Lancement des projets PDCVA-G et PDRI GKM : la joie et les attentes des bénéficiaires

5 décembre 2019 à 10 10 42 124212

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen a lancé hier, mercredi 05 décembre 2019, deux projets agricoles cofinancés par l’Etat guinéen et la Banque Islamique de Développement (BID). Il s’agit du Projet de Développement des Chaines de Valeurs Agricoles de Guinée (PDCVA-G), qui va couvrir 29 des 33 préfectures du pays, et du Projet de Développement Rural Intégré de Gaoual, Koundara et Mali (PDRI GKM), qui interviendra dans les trois préfectures sus mentionnées.

Après le lancement officiel des projets suivi du démarrage d’un atelier de 3 jours et réunissant les principaux acteurs intervenant dans le secteur agricole, des représentantes des paysans et des petits producteurs ont exprimé leurs sentiments au micro de Guineematin.com, présent à la rencontre.

Mme Traoré Ami Cissé, présidente de la fédération des producteurs de la Guinée forestière

Madame Traoré Ami Cissé, présidente de la fédération des producteurs de la Guinée forestière : « Je suis très contente puisque dès qu’on a reçu les invitations, les membres de la fédération ont rapidement réagi en désignant la délégation qui doit venir prendre part à l’atelier de Conakry. Avec ces projets, nous savons qu’on va sortir de la pauvreté et augmenter le revenu de nos familles. Avec ces projets, nous attendons des appuis techniques et financiers pour booster la productivité et les rendements agricoles à tous les niveaux ».

Madame Conté Salimatou Camara, présidente des vivriers de la Basse Guinée

Madame Conté Salimatou Camara, présidente des vivriers de la Basse Guinée, ne cache pas aussi sa satisfaction. « J’ai été personnellement mandatée par le président de la Fédération des paysans du Fouta, Moussa Para Diallo. Nous savons que ces projets vont augmenter les rendements de nos récoltes. Ces projets vont permettre de réduire la pauvreté en milieu rural à travers la chaîne des valeurs agricoles. Une chaîne de valeurs qui fait intervenir les préparatifs des domaines agricoles jusqu’à la commercialisation en passant par le désenclavement des zones de production et la transformation des produits agricoles. Nous sommes vraiment contents ».

Mama Aïssata Mané, présidente de l’union Koliba Gaoual

De son côté, Mama Aïssata Mané, présidente de l’union Koliba Gaoual, dit accueillir avec beaucoup d’attentes le projet PDRI-GKM. « Nous attendons du projet, des semences améliorées et hâtives, des domaines agricoles aménagés, du matériel agricole adapté à nos réalités et également le désenclavement de nos zones de production, la formation et l’accompagnement des producteurs et petits exploitants. Nous remercions le gouvernement guinéen et la BID pour cette belle initiative et nous attendons le démarrage du projet sur le terrain avec impatience ».

Thierno Balla Diallo, coordinateur technique de la fédération des paysans du Fouta Djallon

Thierno Balla Diallo, coordinateur technique de la fédération des paysans du Fouta Djallon, également présent à la rencontre, s’est réjoui du lancement des deux projets. « Nous attendons beaucoup de choses de ces projets. Ce sont des projets ambitieux qui s’intéressent à l’ensemble des problèmes qui tiennent à cœur les producteurs que devons couvrir. C’est l’amélioration des conditions de vie des populations rurales. Ce qui passe par l’amélioration de la production et la facilitation de l’accès au marché. Mais également la mise en relation et le développement de certaines filières agricoles, le développement de l’agro-industrie et de l’entrepreneuriat. Ce qui passe par l’insertion des jeunes et des femmes qui seront des acteurs privilégiés dans ces projets. Les filières agricoles ont beaucoup de problèmes, nous attendons de ces projets la résolution de ces contraintes. Il s’agit des difficultés d’acquisition d’intrants, les infrastructures d’irrigation, de stockage, de transformation ou encore le renforcement des capacités ».

M. Diallo espère que beaucoup de ces contraintes seront résolues, des zones agricoles désenclavées et des milliers d’emplois vont être créés grâce à l’exécution de ces deux projets agricoles qui donnent une priorité à la chaîne des valeurs.

Ce technicien agricole définit la chaîne des valeurs des filières agricoles comme étant le processus allant de l’acquisition des intrants jusqu’à la consommation des produits. Elle couvre l’ensemble des activités qui se passent sur la chaîne de la production, de la transformation jusqu’à la consommation en tenant compte de l’implication des acteurs pour sa mise en œuvre.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Labé : des acteurs de la société à l’école du contrôle citoyen des actions publiques

25 novembre 2019 à 16 04 56 115611

Des acteurs de la société civile évoluant dans la zone de la Moyenne Guinée sont en conclave à Labé depuis hier dimanche, 24 novembre 2019, dans le cadre d’un atelier de formation. Les vingt (20) acteurs, membres de la Coalition Nationale des Organisations de la Société Civile (CONASOC), vont être formés dans le cadre de la collecte de données afin de mieux faire le contrôle des projets et programmes à destination des communautés, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les acteurs concernés par cette formation viennent des cinq préfectures de Labé (Koubia, Lélouma, Tougué, Gaoual, Mali) et de la zone de Mamou. La cérémonie de lancement des travaux a été présidée par Ouremba Traoré, le chef de cabinet du gouvernorat de Labé.

Ibrahima Diallo, vice-président CONASOC

Ibrahima Diallo, vice-président de la CONASOC, est revenu sur les raisons de l’organisation de cet atelier de formation. « Comme vous le savez, notre pays a obtenu son point d’achèvement dans le cadre de l’allègement de la dette en faveur des Pays Pauvres très Endetté (PPTE). Après l’obtention de ce PPTE en 2012, la France a jugé nécessaire de mettre en place un certain mécanisme qu’on appelle un contrat de désendettement. Donc, c’est dans cette optique que nous organisons cet atelier de collecte, d’analyse à l’endroit des acteurs de la société civile guinéenne de la région qui sont en tant que structures de veille, d’alerte et de proposition. Ce que nous sommes en train de faire, c’est un contrôle citoyen des actions publiques. Les participants seront formés, déployés dans leurs préfectures respectives pour qu’ils puissent faire le suivi des fonds alloués pour la construction des infrastructures scolaires, sanitaires. Une fois de retour dans leur préfectures respectives, ils doivent pouvoir recueillir des informations nécessaires pour nous aider à constituer une base de données solide, fiable dans le cadre de ce projet », a-t-il expliqué.

Faya Moussa Tolno

Pour sa part, Faya Moussa Tolno, le formateur, a énuméré ce qui est prévu pendant ces deux jours. « Ces acteurs de la société civile seront formés sur des thématiques pour pouvoir aller à l’intérieur du pays, pour recueillir des informations relatives aux projets qui ont été financés par le gouvernement et l’ambassade de France, toucher du doigt si réellement ces projets ont été réalisés ou pas, ou si l’objectif des projets n’a désorienté. C’est d’abord le début de la première phase : ils vont être formés. Par après, ils vont aller faire des enquêtes, les remonter au niveau de la CONASOC, et la CONASOC aussi va remonter ces données au niveau des bailleurs de fonds (Agence française de Développement) mais aussi auprès de l’État, pour dire voici le suivi indépendant qui a été réellement fait par la CONASOC, voici les informations que nous avons reçu. Et Comme il ya un comité de pilotage mis en place entre le ministère de l’économie et des finances, l’ambassade de la France et la CONASOC, nous allons travailler sur ces questions d’ici l’année à venir afin de propager les projets dans d’autres localités en terme de développement local », a précisé monsieur Tolno.

Abdoulaye Sow, coordinateur régional de la CONASOC de Labé

Cet atelier de renforcement des capacités est apprécié à sa juste valeur par les participants. C’est le cas d’Abdoulaye Sow, coordinateur régional de la CONASOC de Labé. « Il y a un engouement autour de cette formation. Et nous espérons qu’à l’issue de cette formation nous allons tirer de très bonnes leçons que nous allons élargir par la suite, car la société civile joue le rôle d’interface entre les citoyens et l’État ».

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Éliminatoires CAN 2021 : la Guinée arrache le nul à Bamako

15 novembre 2019 à 11 11 31 113111

La Guinée se déplaçait ce jeudi, 14 novembre 2019, à Bamako, pour affronter le Mali au compte de la première journée des éliminatoires de la CAN 2021. Et, le Syli national est allé accrocher le favori du groupe (2-2).

C’était le premier match officiel du nouveau sélectionneur guinéen, Didier Six. Après avoir perdu ses deux premiers matchs amicaux avec le Syli national, le technicien français avait l’occasion de montrer ses preuves face à une équipe très joueuse du Mali. Et cette fois, Didier Six n’a pas déçu. Connaissant les qualités techniques de l’adversaire, l’entraîneur guinéen a imposé un système très défensif en première période. Il a laissé le ballon aux Maliens et s’est contenté de défendre. Et, son équipe a réussi à ne pas encaisser de but jusqu’à la mi-temps, malgré la forte domination malienne.

