Conakry : les journées d’information et de partage d’expériences sur la police de proximité lancées

5 décembre 2019 à 11 11 40 124012

Les journées d’information et de partage d’expériences sur la police de proximité ont été lancées dans la journée d’hier mercredi, 04 décembre 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry. Une démarche initiée en rapport avec le projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée mis en œuvre dans les communes de Dixinn, Kaloum, Kindia, Kankan, Labé, Mamou, Siguiri, dans le cadre de l’introduction de la police de proximité.

Cette initiative du consortium Partners Global, Coginta et le CECIDE a pour objectif de rassembler les élus locaux, la police, les femmes et des jeunes pour échanger des expériences et capitaliser les acquis dudit projet, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ces journées d’information et de partage d’expériences sur la police de proximité vont se dérouler sur 3 jours. L’ouverture des travaux a regroupé des personnalités dont le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Albert Damantang Camara ; la maire de la commune de Kaloum, Aminata Toué ; l’ambassadeur des USA en Guinée, Simon Henshaw.

Albert Damantang Camara, ministre de la Sécurité

Dans son discours, Albert Damantang Camara, a rappelé les raisons de l’introduction de la doctrine de la police de proximité dans notre pays. « Le Projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée, la réforme de la police au service du citoyen, introduit la doctrine de la police de proximité, la nouvelle doctrine d’emploi de la police nationale de Guinée dans les commissariats centraux de police. Cette nouvelle doctrine, qui est le fruit de la réforme du secteur de sécurité initiée par le professeur Alpha Condé, président de la République, consiste à professionnaliser la police, à développer la gouvernance de la sécurité à fin que le citoyen soit sujet et acteur de sa propre sécurité et à rétablir la confiance entre la police et la population qu’elle sert ».

Par ailleurs, Albert Damantang Camara a fait le bilan de ce qui a été fait par le projet depuis son lancement en 2015. « Pendant ces 4 années, des résultats tangibles ont été obtenus dans le cadre de la coproduction de la sécurité. Par ailleurs, trois diagnostics locaux de sécurité ont été réalisés, près de 1599 policiers ont été formés, des Conseils Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance installés dans cinq mairies ainsi que 175 membres formés, 109 chefs de quartiers ont été formés en résolution de conflits et prévention de la délinquance, 88 forums ont été organisés dans les quartiers avec la participation de toutes les parties prenantes à la vie des quartiers, 82 policiers assurent l’éducation à la citoyenneté des élèves dans les lycées et collèges, des femmes et des jeunes ont été mis en relation avec l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM), des fonds de prévention de la délinquance ont été mis en place au profit d’associations des jeunes et de femmes. Des cours d’anglais pour le personnel du ministère de la Sécurité ont été dispensés, des formations à l’étranger pour les cadres de la police également ont été dispensées. Et, il a été réalisé deux films sur ce projet. Toutes ces actions ont permis d’améliorer l’image de la police et lui permettre de jouer son rôle social », soutient le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile.

Simon Henshaw, ambassadeur des Etats Unis d’Amérique en Guinée

Pour sa part, Simon Henshaw, ambassadeur des Etats Unis d’Amérique en Guinée, a salué les efforts fournis par tous les acteurs pour la professionnalisation des services de sécurité. « Je voudrais remercier Partner Global, Coginta et CECIDE pour tous les efforts qu’ils ont déployé pour réaliser ce projet et organiser cet événement cette semaine. Je voudrais énormément exprimer ma gratitude de nos partenaires et au gouvernement, qui ont contribué à nous aider à atteindre nos objectifs communs de réforme du secteur de la sécurité en Guinée. J’ai eu l’occasion de visiter le commissariat central de Labé et j’ai pu constater de visu le travail accompli par ce projet d’expérience de la police de proximité », a expliqué le diplomate Américain.

Aminata Touré, maire de la commune de Kaloum

De son côté, Aminata Touré, maire de la commune de Kaloum, a dit sa joie de participer à cette rencontre de partage d’expérience et de capitalisation des acquis du projet sur la police de proximité. « L’honneur me revient de vous souhaiter la bienvenue au nom de la commune de Kaloum, qui abritera la journée de partage d’expérience du projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée, la réforme de la police au service des citoyens, financé par le gouvernement américain. Ces journées de partage d’expériences se dérouleront du 04 au 06 décembre 2019. C’est avec satisfaction que nous avions accueilli la nouvelle selon laquelle Kaloum a été identifié comme le lieu pour la mise en œuvre de cette activité d’une telle envergure, qui capitalise les acquis de la police de proximité depuis 4 ans en République de Guinée ».

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : le FNDC porte plainte contre le maire de la ville

5 décembre 2019 à 10 10 31 123112

L’antenne du FNDC à Kindia décide de poursuivre le maire de cette commune urbaine en justice. La structure a porté plainte contre Mamadou Bangoura, accusé d’avoir interdit illégalement les manifestations contre un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé dans la ville des agrumes, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Interdit de manifester et plusieurs de ses responsables emprisonnés depuis quelques semaines, le FNDC-Kindia ne lâche pas prise. Le mercredi, 04 décembre 2019, la structure, opposée au projet de changement constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, a déposé plainte contre le maire de la ville. Elle a déposé dans le même temps une lettre d’information par rapport à une nouvelle manifestation qu’elle compte organiser le 10 décembre prochain.

Kemo Mali Fofana, coordinateur régional par intérim du FNDC

C’est le coordinateur régional par intérim du FNDC à Kindia, Kémo Mali Fofana, qui l’a annoncé devant la presse. « Nous venons directement du parquet du tribunal de première instance de Kindia pour porter plainte contre les décisions illégales du maire de la commune urbaine de Kindia afférant à l’interdiction des manifestations à Kindia.

Après, nous avons aussi déposé une nouvelle lettre d’information pour une éventuelle manifestation prévue le mardi, 10 décembre 2019. Il faut le dire que cette fois-ci, c’est une leçon qu’on donne au maire Mamadouba Bangoura pour qu’il sache que s’il interdit nos manifs mille fois, on portera mille fois plainte contre lui en saisissant notre pool d’avocats. Et ça c’est une décision irrévocable », a-t-il déclaré.

Contacté par un journaliste de Guineematin.com peu après cette annonce, le maire de Kindia a dit n’avoir pas encore été informé de cette plainte. « Je ne suis même pas informé de cette plainte, je me demande pourquoi ils porteraient plainte contre moi. Donc j’attends qu’on m’informe officiellement et là je réagirai. Car j’ignore même de quoi je suis reproché », a dit Mamadouba Bangoura.

A rappeler que cinq responsables de l’antenne du Front National pour la Défense de la Constitution à Kindia sont détenus depuis quelques semaines à la prison de civile de la ville. Selon Abdoulaye Bah, chargé des questions juridiques du FNDC-Kindia, les cinq détenus ne sont pas en bonne santé.

« Actuellement, Alsény Farinta Camara est malade parce qu’il a un régime alimentaire particulier et ses 4 collègues ne sont pas également en bonne santé. Ce qui est très grave. Donc maître Salifou Beavogui travail avec le procureur général monsieur Mohamed Lamine Diawara, pour qu’il y ait une audience organisée dans les prochains jours », a dit l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Santé communautaire en Guinée : don d’équipements et de matériels au ministère de la Santé

4 décembre 2019 à 21 09 20 122012

Dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle politique de santé communautaire en Guinée, Catholic Relief Services (avec l’appui technique et financier du Fonds Mondial) a procédé ce mercredi, 04 décembre 2019, à la remise officielle d’un don de matériels et d’équipements au ministère guinéen de la Santé. Estimé en numéraire à 479 mille dollars, ce don est destiné aux relais communautaires (RECO) et agents de santé des préfectures de Kindia et Télimélé.

