Échec des négociations sur le contentieux électoral : l’opposition annonce la reprise des manifestations de rue

30 avril 2018 à 22 10 14 04144

Comme elle l’avait annoncé récemment, l’opposition républicaine décide de reprendre les manifestations de rue pour exiger la restitution des voix qui lui ont été « volées » par les CACV lors des élections locales du 04 février dernier. Les opposants ont annoncé cette décision au sortir d’une plénière qui les a réunit dans l’après-midi de ce lundi 03 avril 2018 à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Après les menaces, place à l’action. L’opposition républicaine décide de reprendre les manifestations de rue comme elle l’avait prévenu il y a plus d’une semaine. Les opposants avaient donné une semaine au comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016, pour aller dans le sens de la satisfaction de leur revendication relative à la restitution à l’UFDG, de ses suffrages qui ont été annulés par les présidents des commissions administratives de centralisation des votes.

Ce délai expiré sans qu’aucune avancée ne soit obtenue au sujet du contentieux électoral, ils ont décidé de mettre à exécution leur menace. Après de longues heures (16 heures à 20 heures) de discussions au quartier général de l’UFDG, les adversaires du pouvoir sont sortis annoncer leur décision dans la soirée de ce lundi, 30 avril 2018.

Et cette fois, c’est Cellou Dalein Diallo en personne qui a annoncé la nouvelle : « Nous allons reprendre nos manifestations à partir de la semaine prochaine. Le jeudi 03 mai, nous demandons à tous nos militants d’observer une journée ville morte. Ce même jeudi 03 mai, certains leaders de l’opposition sont convoqués à Dixinn, je demande à tout le monde de se mobiliser pour accompagner l’opposition au tribunal », a dit le chef de file de l’opposition guinéenne.

Il ajoute que les autres manifestations relatives au contentieux électoral vont également reprendre à partir de la semaine prochaine sans pour autant donner une date dans ce sens.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

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Affaire de bouillon sur le marché guinéen : le ministre du commerce dément les services de Tiégboro et rassure les citoyens

30 avril 2018 à 22 10 09 04094

Le ministre du commerce a animé une conférence de presse ce lundi, 30 avril 2018, pour parler de l’affaire de bouillons vendus sur le marché guinéen qui fait beaucoup de bruits ces derniers jours. Marc Yombouno a démenti les informations alarmantes données par le secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé, et a rassuré les citoyens que son département veille sur la qualité des produits vendus sur le marché guinéen, rapporte un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

«Après une enquête menée sur les marchés de la capitale, nous avons recensé 95 marques de bouillons. Après une analyse, seulement 9 sont propres à la consommation et répondent aux normes SMO3 de la CEDEAO. De surcroît, l’analyse faite par l’organisation mondiale de la santé (OMS) a prouvé que la consommation de ces bouillons entraîne des maladies », c’est ce qu’a annoncé le secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé, qui a publié en fin de semaine dernière, un rapport sur la qualité des bouillons vendus à Conakry.

A cette même occasion, le colonel Moussa Tiégboro Camara qui dirige ce service, avait appelé le ministre du commerce à jouer son rôle pour protéger la santé de la population guinéenne. En réponse, le ministre du commerce a tenu une conférence de presse ce lundi, 30 avril 2018 pour s’expliquer sur le sujet. Marc Yombouno parle d’informations effrayantes et qui ne correspondent pas à la réalité sur le terrain.

« Nous avons suivi sur certains médias des informations qui effraient la population. Quand on donne des pourcentages avec un tel nombre de produits qui existeraient sur le marché et qui seraient des poisons, ça nous effraye et ça effraye la population. C’est pourquoi, en tant que département chargé de contrôler, de confirmer et de certifier les produits alimentaires pour nos populations, nous avons jugé utile de faire un éclairage pour dire que nous travaillons depuis longtemps sur la problématique des bouillons », introduit Marc Yombouno.

« 108 (Cent huit) marques de bouillons ont été identifiées sur le marché de Conakry, nous avons tenu une réunion, seulement 12(douze) marques se sont présentées et enregistrées. Pour lever l’équivoque nous les avons envoyés à Dakar pour des analyses. Le résultat a montré que sur les 12(douze) bouillons analysés, seulement 2 (deux) sont impropres à la consommation », a ajouté Marc Yombouno, précisant que les deux qui sont impropres à la consommation sont les marques ‘’Balamousou Babou’’ et ‘’Djaba’’

L’autre point qui fâche le ministre du commerce, c’est le fait que les opérateurs qui sont dans ce secteur, ont été obligés à payer des fortes sommes pour des analyses de leurs produits. Il déplore des agissements qui violent les procédures en la matière : « Nous avons regretté de voir que certains opérateurs ont été soumis à des paiements des montants faramineux pour soi-disant des analyses dans les pays limitrophes. Alors que nous-mêmes, nos laboratoires ne retirent pas des montants aussi importants à ces opérateurs. Cela nous a touchés, et nous disons aux opérateurs économiques de se référer au département de tutelle pour toute analyse de leurs produits. C’est ça vraiment la démarche à suivre », a-t-il déclaré.