Au retour des vestiaires, Didier Six revient avec de nouvelles intentions. Il sort le latéral droit Mickaël Dyrestam et lance un milieu de terrain, Mohamed Mady Camara tout en remaniant le positionnement de sa défense. Un choix tactique qui n’a pas tardé à faire ses preuves. Car depuis le début de la seconde période, les Guinéens sont sortis de leur moitié de terrain et ont commencé à se montrer de plus en plus dangereux. Mais, ce sont pourtant les locaux qui vont ouvrir le score suite à une bourde du gardien guinéen. Sur un coup franc tiré par Adama Traoré, Aly Keïta prend le ballon et le relâche. Le cuir finit au fond de ses filets (57’).

La Guinée concède l’ouverture du score et perd dans le même temps son portier qui s’est blessé à l’épaule dans l’action. Aly Keïta cède ainsi sa place au jeune Moussa Camara, qui évolue au Horoya de Conakry. Mené, le Syli national tente rapidement de réagir et réussit à revenir au score à la 67ème minute. Naby Keïta sert Demba Camara aux abords de la surface de réparation. L’attaquant se retourne et adresse une frappe puissante au gardien malien. Djigui Diarra repousse le ballon dans les pieds du capitaine guinéen. Le joueur de Liverpool égalise pour la Guinée.

Mais, les Maliens ne tardent pas à reprendre l’avantage. Après avoir éliminé son vis-à-vis, Moussa Djenepo, entré en cours de jeu, adresse une frappe pas très puissante au portier guinéen. Mais, Moussa Camara fait aussi une faute de main en relâchant le ballon qu’il pouvait pourtant capter. Sékou Koita reprend le cuir et son tir est prolongé dans les filets par le défenseur guinéen, Issiaga Sylla (72’). Quelques minutes seulement après ce but, la Guinée revient une nouvelle fois au score sur coup franc bien exécuté par Ibrahima Sory Conté et repris puissamment de la tête par Sékou Condé.

Guinéens et Maliens se séparent sur ce score de 2 buts partout. Un bon résultat pour le Syli national, qui reçoit la Namibie dimanche prochain au stade du 28 septembre de Conakry. La Namibie est pour le moment leader de ce groupe après sa victoire (2-1) mercredi face au Tchad.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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CAN 2021 : un Syli National peu rassurant en route pour Bamako contre les Aigles

11 novembre 2019 à 13 01 13 111311

Les footballeurs guinéens évoluant à l’étranger connaissent une traversée du désert en ce moment. Peu utilisés par leurs clubs pour des raisons diverses, ces professionnels n’ont pas de compétition dans les jambes à un moment où le Sily National s’apprête à disputer les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Cameroun 2021. Ce ne qui n’est pas de nature à rassurer quant à la compétitivité de notre onze national à quelques jours de la double confrontation contre le Mali et la Namibie, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les professionnels guinéens sont en manque de jeu dans leurs clubs respectifs à travers le monde. Parmi ceux qui sont titulaires, il n’y a que deux qui se sont illustrés ce weekend en trouvant le chemin des filets. Sory Kaba, pas sélectionné contre le Mali et la Namibie, s’est illustré hier dimanche, 10 novembre 2019, à l’occasion de la 16ème journée du championnat de première Division du Danemark. Le virevoltant attaquant a inscrit un doublé (28ème et 52ème minute) pour le FC Midtjylland face au FC Copenhague pour un score final de 4 à 1. FC Midtjylland conforte sa place de leader.

Pour sa part, Aboubacar Demba Camara, attaquant de l’Hapoel Tel-Aviv, convoqué en sélection, a permis à son club de remporter les trois points de la victoire sur penalty (1 à 0) face au FC Ironi Kiryat Shmona. Il inscrit ainsi son deuxième but de la saison en Israël.

Pour le reste, nos professionnels n’ont pas fait parler la poudre. Quelques uns ont réussi à jouer comme titulaire ce weekend. C’est le cas de François Kamano des Girondins de Bordeaux, malheureusement sorti sur blessure. Le défenseur Sékou Condé de Châteauroux, en France, a été aussi titularisé contre Valenciennes. Il en est de même pour Issiagha Sylla, l’arrière latéral gauche de Toulouse qui a joué toute la partie face à Montpellier, même si son club a lourdement chuté (3 à 0). Kamso Mara (Slovan Liberec, Républik Tchèque), Seydouba Soumah (Partizan de Belgrade, Serbie), Ibrahima Sory Conté (Bulgarie), Julian Jeanvier (Angleterre), Ibrahima Sory Sankhon (Sant Trond, Belgique) ont eu la confiance de leurs entraineurs respectifs.

Par contre, de nombreux joueurs guinéens ont brillé par leur absence des pelouses pour des raisons de blessure ou parce qu’ils ne rentrent pas dans le choix de leurs coachs : le meilleur buteur du Syli en activité, Mohamed Lamine Yattara Elo, sociétaire du club Français d’Auxerre, n’a pas joué pour des raisons de blessure. Naby Kéita (Liverpool, Angleterre) est resté sur le banc, tout comme Mady Camara (Olympiacos, Grèce), Simon Falette (Eintract Frankfurt, Allemagne), Momo Yansané (Biélorussie), Mickael Dyrestam (Grèce), José Martinez Kanté (Pologne), Sadio Diallo (Turquie), Ibrahima Camara (Portugal).

A seulement trois jours du match contre les Aigles du Mali, c’est une équipe du Syli avec peu de titulaires qui effectue un déplacement périlleux à Bamako. Le Syli National fait ainsi sa première sortie officielle sous l’ère Didier Six après la claque de la CAN 2019 subie en Egypte.

Après deux matchs amicaux perdus face aux modestes Comoriens et au Chili, Didier Six fait son baptême du feu sur le banc du Syli en compétition de la CAF. L’équipe doit être en regroupement à partir d’aujourd’hui lundi, 11 novembre à Abidjan, avant de s’envoler pour Bamako le mercredi. Le match est prévu le 14 novembre contre la Mali, intraitable à domicile. Trois jours plus tard, la Guinée sera face à la Namibie à Conakry pour la 2ème journée.

Le Syli parviendra-t-il à se réconcilier avec son public ou le fossé va s’agrandir davantage à l’issue de ces deux matches ? La balle est dans le camp de Didier Six et de ses poulains qui devront sortir le grand jeu dans ce duel entre pachydermes et rapaces.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Labé : une vingtaine de policiers à l’école du respect du nouveau code de procédure pénale

31 octobre 2019 à 10 10 02 100210

Vingt trois (23) Officiers de Police Judiciaire (OPJ) du commissariat central de Labé ont entamé un atelier de renforcement des capacités, notamment sur le respect du nouveau code de procédure pénale et des pratiques de terrain. Cet atelier de neuf (9) jours s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la 3ème phase du projet « Partenaires pour la Sécurité en Guinée : la Réforme de la Police au service du citoyen ». Une initiative de COGINTA financée par le département d’Etat américain, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est les locaux de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) de Labé, situés au quartier Safatou, dans la commune urbaine, qui ont servi de cadre à l’ouverture de cet atelier lancé le 23 octobre dernier. Selon nos informations, ces OPJ seront outillés spécifiquement en techniques d’enquêtes judiciaires, de rédaction de procédure pénale, de rédaction des procès verbaux tels que les auditions, les perquisitions, la garde à vue, la confrontation, les rapports de synthèse, les mandats, mais aussi des conseils techniques utiles sur le terrain lors des interpellations, des surveillances physiques et des perquisitions.

Dans son intervention, la formatrice, madame Agathe Lélé est revenue sur l’objectif de cette formation. « L’objectif visé dans cette série de formations des officiers de polices judiciaire est de faciliter le rapprochement de la police de sa population. Ce projet travaille dans six communes urbaines de la Guinée pour introduire la doctrine de police de proximité. Ces policiers sont outillés dans plusieurs techniques de travail qui leur permettront à mieux faire leur travail ».

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le gouverneur de Labé, Elhadj Madifing Diané. Il a félicité les participants à cette formation tout en les exhortant à partager les connaissances avec leurs collègues qui n’ont pas eu la chance de participer à cette formation. « Ayez confiance à l’avenir. Car je suis confiant, qu’avec ces différentes formations, notre police sera plus performante. Les récentes manifestations survenues à Labé en font foi. C’est pourquoi après cette formation, je souhaite à ce qu’il y ait un plan de restitution, détacher des formateurs parmi vous pour aller dans les préfectures de Tougué, Mali, Lélouma et Koubia pour que cette formation ait plus de valeur. Je m’engage auprès du directeur régional de la police pour que cela soit effectif », a-t-il rassuré.

Les bénéficiaires de cette formation ont exprimé leur satisfaction devant le contenu de la formation. Selon leur porte parole, Aïssatou Diouldé Barry, commissaire adjointe du commissariat de Labé, « cette formation nous a outillés davantage sur plusieurs pratiques et techniques du métier de policier. Entre autres, il nous a été rappelé le rôle du policier sur la garantie de l’exercice des libertés, la protection des citoyens et de leurs biens, le maintien et le rétablissement de l’ordre public, assurer la circulation routière, sécuriser et assister des personnes en danger ou en détresse. On nous a rappelé plusieurs codes de conduite en matière de déontologie, essentiels pour le bon exercice de notre métier, tel que la disponibilité 24 heures sur 24, l’impartialité du policier, c’est à dire appliquer strictement la loi, l’intégrité et la dignité ».

