Kindia : les fidèles musulmans de Sambaya dotés d’une nouvelle mosquée

21 avril 2019 à 9 09 19 04194

La nouvelle mosquée de près de 1500 places, offerte à la population du secteur Souaréya, au quartier Sambaya, dans la commune urbaine de Kindia, a été inaugurée le vendredi dernier, 19 avril 2019. La cérémonie a regroupé les autorités administratives, religieuses et communales, ainsi que des personnalités venues de tous les horizons, rapporte le correspondant de Guinematin.com basé dans la préfecture.

Une forte délégation, conduite par le conseiller juridique du secrétariat général des Affaires Religieuses, a été reçue dans le cadre de l’inauguration de cette maison de Dieu. La cérémonie a connu une forte mobilisation des fidèles musulmans venus de divers horizons.

C’est Mohamed Sacko, membre du conseil de quartier de Sambaya et porte-parole des sages, qui a souhaité la bienvenue aux illustres invités. « Votre présence à cette cérémonie est le témoignage éloquent de votre attachement au rayonnement de l’islam. Cette maison de Dieu, que vous avez l’honneur d’inaugurer en ce jour de vendredi saint, a été financée par un ressortissant Saoudien et dont les travaux de construction ont été entièrement effectués par des ouvriers guinéens.

En effet, il convient de signaler qu’Elhadj Sadou Diallo a fait presque toutes ses études coraniques en Arabie Saoudite. C’est grâce à son bon comportement, assorti d’excellents rapports qu’il a tissés avec les donateurs, que cette mosquée a vu le jour. Il est à rappeler qu’à ce jour, l’islam a de grandes dimensions dans le monde et plus particulièrement en Guinée. Le quartier Sambaya s’inscrit dans la même dynamique au regard du nombre de mosquées construites dans la localité », a laissé entendre monsieur Sacko.

Cette nouvelle mosquée, bâtie sur une superficie de 1 800 mètres carrés, possède une bibliothèque, un magasin, des latrines, un forage et un bâtiment servant de logement à l’imam. Son obtention a été rendue possible grâce à l’imam Elhadj Sadou Diallo. « Sa capacité d’accueil est à peu près à 1500 fidèles.

Notre ambition, c’est de pouvoir regrouper les fidèles musulmans pour les enseigner afin qu’ils puissent connaître leur religion parfaitement ; enseigner les enfants, les femmes et les parents, pour qu’ils puissent suivre la voie du prophète Mahomet. C’est pourquoi nous avons fait une année sans inaugurer cette mosquée pour pouvoir instaurer des cours islamiques, Arabe, Théologie, pour attirer les fidèles vers la mosquée », a-t-il précisé.

Pour sa part, Elhadj Ibrahima Ousmane Bah, conseiller juridique du secrétaire général des affaires religieuses, a émis le souhait que cette mosquée serve à renforcer la foi religieuse et la fraternité des fidèles musulmans. « Le motif de notre présence ici, c’est l’inauguration de cette autre mosquée de Dieu qui a été construite par l’intermédiaire de notre frère, Elhadj Sadou Diallo. Nous remercions Dieu de nous donner cette autre chance.

Et, nous pensons que cette perle sera bien utilisée pour essayer non seulement d’adorer Allah et de raffermir les liens de fraternité entre tous les fidèles musulmans de Guinée. Cette ambiance religieuse que nous avons vue, c’est ce qu’il faut toujours chercher à renforcer à travers cette mosquée. Car, nous savons que les mosquées sont construites pour Dieu. Et Dieu nous appelle à nous unir, non seulement dans l’adoration, mais aussi dans notre vie quotidienne », a-t-il rappelé.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : l’AKES prépare une action humanitaire en faveur de démunis malades

16 avril 2019 à 12 12 27 04274

L’Amicale Kindia pour l’Entraide de la Solidarité (AKES) compte venir au secours de nombreux malades n’ayant pas les moyens de se faire consulter. Cette structure de ressortissants de cette préfecture vivant à Conakry, en collaboration avec l’ordre national des médecins de Guinée, organise une journée de consultation en faveur de ces personnes, le 1er mai prochain à Kindia. Pour la réussite de cette activité, l’AKES a rencontré les élus locaux pour échanger autour de la question, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ibrahima 2 Barry

Les 33 chefs de quartiers de la ville de Kindia ont pris part à cette rencontre qui s’est tenue dans la salle de délibération de la mairie de la commune urbaine. « C’est une activité liée à l’atteinte de nos objectifs que nous sommes en train de préparer. Selon les statuts de l’AKES, l’une de nos prérogatives, c’est de venir en aide à la population de Kindia. C’est pourquoi, en association avec l’ordre des médecins dont certains membres sont des ressortissants de Kindia, nous nous sommes dit qu’il faut venir pour une journée de consultation gratuite à Kindia. Cette activité qui va commencer donc à partir du 1er mai prochain », a annoncé Ibrahima 2 Barry, secrétaire à la communication de l’AKES.

Parlant de la rencontre avec les élus locaux de la ville de Kindia, Dr Moustapha Sylla, pharmacien au laboratoire central de Biologie médical de l’hôpital national Donka, explique que c’est pour parler concrètement de comment l’activité va se dérouler. « Nous avons cherché à rencontrer les chefs de quartiers qui connaissent effectivement ces personnes démunies dans leurs territoires géopolitiques. Parce que notre cible, c’est 300 personnes. Et, ce sont des malades déjà connus avec certaines pathologies. Ce n’est pas un dépistage que nous faisons, c’est une consultation de ces malades. Après la consultation, il y aura un don de médicaments qu’on va faire en faveur de ces malades », a-t-il indiqué.

Dr Moustapha Sylla

Dr  Moustapha Sylla en a profité en a profité pour parler des d’intervention ciblés par l’AKES et son partenaire : « nous avons choisi la diabétologie, la cardiologie, la neurologie et la médecine générale avec d’éminents Professeurs dans ces différentes structures sanitaires. La diabéto par exemple, c’est le médecin chef du service diabétologie, Professeur Naby Baldé. En cardiologie, c’est le Professeur Dadhi Baldé. En neurologie, c’est le Professeur Abas et Docteur Laho qui est d’ailleurs de notre association. En médecine interne, nous avons le président de conseil de l’ordre qui est l’un des initiateurs, Professeur Hassane Bah, médecin légiste qui est effectivement membre de l’organisation ».

Alsény Sylla

Après les échanges avec les membres de l’AKES, les élus locaux de Kindia ont vivement appréciée cette initiative, avant de promettre leur implication effective pour sa réussite. « Nous remercions très sincèrement les organisateurs de cette rencontre qui ont bien voulu penser à Kindia, à leur préfecture natale. Surtout pour venir en aide aux personnes diminues. En tant que représentant des citoyens, on nous a demandé, à travers des fiches, de recenser surtout des personnes pauvres, démunies, pour pouvoir les soigner. Il est demandé à chaque chef de quartier de fournir une liste de 9 personnes malades, démunies qui doivent se présenter le jour de la consultation. Nous allons immédiatement nous mettre à la tâche pour faire ce travail comme il se doit », a promis Alsény Sylla, chef du quartier Gare.

A noter que cette consultation gratuite, prévue le 1er mai 2019, aura lieu au centre de santé de Manquepas, dans la commune urbaine de Kindia.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

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Recrutement dans l’armée : 6 140 candidats vont se mesurer à Kindia pour 300 places

9 avril 2019 à 11 11 07 04074

Les candidats au concours de recrutement au sein des forces armées guinéennes étaient conviés à une réunion d’information au stade préfectoral de Fodé Fissa de Kindia, hier lundi, 8 avril 2019. La démarche visait à échanger sur les dispositions envisagées pour la maîtrise de l’organisation des épreuves sportives qui démarrent aujourd’hui mardi, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est le stade préfectoral de Kindia qui a servi de cadre à cette réunion préparatoire sur le concours de recrutement au sein des forces armées guinéennes. Selon le préfet, Elhadj N’Fansoumane Touré, membre de la commission d’organisation, « vous avez été invités ce soir pour vous préparer pour que nous puissions avoir, après les épreuves, 900 candidats et candidates. Après, ils vont continuer avec les épreuves intellectuelles.

