de la Mecque. Mais jusqu’ici, il est 15 heures, nous sommes bloqués là par la faute de deux chauffeurs qui se sont disputés le passage, chacun voulant traverser le 1er ce point critique. Et voilà, le camion remorque a fait tomber son conteneur et notre bus qui suivait s’est embourbé. C’est vraiment difficile », a t-expliqué.

Notre interlocuteur a invité les autorités à faire face aux préoccupations des guinéens que de nouvelle Constitution qui est tout sauf opportune. « Au lieu de nous emmerder par ces histoires de Constitution, nous demandons au gouvernement de réparer d’abord les routes. Le reste on le verra. Mais, regardez combien de fois les populations souffrent. Les passagers sont livrés à eux-mêmes, les marchandises sont bloquées. C’est généralement ce qui crée la flambée des produits sur le marché et aggrave la pauvreté des ménages. Et plusieurs axes du pays sont dans cette situation. C’est vraiment regrettable. Nos populations ne méritent pas cela et je demande aux responsables des travaux publics de se réveiller. La vie ne s’arrête pas qu’à Conakry, même si par là-bas aussi, c’est du colmatage et certains quartiers sont presqu’inaccessibles actuellement ».

Mais ce n’est pas tout. Sur le pont de la Kaba, un fleuve situé entre Ourékaba et Maréla (la limite entre les préfectures de Mamou et Faranah), c’est un autre calvaire qui guette les usagers de la route. Heureusement qu’à ce niveau, les travaux d’entretien ont débuté et la circulation est maintenue. Ce qui profite malgré tout à des chauffards n’hésitant pas à bloquer la chaussée sous le moindre prétexte.

En région forestière, pour accéder à des préfectures comme Yomou, qui abrite les installations de la SOGUIPAH (Société Guinéenne de Palmier à Huile), il faut une grande dose de courage et de patience. L’impraticabilité de la route est connue de tout le monde. Mais le mal dans tout cela, c’est le retard injustifié dans le démarrage des projets de reconstruction de certains tronçons comme celui de Gueckédou-Kondembadou, dont l’accord de financement a été approuvé par le parlement depuis deux ans.

Depuis Kissidougou, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Manque de personnel et d’équipements : le poste de santé de Tanènè-Kela abandonné

23 septembre 2019 à 10 10 17 09179

Construit en 1995, le poste de santé de Tanènè-Kela, district situé à 20 km de la ville de Kindia, se trouve aujourd’hui dans une situation alarmante. Il manque de tout ce qu’il faut pour offrir des soins de qualité aux patients. C’est le constat fait par un correspondant de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Cet établissement sanitaire reçoit les malades en provenance des localités de Bagueya, Koumbaya, Yabandi et d’autres districts situés le long de la route nationale Kindia-Télimélé. Mais, la structure est loin de répondre aux attentes de ses patients. Car elle n’en a pas les moyens qu’il faut. Pas d’eau ni d’électricité encore mois d’équipements nécessaires pour les soins.

poste de santé de Tanènè-Kela

« On n’a pas un hôpital digne de nom ici. Quand quelqu’un est gravement malade ici, nous sommes obligés d’aller à Kindia ville, et cela c’est avec beaucoup de difficultés car l’état de la route n’est pas bon. Notre poste de santé, personne ne s’en occupe. Même pour acheter certains médicaments il faut aller en ville parce qu’on ne peut pas en trouver ici », soutient M’mah Soumah, habitante de Tanènè-Kela.

En plus de tous les problèmes énumérés, il faut souligner que ce poste de santé est tenu depuis quelques années par un seul agent. Il s’agit d’Ibrahima Sory Conté, un natif de la localité formé dans le tas. Il fait son mieux pour ne pas que la structure sanitaire soit fermée.

