Genre et équité : plusieurs responsables de partis politiques outillés à Kindia

22 août 2019 à 13 01 28 08288

Une soixantaine de membres de partis politiques viennent d’être formés et sensibilisés sur la prise en compte du genre et de l’égalité homme/femme. Organisé par le Forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG) avec l’appui technique du PNUD et de l’ONU-Femmes sur financement du gouvernement du Canada, l’atelier s’est tenu à l’ENI de Kindia, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Ce sont des femmes députées, les secrétaires nationaux en charge des élections, les chargés de l’implantation et les comités nationaux des femmes des principaux partis politiques du pays, qui ont pris part à ces travaux. Selon Boubacar Bah, expert en développement parlementaire du PNUD, cette rencontre qui a duré trois jours, « visait à outiller les uns et les autres sur comment prendre en compte les questions de genre dans la vie des partis politiques de tous les jours, non seulement au niveau légal mais aussi de l’action des partis tous les jours ainsi que dans le cadre du processus électoral.

Comment faire en sorte que les jeunes et les femmes soient représentés dans les instances de prise des décisions, comment faire en sorte que l’action des partis tous les jours, que ce soit leurs projets de société, que ce soit le programmes qui les conduisent, que ce soit au niveau de nos collectivités et au niveau national soient sensibles au genre », a expliqué l’expert du Programme des Nations Unies pour le Développement.

A l’issue des travaux, les participants ont signé une déclaration commune, s’engageant à promouvoir les femmes dans leurs formations politiques. Une déclaration par l’honorable Hadja Fatoumata Binta Diallo, présidente du Forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG), qui a exhorté à la mise en œuvre de cet engagement. « Je prends acte de votre engagement et de la déclaration que vous venez de faire. Je vous félicite et vous exhorte à mettre en œuvre ces engagements au sein de vos structures. Le Forum des femmes parlementaires de Guinée sera à vos côtés pour traduire en actes concrets cette déclaration de Kindia sanctionnant les travaux de cet atelier.

C’est le lieu et l’occasion de saluer l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’ONU-Femmes et le gouvernement du Canada, sans lequel nous ne serions pas à ce niveau de prise en compte du genre et de l’égalité des sexes dans le cadre du travail parlementaire. Grâce à cette précieuse contribution, les processus électoraux deviennent inclusifs. Je remercie également les autorités de l’Assemblée nationale à leur tête l’honorable Claude Kory Kondiano pour leur appui aux activités du forum. Pour terminer, j’invite tous les participants à restituer et œuvrer à la prise en compte du genre au sein de nos partis politiques », a elle lancé la députée.

De leur côté, les participants à cet atelier ont salué l’initiative et remercié les organisateurs. Ils se sont dit satisfaits du déroulement des travaux et ont promis de restituer les connaissances acquises au sein de leurs différentes formations politiques. Par la voix de leur porte-parole Zénab Théa, ils ont formulé aussi quelques recommandations visant l’atteinte des objectifs de cet atelier. Il s’agit de :

« L’intégration dans les documents juridiques des partis politiques, de l’égalité entre les sexes et la prise en compte du genre comme valeur de base ; prendre de mesures législatives et réglementaires favorisant la participation des jeunes et des femmes dans les organes ou instances des décision ; renforcer le leadership des femmes et des jeunes des partis politiques pour accroître leur implication dans la vie publique et politique ; mettre en place un groupe thématique genre multipartite dont l’action sera de promouvoir le genre et l’égalité entre hommes et femmes au sein des partis politiques ; vulgariser et mettre en place des mécanismes d’application de la loi sur la parité ».

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 516 796/664 354 238

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Mauvais état de la route : de nombreux véhicules bloqués entre Coyah et Kindia

21 août 2019 à 13 01 41 08418

Un interminable bouchon est visible ce mercredi, 21 août 2019, sur nationale Coyah-Kindia. Plusieurs centaines de véhicules sont bloqués sur cette route et sous une forte pluie, a constaté un reporter de Guineematin.com qui se trouve sur place.

La longue file commence à la sortie de la ville de Coyah et s’étend sur une très longue distance. Certains sont là depuis la journée d’hier et d’autres sont arrivés sur place ce mercredi. Selon nos informations, ce sont des véhicules qui se sont renversés sur la route, en très mauvais état, obstruant complètement le passage.

« Les gens ont trouvé une petite déviation, mais il faudra du temps pour que tous ces véhicules bloqués ici puissent passer. Parce que le bouchon s’est formé des deux côtés de la route. Quand ceux qui quittent l’intérieur pour Conakry passent, ceux qui quittent Conakry pour l’intérieur attendent, et vice-versa », explique un conducteur de taxi moto dans la zone.

Face à cette situation, certains citoyens en provenance de Conakry rebroussent chemin, tandis que d’autres décident de patienter jusqu’à ce que le passage se libère. Une aubaine pour de nombreux vendeurs ambulants qui ont envahi les lieux, malgré la forte pluie qui s’abat, avec des biscuits, du jus et plusieurs autres produits.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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« Gestion calamiteuse » du FC Gangan : des jeunes de Kindia exigent le départ du staff

19 août 2019 à 18 06 36 08368

Des jeunes activistes de la société civile de Kindia sont descendus dans les rues de la ville ce lundi, 19 août 2019, pour manifester leur colère face à la gestion du Gangan FC par le bureau du comité exécutif. Ils demandent le départ immédiat des responsables de ce club de football qui doit évoluer désormais en ligue 2, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est aux environs de 8 heures que des jeunes activistes de la société civile ont effectué cette sortie pour dénoncer la mauvaise gestion du FC Gangan, dirigé depuis plus 4 ans par le bureau du comité exécutif. Ils ont marché du stade préfectoral de Fodé Fissa à la place des martyrs en passant par la gare routière, le grand marché Sanloyah et la devanture de la maison des jeunes.

Le porte-parole des manifestants, Kémo Mali Fofana est revenu sur le contenu de leur revendication. « Nous demandons le départ du président du club et de sont staff qui n’ont rien fait pour la dernière saison sportive. Nous voulons tout simplement le départ de cette équipe. Nous sommes contre la gestion calamiteuse de cette équipe. Nous demandons sans délai leur départ », a dit Kémo Mali Fofana.

Kémo Mali Fofana

Le FC Gangan de Kindia, relégué en ligue 2 (deuxième division) a terminé la saison dernière 2018/2019 sans son entraîneur principal. Celui qui est venu le remplacer a passé des moments difficiles. Les supporters craignent pour l’avenir du club. « L’entraîneur qui était venu terminer la saison avec l’équipe comme coach a été logé par un natif de Kindia, nourrit par lui. Et au delà de ça, il est rentré avec cinquante mille francs guinéens dans sa famille comme récompense. C’est ce qui est déplorable. C’est pourquoi, on s’est levé pour dénoncer la calamiteuse gestion avec un bilan négatif de ce staff et son président », a martelé Kémo Mali Fofana.

A préciser que les jeunes ont promis de continuer leur protestation jusqu’au départ de ceux qu’ils considèrent comme étant les auteurs de la descente aux enfers du club de Kindia.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Kankalabé (Dalaba) : inauguration du centre de formation islamique de Kolladhè

18 août 2019 à 4 04 48 08488

La commune rurale de Kankalabé a abrité le jeudi dernier, 15 août 2019, la cérémonie d’inauguration du centre de formation islamique de Kolladhè, du nom de l’une des 9 provinces du Fouta Théocratique, dans l’actuelle préfecture de Dalaba, relevant de la Région Administrative de Mamou, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

L’évènement qui était rehaussé de la présence d’une importante délégation de l’inspection régionale des Affaires Religieuses de Mamou, accompagnée de son secrétariat préfectoral de Dalaba, a mobilisé plusieurs ressortissant du Kolladhè venu des Etats-Unis d’Amérique, Angola, Sierra Léone, Conakry, Kindia, Mamou, Dalaba et Labé.

