Friguiagbé (Kindia) : le président de la jeunesse et 11 autres personnes arrêtés « sur ordre du procureur »

14 juillet 2021 à 20 08 28 07287

Propriétaire d’un « Bar américain » à Friguiagbé, Oumar Ben Soumah, le président de la jeunesse de Friguiagbé, a été samedi dernier, 10 juillet 2021, par une équipe mixte de policiers et de gendarmes. Ces agents, venus à bord de trois pick-up, l’ont interpellé avec onze autres personnes dont deux enseignants et quatre élèves (tous candidats au baccalauréat unique session 2021). Ils ont été conduits à l’escadron mobile N°7 de Kindia où ils ont été auditionnés jusqu’à hier (mardi). Oumar Ben Soumah, accusé de « vente de drogue », a finalement été conduit à la maison centrale de Kindia avec sept (7) de ses codétenus. Les quatre élèves ont été libérés « pour ne pas qu’ils ratent le baccalauréat ». Mais, certains de Friguiagbé craignent que cette situation soit source de tension dans leur localité, d’autant plus que les jeunes y voient un règlement de compte.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est peu avant 18 heures que des agents, sur ordre du procureur Amadou Diallo, ont investi le bar de Oumar Ben Soumah. Ce dernier était absent des lieux, mais les agents se sont quand même livrés à des scènes de destruction de biens. Ils ont également interpellés tous ceux qui étaient dans le bar sans leur signifier les motifs de leur arrestation.

« C’était entre 17 heures et 18 heures que j’ai reçu un appel m’informant que les forces de l’ordre sont en train de saccager mon bar. Immédiatement je me suis précipité sur les lieux. J’ai trouvé 3 pick-up chez moi et les agents venus abord avaient commencé de faire tomber le mur du bar et perforé les tôles. Je me suis adressé au commandant de l’équipe qui m’a dit qu’ils sont déployés par le procureur Amadou Diallo. J’ai appelé le procureur Amadou pour que je sois situé de cette descente des forces de l’ordre chez moi. Mais, il m’a dit de remettre le téléphone au commandant. Après, ils (les agents) m’ont dit de monter dans leur véhicule avec les gens qu’ils ont trouvé dans le bar. Il y avait deux professeurs et quatre élèves parmi eux. Du dimanche au lundi on était tous au Mobilo, escadron numéro 7 de Kindia. Mais, lors de mon audition, on me fait comprendre que je vends la drogue à Friguiagbé. Je leur ai fait comprendre que tout le monde connaît que Ben Soumah est un enseignant. Tout le monde connaît aussi que j’ai un bar bien règlementé avec les papiers. Parce que même les chichas qui étaient dans ma boite, je les rangées dès que le gouvernement a interdit sa consommation. Donc, je ne connais rien de ce qu’ils sont en train de me reproché. Qu’ils disent autres chose », a confié Oumar Ben Soumah mardi, peu avant son transfert à la maison centrale.

Seulement, à Friguiagbé, l’interpellation de ces individus (surtout Oumar Ben) n’est pas vue d’un bon œil. Nombreux jeunes de la localité y voient un règlement de compte et réclament la libération immédiate des détenus.

« Personne n’est au dessus de la loi. Ce qui veut dire qu’on peut interpeller Oumar Ben Soumah s’il est en infraction ou s’il fait quelque chose de condamnable. Mais, ce qui vient de se passé c’est un règlement de compte. Pourquoi je dis ça ? Parce que l’affaire domaniale qui vient de prendre fin ici, Ben Soumah avait dit qu’il ne va pas mentir pour quelqu’un. Que c’est les autorités qui veulent pagayer ici, car elles savent bien le propriétaire du domaine litigieux. Sinon Ben n’a rien fait du mal ici. Et, s’il a fait du mal, le procureur n’a qu’à nous le prouver. Et, s’il est incapable de le faire, qu’il relâche vite notre président et tous les autres (….) ; sinon, il va encore nous plonger dans une autre crise suite à l’arrestation de ses gens », a indiqué Daouda Camara, un jeune de Friguiagbé.

De son côté, cet autre jeune, Morlaye Sylla, voit en cette arrestation une volonté manifeste du procureur Amadou Diallo de souffler sur les braises pour embraser Friguiagbé où un vieux conflit domanial a récemment provoqué des affrontements meurtriers.

« On vient de faire le grand fidaou pour la paix et la quiétude à Friguiagbé. Mais, le procureur Amadou Diallo a une fois montré qu’il ne veut pas la paix ici et dans tout Kindia. Car, comme le disait Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Guinée, Friguiagbé est le moteur de Kania. Donc, si toi tu emprisonnes un leader d’une telle localité, comme Ben Soumah, tu veux vraiment soulever la population. Sinon, Oumar Ben n’a rien fait de mal ici. Et puis, c’est un jeune chef qui est avec tous les jeunes d’ici. Quand quelqu’un a également un problème, il est toujours avec l’intéressé. Donc, il faut qu’on le libère. Amadou Diallo ne sait pas quoi faire. Le plus grand problème aujourd’hui à Kindia, c’est lui Amadou Diallo (le procureur de la république près le tribunal de première instance de Kindia) », a martelé Morlaye Sylla.

Pour l’heure, toutes nos tentatives au près du parquet du tribunal de première instance de Kindia pour savoir les raisons de l’arrestation de Oumar Ben Soumah et Cie sont encore vaines.

Suivre !