Selon Marc Yombouno, le ministère du commerce à travers l’office national de contrôle de qualité travaille constamment sur cette question de bouillons, et sur tous les produits vendus sur le marché guinéen, de manière à protéger les consommateurs guinéens. Il a appelé les citoyens à collaborer avec les services du département en vérifiant les dates de péremption des produits qu’ils achètent et en se renseignant auprès des agents du ministère du commerce sur les nouveaux produits qu’ils voient sur le marché.

Aissatou Sadjo Diallo pour Guineematin.com

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EGA signe un accord avec Louis Dreyfus Armateurs pour le transbordement de la bauxite en Guinée

30 avril 2018 à 20 08 46 04464

Le transbordement permettra à EGA de charger tous les navires naviguant en haute mer, y compris les plus grands au monde, réduisant les coûts d’expédition

Louis Dreyfus Armateurs et Abu Dhabi Ports ont l’intention de former une joint-venture pour travailler ensemble sur le projet

Emirats Arabes Unis : Emirates Global Aluminium, la plus grande société industrielle des Emirats Arabes Unis hors du secteur du pétrole et gaz, a signé aujourd’hui un accord de 15 ans avec LD Ports & Logistics, filiale de Louis Dreyfus Armateurs, pour le transbordement de bauxite en République de Guinée.

Louis Dreyfus Armateurs et Abu Dhabi Ports ont signé séparément un engagement à former une coentreprise pour travailler ensemble à la mise en œuvre du projet.

Le transbordement est le processus consistant à déplacer des marchandises d’un navire à un autre en mer, et est utilisé pour transférer des marchandises lorsque les navires sont trop grands pour être amarrés dans un port. L’utilisation de plus gros navires réduit les coûts d’expédition sur les longs trajets.

EGA chargera de la bauxite au port de Kamsar en Guinée à partir de son propre projet Guinea Alumina Corporation (GAC), qui fournira des clients dans le monde entier et de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) pour l’approvisionnement de la raffinerie d’alumine Al Taweelah d’EGA à Abu Dhabi.

Kamsar est situé sur la rivière Nunez à quelque 17 kilomètres de la mer et est inaccessible aux plus grands navires du monde.

Louis Dreyfus Armateurs est un groupe mondial de services et de transports maritimes.

EGA travaille déjà avec l’entreprise d’Abu Dhabi Ports en Guinée. Elle gère un terminal à conteneurs construit par EGA au port de Kamsar.

S’exprimant lors de la cérémonie de signature, Abdulla Kalban, président directeur général d’EGA, a déclaré : « EGA a établi un programme de croissance ambitieux pour se développer en amont et à l’international. Le transbordement est un maillon important de la chaîne qui reliera notre raffinerie d’alumine et nos fonderies d’aluminium aux Émirats arabes unis avec les mines de bauxite en Guinée, et réduira également les coûts d’expédition de GAC pour les (autres) marchés mondiaux de la bauxite.

  1. Gildas Maire, directeur général de Louis Dreyfus Armateurs, s’est exprimé en ces termes: « Ces accords avec EGA et Abu Dhabi Ports étendent notre présence géographique et opérationnelle en Afrique de l’Ouest. Nous sommes heureux de nous associer à ces champions des Emirats Arabes Unis et de participer au développement de l’économie guinéenne tout en contribuant à la compétitivité du transport de la bauxite guinéenne. « 

EGA développe actuellement le projet GAC en Guinée, une mine de bauxite et ses installations connexes. Les premières exportations de bauxite du projet GAC sont attendues au cours de la seconde moitié de 2019. Ce projet est l’un des plus importants en matière d’investissement depuis les quarante dernières années et sera une nouvelle source mondiale de bauxite. La bauxite est le minerai dont provient l’aluminium.