La cérémonie de remise a eu lieu à la Pharmacie Centrale de Guinée, en présence du Secrétaire Général du ministère de la Santé et des partenaires techniques et financiers de la Guinée dans le secteur de la santé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette cérémonie.

Composés d’un véhicule PRADO, de 75 motos, de 1 038 bottes, de 963 mégaphones, de 3 114 t-shirts, de 4 152 registres de 200 pages, de 1 038 sacs à dos, de 963 culottes pèse-bébés… ce don de matériels et d’équipements s’inscrit dans le cadre de la subvention accordée à la Guinée par le Fonds Mondial sur la période 2018-2020. Ces moyens et outils de travail vise à faciliter le travail des relais communautaires et agents de santé des préfectures de Kindia et Télimélé, dans le but de « rapprocher la santé des communautés » et faciliter le « retour des communautés vers les structures de santé ». Car, l’objectif de la santé communautaire est d’améliorer les indicateurs de santé, réduire la mortalité maternelle, augmenter la couverture vaccinale…

En procédant à la remise officielle de ces équipements à la direction nationale de la santé communautaire et de la médecine traditionnelle (à travers le ministère de la santé), Jean Marie Bihizi, le représentant résidant de Catholic Relief Services (CRS) en Guinée, a déclaré que ce geste s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation du plan stratégique de la santé communautaire 2018-2022.

Jean Marie Bihizi, représentant résidant de Catholic Relief Services (CRS) en Guinée

« Malgré les avancées obtenues dans la mise en œuvre des différentes observations, force est de reconnaitre que des gaps importants existent encore en matière d’accès des communautés aux services de santé de base, surtout en milieu rural. Afin de combler ce gap, un plan stratégique de la santé communautaire 2018-2022 a été élaboré, sous le financement du fonds mondial… Donc, c’est dans le cadre de l’opérationnalisation de ce plan stratégique que le fonds mondial, à travers Catholic Relief Services (CRS), a financé, à hauteur de trois millions de dollars (3 000 000 USD) la mise en œuvre du modèle de santé communautaire dans les 18 communes rurales des préfectures de Kindia et Télimélé… Les matériels et équipements qui font l’objet de la présente cérémonie de remise sont composés d’un véhicule PRADO, 4 ordinateurs et divers matériels informatiques, 75 motos, des imperméables (manteaux, bottes), des t-shirts, des sacs à dos, des mégaphones, des pèse-bébés, etc. Le coût de ces équipements est estimé à 479 mille dollars. Et, ces équipements vont permettre aux relais communautaires et agents de santé de mieux servir les communautés. Parce que chaque agent communautaire doit couvrir un maximum de 100 ménages », a expliqué Jean Marie Bihizi, tout en émettant le souhait de voir ces équipements utilisés à bon escient pour le bénéfice exclusif des populations.

Prenant la parole, le secrétaire général du ministère de la santé a d’abord remercié le Fonds Mondial « pour son appui financier dans le cadre du renforcement système de santé de la Guinée ». Dr Sékou Condé a ensuite rappelé les actions entreprises par le gouvernement guinéen dans la marche vers l’atteinte des objectifs de développement durable, tout en interpellant les bénéficiaires des présents équipements sur le fait que ces matériels n’auront de sens que si les indicateurs de performance s’améliorent dans les préfectures cibles.

Dr Sékou Condé, secrétaire général du ministère de la santé

« La liste des acquis et des actions en la matière est longue. Mais, l’un des éléments les plus importants à signaler est l’engagement dans le cadre de la couverture sanitaire universelle… S’inscrivant dans cette logique, le ministère de la santé, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, a élaboré une stratégie nationale de santé communautaire. Mais, une santé communautaire n’a de sens que si les éléments importants sont pris en compte… Et, ce matin, en procédant à la remise de ces équipements, le Fonds Mondial, à travers l’opérateur CRS, contribue de façon significative à la mise en œuvre de la stratégie de la santé communautaire dans les préfectures de Kindia et Télimélé. Ceci étant, une politique n’a de sens que si on développe les ressources humaines et qu’on veille à l’utilisation rationnelle des moyens mises à disposition. C’est pourquoi, je voudrais inviter les structures bénéficiaires, la direction nationale de la santé communautaire, les DPS (directeurs préfectoraux de la santé), les relais communautaires et agents de santé, à faire bon usage des moyens qui seront mis à leur disposition. Et, il est important de préciser qu’il s’agit des moyens pour atteindre des objectifs. Donc, la mise à disposition de ces moyens n’aura de sens que si les indicateurs de performance s’améliorent. A cet égard, le ministère de la santé sera très attentif à l’utilisation des moyens, pour qu’une fois encore, comme ce fut le cas de la stratégie de santé primaire lancée en 1987, que la Guinée prouve que nous sommes sur la voie pour atteindre l’objectif de la couverture sanitaire universelle. Naturellement, cela demande l’engagement du gouvernement », a indiqué Dr Sékou Condé.

A noter que depuis 2014, le Fonds Mondial appuie la Guinée dans la lutte contre la SIDA, la Tuberculose et la Paludisme. Et, conformément à la décision prise en 2016 par son conseil d’administration relative à l’allocution de fonds pour la période 2018-2020, la somme de 106 787 656 dollars a été allouée à la Guinée pour lutter contre ces trois maladies et renforcer le système de santé du pays. Ainsi, c’est pour la mise en œuvre de ces subventions que le Fonds Mondial a signé des conventions avec des récipiendaires dont Catholic Relief Services qui, en 2019, en plus de la subvention Paludisme, a obtenu la gestion d’un fonds catalytique de trois millions de dollars dans le cadre de la subvention 2018-2020, pour la mise en œuvre des activités du projet pilote dans les districts sanitaires de Kindia et Télimélé. Et, CRS vient de marquer le démarrage des activités dans lesdits districts sanitaires par la remise officielle d’équipements et matériels au ministère guinéen de la santé.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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N’zérékoré : des acteurs de la société à l’école du contrôle citoyen des actions publiques

28 novembre 2019 à 17 05 32 113211

La Coalition Nationale des Organisations de la Société Civile (CONASOC) poursuit ses activités relatives à la gestion efficiente et transparente des fonds mobilisés dans le cadre du contrat de désendettement et de développement. Après les étapes de Conakry, Kindia, Labé et Kankan, la CONASOC a mis le cap sur N’zérékoré dans la journée d’hier mercredi, 27 novembre 2019, à travers un séminaire de formation des ONG et organisations de la société civile de la place, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La cérémonie a été présidée par le gouverneur de la région administrative de N’zérékoré. Le séminaire de deux jours concerne au total vingt (20) participants issus des associations et ONG venues des six préfectures de la région. Ils seront formés dans le cadre de la collecte de données afin de mieux faire le contrôle des projets et programmes à destination des communautés.