Et, à l’issue de ces épreuves intellectuelles, il doit y avoir 300 de retenus qui vont être naturellement intégrés dans les forces armées conformément au communiqué de presse qui a été lu la fois passée. Donc, nous en appelons à l’esprit civique de vous tous pour que ces consignes qui viennent d’être dites soient scrupuleusement respectées.

Et nous prions Dieu le tout puissant que tout se passe très bien à Kindia, qu’il n’y ait pas de blessés encore moins de morts, parce qu’on vous a dit qu’être dans l’armée, c’est une bonne chose, mais ce n’est pas une fin en soi. Donc, il faut savoir ménager votre physique et votre santé », conseille le préfet.

Pour sa part Marie Tokeno Tolno, candidate à ce concours, a dit sa détermination à affronter les épreuves physiques et intellectuelles. « On était ce matin au lieu de départ. On est resté de 6 heures à 9 heures. Mais, on n’a pu courir aujourd’hui. Il y a trop de candidats. Les 2 000 ne peuvent pas courir aujourd’hui parce que l’espace est petit par rapport au nombre de candidats. On nous a appelés à 15 h, pour changer le lieu. On nous a envoyés vers Yabara.

Les hommes vont courir à partir de Wondima, virage dangereux, jusqu’à Samonronya. Les filles, c’est de la station Wondima jusqu’à Samonronya. J’ai déposé mes papiers. Par rapport à cela, je suis toujours motivée. On dit qu’on doit courir 6 kilomètres. Toujours, je suis motivée, car j’ai la foi. Et, je vais courir, je vais toujours gagner. Je prie le bon Dieu pour que je puisse être dans les 30 filles qui doivent être retenues », a-t-elle dit.

Il faut rappeler que l’épreuve de la course à pied doit se passer ce mardi 09 avril 2019.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Kindia: 35 acteurs politiques et sociaux à l’école de la loi sur la Cybercriminalité

6 avril 2019 à 12 12 03 04034

La Cellule Balai Citoyen de Guinée s’implique dans la vulgarisation de la Loi 037 relative à la Cybercriminalité et la protection des données à caractère personnel. C’est dans cette dynamique que cette structure de la société civile organise à Kindia un atelier de renforcement des capacités de représentants de la société civile, des partis politiques et des médias. Cette formation de deux jours, ouverte hier vendredi 5 avril 2019, regroupe 35 participants, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Elhadj Alpha Sow, conseiller politique du gouvernorat de la ville de Kindia. Selon lui, « cet atelier est vraiment d’actualité. Il revêt, à mon humble avis, une grande importance par la qualité de l’auditoire, des représentants des partis politiques, des medias et de la société civile ».

Pour sa part, Sékou Koundouno, administrateur général de la Cellule Balai Citoyen, est revenu sur les thèmes à débattre. « Vous savez les défis auxquels sont confrontés nos sociétés au 20ème siècle avec l’usage très abusif des Smartphones et de l’internet qui pose de véritables questionnements à nos Etats et à nos sociétés qui ont des valeurs coutumières et traditionnelles.

Cela impose à la fois la connaissance de ses outils, mais leur utilisation et les limites circonscrites par les textes qui gouvernent un peu nos sociétés. Dans cet ordre d’idées, nous avons jugé nécessaire, avec l’accompagnement du partenaire, la fondation OSIWA, d’organiser cet atelier qui regroupe les acteurs de la société civile, des partis politiques venus à la fois de la mouvance et de l’opposition mais aussi des organes des médias afin qu’ils s’approprient de cette loi L037 dans son utilisation et dans l’exercice des libertés mais aussi des limites », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, Sékou Koundouno estime que la connaissance de cette loi peut être d’une grande importance dans l’enracinement de la démocratie en Guinée. « Vous avez remarqué sans doute sur les réseaux sociaux, sur les médias, les dérives verbales, les discours va-t-en guerre, les discours de haine, de violence. C’est parce que les gens ne connaissent pas la loi organique qui encadre la parole publique.

Nous sommes convaincus que les acteurs des médias, les acteurs de la société civile, des partis politiques, que chacun s’appropriera des connaissances qui seront véhiculées ici afin qu’au retour, vous puissiez faire la restitution. Les thématiques qui sont envisagées, c’est la connaissance et l’appropriation de la loi L037, c’est la protection des données à caractère individuel et personnel, c’est aussi les techniques de communication sur les réseaux sociaux et sur les medias ».

Pour sa part, Mamadou Diallo, chargé de programmes à la fondation OSIWA, est revenu sur les raisons de l’accompagnement du Balai Citoyen. « Le Balai Citoyen est un partenaire de longue date. Pour ce qui concerne le cas spécifique de la loi sur la cybercriminalité, vous n’êtes pas sans savoir que récemment, sur les réseaux sociaux notamment sur Facebook, il y a un laisser-aller. Chacun disait ce qu’il voulait.

Il y a eu des messages qui appelaient beaucoup à la confrontation, qui distillaient des messages haineux, des messages à caractère ethnique. C’était beaucoup plus fait par des communicants des partis politiques. Donc, on se dit avec le Balai Citoyen pourquoi ne pas former ces gens, leur faire savoir ce que la loi accepte, disons cette liberté d’expression là ; mais aussi, il ya une loi qui est là qui essaye de cadrer cette liberté d’expression sur les réseaux sociaux.

C’est dans ce cadre qu’on a décidé de justifier ce projet pour essayer vraiment d’apporter le contenu de cette loi là à ces communicants des partis politiques pour qu’ils puissent prendre plus de responsabilité dans les messages qui passent dans les réseaux sociaux », a dit monsieur Diallo.

Souleymane Konaté, un des participants à cet atelier a dit l’importance de prendre part à une telle session. « Nous participons à l’atelier de vulgarisation de la loi sur la Cybercriminalité. Il est aussi important pour la vie de notre nation parce que vous n’êtes pas sans savoir que, depuis certain temps, sur les réseaux sociaux, les messages de haine, appelant à la violence, surtout à l’orée des élections, cela crée des situations méfiance, de tension.

Le Balai Citoyen a jugé utile de réunir l’ensemble des forces vives de la nation pour deux jours d’échanges. Après la formation, une fois dans notre zone, c’est de partager la formation avec tous ceux qui communiquent. Parce que, cela met à l’abri les acteurs que nous sommes », a-t-il dit.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : 3 morts et 5 blessés dans un accident de la circulation

5 avril 2019 à 9 09 30 04304

Un grave accident de la circulation s’est produit hier, jeudi 04 avril 2019, dans la sous-préfecture de Linsan (Préfecture de Kindia). C’est un camion transportant des personnes et des marchandises qui s’est renversé sur une colline, faisant trois morts et cinq blessés, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Kindia.

L’accident s’est produit au niveau de la colline de Yombo Khouré, dans le district de Baminaya, relevant de la sous-préfecture de Linsan. Le camion qui transportait des personnes et des sacs de riz a reculé avant de se renverser. Trois personnes ont été tuées sur place et autres ont été blessées dont certains grièvement. « Juste après l’accident, on a retrouvé deux morts sur place. On les a transportés à l’hôpital régional de Kindia.

Nous sommes repartis sur les lieux pour dégager les sacs de riz et on a retrouvé le corps de la troisième victime. Il y a eu aussi 5 blessés. Quatre ont été transportés à l’hôpital de Kindia et le cinquième qui avait juste un pied fracturé a été conduit au centre de santé de Linsan. Il y a également d’importants dégâts matériels », explique Hamidou Bah, secrétaire général du syndicat des transporteurs de Linsan.