De Kindia, Mohamed m’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 69 51

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Conakry : le prisonnier politique Abdoulaye Bah (ancien maire de Kindia) évacué à l’hôpital Ignace Deen

29 juin 2021 à 17 05 33 06336
Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia

En détention à la maison centrale de Conakry depuis le mois de novembre dernier, Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia, a été évacué ce mardi, 29 juin 2021, à l’hôpital Ignace Deen. Selon un de ses avocats joint au téléphone cet après-midi par Guineematin.com, ce membre du bureau politique national de l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) est très malade.

« Il (Abdoulaye Bah) a été évacué ce main. Il souffre de ballonnement du ventre et des pieds », a confié Me Salifou Béavogui, tout en précisant que son client est jusqu’à présent (17 heures) à Ignace Deen.

A rappeler que monsieur Abdoulaye Bah (ainsi que de nombreux opposants arrêtés au lendemain de l’élection présidentielle contestée du 18 octobre 2020) est poursuivi pour son opposition affichée au troisième mandat du président Alpha Condé. Préalablement accusés de fabrication d’armes de guerre, leurs infractions ont été requalifiées en « atteinte aux institutions de la République, participation à un mouvement insurrectionnel, menaces de violences de mort par le biais d’un système informatique, diffusion et mise à disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public, etc. ». Ils ont toujours clamé leur innocence et réclamé leur libération. Mais, huit mois après leurs arrestations, ils sont toujours en détention, sans avoir été jugés…

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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INTEGRA : les Technologies de l’information et de la communication au service de l’employabilité des jeunes guinéens

25 juin 2021 à 16 04 13 06136

Après avoir formé 90 jeunes dans les régions administratives de N’zérékoré, Kankan, et Conakry le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement guinéen, poursuit sa formation en infographie et webdesign à Kindia et Labé du 21 juin au 03 juillet 2021 à l’endroit de 60 jeunes bénéficiaires.

Cet atelier va permettre aux récipiendaires de développer des connaissances sur les règles théoriques et pratiques de la création graphique (couleurs, typographies, ergonomie…). Il couvrira également l’apprentissage sur la mise en place d’une identité visuelle, à la conception de maquettes et la maîtrise des différents outils utilisés dans ce secteur. Par le biais d’une approche orientée sur l’apprentissage par la pratique, le programme vise à renforcer les compétences des jeunes bénéficiaires sur les logiciels Adobe Photoshop, Illustrator et InDesign.

« Les compétences acquises durant cette formation me permettront de répondre au besoin croissant du marché de l’emploi dans le domaine de la communication visuelle en Guinée. Je peux démarrer en tant que freelance » explique Abdoulaye Bah, jeune bénéficiaire de l’atelier.

Mise en œuvre par le Centre du Commerce International (ITC), cette initiative s’adresse prioritairement à des profils ayant un prérequis dans le domaine de la bureautique, pour leur permettre d’acquérir et de renforcer leurs connaissances à l’utilisation des outils d’infographie. Ils pourront ainsi trouver du travail plus facilement dans un domaine à fort potentiel qui débouche souvent sur des opportunités d’emplois durables.

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Initié conjointement par le Gouvernement guinéen et l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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‘’Histoire du royaume de Kania, actuel Kindia’’ : le livre d’Abdoulaye Salim Camara

21 juin 2021 à 13 01 09 06096

Fruit de 13 ans d’intenses fouilles et de recherches, ce livre de 169 pages retrace les pas du royaume de Kania (actuel préfecture de Kindia) fondé au ⅩⅤème siècle par Manga Kindi Camara. Il a été écrit par Abdoulaye Salim Camara, diplômé en Histoire de l’université Julius N’yéréré de de Kankan, journaliste et enseignant-chercheur à Conakry. Cet ouvrage a été dédicacé depuis février 2020 à la ‘’Maison des écrivains de Guinée’’, sise à Taouyah, dans la commune de Ratoma ; mais, c’est le samedi dernier, 19 juin 2021, qu’il a été présenté au public de la cité des agrumes à l’université de Kindia. C’était à l’occasion d’une cérémonie qui a été présidée par le ministre de l’environnement, des eaux et forêts, Oyé Guilavogui, constaté un des correspondants de Guineematin.com à Kindia.

Abdoulaye Salim Camara, enseignant-chercheur à Guinée Conakry

« Histoire du royaume de Kania, actuel Kindia », est un livre de six (6) chapitres écrit par le guinéen Abdoulaye Salim Camara. A travers les 169 pages de cet ouvrage, l’auteur narre, dans un style particulier et très distingué, l’histoire de la Cité des agrumes. Des mécanismes de sa fondation à l’organisation politique et administrative de ce royaume de feu Manga Kindi Camara, rien n’échappe à la fine plume de cet écrivain guinéen. Et ce samedi, Abdoulaye Salim Camara parle de son livre avec beaucoup de fierté. Car, cette œuvre est une contribution inestimable à la connaissance du patrimoine historique et de l’histoire de la Guinée. Une histoire extrêmement riche d’amour, de paix, d’amitié et de cohabitation pacifique.

« Le premier chapitre expose sur les mécanismes qui ont prévalu à la fondation du royaume de Kania qui a vu le jour en 1750 à Friguiagbé sous l’initiative de Manga Frigui Camara ; alors que le deuxième chapitre parle de son organisation politico-administrative. Ce livre retrace l’histoire du royaume de Kania, devenu au fil du temps préfecture de Kindia. Un royaume qui était constitué de quatre provinces, à savoir Wantamba Kiri (Kindia), Samoun Kiri (Samaya), Kélessi Kiri (Molota) et Magnéria Kiri (Friguiagbé) avec des structures organisationnelles irréprochables. Il (le royaume de Kania) établit des relations diplomatiques et amicales avec tous les peuples de la Guinée du littoral jusqu’en forêt en passant par le Foutah et la savane. Ce qui témoigne que le sens de l’unité, de la fraternité et de la solidarité ont toujours prévalu dans les sociétés guinéennes », a confié Abdoulaye Salim Camara.