L’édifice flambant neuf a été réalisé en 3 ans par les fils ressortissants de la localité qui ont mobilisé au total près d’un milliard 500 millions de francs guinéens, sur initiative du doyen Elhadj Abdoulaye Yero Djarel, un opérateur économique installé à Conakry.

président de la commission d’organisation de la cérémonie, Mamadou Ciré Baldé
Mamadou Ciré Baldé, président de la commission d’organisation de la cérémonie

« Nous avons dans notre sous-préfecture 8 districts. Chaque district a son centre de formation islamique. Mais, ce centre qui est derrière-moi, on l’a appelé ‘’Centre Islamique de Kolladhè’’, c’est pour toute la sous-préfecture de Kankalabé. On a eu à faire des reboisements dans les 8 districts de la sous-préfecture de Kankalabé. 1000 plants forestiers par district et 80 plants fruitiers (orange et mangue) dans les différents districts. On a eu à acheter des poubelles publiques pour l’assainissement, des kits sanitaires pour les postes de santé et le centre de santé et on a envoyé des livres coraniques et des Diouzou pour les centres islamiques », a expliqué le président de la commission d’organisation de la cérémonie, Mamadou Ciré Baldé.

Fama Sanoh, Sous-préfet de Kankalabé

Représentant le préfet de Dalaba à cette cérémonie, le sous-préfet de la localité a demandé avec insistance que les cours programmés dans ce centre de formation islamique respectent les normes d’un islam modéré, c’est-à-dire qui ne cultive ni haine, ni violence. « Le bâtiment que nous venons d’inaugurer est un bâtiment pour l’expansion de l’islam. Je voudrais donc profiter et dire à ceux qui vont enseigner l’islam aux enfants ici de donner l’enseignement coranique sous les principes édictés par le Coran original » a indiqué le sous-préfet de Kankalabé, Fama Sanoh.

Thierno Aliou Diallo, président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis
Thierno Aliou Diallo, président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis

Parmi ceux qui n’ont pas voulu se faire conter cet évènement historique, Thierno Aliou Diallo est le président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis d’Amérique. « Lorsque nous avons reçu le programme de cet évènement, nous avons réuni les ressortissants de Kankalabé et Mombéya aux Etats-Unis d’Amérique. Nous avons cotisé pour trouver un peu. C’est ce que nous avons envoyé. Nous avons aussi pris en charge les frais de couverture médiatique de l’activité », a-t-il déclaré.

L’inauguration de ce centre de formation islamique du Kolladhè a coïncidé avec la 5ème édition des sacrifices tournants organisée, cette année, à Kankalabé, par l’Association pour le Développement de Dalaba et la journée s’est terminée en apothéose par un match amical entre l’équipe sous-préfectorale de Kankalabé et son homologue de Mombéya.

De retour de Kankalabé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 269 551

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Kindia : une mosquée vidée de son contenu et incendiée à Khaliakhory

15 août 2019 à 18 06 48 08488

Des individus non identifiés ont dévalisé une mosquée avant de l’incendier dans le district Khaliakhory, relevant de commune rurale de Damakania, à Kindia. Le drame s’est produit dans la nuit de mercredi à jeudi, 15 août 2019, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’incendie qui a calciné cette maison de Dieu est survenu aux environs de 2 heures du matin. Selon nos informations, les malfaiteurs, dont l’identité n’est pour l’instant pas inconnue, se sont tout d’abord attaqués au forage qui ravitaille en eau la mosquée et les citoyens de la localité, en l’arrachant. Puis, ils ont dérobé les moquettes de la mosquée, les corans, les haut-parleurs et tous ses accessoires. Le plus surprenant dans ce sinistre, c’est que les malfaiteurs ont mis le feu à la mosquée pour la réduire en cendre.

Selon Abou Soumah, chef du district de Khaliakhory, « je ne sais pas exactement comment ça s’est passé, par ce que j’étais couché quand on m’a appelé pour me dire que la mosquée a pris feu. Quand je me suis rendu sur les lieux, il y avait déjà la fumée. Mais, moi j’ai dit que c’est un coup bien préparé par l’ensemble des pilleurs. Parce que les bandits volent et quittent. Mais, c’est la première fois qu’on vole et abîme une mosquée. Les gens-là ont emporté le forage et le contenu de la mosquée, ensuite ils ont mis le feu. C’est ça notre inquiétude », a-t-il expliqué.

Toutefois, monsieur Soumah a sa petite idée sur ce qui pourrait être à l’origine du drame. « Les auteurs seront démasqués et nous allons sanctionner fort. C’est un acte déplorable. Il y a beaucoup de problèmes ici. D’abord, le problème d’imamat, un facteur qui divise Elhadj Abdoulaye Diallo, qui se réclame propriétaire de la mosquée, et le groupe d’Elhadj Djouma, choisi par la ligue régionale comme imam.

Cela a été un débat très tendu entre les responsables de cette mosquée. Elhadj Mamoudou Camara (imam de la grande mosquée de Kindia, ndlr) a calmé le jeu en passant par sa méthode. Elhadj Djouma a été installé par Elhadj Mamoudou Camara et l’autre camp a aussi choisi son imam. Donc depuis ça, rien ne va ici », a indiqué Abou Soumah.

Selon Noumouké Sidibé, le 4ème imam, « c’est un des sages de la mosquée qui m’a appelé vers 6h du matin en me disant que notre mosquée a été incendiée. Du coup, les voisins sont venus, mais ils ont trouvé que presque tout le contenu était brulé. Quand nous sommes venus, on a constaté les faits. Après, on s’est dit que ce n’est pas un étranger : les papiers étaient pliés, c’est-à-dire emportés, les amplis ont été emportés. Heureusement qu’il n’y avait pas de courant électrique hier, si non on allait dire que c’est un court-circuit.

Dans la mosquée, les tapis ont été volés et les amplis ont été tous emportés, un étranger ne peut pas venir ici et faire ça. Même les cuves qui étaient-là ont été brulées, la pompe du forage qui servait la mosquée en eau a aussi été emportée. C’est après ça que l’intéressé a mis le feu à l’intérieur de la mosquée. On n’a pas constaté la brûlure des corans. Cela veut dire qu’ils ont aussi emporté les corans ».

Interrogé par notre reporter, Elhadj Abdoulaye Diallo, petit fils de Waliou de Gomba, qui se dit propriétaire de la parcelle où la mosquée est construite, a expliqué sa désolation. « Moi je suis logé ici, tout prêt de la mosquée. Mais, je ne peux pas dire exactement comment ça s’est passé. Parce que j’étais couché et on a trouvé que la mosquée et son contenu, tout est parti en fumée. Nous, on accuse les voleurs, car une personne consciente ne peut pas faire ça. Cette mosquée, c’est moi qui ai cherché l’aide auprès des arabes pour la construire. C’était en 2014.J’ai même le titre foncier. C’est ce que je viens de perdre», déclare-t-il.