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Politique, paix, unité : le message du nouveau président de la coordination Haali Poular

9 octobre 2019 à 9 09 40 104010
Elhadj Ousmane Sans Loi Baldé, président de la coordination Haali poular de Guinée

L’Union Haali Poular et l’association Dental Gorko Sousai Debbo Hoolo Internationale, toutes basées aux Etats-Unis ainsi l’association Haali Poular basée au Mali, étaient hier, mardi 08 octobre 2019, au siège de la coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée. Elles sont venues présenter leurs condoléances suite au décès de l’ancien président de la structure Elhadj Saïkou Yaya Barry.

Une occasion mise à profit par le nouveau président de la coordination Haali Poular pour adresser un message à ses compatriotes, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Tély Sall, président de Dental Gorko Sousaie Debbo Hoolo en Guinée

C’est Tély Sall, président de l’association Dental Gorko Sousai Debbo Hoolo en Guinée et secrétaire général de la section internationale, qui a adressé le message de condoléances de la délégation aux responsables de la coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée. Il a annoncé qu’ils ont apporté une contribution composée d’une voiture, un ordinateur portable et une enveloppe financière de 9 millions de francs guinéens à la coordination.

« On a pu trouver le prix d’un bœuf, le prix des condiments pour le sacrifice et un montant symbolique pour les sages, les membres du bureau exécutif de la coordination. Ça, c’est de la part de l’Union du Fouta résidant aux Etats-Unis. Ensuite, Dental Gorko Soussai Debbo Hoolo nationale et internationale avait promis un véhicule à la coordination, nous avons pu apporter ça aujourd’hui. Et ensuite, un ordinateur pour pouvoir centraliser toutes nos données au sein de la coordination. Nous avons honoré cet engagement. Nous sommes là aussi pour réitérer notre soutien au nouveau président qui a été élu en la personne d’Elhadj Ousmane Fatako Baldé et lui dire de faire en sorte que tous les Foulbhés et Haali Poular du monde soient unis et indivisibles. Et, nous sommes aussi prêts à apporter des réflexions pour ça », a-t-il indiqué.

En réponse, Elhadj Ousmane « Sans Loi Baldé, nouveau président de la coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée, a remercié vivement les associations concernées. « La voiture, l’argent et tous les biens que vous nous avez offert, cela pour des sacrifices en la mémoire de notre regretté doyen Elhadj Saïkou Yaya Barry et pour renforcer les travaux de la coordination nous vont droit au cœur. Je vous exhorte à vous impliquer davantage afin de porter plus haut cette coordination. Ne rejetez personne, car une seule personne rejetée peut détruire tout ce que nous avons comme acquis. Toute personne qui veut dévier, qui veut sortir du cadre règlementaire de notre coordination, faites tout pour le ramener dans les rangs », a-t-il exhorté.

Par ailleurs, Elhadj Ousmane « Sans Loi » Baldé a invité ses collaborateurs à ne pas mélanger les activités de la coordination à la politique. « Ne vous affichez pas directement pour un parti politique dans la coordination. Je sais que nous sommes des citoyens guinéens, chacun a donc un penchant pour un leader politique. Il peut donc aimer et soutenir son leader mais de grâce, qu’il ne rejette pas un autre membre de cette coordination parce qu’il n’est pas du même bord politique que lui.

Je le dis parce que la politique c’est de diviser pour régner. Les politiques, ce qu’ils disent, ce n’est pas forcément ce qu’ils font ; ce qu’ils font aussi, ce n’est forcément pas ce qu’ils disent. Mais, puisque le monde est régi aussi par la politique, la gouvernance est régie par la politique, nous allons juste essayer de les encadrer. Nous devons mettre tout le monde au même pied d’égalité puisqu’ils sont tous nos enfants, ils sont nos petits frères, nos parents. Nous devons travailler ensemble pour maintenir la paix et l’entente entre tout le monde », conseille le président de la coordination Haali Poular de Guinée.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : 28 nouveaux volontaires du corps de la paix prêtent serment

28 septembre 2019 à 10 10 46 09469

Après 3 mois de cours suivis au centre de formation américain de Bagakoundou, situé à Dubreka, vingt-huit (28) volontaires du corps de la paix ont prêté serment ce vendredi, 27 septembre 2019, à Conakry. Dans les prochains jours, ils seront déployés à l’intérieur du pays pour enseigner dans des écoles pendant deux ans, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La présence du corps de la paix en Guinée vise à favoriser un échange culturel et linguistique entre guinéens et américains. C’est dans ce cadre que ces 28 enseignants sont arrivés dans notre pays. Avant leur déploiement sur le terrain, ils ont suivi une formation de trois mois pour apprendre le français et les langues locales. Une formation couronnée par un succès, selon Audu Besmer, chargé d’affaires à l’ambassade des Etats-Unis en Guinée.

Audu Besmer, chargé d’affaires à l’ambassade des Etats-Unis en Guinée

« C’est avec un immense plaisir que je m’adresse à vous cet après-midi à l’occasion de l’assermentation de notre dernière classe de 28 volontaires du corps de la paix. Tous les 28 qui sont arrivés le 3 juillet, ont terminé leur programme de formation avec succès et réaffirment leur engagement. Le corps de la paix est un élément important du partenariat entre les USA et la Guinée depuis 1963, année de l’arrivée ici des premiers volontaires. Je tiens personnellement à remercier le personnel et les formateurs techniques qui ont encadré ces volontaires tout au long de leur formation initiale. Je tiens également à remercier le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation pour leur coopération tellement indispensable au succès du programme », a déclaré le diplomate américain.

Sébastean Zenzo Selarque

En prêtant serment, les volontaires du corps de la paix ont pris l’engagement d’accomplir correctement leur mission sur le terrain. Celle de contribuer à la formation des élèves guinéens. « Je suis venu en Guinée pour être professeur de mathématiques au lycée Pathé Diallo de Mandiana. Et, je compte apporter mon soutien aux autres enseignants ainsi qu’aux élèves de là-bas afin d’améliorer le système éducatif dans cette localité », a promis Sébastean Zenzo Selarque, l’un des volontaires.

Dr Diéné Keïta, ministre de la coopération internationale et de l’intégration africaine

Présente à cette cérémonie, la ministre guinéenne de la coopération internationale et de l’intégration africaine, Dr Diéné Keïta, a remercié le corps de la paix pour le soutien qu’il apporte à la Guinée. « Je voudrais vous dire au nom du président de la République et au nom du Premier ministre toutes mes félicitations. La philosophie du corps de la paix est absolument unique. Vous êtes là pour partager ce que votre pays a de plus beau : sa générosité et son courage. Merci pour mon pays, merci pour tous les jeunes guinéens qui vont bénéficier de cette générosité ».

Parmi ces 28 nouveaux volontaires du corps de la paix, il y a dix-huit(18) professeurs de mathématiques ; huit (8) professeurs de sciences (Physique, Chimie et Biologie) ; et deux (2) professeurs de langue anglaise. Ils seront répartis entre les préfectures de Kindia, Boké, Gaoual, Mamou, Dalaba, Pita,Tougué, Mali,Télémélé, Dabola, Dinguiraye Kouroussa, Kankan, Siguiri, Mandiana, Kissidougou et Guéckédou.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 623532504

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Mali : un présumé voleur s’évade du camp militaire

24 septembre 2019 à 21 09 33 09339

Un présumé voleur de téléphone, illégalement détenu à la Compagnie d’Infanterie de Mali (camp militaire), a fini par s’évader alors que ce violon extrajudiciaire était surveillé par 7 militaires de garde, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

En cherchant à savoir comment un présumé voleur de téléphone a-t-il pu se retrouver en détention préventive pour un délit de droit commun dans un camp militaire, la rédaction régionale de Guineematin.com a appris que c’est un citoyen de la commune de Mali qui a retrouvé son téléphone volé avec un homme en uniforme dans une boite de nuit de la place. Le militaire receleur a alors dénoncé son fournisseur de téléphone d’occasion qui aurait été immédiatement interpellé et conduit à Compagnie Territoriale de la Gendarmerie Nationale de Mali.

« Je ne suis pas actuellement à Mali. Il parait que lorsque le délinquant a été envoyé au niveau de la gendarmerie. C’est une dame qui est commandant de gendarmerie à Mali. Elle a déclaré qu’elle n’avait pas de place où mettre le prévenu parce qu’il n’y a pas de violon sécurisant pour ce genre de délinquant. Le personnel qui était avec elle était nettement insuffisant. La décision, certes, est venue d’elle d’envoyer le bonhomme au camp où il y a un violon, où on espère qu’il y a une certaine sécurité. C’est dans ces conditions, je crois bien, que le bonhomme a été envoyé au camp » a expliqué le maire de la commune urbaine de Mali, Elhadj Abdoulaye Fily Diallo, au téléphone de Guineematin.com dans la soirée du mardi, 24 septembre 2019.

Abordée sur la même question, le commandant Yeli Yeli de la Compagnie Territoriale de la Gendarmerie Nationale de Mali a indiqué au téléphone de Guineematin.com qu’au stade actuel de l’évolution des enquêtes elle n’est pas en mesure de répondre.

« Vraiment, vous allez beaucoup m’excuser, je ne suis pas en mesure d’abord de répondre. Nous continuons sur les enquêtes, monsieur Sampiring » a-t-elle coupé court notre conversation téléphonique.