Abdoulaye Salim Camara, enseignant-chercheur à Guinée Conakry

Dans ce livre publié aux ‘’ Collection l’Afrique D’hier’’, puis à ‘’MAFEDITION’’ de Bamako (en République du Mali) en septembre 2020, l’auteur promène le lecteur dans l’histoire de ce vieux royaume et le fait découvrir les dix rois qui y ont régné. Il met aussi en exergue deux grandes figures de la résistance contre la pénétration coloniale française en Guinée. Egalement, à travers cette œuvre, l’auteur abreuve ses lecteurs d’une riche et diverse histoire de la terre d’un peuple de fratrie d’une grande civilisation.

« L’histoire nous fait découvrir deux grandes figures de la résistance guinéenne à la conquête coloniale dont : Gali Manguè Sounkhori Modou Soumah et Thierno Aliou Ndiaye dit Waliou de Gomba qui défendirent avec bravoure le Kania contre le système colonial jusqu’au dernier souffle de leur vie. Ce qui veut dire, l’histoire de Kania, de par sa richesse et sa diversité, constitue un véritable réservoir de savoir pour tous les guinéens », a indiqué Abdoulaye Salim Camara.

A noter que le livre ‘’Histoire du royaume de Kania, actuel Kindia’’ du journaliste Abdoulaye Salim Camara est disponible en Guinée et est vendu à 100 mille francs guinéens. Il a été présenté au public de Kindia le weekend dernier avec l’aide d’AJRAF (association des jeunes ressortissant et Amis de Friguiagbé).

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél : 628518888

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Violences meurtrières à Friguiagbé (Kindia) : les auteurs présumés libérés sans procès

21 juin 2021 à 9 09 22 06226
Oyé Guilavogui, ministre d’État de l’Environnement des eaux et forêts

Malgré les graves violences qui l’ont émaillé, le vieux conflit domanial qui opposait plusieurs habitants de la sous-préfecture (Kindia) a été résolu à l’amiable. Les 12 personnes interpellées suite à ces violences ont été libérées sans procès. Cela fait suite à l’implication du gouvernement à travers le ministre de l’environnement des eaux et forêts dans le dossier, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kindia.

Selon Oyé Guilavogui, ministre de l’environnement des eaux et forêts, c’est le président de la République qui l’a chargé de travailler à la résolution de ce conflit, vieux de plus de 60 années. Il l’a fait savoir au cours d’un point de presse qu’il a animé ce dimanche, 20 juin 2021, à Kindia, annonçant avoir réussi cette mission. Il dit avoir trouvé un accord avec toutes les parties concernées, mettant définitivement au conflit.

« Personnellement, j’ai été informé par le chef de l’Etat qui veille sur tout ce qui se passe. Je lui ai fait comprendre que je n’avais jamais su qu’il y avait un conflit domanial à Friguiagbé. Donc il m’a chargé de m’occuper de la résolution de ce problème, en allant rencontrer le procureur de Kindia, le juge, le ministre de la justice. Ce qui fut fait, et nous nous sommes rendu compte que la justice était en train de faire son travail. Le lendemain de ma rencontre avec le Chef de l’Etat, tous les ressortissants de Friguiagbé se sont transportés chez moi pour me dire : vous êtes le seul à pouvoir nous sortir de ce problème.

On n’arrive pas à le résoudre depuis plus de 60 ans. Et chaque fois que le problème est soulevé, il y a mort d’homme. C’est depuis ce jour je me suis investi. Mais avant, je leur ai dit : si je dois m’engager pour résoudre ce problème, il faut que ça ne soit pas un procès et je ne veux pas entendre d’autres histoires. Vous arrêtez ces histoires et vous arrêtez la justice, je vais m’investir et on va trouver la solution. Et par la grâce de Dieu, j’ai trouvé le chemin avec l’appui des ressortissants qui m’ont accompagné tout au long du processus de résolution du conflit », a annoncé Oyé Guilavogui.

Comme solution, il a été décidé de repartir le domaine conflictuel (990 hectares) aux familles qui se disputaient sa paternité. Les parties se sont entendues aussi sur la libération des 12 personnes qui ont été arrêtées suite aux violences enregistrées le 17 avril 2021, à Friguiagbé, et qui avaient fait un mort, plusieurs blessés, des maisons et des voitures incendiées. Poursuivis pour des faits d’assassinat, coups et blessures volontaires, pillages, incendie volontaire, vol et complicité, ces citoyens étaient en détention provisoire depuis deux mois à la prison civile de Kindia. Ils ont été libérés sans jugement.

« Nous avons décidé de repartir le domaine dans la sagesse, c’est ce qui fut fait. Et tout le monde était d’accord pour la répartition y compris les ressortissants. Et tout le monde a été prévu dans le partage. Il y a aussi une partie du domaine qui est revenue à Friguiagbé, c’est-à-dire où on peut faire un terrain ou d’autres choses pour tout le monde. Et toutes les parties ont signé ce document. Celui qui a été victime de casses et autre a pardonné et les prisonniers aussi ont signé en disant que si parmi eux quelqu’un soulève un autre problème, il retournera en prison. C’est pourquoi on parle de libération provisoire », a laissé entendre le ministre d’État de l’environnement, des eaux et forêts.