Mohamed M’bemba Condé Guineematin.com

Tel: 628-518-888

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Kindia : un gendarme tué dans un accident de la circulation

13 août 2019 à 13 01 51 08518

La route continue d’endeuiller de nombreuses familles en Guinée. Un gendarme a été tué dans un nouvel accident de la circulation qui s’est produit dans l’après-midi d’hier, lundi 12 août 2019. L’adjudant Jean Tamba Millimouno, en service à l’escadron mobile numéro 7 de Kindia, a succombé à ses blessures suite à un accident de moto, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon Patrice Tamba Millimouno, un des frères du défunt, l’adjudant Jean Tamba Millimouno était âgé de 35 ans. Il a perdu le contrôle de sa moto de marque TVS sur la route du camp Samoréya, alors qu’il tentait d’éviter une collision avec un autre motard. Le gendarme a fini sa course dans un caniveau.

Admis à l’hôpital militaire du camp Kémé Bouréma de Kindia pour des soins, le jeune gendarme a succombé à ses blessures, a expliqué son frère, rencontré ce mardi 13 août 2019.

Aux dernières nouvelles, la brigade territoriale de la gendarmerie de Kindia est chargée de l’enquête pour faire la lumière sur cet accident mortel.

Le corps de Jean Tamba Millimouno, originaire de Guéckédou, est actuellement à la morgue de l’hôpital régional de Kindia. Il sera inhumé le jeudi 15 août prochain, selon ses chefs. Le défunt laisse derrière lui une veuve et trois enfants.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel : 628-518-888

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Tabaski 2019 : Taliby Sylla prie pour la paix et l’entente à Kindia

11 août 2019 à 18 06 39 08398

C’est à Kindia,sa préfecture d’origine, que le ministre de l’énergie a célébré ce dimanche, 11 août 2019, la fête de Tabaski. Dr Cheick Taliby Sylla, en compagnie du préfet de Kindia, a effectué la prière de l’Aïd dans la grande mosquée de Foulaya, district de la sous-préfecture de Friguiagbé, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Après la prière, conduite par l’érudit Abdoul Wakil Keita, le ministre a invité les Guinéens à renforcer l’unité et l’entente afin de préserver la paix dans le pays. « Je remercie la population croyante de Guinée, les religieux, les autorités, surtout mes parents et le président de la République. Donc, c’est un bonheur pour moi de venir prier chez moi, là où je suis né, là où mes parents sont enterrés, de prier en communion avec mes frères et sœurs et les imams, ainsi que les autorités de Kindia.

Je prie pour tous nos devanciers et que la paix et l’entente règnent à Kindia. Je prie alors pour le renforcement de la quiétude et de l’amour de la patrie », a dit le ministre de l’Energie.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé Guineematin.com

Tel: 628-518-888

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Kindia : les fidèles musulmans de Cacia 2 célèbrent la Tabaski dans l’allégresse

11 août 2019 à 18 06 17 08178

Les fidèles musulmans de Guinée ont célébré l’Aïd el Kébir, ou la fête de Tabaski, ce dimanche 11 août 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Tout comme à Conakry, ce sont les mosquées qui ont servi de cadre à la prière marquant cette fête à Kindia, où s’abattait également une forte pluie. Au quartier Cacia 2, c’est le premier imam, Thierno Mamadou Waliou Gomba, qui a dirigé la prière en présence des responsables locaux, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est aux environs de 9 h30 que e premier imam de ce quartier a dirigé la prière. Dans son sermon, Thierno Mamadou Waliou Gomba est revenu sur l’importance de la fête de Tabaski, notamment sur le sens du sacrifice recommandé à tout musulman qui en a les moyens.

« La fête de fête de Tabaski ou Aïd el Kébir, est la plus importante fête du monde musulman. Le prophète Mohammed (PSL) a recommandé à tout musulman, qui en a les moyens, de faire le sacrifice d’un animal après avoir fait la prière à l’occasion de cette fête. Cela va permettre d’avoir plusieurs bénédictions. Lorsqu’on accomplit un devoir religieux, le prophète recommande à ce qu’on manifeste la joie », a expliqué l’imam.

Pour sa part, Mamadou Diouma Camara, chef du quartier adjoint de Cacia2, s’est qui dit heureux de la mobilisation des fidèles musulmans et de la réussite de la fête dans son quartier. « La fête s’est bien passée à Cacia. Il y a eu vraiment un grand engouement. Les fidèles musulmans sont venus en grand nombre, habillés avec des tenues propres. Tout le monde était content, tout le monde était acquis à la cause.

Malgré la grande pluie, la délégation était au rendez-vous, l’imam râtib était également présent avec son équipe. Il n’ ya aucune fausse note. Pour cela, nous remercions tout le monde et nous souhaitons que les gens qui sont partis aux villages ou à la Mecque rentrent dans de très bonnes conditions. Les gens qui sont décédés également, que Dieu les reçoit dans son paradis ».

Elhadj Aboubacar Barry, membre de la ligue islamique régionale de Kindia, s’est réjoui de l’atmosphère qui a prévalu pendant cette célébration. « Nous sommes très contents de la célébration de cette importante fête à la grande mosquée de Cacia2. Le fait que Dieu a permis à tout un chacun de se déplacer pour venir prier et écouter le sermon de l’imam aujourd’hui. Cela s’est passé dans la concorde, la paix et la cohésion sociale. Les musulmans sont venus de tous les côtés pour magnifier leur joie et rendre grâce à Dieu. Que Dieu continue à nous aider et qu’il pense à nous », a-t-il lancé.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628 51 67 96

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Veille de Tabaski : un bélier vendu jusqu’à 3 millions et demi de francs à Kindia

10 août 2019 à 8 08 52 08528

A la veille de la fête de Tabaski, qui sera célébrée demain, dimanche, les prix du bétail ont connu une hausse généralisée dans les marchés tant à Conakry que dans certaines villes de l’intérieur du pays. C’est le cas au parc à bétail de Caravansérail, dans la commune urbaine de Kindia, où de nombreux citoyens se plaignent de cette situation, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Hier, vendredi 09 août 2019, l’affluence était de taille au marché à bétail de Caravansérail. De nombreux citoyens sont venus sur les lieux à la recherche d’une bête devant être immolée comme sacrifice le jour de la Tabaski. Mais, le constat révèle que vendeurs et acheteurs ont du mal à conjuguer le même verbe. Cette incompréhension est sans nul doute liée à la hausse des prix.

Sankoumba Diakhaby, domicilié au quartier Kassia 1, que nous avons rencontré sur place, se dit étonné de la cherté des prix. « Je suis venu pour acheter un mouton. Ils m’ont dit que le prix varie de 1 million 500 mille ; 1 million 600 mille, jusqu’à 2 millions de francs. Donc, j’ai acheté 3 moutons. Le premier, je l’ai acheté à 1 million 200 mille ; le 2ème, à 1 million 100 mille ; le 3ème, à 850 mille GNF. C’est très cher parce qu’ici, le mouton se vendait à 300 ou 400 ou 500 mille. Aujourd’hui, si tu envoies 1million, tu ne gagneras pas ce que tu veux. Il faut que tu envoies 1million et plus. C’est vraiment cher », regrette ce citoyen.