En attendant, plusieurs citoyens de la commune urbaine de Mali estiment que le prévenu a été placé en détention préventive au camp militaire pour faciliter son évasion « surtout que dans ce dossier c’est un militaire qui n’a pas intérêt à ce qu’il parle.» Quand on sait aussi que ces derniers temps, plusieurs boutiques et magasins ont été vandalisés dans la commune urbaine de Mali. D’ailleurs, le téléphone retrouvé avec le militaire dans la boite de nuit a été dérobé dans une boutique située à quelques 50 mètres de l’entrée principale du camp militaire de Mali. Son propriétaire l’y avait envoyé pour la charge.

C’est pourquoi, le secteur commercial a observé ce mardi, 24 septembre 2019, un mot d’ordre de journée sans activité qui a largement été suivi parce que boutiques et magasins sont restés fermés toute la journée en guise de protestation contre l’évasion du présumé voleur du téléphone.

Pour calmer les esprits surchauffés, la hiérarchie a fait arrêter les 7 militaires qui étaient de garde, et qui étaient censé surveillé l’accusé.  

Dossier à suivre !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : victimes de QNET et cas Boukhariou Baldé, préoccupations de l’Alliance Nationale Patriotique

23 septembre 2019 à 8 08 47 09479

La situation de près 350 femmes de la région se disant victimes d’escroquerie en ligne de la part de la société de commerce QNET et le cas du feu Amadou Boukhariou Baldé, l’étudiant tué à l’Université Hafia de Labé, dans des conditions non encore élucidées, constituent des préoccupations majeures de l’antenne régionale de l’Alliance Nationale Patriotique (ANP), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’Alliance Nationale Patriotique (ANP), nouvelle plateforme visant la lutte contre le tripatouillage de constitution guinéenne et le système de gouvernance actuelle du régime Condé, affichant son opposition farouche à un 3ème mandat pour le président Alpha Condé et inscrivant son action dans la promotion et la défense des droits de l’homme et du citoyen a installé dimanche, 22 septembre 2019, son antenne régionale de Labé.

Constituant son premier démembrement à l’intérieur du pays, la nouvelle structure est encadrée par une coordination de 5 membres avec une présidente, Hadja Fatoumata Baïlo Diallo, (issue de l’Association des Femmes Victimes de QNET dans la région de Labé), un rapporteur, Mamadou Kally Bah, coordinateur régional du Club des Amis pour la Promotion de l’Education et de la Culture (CAPEC) et trois autres membres dont entre autres Hadja Fatoumata Diaraye Diallo (association des femmes victimes de QNET dans la région de Labé), Thierno Boubacar Tounkara, de l’Union des Forces Démocratiques (UFD) et Ibrahima Talibé N’diaye, secrétaire à l’organisation de l’Amical Scolaire et Universitaire de Labé (ASUL).

La rencontre a donc regroupé des acteurs de la société civile et des responsables politiques venus des cinq (5) préfectures de la Région Administrative (RA) de Labé, où les débats parfois houleux entre membres statutaires sur les objectifs généraux et spécifiques de cette nouvelle force de contrepouvoir ont inscrit en bonne place l’appui aux femmes victimes de QNET et l’assistance judiciaire de la famille de feu Amadou Boukhariou Baldé, tué à l’Université Hafia, dans des circonstances non encore élucidées par les autorités compétentes.

Les acteurs de la société civile et les responsables politiques venus des préfectures de Koubia, Lélouma, Mali et Tougué constituent les points focaux de l’Alliance Nationale Patriotique (ANP) dans leurs localités d’origine. Ils sont pour principale mission celle de faire le monitoring des cas de violation des droits de l’homme et du citoyen dans les collectivités locales en vue de constituer une base de donnée pour la coordination nationale et son pool d’avocats spécialisées.

Il est à préciser que la mise en place de cette première antenne régionale à Labé était rehaussée de la présence du président de l’Union des Forces Démocratiques (UFD), Mamadou Bah Baadiko, membre fondateur de l’Alliance Nationale Patriotique.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Affaire moustiquaires volées : ce qu’en dit le ministère guinéen de la santé

20 septembre 2019 à 17 05 28 09289

Quelques jours après l’éclatement d’une affaire de moustiquaires imprégnées qui auraient été volées en Guinée et envoyées au Mali voisin, le ministre guinéen de la santé a réagi à ce sujet. Au cours d’une conférence de presse organisée ce vendredi, 20 septembre 2019 à Conakry, Edouard Niankoye Lamah a dit ce que son département sait de cette affaire et ce qu’il compte faire dans les prochains jours, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

L’affaire a fait grand bruit ces derniers jours sur les réseaux sociaux. On parle de plus de 800 moustiquaires imprégnées octroyées à la Guinée par des partenaires au développement dans le cadre de la lutte contre le paludisme qui ont été soustraites frauduleusement pour d’autres destinations. Ces moustiquaires auraient été retrouvées en République du Mali, où elles devraient peut-être être revendues. En s’exprimant sur le sujet devant les médias, le ministre guinéen de la santé a indiqué que son département sait encore très peu de choses sur cette affaire.

Dr Niankoye Lamah, ministre d’Etat à la Santé

« Le premier élément que nous avons reçu tiré sur les réseaux fait état d’un communiqué du ministère de la santé et des affaires sociales de la République du Mali. On dit que vendredi dernier, par une lettre officielle des partenaires de lutte contre le paludisme de la République de Guinée, à savoir l’USAID, le Fonds mondial et la Fondation Against Malaria, auraient dit que des moustiquaires ont été soustraites en Guinée et vendues en République du Mali. Le 17 septembre dernier, j’ai donc invité tous les partenaires qui opèrent dans le domaine de la lutte contre le paludisme. Ce premier point a reçu un démenti. Et, la confirmation a été faite hier quand nous avons reçu un autre document toujours de nos partenaires.

Ce document reconnait l’authenticité des faits, à savoir : c’est plutôt madame Founya Loris du Fonds mondial, madame Sinta Senayère de l’USAID et un monsieur de la Fondation Against Malaria. Ce sont ces gens qui vivent tous à l’extérieur qui ont écrit au ministère de la santé et des affaires sociales du Mali pour attirer l’attention de ce ministère sur la provenance des moustiquaires. Ils ont indiqué que 16 balles de 50 pièces (environ 800 moustiquaires) avec 19 paquets de 100 emballages en provenance de la Guinée de façon frauduleuse seraient stockés dans un magasin en face du 10ème arrondissement à Bamako », a expliqué Edouard Niankoye Lamah.

Poursuivant, le ministre guinéen de la santé a souligné que son département n’a pas été officiellement saisi par le ministère malien de la santé de cette affaire. Il promet toutefois de prendre des dispositions afin de faire toute la lumière là-dessus. Il s’agit de l’envoi d’une délégation composée de plusieurs structures au Mali. « Nous sommes tombés d’accord : les autorités guinéennes comme les partenaires, il faut qu’on envoie une mission au Mali. Cette mission va comporter plusieurs professions : il y a aura une délégation du ministère de la santé, il y aura la police, il y aura des partenaires etc.

Cela, pour approcher le gouvernement du Mali pour en savoir plus. Il semble que des gens (les voleurs des moustiquaires) seraient arrêtés. Alors, si des gens sont arrêtés par le gouvernement malien, ça veut dire que c’est une excellente chose. Parce qu’il faut qu’on établisse la responsabilité, qu’on trouve les coupables qui auraient soustraient ces moustiquaires afin que l’impunité cesse de régner. Il faut les retrouver et il faut utiliser la sanction qui convient à la situation. C’est la position du gouvernement guinéen », a-t-il laissé entendre.

En attendant d’en savoir plus sur cette affaire, le ministre de la santé indique que son département s’est interrogé sur comment la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées de l’année dernière s’est passée. Puisque, selon lui, ça peut être un point de soustraction des moustiquaires. « L’organisation de cette campagne de distribution nous a été décrite lors de notre réunion. Ce sont des ONG qui ont transporté et déposé ces moustiquaires au lieu du site de distribution. Peut-être, en route, c’est possible qu’il y ait des soustractions », a dit Dr Edouard Niankoye Lamah.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : fin des poursuites contre les journalistes de Lynx Fm, Abou Bakr et Diallo Souleymane

20 septembre 2019 à 13 01 12 09129

Bonne nouvelle pour le doyen Diallo, fondateur du groupe de presse Lynx, et Abou Bakr, directeur général de la radio Lynx FM. Les poursuites contre les deux journalistes ont été levées par la cour d’appel de Conakry. La décision est tombée ce vendredi, 20 septembre 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les avocats de nos confrères ont saisi la première chambre du contrôle de l’instruction de la Cour d’Appel de Conakry pour solliciter l’infirmation des ordonnances de placement sous contrôle judiciaire du doyen Diallo Souleymane et de Boubacar Alghassimou Diallo, plus connu sous le nom d’Abou Bakr. Ils ont souhaité que cette chambre confirme la levée du contrôle judiciaire du premier et qu’elle lève le contrôle du second.

Après l’audience tenue à huis clos avant-hier, mercredi 18 septembre 2019, la chambre a rendu sa décision ce vendredi. Elle a infirmé les deux ordonnances de placement sous contrôle judiciaire des journalistes. Mieux, elle a levé toutes les poursuites contre eux. Il n’y a pas lieu de poursuivre Diallo Souleymane et Abou Bakr pour des infractions qui n’existent pas, ont estimé les magistrats de cette chambre.