Ibrema Sory Conté, chef du poste

« Le poste de santé de Tanènè-Kela relève du centre de santé urbain de Cassia. Moi, je suis là depuis 2006. C’est ici que je travaille. Actuellement, je suis seul ici, il n’y a pas d’autre agent sanitaire pour m’assister. J’ai tout fait pour qu’on m’aide à avoir un autre agent, mais en vain. Même dans mon village ici, j’ai tout fait pour qu’un enfant reste à côté de moi pour une question de relève, mais les parents n’ont pas compris. Alors que moi, j’ai appris ce métier auprès des premier médecins qui sont passés ici. Depuis l’inauguration de cette structure sanitaire, plusieurs agents de santé sont passés par là. Mais, quand ils viennent, ils ne durent pas longtemps. Ils restent un certain moment, puis s’en vont parce que ce district est très enclavé. Moi, je suis là parce que je suis natif d’ici, je suis là pour ma communauté », explique celui qu’on appelle ici communément Dr Conté.

poste de santé de Tanènè-Kela

Avec cette situation, les habitants de Tanènè-Kela se sentent, à juste raison, abandonnés par les autorités sanitaires du pays. Ils prennent leur mal en patience en attendant une solution qui tarde à venir.

Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tel: 628-518-888

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Kindia-Télimélé : une route périlleuse qui sera bientôt coupée

22 septembre 2019 à 22 10 53 09539

Longue de 135 kilomètres, la route nationale (habituelle) Kindia-Télimélé est quasiment impraticable en cette période hivernale. A cause de sa dégradation très poussée, cette route est devenue un véritable supplice pour les usagers. Malheureusement, le pire reste à venir. Car, dans quelques jours, avec la mise en eau du barrage hydroélectrique de Souapiti, cette voie va être coupée à partir du pont de Konkouré. Et, sur 50 kilomètres, cette route sera dans l’eau, a appris l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kindia.

Sevrée de travaux d’entretien, la route nationale Kindia-Télimélé est actuellement très dégradée. En plus des ponts en mauvais état, des flaques d’eau, de la boue, de gros fossés, sont visibles çà et là sur cette voie qui n’a jamais connu de bitume.

Voyager sur cet axe routier relève d’un parcours de combattant. A bord d’un taxi-brousse qui quitte Kindia, les plus chanceux font au moins huit heures (8 H) pour rallier la ville de Télimélé.

Maître Moussa Sylla (Lacident), le chef de ligne de la gare routière de Télimélé à Kindia

« La route de Télimélé est devenue un véritable problème pour nous. Quand tu quittes ici (Kindia), il faut toute une journée pour arriver à Télimélé. Le passage est extrêmement difficile au niveau du pont Forko. Après l’effondrement de ce pont, ce sont les chauffeurs et le syndicat qui ont cotisé de l’argent, six millions de francs de guinéens, pour aménager une déviation de fortune. Quand il pleut un peu seulement, l’eau de la rivière monte. Et, quand cette eau monte, les véhicules ne peuvent pas traverser. On est obligé de garer et attendre que le niveau d’eau baisse pour qu’on puisse traverser… la route est aussi en piteux état dans la sous-préfecture de Bangouyah », a expliqué Maître Moussa Sylla (Lacident), le chef de ligne de la gare routière de Télimélé à Kindia.

Pour les usagers qui quittent Kindia pour Télimélé, le calvaire commence à Pastoria, à la sortie de la ville de Kindia. Il se poursuit jusqu’au pont de Forko, en passant par Contémodouyah.

Au niveau du pont de Forko (situé à 15 kilomètres du centre-ville de Kindia), le spectacle est désolant. Cet ouvrage de franchissement, autrefois en dur, s’est effondré depuis quelques mois. Et, en lieu et place de la plaque de béton, ce sont des troncs de palmiers qui favorisent la traversée pour les petits véhicules, les motos et les piétons. Ce pont de fortune est géré par un groupe de jeunes qui fait payer la traversée à 5 000 francs (pour les motos) et 20 000 francs guinéens (pour les véhicules).