EGA construit également la première raffinerie d’alumine des Émirats arabes unis à Al Taweelah, à Abu Dhabi. La première production d’alumine est attendue au cours de la première moitié de 2019. L’alumine, qui est raffinée à partir de la bauxite, est la matière première pour les fonderies d’aluminium. La raffinerie d’alumine Al Taweelah devrait répondre à 40% des besoins en alumine d’EGA une fois qu’il aura atteint un état de fonctionnement stable.

Le système de transbordement de GAC consistera à avoir des barges autopropulsées qui feront la navette entre le poste d’amarrage de GAC au port de Kamsar et une station de transfert flottante équipée d’une grue flottante. Pour la bauxite destinée à la raffinerie d’alumine Al Taweelah, Louis Dreyfus Armateurs utilisera un Panamax sans engrenage qui fera la navette entre le quai CBG et un transbordeur nouvellement construit (un système de manutention de grues et de cargaison).

La bauxite de la raffinerie d’alumine Al Taweelah sera déchargée au port de Khalifa à Abu Dhabi. En décembre 2017, EGA et Abu Dhabi Ports ont signé un accord d’installation portuaire à long terme qui permet à Abu Dhabi Ports de développer le port de Khalifa pour devenir le premier port du Golfe capable de gérer directement les plus grands navires de fret.

Abu Dhabi Ports financera et achèvera les travaux de dragage et d’élargissement du canal et du bassin d’approche du port de Khalifa, y compris le poste d’amarrage d’EGA. 

Contexte GAC :

Guinea Alumina Corporation (GAC S.A.) est une société minière d’extraction de bauxite, filiale d’Emirates Global Aluminium (EGA), l’une des plus importantes compagnies d’aluminium au monde.

Emirates Global Aluminium (EGA) est détenue à parts égales par Mubadala Investment Company of Abu Dhabi et Investment Corporation of Dubaï. Elle exploite des fonderies en aluminium à Dubaï et Abu Dhabi avec une capacité de production combinée de 2,5 millions de tonnes par an. La production d’EGA fait des Emirats Arabes unis le cinquième pays au monde en matière de production d’aluminium. EGA est également propriétaire de Guinea Alumina Corporation (GAC), une société de développement minier qui travaille actuellement au développement de son projet d’exportation de bauxite en République de Guinée. EGA est portée par d’importants projets de croissance nationale et d’expansion internationale.

GAC COMMUNIQUE DE PRESSE 

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Assassinat de madame Boiro : Mohamed Sankhon réitère la comparution de Mohamed Gharé, gouverneur de Kankan

30 avril 2018 à 19 07 10 04104

Les audiences criminelles se poursuivent au tribunal de Dixinn. Les présumés assassins de madame Aissatou Boiro et de Temple Cole ont défilé ce lundi 30 avril 2018, devant le tribunal. Sur les huit accusés, trois ont été entendus à la barre, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Le double assassinat avait été perpétré le 9 novembre 2012 à Kipé, dans la commune de Ratoma au moment où les deux victimes regagnaient leur domicile après avoir passé une journée de travail chargée.

Les présumés auteurs de ce double assassinat sont  accusés d’association de malfaiteurs, vol à main armée, assassinat, tentative d’assassinat, détention illégale d’armes de guerre, de munitions, et de chanvre indien, coups et blessures volontaire et complicité.

Au cours de cette audience, ce sont les accusés Mohamed Sankhon, Ibrahima Sory Bah, alias Mayano et Elhadj Ibrahima Sow qui ont été entendus.

Dans son audition, Mohamed Sankhon a réitéré sa demande liée à la comparution du général Mohamed Gharé, actuel gouverneur de la région administrative de Kankan. «Tous les accusés qui sont là sont des innocents. Si le général Gharé est là, vous allez connaitre l’assassin de feue madame Boiro. Moi, j’ai besoin ici de la présence du général Gharé pour expliquer les circonstances de la mort de madame Aïssatou Boiro. Le général Gharé m’a cité le nom de Messi, Manseko et autres,  soi-disant que ce sont eux qui ont assassiné madame Boiro. Voilà pourquoi je vous ai dit que ces accusés là ne connaissent rien dans cette affaire », a lancé à la barre Mohamed Sankhon, considéré comme étant l’un des cerveaux de ce double assassinat.

Interrogé sur la relation qui le lie au nommé Junior,  Mohamed Sankhon répond en ces termes : « le Junior que je connais s’appelle Mohamed Bangoura et, ce dernier est mort. Mohamed Diallo ‘’Junior’’ qui est là, je ne le connais pas », a-t-il insisté devant le juge Mangadouba Sow.