Ce qui veut dire que toute la procédure est annulée et que le directeur de la radio Lynx FM Abou Bakr peut dès maintenant reprendre ses mouvements et son travail, dont il était privé depuis son placement sous contrôle judiciaire, le 21 août 2019. Il lui était reproché d’avoir donné la parole à madame Sano Doussou Condé, pionnière du RPG, devenue opposante à Alpha Condé basée aux Etats-Unis, qui a fait des révélations sur la situation des troupes guinéennes déployées au Mali dans le cadre de la MINUSMA.

Le tribunal de Kaloum avait décidé de le poursuivre en même temps que le fondateur de la radio non pas sur la base de la loi sur la liberté de la presse, mais sur la base de celle sur la cyber-sécurité. Ce qui aurait pu le conduire en prison, s’il était reconnu coupables des infractions qui lui étaient reprochées.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Audience au ministère de la Défense : le représentant du PNUD chez Dr. Diané

18 septembre 2019 à 9 09 45 09459
Luc J. Grégoire et Dr. Mohamed Diané

Le ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles et de la Défense nationale a reçu ce 18 septembre Luc J. Grégoire, le nouveau représentant-Résident du PNUD en Guinée. Les deux personnalités ont discuté du renforcement de la coopération entre le Programme des Nations-unies pour le développement et le ministère de la Défense nationale.

Dr. Mohamed Diané a rappelé la contribution de qualité du Pnud à la Réforme du secteur de sécurité (RSS) depuis 2011 se traduisant notamment par la mise à la retraite de plus de 4000 militaires. Le ministre a plaidé pour la poursuite des efforts des Nations-unies en faveur de la Guinée dans le cadre du renforcement des capacités des contingents guinéens déployés au Mali.

Le diplomate onusien a fait part de son admiration quant à la réussite des réformes des forces de défense et de sécurité guinéennes, citées en exemple partout en Afrique. Luc Grégoire a rassuré de sa disponibilité et de celle du Pnud à accompagner la Guinée à réussir son programme de développement dans tous les domaines, particulièrement dans celui de la sécurité, gage de tout progrès.

Communiqué transmis par la Direction de l’information et des relations publiques de l’Armée (DIRPA)

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Développement agricole : une mission du PDRI/GKM échange avec les producteurs de Koumbia

3 septembre 2019 à 12 12 50 09509

Pierre Poutan Ouendeno, formateur au département de l’agriculture et responsable d’appui à la production au projet de développement intégré Gaoual-Koundara-Mali (PDRI/GKM), à la tête d’une délégation, a effectué récemment une mission de travail à Koumbia, sous-préfecture relevant de la préfecture de Gaoual. La mission a rencontré les petits producteurs et exploitants agricoles de la commune rurale.

A l’issue des travaux, monsieur Ouendeno a accordé un entretien à un journaliste de Guineematin.com autour notamment des objectifs de cette mission et de son constat sur le terrain.

Décryptage !

Guineematin.com : expliquez-nous les motifs de votre présence à Koumbia où vous avez rencontré des responsables des unions et groupements agricoles.

Pierre Poutan Ouendeno, formateur au département de l’agriculture et responsable d’appui à la production au projet de développement intégré Gaoual-Koundara-Mali

Pierre P. Ouendeno : notre présence à Koumbia s’inscrit dans le cadre du programme de sensibilisation des producteurs dans la zone du projet, à savoir ce que c’est le PDRI/GKM, le contexte pour lequel il a été créé, les objectifs, sa stratégie d’intervention, les résultats attendus au terme du projet. Bref, nous sommes là pour partager le contenu du projet avec les populations bénéficiaires.

Guineematin.com : quels sont les objectifs de ce projet ?

Pierre P. Ouendeno : comme tout projet de développement agricole, celui-ci vise à contribuer à améliorer les conditions de vie des populations, accroitre le revenu des producteurs à la base, désenclaver les zones de production, faire une mise en relation entre les zones de production et les marchés, mettre à la disposition des producteurs du matériel agricole comme des tracteurs, des motoculteurs.

Guineematin.com : quelle est la zone d’intervention du projet et combien de temps va-t-il durer ?

Pierre P. Ouendeno : la zone du projet, de par son appellation, est circonscrite à Gaoual, Koundara et Mali. Ça c’est la zone géographique. Il concerne les 25 communes rurales de ces trois préfectures. La durée du projet est de 5 ans à compter de 2019. Les bailleurs du projet sont la Banque Islamique de Développement pour environ 21 millions d’euros et le gouvernement guinéen pour plus d’un million d’euros, soit en tout plus de 22,5 millions d’euros.

Guineematin.com : combien de personnes seront touchées par le projet ?

Pierre P. Ouendeno : nous misons sur au moins 50 mille exploitants agricoles à travers ces 25 communes rurales de Gaoual, Koundara et Mali.

Guineematin.com : parlez-nous maintenant des composantes du projet.

Pierre P. Ouendeno : le PDRI/GKM comprend trois composantes. Il s’agit de l’identification des filières. Ce qui va aboutir à l’aménagement de 2100 hectares, soit 1900 hectares de plaines et 200 hectares de bas-fonds. Ensuite, il y aura la mobilisation des équipements de production comme les tracteurs, les motoculteurs, des appareils de traitement, les moissonneuses-batteuses, les décortiqueuses, la construction d’au moins 30 magasins de stockage et le désenclavement des zones de production pour 167 km de pistes rurales. Nous aurons à mettre à la disposition des producteurs de semences améliorées, la formation et l’encadrement des producteurs.

Guineematin.com : qu’attendez-vous des producteurs, les bénéficiaires ?

Pierre P. Ouendeno : nous attendons des producteurs une adhésion et un engagement participatif dans la mise en œuvre du projet qui est pour eux. C’est un projet qui est là pour améliorer les conditions de vie des paysans.

Guineematin.com : à quand le démarrage proprement dit des activités du projet sur le terrain ?

Pierre P. Ouendeno : après cette étape de sensibilisation, nous devons élaborer un document qu’on appelle programme de travail et budget annuel (PTBA). Nous reviendrons ensuite à la base pour sa validation. Ce document final sera soumis enfin au comité de pilotage qui comprendra outre les bailleurs de fonds et les représentants de l’administration, les bénéficiaires et les représentants des collectivités. C’est après ce travail que le document sera soumis aux bailleurs de fonds pour la mise à exécution.

Guineematin.com : peut-on savoir où en êtes-vous dans la mise en place de l’unité de gestion du projet ?

Pierre P. Ouendeno : justement, après la signature de l’accord, l’une des conditions c’était la mise en place de l’unité de gestion du projet. Aujourd’hui, c’est chose faite. Elle est dirigée par Mohamed Saïd Fofana (à ne pas confondre avec l’ex-Premier ministre) assisté de cinq autres cadres. Certains s’occupent des finances et de la passation des marchés, d’autres des infrastructures et du suivi-évaluation du projet.

Guineematin.com : quel a été votre constat après les rencontres que vous avez eues avec les producteurs à Koumbia ?

Pierre P. Ouendeno : nous sommes impressionnés par la qualité de la mobilisation. Avec la saison des pluies, nous pensions qu’ils ne seraient pas si nombreux avec nous. Mais à notre agréable surprise, nous avons été bien accueillis, les gens sont venus très nombreux participer à la rencontre. D’ailleurs, nous mettons un accent particulier pour Koumbia où la mobilisation des producteurs et la qualité des échanges ont été impressionnantes.

Interview réalisée par Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Bac 2019 à Labé : « les élèves sont en partie responsable de ces mauvais résultats »

7 août 2019 à 6 06 53 08538

Les quatre (4) sur les cinq (5) préfectures de la Région Administrative (RA) de Labé qui ont présenté des candidats au baccalauréat unique, session 2019, ont enregistré un taux global d’admission pour l’ensemble des profils confondus de 25,40%. Ces faibles résultats obtenus à l’issu d’une année scolaire de dure labeur ne donne aucun sentiment de satisfaction à l’Inspection Régional de l’Education (IRE) où certains encadreurs attribuent la responsabilité de l’échec global au manque de conscience des candidats, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Sur l’ensemble des 2.480 candidats dont 803 filles présentés par la Région Administrative (RA) de Labé pour tous les profils confondus, seulement 630 ont décroché le baccalauréat unique, session 2019 pour les préfectures de Koubia, Labé, Mali et Tougué réunies. Sachant bien que la préfecture de Lélouma n’avait présenté aucun candidat.

