Politique, paix, unité : le message du nouveau président de la coordination Haali Poular

9 octobre 2019 à 9 09 40 104010
Elhadj Ousmane Sans Loi Baldé, président de la coordination Haali poular de Guinée

L’Union Haali Poular et l’association Dental Gorko Sousai Debbo Hoolo Internationale, toutes basées aux Etats-Unis ainsi l’association Haali Poular basée au Mali, étaient hier, mardi 08 octobre 2019, au siège de la coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée. Elles sont venues présenter leurs condoléances suite au décès de l’ancien président de la structure Elhadj Saïkou Yaya Barry.

Une occasion mise à profit par le nouveau président de la coordination Haali Poular pour adresser un message à ses compatriotes, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Tély Sall, président de Dental Gorko Sousaie Debbo Hoolo en Guinée

C’est Tély Sall, président de l’association Dental Gorko Sousai Debbo Hoolo en Guinée et secrétaire général de la section internationale, qui a adressé le message de condoléances de la délégation aux responsables de la coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée. Il a annoncé qu’ils ont apporté une contribution composée d’une voiture, un ordinateur portable et une enveloppe financière de 9 millions de francs guinéens à la coordination.

« On a pu trouver le prix d’un bœuf, le prix des condiments pour le sacrifice et un montant symbolique pour les sages, les membres du bureau exécutif de la coordination. Ça, c’est de la part de l’Union du Fouta résidant aux Etats-Unis. Ensuite, Dental Gorko Soussai Debbo Hoolo nationale et internationale avait promis un véhicule à la coordination, nous avons pu apporter ça aujourd’hui. Et ensuite, un ordinateur pour pouvoir centraliser toutes nos données au sein de la coordination. Nous avons honoré cet engagement. Nous sommes là aussi pour réitérer notre soutien au nouveau président qui a été élu en la personne d’Elhadj Ousmane Fatako Baldé et lui dire de faire en sorte que tous les Foulbhés et Haali Poular du monde soient unis et indivisibles. Et, nous sommes aussi prêts à apporter des réflexions pour ça », a-t-il indiqué.

En réponse, Elhadj Ousmane « Sans Loi Baldé, nouveau président de la coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée, a remercié vivement les associations concernées. « La voiture, l’argent et tous les biens que vous nous avez offert, cela pour des sacrifices en la mémoire de notre regretté doyen Elhadj Saïkou Yaya Barry et pour renforcer les travaux de la coordination nous vont droit au cœur. Je vous exhorte à vous impliquer davantage afin de porter plus haut cette coordination. Ne rejetez personne, car une seule personne rejetée peut détruire tout ce que nous avons comme acquis. Toute personne qui veut dévier, qui veut sortir du cadre règlementaire de notre coordination, faites tout pour le ramener dans les rangs », a-t-il exhorté.

Par ailleurs, Elhadj Ousmane « Sans Loi » Baldé a invité ses collaborateurs à ne pas mélanger les activités de la coordination à la politique. « Ne vous affichez pas directement pour un parti politique dans la coordination. Je sais que nous sommes des citoyens guinéens, chacun a donc un penchant pour un leader politique. Il peut donc aimer et soutenir son leader mais de grâce, qu’il ne rejette pas un autre membre de cette coordination parce qu’il n’est pas du même bord politique que lui.

Je le dis parce que la politique c’est de diviser pour régner. Les politiques, ce qu’ils disent, ce n’est pas forcément ce qu’ils font ; ce qu’ils font aussi, ce n’est forcément pas ce qu’ils disent. Mais, puisque le monde est régi aussi par la politique, la gouvernance est régie par la politique, nous allons juste essayer de les encadrer. Nous devons mettre tout le monde au même pied d’égalité puisqu’ils sont tous nos enfants, ils sont nos petits frères, nos parents. Nous devons travailler ensemble pour maintenir la paix et l’entente entre tout le monde », conseille le président de la coordination Haali Poular de Guinée.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : 28 nouveaux volontaires du corps de la paix prêtent serment

28 septembre 2019 à 10 10 46 09469

Après 3 mois de cours suivis au centre de formation américain de Bagakoundou, situé à Dubreka, vingt-huit (28) volontaires du corps de la paix ont prêté serment ce vendredi, 27 septembre 2019, à Conakry. Dans les prochains jours, ils seront déployés à l’intérieur du pays pour enseigner dans des écoles pendant deux ans, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La présence du corps de la paix en Guinée vise à favoriser un échange culturel et linguistique entre guinéens et américains. C’est dans ce cadre que ces 28 enseignants sont arrivés dans notre pays. Avant leur déploiement sur le terrain, ils ont suivi une formation de trois mois pour apprendre le français et les langues locales. Une formation couronnée par un succès, selon Audu Besmer, chargé d’affaires à l’ambassade des Etats-Unis en Guinée.

Audu Besmer, chargé d’affaires à l’ambassade des Etats-Unis en Guinée

« C’est avec un immense plaisir que je m’adresse à vous cet après-midi à l’occasion de l’assermentation de notre dernière classe de 28 volontaires du corps de la paix. Tous les 28 qui sont arrivés le 3 juillet, ont terminé leur programme de formation avec succès et réaffirment leur engagement. Le corps de la paix est un élément important du partenariat entre les USA et la Guinée depuis 1963, année de l’arrivée ici des premiers volontaires. Je tiens personnellement à remercier le personnel et les formateurs techniques qui ont encadré ces volontaires tout au long de leur formation initiale. Je tiens également à remercier le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation pour leur coopération tellement indispensable au succès du programme », a déclaré le diplomate américain.

Sébastean Zenzo Selarque

En prêtant serment, les volontaires du corps de la paix ont pris l’engagement d’accomplir correctement leur mission sur le terrain. Celle de contribuer à la formation des élèves guinéens. « Je suis venu en Guinée pour être professeur de mathématiques au lycée Pathé Diallo de Mandiana. Et, je compte apporter mon soutien aux autres enseignants ainsi qu’aux élèves de là-bas afin d’améliorer le système éducatif dans cette localité », a promis Sébastean Zenzo Selarque, l’un des volontaires.

Dr Diéné Keïta, ministre de la coopération internationale et de l’intégration africaine

Présente à cette cérémonie, la ministre guinéenne de la coopération internationale et de l’intégration africaine, Dr Diéné Keïta, a remercié le corps de la paix pour le soutien qu’il apporte à la Guinée. « Je voudrais vous dire au nom du président de la République et au nom du Premier ministre toutes mes félicitations. La philosophie du corps de la paix est absolument unique. Vous êtes là pour partager ce que votre pays a de plus beau : sa générosité et son courage. Merci pour mon pays, merci pour tous les jeunes guinéens qui vont bénéficier de cette générosité ».

Parmi ces 28 nouveaux volontaires du corps de la paix, il y a dix-huit(18) professeurs de mathématiques ; huit (8) professeurs de sciences (Physique, Chimie et Biologie) ; et deux (2) professeurs de langue anglaise. Ils seront répartis entre les préfectures de Kindia, Boké, Gaoual, Mamou, Dalaba, Pita,Tougué, Mali,Télémélé, Dabola, Dinguiraye Kouroussa, Kankan, Siguiri, Mandiana, Kissidougou et Guéckédou.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 623532504

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Mali : un présumé voleur s’évade du camp militaire

24 septembre 2019 à 21 09 33 09339

Un présumé voleur de téléphone, illégalement détenu à la Compagnie d’Infanterie de Mali (camp militaire), a fini par s’évader alors que ce violon extrajudiciaire était surveillé par 7 militaires de garde, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

En cherchant à savoir comment un présumé voleur de téléphone a-t-il pu se retrouver en détention préventive pour un délit de droit commun dans un camp militaire, la rédaction régionale de Guineematin.com a appris que c’est un citoyen de la commune de Mali qui a retrouvé son téléphone volé avec un homme en uniforme dans une boite de nuit de la place. Le militaire receleur a alors dénoncé son fournisseur de téléphone d’occasion qui aurait été immédiatement interpellé et conduit à Compagnie Territoriale de la Gendarmerie Nationale de Mali.