Monsieur Bah précise que parmi les victimes, deux sont des chauffeurs et le troisième était un apprenti-chauffeur. Selon lui, l’accident au dû au fait que le conducteur et les autres qui étaient à côté de lui se sont tous endormis.

A l’hôpital régional de Kindia, Dr Haba Marcelin, médecin chef adjoint de la chirurgie confirme avoir reçu trois des cinq blessés dans cet accident. Mais, après les premiers soins, dit-il, ils ont été évacués à Conakry. « Nous avons reçu trois accidentés, notamment Mamadou Barry, Mamadou Baïlo Bah et Souleymane Bano Diallo par suite d’un accident d’automobile…

Par rapport au diagnostic que nous avons posé, ce sont des malades polytraumatisés. L’un d’entre eux a un pronostic un peu réservé. Après quelques soins à notre niveau, ils ont été évacués à Conakry », a-t-il indiqué.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Zihara de Gomba (Kindia) : les citoyens se souviennent du Waliou, Thierno Aliou N’Diaye

1 avril 2019 à 12 12 57 04574

Le district de Gomba Missidé, relevant de la commune rurale de Kolenté, dans la préfecture de Kindia, a servi de cadre à la 8ème Zihara de Thierno Aliou N’Diaye, premier Waliou de Gomba, avant-hier samedi, 30 mars 2019. La cérémonie a été initiée par l’association des ressortissants du district de Gomba, résidants à Kindia et à Conakry, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la, préfecture.

Cette 8ème édition de la Zihara a été l’occasion pour les fils et filles de cette localité de se souvenir du Waliou de Gomba, décédé il y a 108 ans. « Nous célébrons cette année encore un de nos illustres martyrs qui a consacré sa vie durant à l’expansion de la culture islamique en Guinée mais aussi à la lutte anticoloniale. En effet, le Waliou Thierno Aliou N’Diaye s’est établi ici à Gomba et a partagé son savoir avec des personnes venues d’horizons divers.

Après avoir été lâchement arrêté et condamné par l’administrateur colonial, l’érudit a été rappelé à Dieu, son créateur, le 30 mars 1911 dans une triste prison de Fotoba, dans les Îles de Loos. Le Waliou fut inhumé dans le cimetière de la localité où il repose depuis en paix. Cela fait 108 ans », a rappelé Morlaye Camara, vice maire de la commune rurale de Kolentè.

Pour sa part, Elhadj Diouldé Sy Savané, arrière petit-fils du Waliou de Gomba, a exprimé sa joie par rapport à la réussite de l’événement. « Notre Zihara de cette année s’est déroulée dans de bonnes conditions. La joie se lisait sur tous les visages. Nous nous sommes mobilisés et nous nous sommes séparés dans les conditions souhaitées. Il n’y a pas eu de heurts ni de dérapage. Nous avons fait des prières pour la paix et l’unité nationale », a dit Elhadj Diouldé Sy Savané.

Parmi les personnalités qui ont pris part à cet événement, figure Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne. Le président de l’UFDG s’est dit heureux d’avoir participé à cette autre Zihara. « Je viens de prendre part à d’autres Zihara à Labé. La Zihara de Thierno Sadou Mo Dalein et celle de Thierno Aliou Bhoubha N’dyan. Dieu m’a donné la chance d’assister également à la Zihara de Thierno Aliou de Gomba. Nous sommes venus demander des bénédictions aux fils et à la notabilité de Gomba », a fait savoir l’opposant.

Par ailleurs, Cellou Dalein Diallo a saisi l’occasion pour remercier les autorités de Kolentè avant de lancer un message de paix, d’unité nationale et de cohésion sociale. « Je suis venu répondre à l’invitation des fils de Gomba, résidents et ressortissants, pour prendre part à leur Zihara. Et, je ne suis là que pour ça, pas pour faire la politique ou pour faire la campagne. Je sais que les populations vivent ici ensemble dans la cohésion. Cela me réjouit, parce que je suis un militant de l’unité nationale, de l’égalité, de la citoyenneté, de la tolérance.

Parce que, pour moi, la diversité de la Guinée n’est pas un handicap, c’est une richesse, un atout. Mais, il faut l’exploiter comme un atout. La diversité linguistique et culturelle est une richesse qu’il faut préserver. Les hommes ont des valeurs qu’ils partagent, qui ne sont pas la langue, l’ethnie ou le parti politique. Ce sont les valeurs de la justice, l’attachement à la parole donnée, le respect des droits humains…

Cela, nous l’avons en commun et nous appartenons à un même pays. Le pouvoir passe, les partis politiques passent, mais la Guinée reste dans la diversité. Et nous devons tout faire pour promouvoir la fraternité entre les fils de ce pays pour qu’il y ait moins de violence et que nous vivions en bons musulmans », conseille le chef de file de l’opposition guinéenne.

Pour sa part, Thierno Mamadou Dian Baldé, président de l’Association des Ressortissants de Gomba à Conakry, a sollicité le retour des restes du Waliou dans le village qu’il a fondé. « Je suis très content du fait que les gens ont répondu massivement. La Zihara s’est déroulée comme on a souhaité. Je souhaiterais que le président de la République, le professeur Alpha Condé, nous aide à ramener les restes du Waliou d’ici l’année prochaine, comme il nous l’a promis », a laissé entendre monsieur Baldé.

De retour de Kolentè, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : des parents d’élèves à l’école de la Formation en Gestion à la Base (FGB)

30 mars 2019 à 13 01 01 03013

L’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Kindia, sous la direction de l’Inspection Générale de l’Education, organise un atelier régional de formation sur la vulgarisation de l’approche Formation en Gestion à la Base (FGB). Ouvert hier, vendredi 29 mars 2019, à l’école primaire du camp Kémé Bouréma de Kindia, cet atelier de 5 jours regroupe 84 participants venus de 16 écoles, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’objectif de cet atelier est d’outiller les communautés pour une plus large implication dans la vie de l’école, dans des domaines comme le contrôle de la présence des enseignants, la gestion des manuels et le suivi de l’apprentissage de la lecture par les parents non-lettrés.

Souleymane Bah, chargé de la formation continue à l’IRE de Kindia, formateur senior du projet, est revenu sur les particularités de cette formation. « Nous sommes à la troisième cohorte de formation des acteurs communautaires dans la cogestion de l’école. On avait commencé depuis 2013. On a formé 16 établissements. En 2016, on a formé 16. Et, nous sommes dans la vulgarisation. Cette fois ci, on a pris 16. Vous savez que l’école appartient à la communauté.

Donc, nous travaillons pour sensibiliser les communautés pour qu’elles viennent chaque matin pour contrôler la présence des enseignants, qu’ils s’intéressent à la gestion des livres, puisque le gouvernement a investi beaucoup d’argent par l’achat des livres pour les enfants. Donc, que les parents d’élèves s’impliquent dans la gestion des livres et aussi qu’ils s’intéressent, à la maison si les élèves utilisent les livres à bon escient », a dit monsieur Bah.

Par ailleurs, le chargé de la formation continue à l’IRE de Kindia, a laissé entendre que les séances se tiennent en langues nationales. « Je précise qu’on évolue en langue nationale pour que les participants soient fortement imprégnés de l’approche FGB (Formation en Gestion à la Base). C’est d’impliquer les communautés entièrement. Nous sommes à la phase de généralisation.

Donc tous ceux qui n’avaient pas été pris à la première et à la deuxième phase, nous les avons pris pour la troisième phase. Au fur et à mesure, nous allons impliquer toutes les écoles. Parmi les écoles, il y a 5 participants : le directeur d’école, le président de comité de développement, un enseignant, deux membres de la communauté plus une femme. Nous estimons avoir un bon résultat », a dit le formateur.

Pour sa part, Elhadj Mamadou Bobo Baldé, directeur de l’école primaire de Filigbé, a exprimé ses attentes. « Nous sommes là pour une formation sur le suivi et l’évaluation participative, sur la gestion des manuels scolaires avec la participation de la communauté. Donc, la communauté doit appuyer les encadreurs des écoles sur la gestion non seulement des manuels et sur la gestion du personnel.