Ansa Diawara, vice-coordinateur de la CONASOC

Dans son discours, Ansa Diawara, vice-coordinateur de la CONASOC, a rappelé la genèse et l’objectif du projet en cours d’exécution. « Le projet de suivi indépendant dans le contrat de désendettement et de développement (PSI-CDD) est un programme de contrôle citoyen de l’action publique, mené dans le cadre du contrat de désendettement et de développement dont bénéficie notre pays, suite à l’annulation d’une part substantielle de la dette de l’Etat Français à l’égard de la Guinée grâce à une gestion rigoureuse de la chose publique de 2011 à 2013 par les autorités de la 3ème République. Le projet vise l’amélioration des conditions de vie des populations à travers la société civile guinéenne dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques en accord avec les pouvoirs publics ; à contribuer à une gestion efficiente et transparente des fonds mobilisés dans le cadre du contrat de désendettement et de développement (CDD) ; à veiller à la réalisation des projets financés par rapport à l’objectif de réduction de la pauvreté et favoriser le développement », a-t-il fait savoir.

S’adressant aux participants, Ansa Diawara a émis le souhait que les connaissances acquises lors de cet atelier soient démultipliés pour le bonheur de tous les membres. « Nous attendons d’eux une restitution à la base de tout ce qui va être fait ici en vue d’un partage encore avec un spectre beaucoup plus large afin que toutes les associations et ONG puissent avoir une notion d’outils de collecte des données en matière d’enquête et de recherche ».

Mohamed Ismaël Traoré, gouverneur de région

Prenant la parole, le gouverneur de région, Mohamed Ismaël Traoré, a salué l’initiative du projet qui, selon lui, permettra à changer la vie des citoyens. « Ce projet de suivi indépendant dans le contrat de désendettement et de développement est aujourd’hui l’une des conséquences heureuses de l’achèvement de l’initiative PPPTE par notre pays. C’est pourquoi nous, nous saluons et ne ménagerons aucun effort dans l’atteinte des objectifs de ce projet. Car ce projet permettra à nous, autorités à la base, de nous appuyer dans la moralisation de la gestion de la chose publique à travers le contrôle citoyen, pour une amélioration des conditions de vie de nos populations à la base ».

Il faut noter que ce projet de suivi indépendant dans le contrat de désendettement et de développement et des outils de collecte est financé par l’Agence Française de Développement.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Manif contre le 3ème mandat : le centre-ville de Kindia quadrillé par les forces de l’ordre

26 novembre 2019 à 13 01 06 110611

La coordination régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Kindia compte marcher ce mardi, 26 novembre 2019, malgré le refus exprimé par les autorités communales. Pour empêcher tout regroupement, les forces de l’ordre quadrillent les rues du centre-ville, notamment aux alentours de la gare routière et sur les carrefours stratégiques, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La ville de Kindia est sous haute surveillance ce mardi suite à la volonté du FNDC de braver l’interdiction de manifester contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. La police et la gendarmerie ont investi aux premières heures de la matinée des points stratégiques de la ville où les marcheurs du FNDC devaient se rassembler. Aucun manifestant n’est pour le moment visible en ville aux premières heures de la matinée.

Ces dernières semaines, les autorités communales de Kindia se sont souvent opposées aux manifestations programmées par le FNDC. Il y a de cela quelques semaines, les responsables de la coordination régionale du FNDC étaient mis aux arrêts. Ils sont aujourd’hui en pison.

La nomination d’un coordinateur par intérim du FNDC Kindia, intervenue dans la foulée de ces arrestations, n’a pour autant pas résolu le problème. Les autorités font recours aux forces de sécurité pour étouffer toute contestation du projet de nouvelle constitution qui pourrait ouvrir la voie à un 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

Il este à savoir si les opposants au contesté projet réussiront à sa faire entendre.

A suivre !

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Contre le 3ème mandat : le FNDC-Kindia compte marcher le mardi

22 novembre 2019 à 19 07 22 112211

La Coordination Régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Kindia ne compte pas reculer. Empêchée de marcher comme elle le souhaitait il y a une semaine, la coordination va remettre ça dans les jours à venir. La démarche vise à protester contre le projet de 3ème mandat en faveur du président Alpha Condé, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com badé dans la préfecture.

Alors que ses principaux responsables sont mis aux arrêts et détenus à la prison civile, le FNDC de Kindia ne compte pas baisser la garde. La structure projette une nouvelle marche pacifique pour protester contre le projet de nouvelle constitution qui pourrait ouvrir la voie à un 3ème mandat pour Alpha Condé. L’annonce en a été faite ce vendredi, 22 novembre 2019, par le coordinateur par intérim du FNDC de Kindia.

Une lettre d’information a été déposée à cet effet à la commune urbaine, apprend-on. Selon Kémo Mali Fofana, coordinateur par intérim, le FNDC compte organiser une autre marche le mardi, 26 novembre 2019. Elle partira de la gare routière de Yéwolé à 10h pour la Place des Martyrs, dans la commune urbaine. Ce sera une manière de dénoncer la répression sanglante de ses membres, les arrestations arbitraires et le contesté projet de nouvelle constitution. « On a déposé la lettre d’information aujourd’hui pour être dans le délai de 48h. Et nous appelons tous les fils dignes du pays, épris de justice, de descendre dans la rue pour exprimer le vrai visage du peuple majoritaire qui s’oppose au projet suicidaire du professeur Alpha Condé », a martelé Kémo Mali Fofana.

On attend désormais de voir ce que va être la réaction des autorités communales de Kindia, généralement promptes à ne pas céder.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Parquet du tribunal de Kindia : Dian Bora passe la main à Amadou Diallo

22 novembre 2019 à 16 04 51 115111

La cérémonie de passation de service au parquet du Tribunal de Première Instance de Kindia a eu lieu ce vendredi, 22 novembre 2019. Le procureur sortant, Mamadou Dian Bora Diallo, a passé la main à son successeur, Amadou Diallo, en présence des autorités préfectorales et des forces de l’ordre, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Suite au décret D/2019/302/PRG/SGG du président de République en date du 18 novembre 2019, plusieurs magistrats ont changé de poste à travers le pays. Des juges, procureurs et autres substituts ont connu fortunes diverses à travers les cours et tribunaux. C’est dans ce cadre que Mamadou Dian Bora Diallo, jusque là procureur de la République près le Tribunal de Kindia, change de poste pour rejoindre la Cour d’Appel de Conakry. Il a passé le témoin ce vendredi, 22 novembre 2019, à son successeur Amadou Diallo, qui était jusque là substitut du procureur près le tribunal de Mamou.

Mamadou Dian Bora Diallo, procureur sortant

Dans sa brève allocution, Dian Bora Diallo a tenu à remercier tous les membres du personnel pour la collaboration et leur contribution dans l’accomplissement de sa mission. Il a ensuite encouragé son successeur d’autant plus que les défis sont énormes même s’il n’est pas nouveau dans l’établissement. S’adressant aux officiers de police judiciaire, Dian Bora Diallo les a invités à toujours faire preuve de rigueur et de professionnalisme. « Je vous demande la même rigueur, le même professionnalisme de continuer dans les rapports vous les services de police judiciaire et parquet d’instance, la même loyauté pour les informations préalables. Les plaintes que vous recevez, agissez strictement dans le cadre du code de procédure pénale. Aucun d’entre nous n’est là à travailler pour son intérêt personnel, vous êtes là pour le bonheur de la population de Kindia, vous êtes là pour renforcer la quiétude sociale. C’est une obligation qui nous incombe tous », a-t-il dit.