Alimou Diallo, chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé
Alimou Diallo, chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé

« A Koubia, en Sciences Expérimentales, par exemple, il y a eu 10 qui ont composé dont 4 filles, zéro admis, donc 0%. En Sciences Mathématiques, il y a eu 30 candidats dont 8 filles, 20 ont été admis dont 4 filles soit 66,7%. En Sciences Sociales, 58 candidats dont 13 filles. Admis 40 dont 7 filles soit 69%. Soit un total de 98 qui ont composé, dans l’ensemble des trois (3) profils et 60 ont été admis soit 61,20%. Pour ce qui est de Labé, Sciences Expérimentales, 343 ont composé dont 151 filles et 56 ont été admis soit 16,30%. En Sciences Mathématiques, 682 ont composé, 102 ont été admis et ont obtenu 15%. En Sciences Sociales, 721 ont composé, 277 ont été admis soit 38,4%. En Sciences Sociales Franco-Arabe, 25 ont composé dont 4 filles, 13 admis soit 52%. Pour l’ensemble de la préfecture de Labé, il y a eu 1771 candidats dont 727 filles, admis 448 soit 25,30%. Comme on l’avait déjà souligné, Lélouma n’a pas de candidats. Pour ce qui est de Mali, en Sciences Expérimentales, 170 ont composé et 15 ont été admis soit 8,82%. En Sciences Mathématiques, 143 ont composé, 20 ont été admis dont 8 filles soit 13,9%. En Sciences Sociales, 189 ont composé dont 42 filles, 42 ont été admis 5 filles soit 22,20%. Pour l’ensemble de la préfecture de Mali, il y avait 502 candidats dont 174 filles pour les 3 profils, 77 ont été admis dont 16 filles soit 15,3%. A Tougué, Sciences Expérimentales, 11 candidats dont 2 filles, 5 admis dont 2 filles 45,5%. Sciences Mathématiques, 22 candidats dont 3 filles, 9 admis dont 1 fille soit 40,9%. Sciences Sociales, 76 candidats dont 27 filles, 31 admis dont 9 filles soit 49,8%. Pour l’ensemble de Tougué, il y avait 109 candidats dont 32 filles, 45 ont été admis dont 12 filles soit 41,3%. Maintenant, pour l’ensemble de la région de Labé, il y avait 534 candidats dont 89 filles en Sciences Expérimentales, admis, 76 soit 14,2%. Sciences Mathématiques, 877 dont 328 filles soit 17,20% d’admis. Sciences Sociales, 1040 dont 382 filles. Admis, 390 soit 37,4%. Sciences Sociales Franco-Arabe, 25 candidats dont 4 filles, 13 admis soit 52%. Pour l’ensemble de ces trois profils, nous avions 2480 candidats dont 803 filles. Admis, 630 soit 25,40% pour toute la région de Labé » a expliqué le chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé, Alimou Diallo.

Ces résultats catastrophiques ne donnent aucun sentiment de satisfaction à l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé. « Les résultats ne sont pas satisfaisants, parce que quand vous prenez l’ensemble de ces options, en Sciences expérimentales pour l’ensemble de la région, on a 14,20% donc au-dessous de 25%, c’est-à-dire du quart (¼), en Sciences Mathématiques, on a 17%, là encore c’est au-dessous du quart. En Sciences Sociales, nous avons 37,4%. On peut dire que ce résultat est passable, mais il n’est pas du tout satisfaisant par rapport à nos attentes » a-t-il ajouté.

Les élèves candidats seraient en partie responsables de ces mauvais résultats enregistrés cette année. « Cette situation est due vraiment en partie des différentes perturbations qui ont caractérisée l’année scolaire 2018-2019 et de la volonté des enfants, parce que quand même les cours avaient repris aux environs du mois de décembre. Ils ont donc eu quand même le temps de se préparer et de se rattraper. S’ils étaient conscients de ce qui les attendait en fin d’année, je crois qu’ils pouvaient redoubler d’efforts pour obtenir un résultat beaucoup plus satisfaisant » a-t-il conclu.

Ces résultats alarmants et préoccupants interpellent encadreurs de l’éducation, parents d’élèves, amis de l’école et élèves pour une prise de conscience collective.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél.: (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Mali coupée du reste de la Guinée : les ressortissants appellent à l’aide

31 juillet 2019 à 10 10 29 07297

La préfecture de Mali est coupée du reste de la Guinée depuis quelques temps avec le retard des travaux sur le pont de M’bagou. C’est pour interpeller le ministère des Travaux Publics et les bonnes volontés que des ressortissants de Mali, réunis autour du Front pour le Développement de la préfecture, ont animé une conférence de presse dans la soirée d’hier mardi, 30 juillet 2019, à Conakry. La démarche vise à tirer la sonnette d’alarme sur le drame que connaissent les populations de Mali à vocation agropastorale, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La déviation mise en place sur le pont de M’bagou, à 14 kilomètres du chef-lieu de la commune rurale de Yembéring, dans la préfecture de Mali, a cédé sous l’effet des fortes pluies enregistrées récemment dans la région. Les usagers la route nationale Mali-Labé sont aujourd’hui désemparés d’autant plus que la préfecture est coupée du reste du pays.

Alpha Ousmane Souaré, secrétaire exécutif du Font pour le Développement de Mali,
Alpha Ousmane Souaré, secrétaire exécutif du Font pour le Développement de Mali

Selon Alpha Ousmane Souaré, secrétaire exécutif du Font pour le Développement de Mali, « la plus grande préoccupation des citoyens de la préfecture de Mali aujourd’hui, c’est la réalisation de la route Labé-Mali, longue de seulement 120 kilomètres, surtout au niveau du pont de M’bagou. Pour traverser, ils ont mis des cordes qui traversent complètement le pont. Ces cordes-là sont tenues de part et d’autres par un groupe de jeunes. Maintenant, celui qui quitte Labé pour Mali, on le porte pour traverser, c’est moyennant de l’argent. Pour traverser, il faut payer 15.000 francs. Chaque saison pluvieuse, les usagers font au minimum 4h de temps entre Mali et Labé. On a des problèmes au niveau de l’hôpital central de Mali. Du coup, à chaque fois qu’il y a certains cas de maladies, un peu grave, il faut évacuer les gens vers Labé pour Conakry. Donc, on est devant cette triste réalité ».

Parlant des conséquences de l’état de la route et du pont de M’bagou, Alpha Ousmane Souaré a souligné que les pertes pourraient être immenses si rien n’est fait dans un bref délai. « Les gens m’ont appelé pour dire qu’ils sont en train de regarder leurs champs de pomme de terre emportés par des maladies. Le ministère de l’Agriculture connait l’existence de cette maladie qui ravage les cultures de la pomme de terre. Mais jusque-là, aucune mesure adéquate n’a été prise. Si jamais ils s’en sortent en produisant, les produits pourrissent parce que finalement, ils ne peuvent pas embarquer leurs produits à Mali pour venir les vendre à Labé », a-t-il expliqué.

Pour finir, Alpha Ousmane Souaré interpelle le ministère en charge des Travaux Publics et les bonnes volontés pour aider les citoyens de Mali en détresse. « Notre doléance, c’est de demander à toutes les personnes de bonne volonté, à l’Etat guinéen, de penser à la route Labé-Mali. Nous, on ne demande rien d’autre. Nous sommes sûrs et certains, ce que nous ne pouvons pas faire en tant que ressortissants de Mali, c’est la construction des routes aussi importante que la route Labé-Mali. (…) Nous avons engagé des démarches au niveau du ministère en charge des Travaux Publics. Nous nous sommes dit que c’est le bon moment de lancer cet appel aux autorités guinéennes, que l’opinion nationale et internationale soit témoin que la préfecture de Mali est en danger. Si jamais, dans une semaine, il y a une crise humanitaire, on ne dira pas que les ressortissants de Mali sont restés les bras croisés à Conakry. Donc, on attire l’attention des uns et des autres par rapport à cette triste réalité », a laissé entendre le secrétaire exécutif du Font pour le Développement de Mali.

Joint récemment au téléphone, un cadre du ministère des TP avait assuré que les travaux sur le pont de M’bagou allaient prendre fin avant le 10 juillet. Que de promesses non tenues !

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Diouldé Diallo, 1er au CEE franco-arabe à Labé : « je n’ai pas fait la 1ère ni la 2ème année »

25 juillet 2019 à 19 07 12 07127
Thierno Mamadou Diouldé Diallo, premier au Certificat de fin d’Etudes Élémentaires profil franco-arabe à Labé
Thierno Mamadou Diouldé Diallo, premier au Certificat de fin d’Etudes Élémentaires profil franco-arabe à Labé

C’est un élève particulièrement doué qui a été premier au Certificat de fin d’Etudes Élémentaires profil franco-arabe à Labé. Thierno Mamadou Diouldé Diallo a commencé l’école en classe de 3ème année (il a sauté les deux premières). C’est lui-même qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Originaire de la sous-préfecture de Salambandé, dans la préfecture de Mali, Thierno Mamadou Diouldé Diallo vit avec son frère dans la ville de Labé. Il étudie dans une école franco-arabe située au quartier Tata 1 et dans un foyer coranique. A 13 ans, l’enfant impressionne plus d’un. Selon ses proches, il a déjà mémorisé le coran. Et à l’école, il n’a fait que quatre ans pour obtenir son examen d’entrée en 7ème année en se classant premier de la préfecture. Un succès qui le rend très heureux.

Thierno Mamadou Diouldé

« Je suis très content du fait que suis arrivé premier dans la préfecture. Ce classement est le fruit de beaucoup de travail. Durant toute l’année scolaire, je révisais. Non seulement avec mes amis à l’école mais aussi tout seul à la maison. Je suis très fier aujourd’hui de mon parcours scolaire. D’abord, je n’ai pas fait la première ni la deuxième année. Quand on m’a inscrit à l’école, les maîtres ont dit que j’ai le niveau de la troisième année, ils m’ont installé directement en troisième année. Depuis, je n’ai pas jamais échoué et je suis premier de la préfecture à l’examen d’entrée en 7ème année », a confié Thierno Mamadou Diouldé Diallo.