Parce que, vous n’êtes pas sans savoir aujourd’hui que l’école élémentaire est dominée par les femmes. Donc, nos attentes, c’est comment faire participer la communauté pour contrôler et faire participer les élèves et les enseignants, puis rendre compte à qui de droit. Nous attendons aussi à être outillés pour la gestion de l’école, du personnel et des manuels scolaires ».

De son côté, Aly Badara Cissé, représentant des parents d’élèves, a dit sa satisfaction de participer à cette session de formation. « Nous avons été invités par le formateur pour suivre une formation capitale en tant que représentant des parents d’élèves. Ils disent qu’ils vont nous faire participer à la gestion des élèves et des enseignants de l’école, comment aussi encourager les parents des élèves sur l’entretien et la gestion des manuels scolaires. Il est prévu une simulation. Des manuels sur les pratiques d’usage sont présentés dans la salle de formation ».

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : la CONABPAG met en place ses structures locales

27 mars 2019 à 14 02 16 03163

La Coopérative Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée (CONABPAG) a procédé hier, mardi 26 mars 2019, à la mise en place de ses antennes à Kindia. Elle a installé son bureau régional et celui préfectoral, dont les membres ont été élus au cours d’une assemblée générale organisée à cet effet. La cérémonie a connu une forte mobilisation des boulangers et pâtissiers ainsi que des autorités locales, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kindia.

A l’issue de la cérémonie, Mamadou Adama Diallo, président de la CONABPAG, s’est félicité de la mobilisation et du sérieux qui ont caractérisé cette assemblée générale. « Il y a eu suffisamment de mobilisation et l’élection s’est très bien passée. Les deux bureaux de la coopérative ont été installés à Kindia. Le bureau régional est composé de 15 membres et 4 conseillers et le bureau préfectoral est composé de 15 membres et 5 conseillers », a-t-il expliqué.

En procédant à l’installation de ces deux bureaux, Mamadou Adama Diallo a prodigué quelques conseils aux nouveaux élus pour la réussite de leur mission.

« En tant que président national de la CONABPAG, je conseille les bureaux élus d’être sages avec les autorités de la place ; de magnifier les statuts et règlement intérieur de la coopérative nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée ; de respecter les règles d’hygiène ; d’accepter le renforcement des capacités des membres et d’aller vers la modernisation du secteur de la boulangerie et celui de la pâtisserie », a-t-il dit.

De son côté, le président du bureau régional, Oumar Tély Diallo, a remercié les boulangers et pâtissiers pour la confiance qu’ils ont placée en lui. Il a invités aussi à l’union et au travail. « Je remercie tout le monde, sans exception. J’invite les boulangers et pâtissiers de Kindia autour de la table pour qu’on travaille et qu’on conjugue le même verbe. Je veux qu’ensemble on change positivement notre secteur.

J’invite tout le monde à la coopérative nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée. Le changement c’est là, parce que l’Etat a pris l’engagement de nous soutenir. Donc l’Etat et nos partenaires sont prêts à nous soutenir. Vraiment si on se regroupe, si on s’entend, nous aurons des aides. Même s’il y a l’union nationale des boulangers et pâtisseries de Guinée et la coopérative nationale des boulangers et pâtissiers à Kindia, nous sommes tous des boulangers. On doit s’entendre, sinon ça n’ira pas », a lancé Oury Tély Diallo.

Présent à cette cérémonie, l’inspecteur régional du commerce de Kindia a salué le bon déroulement des travaux. Selon Mohamed Mouminy Kaké, « le conseil que j’ai à donner, c’est qu’ils n’ont qu’à essayer de s’impliquer, il faut qu’ils sachent réellement que si nous sommes tous là, c’est parce que le peuple là existe, la population est là. Ils n’ont qu’à voir les conditions d’hygiène, la production, le lieu et tout ce qui s’ensuit.

Et, l’inspection régionale du commerce est là pour veiller justement sur tout cela. Il y a des sections commerce dans les préfectures qui peuvent venir à n’importe quel moment dans les boulangeries et pâtisseries pour effectuer des contrôles. Ensuite, il y a le service contrôle de qualité et normes qui est là. Donc, il faut qu’ils veillent à l’hygiène et qu’ils respectent le poids normal ».

Après l’installation de ses antennes à Kindia, la CONABPAG projette aussi la mise en place de bureaux des vendeurs qui collaborent avec ses membres sur le terrain.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Kindia: un candidat au BEPC se donne la mort par pendaison

24 mars 2019 à 18 06 48 03483

Un jeune collégien, répondant au nom de Mamadou Modou Bah, âgé de 17 ans, s’est donné la mort, ce dimanche, 24 mars 2019, au quartier Gare, dans la commune urbaine de Kindia. Avant de se donner la mort, cet élève en classe de 10ème année, aurait laissé un écrit, rapport le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les raisons qui ont poussé ce jeune collégien à mettre fin à ses jours ne sont pas encore connues. Mamadou Modou Bah était élève au groupe scolaire privé Penda, dans la commune urbaine de Kindia.

Selon nos informations, il s’est suicidé par pendaison dans un magasin de la concession familiale aux environs de 11 heures.

Interrogé par le correspondant de Guineematin.com sur place, Alsény Sylla, le chef du quartier Gare, est revenu sur les faits. « C’ est ce matin, aux environs de 11 h 40, alors que j’étais en ville, qu’on m’a interpellé en me disant qu’un jeune de mon quartier s’est donné la mort. Immédiatement, je me suis rendu sur les lieux. C’est dans la famille de feu Bobo que le fait s’est déroulé.

Il paraîtrait que c’est son petit fils. Pour le moment, on ne connait pas la cause si ce n’est que la pendaison, comme l’a constaté le médecin qui était sur les lieux. Après cela, les autorités de la police nous ont rendu le corps pour l’inhumation », a-t-il expliqué.

Selon le Capitaine Lamine sylla de la brigade criminelle, en service au commissariat central de police Kindia, « nous avons reçu un appel ce matin nous demandant de venir sécourir une personne qui veut se suicider.Automatiquement, nous nous sommes rendus sur les lieux où nous avons trouvé que la balle est partie. Un jeune de 17 ans était pendu.

Nous avons trouvé une lettre derrière la personne pendue venant de lui même. Sur instruction de M. le Procureur, Mamadou Dian Bora Diallo, après l’examen du médecin qui a confirmé que la personne est morte, nous avons rendu le corps à la famille. En attendant nous continuons les enquêtes ».

Pour sa part, Mamady Traoré, censeur du GSP Penda, a expliqué son étonnement devant cet acte d’un élève modèle.  » L’émotion est au comble . Parce que c’est un jeune vraiment auquel on est habitué. Nous étions pour lui des parents. Le vendredi passé, quand il y avait la prise des photos, il était là pour pendre sa photo pour le BEPC.

Quand notre école Penda devait compétir contre Cheick Anta Diop, c’est lui que je voulais préparer pour représenter valablement notre école.Vraiment, il était souriant, jovial et très social en même temps. C’est une grande perte pour notre école. Je présente mes condoléances à toute la famille éplorée, à ses amis et tout le personnel de notre école », a dit le censeur.

Il faut préciser que le contenu du papier laissé par Mamadou Modou Bah n’a pas été dévoilé pour les besoins de l’enquête.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628516796

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Célébration de la Fête nationale : Kaba Condé annonce ce qui est prévu pour Kindia

23 mars 2019 à 14 02 43 03433

La région de Kindia va abriter cette année les festivités du 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance. Festivités qui doivent avoir lieu, en principe, le 02 octobre 2019. Et, en prélude à cette fête nationale, d’importantes infrastructures devraient réalisées dans cette région. C’est Kaba Condé, le directeur de la radio nationale, qui l’a annoncé lors de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel, ce samedi 23 mars 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au cours de cette assemblée hebdomadaire du parti au pouvoir, Kaba Condé, directeur de la radio nationale et membre du bureau politique national du RPG Arc-en-ciel, a décidé de rappeler quelques décisions importantes du président Alpha Condé qui ont fait des effets positifs sur le terrain. C’est notamment la fête tournante de l’indépendance nationale, qui permet à chaque région abritant l’événement, de bénéficier d’un certain nombre d’infrastructures de base.