« Je ne suis pas actuellement à Mali. Il parait que lorsque le délinquant a été envoyé au niveau de la gendarmerie. C’est une dame qui est commandant de gendarmerie à Mali. Elle a déclaré qu’elle n’avait pas de place où mettre le prévenu parce qu’il n’y a pas de violon sécurisant pour ce genre de délinquant. Le personnel qui était avec elle était nettement insuffisant. La décision, certes, est venue d’elle d’envoyer le bonhomme au camp où il y a un violon, où on espère qu’il y a une certaine sécurité. C’est dans ces conditions, je crois bien, que le bonhomme a été envoyé au camp » a expliqué le maire de la commune urbaine de Mali, Elhadj Abdoulaye Fily Diallo, au téléphone de Guineematin.com dans la soirée du mardi, 24 septembre 2019.

Abordée sur la même question, le commandant Yeli Yeli de la Compagnie Territoriale de la Gendarmerie Nationale de Mali a indiqué au téléphone de Guineematin.com qu’au stade actuel de l’évolution des enquêtes elle n’est pas en mesure de répondre.

« Vraiment, vous allez beaucoup m’excuser, je ne suis pas en mesure d’abord de répondre. Nous continuons sur les enquêtes, monsieur Sampiring » a-t-elle coupé court notre conversation téléphonique.

En attendant, plusieurs citoyens de la commune urbaine de Mali estiment que le prévenu a été placé en détention préventive au camp militaire pour faciliter son évasion « surtout que dans ce dossier c’est un militaire qui n’a pas intérêt à ce qu’il parle.» Quand on sait aussi que ces derniers temps, plusieurs boutiques et magasins ont été vandalisés dans la commune urbaine de Mali. D’ailleurs, le téléphone retrouvé avec le militaire dans la boite de nuit a été dérobé dans une boutique située à quelques 50 mètres de l’entrée principale du camp militaire de Mali. Son propriétaire l’y avait envoyé pour la charge.

C’est pourquoi, le secteur commercial a observé ce mardi, 24 septembre 2019, un mot d’ordre de journée sans activité qui a largement été suivi parce que boutiques et magasins sont restés fermés toute la journée en guise de protestation contre l’évasion du présumé voleur du téléphone.

Pour calmer les esprits surchauffés, la hiérarchie a fait arrêter les 7 militaires qui étaient de garde, et qui étaient censé surveillé l’accusé.  

Dossier à suivre !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : victimes de QNET et cas Boukhariou Baldé, préoccupations de l’Alliance Nationale Patriotique

23 septembre 2019 à 8 08 47 09479

La situation de près 350 femmes de la région se disant victimes d’escroquerie en ligne de la part de la société de commerce QNET et le cas du feu Amadou Boukhariou Baldé, l’étudiant tué à l’Université Hafia de Labé, dans des conditions non encore élucidées, constituent des préoccupations majeures de l’antenne régionale de l’Alliance Nationale Patriotique (ANP), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’Alliance Nationale Patriotique (ANP), nouvelle plateforme visant la lutte contre le tripatouillage de constitution guinéenne et le système de gouvernance actuelle du régime Condé, affichant son opposition farouche à un 3ème mandat pour le président Alpha Condé et inscrivant son action dans la promotion et la défense des droits de l’homme et du citoyen a installé dimanche, 22 septembre 2019, son antenne régionale de Labé.

Constituant son premier démembrement à l’intérieur du pays, la nouvelle structure est encadrée par une coordination de 5 membres avec une présidente, Hadja Fatoumata Baïlo Diallo, (issue de l’Association des Femmes Victimes de QNET dans la région de Labé), un rapporteur, Mamadou Kally Bah, coordinateur régional du Club des Amis pour la Promotion de l’Education et de la Culture (CAPEC) et trois autres membres dont entre autres Hadja Fatoumata Diaraye Diallo (association des femmes victimes de QNET dans la région de Labé), Thierno Boubacar Tounkara, de l’Union des Forces Démocratiques (UFD) et Ibrahima Talibé N’diaye, secrétaire à l’organisation de l’Amical Scolaire et Universitaire de Labé (ASUL).

La rencontre a donc regroupé des acteurs de la société civile et des responsables politiques venus des cinq (5) préfectures de la Région Administrative (RA) de Labé, où les débats parfois houleux entre membres statutaires sur les objectifs généraux et spécifiques de cette nouvelle force de contrepouvoir ont inscrit en bonne place l’appui aux femmes victimes de QNET et l’assistance judiciaire de la famille de feu Amadou Boukhariou Baldé, tué à l’Université Hafia, dans des circonstances non encore élucidées par les autorités compétentes.

Les acteurs de la société civile et les responsables politiques venus des préfectures de Koubia, Lélouma, Mali et Tougué constituent les points focaux de l’Alliance Nationale Patriotique (ANP) dans leurs localités d’origine. Ils sont pour principale mission celle de faire le monitoring des cas de violation des droits de l’homme et du citoyen dans les collectivités locales en vue de constituer une base de donnée pour la coordination nationale et son pool d’avocats spécialisées.

Il est à préciser que la mise en place de cette première antenne régionale à Labé était rehaussée de la présence du président de l’Union des Forces Démocratiques (UFD), Mamadou Bah Baadiko, membre fondateur de l’Alliance Nationale Patriotique.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Affaire moustiquaires volées : ce qu’en dit le ministère guinéen de la santé

20 septembre 2019 à 17 05 28 09289

Quelques jours après l’éclatement d’une affaire de moustiquaires imprégnées qui auraient été volées en Guinée et envoyées au Mali voisin, le ministre guinéen de la santé a réagi à ce sujet. Au cours d’une conférence de presse organisée ce vendredi, 20 septembre 2019 à Conakry, Edouard Niankoye Lamah a dit ce que son département sait de cette affaire et ce qu’il compte faire dans les prochains jours, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

L’affaire a fait grand bruit ces derniers jours sur les réseaux sociaux. On parle de plus de 800 moustiquaires imprégnées octroyées à la Guinée par des partenaires au développement dans le cadre de la lutte contre le paludisme qui ont été soustraites frauduleusement pour d’autres destinations. Ces moustiquaires auraient été retrouvées en République du Mali, où elles devraient peut-être être revendues. En s’exprimant sur le sujet devant les médias, le ministre guinéen de la santé a indiqué que son département sait encore très peu de choses sur cette affaire.

Dr Niankoye Lamah, ministre d’Etat à la Santé

« Le premier élément que nous avons reçu tiré sur les réseaux fait état d’un communiqué du ministère de la santé et des affaires sociales de la République du Mali. On dit que vendredi dernier, par une lettre officielle des partenaires de lutte contre le paludisme de la République de Guinée, à savoir l’USAID, le Fonds mondial et la Fondation Against Malaria, auraient dit que des moustiquaires ont été soustraites en Guinée et vendues en République du Mali. Le 17 septembre dernier, j’ai donc invité tous les partenaires qui opèrent dans le domaine de la lutte contre le paludisme. Ce premier point a reçu un démenti. Et, la confirmation a été faite hier quand nous avons reçu un autre document toujours de nos partenaires.

Ce document reconnait l’authenticité des faits, à savoir : c’est plutôt madame Founya Loris du Fonds mondial, madame Sinta Senayère de l’USAID et un monsieur de la Fondation Against Malaria. Ce sont ces gens qui vivent tous à l’extérieur qui ont écrit au ministère de la santé et des affaires sociales du Mali pour attirer l’attention de ce ministère sur la provenance des moustiquaires. Ils ont indiqué que 16 balles de 50 pièces (environ 800 moustiquaires) avec 19 paquets de 100 emballages en provenance de la Guinée de façon frauduleuse seraient stockés dans un magasin en face du 10ème arrondissement à Bamako », a expliqué Edouard Niankoye Lamah.

Poursuivant, le ministre guinéen de la santé a souligné que son département n’a pas été officiellement saisi par le ministère malien de la santé de cette affaire. Il promet toutefois de prendre des dispositions afin de faire toute la lumière là-dessus. Il s’agit de l’envoi d’une délégation composée de plusieurs structures au Mali. « Nous sommes tombés d’accord : les autorités guinéennes comme les partenaires, il faut qu’on envoie une mission au Mali. Cette mission va comporter plusieurs professions : il y a aura une délégation du ministère de la santé, il y aura la police, il y aura des partenaires etc.