Même son de cloche chez Mohamad Lamine Sylla, un disciple de l’imam de Condeta 2. Il dit avoir acheté un bélier à 3 millions et demi. « Vraiment, le pays-là est dur, je viens d’acheter un mouton à 3 millions 500 mille francs. On dirait que c’est une vache. C’est trop cher, mais je suis obligé parce que notre vieux, Elhadj Moussa Fadhila, est l’un des imams les plus respectés de Kindia et il immole son mouton au lieu de la prière », a-t-il fait savoir.


Interrogé sur la question, Souleymane Diaby, un des vendeurs de moutons de la place, reconnait que les prix ont connu une hausse ces derniers jours. Mais, il tente de justifier cette situation. « Sur le prix, c’est comme vous le souhaitez. Nous avons des moutons de 700 mille, 800 mille et 900 mille GNF. Il y a aussi des moutons dont le prix varie de 1.500.000 à plus de 2 millions de nos francs. C’est le cas des moutons venus du Mali. Tout dépend de la qualité et du choix. Ce qu’il faut comprendre, c’est que nous avons aussi des difficultés que nous rencontrons : nous payons le transport pour aller dans les villages très loin du centre pour acheter le bétail que vous voyez-là, ce n’est pas nous qui les élevons.

Au-delà de cette peine, nous perdons parfois certaines de nos bêtes en cours de route. Lorsque nous les embarquons elles meurent en cours de route et on ne peut plus retourner pour demander de les changer. Il y a également l’augmentation du prix de carburant et l’achat des herbes qui servent à nourrir le bétail. Donc, une fois ici, on est contraint de revoir les prix à la hausse pour nous permettre de nous rattraper. Nous ne le faisons pas par méchanceté, mais on fait le marché pour bénéficier de quelque chose aussi, comme 100 000 ou 50 000 FG de bénéfice sur un animal », a assuré ce vendeur de bétail.

Mohamed M’bemba Condé Guineematin.com
Tel: 628-518-888

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Contenu Local : Rusal/CBK offre des forages et de l’assistance financière à Mambia et Friguiagbé

9 août 2019 à 13 01 05 08058

La compagnie Rusal poursuit son programme d’accès à l’eau potable des communautés dans ses zones d’intervention. Récemment Rusal/Friguia a offert des forages à trois districts de la commune urbaine de Fria. Ce jeudi, 8 août 2019, la direction générale de Rusal/CBK a fait un don de six (6) forages et une assistance financière aux groupements féminins des sous-préfectures de Mambia et de Friguiagbé dans la préfecture de Kindia. La remise officielle a eu lieu en présence des bénéficiaires, des donateurs et des autorités sous-préfectorales et préfectorales de Kindia, a constaté un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

C’est dans une ambiance festive que les populations de Madina Dian dans la sous-préfecture de Mambia et celles de Koba dans la sous-préfecture de Friguiagbé ont reçu la forte délégation venue procéder à l’inauguration des forages et à la remise de l’assistance financière aux groupements féminins des deux localités.

Dans son discours de circonstance, le sous-préfet de Mambia Labilé 2 Loua a remercié la société Rusal/CBK pour cet autre geste avant de rappeler les nombreuses réalisations faites par la société en faveur des communautés riveraines.

S’adressant aux bénéficiaires Labilé 2 Loua dira « C’est pour la première fois que ces villages soient dotés de forages mais nous savons que d’autres villages en avaient bénéficié. Rusal/CBK assiste les groupements féminins pour booster leur production agricole, la société a construit des écoles, des mosquées des centres de santé, des hôpitaux.

Actuellement, d’autres projets en faveur des populations sont en cours de réalisation. Donc, c’est une grande joie pour nous autorités et pour toutes les populations. Désormais, il vous revient d’entretenir les forages et de bien gérer les fonds mis gracieusement à votre disposition par la société Rusal/CBK », a-t-il lancé.

Après Mambia, la délégation s’est rendue à Koba, dans la sous-préfecture de Friguiagbé, pour inaugurer également des forages et remettre une assistance financière aux groupements féminins de la localité. Là également, les populations étaient fortement mobilisées pour exprimer leur joie.

Prenant la parole, madame le sous-préfet de Friguiagbé, Gnama Condé, a vivement remercié la société Rusal/CBK avant de s’adresser aux femmes bénéficiaires en ces termes : « vous les femmes de Koba, vous recevez aujourd’hui votre forage et une assistance financière pour vos activités agricoles, cela veut dire que nos partenaires pensent à vous pour diminuer vos souffrances. Vous devez en être fières et surtout gérer votre forage et les fonds mis à votre disposition. Nous devons les encourager car depuis toujours, cette société nous assiste », a dit madame Gnama Condé.

Viktor NARYVONCHYK, DG par intérim de Rusal/CBK et une bénéficiaire de l’assistance financière de la société

De son côté, le Directeur Général par intérim de Rusal/CBK Viktor NARYVONCHYK s’est réjoui de l’accueil très chaleureux des populations bénéficiaires, avant de préciser que « la rencontre d’aujourd’hui est une occasion importante et joyeuse, car il s’agit de la remise d’une assistance financière de 60 millions GNF aux groupements féminins de Mambia et Friguiagbé ainsi que l’inauguration de six (6) forages construits par Rusal/CBK en 2019 dans les mêmes sous-préfectures.

La société a consacré plus de 530 millions de francs guinéens à tous ces programmes. Chacun de vous sait que l’eau potable est un élément clé de toute la vie sur terre, il n’y a de vie que là où il y a de l’eau », a déclaré le Directeur Général par intérim de Rusal/CBK.

N’Fansoumane Touré, préfet de Kindia

Egalement présent, le préfet de Kindia, N’Fansoumane Touré, a mis l’accent sur la bonne relation de coopération entre la Guinée et la Russie. « Les deux présidents, à savoir Pr Alpha Condé et Vladimir Poutine entretiennent de bonnes relations. Ces réguliers dons de la société Rusal aux populations guinéennes en sont une parfaite illustration. Et nous devons tout cela à la paix et l’entente entre les populations et Rusal. Donc, nous devons préserver cet acquis absolument », a dit le préfet de Kindia dans toutes les localités visitées.

Dans les deux sous-préfectures, la Direction générale de Rusal/CBK, en plus des forages et de l’assistance financière aux groupements féminins, a offert des enveloppes aux mosquées des deux localités en prélude de la grande fête musulmane de Tabaski.

Rappelons que de 2011 à 2019, Rusal/CBK a construit et mis en service 25 forages d’eau potable dans la région de Kindia. En 18 ans d’existence en Guinée, l’investissement de Rusal/CBK dans la réalisation des projets sociaux s’élève à des dizaines de millions de dollars.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : un homme retrouvé pendu dans une maison inachevée

6 août 2019 à 17 05 25 08258

Un jeune homme, âgé de 35 ans, a été retrouvé mort pendu dans une maison inachevée ce mardi, 06 août 2019, au quartier abattoir 3, dans la commune urbaine de Kindia. Ce célibataire souffrait de maladie et aurait menacé de se suicider hier lundi, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La victime se nomme Mohamed Lamine Touré, chauffeur de profession. Il a été retrouvé mort dans une maison inachevée ce mardi matin, aux environs de 6 heures.

Rapidement alertés, les gendarmes et le médecin légiste se sont rendus sur les lieux pour faire le constat. Selon Dr Sékou Abou Camara, médecin-légiste, chef du service des urgences de l’hôpital régional de Kindia, « on a trouvé un corps sans vie, pendu. Au cours de l’examen, on a pensé à une pendaison. C’est une mort par suite d’étranglement. C’est ça le résultat », a-t-il indiqué.