Le second accusé, Ibrahima Sory Bah alias Mayano dit qu’il n’a jamais participé à une opération de vol à mains armées. « Je n’ai jamais détenu une arme ou des munitions. Tout ce qui est écrit sur les papiers, je l’ai dit sous l’effet de la torture des agents de la police. Moi, je ne connais rien dans cette affaire de double assassinat. Tout ce que je sais, j’ai gâté deux conteneurs à l’aide d’un pied de biche avec Oumar Lamarana dit William. On a pris des boites de sardines et autres boites de conserve et un montant de 250 000 francs guinéens » a-t-il expliqué.

Dans la même lancée, Elhadj Ibrahima Sow dit qu’il  ne sait pas pourquoi il a été arrêté. « Je n’ai rien fait. On m’a fait arrêter la nuit chez moi par une équipe de police dirigée par Ibrahima Sory Bah, dit Mayano que je n’ai jamais connu », s’est-il défendu.

C’est dans ce climat  de négation systématique des griefs portés contre les accusés que l’audience a été renvoyée au 11 juin 2018.

Affaire à suivre.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 654 416 922/664 413 227

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Sannoun (Labé) : un détachement d’agents de sécurité pris à partie par la population locale

30 avril 2018 à 18 06 36 04364

Un détachement de la gendarmerie préfectorale de Labé déployée, samedi, 28 avril 2018, dans la commune rurale de Sannoun pour procéder à l’interpellation d’un présumé escroc a été pris à partie par la population locale au marché hebdomadaire où la foule pensait à des éventuels kidnappeurs en uniforme, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le sous-préfet de la localité, Faya Mara, c’est suite à une plainte régulière formulée par la victime que le gendarmerie a décidé d’envoyer une équipe pour procéder à l’interpellation de l’accusé, un conducteur de mototaxi spécialisé, dit-on, dans les histoires de transfert d’argent.

« Mais, lorsque les gendarmes ont mis le grappin sur le prévenu au cœur du marché hebdomadaire, la foule a pensé à des probables kidnappeurs » a expliqué le sous-préfet de Sannoun au téléphone de Guineematin.com dans l’après-midi de ce lundi, 30 avril 2018.

Il a fallu que les gendarmes procèdent à des tirs de sommation pour se frayer un chemin. Ces trois coups de fusils ont alerté le chef du poste de police de la localité, Commandant Gasparis Sagno  qui est venu immédiatement aux nouvelles.

Puisque la gendarmerie a réussi à se sauver en emportant avec elle le prévenu, la foule en colère s’est retournée contre l’officier de police qu’elle a accusé d’être complice de ceux qui ont emmené présumé escroc.

Sérieusement molesté et pris en otage par les citoyens, Commandant Sagno a déclaré avoir perdu plusieurs objets et aurait vu sa tenue déchirée. Le pire aurait été évité de justesse, parce que la population a découvert après que c’est en réalité un présumé escroc qui a été embarqué par des gendarmes dans le cadre d’une procédure régulière.

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne ce lundi, 30 avril 2018, le chef du poste de police de Sannoun était au centre ville de Labé pour une consultation avec sa hiérarchie.

Pendant ce temps, la procédure pour escroquerie suit son cours normal avec la Compagnie Territoriale de la Gendarmerie de Labé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Contentieux électoral: pas d’avancées, réactions des acteurs politiques

30 avril 2018 à 18 06 30 04304

Comme annoncé précédemment, le comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016 a tenu ce lundi 30 avril 2018, sa 22ème session de travail. Les travaux ont porté notamment sur le contentieux électoral né de l’annulation de certains résultats des élections locales du 04 février dernier par les présidents des CACV. Mais, sur ce point, les lignes n’ont pas véritablement bougé, même si les acteurs politiques ont, pour la plupart, préféré se montrer optimistes au sortir de la rencontre.

A l’issue de cette session qui a duré près de 3 heures d’horloge, les différents acteurs qui prennent part à ce dialogue politique,  sont allés chacun à ses explications.

Selon l’honorable Denn Touré de l’UFR, le comité a discuté des différends électoraux, de l’audit du fichier électoral et de la loi sur la CENI. En termes de résultats, le député de l’UFR dit avoir noté une évolution sur les différends électoraux. Et qu’au niveau du fichier électoral, les partis vont se prononcer en état-major politique ; mais aussi, en tant que député et acteur de la loi.