Amadou Diallo, procureur entrant

Le nouveau procureur, Amadou Diallo, a remercié son prédécesseur en lui souhaitant de mener à bien sa mission dans la nouvelle fonction à la cour d’appel de Conakry comme avocat général. Amadou Diallo a aussi profité de cette occasion pour réaffirmer son engagement à lutter contre la criminalité. « Les défis sont multiples. C’est vrai que je viens dans un contexte socio politique très difficile. Mais le magistrat, surtout celui du parquet, n’a pas peur des dossiers qu’on lui défère, qu’on lui transmet. Il n’en a pas du tout peur dans la mesure où tant qu’il marche sur la crête du Droit, il n’a aucun de problème, aussi bien du côté de la population parfois qui le comprend très mal, que du côté de sa hiérarchie. Alors, mes défis sont énormes et je compte rassurer la population de Kindia, celle de Forécaria ainsi que celle de Télimélé de ma ferme détermination à lutter contre la criminalité grandissante dans notre communauté. Et pour cela, je voudrai compter sur la collaboration de la population. Je tiens également à une franche collaboration avec mes collègues, magistrats du siège et du parquet, avec les quels je constitue une même équipe », a laissé entendre Amadou Diallo.

Elhadj N’fansoumane Touré, préfet de Kindia

Le préfet de Kindia, N’Fansoumane Touré, au nom des autorités et des populations, a souhaité bonne chance aux deux magistrats qui œuvrent pour la consolidation de l’Etat de Droit en Guinée. « Je voudrais, Monsieur le nouveau procureur entrant et Monsieur le procureur sortant désormais avocat général, prier le tout puissant, au nom de madame la gouverneure, au nom de toutes les autorités et au nom des paisibles populations, afin que Dieu que vous continuiez vos services en meilleure santé, pour que vous continuiez à être les garants de notre démocratie …».

Mohamed M’bemba Condé et Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : RUSAL/CBK remet un chèque de 3 milliards GNF aux collectivités locales

21 novembre 2019 à 13 01 15 111511

La Compagnie des Bauxites de Kindia RUSAL/CBK a remis un chèque de trois (3) milliards de francs guinéens aux collectivités locales de Kindia, au titre de la Contribution au Développement Local (CDL) pour l’exercice 2017. La cérémonie de remise a eu lieu hier, mercredi 20 novembre 2019, dans la commune urbaine, en présence des autorités régionales, préfectorales et communales ainsi que des religieux et sages de la ville, a constaté un correspondant de Guineematin.com sur place.

En procédant à la remise du chèque aux autorités de Kindia, le directeur général de Rusal/CBK, Petr GAEVSKIY, est revenu sur quelques actions réalisées par la compagnie minière dans le cadre du développement de la région. « Cet argent est notre contribution au fonds de développement local de la région de Kindia. Il est important de souligner que depuis plus de 18 ans, la Compagnie des Bauxites Kindia est l’un des plus grands investisseurs étrangers en Guinée, offrant un emploi stable et bien rémunéré à des milliers de guinéens.

Au fil des ans, la Compagnie des Bauxites de Kindia a investi des centaines de millions de dollars dans l’économie guinéenne. Dans la région de Kindia, la CBK a mis en œuvre des dizaines de projets sociaux visant à améliorer la vie de simples citoyens guinéens. Dans les villages, de nouvelles écoles et des centres de santé sont apparues, des églises et des mosquées ont été construites, des centaines de maisons ont été alimentées en électricité. Le montant total des investissement de RUSAL dans des projets sociaux sur le territoire guinéen s’élève à des dizaines de millions de dollars », a-t-il rappelé.

Dans son discours le DG de Rusal/CBK a rappelé la tenue en octobre 2019, du premier forum économique Russie-Afrique qui a réuni plus de 40 chefs d’état et de gouvernement des pays du continent africain en Russie dans la ville russe de Sotchi. Lors de son intervention à ce forum, le Président guinéen, le Professeur Alpha CONDE, a rappelé à tous les participants, y compris le Président russe, Vladimir POUTINE, la contribution de la Fédération de Russie à la lutte contre Ebola en Guinée en 2014-2015. « En 2014-2015, pendant l’épidémie de la maladie à virus Ebola, la construction et l’équipement avec une technologie de dernière génération du Centre de Recherche en Epidémiologie, Microbiologie et des Soins Médicaux a permis de lutter efficacement contre la maladie » avait précisé le président guinéen.

Parlant de la présence des sociétés minières russes en Guinée, Petr GAEVSKIY a rappelé la communication du Président Alpha Condé lors du forum Russie-Afrique. « La présence des sociétés russes dans le secteur minier guinéen est bien établi et déjà considéré comme traditionnel. La République de Guinée est un excellent exemple de ce que la technologie et les investissements de la Russie peuvent apporter au développement de l’immense potentiel des richesses des pays africains» avait déclaré le président Alpha Condé. Il s’agit notamment de la CBK « la CBK qui travaille en Guinée depuis plus de 18 ans participe d’une façon active au développement socio-économique de la région de kindia en particulier et du pays en général» a expliqué Petr GAEVSKIY.

De son côté, le préfet de Kindia s’est félicité de la remise de ce chèque aux ayant-droit avant de saluer les efforts de Rusal/CBK qui ont permis déjà de réaliser de nombreuses infrastructures à kindia ville et dans toutes les communes rurales. Elhadj N’Fansoumane Touré promet que les autorités administratives de Kindia vont suivre de près les travaux qui seront réalisées dans les collectivités bénéficiaires afin de s’assurer que ces fonds soient judicieusement utilisés. « Comme vous l’avez vu, les maires qui sont les bénéficiaires directs, ont reçu le chèque géant. Donc en principe, ce sont eux qui vont décider des actions à réaliser à partir de leurs Plans de Développement Local (PAI).

Rappelons que Rusal/CBK coopère fructueusement avec les autorités régionales et communales de Kindia, C’est pourquoi la cérémonie de remise du chèque s’est déroulée en présence de tous les bénéficiaires dans une ambiance de convivialité.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. (00224) 628516796/ 664354238

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Inquiétudes à Kindia : les membres du FNDC « dans la cellule des criminels »

20 novembre 2019 à 14 02 26 112611

Les cinq (5) membres de la coordination régionale du Front National pour la défense de la Constitution (FNDC) de Kindia passent des moments difficiles en ce moment à la prison civile de Kindia. Mis aux arrêts la semaine dernière lors de la marche de protestation contre le 3ème mandat pour Alpha Condé, Alsény Farinta Camara et ses compagnons seraient logés dans des cellules avec des criminels, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les membres du FNDC de Kindia ont repris le flambeau après l’incarcération d’Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du mouvement, et de quatre de ses camarades. A travers un point de presse animé ce mercredi, 20 novembre 2019, quelques membres du Font ont dénoncé les conditions de détention de leurs camarades.

C’est le coordinateur par intérim du FNDC de Kindia, Kémo Mali Fofana, qui a lu la déclaration dans laquelle ils dénoncé les difficiles conditions de détention de leurs amis. « Sur la question des conditions de détention de nos camarades, il nous a été donné encore une fois de constater que M. Alsény Farinta Camara et Moussa Sanoh sont les seuls qui sont dans la grande salle. Les trois autres : Boubacar Diallo, Thierno Seydi Ly et Thierno Oumar Barry sont encore gardés dans la cellule des criminels, la cellule où on doit plutôt garder les criminels, des bandits, en un not ceux qui sont condamnés à des peines de réclusion élevées », a fait savoir Kémo Mali Fofana.