A noter que le profil franco-arabe a enregistré un taux de réussite de 85,40% à l’examen d’entrée en 7ème année dans la préfecture de Labé. Sur 226 candidats, 193 sont admis. Un pourcentage largement supérieur à celui de l’enseignement général.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Lutte contre la Polio : le PEV à pied d’œuvre pour vacciner plus de 4 millions et demi d’enfants

28 juin 2019 à 16 04 00 06006

Le Programme Élargi de vaccination (PEV) multiplie les actions pour conférer un succès retentissant à la prochaine campagne nationale de vaccination gratuite contre la Polio et de supplémentation en vitamine A. C’est dans cette dynamique que le PEV a échangé avec les médias ce vendredi, 28 juin 2019, à son siège à Dixinn. La démarche visait à donner de larges informations sur cette campagne en vue de l’atteinte de ses objectifs, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La campagne nationale de vaccination gratuite contre la Polio et de supplémentation en vitamine A est prévue du 04 au 07 juillet 2019. Selon le PEV, la démarche vise « à contribuer au renforcement de l’immunité collective et des acquis ayant arrêté la circulation du poliovirus en vue de la certification de l’éradication de la poliomyélite ».

En effet, cette campagne de vaccination contre la polio est consécutive à la détection au Mali, en septembre 2015, d’un cas de Poliovirus chez un enfant originaire de Siguiri. Mais, la polio ne respectant pas les frontières, les autorités guinéennes ont pris le taureau par les cornes, avec l’appui des partenaires, pour faire face au problème. C’est ainsi que 9 passages de vaccination contre la polio ont été déjà organisés entre septembre 2015 et décembre 2016. Il en a été de même pour des Journées Nationales et Journées Locales de Vaccination en 2017 et 2018.

C’est dans la suite logique de ce combat engagé par les autorités que la campagne de 2019 sera lancée prochainement. Selon les organisateurs, pendant ces quatre jours, ce sont 4 millions 666 mille 695 enfants de 0 à 5 ans qui sont ciblés sur toute l’étendue du territoire national. Pour y arriver, il a été mobilisé 5 millions 180 mille doses de vaccins.

Pour cette première campagne nationale de 2019, les équipes de vaccination feront du porte-à-porte. Ces équipes passeront dans chaque ménage, gare routière, centre de santé, et tout autre endroit d’attroupement pour vacciner les enfants de 0 à 5 ans et administrer de la vitamine A aux enfants de 6 à 59 mois, précise le PEV.

Leaders religieux, acteurs de la société civile, leaders d’pinions, responsables de familles, sont tous invités à jouer leur partition pour faciliter la tâche aux équipes de vaccinateurs dans tout le pays pour faire de ces journées un succès éclatant.

Selon les statistiques, seulement un (1) enfant sur quatre (4) est vacciné en Guinée. D’où la nécessité de mobiliser tous les acteurs pour que ces journées de vaccination connaissent le succès escompté. Nul n’est besoin de rappeler que « la vaccination reste le 2ème moyen de contrôler les infections dans le monde après l’eau potable.

Elle offre l’occasion d’un contact avec le système de soins dès le début de la vie et donne à chaque enfant la possibilité d’être en bonne santé dès le plus jeune âge jusqu’à l’âge avancé. La vaccination confère une éradication des maladies, permet de sauver des millions de vies chaque année et est largement reconnue comme l’une des interventions sanitaires des plus efficaces et les moins coûteuses au monde ».

Aux dires des spécialistes, même si elle a presque disparu du monde, la Guinée, le Nigéria et la Mali connaissent encore des cas de poliomyélite. Les multiples campagnes de vaccination organisées dans le monde ont réduit les cas de polio de plus de 99%. Plusieurs pays, comme l’Inde, l’ont éradiqué à travers la vaccination répétée de leurs enfants de moins de 5 ans. Pourquoi pas la Guinée ?

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Voiries urbaines de Dalaba, Pita et Labé : « les choses évoluent très bien », dit le ministre des TP

20 mai 2019 à 10 10 48 05485

Conduite par le ministre des Travaux Publics, la mission de suivi des travaux routiers en cours dans le pays s’est rendue hier dimanche, 20 mai 2019, dans plusieurs préfectures de la Moyenne Guinée. Moustapha Naïté et sa suite ont visité successivement les chantiers de bitumage des voiries urbaines de Dalaba, Pita et Labé et celui du pont de M’Bagou situé entre Yembering (Mali) et Labé. Sur le terrain, la délégation ministérielle a fait un constat satisfaisant, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Le ministre des Travaux Publics a entamé sa tournée en Moyenne Guinée par la préfecture de Dalaba. Ensuite, il s’est rendu à Pita pour constater de visu les travaux de bitumage qui sont faits et ceux en cours dans cette ville. De là, Moustapha Naïté et sa suite sont allés à Labé, puis sur le pont de M’Bagou à Yembering (Mali) dont les travaux d’urgence ont été lancés en vue de remplacer celui qui s’était effondré lors de la dernière saison hivernale. Sur le terrain, le patron des TP a fait son propre constat avant d’écouter les responsables des sociétés chargées d’exécuter les travaux.

Armel Tcheuffa

Armel Tcheuffa, directeur de projet des voiries de Labé, Pita et Dalaba au compte de l’entreprise GUICOPRES, a indiqué qu’à l’heure qu’il est, sa société est à un « niveau d’avancement en terrassement de façon générale à un hauteur presque de 40%. En termes d’ouvrage, nous avons entamé une série d’ouvrages d’assainissement sur des lignes dont les couches de bases ont été déjà atteintes. Et en termes d’imprégnation, à Labé, nous sommes un peu en avance, à Dalaba également. A Pita, tout ce qui a été imprégné a fait l’objet de bitumage. Donc, au jour d’aujourd’hui, de façon grosso modo, nous avons 2 kilomètres finis à Pita, nous avons 4 kilomètres presqu’imprégnés à Dalaba et 2 kilomètres et demi imprégnés à Labé », a-t-il expliqué.

Songomo Youssouf

Et, selon Songomo Youssouf, chef de la mission de contrôle des travaux des voiries urbaines de Labé, Dalaba et Pita, le constat sur le terrain est actuellement satisfaisant. « Actuellement nous sommes à Pita. La voirie de Pita compte 13 kilomètres à exécuter, avec 23 lignes d’exécution. Sur 13 kilomètres, 6 kilomètres ont été déjà dégagés au niveau de la plateforme, et sur les 6 kilomètres, on a déjà fait 5 kilomètres au niveau de la couche de base réceptionnée pour être maintenant pour l’imprégnation.

Aussi, sur les 6 kilomètres, on a fait 2 kilomètres de BB que vous voyez ici. On peut dire qu’actuellement, nous sommes satisfaits des travaux de GUICOPRES sur ces trois voiries (Labé, Pita et Dalaba). Vu les trois mois qu’on a déjà exécutés, on ne peut que les saluer vraiment pour ces travaux », a-t-il dit.

Ibrahima Sory Touré

S’exprimant sur le niveau d’exécution des travaux de reconstruction du pont de M’Bagou qui aura une distance de 16 mètres, Ibrahima Sory Touré, directeur général de Petroman Ingénierie, en charge des travaux, a indiqué que sa société a eu à réaliser une « déviation sécurisée, avec un passage de 5 mètres cubes pour pouvoir évacuer les eaux. Cela doit pouvoir sécuriser le passage jusqu’à fin juillet, en principe. Ça nous permettra de construire le pont proprement dit. Et là, nous avons eu à démolir l’ouvrage effondré et nous sommes en train finalement de dégager les débris afin de pouvoir reconstruire les fondations du pont à réaliser », a souligné le responsable.

Mamadou Lamarana Barry

Très heureux de cet ouvrage en cours de réalisation dans sa localité, Mamadou Lamarana Barry, maire de la commune rurale de Yembering, au nom des populations bénéficiaires, a exprimé sa reconnaissance au ministre des TP et par-delà au Chef de l’Etat. « Les citoyens et citoyennes de Mali sont dépassés de joie suite à cette réaction positive du gouvernement de nous reconstruire ce pont. Puisque nous avons exprimé des inquiétudes, à savoir que si les mois de juillet, août nous trouvaient dans cet état, la préfecture de préfecture de Mali serait coupée du reste de la Guinée ».

De son côté, le ministre des Travaux Publics s’est dit satisfait des travaux qui ont été menés sur les voiries urbaines de Dalaba, Pita, Labé et ceux en cours sur le pont de M’Bagou. « Je dois dire qu’à Dalaba, nous sommes globalement satisfaits de ce qui est en cours : les dégagements ont été totalement faits, ils sont sur les couches de fondation et l’imprégnation qui a été faite sur un certain nombre de tronçons déjà. Quant à Pita, nous sommes très contents, parce que le bitume a commencé à être posé sur à peu près 2 à 3 kilomètres sur Pita, ce qui est très encourageant avec tous les travaux d’assainissement, d’imprégnation et de fondation complètement terminés à Pita. A Labé, le dégagement est déjà fini sur les 15 kilomètres, ils sont sur les couches de fondation et de base, ça aussi, ça évolue à une allure acceptable.