Et pour cette année 2019, c’est la région de Kindia qui va accueillir ces festivités marquant le 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à la souveraineté nationale. Kaba Condé en a profité donc pour annoncer les infrastructures prévues dans la région. « Pour cette fête d’indépendance à Kindia, il est prévu 43 bâtiments administratifs à Kindia.

Après, 20 kilomètres de routes qu’on va mettre en pavé à Kindia et dans les autres préfectures qui sont dans la région, plus 30 kilomètres de goudron à Kindia et dans les autres préfectures. Bonne fête donc à tous les Kindiakas et à tous les Guinéens. Soutenons le professeur Alpha Condé, c’est une chance pour la Guinée », a-t-il dit.

Kaba Condé a parlé également de la diplomatie guinéenne. Selon lui, l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir a permis de relancer notre diplomatie, qui était en chute, et qui a permis de mettre notre pays au-devant de la scène. « Le président de la République a payé toutes les dettes que la Guinée devait aux institutions. Et, à la date d’aujourd’hui, la Guinée a le droit de vote dans toutes les organisations internationales à travers le monde.

La semaine-là, il a organisé un dîner pour l’ambassadeur de la Russie qui s’en va, Alexandre Bregadzé. Ça fait 8 ans, il était ambassadeur en Guinée. Il est arrivé en 2011, il était le doyen du corps diplomatique. Tout le monde connaît la puissance de la Russie. Mais ce qui est important à retenir, lors de ce dîner, l’ambassadeur de Russie en Guinée a dit « la Guinée est en marche grâce au président Alpha Condé, et cela est reconnue par toutes les institutions internationales compétentes ».

Donc, ça veut dire que la communauté internationale reconnaît qu’avec le professeur Alpha Condé, la Guinée est vraiment de retour sur l’échiquier international », a dit monsieur Condé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kindia: des édifices publics démolis en prélude à la fête de l’indépendance

21 mars 2019 à 20 08 27 03273

La démolition de certains édifices publics en prélude aux préparatifs de la fête tournante de l’indépendance nationale a débuté hier mercredi, 20 mars 2019, à Kindia. La démarche vise à dégager les lieux pour permettre le démarrage des travaux de réalisation des infrastructures pour la fête tournante de 2019 dans la région, rapporte le correspondant de Guinematin.com basé dans la préfecture.

Les opérations de démolition de certains édifices publics qui viennent d’être lancés se poursuivent à Kindia. Du commissariat de police à la gendarmerie départementale en passant par la sûreté et la gendarmerie régionale, tout a été détruit. Au commissariat central de police, par exemple où la plupart des bagages ont déjà été transportés du côté du nouveau commissariat situé à Damakania, c’est face à un capharnaüm qu’on se retrouve.

Kaba Konaté, chef section Architecture et Construction à la Direction Préfectorale de l’Urbanisme et Habitat de Kindia, interrogé par notre reporter, est revenu sur les raisons de la démolition des bâtiments. « Nous avons reçu une mission de la présidence le samedi passé, de la SONAPI. Ils sont venus nous informer de passer l’alerte au niveau des services concernés pour la reconstruction de leurs bureau set de leur logement. Cela a commencé par la gendarmerie départementale, le logement du commandant.

De là-bas, la gendarmerie régionale et le logement du commandant ; le commissariat central et le logement du commissaire central ; la maison des jeunes et le marché central de Kindia ; la direction de la sûreté et son logement. Ce sont les services des chantiers qui ont été visités pour les alerter afin qu’ils libèrent les coins pour que les travaux continuent. La machine qui est venue a commencé par le commissariat central de Kindia. Cela s’est très bien passé », a dit Kaba Konaté.

Le transport des engins sous scellés pose un sérieux problème. Des voitures en mauvais état sont garées sur les trottoirs, non loin du tribunal et de la gendarmerie. Des sources concordantes indiquent la détection de 26 grenades et de 19 chargeurs de fusils de guerre datant de l’époque coloniale.

Ce programme d’infrastructures, envisagé par l’Etat, est apprécié par la plupart des services concernés. Mais, les citoyens se trouvent être affectés dans leurs activités.

Kadiatou Touré, marchande en face de la résidence du commissaire central de la police à Caravansérail apprécie l’initiative mais invite le gouvernement à leur trouver d’autres places ailleurs. « Nous avons fait le commerce ici pendant plus de 20 ans. Dieu merci, le gouvernement a demandé de libérer ici aujourd’hui pour travailler. Nous avons accepté. Nous leur demandons de trouver des places pour travailler afin de nourrir nos familles. On n’a pas où aller », précise-t-elle.

Thierno Safayiou Sow, vendeur dans une boutique collée au commissariat, se dit surpris du programme de déménagement. « Nous sommes près de 5 boutiquiers touchés par cette opération. Ce matin, nous avons vue une équipe entrain de démolir le commissariat de police. Par surprise, ils nous disent qu’ils vont casser nos places collées dans les locaux dudit commissariat. Nous sommes dans ça. Il n’y a pas eu d’avertissement. Nous sommes entrain de sortir nos marchandises à la hâte. Des fois, on perd même certains biens. On se demande que faire », a dit le marchand.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Urgent : la résidence du préfet de Kindia ravagée par un incendie

11 mars 2019 à 7 07 01 03013

La résidence du préfet de Kindia, N’fansoumane Touré, a pris feu dans la soirée du dimanche, 10 mars 2019. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais d’importants dégâts matériels sont enregistrés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est aux environs de 20 h que le feu s’est déclaré dans la résidence du préfet, situé à quelques pas de la place des Martyrs de Kindia, au centre ville. Selon nos informations, le préfet en personne a été victime de quelques brûlures pendant le drame. L’origine de l’incendie reste inconnue.

Après que les flammes se soient déclarées, de nombreux citoyens, les sapeurs pompiers et les services de sécurité ont essayé de circonscrire le feu. Leurs efforts seront sans succès. La résidence a été entièrement consumée. Du rez-de-chaussée à l’étage, les flammes ont tout dévoré. Les tôles et la toiture n’ont pas été épargnés.

Quelques véhicules stationnés dans la cour ont été sortis de la concession grâce aux concours des personnes de bonne volonté avec les agents de sécurité. Seule la voiture de service du préfet a été partiellement endommagée.

Le préfet, qui a eu des brûlures à certaines parties du corps, a reçu des soins vers 22h à l’hôpital régional de Kindia. Les autorités à tous les niveaux ont rallié la résidence et l’hôpital pour apporter leur compassion au préfet et sa famille.

A suivre !

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628516796

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Kindia : le trésorier préfectoral de Télimélé attaqué, plus d’un milliard de francs emporté

8 mars 2019 à 9 09 38 03383

Le véhicule du trésorier préfectoral de Télimélé, Alsény Cheick Sylla, a été attaqué par des hommes armés dans la soirée d’hier jeudi, 07 mars 2019. Les faits se sont produits sur le pont de Kalékhouré, à 3 kilomètres de la sous préfecture de Bangouya, sur la route nationale Kindia-Télimélé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

Les assaillants, non encore identifiés, ont emporté plus d’un milliard de francs guinéens, destinés aux fonctionnaires de Télimélé. Selon Aboubacar Sidiki Camara, chef comptable, joint au téléphone par notre reporter, c’est aux environs de 19 heures que l’attaque a eu lieu. « Nous avons été arrêtés par des bandits armés qui nous ont pourchassés. Quand on est arrivé sur un pont, ils nous ont bloqués en braquant des fusils de guerre sur notre véhicule.