Cela, pour approcher le gouvernement du Mali pour en savoir plus. Il semble que des gens (les voleurs des moustiquaires) seraient arrêtés. Alors, si des gens sont arrêtés par le gouvernement malien, ça veut dire que c’est une excellente chose. Parce qu’il faut qu’on établisse la responsabilité, qu’on trouve les coupables qui auraient soustraient ces moustiquaires afin que l’impunité cesse de régner. Il faut les retrouver et il faut utiliser la sanction qui convient à la situation. C’est la position du gouvernement guinéen », a-t-il laissé entendre.

En attendant d’en savoir plus sur cette affaire, le ministre de la santé indique que son département s’est interrogé sur comment la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées de l’année dernière s’est passée. Puisque, selon lui, ça peut être un point de soustraction des moustiquaires. « L’organisation de cette campagne de distribution nous a été décrite lors de notre réunion. Ce sont des ONG qui ont transporté et déposé ces moustiquaires au lieu du site de distribution. Peut-être, en route, c’est possible qu’il y ait des soustractions », a dit Dr Edouard Niankoye Lamah.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : fin des poursuites contre les journalistes de Lynx Fm, Abou Bakr et Diallo Souleymane

20 septembre 2019 à 13 01 12 09129

Bonne nouvelle pour le doyen Diallo, fondateur du groupe de presse Lynx, et Abou Bakr, directeur général de la radio Lynx FM. Les poursuites contre les deux journalistes ont été levées par la cour d’appel de Conakry. La décision est tombée ce vendredi, 20 septembre 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les avocats de nos confrères ont saisi la première chambre du contrôle de l’instruction de la Cour d’Appel de Conakry pour solliciter l’infirmation des ordonnances de placement sous contrôle judiciaire du doyen Diallo Souleymane et de Boubacar Alghassimou Diallo, plus connu sous le nom d’Abou Bakr. Ils ont souhaité que cette chambre confirme la levée du contrôle judiciaire du premier et qu’elle lève le contrôle du second.

Après l’audience tenue à huis clos avant-hier, mercredi 18 septembre 2019, la chambre a rendu sa décision ce vendredi. Elle a infirmé les deux ordonnances de placement sous contrôle judiciaire des journalistes. Mieux, elle a levé toutes les poursuites contre eux. Il n’y a pas lieu de poursuivre Diallo Souleymane et Abou Bakr pour des infractions qui n’existent pas, ont estimé les magistrats de cette chambre.

Ce qui veut dire que toute la procédure est annulée et que le directeur de la radio Lynx FM Abou Bakr peut dès maintenant reprendre ses mouvements et son travail, dont il était privé depuis son placement sous contrôle judiciaire, le 21 août 2019. Il lui était reproché d’avoir donné la parole à madame Sano Doussou Condé, pionnière du RPG, devenue opposante à Alpha Condé basée aux Etats-Unis, qui a fait des révélations sur la situation des troupes guinéennes déployées au Mali dans le cadre de la MINUSMA.

Le tribunal de Kaloum avait décidé de le poursuivre en même temps que le fondateur de la radio non pas sur la base de la loi sur la liberté de la presse, mais sur la base de celle sur la cyber-sécurité. Ce qui aurait pu le conduire en prison, s’il était reconnu coupables des infractions qui lui étaient reprochées.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Audience au ministère de la Défense : le représentant du PNUD chez Dr. Diané

18 septembre 2019 à 9 09 45 09459
Luc J. Grégoire et Dr. Mohamed Diané

Le ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles et de la Défense nationale a reçu ce 18 septembre Luc J. Grégoire, le nouveau représentant-Résident du PNUD en Guinée. Les deux personnalités ont discuté du renforcement de la coopération entre le Programme des Nations-unies pour le développement et le ministère de la Défense nationale.

Dr. Mohamed Diané a rappelé la contribution de qualité du Pnud à la Réforme du secteur de sécurité (RSS) depuis 2011 se traduisant notamment par la mise à la retraite de plus de 4000 militaires. Le ministre a plaidé pour la poursuite des efforts des Nations-unies en faveur de la Guinée dans le cadre du renforcement des capacités des contingents guinéens déployés au Mali.

Le diplomate onusien a fait part de son admiration quant à la réussite des réformes des forces de défense et de sécurité guinéennes, citées en exemple partout en Afrique. Luc Grégoire a rassuré de sa disponibilité et de celle du Pnud à accompagner la Guinée à réussir son programme de développement dans tous les domaines, particulièrement dans celui de la sécurité, gage de tout progrès.

Communiqué transmis par la Direction de l’information et des relations publiques de l’Armée (DIRPA)

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Développement agricole : une mission du PDRI/GKM échange avec les producteurs de Koumbia

3 septembre 2019 à 12 12 50 09509

Pierre Poutan Ouendeno, formateur au département de l’agriculture et responsable d’appui à la production au projet de développement intégré Gaoual-Koundara-Mali (PDRI/GKM), à la tête d’une délégation, a effectué récemment une mission de travail à Koumbia, sous-préfecture relevant de la préfecture de Gaoual. La mission a rencontré les petits producteurs et exploitants agricoles de la commune rurale.

A l’issue des travaux, monsieur Ouendeno a accordé un entretien à un journaliste de Guineematin.com autour notamment des objectifs de cette mission et de son constat sur le terrain.

Décryptage !

Guineematin.com : expliquez-nous les motifs de votre présence à Koumbia où vous avez rencontré des responsables des unions et groupements agricoles.

Pierre Poutan Ouendeno, formateur au département de l’agriculture et responsable d’appui à la production au projet de développement intégré Gaoual-Koundara-Mali

Pierre P. Ouendeno : notre présence à Koumbia s’inscrit dans le cadre du programme de sensibilisation des producteurs dans la zone du projet, à savoir ce que c’est le PDRI/GKM, le contexte pour lequel il a été créé, les objectifs, sa stratégie d’intervention, les résultats attendus au terme du projet. Bref, nous sommes là pour partager le contenu du projet avec les populations bénéficiaires.

Guineematin.com : quels sont les objectifs de ce projet ?

Pierre P. Ouendeno : comme tout projet de développement agricole, celui-ci vise à contribuer à améliorer les conditions de vie des populations, accroitre le revenu des producteurs à la base, désenclaver les zones de production, faire une mise en relation entre les zones de production et les marchés, mettre à la disposition des producteurs du matériel agricole comme des tracteurs, des motoculteurs.

Guineematin.com : quelle est la zone d’intervention du projet et combien de temps va-t-il durer ?

Pierre P. Ouendeno : la zone du projet, de par son appellation, est circonscrite à Gaoual, Koundara et Mali. Ça c’est la zone géographique. Il concerne les 25 communes rurales de ces trois préfectures. La durée du projet est de 5 ans à compter de 2019. Les bailleurs du projet sont la Banque Islamique de Développement pour environ 21 millions d’euros et le gouvernement guinéen pour plus d’un million d’euros, soit en tout plus de 22,5 millions d’euros.

Guineematin.com : combien de personnes seront touchées par le projet ?

Pierre P. Ouendeno : nous misons sur au moins 50 mille exploitants agricoles à travers ces 25 communes rurales de Gaoual, Koundara et Mali.

Guineematin.com : parlez-nous maintenant des composantes du projet.

Pierre P. Ouendeno : le PDRI/GKM comprend trois composantes. Il s’agit de l’identification des filières. Ce qui va aboutir à l’aménagement de 2100 hectares, soit 1900 hectares de plaines et 200 hectares de bas-fonds. Ensuite, il y aura la mobilisation des équipements de production comme les tracteurs, les motoculteurs, des appareils de traitement, les moissonneuses-batteuses, les décortiqueuses, la construction d’au moins 30 magasins de stockage et le désenclavement des zones de production pour 167 km de pistes rurales. Nous aurons à mettre à la disposition des producteurs de semences améliorées, la formation et l’encadrement des producteurs.

Guineematin.com : qu’attendez-vous des producteurs, les bénéficiaires ?

Pierre P. Ouendeno : nous attendons des producteurs une adhésion et un engagement participatif dans la mise en œuvre du projet qui est pour eux. C’est un projet qui est là pour améliorer les conditions de vie des paysans.