 « Ça veut dire est-ce qu’il faut faire l’audit du fichier ? Est-ce qu’il faut faire l’économie pour aller vers les choses plus sérieuses  parce que l’audit d’un fichier, c’est faire l’état d’une défaillance ? C’est aussi un gros travail », a dit honorable Deen Touré. Précisant que sur les différends électoraux qui polarisent l’attention, les acteurs pensent obtenir un résultat à l’occasion de la prochaine session. « Nous ne cherchons pas une solution contre une autre ; mais, une solution de toute le monde», a-t-il dit.

De son côté, honorable Aliou Condé de l’UFDG a clairement indiqué que lignes n’ont toujours pas bougé puisqu’à ce jour, le comité de réflexion n’a pas proposé une solution de sortie de crise. « Il y a des propositions ; mais, il faudrait que le comité de suivi ait une et une seule proposition qui soit la proposition de tout le monde et qu’elle soit appliquée à tous », a déclaré le secrétaire général de l’UFDG.

Pour parvenir à cette solution, l’honorable Aliou Condé estime qu’il faut encore plus de responsabilité. L’opposant ajoute qu’il a été décidé d’élargir le comité au niveau des experts qui sont les partenaires techniques et financiers de notre pays pour qu’une piste de solution soit trouvée. « Si on veut aller de l’avant, il faut que la solution consensuelle soit trouvée. Mais, à date, il n’y a pas eu de solution de sortie de crise », a indiqué l’opposant, qui annonce un débat au parlement sur le point concernant l’audit du fichier électoral.

Lansana Komara du RPG Arc-en-ciel a, à son tour, espéré qu’une solution va être trouvée très bientôt. « Il n’y a pas de point de blocage. Selon lui, chaque partie a fait des propositions sur lesquelles le comité de suivi va travailler d’ici vendredi prochain. « En attendant, nous avons décidé que le comité soit élargi aux ambassadeurs étrangers pour qu’on puisse jouer, carte sur table, afin qu’une solution soit trouvée ».

Egalement interrogé, le président du comité de suivi, le général Bouréima Condé, a rappelé qu’il s’agit de trouver une solution politique parce que le dossier a été purgé par les tribunaux. « Dès le premier jour, j’ai dit que, quand c’est purgé par les tribunaux, il n’est pas question d’ouvrir un second procès ici. Deuxièmement, les résultats ont été donnés par la CENI. Dès l’instant qu’il y a contentieux sur ces résultats, c’est le consensus qu’il faut trouver », a dit le ministre.

Il faut rappeler que l’opposition menace de quitter le comité de suivi pour reprendre les manifestations de rue, si rien n’est fait dans le sens de la restitution des voix qui lui ont été « volées » par les présidents des CACV.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Education : vers l’ouverture des négociations pour les 8 millions de FG de salaire pour les enseignants ?

30 avril 2018 à 18 06 12 04124

Le bureau exécutif du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) a une importante réunion dans la soirée ce lundi 30 avril 2018. C’est suite à la réception d’une correspondance de l’inspection générale du travail que cette réunion a été convoquée, a appris Guineematin.com dans un entretien avec le secrétaire général du SLECG.

Selon Aboubacar Soumah, « nous avons entendu parler d’une correspondance qui nous a été adressée mais je ne sais pas trop d’abord de quoi il s’agit. La correspondance a été déposée à notre siège à Donka mais je n’en ai pas encore vu le contenu. Ce qui est sûr, j’ai convoqué une réunion du bureau exécutif ce lundi soir même qui va prendre connaissance de son contenu avant de réagir ».

Des sources généralement bien informées ont confié à notre reporter que l’ouverture des négociations sur un salaire de base de 8 millions de francs guinéens pour les enseignants, conformément au protocole d’accord du 13 mars 2018, est imminente. Une rencontre est en vue entre des représentants du SLECG et l’inspection du travail à l’effet en mettre en place une commission paritaire syndicat/gouvernement pour se pencher sur cette question des 8 millions de FG qui tient à cœur les enseignants.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 99 17

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TPI de Mafanco : le marchand, le cireur et les 7 millions et demi de francs guinéens

30 avril 2018 à 16 04 12 04124

Thierno Hamidou Barry, la trentaine bien sonnée, est un cireur de chaussures à travers la ville de Conakry. Après des mois d’activité, il parvient à épargner la somme de 7 millions 511 mille francs guinéens qu’il confie à Mamadou Oury Barry, un de ses cousins. Mais, toutes ses tentatives de rentrer en possession de son argent des mains de Mamadou Oury, marchand de profession, vont se révéler vaines. L’affaire, portée devant les juridictions compétentes, a été jugée ce lundi 30 avril 2018 au Tribunal de Première Instance de Mafanco, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Les faits se sont produits courant 2017. Appelé à la barre, le prévenu Mamadou Oury Barry a reconnu avoir reçu le montant de 7 millions 511 mille FG des mains du plaignant. Mais, se défend-il, « j’ai été victime de vol dans ma boutique. Ma femme était malade et moi j’étais absent. C’est là que les malfaiteurs ont tout prix, y compris  la somme qu’on m’a confié. Je n’ai pas volé cet argent ».