Mamadou Malifa Bah, un des jeunes qui gère le pont en bois de Forko

« On est là pour gérer ce pont en bois. Parce que ça fait trois mois depuis que le pont qui était là s’est effondré. Mais, le gouvernement n’a rien fait pour soulager les gens. Ce sont les chauffeurs qui se sont arrangés pour réaliser ce pont de fortune et la petite déviation qui est là… Pour traverser ce pont, il faut 5 000 francs par moto et 20 000 francs par véhicule. On est là pour soulager les gens. Parce que si ce pont n’était pas là, les gens allaient beaucoup souffrir. Actuellement, quand on voit un camion à Kambanyah, on l’applaudit très fort. Parce que les gens souffre là-bas à cause de la rareté des denrées alimentaires comme le riz, l’huile de palme », a indiqué Mamadou Malifa Bah, un des jeunes qui gère le pont en bois de Forko.

Seulement, débourser de l’argent pour avoir accès à ce pont de fortune n’est rien comparé au risque de la traverser. Les séances de patinage des engins sont fréquentes. Et, les risques d’effondrement dudit pont sont évidents.

Arrivés au niveau de cet ouvrage de franchissement, les passagers descendent des véhicules et traversent le pont à pied. Seuls les chauffeurs traversent ce pont à bord des véhicules. Ceci, pour surement éviter un drame de masse, en cas d’affaissement de cet ouvrage de fortune.

Mais, sur cette route périlleuse de Télimélé, le pire serait de tomber en panne. Aucun point de dépannage n’est visible sur ce tracé qui existe depuis plusieurs dizaines d’années. Par contre, les crevaisons de pneus y sont fréquentes et ceux qui tombent en panne technique souffrent le martyr avant d’obtenir le salut dans les mains d’un bon samaritain.

Seulement, en plus de la dégradation très poussée qu’elle connait actuellement, la route nationale Kindia-Télimélé est menacée par la montée des eaux du barrage de Souapiti.

« Dans quelques jours, la route habituelle qui relie Télimélé à Kindia va être coupée à partir du pont de Konkouré. Et, sur 50 kilomètres, cette route sera dans l’eau », a prévenu le ministre de l’Energie, Dr. Cheick Taliby Sylla, lors d’une tournée de prise de contact, en début de cette semaine, avec les populations impactées par la construction du barrage de Souapiti.

Déjà un nouveau tracé, qui part de Siraforêt (Kindia) à Kambayah (Télimélé), a été identifié. Cette « nouvelle route » est encore en chantier, avec des ponts inachevés. Mais, selon Moussa Doussou Bérété, chef-service piste et accès du projet Souapiti, cette voie est déjà opérationnelle.

« Cette route a déjà été mise à la disposition des populations. Ceci, pour éviter qu’elles soient confrontées à la montée des eaux sur l’ancienne route. On est en train de voir comment améliorer l’état de cette route (la nouvelle) ; mais, pour éviter que les gens ne soient complètement enclavés, il faut ouvrir les alternatives qui ont été proposées. C’est-à-dire, quand vous prenez à l’Est, vous venez jusqu’à Siraforêt, vous entrez par là pour venir jusqu’à Kambayah. Ça, c’est pour les gens qui veulent quitter Kindia pour Télimélé (ou inversement). Maintenant, pour ceux qui veulent quitter Télimélé pour aller directement à Conakry (ou inversement), on leur a ouvert la route de Souapiti qui était fermée à la circulation à cause des travaux sur ce barrage », a indiqué Moussa Doussou Bérété.

Cependant, si la nouvelle route Kindia-Télimélé permet d’éviter un isolement de cette dernière préfecture du reste de la Guinée, il convient de souligner qu’elle est loin d’être un soulagement pour les usagers. Car, selon les quelques rares chauffeurs qui s’y sont aventurés, cette route est aussi périlleuse que l’ancienne qui sera bientôt inondée.

De Kindia, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Fête de l’indépendance à Kindia : « c’est du faux, de l’imposture », dit Abdoulaye Bah

18 septembre 2019 à 22 10 19 09199

Au cours d’une interview qu’il a accordée au correspondant de Guineematin.com à Kindia, l’ancien président de la délégation spéciale de cette ville a abordé plusieurs sujets d’actualité. Fidèle à lui-même, Abdoulaye Bah a dénoncé la façon dont la capitale de la Basse Guinée a été désignée pour abriter les festivités du 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance et l’état des préparatifs sur le terrain, la gestion de la mairie de Kindia, mais aussi la volonté du pouvoir de changer l’actuelle constitution guinéenne.