Guineematin.com : à quand le démarrage proprement dit des activités du projet sur le terrain ?

Pierre P. Ouendeno : après cette étape de sensibilisation, nous devons élaborer un document qu’on appelle programme de travail et budget annuel (PTBA). Nous reviendrons ensuite à la base pour sa validation. Ce document final sera soumis enfin au comité de pilotage qui comprendra outre les bailleurs de fonds et les représentants de l’administration, les bénéficiaires et les représentants des collectivités. C’est après ce travail que le document sera soumis aux bailleurs de fonds pour la mise à exécution.

Guineematin.com : peut-on savoir où en êtes-vous dans la mise en place de l’unité de gestion du projet ?

Pierre P. Ouendeno : justement, après la signature de l’accord, l’une des conditions c’était la mise en place de l’unité de gestion du projet. Aujourd’hui, c’est chose faite. Elle est dirigée par Mohamed Saïd Fofana (à ne pas confondre avec l’ex-Premier ministre) assisté de cinq autres cadres. Certains s’occupent des finances et de la passation des marchés, d’autres des infrastructures et du suivi-évaluation du projet.

Guineematin.com : quel a été votre constat après les rencontres que vous avez eues avec les producteurs à Koumbia ?

Pierre P. Ouendeno : nous sommes impressionnés par la qualité de la mobilisation. Avec la saison des pluies, nous pensions qu’ils ne seraient pas si nombreux avec nous. Mais à notre agréable surprise, nous avons été bien accueillis, les gens sont venus très nombreux participer à la rencontre. D’ailleurs, nous mettons un accent particulier pour Koumbia où la mobilisation des producteurs et la qualité des échanges ont été impressionnantes.

Interview réalisée par Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Bac 2019 à Labé : « les élèves sont en partie responsable de ces mauvais résultats »

7 août 2019 à 6 06 53 08538

Les quatre (4) sur les cinq (5) préfectures de la Région Administrative (RA) de Labé qui ont présenté des candidats au baccalauréat unique, session 2019, ont enregistré un taux global d’admission pour l’ensemble des profils confondus de 25,40%. Ces faibles résultats obtenus à l’issu d’une année scolaire de dure labeur ne donne aucun sentiment de satisfaction à l’Inspection Régional de l’Education (IRE) où certains encadreurs attribuent la responsabilité de l’échec global au manque de conscience des candidats, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Sur l’ensemble des 2.480 candidats dont 803 filles présentés par la Région Administrative (RA) de Labé pour tous les profils confondus, seulement 630 ont décroché le baccalauréat unique, session 2019 pour les préfectures de Koubia, Labé, Mali et Tougué réunies. Sachant bien que la préfecture de Lélouma n’avait présenté aucun candidat.

Alimou Diallo, chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé
Alimou Diallo, chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé

« A Koubia, en Sciences Expérimentales, par exemple, il y a eu 10 qui ont composé dont 4 filles, zéro admis, donc 0%. En Sciences Mathématiques, il y a eu 30 candidats dont 8 filles, 20 ont été admis dont 4 filles soit 66,7%. En Sciences Sociales, 58 candidats dont 13 filles. Admis 40 dont 7 filles soit 69%. Soit un total de 98 qui ont composé, dans l’ensemble des trois (3) profils et 60 ont été admis soit 61,20%. Pour ce qui est de Labé, Sciences Expérimentales, 343 ont composé dont 151 filles et 56 ont été admis soit 16,30%. En Sciences Mathématiques, 682 ont composé, 102 ont été admis et ont obtenu 15%. En Sciences Sociales, 721 ont composé, 277 ont été admis soit 38,4%. En Sciences Sociales Franco-Arabe, 25 ont composé dont 4 filles, 13 admis soit 52%. Pour l’ensemble de la préfecture de Labé, il y a eu 1771 candidats dont 727 filles, admis 448 soit 25,30%. Comme on l’avait déjà souligné, Lélouma n’a pas de candidats. Pour ce qui est de Mali, en Sciences Expérimentales, 170 ont composé et 15 ont été admis soit 8,82%. En Sciences Mathématiques, 143 ont composé, 20 ont été admis dont 8 filles soit 13,9%. En Sciences Sociales, 189 ont composé dont 42 filles, 42 ont été admis 5 filles soit 22,20%. Pour l’ensemble de la préfecture de Mali, il y avait 502 candidats dont 174 filles pour les 3 profils, 77 ont été admis dont 16 filles soit 15,3%. A Tougué, Sciences Expérimentales, 11 candidats dont 2 filles, 5 admis dont 2 filles 45,5%. Sciences Mathématiques, 22 candidats dont 3 filles, 9 admis dont 1 fille soit 40,9%. Sciences Sociales, 76 candidats dont 27 filles, 31 admis dont 9 filles soit 49,8%. Pour l’ensemble de Tougué, il y avait 109 candidats dont 32 filles, 45 ont été admis dont 12 filles soit 41,3%. Maintenant, pour l’ensemble de la région de Labé, il y avait 534 candidats dont 89 filles en Sciences Expérimentales, admis, 76 soit 14,2%. Sciences Mathématiques, 877 dont 328 filles soit 17,20% d’admis. Sciences Sociales, 1040 dont 382 filles. Admis, 390 soit 37,4%. Sciences Sociales Franco-Arabe, 25 candidats dont 4 filles, 13 admis soit 52%. Pour l’ensemble de ces trois profils, nous avions 2480 candidats dont 803 filles. Admis, 630 soit 25,40% pour toute la région de Labé » a expliqué le chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé, Alimou Diallo.

Ces résultats catastrophiques ne donnent aucun sentiment de satisfaction à l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé. « Les résultats ne sont pas satisfaisants, parce que quand vous prenez l’ensemble de ces options, en Sciences expérimentales pour l’ensemble de la région, on a 14,20% donc au-dessous de 25%, c’est-à-dire du quart (¼), en Sciences Mathématiques, on a 17%, là encore c’est au-dessous du quart. En Sciences Sociales, nous avons 37,4%. On peut dire que ce résultat est passable, mais il n’est pas du tout satisfaisant par rapport à nos attentes » a-t-il ajouté.

Les élèves candidats seraient en partie responsables de ces mauvais résultats enregistrés cette année. « Cette situation est due vraiment en partie des différentes perturbations qui ont caractérisée l’année scolaire 2018-2019 et de la volonté des enfants, parce que quand même les cours avaient repris aux environs du mois de décembre. Ils ont donc eu quand même le temps de se préparer et de se rattraper. S’ils étaient conscients de ce qui les attendait en fin d’année, je crois qu’ils pouvaient redoubler d’efforts pour obtenir un résultat beaucoup plus satisfaisant » a-t-il conclu.

Ces résultats alarmants et préoccupants interpellent encadreurs de l’éducation, parents d’élèves, amis de l’école et élèves pour une prise de conscience collective.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél.: (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Mali coupée du reste de la Guinée : les ressortissants appellent à l’aide

31 juillet 2019 à 10 10 29 07297

La préfecture de Mali est coupée du reste de la Guinée depuis quelques temps avec le retard des travaux sur le pont de M’bagou. C’est pour interpeller le ministère des Travaux Publics et les bonnes volontés que des ressortissants de Mali, réunis autour du Front pour le Développement de la préfecture, ont animé une conférence de presse dans la soirée d’hier mardi, 30 juillet 2019, à Conakry. La démarche vise à tirer la sonnette d’alarme sur le drame que connaissent les populations de Mali à vocation agropastorale, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La déviation mise en place sur le pont de M’bagou, à 14 kilomètres du chef-lieu de la commune rurale de Yembéring, dans la préfecture de Mali, a cédé sous l’effet des fortes pluies enregistrées récemment dans la région. Les usagers la route nationale Mali-Labé sont aujourd’hui désemparés d’autant plus que la préfecture est coupée du reste du pays.