A rappeler qu’ils étaient au total 13 personnes arrêtées suite aux violences du 17 avril 2021, à Friguiagbé. Mais Elhadj M’bemba Soumah, le premier imam de la grande mosquée de cette sous-préfecture, est décédé deux jours après son interpellation par la gendarmerie (le lundi 20 avril 2021) à l’hôpital régional de Kindia.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel: 628516951

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INTEGRA renforce les compétences des équipes pédagogiques pour la préparation à la vie professionnelle (PVP) dans les écoles à Kindia, Mamou, Labé et Faranah

18 juin 2021 à 19 07 23 06236

Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement Guinéen, poursuit le renforcement des compétences des Délégués Scolaires de l’Enseignement Elémentaire (DSEE), des Directeurs d’Ecoles (DE) et des Enseignant(e)s du cours moyen (CM) sur l’approche de Préparation à la Vie Professionnelle (PVP).

Mise en œuvre par l’Agence Allemande de Coopération Internationale (GIZ), la préparation à la vie professionnelle (PVP) permet le renforcement de l’apprentissages des élèves, à travers des pratiques pédagogiques orientées vers le monde du travail ainsi que la découverte des métiers à l’école primaire. Les élèves découvrent ainsi les métiers pour une future meilleure orientation et insertion dans la vie professionnelle. Entre 2019 et 2022, 6000 élèves seront concernés.

Ces sessions de renforcement de capacités sur l’approche PVP concernent 36 DSEE, 50 DE, et 160 Enseignant(e)s du cours moyen. Elles se tiendront simultanément à Faranah, Kindia, Labé et Mamou, du 12 au 17 juin 2021 pour les DE et les DSEE, et du 18 au 25 juin 2021 pour les enseignants(e)s.

Au-delà de la découverte des métiers, la PVP vient enrichir le programme de l’élémentaire en renforçant des disciplines telles que le français, le calcul, les sciences d’observation et l’éducation civique et morale. Ces disciplines sont indispensables à la jeunesse pour opérer des choix raisonnés quant à leur orientation professionnelle dans la perspective de leur insertion socioéconomique dans la société.

Le renforcement des capacités des enseignants en cours contribuera à améliorer l’implémentation de la PVP dans les écoles, grâce au réinvestissement des nouvelles compétences d’enseignement et d’apprentissage et au dispositif de suivi et encadrement rapproché des enseignants mis en place par les directeurs d’école formés.

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement guinéen, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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Guinée : la police et la gendarmerie s’engagent contre les tracasseries sur la route

16 juin 2021 à 20 08 39 06396

Comme annoncé, les travaux du cadre de dialogue politique et social ont débuté ce mercredi, 16 juin 2021, à Conakry. Cette première journée a été consacrée à la problématique du transport routier, avec la participation de l’ensemble des acteurs concernés par la question. Tous les problèmes qui gangrènent ce secteur ont été débattus et des engagements ont été pris en faveur de leur résolution, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ces discussions ont réuni autour de la table, les syndicats des transporteurs, la police, la gendarmerie, le ministère de la sécurité et celui des travaux publics. Selon le secrétaire permanent de ce cadre de dialogue politique et social, Elhadj Fodé Bangoura, l’objectif était de donner la parole aux acteurs sur le terrain, en vue de faire un diagnostic réel et prendre les dispositions nécessaires pour résoudre les problèmes qui gangrènent le transport routier.

Fodé Bangoura, secrétaire permanent du cadre de dialogue social et politique

« Tous ceux qui interviennent dans le réseau du transport terrestre étaient présents en face de faitière de transport. Les problèmes ont été posés dont certains ont pu être résolus, selon les concernés, et d’autres méritent des réflexions. Parce qu’au finish, ce qui doit être réglementé, doit être réglementé par des textes. Si c’est des lois, on prendra des lois ; si c’est d’autres réglementations, on le fera pour l’intérêt de tous les Guinéens. Car nous sommes tous intéressés par le transport.

Nous nous sommes réunis pour cela. Nous n’avons pas voulu d’intérimaires, nous avons voulu que les acteurs eux-mêmes viennent expliquer leurs problèmes et que ceux qui doivent résoudre ces problèmes soient aussi là », a-t-il indiqué, ajoutant que ce dialogue sera inclusif et thématique. « Chaque fois qu’il y aura un secteur, on prendra les acteurs concernés par ce secteur et les intervenants qui doivent règlementer ce secteur. Ensemble, on trouvera la solution », a laissé entendre Elhadj Fodé Bangoura.

Ces travaux ont permis aux transporteurs d’exprimer leurs préoccupations et de solliciter l’intervention de l’Etat guinéen pour y faire face. Ce qui réjouit Elhadj Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers de Guinée.

Elhadj Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers de Guinée

« Ce qu’on voulait, on ne l’a pas obtenu aujourd’hui, mais on a l’espoir de l’obtenir. Parce que tous les acteurs du transport sont des Guinéens. S’il y a un avantage aujourd’hui dans le secteur du transport, il faut que nous bénéficiions de cet avantage. Nous avons sollicité des autorités entre autres, la réglementation des transports en République de Guinée. Parce qu’ici, n’importe qui peut se lever pour faire le transport. Donc, le transport doit être laissé aux transporteurs. Nous avons sollicité aussi l’appui du gouvernement au secteur du transport, notamment pour obtenir le crédit automobile. Nous croyons que cela est tombé dans de bonnes oreilles. (…) Pour ce qui est de la routière, la police et la gendarmerie, nous sommes des frères. Il y a des défaillances de part et d’autre des fois, mais on accepte de céder. Mais si on dit aux conducteurs de respecter la loi, la police et la gendarmerie aussi doivent savoir qu’avant tout, nous sommes Guinéens. Il faut d’abord aller à la sensibilisation avant d’aller à la répression. Nous, à notre niveau, on est prêt à être corrigé pour se développer », a dit le syndicaliste.