Notre patron a été battu, molesté. Il a reçu des coups sur le visage, entraînant des blessures. Les assaillants ont ouvert le coffre pour emporter les salaires des fonctionnaires qui s’élèvent à plus d’un milliard de francs guinéens. Ils ont emporté des objets, même des téléphones », a dit le chef comptable.

Le trésorier, Alsény Cheikh Sylla, a été transporté dans un premier temps au centre de santé de Bangouya, avant d’être transféré à l’hôpital régional de Kindia pour des soins.

Quant aux assaillants, ils ont été aperçus quelques temps après l’attaque, à Sangaréya, dans la préfecture de Pita. Des échanges de tirs les ont même opposés à des gendarmes basés dans la localité, mais ils ont réussi à s’échapper.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628516796

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Kindia : de lourdes peines de prison contre les assassins de Mbemba Camara

7 mars 2019 à 17 05 57 03573

Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Kindia. C’est dans ce cadre que trois individus, accusés d’assassinat et de complicité d’évasion, ont été condamnés à des peines allant de 5 ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le tribunal a rendu son verdict dans le dossier de l’assassinat du jeune Mbemba Camara le 05 mars 2016 à Bangouya, dans la préfecture de Kindia. Abdourahmane Kémoko Sylla (en fuite), Abdoul Razak Sylla (en fuite) et Aissatou Sylla, poursuivis pour assassinat et complicité d’évasion, ont été reconnus coupables ce jeudi. La seule femme du groupe, Aissatou Sylla, a été mise aux arrêts le 15 juin 2016.

Dans sa décision, le tribunal, par la voie du juge Hammady Seck, a rendu la décision suivante : « le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle, à l’égard de Aissatou Sylla, et par défaut, à l’égard d’Abdourahmane Kémoko Sylla et de Abdoul Razak Sylla et en premier ressort, après en avoir délibéré conformément à la loi, déclare Abdourahmane Kémoko Sylla coupable d’assassinat, le condamne par défaut à la réclusion criminelle à perpétuité, décerne mandat d’arrêt contre lui à l’audience, le condamne aux dépens ;

Déclare Abdoul Razak Sylla coupable de complicité d’évasion, le condamne par défaut à 10 ans de réclusion criminelle, décerne mandat d’arrêt contre lui à l’audience, le condamne aux dépens ; déclare Aissatou Sylla coupable de complicité d’évasion, la condamne à 5 ans de réclusion criminelle, la condamne aux dépens ; reçoit Morlaye Camara en sa constitution de partie civile ; condamne Abdourahmane Kémoko Sylla et Abdoul Razak Sylla à lui payer la somme de 47 millions de dommages et intérêts. Le tout, en application des dispositions articles 19; 282; 286 du Code Pénal et de l’article 548 du Code de Procédure Pénale ».

Interrogé à la fin de l’audience, Morlaye Camara, grand frère Mbemba Camara, domicilié à Gomboya, dans la préfecture de Coyah, a dit son soulagement. « Je suis là aujourd’hui à cause de l’assassinat de mon frère, parce que ce sont ces Kémoko Sylla qui ont tué mon frère. Et, c’est sa femme, Aissatou Sylla, qui a occasionné sa fuite. Cela a été confirmé grâce à l’implication de plusieurs médias.

Lorsqu’ils m’ont demandé dans les audiences, autrefois, j’ai dit que je ne veux rien à dire parce que mon frère est décédé. Mais seulement, j’ai demandé au tribunal de m’aider à avoir les 47 millions de francs guinéens que j’avais donnés à mon frère pour voyager. Dieu merci, la justice a rendu le verdict et je suis content de la décision », a dit monsieur Camara.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Kindia : près de 200 kg de chanvre indien incinérés par les autorités

6 mars 2019 à 19 07 25 03253

Une importante quantité de chanvre indien a été incinérée ce mercredi, 6 mars 2019, dans la forêt classée de Fotombé, située dans la commune urbaine de Kindia. La cérémonie a été présidée par le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia en présence des autorités préfectorales et régionales, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au total, ce sont cent quatre vingt dix neuf (199) kilogrammes de chanvre indien qui ont été incinérés par les autorités. Selon nos informations, cette quantité de chanvre indien comprend 115 kilogrammes, saisis dans la nuit du dimanche 18 septembre 2018 par la compagnie de la gendarmerie régionale, ainsi que 84 kg saisis par une patrouille du camp de la première région militaire de Kindia.

Interrogé par notre reporter, le Procureur, Mamadou Dian Bora Diallo est revenu sur les circonstances de la saisie de cette drogue. « Effectivement, courant mois de septembre, la compagnie de la gendarmerie régionale de Kindia a découvert, lors d’une patrouille suite à l’indication d’un citoyen, dans le district de Khaly, 155 kg des chanvre indien. Ils sont venus trouver cette quantité sous un arbre. Il n’y avait personne à côté. Donc, un PV de saisie a été effectué. Des enquêtes ont été déclenchées pour rechercher les auteurs.

Parallèlement, la patrouille du camp de la première région militaire, sous le commandement du Colonel Ibrahima Kalil Condé, a aussi eu à saisir une autre quantité de 84 kg à travers une autre patrouille. Donc, vu les conditions de stockage de cette quantité, vu aussi le risque sanitaire, le risque de dissipation et autres qui incombent à cette garde, nous avons décidé, avec madame la gouverneure de la région de Kindia, de monsieur le préfet, du commandant du camp et toutes les autorités que voyez ici, de procéder à l’incinération sous la supervision de la direction régionale de l’environnement », a expliqué l’empereur des poursuites.

Pour sa part, le directeur régional de l’Environnement, des Eaux et Forêts de Kindia, Lanfia Diané a salué la promptitude du procureur et des autorités dans ce dossier. « Je remercie le procureur, les autorités, les services de défense et de sécurité qui ne ménagent aucun effort pour traquer les trafiquants de drogue, ensuite la promptitude dans les événements. C’est ce qui nous a emmenés à l’incinération aujourd’hui », a dit monsieur Diané.

De son coté, le Colonel Ibrahima Kalil Condé a félicité toutes les autorités pour cette initiative qui entre dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité. « Le président de la République a dédié son mandat aux jeunes. Donc tout jeune, tout chef de famille, tout bon cadre a le devoir sacré de protéger cette jeunesse. Et, la meilleure manière, c’est d’éloigner tous les produits qui peuvent nuire à la jeunesse.

Avec la réforme du secteur de la sécurité, nous avons maintenant une bonne collaboration entre les services de défense et de sécurité. Nous sommes tenus à coopérer. C’est pourquoi, nous avons activé une patrouille mixte, tous les jours à partir de la garnison de Kindia, notamment la gendarmerie, la police, l’armée, la douane. Il faut saluer l’accompagnement des autorités à tous les niveaux », s’est félicité l’officier.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Kindia : les bureaux régionaux et préfectoraux des boulangers mis en place

26 février 2019 à 19 07 17 02172

L’Union des Boulangers et Pâtissiers de Kindia a procédé à l’élection de ses bureaux régionaux et préfectoraux ce mardi, 26 février 2019. C’était à l’occasion d’un congrès électif de deux jours, présidé par l’Union Nationale Professionnelle des Boulangers et Pâtissiers de Guinée, en présence des autorités locales ainsi que de nombreux invités venus des préfectures relevant de Kindia, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Elhadj Alpha Oumar Sacko

Elhadj Alpha Oumar Sacko, président de l’Union Nationale Professionnelle des Boulangers de Guinée, chef de la délégation, a expliqué l’objectif de ce congrès. « Nous sommes à Kindia pour renouveler le bureau régional et préfectoral qui a un mandat de 5 ans. Les choses on débuté depuis hier lundi, 25 février 2019. Aujourd’hui, tous les boulangers de la région, à savoir Télimélé, Coyah, Dubréka, Forécariah et Kindia, ont pris part à la cérémonie. Nous sommes très contents. Nous avons renouvelé le bureau régional. Pour le bureau préfectoral, on a eu à l’installer en même temps. Toutes les autorités ont honoré cette cérémonie de leur présence. Je demande aux nouveaux élus de travailler main dans la main et d’avoir pitié des populations qui sont consommateurs de pains. Je leur recommande de faire du pain de qualité pour toute la préfecture de Kindia en particulier, et celle de la région en général. Tous les boulangers de Kindia se sont mobilisés pour choisir librement leurs président », a dit monsieur Sakho.