A la question de savoir s’il a fait une déclaration de vol à la police ou à la gendarmerie, le prévenu dira juste avoir informé ses parents et proches.

Thierno Hamidou Barry, venu donner sa version des faits, dira qu’il a remis cette somme à son ami « pour ne pas que je l’utilise. C’est ainsi que je lui ai dit que je reviendrai chercher la somme quand j’en aurai besoin. Mais, à chaque fois que je viens chez lui, c’est de rendez-vous qu’il me donne. J’ai fait intervenir la famille pour qu’on règle l’affaire à l’amiable. Finalement, comme on ne se comprenait pas, je me suis décidé de saisir la justice ».

Interrogé par le juge Ibrahima Sory 2 Tounkara sur le montant que Mamadou Oury lui doit, le cireur dira qu’une partie a été remboursée. « Il a remboursé une partie de l’argent. Il a donné 3 millions 300 mille francs  guinéens. Il me doit désormais la somme de 4 millions 211 mille francs guinéens. Il a été victime de vol, mais selon ce qu’il a dit à un de ses voisins, qui est âgé de 80 ans, c’est des cartes de recharge et une petite somme que les voleurs ont pris dans sa boutique. Don, Je veux qu’il me rende le reste », a sollicité Thierno Hamidou Barry.

Dans ses réquisitions, le procureur Lansana Cissé fera remarquer qu’il y a non seulement abus de confiance, mais aussi le prévenu n’a pas apporté les preuves du vol dont il prétend avoir été victime. « Qu’il vous plaise de le retenir dans les liens de la culpabilité d’abus de confiance. Pour la répression, en application de l’article 428 du Code Pénal, vous le condamnerez à 12 mois de prison ferme et à une amende d’un million de francs guinéens »,  a requis Lansana Cissé.

Pour sa propre défense, Mamadou Oury Barry va demander à ce que le tribunal lui facilite la tâche afin qu’il puisse payer le reste du montant.

Le juge a renvoyé l’affaire au lundi 07 mai 2018 pour décision être rendue.

Mamadou Oury Barry est reparti à la maison centrale de Coronthie où il séjourne depuis 15 janvier 2018.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 99 17

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Contentieux électoral : les lignes n’ont pas bougé

30 avril 2018 à 16 04 09 04094

Le comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016 s’est réuni à nouveau ce lundi à Conakry au compte de sa 22ème session. Les acteurs politiques ont discuté pendant plusieurs heures sans pour autant parvenir à des avancées sur le contentieux électoral, principal sujet de ce dialogue politique. Les lignes n’ont pas du tout bougé sur ce point, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Avant cette 22ème session du comité de suivi, une sous-commission s’est réunie la semaine dernière pour plancher sur le contentieux électoral. Les résultats de ces discussions ont été tenus secrets par les acteurs politiques. Ce lundi, 30 avril 2018, le comité de suivi s’est retrouvé pour continuer les discussions sur cette épineuse question qui empêche l’installation des conseils communaux élus à l’issue du scrutin du 04 février dernier.

Mais au sortir de cette rencontre, le reporter de Guineematin.com qui était sur place a appris qu’il n’y a pas eu d’avancées significatives sur cette question. Chaque partie prenante a fait des propositions qui ont été débattues sans qu’un compromis ne soit trouvé pour l’instant autour de la revendication de l’opposition républicaine, qui réclame la restitution de ses voix annulées par les présidents des CACV.

Une nouvelle session est prévue vendredi prochain. En attendant, il est prévu de faire appel à des experts internationaux qui vont venir apporter leur expertise au comité de suivi. Et pendant ce temps, une réunion de l’opposition est prévue cet après-midi. Les opposants qui avaient donné une semaine au comité de suivi pour que celui-ci montre une volonté d’aller dans le sens de la satisfaction de leur revendication, devraient annoncer la suite à donner à cette nouvelle rencontre sans issue favorable.