Alpha Ousmane Souaré, secrétaire exécutif du Font pour le Développement de Mali,
Alpha Ousmane Souaré, secrétaire exécutif du Font pour le Développement de Mali

Selon Alpha Ousmane Souaré, secrétaire exécutif du Font pour le Développement de Mali, « la plus grande préoccupation des citoyens de la préfecture de Mali aujourd’hui, c’est la réalisation de la route Labé-Mali, longue de seulement 120 kilomètres, surtout au niveau du pont de M’bagou. Pour traverser, ils ont mis des cordes qui traversent complètement le pont. Ces cordes-là sont tenues de part et d’autres par un groupe de jeunes. Maintenant, celui qui quitte Labé pour Mali, on le porte pour traverser, c’est moyennant de l’argent. Pour traverser, il faut payer 15.000 francs. Chaque saison pluvieuse, les usagers font au minimum 4h de temps entre Mali et Labé. On a des problèmes au niveau de l’hôpital central de Mali. Du coup, à chaque fois qu’il y a certains cas de maladies, un peu grave, il faut évacuer les gens vers Labé pour Conakry. Donc, on est devant cette triste réalité ».

Parlant des conséquences de l’état de la route et du pont de M’bagou, Alpha Ousmane Souaré a souligné que les pertes pourraient être immenses si rien n’est fait dans un bref délai. « Les gens m’ont appelé pour dire qu’ils sont en train de regarder leurs champs de pomme de terre emportés par des maladies. Le ministère de l’Agriculture connait l’existence de cette maladie qui ravage les cultures de la pomme de terre. Mais jusque-là, aucune mesure adéquate n’a été prise. Si jamais ils s’en sortent en produisant, les produits pourrissent parce que finalement, ils ne peuvent pas embarquer leurs produits à Mali pour venir les vendre à Labé », a-t-il expliqué.

Pour finir, Alpha Ousmane Souaré interpelle le ministère en charge des Travaux Publics et les bonnes volontés pour aider les citoyens de Mali en détresse. « Notre doléance, c’est de demander à toutes les personnes de bonne volonté, à l’Etat guinéen, de penser à la route Labé-Mali. Nous, on ne demande rien d’autre. Nous sommes sûrs et certains, ce que nous ne pouvons pas faire en tant que ressortissants de Mali, c’est la construction des routes aussi importante que la route Labé-Mali. (…) Nous avons engagé des démarches au niveau du ministère en charge des Travaux Publics. Nous nous sommes dit que c’est le bon moment de lancer cet appel aux autorités guinéennes, que l’opinion nationale et internationale soit témoin que la préfecture de Mali est en danger. Si jamais, dans une semaine, il y a une crise humanitaire, on ne dira pas que les ressortissants de Mali sont restés les bras croisés à Conakry. Donc, on attire l’attention des uns et des autres par rapport à cette triste réalité », a laissé entendre le secrétaire exécutif du Font pour le Développement de Mali.

Joint récemment au téléphone, un cadre du ministère des TP avait assuré que les travaux sur le pont de M’bagou allaient prendre fin avant le 10 juillet. Que de promesses non tenues !

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Diouldé Diallo, 1er au CEE franco-arabe à Labé : « je n’ai pas fait la 1ère ni la 2ème année »

25 juillet 2019 à 19 07 12 07127
Thierno Mamadou Diouldé Diallo, premier au Certificat de fin d’Etudes Élémentaires profil franco-arabe à Labé
Thierno Mamadou Diouldé Diallo, premier au Certificat de fin d’Etudes Élémentaires profil franco-arabe à Labé

C’est un élève particulièrement doué qui a été premier au Certificat de fin d’Etudes Élémentaires profil franco-arabe à Labé. Thierno Mamadou Diouldé Diallo a commencé l’école en classe de 3ème année (il a sauté les deux premières). C’est lui-même qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Originaire de la sous-préfecture de Salambandé, dans la préfecture de Mali, Thierno Mamadou Diouldé Diallo vit avec son frère dans la ville de Labé. Il étudie dans une école franco-arabe située au quartier Tata 1 et dans un foyer coranique. A 13 ans, l’enfant impressionne plus d’un. Selon ses proches, il a déjà mémorisé le coran. Et à l’école, il n’a fait que quatre ans pour obtenir son examen d’entrée en 7ème année en se classant premier de la préfecture. Un succès qui le rend très heureux.

Thierno Mamadou Diouldé

« Je suis très content du fait que suis arrivé premier dans la préfecture. Ce classement est le fruit de beaucoup de travail. Durant toute l’année scolaire, je révisais. Non seulement avec mes amis à l’école mais aussi tout seul à la maison. Je suis très fier aujourd’hui de mon parcours scolaire. D’abord, je n’ai pas fait la première ni la deuxième année. Quand on m’a inscrit à l’école, les maîtres ont dit que j’ai le niveau de la troisième année, ils m’ont installé directement en troisième année. Depuis, je n’ai pas jamais échoué et je suis premier de la préfecture à l’examen d’entrée en 7ème année », a confié Thierno Mamadou Diouldé Diallo.

A noter que le profil franco-arabe a enregistré un taux de réussite de 85,40% à l’examen d’entrée en 7ème année dans la préfecture de Labé. Sur 226 candidats, 193 sont admis. Un pourcentage largement supérieur à celui de l’enseignement général.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Lutte contre la Polio : le PEV à pied d’œuvre pour vacciner plus de 4 millions et demi d’enfants

28 juin 2019 à 16 04 00 06006

Le Programme Élargi de vaccination (PEV) multiplie les actions pour conférer un succès retentissant à la prochaine campagne nationale de vaccination gratuite contre la Polio et de supplémentation en vitamine A. C’est dans cette dynamique que le PEV a échangé avec les médias ce vendredi, 28 juin 2019, à son siège à Dixinn. La démarche visait à donner de larges informations sur cette campagne en vue de l’atteinte de ses objectifs, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La campagne nationale de vaccination gratuite contre la Polio et de supplémentation en vitamine A est prévue du 04 au 07 juillet 2019. Selon le PEV, la démarche vise « à contribuer au renforcement de l’immunité collective et des acquis ayant arrêté la circulation du poliovirus en vue de la certification de l’éradication de la poliomyélite ».

En effet, cette campagne de vaccination contre la polio est consécutive à la détection au Mali, en septembre 2015, d’un cas de Poliovirus chez un enfant originaire de Siguiri. Mais, la polio ne respectant pas les frontières, les autorités guinéennes ont pris le taureau par les cornes, avec l’appui des partenaires, pour faire face au problème. C’est ainsi que 9 passages de vaccination contre la polio ont été déjà organisés entre septembre 2015 et décembre 2016. Il en a été de même pour des Journées Nationales et Journées Locales de Vaccination en 2017 et 2018.

C’est dans la suite logique de ce combat engagé par les autorités que la campagne de 2019 sera lancée prochainement. Selon les organisateurs, pendant ces quatre jours, ce sont 4 millions 666 mille 695 enfants de 0 à 5 ans qui sont ciblés sur toute l’étendue du territoire national. Pour y arriver, il a été mobilisé 5 millions 180 mille doses de vaccins.

Pour cette première campagne nationale de 2019, les équipes de vaccination feront du porte-à-porte. Ces équipes passeront dans chaque ménage, gare routière, centre de santé, et tout autre endroit d’attroupement pour vacciner les enfants de 0 à 5 ans et administrer de la vitamine A aux enfants de 6 à 59 mois, précise le PEV.

Leaders religieux, acteurs de la société civile, leaders d’pinions, responsables de familles, sont tous invités à jouer leur partition pour faciliter la tâche aux équipes de vaccinateurs dans tout le pays pour faire de ces journées un succès éclatant.

Selon les statistiques, seulement un (1) enfant sur quatre (4) est vacciné en Guinée. D’où la nécessité de mobiliser tous les acteurs pour que ces journées de vaccination connaissent le succès escompté. Nul n’est besoin de rappeler que « la vaccination reste le 2ème moyen de contrôler les infections dans le monde après l’eau potable.

Elle offre l’occasion d’un contact avec le système de soins dès le début de la vie et donne à chaque enfant la possibilité d’être en bonne santé dès le plus jeune âge jusqu’à l’âge avancé. La vaccination confère une éradication des maladies, permet de sauver des millions de vies chaque année et est largement reconnue comme l’une des interventions sanitaires des plus efficaces et les moins coûteuses au monde ».