De leur côté, les services de sécurité, chargés de réguler la circulation routière, ont pris l’engagement de faire face aux problèmes relevant de leur compétences. La gendarmerie promet notamment de traquer les coupeurs de routes qui terrorisent les transporteurs et leurs passagers.

Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la gendarmerie nationale

« La gendarmerie ne s’occupe que de la rase campagne. C’est-à-dire que chaque 5 km après ou avant une ville, la gendarmerie est présente. Cela veut dire que la gendarmerie nationale occupe 75% du territoire national en matière de transport routier. Alors, en compensation de ces barrages, il doit y avoir des équipes mobiles qui vont naturellement prévenir les accidents sur la route sans compter toute la stratégie opérationnelle qu’on ne dévoile pas ici sur les coupeurs de routes. Aujourd’hui, les stratégies ont changé, vous verrez dans les 48 heures, ceux-là que nous allons mettre devant vous pour identifier clairement les bandes qui obstruent la route entre Kindia-Mamou-Labé-Kouroussa et Faranah. Donc il y a tout un ensemble d’opérations sous la coupe naturellement des actions que nous menons en matière de contrôle routier.  On a souvent parlé aussi de tracasseries. Là aussi, avec vous, nous allons travailler, parce qu’il est formellement interdit de réclamer de l’argent aux usagers de la route, en dehors des amandes qui sont souvent demandées aux contrevenants du Code de la route à savoir, ceux qui sont dans les excès de vitesse, ceux qui sont dans l’alcool, la drogue, donc les états pervers qui amènent les gens à des accidents farfelus », a indiqué le général Ibrahima Baldé, Haut-commandant de la gendarmerie nationale.

Général Ansoumane Bafoé Camara, directeur général de la police

Pour sa part, l’inspecteur de police Ansoumane Camara « Baffoé », directeur général de la police nationale, annonce des actions à mener pour mettre fin aux arnaques dont les policiers sont souvent accusés. « Nous avons quatre barrages dans le cadre sanitaire (Yoropoguiya, Coyah, Kountia et de Keïtaya). A ces niveaux-là, en plus du contrôle sanitaire, les transporteurs se plaignent par endroits. Nous avons demandé aux syndicalistes de désigner deux personnes qui vont rester à côté des policiers pour qu’on travaille ensemble pour éviter les arnaques.

Parce qu’il y a des transporteurs qui vont se faire établir des faux certificats de négativité pour sortir, on a pris des cas qui sont sortis à la télévision. Mais pour une question de transparence, nous souhaitons désormais qu’ils viennent à nos côtés, on va travailler ensemble. En ce qui concerne aussi les arnaques à travers les carrefours de Conakry, tout le monde dit que c’est les policiers qui créent les embouteillages. Nous avons aussi demandé aux syndicalistes à travers notre hiérarchie, qu’on se donne la main pour qu’il y ait la fluidité de la circulation dans la ville de Conakry et que les arnaques par endroits cessent.

J’ai dit maintes fois que tout policier qui n’a pas de badge numéroté, ne lui donnez pas vos papiers. Tout élément de la CMIS qui demande un document à un usager de la route, ne lui donnez pas vos papiers. Mais jusqu’à présent, les gens continuent à se plaindre. Donc nous souhaitons désormais que les syndicalistes travaillent avec les policiers, et c’est ce qui va être fait les jours à venir », a déclaré le premier responsable de la police nationale.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Insécurité : des individus armés tirent sur deux personnes à Kindia

16 juin 2021 à 11 11 39 06396

Deux personnes ont été blessées par balles dans la matinée d’hier, mardi 15 juin 2021, à Kindia. Des individus armés, qui voulaient retirer la moto d’un jeune, ont tiré sur leur cible et sur une dame qui était à côté. Les deux blessés ont été admis à l’hôpital régional de Kindia pour des soins, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette attaque armée a eu lieu aux environs de 5 heures du matin, à Bankaya, un secteur du quartier Dar es-salam, dans la commune urbaine de Kindia. Des hommes armés ont pourchassé un jeune homme qui rentrait d’une boite de nuit avec une fille, dans le but de retirer sa moto. Lorsqu’il est arrivé au domicile de la fille qu’il raccompagnait chez elle, le conducteur de la moto, ayant su qu’il était poursuivi par des bandits, a bloqué la tête de la moto et jeté les clés, avant d’appeler au secours. C’est ainsi que les assaillants ont tiré sur lui et sur la mère de la fille qu’il transportait.

Mabinty Soumah

« Lorsqu’on est arrivés chez nous, je suis descendue de la moto. Au moment où je voulais rentrer dans la maison, ma mère est sortie. Et directement, les bandits qui nous pourchassaient, au nombre de trois, ont tiré sur elle. Après, ils ont tiré aussi sur le motard. Moi, j’ai couru pour aller me cacher derrière notre maison. Les bandits voulaient emporter la moto, mais le jeune avait déjà fermé la tête de la moto et jeté les clés. Donc après avoir blessé les deux, ils sont partis », a expliqué Mabinty Soumah, la jeune fille que le motard ramenait chez elle.