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Education : des étudiants guinéens et français appuient l’EP de Ratoma Konimodou

30 avril 2018 à 14 02 28 04284

Des étudiants de Montpellier (France) en partenariat avec ceux de l’Université française de Guinée (UFG), viennent d’offrir une bibliothèque à l’école primaire publique de Ratoma Konimodou, dans la commune de Ratoma. Ce don a été rendu possible grâce au soutien de l’Association Human Key Ligtht, partenaire des deux universités. La cérémonie de remise officielle de cette bibliothèque a eu lieu ce lundi, 30 avril 2018, dans l’enceinte de l’établissement scolaire, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

La joie se lisait ce lundi matin sur les visages des élèves et enseignants de l’école primaire de Ratoma Konimodou. Vieille de près de 50 ans, cette école manque presque de tout. Ce qui a amené les étudiants français et guinéens qui viennent de boucler un cours de deux semaines à l’Université  française de Guinée (UFG) à faire ce geste symbolique, mais plein de sens à cette école de Conakry, en lui offrant une bibliothèque bien garnie de documents et de jouets.

Selon Aline Destaillats, fondatrice de l’Université française de Guinée, l’inauguration de cette bibliothèque vient clôturer une formation de 10 jours que les étudiants de l’Université de Montpellier ont suivie avec leurs homologues de l’Université française de Guinée. « Ces étudiants français ont décidé de venir passer 10 jours avec leurs camarades de même classe dans l’université française en Guinée. Et donc, ont choisi ensemble de mener un projet à destination des enfants et de choisir une école pour la doter d’une bibliothèque ; et c’est cette belle école qui a été choisie puisqu’elle n’avait pas de bibliothèque jusque-là.

Et puisque ces étudiants se retrouvaient ensemble, ils ont estimé que lire c’était très important et qu’il fallait amener ces livres jusqu’aux enfants », a expliqué la fondatrice de l’Université française de Guinée.

De son coté, Pittie Sophie, partenaire de ces deux universités et membre de l’association Human Key Ligth, a dit  sa satisfaction quant à l’aboutissement de ce projet : « Je suis très émue parce que c’est officiel, cette bibliothèque a mon nom, je ne m’attendais pas à ça, je suis très contente. On va faire en sorte qu’il y ait d’autres actions, une fois par an nous venons. Mon projet, ce serait de faire une action à chaque fois que nous venons ; bien entendu, une école différente pour que chacun ait un tout petit peu de ces projets. Mais, on ne laisse pas tomber celle-ci non plus, on va continuer à apporter des livres pour renouveler cette bibliothèque, et on va essayer de créer un lien chaque fois avec une école différente et de faire d’autres projets, ça serait très bien », a-t-elle promis.

Egalement satisfait de geste des étudiants de l’Université de Montpellier et de l’Université française de Guinée, Mamoudou Condé, directeur de l’école primaire de Ratoma Konimodou, a félicité les donateurs et particulièrement madame Aline Destaillats, fondatrice de l’Université française de Guinée, avant de rassurer de la bonne utilisation de ce don : « Je suis très ravi de ce don. J’ai été installé dans mes fonctions le 12 février dernier, et je me retrouve aujourd’hui à une remise d’une bibliothèque à mon école, je suis très content. Au nom du collectif de l’école primaire de Ratoma Konimodou et en mon nom personnel, nous nous engageons à bien préserver ce bijou et à veiller à son utilisation rationnelle », a dit le directeur de l’école.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

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Contentieux électoral : Mamadou Bhoye Sall des NFD, opposé à une solution politique

30 avril 2018 à 13 01 47 04474

Trois mois après les élections locales du 04 février dernier, la Guinée peine encore à installer les conseils communaux élus à l’issue de ce scrutin. La faute à une crise post-électorale née de l’annulation de plusieurs procès-verbaux de bureaux de vote favorables à l’opposition. Pour en parler, Guineematin.com a reçu Mamadou Bhoye Sall, élu du parti Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) à la mairie de Ratoma. Nous revenons notamment sur son regard sur cette crise post-électorale et sur les travaux du comité de suivi de l’accord du 12 octobre 2016, censé trouver solution à cette crise.

Décryptage !

Guineematin.com : Bonjour Mamadou Bhoye Sall, vous êtes élu du parti NFD (Nouvelles Forces Démocratiques) à la mairie de Ratoma, vous étiez depuis plusieurs semaines à l’étranger d’où vous avez suivi la crise post-électorale liée à la contestation des résultats des élections locales par l’opposition républicaine. Quelle est votre position sur cette crise politique ?