Mme Aminata Oularé

Présente à cette rencontre, madame Aminata Oularé, vice-maire de la commune urbaine de Kindia, s’est félicitée de la validation du bureau communal et préfectoral des boulangers. « C’est un ouf de soulagement pour la commune urbaine de Kindia. La boulangerie est un secteur stratégique qui aide la population de Kindia. Donc, il y avait longtemps des problèmes autour de la boulangerie. Si aujourd’hui on arrive à installer le nouveau bureau, qui peut résoudre le problème de pain, surtout que la mairie a ses oreilles tendues dans cette affaire, on ne peut que les remercier », a laissé entende l’élue locale.

Mamadou Alpha Diallo

Pour sa part, Mamadou Alpha Diallo, nouveau président de l’Union Préfectoral des Boulangers et Pâtissiers de Kindia, a dit sa joie d’avoir été choisi pour diriger la structure. « Avant tout, je suis très content de tous pour la confiance placée en ma personne pour diriger les boulangers de Kindia. Dans cette mission, je veux œuvrer pour l’union, l’entente entre les boulangers. Je profite de cette occasion pour demander aux autorités d’aider les boulangers de Kindia pour l’obtention des lieux de vente de pains bien aménagés dans les différents marchés de Kindia. Mon équipe va également corriger certains dysfonctionnements qui existaient déjà au détriment des consommateurs de pains », a-t-il promis.

Mohamed Moumini Kaké

De son côté, Mohamed Moumini Kaké, inspecteur régional du commerce de Kindia, s’est réjouit de la transparence qui a caractérisé ce congrès, surtout en présence du syndicat. « L’élection de ces bureaux s’est bien déroulée, surtout en présence des autorités des syndicats. On n’a constaté aucune anomalie. Ce qu’on attend de ces bureaux là, c’est de se mettre au travail. Vous savez que notre président, le professeur Alpha Condé, a donné beaucoup de priorités au secteur privé. Il a demandé de s’organiser. Le commerce est un secteur transversal de notre pays. Donc, l’union des boulangers fait partie du commerce », a laissé entende monsieur Kaké.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Guinée : les sénégalais votent majoritairement Macky Sall (63, 52 % des voix)

24 février 2019 à 22 10 37 02372

Ce sont un total de 2 081 électeurs qui étaient inscrits au compte de la circonscription électorale de la République de Guinée pour ce scrutin présidentiel de ce dimanche, 24 février 2019. Mais, parmi eux, ce sont 1 434 sénégalais qui ont voté dans les onze (11) bureaux de vote de la Guinée, soit un taux de 48, 10 % de taux de participation, a appris un reporter que Guineematin.com avait dépêché à l’ambassade du Sénégal à Conakry.

Doudou Bangoura

Finalement, trois (3) bulletins nuls ont été comptabilisés et 1 431 suffrages ont été valablement exprimés à Conakry, Kamsar, Fria, Kindia, Labé, Kankan et Banankoro, a indiqué monsieur Doudou Bangoura, président DECENA Guinée.

Ainsi, le président sortant et candidat à sa propre succession, Macky Sall, domine ses quatre concurrents avec 909 voix (63, 52 %).
Ousmane Sonko arrive en deuxième position en République de Guinée avec
283 voix (19, 78%). Ici, Idrissa Seck s’est classé à la troisième position avec 203 voix (14, 19%). Madické Niang et Elhadj Issa Sall sont loin derrière les trois premiers, avec respectivement 20 voix (1,40%) et 16 voix (1,12).

Alpha Assia Baldé était à l’ambassade du Sénégal à Conakry pour Guineematin.com

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Conseils régionaux, quartiers et districts : le FOFPAG plaide pour une meilleure représentativité des femmes

21 février 2019 à 8 08 45 02452

Obtenir une meilleure représentativité des femmes dans les conseils régionaux, de quartier et de district ! C’est l’objectif d’une tournée du Forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG). Appuyé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et financé par l’ONU Femme à travers le gouvernement canadien, les femmes parlementaires ont entamé, depuis le 19 février 2019 et pour une semaine, une tournée de sensibilisation, de plaidoyer et de lobbying dans les sept chefs-lieux de région du pays.

Cette activité s’inscrit dans le cadre d’un projet intitulé « Implication des femmes en politique ». Soutenu par l’Assemblée nationale, ce projet concerne aussi bien la guinée profonde que la capitale, Conakry, selon le programme du FOFPAG, transmis au reporter de Guineematin.com qui accompagne une équipe des femmes parlementaires.

Pour le succès de sa mission, le Forum des femmes parlementaires de Guinée a formé deux équipes. La première qui sillonnera les régions de Boké, Kindia, Mamou et Labé est coiffée par l’Honorable Hadja Aïssata Daffé. La seconde, dirigée par l’Honorable Zalikatou Diallo, se rendra successivement à Faranah, N’zérékoré et Kankan.

Accompagnée des députées Anne Marie Mansaré, Fatoumata Binta Diallo (Koïn), de Thérèse Téwa Yaradouno et de deux assistants parlementaires, l’honorable Zalikatou Diallo, par ailleurs secrétaire générale du FOFPAG, a débuté sa mission hier, mercredi 20 février 2019, à Faranah, où elle a rencontré les autorités régionales, préfectorales et communales, mais également les représentants de la CEPI (commission électorale préfectorale indépendante), des partis politiques et de la société civile.

Dès l’entame, la cheffe de délégation a déploré la faible représentativité des femmes sur les listes de candidats des partis politiques pour les élections locales de février 2018. « Voyez-vous, les femmes avec tout le poids qu’elles supportent et représentant les 52% de la population, ne sont pas bien prises en compte dans les sphères de décision… Les élections communales passées ont enregistré, dans les 342 circonscriptions du pays, 29 mille 554 candidats pour seulement 7 mille 44 femmes ; soit moins du tiers de l’effectif. C’est marginal », a regretté la secrétaire générale du FOFPAG.

Plus loin, Zalikatou Diallo a expliqué que cette mission vise à faire un plaidoyer auprès des acteurs impliqués dans le processus électoral en vue d’une plus grande présence des femmes dans les conseils régionaux mais également pour qu’il y ait plus de femmes présidentes de quartier et de district.

« Nous avons demandé à tous les acteurs de tout mettre en œuvre pour que les femmes conseillères puissent être désignées dans les conseils de région. Du côté des conseillers communaux, c’est ce que nous voulons. S’agissant des partis politiques, nous demandons à ce que les femmes soient désignées et en nombre comme Présidentes de quartier et de district. C’est le moment de le dire, puisqu’en 2018, quand on passait le message d’inscrire beaucoup de femmes sur les listes électorales, cette étape était déjà passée. Maintenant qu’il est l’heure de désigner les conseillers régionaux et les responsables de quartier et de district, je pense que notre mission est arrivée au bon moment », a plaidé la députée qui a été également appuyée avec des arguments forts encourageants de ses paires.

Cette demande s’adresse également aux conseillers issus des listes indépendantes qui ont des femmes conseillères et des localités remportées, ont insisté les parlementaires.

S’adressant aux femmes, l’honorable Fatoumata Binta Diallo (Koïn) dira que le pouvoir ne se donne pas, il s’arrache. « Donc, levez-vous ! Car, avec un peu de volonté, vous pouvez devenir présidente de quartier, de district, maire, conseillère de région et pourquoi pas députée…».