Interrogé par notre reporter, Ibrahima Sory Touré, père du jeune homme, a fait savoir que son fils avait des problèmes de santé. « C’est mon enfant. Il était avec nous ici, malade. On l’amenait chaque fois au tripano (centre médical) de Damakania pour les soins. Mais, c’est hier lundi qu’il a commencé ses bêtises, en me disant qu’il va se tuer.

Quand il est sorti, j’ai vite informé les autorités, à travers mon jeune frère. Le matin, on m’appelle pour me dire qu’il s’est pendu. Avant, il était un bon chauffeur à Conakry. C’est là-bas qu’il est tombé malade, puis il est venu à Kindia », a expliqué monsieur Touré.

Le corps de Mohamed Lamine Touré a été remis à sa famille. Il sera inhumé dans l’après-midi de ce mardi au cimetière du quartier Abattoir, dans la commune urbaine.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel: 628-518-888

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Le FNDC galvanise ses troupes : « traitez comme un délinquant tout gouverneur, préfet, … »

6 août 2019 à 12 12 07 08078

Pro et anti nouvelle Constitution multiplient les actions sur le terrain, avec quelques fois des accrochages entre les deux camps. C’est dans ce cadre que le FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution), dans le cadre de son combat contre un 3ème mandat pour le président Alpha Condé, a tenu une assemblée générale hier lundi, 5 août 2019, à Kindia. Organisée au siège de l’antenne locale du front, sis au quartier Féréfou, dans la commune urbaine, la rencontre a connu une forte mobilisation des opposants au projet de nouvelle constitution, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon Sékou Koundouno, responsable de stratégie et de planification au niveau de la coordination nationale du FNDC, « il s’agit d’une réunion d’information mais aussi de mobilisation, afin que tous les citoyens militants et sympathisants, membres du FNDC se tiennent prêts, dès qu’ils entendent les orientations et instructions. Cette mission avait pour objet de faire la revue de toutes nos troupes, de nos antennes de la Basse Côte, de Sangarédi en passant par Boké ,Boffa ,Tanènè, Dubréka, Fria, Manéah, Coyah, Forécariah et puis Kindia et Télimélé, pour voir le niveau d’avancement et le niveau de préparation des antennes.

Comme vous le savez, nous ne sommes pas concernés par le débat stérile, illégal et illégitime que des putschistes sont entrain de promouvoir actuellement. Nous nous préparons au combat citoyen conformément à la Constitution guinéenne, afin de défendre la patrie. Ce combat s’articule autour de certaines actions citoyennes qui sont conformes aux lois de la République, aux traités et conventions. Donc, nous travaillons à préparer à la fois la mentalité, à préparer aussi quelques subjectivités qui existent au niveau des citoyens, afin que partout où besoin se posera, que nous soyons là en vaillants soldats de la République, en des patriotes pour défendre la patrie », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, l’activiste de la société civile a mis en garde tout administrateur territorial ou élu local qui tenterait d’empêcher les activités du FNDC dans leurs localités. « Quiconque se sert de son manteau de préfet, de gouverneur, de sous-préfet ou de chef de quartier, pour empêcher la tenue d’une rencontre ou d’une réunion du FNDC, traitez-le comme un délinquant, car il viole le principe de la neutralité et de service public de l’administration. Je suis formel là-dessus. Nous sommes ni dans une monarchie ni dans un royaume.

La Constitution guinéenne est très claire : le droit à l’association, le droit à la réunion, le droit de créer des entités à la fois politiques et citoyennes, sont des droits constitutionnels. Ce n’est pas un individu ou un groupe d’individus qui peuvent remettre en cause ce droit. Je n’ai pas à vous apprendre les procédés ou procédures par lesquelles nous adoptons la Constitution ou les lois. C’est pour vous dire tout simplement qu’un militant zélé ne peut pas outrepasser. Je vous apprends qu’un fonctionnaire a une vocation de neutralité, d’impartialité afin de servir la société », a souligné Sékou Koundouno.

Au terme de sa tournée en Basse Guinée, qui a pris fin par l’étape de Kindia, Sékou Koundouno se dit satisfait de son constat sur le terrain. « En ma qualité de coordinateur de la Basse Côte, je rentre à Conakry galvanisé, rassuré que la cadence de riposte sera impressionnante au moment opportun. Nous attendons que la ligne rouge soit atteinte par le camp d’en face et les dispositions citoyennes et pratiques, conformément à la Constitution guinéenne, seront mises en branle.

Nos armes sont nos t-shirts, nos pancartes, nos banderoles, nos slogans. C’est le nombre qui va déterminer notre capacité de frappe. Que ce soit au Soudan, au Burkina, en Algérie, au Congo… la révolution citoyenne a eu toujours raison sur les dictatures », a martelé l’administrateur de la Cellule Balai Citoyen de Guinée.

Pour sa part, le coordinateur régional du FNDC à Kindia, Alsény Fareinta Camara, a dit sa satisfaction devant la mobilisation qu’il y a eu lieu. « Nous avons organisé une assemblée générale aujourd’hui pour informer et sensibiliser les citoyens à tous les niveaux de s’apprêter pour devenir les préfets, les gouverneurs et les ministres de la rue, parce que bientôt nous allons écourter le mandat du président Alpha Condé et dégager tous les rebelles constitutionnels qui sont au sein du gouvernement et à la présidence de la République. Il y a eu une forte mobilisation et l’assemblée a réussi. Je suis satisfait », a-t-il laissé entendre.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com
Tél : 628516796

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Kindia : des acteurs locaux outillés en prévention et lutte contre la délinquance

5 août 2019 à 16 04 56 08568

L’atelier de formation des membres du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) de la commune urbaine de Kindia a pris fin avant-hier samedi, 3 août 2019. Pendant trois jours, les participants ont été outillés sur plusieurs thématiques relatives à leur fonction. « La démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen » , financé par le département d’État Américain et mis en œuvre par Partner Global, COGINTA et le CECIDE, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon les organisateurs, cet atelier a pour objectif de former les membres du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance sur leurs rôles et attributions afin qu’ils mutualisent les efforts de leurs services pour prévenir et lutter contre la délinquance et la criminalité dans leurs collectivités.

Pour madame Justine Neloumngaye, chargée de Programme à COGINTA, « cette formation s’inscrit dans le cadre du projet Partenaires pour la Reforme de la sécurité en Guinée, la réforme de la police au service des citoyens, c’est dans le cadre de la police de proximité, qui est une nouvelle façon de travailler. Cela implique également la coproduction de la sécurité.

Ce qui veut dire que la sécurité n’est pas simplement l’affaire du policier, mais les collectivités aussi doivent s’impliquer dans cette sécurité. Raison pour laquelle, il y a eu un arrêté conjoint entre le ministère de l’Administration du Territoire et celui de la Sécurité qui ont mis en place un conseil dénommé Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD).

Donc, suite à cet arrêté, nous avons une décision communale, notamment la commune de Kindia, qui a nommé les membres de ce conseil. Nous sommes là dans le cadre de la formation de ces membres du conseil. Ils ont été nommés, nous les avons outillés en ce qui concerne leurs rôles et également le fonctionnement de ce conseil qui vient en appui au conseil communal en ce qui concerne les questions de sécurité et la prévention de la délinquance dans la commune urbaine de Kindia ».