Dr Marcelin Haba, chef de service adjoint de la chirurgie à l’hôpital régional de Kindia

Les blessés ont été immédiatement évacués à l’hôpital régional de Kindia, où ils ont été pris en charge. Selon Dr Marcelin Haba, chef de service adjoint de la chirurgie à l’hôpital régional de Kindia, leur vie n’est pas en danger. « Nous avons reçu deux patients, blessés par balles. Le premier a deux larges plaies communicantes qui sont au niveau de la face. L’une est située sur la face interne et l’autre sur la face postérieure de la jambe gauche. Nous l’avons admis au bloc pour faire le parage chirurgical.

Donc il y avait une porte d’entrée et une porte de sortie. Au cours du parage chirurgical, on n’a pas rencontré de balles. Donc on a estimé que les balles sont sorties. La seconde patiente à une large plaie qui est située au niveau de la face interne de la cheville droite, qui met à nu les tendons. Également, cette balle a entraîné une fracture de deux os de la jambe droite avec beaucoup de fragments intermédiaires. Nous lui avons fait un parage chirurgical, avant de procéder à une immobilisation. Ils sont déjà hors de danger », a dit le médecin.

Ismaël Sylla, chef de secteur de Bankaya

Tout en déplorant cette attaque, le chef de secteur de Bankaya appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour faire face à l’insécurité grandissante dans cette localité. « Nous sommes dans une insécurité totale ici. Et c’est ce qui fait que quand les gens prennent un bandit, ils le tuent. La dernière fois, j’ai trouvé des citoyens qui ont réussi à mettre la main sur un bandit et qui voulaient le brûler vif. Heureusement, j’ai réussi à les en dissuader, je leur ai dit de l’envoyer à la justice. Je lance un appel aux autorités, en leur demandant de mettre fin à la criminalité afin que chacun soit en paix », a lancé Ismaël Sylla.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 628516796

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Integra ouvre des crèches pour favoriser l’apprentissage des jeunes mères

14 juin 2021 à 15 03 36 06366

Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), financé par l’Union européenne, a procédé à l’ouverture officielle depuis mai 2021 de crèches pour accueillir les enfants de 0 à 5 ans des bénéficiaires du programme à Kindia et à Mamou.

Cette initiative mise en œuvre par l’agence Enabel a pour but de faciliter l’apprentissage des jeunes filles et femmes dans le parcours de formation qui dure neuf mois.

Ainsi ces crèches qui ont une capacité de 20 enfants de 0 à 5 ans vont permettre d’assurer des conditions de travail décentes et de favoriser la part des femmes au sein du programme INTEGRA.

Fatoumata Camara 25 ans, mère de deux enfants et bénéficiaire du programme INTEGRA, dont le corps de métier est ferrailleur, se confie :

« Je remercie chaleureusement INTEGRA d’avoir mis en place ces garderies. Comme vous le savez, ils y avaient des femmes qui étudiaient et travaillaient avec leurs enfants au dos et parfois au soleil parce qu’elles n’avaient personne à qui confier leurs enfants à la maison. Cette initiative est très importante pour les femmes et me rassure, car nos enfants vont pouvoir jouer en toute sécurité dans un endroit sain. Je remercie encore une fois le programme INTEGRA. »

Installé dans deux localités lors de la phase pilote à proximité des chantiers école, le dispositif de crèches est fortement plébiscité par les jeunes femmes bénéficiaires et les communautés locales car c’est une première. Un appel à don sera bientôt lancé pour récolter des jeux pour les enfants de ces crèches, comme souligné dans le slogan de la campagne « Un jouet pour un sourire, soutenez nos crèches. ». Le projet de crèches pourrait s’étendre dans plusieurs localités dont Labé, Pita et Conakry si la phase pilote s’avère concluante.

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Financé par l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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Madina Oula (Kindia) : un enfant retrouvé égorgé dans la case de sa mère

10 juin 2021 à 10 10 18 06186
image d’archive

Un enfant de 4 ans a été retrouvé mort égorgé hier, jeudi 10 juin 2021, à Colba, un secteur relevant du district de Madina, dans la sous-préfecture de Madina Oula (Kindia). Le corps de la victime, Mamadou Saliou Bah, se trouvait dans la case de sa mère, qui était également à l’intérieur. Cette dernière a été interpellée avec son mari et quatre autres membres de la famille, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Kindia.

Joint au téléphone, Mme M’mah Sylla, maire de la commune rurale de Madina Oula, a indiqué que le corps de l’enfant égorgé a été retrouvé dans le lit de sa mère, Aïssata Barry. « La mère de la victime, qui avait aussi des traces de blessures au niveau de son cou, était assise à côté. Interrogée sur les faits, elle n’a donné aucune explication. C’est ainsi que j’ai appelé les autorités de Kindia qui ont envoyé des gendarmes. Après leur constat, le corps a été remis à la famille pour l’inhumation. Et six personnes ont été interpellées, dont le père, la mère et la marâtre de la victime, ainsi que trois autres proches de la famille », a confié l’autorité locale.

Les agents de sécurité ont saisi aussi un couteau, un coupe-coupe et un sabre, retrouvés sur les lieux. Les six suspects ont été conduits avec ces objets à la gendarmerie territoriale de Kindia pour des fins d’enquête.

Nous y reviendrons !