Par ailleurs, le coordinateur par intérim du FNDC a dénoncé le manque de volonté des autorités judiciaires à organiser le procès des membres du FNDC de Kindia. « Depuis cette arrestation injuste et arbitraire jusqu’à date, le FNDC Kindia constate avec amertume et regret que les autorités à tous les niveaux affichent un manque de volonté à organiser le plus rapidement possible un procès digne de nom, pour enfin libérer nos camarades qui doivent nous rejoindre pour continuer le combat » a laissé entende monsieur Fofana.

En outre, le coordinateur par intérim du FNDC redoute un risque d’empoisonnement des membres de la structure. « Pour éviter des risques d’empoisonnement, puisque cette volonté des autorités est de passer par tous les moyens pour faire du mal aux opposants de cette fameuse constitution, le coordinateur régional refuse de déguster son plat… Puisque ces plats passent dans les mains des gardes pénitentiaires, qui sont pourtant gérés depuis le sommet. Ce qui rend aujourd’hui l’état de santé du coordinateur très fragile », s’inquiète-il.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Procès des leaders du FNDC à Kindia : ce que leur avocat et le procureur se sont dits

18 novembre 2019 à 18 06 26 112611

Les leaders de la coordination régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Kindia, mis aux arrêts lors de la marche du jeudi dernier. Pour s’enquérir de la suite de la procédure judiciaire, maitre Thierno Souleymane Barry, membre du pool des avocats de la défense du FNDC, a rencontré ce lundi 18 novembre 2019, le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Lors de la marche du FNDC de Kindia, contre le 3ème mandat pour Alpha Condé, cinq de ses membres ont été mis aux arrêts avant le début des « hostilités ». Le dossier n’a pas connu une évolution pouvant ouvrir la voie à un procès. C’est ce qu’a laissé entendre maitre Thierno Souleymane Barry à l’issue de sa rencontre avec le substitut du procureur, Alsény Bah. « Je suis venu ce matin pour déposer notre lettre de constitution et en même temps la demande d’une lettre de mise en liberté. Je me suis entretenu avec le procureur pour voir l’état du dossier, puisque c’est un flagrant délit, pour voir quand est-ce qu’ils seront jugés. Mais, le substitut du procureur nous a fait savoir qu’il y a un blocage technique à ce niveau ici, par ce que de longue date il était prévu de tenir une audience foraine à Forécariah. Donc, ils sont là-bas aujourd’hui et vendredi, techniquement il ne peut pas y avoir un procès », a-t-il expliqué.

Me Thierno Souleymane Barry

Par ailleurs, maitre Thierno Souleymane Barry a fondé l’espoir que ses clients seront vite jugés et libérés. « Nous avons insisté et le substitut quand même nous a rassurés. Nous avons vu en lui que l’urgence sera faite pour que nos clients soient jugés et libérés le plus vite que possible. Idéalement, nous espérerons peut être d’ici la semaine prochaine, ils seront jugés. Parce que vous savez en matière pénale, l’incarcération fait l’exception et c’est la liberté qui est le principe », a-t-il laissé entendre.

En outre, l’avocat a dénoncé la politique du deux poids deux mesures des autorités face aux manifestations pour ou contre le 3ème mandat. « Nous allons démontrer devant le tribunal que nos clients n’ont commis ni délit ni crime. Ils n’ont fait qu’exprimer leur opinion par rapport au 3ème mandat. D’ailleurs, certains citoyens disent NON alors que d’autres disent OUI. Donc, si on permet aux uns de marcher mais pas aux autres, il n’y a pas de démocratie. La démocratie, c’est la liberté dans l’espace public. Et c’est ce que nous voulons construire après 40 ans de dictature », a expliqué maitre Thierno Souleymane Barry.

Depuis Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Kindia : la Basse Guinée contre ceux qui veulent « diviser les guinéens pour rester au pouvoir »

18 novembre 2019 à 16 04 54 115411

Les sages de la Basse Côte ont organisé une grandiose cérémonie de sacrifice et de lecture du saint Coran dans la journée d’hier dimanche, 17 novembre 2019, dans la ville de Kindia. La démarche visait à implorer la grâce Divine pour l’entente, la cohésion entre les fils de la région et pour le bonheur de la Guinée toute entière.

Cette cérémonie solennelle a regroupé tout le gotha de la Basse Guinée, venue partagée ces moments de fraternité. S’adressant à la foule, le Kountigui de la Basse Côte, Elhadj Sékhouna Soumah a invité à ne pas céder à la division orchestrée par ceux qu’il qualifie de menteurs.

Elhadj Sékhouna Soumah, Kountigui de la Basse Côte

« Fils de la Guinée, je vous invite à quitter derrière les menteurs. Ceux qui prennent des miettes dans les bureaux, c’est eux qui sont à Conakry et qui viennent manipuler la Basse Guinée. Il y en a qui avaient menacé de venir s’en prendre à cette auguste assemblée, ils n’ont qu’à le faire. Ici, c’est toute la Basse Guinée qui est là. Y en a qui ont dit qu’ils ont une autre assemblée de la Basse Côte. Qui peut avoir une réunion plus représentative que celle-là alors qu’il n’a pas Boké, il n’a ni Fria, ni Télimélé, ni Coyah, ni Kindia, ni Dubréka, ni Boffa, ni Forécariah, ni les 5 communes de Conakry ? Ceux que tu vas réunir là-bas vont eux-mêmes se rendre compte que tu veux les détruire. Celui qui vous dit qu’il va faire ça et ça à la Basse Guinée, c’est du mensonge. Leur seul boulot, c’est de passer de bureau en bureau pour mentir, pour tenter de briser l’avenir des honnêtes gens. Mais, Dieu existe », a-t-il laissé entendre.

Elhadj Ousmane Baldé, président de la Coordination nationale des Foulbhé et Haali Pular

Abondant dans le même sens, Elhadj Ousmane Baldé, président de la Coordination nationale des Foulbhé et Haali Pular de Guinée, a dénoncé les bavures enregistrées dans la commune de Ratoma. « La population guinéenne a envie de vivre dans la paix. Mais, le gouvernement et les politiciens ne veulent pas de cette paix dans notre pays. Vous avez vu ce qui est entrain de se passer à Ratoma. C’est comme si Ratoma est un autre pays. Pourtant, Ratoma est une commune, une partie intégrante de la Guinée. Pourquoi le gouvernement envoi-t-il des mercenaires, des personnes armées pour tuer nos enfants à Ratoma ? Et tous les guinéens se taisent sur ça. C’est ça le malheur dans notre pays. C’est un problème qui va s’élargir. Aujourd’hui, c’est Ratoma, demain on ne sait pas c’est où. Je demande à tous les guinéens, toutes les bonnes volontés, de faire quitter les donzos, les gendarmes ou policiers de Ratoma. On ne mérite ça, on n’est pas des rebelles. Nous donnons le respect à tout le monde et nous ne travaillons que pour le développement de la Guinée », a dit Elhadj Baldé.

Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia

Interrogé sur le sens de cette rencontre, Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia, a dit sa joie pour la tenue de cette cérémonie. « C’est une fierté de recevoir toutes ces personnalités ici à Kindia, sur invitation de notre Kountigui. J’ai un sentiment de soulagement, en tant que guinéen et croyant. Le lieu est très symbolique, ça se passe dans la mosquée et la première mosquée de la Basse Guinée à Kindia, à Tafori. Le message véhiculé ici, c’est absolument celui-là qu’il fait aujourd’hui. Un message de vérité, de fraternité, de courage, de mise en garde aussi face à ceux qui violent nos valeurs, qui violent notre vivre ensemble et surtout ceux qui violent les lois de la Guinée. C’est rassurant d’entendre ça et d’ailleurs, c’est ce qu’on attend des sages. Ils ont une mission, c’est les garde-fous de la société qui s’affole », soutient-il.

En outre, Abdoulaye Bah a invité les sages à interpeller le président Alpha Condé dans la lutte contre la divisons des guinéens. « Nous voudrions que les sages, les vrais sages comme ceux qu’on a vu ici, interpellent le président Alpha Condé et les autres leaders politiques de la Guinée sur leur responsabilité s’entendre pour que la paix, la fraternité règnent en Guinée. La situation n’est pas compliquée en soi. Elle est compliquée parce qu’il y a une volonté de diviser des guinéens pour rester au pouvoir. Nous demandons à Elhadj Sékhouna Soumah et à Elhadj Ousmane Baldé, à Elhadj Mamadou Saliou Camara et d’autres sages de la Forêt et de la Haute Guinée de se lever commun un seul homme, c’est leur responsabilité d’interpeller monsieur Alpha Condé et son gouvernement de ne pas diviser la Guinée ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628 17 99 17

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Elhadj Sékhouna à Kindia : « la Basse Côte n’est pas divisée, on ne va plus se faire avoir »

18 novembre 2019 à 13 01 14 111411

« Ceux qui disent que la Basse Guinée est divisée, c’est des paroles en l’air. Mais, je vais vous dire, la Basse Guinée ne va plus se faire avoir… Je vous ai appelé pour qu’on lève nos mains vers le ciel pour que Dieu nous accorde le bonheur. Que tu sois Soussou, Peulh, Malinké ou Forestier, je demande à tout le monde de renforcer l’unité nationale ».

Comme annoncé précédemment, de nombreux sages de la Guinée se sont retrouvés à Kindia dans la journée d’hier, dimanche 17 novembre 2019, dans le cadre d’une cérémonie de lecture du saint Coran et de sacrifice pour la paix et l’unité nationale. Cette initiative du Kountigui de la Basse Côte, Elhadj Sékhouna Soumah, qui a connu une forte mobilisation, a été l’occasion pour les organisateurs d’appeler à l’unité nationale et de dénoncer les adeptes de la division, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

La rencontre de Kindia a regroupé les Kountigui de Boké, Fria, Coyah, Boffa, Kindia, Forécariah, Dubréka, Télimélé, ainsi que de nombreuses personnalités de la région. Invité de marque du Kountigui de la Basse Côte, le président de la coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée, Elhadj Ousmane Baldé, a pris part au sacrifice.

Parmi les personnalités présentes, on peut citer l’ancien Premier ministre, Mamady Youla ; le président du PUP, Elhadj Fodé Bangoura ; le vice-président de l’UFR, Elhadj Ibrahima Bangoura ; le premier imam de la mosquée Fayçal de Conakry, Elhadj Mamadou Saliou Camara…

Dans son discours, Elhadj Mamadou Saliou Camara a invité les sages de notre pays à cultiver le vivre ensemble pour le bonheur de la Guinée. « Les coordinations de la Basse Côte, de la Moyenne Guinée, de la Haute Guinée et de la Guinée Forestière doivent se donner la main pour le bien de notre pays. Que chacune de ces coordinations ne défende pas seulement le bonheur de sa région. Parce que si par exemple la Moyenne Guinée a tout le bonheur qu’elle souhaite, si ce n’est pas le cas en Haute Guinée et en Forêt, ce bonheur ne sera pas total. Si la Basse Guinée est à l’aise alors que son voisin souffre, je vous jure que ça ne marchera pas. Acceptons de nous entendre en frères Guinéens. Que Dieu renforce l’entente entre nous Guinéens », a dit le premier imam de la mosquée Fayçal.

De son côté, Elhadj Sékhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte, est revenu sur les raisons de cette cérémonie de sacrifice. « L’accession à l’indépendance a été parsemé d’embûches avec des bagarres et même des morts. Ensuite, la démocratie est venue avec d’autres problèmes. C’est pour cela que j’ai appelé le peuple à cette cérémonie pour demander à Dieu de transformer tout le mal qu’on a subi en bien. Nous sommes là pour implorer la grâce divine sur tout ce que la Basse Cote a fait de mal à Dieu, aux autres et à soi-même. On le fait pour demander à Dieu de répandre la miséricorde divine sur nous », a-t-il fait savoir.

En outre, Elhadj Sékhouna Soumah a demandé aux fils de la Basse Côte et à tous les guinéens de se donner la main pour sortir de nos difficultés. « Ceux qui disent que la Basse Guinée est divisée, c’est des paroles en l’air. Mais, je vais vous dire, la Basse Guinée ne va plus se faire avoir. Qu’on s’accepte, qu’on se pardonne, qu’on se donne les mains pour le bien de tous. Ceux qui pensent que cette réunion est politique, je leur réponds qu’on va parler politique au moment où il faut en parler. Sinon, je vous ai appelé pour qu’on lève nos mains vers le ciel pour que Dieu nous accorde le bonheur. Que tu sois Soussou, Peulh, Malinké ou Forestier, je demande à tout le monde de renforcer l’unité nationale ».

Pour sa part, Elhadj Ousmane Baldé, président de la Coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée, a salué l’initiative du Kountigui avant d’abonder dans le même sens. « Nous sommes satisfaits de cette initiative, de cette rencontre de Kindia. Nous avons en commun la Guinée et l’Islam. Nous devons tous prendre soin du bien commun. Battons nous pour enrayer l’hypocrisie et la haine en Guinée. Si on ne fait pas preuve de responsabilité, les immenses richesses de notre pays pourraient ne pas nous profiter. Grâce à l’entente, nous parviendrons à la paix sociale et au développement de la Guinée. C’est pour cela qu’on est obligé de s’entendre, qu’on le veuille ou non. Dans un pays où la religion est très ancrée, s’il n’y a pas d’hypocrites, on ne peut que progresser. C’est Dieu qui a décidé que nous ayons en commun ce pays, que tu sois de la Basse Côte, du Fouta, de la Haute Guinée ou de la Forêt. On ne doit pas céder aux discours des politiques qui ne cherchent qu’à nous diviser pour régner. Nous vous confions la Coordination. Je vous savoir que quand on me frappe devant ma porte et que le voisinage laisse faire, le même scénario va se produire le jour qu’on va s’en prendre aux voisins », a-t-il laissé entendre.

De retour de Kindia, Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Kindia : des sages invitent à l’unité nationale

17 novembre 2019 à 18 06 33 113311

Sur invitation du Kountigui de la Basse Côte, Elhadj Sekhouna Soumah, une importante cérémonie de sacrifice et de lecture du saint Coran a été organisée ce dimanche, 17 novembre 2019, à Kindia. La démarche vise à prier pour la paix et inviter les Guinéens à ne pas se laisser influencer par les discours appelant à la division, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

De nombreuses personnalités ont pris part à cette rencontre, marquée par la lecture du saint Coran, à plusieurs reprises, et l’immolation d’un animal.