De son côté, le capitaine Yaya Camara, formateur en Gouvernance Locale de Sécurité (GLS) en service au commissariat central de police de Kindia, a rappelé le contenu de la formation. « Au cours de cette formation nous avons abordé les chapitres suivants : concept et définition ; l’organisation, la composition, les attributions et le fonctionnement du CLSPD ; le rôle et les attributions des principaux acteurs ; le cycle de travail et les grandes étapes du CLSPD, à savoir le plan, le diagnostic local de sécurité et le plan local de sécurité.

L’objectif, c’était d’amener les participants à se donner la main afin de pouvoir lutter contre la délinquance dans leur communauté, parce qu’il faut savoir que toutes les couches sociales ont été touchées et sont représentées dans le CLSPD. J’invite les membres de ce conseil local à se donner les mains afin qu’il soit opérationnel. Il ne faut pas que ce soit un feu de paille », a conseillé le formateur.

Pour sa part, Mamadou Keita, 4ème vice maire de la commune urbaine de Kindia, s’est dit satisfait de la qualité des enseignements reçus. « C’est avec beaucoup de satisfaction et beaucoup de nouveauté qu’on a découvert, pendant ces 3 journées de formation, des formateurs de COGINTA. On a appris beaucoup des choses à travers cette formation qu’on ne connaissait pas, parce qu’on n’était pas édifié. Donc, cela nous a donné la chance de bien cerner le concept de sécurité, de police de proximité.

Aujourd’hui, avec cet outil nouveau au sein de notre commune urbaine, ça va nous permettre de développer la ville de Kindia dans le domaine sécuritaire et de la protection de la société. Ma désignation en tant que président du CLSPD est un honneur et un défi que je dois relever. Il y a toutes les couches qui y sont représentées, notamment la justice, l’administrateur du marché, les services de sécurité, la gare routière, la société civile…

L’occasion qu’on a eu à mettre ce conseil en place, je pense que l’essentiel, c’est d’aller au bout, s’engager davantage ensemble et avoir la même motivation pour qu’on change Kindia en deux ou trois mois et qu’on soit à l’abri de l’insécurité »

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél: 628516796

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BEPC 2019 : voici la liste de tous les admis de la région de Kindia (EG et FA)

29 juillet 2019 à 17 05 00 07007

Comme indiqué, nous avons cherché pour vous tous les résultats du du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) 2019. Et, comme chaque année, Guineematin.com vous propose ces résultats par région administrative.

Après la zone spéciale de Conakry, voici la liste de tous les admis en Enseignement Général et Franco-Arabe de la région administrative de Kindia (qui regroupe les préfectures de Télimélé, Kindia, Coyah, Dubréka et Forécariah)

RÉSULTATS OFFICIEL BEPC-2019-Enseignement Général-IRE-KINDIA

RESULTATS OFFICIEL BEPC-2019-Franco-Arabe-IRE-KINDIA

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Mabinty Soumah tuée par son téléphone à Kipé-Dadia : les explications de ses parents

8 juillet 2019 à 23 11 21 07217
Le Sous-lieutenant Alseny Soumah et son épouse Madame Soumah Doussou Guilavogui

Comme annoncé précédemment, Mabinty Soumah, 23 ans, étudiante en 3ème année Administration des Affaires à l’Université UNIC de Conakry, est décédée à l’aube du samedi, 06 juillet 2019 dans des conditions particulières à Kipé-Dadia, dans la commune de Ratoma. C’est son téléphone portable qui aurait causé sa mort. Deux jours après, un reporter de Guineematin.com a rencontré les deux parents biologiques de la défunte pour parler des circonstances de sa mort.

Mabinty Alsény Soumah
Feue Mabinty Alsény Soumah

Après avoir accompagné leur première fille à sa dernière, Alsény Soumah et son épouse, Doussou Guilavogui, n’en reviennent toujours pas. La surprenante mort de Mabinty Alsény Soumah les laisse sous le choc. Sa mère, qui a passé la dernière nuit avec la défunte, a du mal à croire que sa fille et amie est partie à jamais.

« On a mangé ensemble à 23 heures ; puis, on est rentré se coucher. Peu de temps après, elle est descendue du lit, elle s’est couchée par terre. Quand je me suis levée à 6 heures du matin, j’ai essayé de la réveiller ; mais, elle était déjà presque morte. Son téléphone qui était branché se trouvait sur l’oreiller et elle avait la tête dessus. Je ne sais pas maintenant si elle parlait au téléphone ou pas. Quand je l’ai appelée, elle ne m’a pas répondu. J’ai essayé de la remuer, elle ne m’a pas répondu. Elle a seulement soupiré une seule fois ; et puis, c’était fini ! Elle n’a plus fait aucun signe de vie ! C’est alors que je me suis mise à crier et appeler au secours. Seulement, contrairement à ce que certains disent, le téléphone n’a pas explosé. Elle a quand même eu une blessure au niveau de l’oreille gauche et il y avait un peu de sang qui sortait de son œil. On l’a envoyée à l’hôpital ; et, quelques temps après, on m’a dit que ma fille est décédée », a-t-elle expliqué.

Madame Soumah Doussou Guilavogui, mère de la défunte
Madame Soumah Doussou Guilavogui, mère de feue Mabinty Alsény Soumah

Très attristée par la perte de sa fille aînée, madame Soumah Doussou Guilavogui garde de beaux souvenirs de la défunte. « Je ne sais pas par où commencer. Ma fille était tout pour moi, elle était comme ma copine. On faisait tout ensemble, elle était mon espoir. Maintenant, je ne sais pas quoi faire. Mais, je m’en remets à Dieu. Ma fille est partie et m’a laissée, je prie Dieu que son âme repose en paix. Ma fille ne m’a rien fait de mal, elle ne m’osait pas. Ma fille avait de grands rêves. Elle rêvait de devenir une grande dame et de m’assister. Elle me disait : maman, je suis ton espoir, je vais faire tout ce que tu voudras pour toi. Elle m’a aussi dit un jour : maman, si je ne peux pas garder tes enfants, je souhaite partir avant toi (mourir avant sa mère, ndlr). J’ai répondu en disant : ma fille, ne dis pas ça. Elle a dit : maman, même si moi je dois mourir, mais je serai une star pour le monde entier. Et aujourd’hui, je constate que ma fille est partie, mais elle est morte en star, c’est une star qui est partie. Je donne donc tout à Dieu », a-t-elle indiqué à Guineematin.com ce lundi.