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224)628516796

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SADEN 2021 : faire de la Covid-19 une opportunité pour les entrepreneurs guinéens

9 juin 2021 à 20 08 12 06126

La troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée (SADEN) a été officiellement lancée ce mercredi, 9 juin 2021, à Conakry. La cérémonie d’ouverture des travaux a connu la présence de plusieurs membres du gouvernement, des représentants des missions diplomatiques et consulaires accréditées en Guinée et des partenaires techniques et financiers du pays. La rencontre qui va durer deux jours (9 et 10 juin) vise à appuyer les entrepreneurs guinéens en vue de favoriser la résilience de l’économie du pays, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est sous le thème : « L’entrepreneuriat à l’épreuve de la Covid-19 » que se tient cette troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée. La rencontre connaîtra la participation de plus de 500 personnes, venues de différentes villes de la Guinée et de l’étranger. Elle permettra d’accompagner les entrepreneurs guinéens et les aider à transformer les impacts négatifs de la pandémie de Covid-19 en une opportunité de résilience de leurs entreprises.

« Cette année, le SADEN se fixe pour objectif d’offrir des pistes de réflexion et de développer des ateliers de formation, afin de faire de la crise sanitaire du Covid-19, une réelle opportunité pour nos entrepreneurs et un moyen de renforcement des capacités des entrepreneurs locaux », a indiqué Sékouba Mara, directeur général de l’AGUIPE (L’agence guinéenne pour la promotion de l’emploi) et président du Comité d’organisation du SADEN 2021.

En plus de l’information et de la formation des entrepreneurs, le SADEN va aussi accompagner les quatre meilleurs projets pour faciliter leur mise en œuvre. « Les 4 projets qui seront retenus vont être accompagnés par le SADEN. Donc ils vont avoir un prix et ça va leur permettre de compenser des difficultés liées à la problématique de la pandémie du Covid-19 », ajoute Sékouba Mara.

Djénab Dramé, ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle

C’est la ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette rencontre. Djénab Dramé a laissé entendre que le SADEN est une véritable opportunité que le gouvernement met à la disposition des entrepreneurs guinéens.

« Le principal artisan pour booster les jeunes entrepreneurs, les encourager, les accompagner, les soutenir, c’est quand même le gouvernement. Donc on se dit que le SADEN offre une autre opportunité au gouvernement de s’exprimer et informer ces entrepreneurs sur les opportunités de formation qui pourront leur permettre, dans l’avenir, d’entreprendre, de se prendre en charge, et aussi les rappeler les différents défis, dont celui du temps. Parce que le temps demeure le plus grand défi des entrepreneurs », a dit la ministre.

Selon les organisateurs, l’une des particularités de cette édition par rapport à celles précédentes, c’est qu’elle est retransmise en direct dans les villes de Kankan, Kindia, Labé et N’Zérékoré.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Kindia : 2 présumés coupeurs de route arrêtés à Manquepas par la gendarmerie

9 juin 2021 à 17 05 30 06306

Venue à bord de trois pick-up de Conakry, une équipe de la gendarmerie nationale a mis le grappin sur deux présumés coupeurs de route hier, mardi 08 juin 2021, dans une concession à Manquepas, un quartier de la commune urbaine de Kindia. L’opération d’interpellation de ces présumés bandits a eu lieu peu après 19 heures ; et, les tirs de sommation des agents ont perturbé la prière des fidèles musulmans qui étaient dans une mosquée non loin du lieu d’intervention des gendarmes.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, aucune autorité de la ville de Kindia n’était informée de cette descente inopinée de la gendarmerie nationale à Manquepas. Tout le monde a été pris de court par cette opération qui s’est soldée par l’arrestation de deux présumés coupeurs de route et une femme qui était avec eux au moment de la descente des agents. Mais, les tirs de sommation qui ont permis aux gendarmes d’investir la concession où se trouvaient les suspects ont provoqué une grande frayeur chez les populations du quartier. C’était au moment de la prière du crépuscule ; et, beaucoup de fidèles musulmans (y compris l’imam) qui se trouvaient à la mosquée de Manquepas ont perdu leur sérénité au bruit des coups de feu.

« Les coups de fusil ont troublé l’imam qui dirigeait la prière. Les autres fidèles musulmans ont couru de tous les côtés », a confié notre source.

Après leur interpellation, les suspects ont été conduits à la gendarmerie départementale de Kindia avant d’être transférés à Conakry.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 628516796

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Lutte contre la COVID-19 : pas de vaccins dans plusieurs centres de santé à Kindia

8 juin 2021 à 16 04 54 06546

Alors que la campagne pour la vaccination contre la COVID-19 s’intensifie en Guinée, la préfecture de Kindia enregistre une rupture de vaccins dans plusieurs structures sanitaires de la place. Dans la matinée de ce mardi, 08 juin 2021, les doses ont manqué dans beaucoup de centres de santé de la ville. Plusieurs citoyens qui sont venus prendre leur seconde dose d’Astrazeneca ou de Sinovic ont été surpris par la rupture.

Selon des informations confiées à un des correspondants de Guineematin.com à Kindia, cette rupture de vaccins dans les centres de santé n’est pas due à un manque de vaccins dans la cité des agrumes. Mais, ce sont les centres de santé concernés qui ont retardé à faire la commande au près des autorités sanitaires de Kindia.

A la direction préfectorale de la santé de Kindia, on assure que des doses, bien que insuffisantes, de vaccins ont déjà été acheminées dans certaines structures sanitaires où la rupture a été constatée.