Prenant la parole, certains participants ont regretté l’indifférence des femmes à pratiquer la politique et d’autres, de la méchanceté et de l’égoïsme des hommes, qui ne veulent pas partager.

Toutefois, des contraintes liées à la pesanteur sociale, aux coutumes, à la pauvreté ou au manque de formation ont été régulièrement été citées parmi les principales causes de la sous représentativité des femmes aux postes de décision.

De son côté, au nom du gouverneur Sadou kéïta, absent, le Chef de cabinet du gouvernorat de Faranah, Ibrahima II Sylla s’est réjoui de cette initiative du FOFPAG. « Nous saluons cette démarche des femmes parlementaires. Nous voulons que la représentation des femmes dans les quartiers et districts soit une réalité. Il appartient aux partis politiques de travailler et d’accepter également cette présence significative des femmes à la tête des quartiers et districts. Egalement, en tant qu’autorités, nous allons attirer l’attention des conseillers pour que les femmes élues soient désignées dans le conseil régional. Nous rappelons que nous assurons la tutelle ; mais, la décision de le faire ne nous appartient pas ».

D’ailleurs, abordant certains problèmes soulevés par les participants, Ibrahima II Sylla a rappelé les efforts du président de la République pour l’autonomisation des femmes. « Les femmes sont braves et capables. Et, pour les accompagner, le président de la République a créé partout des micro-crédits comme les MUFFA et les LC2 pour leur autonomisation… », a dit le chef de cabinet.

Dans la même logique, Ibrahima II Sylla s’est félicité de l’élection au poste de maire de trois femmes au niveau de la région de Faranah. Il s’agit de Madame Fanta Diaby, maire de la commune rurale d’Alfamoussaya, de Madame Mariama Diallo, maire de la commune rurale de Bissikirima et de Madame Fanta Chérif, maire de la commune rurale de Konindou. Ces trois collectivités rurales, relevant toutes de la préfecture de Dabola.

Enfin, Dr. Zalikatou Diallo a repris la parole pour revenir sur les recommandations faites par les différents acteurs rencontrés. « Il s’agit de rencontrer les femmes en nombre et dans les zones rurales pour les sensibiliser et les motiver à s’engager plus en politique et d’impliquer les médias dans nos activités », a-t-elle insisté. La cheffe de mission a également noté la proposition de loi sur la parité initiée par le FOFPAG qui viendra, une fois votée, contraindre les différents acteurs à améliorer le niveau de représentation des femmes aux postes décision (électif ou nominatif).

Après ces entretiens, la mission a continué à Kissidougou et Gueckédou où elle a également rencontré les différents acteurs, recueilli les données et développé le plaidoyer en faveur des femmes. La mission a regretté qu’il n’y ait aucune femme maire dans ces trois préfectures (Faranah, Kissidougou et Gueckédou).

Aujourd’hui, jeudi 21 février 2019, la mission conduite par l’Honorable Zalikatou Diallo sera reçue dans les préfectures de Macenta et N’Zérékoré.

De Gueckédou, Abdallah Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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31 décembre à Kindia : la sécurité routière déjà prête pour éviter tout débordement

31 décembre 2018 à 19 07 21 122112

Le commissariat spécial de la sécurité routière de Kindia est à pied d’œuvre pour que la célébration de la fête du 31 décembre 2018 se passe dans les meilleures conditions. Pour y arriver, des dispositions pratiques ont été mises en œuvre pour parer à toute éventualité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les fêtes de fin d’année riment souvent avec des accidents de la circulation et autres abus de certains citoyens. A Kindia, le commissariat spécial de la sécurité routière se dit prêt en vue de sécuriser les personnes et leurs biens.

Commandant Mamadou Lamarana Bah

Selon le commandant Mamadou Lamarana Bah, commissaire adjoint de la sécurité routière, des dispositions sont déjà prises par son service pour que tout se passe normalement. « Nous avons pris des dispositions pour la sécurité des personnes et de leur biens. C’est-à-dire qu’on a planifié les agents au niveau des différents carrefours. C’est une manière d’empêcher les excès de vitesse, pour éviter qu’il y ait des accidents ».

Pour arriver à zéro accident ce 31 décembre 2018, le commandant Mamadou Lamarana Bah invite les citoyens à faire preuve de discipline et de courtoisie. « Tout ce que nous demandons aux usagers, c’est de respecter nos policiers et surtout les cordons et barrières de la police. Nous demandons aux gens d’accepter de se soumettre et de diminuer la vitesse pour qu’il n’y ait pas d’accidents. Il ne faut pas qu’on abuse des boissons pour créer des problèmes, faire des blessés et des morts pour une seule nuit. Donc, je demanderai paisiblement aux usagers de la route de respecter la sécurité. Nous sommes sur la route pour leur propre sécurité. Nous n’empêchons personne de circuler. Mais, il faut qu’on respecte la loi. Parce que c’est la loi qui peut nous encadrer, nous protéger pour éviter des morts ».

En outre, le commissaire adjoint de la sécurité routière de Kindia, a réaffirmé que « nous sommes engagés pour la nuit d’aujourd’hui pour avoir zéro accident. Mes officiers, toute la police de Kindia, en commun accord avec le commissariat central de police et de sûreté de Kindia, nous allons tous nous mobiliser pour sécuriser la population et leurs biens. Toute la zone de ma compétence sera sécurisée. Il y aura des agents planifiés dans tous les carrefours que vous connaissez de 19 h jusqu’au matin. Nous voulons que Kindia enregistre zéro accident », a souhaité l’officier de la sécurité routière.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Identification des réserves foncières d’État à Kindia : l’habitat à pied d’œuvre

20 décembre 2018 à 15 03 31 123112

La direction préfectorale de l’habitat de Kindia a procédé à la pose de la première pierre des plaques des réserves foncière de l’État ce jeudi, 20 décembre 2018. C’est sur le site de Kouredara, dans la sous-préfecture de Friguiagbé, que le coup d’envoi a été donné par le préfet en compagnie des responsables préfectoraux de l’habitat et des autorités religieuses, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Très tôt ce jeudi, la direction préfectorale de l’habitat a débuté l’implantation des panneaux pour la signalisation des domaines de l’État. Cette démarche, initiée par le ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, vise à identifier les réserves foncières de l’Etat.

Pour le préfet de Kindia, Elhadj N’Fansoumane Touré, l’immatriculation de tous les domaines du ressort des réserves foncières de l’État est une bonne chose. « L’État est entrain de prendre des bonnes dispositions pour l’identification des réserves foncières. Nous les autorités préfectorales, ainsi que les responsables religieux, nous sommes tous venus accompagner l’habitat de Kindia sur le terrain pour être témoin de ce qui est entrain d’être fait aujourd’hui, dans le cadre de la préservation des domaines qui relèvent de l’État. Ceci va constituer une invite à l’endroit de toutes les autorités, à commencer par les sous-préfets, les maires, les conseillers communaux, les sages, les notables qui se réclament coutumiers. Donc, ces domaines sont à préserver dans le cadre de la construction des infrastructures sociales », a-t-il mentionné.

À en croire le directeur préfectoral de l’habitat, la sécurisation des domaines d’État doit être l’affaire de tout le monde. Selon Ibrahima Kalil Touré, « les réserves foncières de l’État, c’est comme une banque de données en matière de domaines pour l’État. L’État a l’obligation de satisfaire les besoins, que ça soit la construction des infrastructures, tout ce qui concoure à la satisfaction des biens, des besoins de la population. Présentement, nous avons à Kindia neuf cités qu’on a essayé de repartir suivant les quatre points cardinaux en tenant compte de l’évolution de la ville ».

À noter que des sanctions sont désormais envisagées par la direction préfectorale de l’habitat contre toute personne qui va occuper illégalement les domaines d’État.

De Kindia, Mamadouba Sylla pour Guineematin.com

Tél. : 623 78 43 73

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