A préciser qu’en souhaitant joyeux anniversaire à sa chère maman, le le 29 avril dernier, feue Mabinty Alsény Soumah avait utilisé une manière toute particulière pour exprimer son attachement à cette dernière. « Ce que je demande à Dieu aujourd’hui, c’est te garder auprès de moi jusqu’à ma mort et que je sois la première à partir avant toi… Je t’aime tellement maman… »

De son côté, le père de la défunte n’était pas à la maison au moment des faits. Ce militaire, en service au bataillon spécial des commandos en attente de Samoroya (Kindia), détaché au compte de la présidence au Camp Camayenne, a appris la triste nouvelle au téléphone. Et, il a eu beaucoup de mal à le croire.

sous-lieutenant Alseny Soumah, en service au bataillon spécial des commandos en attente de Samoroya, détaché au compte de la présidence basé au Camp Camayenne et père de la défunte Mabinty Alsény Soumah
Sous-lieutenant Alseny Soumah, père de la défunte Mabinty Alsény Soumah

« Le jeudi nuit, j’étais avec elle. Elle partait assister à l’anniversaire d’une de ses amies. Alors, je l’ai déposée au lieu de l’anniversaire et moi, je suis parti au service. Le vendredi, je n’étais pas là, j’étais au service. C’est le samedi, à 6 heures du matin que sa maman m’a appelé pour me dire que ma fille a piqué une crise et qu’elle en est décédée. J’ai dit non, elle n’est pas décédée, envoyez-la à l’hôpital. Directement, elle a été embarquée dans la voiture pour l’hôpital Donka. Quand elle est arrivée là-bas, j’ai appelé les médecins, le médecin m’a demandé qu’est-ce qui lui est arrivé réellement. Alors, j’ai expliqué au médecin que sa maman m’a dit qu’elle a eu un choc à travers son téléphone. Le médecin a fait un examen approfondi, il a vu des traces sur son oreille gauche. Il y avait un trou, Il y avait du sang qui était coagulé dans son oreille. Mais, je précise qu’elle a rendu l’âme en cours de route. C’est ma première fille, je la considérais comme mon amie. Je suis très triste aujourd’hui », a dit le Sous-lieutenant Alseny Soumah, père de la défunte Mabinty Alsény Soumah.

A noter que le couple Soumah avait cinq enfants : trois filles dont Mabinty Alsény Soumah qui était l’aînée de la famille, et deux garçons. La défunte a été inhumée dans l’après-midi du samedi dernier, 06 juillet 2019, au cimetière de Kipé. Elle laisse ses parents et ses nombreux amis dans une profonde tristesse.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Le DPE de Kindia prévient : « un candidat avec le téléphone, c’est synonyme d’élimination »

8 juillet 2019 à 18 06 07 07077

Plus de sept mille candidats ont entamé le Brevet d’Etude de Premier Cycle (BEPC) ce lundi, 08 juillet 2019, dans la commune urbaine de Kindia. Fortement mobilisées, les autorités ont insisté sur la rigueur qui doit caractériser ces évaluations, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dr. Doman Traoré, Directeur de cabinet du Gouvernorat de Kindia
Dr. Doman Traoré, Directeur de cabinet du Gouvernorat de Kindia

C’est le collège de Tafori Centre, dans la commune urbaine, qui a abrité la cérémonie de lancement officiel de cet examen. En lançant la première épreuve, le chef de cabinet du gouvernorat de Kindia, Dr Daman Traoré, a demandé aux candidats de respecter les règles qui régissent le fonctionnement des examens. « Nous pensons que vous avez suffisamment préparé cet examen. Vous devez savoir qu’un examen est comme une évaluation ordinaire, comme la composition pour le passage d’une classe à une autre. Il faut éviter d’être émotionné, abordez les sujets avec beaucoup de calme et de sérénité. Mais surtout, je vous invite à la sérénité, à respecter et à faire respecter toute la réglementation qui régit les examens. L’encadrement aussi doit faire respecter la même réglementation », a conseillé monsieur Traoré.

Ousmane Aïssata 1 Camara, Directeur préfectoral de l'éducation de Kindia
Ousmane Aïssata 1 Camara, Directeur préfectoral de l’éducation de Kindia

Ensuite, c’est le Directeur Préfectoral de l’Education de Kindia, Ousmane Aïssata 1 Camara, qui a rappelé certaines règles de conduite durant ces évaluations. « Le port des téléphones dans les centres d’examen est interdit. Il est interdit même aux surveillants de venir dans les centres avec les téléphones, à plus forte raison les candidats eux-mêmes. Quand on prend un candidat avec le téléphone, c’est synonyme d’élimination », a indiqué monsieur Camara.

Selon le DPE, les 7092 candidats, dont 3118 filles, inscrits à cet examen national à Kindia, sont répartis dans 21 centres, dont 04 centres Franco-arabe, pour 472 enseignants.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Kindia : Deen Souaré, l’étudiant qui poursuit le recteur de Kindia, molesté et brièvement détenu

6 juillet 2019 à 15 03 03 07037

L’ancien étudiant du Centre Universitaire de Kindia, Aboubacar Deen Souaré, qui a porté plainte contre l’actuel recteur de l’université pour usurpation de titre, a été molesté dans la nuit du jeudi au vendredi 05 juillet 2019. Il a été passé à tabac, ligoté et mis en prison pour quelques heures par des vigiles aidés de militaires qui seraient sous ordre du recteur Jacques Kourouma, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Aboubacar Deen Souaré, comme il s’agit de lui, a passé un sale quart d’heure dans la nuit du jeudi au vendredi. Cet ancien étudiant de CU de Kindia est actuellement inscrit en Master 1 à l’Institut Management (IMAN) de Dakar, au Sénégal.

Depuis qu’il est revenu en Guinée, il s’est préoccupé du sort de l’université qui l’a formé. Après de multiples recherches et consultations des experts, il croit avoir découvert que l’actuel recteur de Kindia, « Docteur » Jaques Kourouma, n’a pas un diplôme de doctorat. C’est ainsi qu’il a fait recours à la justice en portant plainte contre Jaques Kourouma la semaine dernière, pour que la vérité soit dite dans l’affaire.

Alors qu’il partait rencontrer un de ses informateurs dans la nuit du jeudi au vendredi dernier, résidant près de l’université, Aboubacar Deen Souaré s’est fait arrêter, ligoter, bastonner par 6 vigiles, aidés de 4 militaires. Ensuite, ils l’ont envoyé au camp militaire Kémé Bouréma de Kindia aux environs d’une heure du matin, torse nu. Là, les militaires en garde ont ordonné de l’envoyer à la gendarmerie départementale de Kindia où il a passé la nuit.

Selon son ami qui lui tenait compagnie jusqu’à 22h30mn, heure à laquelle il a été arrêté et tabassé, Aboubacar Deen Souaré a été malmené sous ordre du recteur. « On l’a bastonné, tabassé devant moi, et quand Jacques est venu à 23h, il a ordonné à ce qu’on l’envoie en prison. On lui a fait du mal en lui mettant tout nu. On peut même voir les traces de la corde sur sa main ».

Selon nos informations, Aboubacar Deen Souaré a aussi passé toute la journée du vendredi, 05 juillet 2019, à la gendarmerie avant qu’il ne soit libéré à 18h03mn sous les instructions du procureur de la République près le TPI de Kindia. Après cette libération, il nous a fait savoir qu’on lui a dit de s’abstenir de tout commentaire dans la presse.

Le recteur de l’université de Kindia, Dr Jacques Kourouma, interrogé par notre reporter, a refusé de se prononcer sur le sujet. « Je vous dis que je ne parle pas, ou bien c’est obligatoire. D’ailleurs, je coupe le pont avec la presse ».

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel: 628-518-888

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Linsan (Kindia) : des cases appartenant à des éleveurs incendiées par des gardes forestiers et des jeunes

1 juillet 2019 à 17 05 11 07117

Plusieurs cases appartenant à des éleveurs ont été incendiées le samedi, 29 juin 2019, dans le secteur Tonotah, relevant du district de Tafory, dans la sous-préfecture de Linsan (Kindia). C’est un acte d’agents de la garde forestière venus de Kindia, appuyés par des jeunes de la localité, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, tout est parti d’une plainte déposée contre les éleveurs en question par Karamoko Fascinet Camara, membre de la ligue islamique sous-préfectoral de Linsan. Dans sa plainte adressée à la section préfectorale des eaux et forêts de Kindia, il accuse les éleveurs d’avoir occupé la forêt communautaire de Tonotah. Suite à cette plainte, le service des eaux et forêts a dépêché une équipe de 12 personnes qui est allée incendier les cases et enclos des éleveurs.