Décryptage !

Guineematin.com : Kindia devait abriter cette année les festivités de l’an 61 de l’accession de la Guinée à l’indépendance. Quel constat faites-vous sur l’état des préparatifs ?

Abdoulaye Bah : c’est une situation malheureuse et triste, parce que c’est du faux. C’est de l’imposture. Pourquoi? Vous savez que pour les villes, régions qui ont bénéficié de fonds de l’État guinéen, si vous vous rappelez très bien, monsieur Alpha Condé a annoncé cela à travers un décret présidentiel : Boké, Kankan, N’zérékoré, Mamou. Et pour Kindia, je ne sais pas pourquoi le décret tarde à arriver. A moins que Kindia soit une ville inférieure aux autres villes. Deuxièmement, monsieur Alpha Condé a annoncé toujours le choix de la ville devant abritant ces festivités à l’occasion de ses vœux de nouvel an à l’adresse de la nation à la RTG ; donc le 31 décembre de chaque année.

Et, le 31 décembre 2018 est déjà passé, je n’ai pas entendu monsieur Alpha Condé dans son adresse à la nation, annoncer le choix officiel de Kindia comme étant la ville qui va abriter le 61ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée. Donc, moi qui suis un intellectuel qui n’avale pas le vent qui souffle comme ça, je ne peux pas, cautionner ce que des ministres de Kindia en mal de popularité, en l’occurrence Taliby Sylla, et des députés en mal de popularité comme Demba Fadiga, vont distiller sur ma ville.

Donc moi, jeune intellectuel, politicien qui connait comment fonctionne l’Etat, je ne peux pas m’exprimer sur quelque chose qui n’est pas fondé, qui n’existe pas. Cela, c’est le premier constat. C’est un constat qui est un constat juridico-politique. Il n’y a pas de décret. Et, tant qu’il n’y a pas de décret, je vous en prie, Kindia n’est pas choisie.

Maintenant, le constat physique. Notez bien ! A Kindia, il n’y a aucun projet de développement d’une ville, financé par un fonds public. Ici à Kindia, il y a la construction de quatre sites sécuritaires. Et à ce que je sache, moi qui suis administrateur, politicien et politologue, le développement local ne se résume pas à la construction des infrastructures sécuritaires. Non ! Ici, on construit le commissariat central, on reconstruit la gendarmerie régionale et départementale, la direction régionale de la sûreté.

Notez bien que selon nos renseignements, la reconstruction de ces quatre sites de sécurité n’est pas financée par des fonds d’Etat à l’image de Boké, Mamou, Kankan ou N’zérékoré. C’est l’union européenne, dans son assistance à la Guinée, dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité, qui finance cette reconstruction. Maintenant, pour quel but ? Sûrement c’est pour pouvoir prendre Kindia en tenaille, Kindia en ébullition démocratique. Nous ici, nous connaissons nos droits et nos devoirs, article 2 de la constitution. Souveraineté nationale exige !

À Kindia, vous n’allez plus nous faire faire ce que vous voulez. Vous n’allez plus nous pousser à être ce que vous voulez qu’on soit. C’est ça, Kindia. Et, à Kindia le peuple est démocrate. Par conséquent, on ne peut pas être soumis. Nous ne sommes pas un peuple docile. Nous sommes une ville indépendante, on ne peut pas accepter n’importe quoi. Cela pourrait sous-entendre que si vous vous levez, nous avons maintenant des bâtiments où on va vous séquestrer, où on va vous enfermer. Mais, ça aussi, ça ne marchera pas.

Guineematin.com : vous êtes visiblement très perplexe par rapport à ce choix qui réjouit beaucoup de citoyens de Kindia. Mais, comment expliquez-vous tout ce qui se dit aujourd’hui autour de cette fête anniversaire dans la ville des agrumes ?