Moustapha Naïté

Et maintenant, nous sommes au niveau du pont de M’Bagou qui mène à Mali Yembering. Et vous savez que ce pont s’est effondré lors de la saison des pluies dernière. Si on ne prenait pas des dispositions, Mali serait coupée de Labé. Aujourd’hui, l’entreprise est mobilisée sur le terrain, le travail est en cours. Donc, je dis avec une très grande satisfaction que les entreprises, au niveau de Pita-Dalaba et Labé, que les choses évoluent très bien. Et celle à laquelle on a confié le pont de M’Bagou, ça aussi ça évolue très bien », s’est-il réjoui.

A rappeler que ce sont 12,6 kilomètres de voiries urbaines qui sont en train d’être bitumés à Dalaba, 13 kilomètres à Pita et 15 kilomètres à Labé.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Massacre des Peuls au Mali : réaction poignante de Me Alioune Badara CISSE

29 mars 2019 à 9 09 47 03473

Le massacre des Peuls perpétré depuis plusieurs mois au Mali suscite une vive indignation dans beaucoup de pays de la sous-région et même au-delà. Et parmi les voix qui s’élèvent pour dénoncer cette situation, il y a celle de maître Alioune Badara Cissé, ex-ministre des Affaires Etrangères et ancien Médiateur de la République du Sénégal. L’avocat s’est exprimé sur le sujet à travers un poème dans lequel il dénonce ce massacre et apporte tout son soutien à la communauté peule du Mali.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le poème de Me Alioune Badara Cissé

OUI JE SUIS PEULH !!!

De la Nubie ancienne et pharaonique

Au Cap de Madiba qui symbolise la renaissante Afrique,

Mon sang a irrigué les veines de l’authentique et résiliante Afrique.

Pasteurs des vastes prairies aux airs purs,

Mon souci en oubli de soi

Est de préserver et de perpétuer la vie des créatures qui baignent et verdissent

Celle de celles qui braient, meuglent et beuglent.

Ma taille, en fine silhouette, est grande.

Mon teint couleur miel, un tantinet basané – brun ambré fait de moi l’origine des couleurs et la somme de celles-ci.

Je me rapproche du ciel chaque jour davantage,

Voyant toujours plus loin que le bout de mon nez aquilin,

Je contemple les nuages et prédis l’imminence et l’intensité des orages.

L’on emprunte mon mode de vie et ma culture pour décrire ce que les patriotes décrient.

La vérité est que nul ne se soucie de moi.

Je ne suis ni urbanisé, ni éduqué,

Je ne suis ni soigné, ni véhiculé.

Je ne suis raccordé ni à l’eau, ni à l’électricité ;

La distance ne m’émeut pas.

Buste Droit est mon signe du zodiac ;

L’état civil confond mon âge à la taille de mon bâton de berger.

Jouir du lait de mes vaches et de ses dérivés n’est pas mon seul délice,

Mes femmes, belles en coiffe bien de chez nous, exhibent en souriant et en festoyant leurs parures dentaires toutes dorées.

Elles sont douces, généreuses et accueillantes, timides et discrètes mais attentionnées.

Elles perpétuent notre histoire et notre avenir en nous traçant un futur très simple au temps composé de la patience et de l’endurance !

Assez ! Je m’indigne !

Oui je suis Peulh !!!

Silence, on m’extermine.

Maître Alioune Badara Cissé

Ancien Conseiller Spécial du Premier Ministre

Avocat à la Cour

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Le fleuve Sénégal, au cœur des défis pour l’eau, l’énergie et la sécurité alimentaire

26 mars 2019 à 16 04 37 03373

Dakar, le 20 mars 2019 : Les ressources naturelles du bassin du fleuve Sénégal sont à la base du développement durable des pays qui le partagent: la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Dans un contexte de changement climatique et de croissance économique, la dégradation environnementale est une réalité. La sécurité alimentaire, énergétique et en eau reste un défi pour l’ensemble des parties prenantes à toutes les échelles. L’OMVS, soutenue  par l’UE et la coopération Italienne, rencontre les partenaires du projet WEFE-Sénégal pour faire le bilan d’un an de mise en œuvre et programmer les prochaines étapes.

De l’eau pour irriguer les champs, produire les céréales, les fruits et les légumes et contribuer à la sécurité alimentaire des pays et des communautés locales. De l’eau pour faire tourner les turbines, produire l’énergie nécessaire aux ménages, aux usines et aux villes. De l’eau pour boire, cuisiner, se laver et garantir le bien-être des citoyens. De l’eau pour garantir des services écosystémiques sur le long terme.

Les sociétés évoluent, les populations grandissent, les besoins augmentent. Les ressources en eau du bassin du fleuve Sénégal, et les écosystèmes associés, sont fragiles et leur utilisation doit être concertée, intégrée et durable. C’est dans ce cadre qu’intervient le projet WEFE (Water, Energy, Food, Ecosystems)-Sénégal : «Appui à la gestion des ressources en eau et du NEXUS eau-énergie-agriculture dans le bassin du fleuve Sénégal ».

«Le développement régional passe, entre autres, par une gestion coopérative, transfrontalière et durable des ressources en eaux à toutes les échelles. Les pays du bassin du fleuve Sénégal font face à ce défi et l’UE les accompagne dans la réalisation d’actions intersectorielles concrètes et soutenables pour le relever.» a souligné Mme. Veronica GIRARDI, Chargée de programme à la Direction Générale pour la Coopération Internationale et le Développement (DEVCO) de la Commission Européenne.

Les membres du comité consultatif du projet, représentants des organisations de gestion de l’eau, des institutions scientifiques des pays riverains et d’organisations internationales, sont réunis à Dakar, du 20 au 22 Mars 2019, dans la salle de conférence « Manantali », au siège de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS). Cette rencontre technique annuelle permet de faire le point après un an de mise en œuvre des activités et de se projeter ensemble vers les futures réalisations.

« Il existe différentes problématiques de dégradation environnementale, elles-mêmes exacerbées par les effets du changement climatique, ainsi qu’une forte interdépendance entre la sécurité de l’approvisionnement en eau, la sécurité alimentaire et la sécurité énergétique. La concertation multi-acteurs et multi-échelles entre pays et secteurs est indispensable pour garantir l’atteinte des ODD et l’avenir du bassin» a déclaré Dr. Mamadou II DIABY, Secrétaire général de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) .

La première année du projet a surtout permis de poser les bases pour l’atteinte des objectifs fixés, notamment à travers le renforcement de la collecte et de l’analyse des données existantes sur le bassin auprès de l’OMVS et des institutions partenaires.

 « L’établissement d’une base solide d’information scientifique sur le bassin du fleuve Sénégal, sur les ressources en eau, l’occupation et l’utilisation des sols, l’énergie, l’environnement…, est le fondement indispensable à un dialogue éclairé et efficace entre les parties prenantes pour la recherche de compromis et le développement de projets d’intervention équitables.» a indiqué M. César CARMONA MORENO, Chargé de programme au Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européenne.

Cette rencontre permettra de poursuivre le développement collaboratif d’activités diverses et complémentaires, dont entre autres : l’établissement d’outils d’aide à la décision pour une optimisation de gestion multi-objectifs ; l’appui à un programme d’analyse et de suivi de la qualité de l’eau ; la réalisation de projets de recherche pour alimenter l’observatoire du bassin ; la préparation et l’accompagnement de projets de développement local dans trois sites prioritaires (Massif du Fouta Djalon, Haut-bassin malien et Delta du fleuve) ; la conduite de dialogues Nexus pour le développement de projets d’intervention intersectoriels.

« La réunion annuelle permet de partager l’état des lieux de la mise en œuvre du projet pour se projeter vers les activités à venir dans une approche collégiale. Cette approche participative du projet favorise la consultation entre acteurs gestionnaires du bassin et scientifiques des pays riverains, avec l’appui d’organisations internationales, pour renforcer au mieux les processus de mobilisation de connaissances et de prise de décision au bénéfice d’un développement inclusif.» a affirmé Mme. Alessandra PIERMATTEI, Directrice de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), bureau de Dakar.

Le projet WEFE-Sénégal a pour objectif de renforcer les capacités scientifiques et techniques au bénéfice de l’OMVS et de ses partenaires pour une meilleure gestion des ressources en eau dans le bassin du fleuve Sénégal dans un contexte d’adaptation aux effets du changement climatique. Il est mis en œuvre dans le cadre du partenariat entre l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), le Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européenne, et l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), avec l’appui financier de la Direction Générale pour la Coopération Internationale et le Développement (DEVCO) de la Commission Européenne et l’appui technique d’un comité consultatif. Il a démarré en 2017, se terminera en 2021 et il mobilise un financement de 6.1 millions d’euros soit environ 4 milliards de Fcfa.

Pour plus d’informations :

M. Marco MANZELLI

Chargé de programme

WEFE-NEXUS Sénégal

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AICS (Agenzia Italiana per la Cooperazione allo Sviluppo)

Siège de Dakar

69, Rue Jacques Bugnicourt – CP 18524 Dakar (Sénégal)

Tél : + 221 33 822 87 11 / Fax : +221 33 822 84 24 Email : dakar@aics.gov.it

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