« Il y avait certains centres de santé qui étaient en rupture ce matin. Ils ont retardé pour faire la commande, sinon on a un stock à la DPS (direction préfectorale de la santé). En  Astrazeneca on avait 720 doses et en Sinovac 920 doses. Donc, on vient tout de suite de servir le centre de santé de Manquepa 400 doses de Sinovac et d’Astrazeneca. Ils peuvent travailler pendant la journée. Tandis que les autres structures vont venir pour s’en servir, parce qu’on a encore des doses de Sinovac disponibles. Comme le stock est un peu minime, avant que la commande n’arrive, on ne prendra que ceux qui viennent pour la deuxième dose pour ne pas qu’il y ait des cris. Pour les autres qui sollicitent la première dose, ils n’ont qu’à attendre jusqu’à demain. Nous avons déjà fait la commande au niveau de l’ANSS », a indiqué Dr Saabillo Solano, pharmacien à la direction préfectorale de la santé de Kindia.

Face à l’inquiétude que cette rupture de vaccins avait commencé à susciter au sein des populations, notamment chez ceux qui ont déjà prise leurs premières doses, ce cadre de la DPS tente de rassurer. « Je demande aux citoyens de garder le sang froid. S’il y a quelqu’un qui prend une première dose, tu as le temps jusqu’à trois mois pour prendre la deuxième dose. Il ne faut pas qu’il y ait d’inquiétude pour ça. Le peu qu’on a ici va servir pour aujourd’hui et demain, en attendant que l’arrivée de la commande. Le stock arrivera d’ici demain. On a déjà fait la commande à la direction de l’ANSS », a dit Dr Saabillo Solano.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : (224) 628516796

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L’érudit de Kindia à Alpha Condé : « je le prie de libérer les détenus politiques »

15 mai 2021 à 7 07 06 05065
Abdoul Wakil Keïta, érudit de Kindia

En marge de la célébration de l’Aïd El Fitr, la fête marquant la fin du ramadan, avant-hier, jeudi 13 mai 2021, l’érudit de Kindia a adressé un message au président Alpha Condé. Elhadj Abdoul Wakil Keïta a demandé au chef de l’Etat guinéen de libérer les prisonniers politiques au nom de la paix et de la quiétude sociale en Guinée.

« Si le miséricordieux te fait du bien, à ton tour fais du bien aux démunis. S’il te donne de la puissance, du pouvoir, il faut le remercier, car il ne n’accorde pas cette faveur à tout le monde. Et quand il te confie une portion du pouvoir, il t’observe, car il sait que tu retourneras vers lui. Donc, à cette occasion, je dirai ceci à notre président Alpha Condé : je sais qu’il peut mettre en prison qui il veut et quand il veut.

Mais s’il pardonne, c’est ce qui est bon pour le pays, c’est ce qui renforce la cohésion nationale, le tissu social. Alors, pour la paix et la quiétude en Guinée, je le prie de libérer les détenus politiques.  C’est la Guinée qu’il doit regarder pour libérer ces détenus afin qu’il est la paix dans notre pays. On doit s’aimer et se pardonner pour que la Guinée bouge », a plaidé l’érudit Elhadj Abdoul Wakil Keïta.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

 Tel: 628518888

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Insécurité sur l’axe Kindia-Télimélé : les chauffeurs menacent de bouder cette route

30 avril 2021 à 16 04 19 04194

L’heure est grave sur l’axe Kindia-Télimélé. Six attaques ont été enregistrées en l’espace de neuf jours sur cette route, où des coupeurs de route règnent en maîtres. Face à cette situation, les chauffeurs menacent de bouder cette ligne si l’Etat ne prend pas des dispositions urgentes pour les sécuriser avec leurs passagers, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kindia.

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Kindia : la voiture enlevée lundi par des hommes armés a été retrouvée

28 avril 2021 à 16 04 22 04224

C’est une bonne nouvelle pour Oustaz Souleymane Sow, un homme d’affaires dont la voiture avait été enlevée lundi dernier, 26 avril 2021, au quartier Wondy, dans la commune urbaine de Kindia. Le véhicule en question a été retrouvé à quelques kilomètres du lieu où l’attaque a eu lieu. Les hommes armés qui l’avaient retiré de force dans les mains de son propriétaire l’ont abandonné dans la sous-préfecture de Damakaria, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kindia.

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Kindia : à la rencontre du Pr Lamine Diabaté, ce Guinéen qui a enseigné Emmanuel Macron

28 avril 2021 à 8 08 27 04274

Professeur d’Histoire et de Géographie, Lamine Diabaté a contribué à la formation de l’actuel président français. Il a enseigné Emmanuel Macron au collège d’excellence de Sèvre (France) en 1988-1989. A la retraite, cet enseignant vit aujourd’hui dans la ville de Kindia, très loin de son ancien élève. Conseiller du préfet de Kindia et agriculteur, le Pr Lamine Diabaté a raconté son histoire dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Développement local à Kindia : Teleya ambitionne d’être un secteur de référence dans la sous-préfecture de Bangouyah

28 avril 2021 à 7 07 53 04534

Avec une population estimée à plus de mille habitants, Teleya (un secteur relevant de la sous-préfecture de Bangouyah, dans la préfecture de Kindia) se bat inlassablement et vigoureusement pour son émergence économique. Ce secteur ambitionne d’être, à l’horizon 2030, un centre de référence dans la sous-préfecture de Bangouyah. Et, pour y arriver, un consortium d’associations pour le décollage économique, social et culturel a été mis en place. Ce consortium, dénommé Association Pottal Fi Bhantal Teleya Fow (APFBTF), a pour mission de fédérer tous les fils de Teleya pour mobiliser des fonds pour financer des projets de développement dans leur secteur. Déjà, plusieurs infrastructures (école, poste de santé, forage…) y ont été réalisées grâce aux modestes contributions des filles et fils de la localité, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Kindia.

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