Amadou Sow, éleveur,
Amadou Sow, éleveur, une des victimes

Un acte surprenant Amadou Sow, l’une des victimes. « Il n’y a pas d’antécédents entre nous. A l’annonce de cette saison pluvieuse, nous leur avons dit que nous voulons rester avec nos bœufs ici. Ils nous ont demandé des colas pour ça, nous avons fait le paquet de colas et on l’a donné au chef du village, du nom de Fodé Souleymane. Après, ils nous autorisés de rester. Mais, à notre grande surprise, ils sont venus à notre absence pour brûler nos cases et enclos. Nous avons demandé pourquoi ils ont fait cela, ils ont répondu que c’est à cause de leur forêt communautaire. Mais, j’avoue que le domaine que nous occupons est hors de la forêt communautaire. Aujourd’hui, nous sommes sans abris, nos animaux, notre nourriture, du lait, nos habits et notre argent, tout est parti. Je lance un appel aux autorités et aux personne de bonne volonté de nous aider afin justice soit rendue », a dit Amadou Sow.

Lansana Bangoura, sous-préfet de Linsan

Interrogé sur cette situation, Lansana Bangoura, sous-préfet de Linsan, a expliqué que « c’est une mission de la section préfectorale des eaux et forêts de Kindia, mandatée par le chef, Seydouba Sylla, pour venir visiter les pépinières de la sous-préfecture de Sougueta et Linsan et la police forestière. Donc, il y avait la mission d’aller dans la forêt communautaire de Tonotah. J’ai visé leur ordre de mission en leur disant de faire attention parce que ceux qui sont partis les rencontrer à Kindia n’ont pas suivi la procédure administrative.

Ni le président du district de Tafory, ni le maire de la CR, ni le sous-préfet, ni les sages n’ont été informés. Je leur ai dit, une fois arrivés sur le terrain, ils n’ont qu’à demander d’abord qui les a installés là parce que j’ai appris que les gens qui sont allés se plaindre à Kindia sont les mêmes qui ont installé les éleveurs sur les lieux. J’ai dit donc demandez-leur qui les a installés, ceux qui l’ont fait, prenez-les et vous les envoyez. Mais, arrivés sur le terrain, ce n’est pas ce qu’ils ont fait », a-t-il indiqué.

Le sous-préfet déplore d’importants dégâts matériels suite à cet incendie volontaire. « Les dégâts sont vraiment lourds : 15 cases et leur contenu complètement calcinés. Ce qui est surtout sidérant dans leur acte, c’est qu’ils ont laissé 3 cases parce que, selon eux, ces cases appartiennent à leur beau. Les victimes n’ont plus d’abris, elles dorment à la belle étoile avec des femmes et les enfants ».

Lansana Bangoura annonce tout de même que certains commanditaires de cet incendie ont déjà été mis aux arrêts. « En plus des 12 conservateurs qui sont venus, les jeunes de Khêgnendy, de Tonotah, de Kandeyah et de Sangaréah ont participé à l’opération. Cela a été commandité par le chef section des eaux et forêts de Kindia avec la complicité de ses éléments. Ils ont décidé de venir faire des dégâts dans notre sous-préfecture.

Les complices, Karamoko Fassinet Camara et Morlaye Sylla, sont mis aux arrêts. Donc le procureur attend le rapport de la gendarmerie de Linsan pour suivre la procédure. C’est le nommé Karamoko Fassinet Camara qui est responsable de tout cela. Je me demande c’est quel règlement de compte ça parce que lui-même il est un bouvier dans la sous-préfecture de Madina Oula », a dit le sous-préfet de Linsan.

En plus des deux personnes citées par le sous-préfet, plusieurs autres jeunes, accusés d’avoir participé à cette opération, ont été interpellés et conduits à la gendarmerie de Linsan.

De retour de Linsan, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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7 morts à Maléah : les corps des accidentés et les blessés admis à l’hôpital régional de Kindia

21 juin 2019 à 10 10 02 06026

Comme annoncé dans une précédente dépêche, un accident de la circulation mortel a lieu hier, jeudi 20 juin 2019, à Maléah, dans la commune rurale de Kolenté, relevant de la préfecture de Kindia. Les corps des sept (7) victimes et les blessés ont été admis à l’hôpital régional de Kindia, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au total sept (7) morts ont perdu la vie dans ce tragique accident de la route qui s’est produit aux environs de 9 heures, hier jeudi à Kolenté, dans la localité de Maléah. On a également enregistré quatre (4) blessés et des dégâts matériels importants. Les corps des victimes et les blessés ont été transportés à l’hôpital régional de Kindia, a-t-on appris sur place.

Ibrahima Diallo, commandant adjoint de la compagnie de la gendarmerie routière de Kindia,
Commandant Ibrahima Diallo

Interrogé par notre reporter, Ibrahima Diallo, commandant adjoint de la compagnie de la gendarmerie routière de Kindia, est revenu sur les circonstances de l’accident. « Nous étions au bureau lorsqu’on a été informé par le commandant de la brigade territoriale de Kolenté qu’il y a eu un accident à Maléah. Arrivés sur les lieux, nous avons effectivement constaté les faits. C’est un camion remorque en partance vers Conakry qui est entré en collision avec deux voitures qui partaient à Labé : une voiture de marque Renault 19, immatriculée RC 1268 S, et une autre Peugeot 305, immatriculée RC 8177 R. Sur place, sept (7) personnes ont perdu la vie. Pour le moment, les causes de l’accident ne sont pas encore connues. Mais, nous ouvrons une enquête à cet effet », a-t-il indiqué.

Dr Abdoulaye Diallo,  interne au service  chirurgie générale à l'hôpital régional de Kindia,
Dr Abdoulaye Diallo

Après ce drame qui a ému plus d’un, les corps et les blessés ont été transportés à l’hôpital régional de Kindia. Selon Dr Abdoulaye Diallo, interne au service chirurgie générale à l’hôpital régional de Kindia, « nous avons reçu 4 blessés par suite d’un accident de la circulation qui s’est produit à Kolenté. Parmi les blessés, nous avons Aissatou Diallo, ménagère âgée de 25 ans, Ousmane Diallo, âgé de 70 ans, Alpha Daye Diallo et le chauffeur du deuxième véhicule. Ils suivent en ce moment un traitement intense. Ils sont tous conscients », a fait savoir le médecin.

Selon nos sources d’information, le chauffeur du camion remorque qui est entré en collision avec les deux voitures, est en fuite.

Nous y reviendrons !

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Accident de la circulation à Maleya (Kindia) : au moins 7 morts

20 juin 2019 à 18 06 23 06236

Un grave accident de la circulation s’est produit dans la matinée de ce jeudi, 20 juin 2019, dans le district de Maleya, situé à une trentaine de kilomètres du centre urbain de de Kindia, sur la route nationale Mamou Kindia.

Ce sont deux véhicules de marque Renault l’une et l’autre Peugeot(305) en provenance de Conakry qui sont en train en collision avec un camion.

Parmi les sept personnes qui y ont péri, il y a Thierno Yaya, un érudit très connu dans le milieu islamique. Son enterrement a eu lieu cet après-midi à Kindia.

Que Dieu accepte les victimes au paradis, amine !

A suivre !

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