Abdoulaye Bah : en fait, c’est de l’imposture. C’est de la propagande, c’est un mensonge vis à vis d’une ville qui mérite respect. Les voiries urbaines appartiennent aux mairies en Guinée. Et, l’état ici est lamentable. Le constat est triste et malheureux. Surtout le pont Takhou et le pont Gbély (Wondima). Et puis, vous avez le marché de Kindia. Il date de 1917, selon mes renseignements. Il a le même âge que l’église catholique de Kindia. Il a fêté ses 102 ans cette année.

Donc, pour que les femmes quittent la chaussée, il faut une infrastructure marchande. Il faut reconstruire, il faut développer. Il n’y a pas de gare routière. Celle-ci date de 1978. C’est le PDG-RDA qui l’a donnée à Kindia. Et puis, il n’y a pas d’abattoir moderne. Donc, il n’y a ici aucune infrastructure locale pouvant bénéficier de ce qu’on appelle un projet de développement financé par l’Etat.

Guineematin.com : vous parlez du marché, de la gare routière qui relèvent de la maire et qui rapportent des revenus à la commune. Quel est votre sur la gestion de l’actuelle équipe dirigeante de la mairie de Kindia.

Abdoulaye Bah : malheureusement, c’est la catastrophe. Cette culture d’assainissement que j’avais réussi à instaurer a été perdue aujourd’hui. Tout ce que j’avais permis de mettre en place c’est-à-dire cette gestion rigoureuse des fonds publics, la comptabilité communale transparente, c’est dans le code des collectivités. A savoir que tout montant, tout argent qui devait arriver dans le compte de l’Etat devrait avoir une traçabilité c’est-à-dire que dépôt, reçu, quittance et puis compte rendu au maire et au comptable. C’est la comptabilité communale et c’est universel. En Chine, en Guinée, aux États-Unis, en France… c’est une règle universelle de gestion des fonds publics locaux. Et puis, il y a l’assainissement.

Guineematin.com : vous êtes membre de l’actuelle délégation spéciale de Kindia même si vous ne siéger pas à la mairie. Est-ce qu’il arrive que le bureau exécutif de la mairie vous consulte sur certaines questions vu que avez géré cette commune pendant un peu plus de deux ans comme président de la délégation spéciale qui était là ?

Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia

Abdoulaye Bah : malheureusement, la mairie ne fonctionne pas. Je vous demande aussi de faire un tour là-bas pour vous rendre compte que ce que Kindia a vécu est une catastrophe. En fait, c’est la présidence de la République de Guinée qui m’a écarté. Je fais une confidence, c’est Alpha Condé qui a écarté Abdoulaye Bah. Pour la simple raison qu’il ne peut pas supporter d’avoir un maire de l’UFDG, parti de l’opposition, à la tête de la première ville de la Basse Guinée. C’est une opération politique téléguidée initiée par Alpha Condé pour écarter Abdoulaye Bah de l’UFDG. Donc il a sacrifié Kindia à cause d’un homme qui est d’un parti politique. C’est une confidence et j’ai des preuves la dessus.

Donc il n’y a pas de gestion de la mairie, le bureau est fermé depuis plusieurs mois. Le maire qu’on a téléguidé qui a entre 88 et 89 ans est aujourd’hui couché à la maison. Il est fatigué, il est âgé et il est malade. Donc, il n’y a pas de gestion à la mairie et je ne suis pas consulté parce que je ne peux pas l’être dès l’instant que je conteste, je réclame ma victoire politique. Donc, on ne peut pas être en rapport avec des gens qui ont été utilisés contre nous.

Guineematin.com : depuis que vous avez quitté la mairie de Kindia, c’est quoi votre quotidien ?

Abdoulaye Bah : je fais de la politique à travers mon parti. Je suis ici physiquement et je participe aux activités sociales de ma ville. Mais également, les médias sont aussi un moyen de communication pour toujours continuer à dénoncer les crimes politiques que Kindia a vécus. Donc, mon combat est foncièrement politique. Je ne désarme pas.

