L’échographie est une phase primordiale chez une femme en grossesse. De nombreux spécialistes soutiennent qu’elle n’est pas à négliger, car elle permet de savoir si « c’est une fécondation normale ou anormale, si c’est un œuf blanc ou un œuf clair, si le fœtus a une évolution favorable », a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Selon Dr Ibrahima Sory Diallo, radiologue et responsable du service de télémédecine à l’hôpital national Donka, l’échographie est une pratique qui a levé le voile sur la grossesse. « L’échographie est une modalité d’imagerie médicale qui a évolué durant ces dernière années. Elle est venue combler les tabous de la médecine pour savoir l’évolution de la grossesse. Avant, on ne pouvait pas comprendre l’évolution de la grossesse. On le faisait par la gynécologie, à savoir mesurer la hauteur de l’utérus, faire des touchers vaginaux par exemple, palper pour comprendre si l’enfant est la. Aujourd’hui, l’échographie est venue nous montrer le stade d’installation du fœtus jusqu’à la naissance », a révélé le médecin.

Parlant de l’importance de l’échographie chez la femme enceinte, Docteur Ibrahima Sory Diallo a dit qu’elle révèle beaucoup de choses. « L’échographie pour une femme enceinte révèle pas mal de choses qui ne sont pas à négliger. Elle permet de savoir si c’est une fécondation normale ou anormale, c’est la première des choses. C’est l’étude de l’embryon qui permet de savoir si c’est un œuf blanc ou un œuf clair. Alors, il est question de savoir est-ce-que le fœtus a une évolution favorable ? Est-ce-que c’est une grossesse intra-utérine (grossesse normale) ou extra-utérine (grossesse anormale). On peut aussi, grâce à l’échographie, préparer la femme à connaître le sexe de l’enfant, mais également la préparer à l’accouchement », indique-t-il.

Interrogé sur les différentes étapes de l’échographie, Dr Ibrahima Sory Diallo dira qu’elle comporte trois phases. « Au premier trimestre, il faut confirmer si la femme a contracté la grossesse ou pas. Nous diagnostiquons la femme et on lui donne des conseils pour éviter de casser l’œuf, qui est d’ailleurs très fragile. Elle doit éviter les travaux durs ou les bagages lourds. Le deuxième trimestre, c’est à cette phase qu’on prépare la femme à la consultation prénatale, parce qu’ on va déterminer la position, pour dire à la femme votre fétus évolue bien, mais la présentation du fœtus est soit siège, ou céphalique, ou encore si le placenta est antérieur, postérieur, bas où inséré. En ce moment, on va savoir les risques qu’elle court si elle va faire un accouchement normal ou pas, ou est-ce qu’il y’a des déficits de liquide amniotique sur lesquels l’enfant baigne. C’est à cette phase qu’on peut déterminer le sexe de l’enfant. Le troisième trimestre, c’est pour savoir si ce qu’on avait vu au deuxième trimestre est le même, s’il y’a pas des changements. Dans ce cas, on demande à la femme de faire des mouvements. Mais, s’il y’a changement on interdit à la femme de faire du mouvement. Donc, cette étape permet de surveiller la femme jusqu’a l’accouchement et donner la date probable de son accouchement. Et si la date probable de son accouchement arrive, on lui recommande un gynécologue pour lui donner un déclencheur qu’elle met sous sa langue pour déclencher la grossesse. Mais, à chaque étape de l’échographie on peut donner une date d’accouchement ».

Que risque une femme enceinte qui ne fait pas l’échographie ? Pour Dr Ibrahima Sory Diallo les risques sont nombreux. « Pour une femme enceinte qui n’a pas fait d’échographie les risques qu’elle court sont nombreux. Cela peut entraîner l’enfant à avoir des malformations, conduire au décès même de la mère lors de l’accouchement, parce que elle n’a pas connu la position de l’enfant. Avec les nouvelles technologies une femme ne doit pas rester sans faire d’échographie », conseille le médecin.

Pour Dr Ibrahima Sory Diallo, le prix de l’échographie à son service à Donka est de 90 000 francs guinéens.

Aissatou Sadio Bah pour Guineematin.com

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