Parmi les personnalités présentes, on peut citer le Kountigui, Elhadj Sekhouna Soumah ; le président de la coordination nationale des Foulbhés et Haali Pular de Guinée, Elhadj Ousmane Baldé ; les Kountigui des villes de la Basse Côte, l’ancien Premier ministre, Mamady Youla ; l’imam de la mosquée Fayçal, Elhadj Mamadou Saliou Camara ; le président du PUP, Elhadj Fodé Bangoura ; le vice-président de l’UFR, Elhadj Ibrahima Bangoura, entre autres.

Dans son discours, le Kountigui a invité les Guinéens à s’entendre et à ne pas se laisser manipuler par les hommes politiques qui passent le temps dans les bureaux pour leurs intérêts égoïstes.

Dans la même lancée, le président de la Coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée a appelé à la cohésion sociale en Guinée et à l’entraide. « Si la case de ton voisin prend feu, vient l’assister, puisque tu pourrais te retrouver dans la même situation », a conseillé Elhadj Ousmane Baldé.

Interrogé sur cette réunion, Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia a salué cette initiative. Selon lui, les sages de toutes les régions de la Guinée doivent se lever pour dire la vérité à ceux qui incitent à la division pour des fins inavouées.

Nous y reviendrons !

Depuis Kindia, Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Arrestations d’opposants à un 3ème mandat : témoignages de deux membres du FNDC-Kindia

15 novembre 2019 à 10 10 18 111811

Comme annoncé précédemment, plusieurs responsables de l’antenne régionale du FNDC à Kindia ont été arrêtés hier, jeudi 14 novembre 2019. Alsény Farinta Camara, le coordinateur de la structure, et quatre autres membres ont été interpellés alors qu’ils s’apprêtaient à manifester à nouveau pour réclamer la libération de leurs leaders nationaux détenus à Conakry et exiger le renoncement au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Deux autres membres du Front National pour la Défense de la Constitution qui ont échappé de peu à ces arrestations, ont témoigné au micro d’un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Alhassane Sanoh du FNDC

Il s’agit notamment d’Alhassane Sanoh, qui dit avoir été battu par les gendarmes avant de s’enfuir pour éviter d’être mis aux arrêts. « J’étais arrêté, quand les gendarmes sont m’interpeller parce que je portais un t-shirt de couleur rouge. Je leur ai dit que j’ai le droit de porter ce que je veux. C’est ainsi qu’ils m’ont poussé, je suis tombé. Ils m’ont violenté en m’administrant des coups de pieds. Ils se sont retirés après cet acte cruel. Après, ils sont revenus pour m’attraper mais je me suis enfui et ils ont arrêté les autres. Je suis membre du FNDC et je le reste. Et je dis NON au 3ème mandat et à la modification de notre constitution », a dit le jeune homme.

Assaf Richard du FNDC

Les leaders du FNDC arrêtés ont été auditionnés par le parquet de Kindia et déférés à la prison civile de Kindia en attendant l’ouverture de leur procès. Assaf Richard, un autre membre du FNDC qui a échappé à ces arrestations, s’insurge contre cette situation. « Les 4 personnes y compris notre coordinateur viennent d’être déférées à la maison centrale. Dans quel Etat sommes-nous si les droits des citoyens sont bafouillés ? Nous sommes et restons FNDC jusqu’à la satisfaction de nos revendications. Nous disons NON au troisième mandat, NON au changement de la constitution ».

Le Front National pour la Défense de la Constitution a déjà annoncé l’envoi d’une équipe d’avocats à Kindia pour aller défendre ses membres arrêtés et conduits en prison.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Manif du FNDC à Boké : « nous devons tous sortir pour dire Non… »

14 novembre 2019 à 18 06 32 113211

Depuis plusieurs semaines, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) se mobilise à travers la Guinée pour exprimer son opposition au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé. Dans la ville de Boké, la marche de ce jeudi, 14 novembre 2019, s’est déroulée sans incident contrairement à ce qui s’est passé à Kindia et à Conakry où des accrochages ont opposé manifestants et forces de l’ordre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le FNDC a mobilisé du monde ce jeudi encore à Boké pour une marche autorisée par les autorités avec l’acceptation de l’itinéraire proposée. Les marcheurs, munis de pancartes, scandaient des slogans comme Alpha zéro », « Libérez nos leaders», « Amoulanfé ».

La marche a démarré au carrefour Chalet, près du palais de justice, en passant par le carrefour TP (Travaux Publics), le lycée Filira, le carrefour Hangar. De là, les marcheurs sont passés devant la mosquée centrale puis Limaniya, le carrefour UTA avant de rallier la place des martyrs.

Hadja Nénédjo Diallo

À ce point de regroupement, plusieurs discours ont été prononcés par les responsables du FNDC de Boké. Mais une intervention a retenu l’attention de l’assistance. Une vieille femme a dénoncé, en langue locale, les difficultés rencontrées par la Guinée sous le règne du président Alpha Condé. « A tout le peuple de Guinée, nous devons nous lever comme un seul homme pour dire non au troisième mandat. Moi, j’ai 80 ans, mais je suis engagé pour l’avenir de nos enfants. Nous ne devons pas avoir peur, nous devons tous sortir pour dire non à ce monsieur. Tout le monde en a mare de son comportement et de sa façon de faire. Nos enfants sortent du pays parce qu’il n’y a pas de travail. Et ceux qui restent sont tués par le régime sans pitié. On n’en veut plus », a lancé Hadja Nénédio Diallo sous un tonnerre d’applaudissements.

Durant toute la journée le commerce a tourné au ralenti. C’est d’ailleurs le seul secteur touché de plein fouet par la manifestation de ce jeudi. Les banques, l’administration, le transport, et les écoles n’ont pas connus de perturbation.

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél 628-98-49-38

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Communiqué du Gouvernement : des manifs à Conakry Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia

14 novembre 2019 à 15 03 24 112411
Damantang Albert Camara

Dans un communiqué transmis au médias à 15 heures, le Gouvernement guinée, à travers le ministère de la Sécurité et de la protection civile, annonce que les manifestations contre une nouvelle constitution qui favoriserait un troisième mandat du président Alpha Condé ont été enregistrées à Conakry, la capitale guinéenne, ainsi que dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.

Dans ce communiqué, intitulé « situation à 14 heures », le Gouvernement indique que les défenseurs de la Constitution guinéenne sont sortis manifester, au-delà de Conakry, dans les villes de Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué qui marque le retour au gouvernement de Damantang Albert Camara :

COMMUNIQUE DU MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PROTECTION CIVILE DU JEUDI 14 NOVEMBRE 2019

MANIFESTATION DU FNDC DU 14 NOVEMBRE 2019

Situation à 14 Heures

A Conakry

Le Jeudi 14 Novembre 2019, le cortège des manifestants est parti à 13 Heures du rond-point de l’Aéroport.

Le premier groupe de manifestants arrivé au carrefour de Kondébounyi a tenté de forcer le passage sur l’itinéraire non autorisé. Face à cette situation, les responsables du dispositif en place ont sommé les meneurs de se conformer à l’itinéraire autorisé.