Aux dires des spécialistes, même si elle a presque disparu du monde, la Guinée, le Nigéria et la Mali connaissent encore des cas de poliomyélite. Les multiples campagnes de vaccination organisées dans le monde ont réduit les cas de polio de plus de 99%. Plusieurs pays, comme l’Inde, l’ont éradiqué à travers la vaccination répétée de leurs enfants de moins de 5 ans. Pourquoi pas la Guinée ?

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Voiries urbaines de Dalaba, Pita et Labé : « les choses évoluent très bien », dit le ministre des TP

20 mai 2019 à 10 10 48 05485

Conduite par le ministre des Travaux Publics, la mission de suivi des travaux routiers en cours dans le pays s’est rendue hier dimanche, 20 mai 2019, dans plusieurs préfectures de la Moyenne Guinée. Moustapha Naïté et sa suite ont visité successivement les chantiers de bitumage des voiries urbaines de Dalaba, Pita et Labé et celui du pont de M’Bagou situé entre Yembering (Mali) et Labé. Sur le terrain, la délégation ministérielle a fait un constat satisfaisant, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Le ministre des Travaux Publics a entamé sa tournée en Moyenne Guinée par la préfecture de Dalaba. Ensuite, il s’est rendu à Pita pour constater de visu les travaux de bitumage qui sont faits et ceux en cours dans cette ville. De là, Moustapha Naïté et sa suite sont allés à Labé, puis sur le pont de M’Bagou à Yembering (Mali) dont les travaux d’urgence ont été lancés en vue de remplacer celui qui s’était effondré lors de la dernière saison hivernale. Sur le terrain, le patron des TP a fait son propre constat avant d’écouter les responsables des sociétés chargées d’exécuter les travaux.

Armel Tcheuffa

Armel Tcheuffa, directeur de projet des voiries de Labé, Pita et Dalaba au compte de l’entreprise GUICOPRES, a indiqué qu’à l’heure qu’il est, sa société est à un « niveau d’avancement en terrassement de façon générale à un hauteur presque de 40%. En termes d’ouvrage, nous avons entamé une série d’ouvrages d’assainissement sur des lignes dont les couches de bases ont été déjà atteintes. Et en termes d’imprégnation, à Labé, nous sommes un peu en avance, à Dalaba également. A Pita, tout ce qui a été imprégné a fait l’objet de bitumage. Donc, au jour d’aujourd’hui, de façon grosso modo, nous avons 2 kilomètres finis à Pita, nous avons 4 kilomètres presqu’imprégnés à Dalaba et 2 kilomètres et demi imprégnés à Labé », a-t-il expliqué.

Songomo Youssouf

Et, selon Songomo Youssouf, chef de la mission de contrôle des travaux des voiries urbaines de Labé, Dalaba et Pita, le constat sur le terrain est actuellement satisfaisant. « Actuellement nous sommes à Pita. La voirie de Pita compte 13 kilomètres à exécuter, avec 23 lignes d’exécution. Sur 13 kilomètres, 6 kilomètres ont été déjà dégagés au niveau de la plateforme, et sur les 6 kilomètres, on a déjà fait 5 kilomètres au niveau de la couche de base réceptionnée pour être maintenant pour l’imprégnation.

Aussi, sur les 6 kilomètres, on a fait 2 kilomètres de BB que vous voyez ici. On peut dire qu’actuellement, nous sommes satisfaits des travaux de GUICOPRES sur ces trois voiries (Labé, Pita et Dalaba). Vu les trois mois qu’on a déjà exécutés, on ne peut que les saluer vraiment pour ces travaux », a-t-il dit.

Ibrahima Sory Touré

S’exprimant sur le niveau d’exécution des travaux de reconstruction du pont de M’Bagou qui aura une distance de 16 mètres, Ibrahima Sory Touré, directeur général de Petroman Ingénierie, en charge des travaux, a indiqué que sa société a eu à réaliser une « déviation sécurisée, avec un passage de 5 mètres cubes pour pouvoir évacuer les eaux. Cela doit pouvoir sécuriser le passage jusqu’à fin juillet, en principe. Ça nous permettra de construire le pont proprement dit. Et là, nous avons eu à démolir l’ouvrage effondré et nous sommes en train finalement de dégager les débris afin de pouvoir reconstruire les fondations du pont à réaliser », a souligné le responsable.

Mamadou Lamarana Barry

Très heureux de cet ouvrage en cours de réalisation dans sa localité, Mamadou Lamarana Barry, maire de la commune rurale de Yembering, au nom des populations bénéficiaires, a exprimé sa reconnaissance au ministre des TP et par-delà au Chef de l’Etat. « Les citoyens et citoyennes de Mali sont dépassés de joie suite à cette réaction positive du gouvernement de nous reconstruire ce pont. Puisque nous avons exprimé des inquiétudes, à savoir que si les mois de juillet, août nous trouvaient dans cet état, la préfecture de préfecture de Mali serait coupée du reste de la Guinée ».

De son côté, le ministre des Travaux Publics s’est dit satisfait des travaux qui ont été menés sur les voiries urbaines de Dalaba, Pita, Labé et ceux en cours sur le pont de M’Bagou. « Je dois dire qu’à Dalaba, nous sommes globalement satisfaits de ce qui est en cours : les dégagements ont été totalement faits, ils sont sur les couches de fondation et l’imprégnation qui a été faite sur un certain nombre de tronçons déjà. Quant à Pita, nous sommes très contents, parce que le bitume a commencé à être posé sur à peu près 2 à 3 kilomètres sur Pita, ce qui est très encourageant avec tous les travaux d’assainissement, d’imprégnation et de fondation complètement terminés à Pita. A Labé, le dégagement est déjà fini sur les 15 kilomètres, ils sont sur les couches de fondation et de base, ça aussi, ça évolue à une allure acceptable.

Moustapha Naïté

Et maintenant, nous sommes au niveau du pont de M’Bagou qui mène à Mali Yembering. Et vous savez que ce pont s’est effondré lors de la saison des pluies dernière. Si on ne prenait pas des dispositions, Mali serait coupée de Labé. Aujourd’hui, l’entreprise est mobilisée sur le terrain, le travail est en cours. Donc, je dis avec une très grande satisfaction que les entreprises, au niveau de Pita-Dalaba et Labé, que les choses évoluent très bien. Et celle à laquelle on a confié le pont de M’Bagou, ça aussi ça évolue très bien », s’est-il réjoui.

A rappeler que ce sont 12,6 kilomètres de voiries urbaines qui sont en train d’être bitumés à Dalaba, 13 kilomètres à Pita et 15 kilomètres à Labé.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Massacre des Peuls au Mali : réaction poignante de Me Alioune Badara CISSE

29 mars 2019 à 9 09 47 03473

Le massacre des Peuls perpétré depuis plusieurs mois au Mali suscite une vive indignation dans beaucoup de pays de la sous-région et même au-delà. Et parmi les voix qui s’élèvent pour dénoncer cette situation, il y a celle de maître Alioune Badara Cissé, ex-ministre des Affaires Etrangères et ancien Médiateur de la République du Sénégal. L’avocat s’est exprimé sur le sujet à travers un poème dans lequel il dénonce ce massacre et apporte tout son soutien à la communauté peule du Mali.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le poème de Me Alioune Badara Cissé

OUI JE SUIS PEULH !!!

De la Nubie ancienne et pharaonique

Au Cap de Madiba qui symbolise la renaissante Afrique,

Mon sang a irrigué les veines de l’authentique et résiliante Afrique.

Pasteurs des vastes prairies aux airs purs,

Mon souci en oubli de soi

Est de préserver et de perpétuer la vie des créatures qui baignent et verdissent

Celle de celles qui braient, meuglent et beuglent.

Ma taille, en fine silhouette, est grande.

Mon teint couleur miel, un tantinet basané – brun ambré fait de moi l’origine des couleurs et la somme de celles-ci.

Je me rapproche du ciel chaque jour davantage,

Voyant toujours plus loin que le bout de mon nez aquilin,

Je contemple les nuages et prédis l’imminence et l’intensité des orages.

L’on emprunte mon mode de vie et ma culture pour décrire ce que les patriotes décrient.

La vérité est que nul ne se soucie de moi.

Je ne suis ni urbanisé, ni éduqué,

Je ne suis ni soigné, ni véhiculé.