Guineematin.com : quelle est la nature de vos relations avec la population de Kindia, notamment le premier imam, Elhadj Mamoudou Camara ?

Abdoulaye Bah : disons que mes rapports ont toujours été très bons avec la population de Kindia. Je n’ai jamais eu de problème ici. J’ai géré la mairie pendant deux années et deux mois, je n’ai fait l’objet d’aucune plainte de la part d’un citoyen, ni d’une autorité quelconque ici. Avec l’imam, avant, on était en très bons termes. La seule parenthèse qui a eu lieu, c’est lorsque les élections communales l’ont poussé à réclamer une victoire politique. Aujourd’hui, tout va bien entre lui et moi. Pour vous dire que tout va bien, l’imam, je l’ai rendu visite à trois reprises.

Il a perdu son oncle Elhadj Mamadouba Camara, le Kountigui de Kindia, et j’ai été lui dire bonjour. Son épouse vient de la Mecque, j’étais chez lui il y a deux semaines. Et, avant hier, nous étions chez lui pour pouvoir nous réconcilier définitivement. Puisque le constat fait que c’est le RPG-Alpha Condé qui l’avait instrumentalisé contre moi. Par conséquent, c’est mon papa. Je suis le fils. Je ne veux pas tomber dans le piège du RPG qui veut rester éternellement au pouvoir. Nos rapports sont parfaits aujourd’hui.

Guineematin.com : pour terminer, un mot sur le changement de l’actuelle constitution voulu par le pouvoir.

Abdoulaye Bah : ça, c’est le sujet brûlant de la Guinée. Pour rappel, en Guinée, il y a deux mandats. L’article 27 de la constitution le précise très bien. Enfin, l’article 54 de la constitution prévoit qu’il n’y a pas de modification sur le nombre de mandats. Par conséquent, le mandat de monsieur Alpha Condé se termine le 21 décembre 2020 à minuit. A minuit et une seconde, Alpha Condé ne sera plus président des Guinéens.

Entretien réalisé et décrypté à Kindia par Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry : témoignage de son ancien inspecteur politique

17 septembre 2019 à 8 08 37 09379
Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination des Fulbhé et Haali Poular

La triste nouvelle du décès du président de la coordination nationale FULBHE et Haali Poular de Guinée, Elhadj Saïkou Yaya Barry est tombée comme un couperet à Labé où le défunt compte beaucoup d’admirateurs parmi les lesquels il y a son ancien inspecteur politique à Kindia, Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de la commune urbaine de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Au milieu des années 70, Elhadj Saïkou Yaya Barry, décédé ce lundi, 16 septembre 2019, à l’âge de 93 ans, occupait les fonctions de Directeur de Cabinet du Ministère du Développement Rural (MDR) de Kindia. A ce poste, il était l’adjoint direct du ministre Kouramodou DOUMBOUYA, alors membre du Bureau Politique National du PDG-RDA. Dans son cabinet, il y avait l’inspecteur politique, Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO qui fait valoir aujourd’hui ses droits à la retraite à Labé où il est affligé de cette triste nouvelle.

« C’est avec une profonde affliction que j’ai appris la triste nouvelle du décès de notre compatriote, le doyen Saïkou Yaya Barry, président de la coordination nationale Haali Poular de Guinée. Nommé, en 1976, inspecteur politique près du Ministère du Développement Rural (MDR) de Kindia, j’ai eu d’excellentes relations de collaboration avec ce grand homme qui exerçait à l’époque les difficiles fonctions de Directeur de Cabinet. Il fut un homme plein de maturité politique et de sagesse. Très humains, toujours sympathique et disponible à servir la cause du bien. Sa vision pour une Guinée unie, solidaire et paisible se remarquait à travers son comportement quotidien et ses prises de position en cabinet en vue du règlement des questions politiques les plus délicates » témoigne l’ancien maire de la commune urbaine de Labé.

En cette douloureuse circonstance, Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO adresse à la famille du désormais feu Elhadj Saïkou Yaya Barry, à ses amis et à ses anciens collaborateurs « les très sincères condoléances. Que Dieu l’accueille dans son paradis.»

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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