Suite à la persistance des jets de pierres nourris sur les forces de l’ordre, une deuxième sommation leur a été faite suivie de l’utilisation de gaz lacrymogène pour les disperser.

Dans leur fuite, les manifestants se sont attaqués à cinq (5) bus de transport public dont l’un a été entièrement calciné.

A l’intérieur :

Des manifestations de quelques centaines de personnes ont eu lieu à Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia.

Aucun incident majeur n’a été enregistré.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Urgent : plusieurs responsables du FNDC arrêtés à Kindia

14 novembre 2019 à 12 12 27 112711
Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia

Plusieurs leaders du FNDC ont été arrêtés ce jeudi, 14 novembre 2019, à Kindia. Ils ont été interpellés dans la rue alors qu’ils s’apprêtaient à entamer une manifestation contre un troisième mandat interdite par les autorités locales, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution à Kindia, et plusieurs autres membres de la structure ont été mis aux arrêts. Ils étaient rassemblés à la Gare routière de la ville et s’apprêtaient à entamer leur marche contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé et pour exiger la libération de leurs leaders nationaux détenus à Conakry.

C’est là que des agents de la gendarmerie sont venus les interpeller et les embarquer à bord de leur pick-up pour une destination que nous ignorons pour l’instant. Cette manifestation, la deuxième du genre organisée par le FNDC-Kindia, a été interdite par la mairie de la ville. Mais, les organisateurs avaient décidé malgré tout de la maintenir.

A suivre !

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Manif du FNDC Kindia : l’axe Pavillon Bleu-Sans Loiyah déserté par les citoyens

14 novembre 2019 à 12 12 14 111411

La marche prévue par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Kindia ce jeudi, 14 novembre 2019, a provoqué une paralysie des activités commerciales au centre-ville. Les boutiques et magasins du carrefour Pavillon Bleu via Sans Loiyah, qui reçoivent chaque jour des centaines de personnes, sont affectés ce jeudi pour cette manifestation qui n’a pas reçu l’aval des autorités locales de Kindia, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce jeudi, 2ème acte des séries de manifestation des membres du FNDC de Kindia contre le 3ème mandat pour Alpha Condé, l’on constate une paralysie des activités sur certains axes de la cité des agrumes. Toutes les boutiques et magasins sont fermés dans le plus grand centre de la ville à Sans Loiyah, ainsi que sur l’axe du 3 avril jusqu’au carrefour Wambélé en passant par le Pavillon Bleu.

Selon le constat fait sur le terrain par notre reporter, la plupart des commerçants sont devant leurs boutiques pour veiller aux grains et s’assurer que tout se passera normalement.

Après avoir mobilisé une marée humaine lors de la précédente manifestation, le FNDC Kindia ne compte pas lâcher prise. Il compte, selon son coordinateur régional, Alsény Farinta Camara, descendre dans la rue dans les minutes qui suivent malgré l’interdiction faite par la mairie.

Les responsables du mouvement se regroupent actuellement au carrefour Condetayah, dans Tafori, pour la gare routière, le point de départ de la marche.

Cette fois ci à Kindia, la manifestation pourrait se dérouler sous une haute tension car les forces de l’ordre, à bord de leurs pickups, sont entrain de sillonner le centre ville.

Nous y reviendrons !

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Kindia : le FNDC maintient sa marche malgré l’opposition des autorités

13 novembre 2019 à 19 07 55 115511

La manifestation projetée demain jeudi, 14 novembre 2019, à Kindia par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat pour Alpha Condé pourrait se dérouler sous haute tension. Alors que le FNDC maintient sa volonté de battre le pavé, les autorités de Kindia ne sont pas du même avis. Une concertation tenue dans la soirée de ce mercredi entre les deux camps n’a pas permis de faire bouger les lignes, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La situation se crispe à nouveau dans la ville de Kindia. Les autorités communales arguent que la Compagnie des Bauxites de Kindia (CBK) prévoit de verser des indemnités à certaines communautés dans la journée de demain jeudi. Ce qui fait que la manifestation ne pourrait pas se tenir.

Selon Mamadouba Bangoura, maire de la commune urbaine de Kindia, il a été demandé au FNDC de reporter sa marche. « On leur a dit que nous sommes préoccupés demain par le communiqué de monsieur le préfet pour recevoir la CBK qui s’apprête à verser des indemnités aux communes rurales et à la commune urbaine de la préfecture. La cérémonie commence à 10h et termine à 14h. Donc pour ça, on leur a dit que nous remettons la marche à une date ultérieure », a expliqué monsieur Bangoura.

Du coté du FNDC de Kindia, c’est la déception. Pour Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC, il n’est pas question de reporter la marche. « Nous avons fait 4 heures de réunion avec le maire et l’ensemble de ses conseillers. Mais, nous sortons de cette concertation très déçu par le comportement belliqueux du conseil communal. Tout en nous interdisant la marche malgré des heures de discussion et de propositions, eux ils n’ont fait aucune proposition. Ils ont seulement dit de reporter la marche. Et nous, nous demandons à la population de Kindia de se mobiliser demain à la première heure pour manifester de la gare routière jusqu’à la place des martyrs… Nous n’allons pas reculer et personne ne nous mettra à genoux », a martelé monsieur Camara.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Urbanisation durable : un forum régional lancé à Kindia

11 novembre 2019 à 17 05 52 115211

Un forum régional portant sur l’urbanisation durable et l’aménagement du territoire s’est ouvert ce lundi, 11 novembre 2019, à Kindia. Il est organisé par l’ONU-Habitat en collaboration avec le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire. Une cinquantaine de personnes prennent part aux travaux, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Alain Ngono du bureau Afrique ONU habitat

Deux thèmes seront débattus au cours de ce forum qui va durer deux jours. Il s’agit de « l’évaluation participative du schéma national d’aménagement du territoire » et de « la politique urbaine nationale ». Selon Alain Ngono du bureau Afrique ONU-Habitat en Nairobi, « l’intérêt de cette activité est vraiment crucial pour nous. Ça rentre vraiment au cœur du programme SANITA VILLE DURABLE. L’objectif est la réforme de la gouvernance urbaine en République de Guinée. En d’autres termes, le projet doit revoir tous les textes et règlements qui structurent l’urbanisation en Guinée et cela de manière participative », a-t-il expliqué.

C’est le directeur de cabinet du gouvernorat de Kindia, Dr Doman Traoré, qui a procédé à l’ouverture officielle des travaux. L’administrateur a salué l’organisation de ce forum. « Je me réjouis de l’initiative heureuse des organisateurs de mettre ensemble les représentants des communautés, des services techniques, pour discuter et échanger sur la problématique en vue de recueillir leurs contributions sur le développement durable de nos villes pour une bonne gouvernance urbaine. Surtout qu’on connaît aujourd’hui une urbanisation anarchique galopante dans le pays », a-t-il dit.

Ces foras qui seront organisés dans les quatre régions naturelles du pays plus la zone spéciale de Conakry, vont permettre de collecter les contributions des communautés, des services techniques, des administrations publiques et privées, sur le développement durable des villes pour une bonne gouvernance urbaine. Ils seront suivis du premier forum urbain national de Guinée, qui se tiendra en début décembre 2019, a-t-on appris. Ces activités s’inscrivent dans le cadre du programme SANITA VILLE DURABLE, financé par l’Union européenne à hauteur de 4 millions 150 mille euros.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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