Je ne suis raccordé ni à l’eau, ni à l’électricité ;

La distance ne m’émeut pas.

Buste Droit est mon signe du zodiac ;

L’état civil confond mon âge à la taille de mon bâton de berger.

Jouir du lait de mes vaches et de ses dérivés n’est pas mon seul délice,

Mes femmes, belles en coiffe bien de chez nous, exhibent en souriant et en festoyant leurs parures dentaires toutes dorées.

Elles sont douces, généreuses et accueillantes, timides et discrètes mais attentionnées.

Elles perpétuent notre histoire et notre avenir en nous traçant un futur très simple au temps composé de la patience et de l’endurance !

Assez ! Je m’indigne !

Oui je suis Peulh !!!

Silence, on m’extermine.

Maître Alioune Badara Cissé

Ancien Conseiller Spécial du Premier Ministre

Avocat à la Cour

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Le fleuve Sénégal, au cœur des défis pour l’eau, l’énergie et la sécurité alimentaire

26 mars 2019 à 16 04 37 03373

Dakar, le 20 mars 2019 : Les ressources naturelles du bassin du fleuve Sénégal sont à la base du développement durable des pays qui le partagent: la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Dans un contexte de changement climatique et de croissance économique, la dégradation environnementale est une réalité. La sécurité alimentaire, énergétique et en eau reste un défi pour l’ensemble des parties prenantes à toutes les échelles. L’OMVS, soutenue  par l’UE et la coopération Italienne, rencontre les partenaires du projet WEFE-Sénégal pour faire le bilan d’un an de mise en œuvre et programmer les prochaines étapes.

De l’eau pour irriguer les champs, produire les céréales, les fruits et les légumes et contribuer à la sécurité alimentaire des pays et des communautés locales. De l’eau pour faire tourner les turbines, produire l’énergie nécessaire aux ménages, aux usines et aux villes. De l’eau pour boire, cuisiner, se laver et garantir le bien-être des citoyens. De l’eau pour garantir des services écosystémiques sur le long terme.

Les sociétés évoluent, les populations grandissent, les besoins augmentent. Les ressources en eau du bassin du fleuve Sénégal, et les écosystèmes associés, sont fragiles et leur utilisation doit être concertée, intégrée et durable. C’est dans ce cadre qu’intervient le projet WEFE (Water, Energy, Food, Ecosystems)-Sénégal : «Appui à la gestion des ressources en eau et du NEXUS eau-énergie-agriculture dans le bassin du fleuve Sénégal ».

«Le développement régional passe, entre autres, par une gestion coopérative, transfrontalière et durable des ressources en eaux à toutes les échelles. Les pays du bassin du fleuve Sénégal font face à ce défi et l’UE les accompagne dans la réalisation d’actions intersectorielles concrètes et soutenables pour le relever.» a souligné Mme. Veronica GIRARDI, Chargée de programme à la Direction Générale pour la Coopération Internationale et le Développement (DEVCO) de la Commission Européenne.

Les membres du comité consultatif du projet, représentants des organisations de gestion de l’eau, des institutions scientifiques des pays riverains et d’organisations internationales, sont réunis à Dakar, du 20 au 22 Mars 2019, dans la salle de conférence « Manantali », au siège de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS). Cette rencontre technique annuelle permet de faire le point après un an de mise en œuvre des activités et de se projeter ensemble vers les futures réalisations.

« Il existe différentes problématiques de dégradation environnementale, elles-mêmes exacerbées par les effets du changement climatique, ainsi qu’une forte interdépendance entre la sécurité de l’approvisionnement en eau, la sécurité alimentaire et la sécurité énergétique. La concertation multi-acteurs et multi-échelles entre pays et secteurs est indispensable pour garantir l’atteinte des ODD et l’avenir du bassin» a déclaré Dr. Mamadou II DIABY, Secrétaire général de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) .

La première année du projet a surtout permis de poser les bases pour l’atteinte des objectifs fixés, notamment à travers le renforcement de la collecte et de l’analyse des données existantes sur le bassin auprès de l’OMVS et des institutions partenaires.

 « L’établissement d’une base solide d’information scientifique sur le bassin du fleuve Sénégal, sur les ressources en eau, l’occupation et l’utilisation des sols, l’énergie, l’environnement…, est le fondement indispensable à un dialogue éclairé et efficace entre les parties prenantes pour la recherche de compromis et le développement de projets d’intervention équitables.» a indiqué M. César CARMONA MORENO, Chargé de programme au Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européenne.

Cette rencontre permettra de poursuivre le développement collaboratif d’activités diverses et complémentaires, dont entre autres : l’établissement d’outils d’aide à la décision pour une optimisation de gestion multi-objectifs ; l’appui à un programme d’analyse et de suivi de la qualité de l’eau ; la réalisation de projets de recherche pour alimenter l’observatoire du bassin ; la préparation et l’accompagnement de projets de développement local dans trois sites prioritaires (Massif du Fouta Djalon, Haut-bassin malien et Delta du fleuve) ; la conduite de dialogues Nexus pour le développement de projets d’intervention intersectoriels.

« La réunion annuelle permet de partager l’état des lieux de la mise en œuvre du projet pour se projeter vers les activités à venir dans une approche collégiale. Cette approche participative du projet favorise la consultation entre acteurs gestionnaires du bassin et scientifiques des pays riverains, avec l’appui d’organisations internationales, pour renforcer au mieux les processus de mobilisation de connaissances et de prise de décision au bénéfice d’un développement inclusif.» a affirmé Mme. Alessandra PIERMATTEI, Directrice de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), bureau de Dakar.

Le projet WEFE-Sénégal a pour objectif de renforcer les capacités scientifiques et techniques au bénéfice de l’OMVS et de ses partenaires pour une meilleure gestion des ressources en eau dans le bassin du fleuve Sénégal dans un contexte d’adaptation aux effets du changement climatique. Il est mis en œuvre dans le cadre du partenariat entre l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), le Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européenne, et l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), avec l’appui financier de la Direction Générale pour la Coopération Internationale et le Développement (DEVCO) de la Commission Européenne et l’appui technique d’un comité consultatif. Il a démarré en 2017, se terminera en 2021 et il mobilise un financement de 6.1 millions d’euros soit environ 4 milliards de Fcfa.

Pour plus d’informations :

M. Marco MANZELLI

Chargé de programme

WEFE-NEXUS Sénégal

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AICS (Agenzia Italiana per la Cooperazione allo Sviluppo)

Siège de Dakar

69, Rue Jacques Bugnicourt – CP 18524 Dakar (Sénégal)

Tél : + 221 33 822 87 11 / Fax : +221 33 822 84 24 Email : dakar@aics.gov.it

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Mali : deux jumelles tuées dans un incendie provoqué par une bougie

17 mars 2019 à 17 05 43 03433

Trois filles âgées de 8 et 10 ans ont étés victimes de brûlures corporelles dans un incendie provoqué par une bougie, dans la préfecture de Mali. Deux d’entre elles qui sont des jumelles ont trouvé la mort et la troisième a été grièvement blessée, a appris le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Le drame s’est produit le jeudi, 14 mars 2019 dans la sous-préfecture de Fougou, (Préfecture de Mali), mais c’est ce dimanche que l’information a été rendue publique. Selon la mère des victimes, les trois jeunes filles dormaient seules dans la maison lorsque l’incendie s’est produit. « On a été informé aux environs de 19 heures, de la mort d’un de nos grands-parents dans un village voisin. Et nous sommes tous partis pour les salutations d’usage.

Comme nous avons duré là-bas, les enfants ont ouvert le magasin et ont pris une bougie pour l’allumer. D’habitude, on utilise une lampe torche. Après avoir pris le repas du soir, elles se sont endormies sans éteindre la bougie. C’est ainsi que la flamme de la bougie a pris les habits, puis la couverture des enfants avant de les brûler.

Parmi les trois filles, une seule a été sauvée. Les deux victimes sont mes enfants et ce sont des jumelles. L’une s’appelle Habibata et l’autre Hadiatou. Elles sont âgées de 8 ans. La troisième qui a eu la vie sauve s’appelle Halimatou, elle est âgée de 10 ans. Elle, c’est la fille d’un de mes frères », explique dame Aïssatou Bah.

Les deux jumelles tuées ont été inhumées le vendredi, 15 mars 2019 à Fougou. La troisième reçoit actuellement des soins à l’hôpital préfectoral de Mali.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Harcèlement sexuel dans les hôtels : les membres de LUITA se coalisent contre le phénomène

5 mars 2019 à 17 05 59 03593

L’Union Internationale des Travailleurs de l’Alimentation, Agriculture, Hôtel, Restaurant, Tabac et Branches Connexes (LUITA) a organisé une réunion sur le groupe Marriott, ce mardi 05 mars 2019, à Conakry. Cette première réunion des Organisations Syndicales Africaines présentes chez Marriott (l’une des plus grandes chaînes hôtelières au monde), visait à échanger sur les moyens de prévention contre les agressions sexuelles dans les établissements hôteliers, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Cette rencontre de Conakry a duré une journée. Elle a regroupé au total dix (10) pays, tous membres de LUITA : Guinée, Malawi, Mali, Nigeria, Ouganda, Kenya, Afrique du Sud, Etats Unis, Suisse, et Benin. L’objectif est de trouver une solution au harcèlement sexuel qui devient de plus en plus récurrent dans les industries hôtelières.

Mme Doukouré Asmaou Bah

Dans son discours de bienvenue, Madame Doukouré Asmaou Bah, secrétaire générale de la fédération guinéenne de l’hôtellerie, du tourisme, de la restauration Catering et branches connexes, s’est réjoui de la tenue en Guinée de cette première réunion des organisations syndicales africaines présentes chez Marriott. Selon elle, « cette réunion sera un moment de partage d’expérience sur les bonnes pratiques de lutte contre le harcèlement sexuel, resté longtemps tabou dans notre milieu professionnel. C’est aussi le moment de réfléchir sur une action commune en vue d’éradiquer cette pratique dans notre profession en Afrique et à travers le monde ».

Par ailleurs, madame Doukouré Asmaou Bah a dit qu’au terme de cette réunion, des recommandations seront formulées et remises aux responsables des structures hôtelières des pays membres de l’organisation. « Nous allons faire des sensibilisations dans les hôtels. Nous avons une chance surtout en Guinée. Notre pays a signé l’année dernière la convention collective professionnelle de l’hôtellerie et de la restauration. Maintenant que cette convention est signée, nous voudrions la vulgariser, procéder à des sensibilisations et la mettre en pratique. Donc, c’est déjà un grand atout », s’est-telle réjouie.

Doussou Simietoundhé

De son côté, Doussou Simietoundhé, le secrétaire général pour l’Afrique de LUITA, a indiqué que le harcèlement sexuel dans les industries hôtelières constitue une préoccupation majeure pour les membres de son organisation. « C’est une question de sensibilisation des membres du groupe Marriott sur les questions de harcèlement sexuel. Parce que ça a été déjà une préoccupation pour le comité régional de LUITA qui s’est réuni à Kampala au mois de décembre 2018.

Donc, on a fait de cette thématique une préoccupation parce que c’est un fléau. Vous avez vu l’histoire de DSK, donc nous voulons éviter ça ici. Je crois qu’au lendemain de cette rencontre, nous allons faire un plan d’action pour voir comment prendre en charge les questions du harcèlement sexuel », a-t-il souhaité.

Massimo Fratini

Pour sa part, Massimo Fratini, membre de LUITA, a salué la tenue de cette réunion. Pour lui, seulement une stratégie commune pourra aider à lutter contre le harcèlement dans le milieu de l’hôtellerie. « Le congrès de 2016 a conclu que le problème majeur dans l’industrie hôtelière est le harcèlement sexuel. Donc, il faut travailler ensemble pour protéger les travailleurs et travailleuses des hôtels contre le harcèlement sexuel. On a fait des progrès avec des chaines hôtelières notamment Mélia avec qui on vient de signer des accords pour prévenir le harcèlement sexuel.

On est en train de travailler avec le groupe Accor pour ça. Et, on veut aussi travailler avec Marriott. Après Conakry, on va tenir une deuxième réunion à Genève en avril. Pour nous, la présence de Marriott ici est très importante. La Guinée est un très bon pays, on est content d’avoir commencé notre réunion ici ».

Thierno Ousmane Diallo

Le ministre guinéen en charge du Tourisme, de l’Hôtellerie et de l’Artisanat a pris part à l’ouverture de cette rencontre. Thierno Ousmane Diallo a fondé l’espoir que les recommandations qui sortiront de cette réunion de travail permettront de mettre définitivement un terme au harcèlement sexuel dans les complexes hôteliers du pays. « Cette réunion se fait dans le cadre de la politique du président de la République qui veut que les travailleurs soient pris en considération, qu’on leur respecte dans leur dignité.

Et, c’est pourquoi nous avons fait une convention collective qui gère les relations entre les patrons et les employés dans tous les hôtels, restaurants, bars-cafés. Donc, cela va en droite ligne avec la politique du gouvernement. Je fonde l’espoir que tout se passera bien et qu’ils aboutiront à des résultats très importants », a dit le ministre Diallo.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Arrivée des dépouilles des 3 soldats guinéens de la MINUSMA tués au Mali : Communiqué

27 février 2019 à 11 11 04 02042

Le ministère de la Défense nationale informe le peuple de Guinée que les dépouilles des trois soldats guinéens de la MINUSMA tués le 22 février dernier au Mali, arriveront par vol spécial à Conakry ce mercredi 27 février 2019 à 14 heures.

Le ministère de la Défense nationale et l’État-major général des armées présentent leurs condoléances les plus attristées aux familles des victimes, au chef des Armées ainsi qu’à l’ensemble des Forces de défense et de sécurité.

La cérémonie funèbre, sous la supervision du chef d’État-major adjoint de l’Armée de terre, sera organisée le vendredi 1er mars 2019 à 10 heures, à la Base aérienne principale de Conakry.

Fin

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Dougountounni (Mali) : un blessé dans un affrontement entre deux familles de Baadougoula

6 février 2019 à 19 07 07 02072

Une personne dont l’identité n’a encore pas été révélée a eu une blessure à la tête suite à un affrontement entre deux familles dans le district de Baadougoula, relevant de la commune rurale de Dougountounni, située à environ 82 kilomètres au côté Sud-Ouest du chef-lieu de la préfecture de Mali, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon des témoignages confirmés par le sous-préfet de la localité, Ibrahima Sory Keïta qui s’est rendu à Baadougoula avec un détachement des services de maintien d’ordre, l’incident a vite été maitrisé et que le calme est revenu dans la localité où on déplore un seul cas de blessé. La victime aurait été touchée à la tête par un projectile. L’intéressé dont l’identité n’a pas encore été révélée à la presse a été admis, dans un premier temps au poste de Santé de la localité où il a reçu les premiers soins.

« Nous nous apprêtons à le référer au Centre de Santé de Dougountounni pour une mesure de sécurité. Je pense que cette blessure n’est pas grave, mais puisque je ne suis pas spécialiste, je ne peux pas vous dire davantage sur son état » a confié le sous-préfet de Dougountounni, Ibrahima Sory Keïta.

Rappelons que cet affrontement signalé à Badougoula, dans la commune rurale de Dougountounni, a éclaté autour d’un conflit domanial portant sur une zone agricole qui date de plusieurs années maintenant. L’affaire a été traitée par les juridictions de la République jusqu’à la Cour Suprême où pratiquement un ménage a eu raison sur le village. C’est l’application de cette décision de justice qui se heurte à une farouche résistance populaire.

A l’époque, le gouverneur Sadou Keïta avait pris une option conforme aux réalités du terrain. Ce qui a permis de maintenir la paix et la quiétude sociale dans la zone jusqu’à la fin de son séjour à la tête du gouvernorat de la Région Administrative de Labé.

Même qu’un huissier de justice qui s’était rendu sur le terrain pour exécuter cette décision de justice en faveur d’une famille aux préjudices de la communauté a finalement a passé un sale quart d’heure au milieu de la population locale. Il aura fallu une prompte intervention du gouverneur de région et ses services pour que cet huissier de justice sorte de Baadougoula saint et sauf.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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