Mamadou Bhoye Sall : Bon, j’étais en mission du parti. Dès après les élections locales, étant le coordinateur des antennes de l’extérieur, le parti m’a mandaté pour aller renforcer notre parti à l’extérieur. Cette mission m’a conduit en Amérique du Nord notamment aux Etats-Unis, où nous avons réussi à installer des antennes dans beaucoup d’autres Etats. Donc, c’était l’objet de ma visite.

Par rapport à la crise post-électorale que nous vivons, il faut dire que c’est une situation très regrettable. Mais cette situation était même prévisible, parce que vu le code électoral révisé qui a été adopté par les deux grands partis politiques du pays (RPG Arc-en-ciel et UFDG), je pense qu’on ne pouvait pas éviter cela.

Guineematin.com : Vous pensez que c’est le code électoral qui est à l’origine de cette crise post-électorale ?

Mamadou Bhoye Sall : Bien sûr ! Parce que ce code électoral dit clairement à son article 114, qu’après les élections, s’il y a des contestations, les partis ont 48 heures pour saisir les CACV par rapport à ces contestations, et après les décisions des CACV, ce sont les tribunaux de première instance qu’il faut saisir pour d’éventuels recours. Et après là-bas, il n’y a plus de recours possible. Mais le problème est que ce sont les magistrats des tribunaux de première instance qui dirigent aussi les CACV, et ce sont les mêmes personnes qui ont dirigé les CACV qui vont statuer sur les recours. Dans ce cas, est-ce que les recours pourront prospérer ?

Donc il faut reconnaitre qu’il y a eu bien sûr des fraudes lors de ces élections, des fraudes qui ont eu lieu de part et d’autre. Moi j’étais tête de liste du parti Nouvelles Forces Démocratiques à Ratoma, je vous dis que nous avons enregistré des fraudes un peu partout. Et de la part de l’UFDG, et de la part du RPG Arc-en-ciel. Donc, si j’entends aujourd’hui que l’UFDG réclame la restitution des voix qu’elle a perdues, peut-être que c’est leur droit, mais puisque le contentieux électoral est vidé par les juridictions compétentes prévues par la loi, moi je pense que ce problème ne pourra pas être résolu par ce dialogue politique. Il faut appliquer la loi et chercher à changer cette loi pour ne pas qu’on se retrouve devant une telle situation lors des élections prochaines.

Guineematin.com : Vous préconisez l’application stricte de la loi, mais cette même loi ne donne pas compétence aux présidents des CACV d’annuler les procès-verbaux des bureaux de vote comme cela a été fait !

Mamadou Bhoye Sall : Je suis entièrement d’accord avec ça, ils n’ont pas le droit de le faire. Mais s’ils le font…

Guineematin.com : C’est qu’ils ont eux-mêmes violé la loi !

Mamadou Bhoye Sall : Oui on peut dire qu’ils ont violé la loi, mais dans ce cas ce sont eux qui ont violé la loi qui doivent être sanctionnés. Ça c’est comme un match de football, quand un arbitre siffle un pénalty par exemple et qu’on se rend compte que le pénalty n’est pas valable, c’est l’arbitre qu’on doit sanctionner, mais le pénalty lui sera validé. Donc c’est la même chose ici, on ne doit pas créer un précédent. Il y a une loi, un code électoral qui a été voté par les deux grands partis politiques par un forcing au niveau de l’Assemblée nationale. Parce qu’il y a beaucoup de députés qui n’étaient pas d’accord avec ce code électoral, y compris le président de notre parti Mouctar Diallo. Mais ils ont malgré tout voté la loi à l’Assemblée nationale, donc qu’on applique la loi.

Je vous ai dit que nous-mêmes on a été victime de fraudes de la part des deux partis (RPG et UFDG), mais nous, on est républicain et donc, nous nous remettons à la loi. Et nous allons nous battre pour que cette loi soit changée afin que les élections à venir ne soient pas des élections qui vont déboucher sur des contestations entraîner des morts d’hommes ou bien à une paralysie totale du pays comme ce que nous vivons actuellement.

Guineematin.com : Donc selon vous le combat doit être celui de lutter pour la modification de l’actuel code électoral, plutôt que de lutter pour récupérer ses suffrages qui ont été illégalement annulés ?

Mamadou Bhoye Sall : Effectivement. Moi je n’ai pas dit que des voix n’ont pas été volées, mais on a dit que quand les magistrats statuent c’est sans recours, c’est ce que la loi dit. Maintenant si on essaye de modifier ça par un dialogue, c’est très dangereux pour le pays, parce qu’on aura créé un précédent dont chacun pourra se valoir lors des élections à venir pour ouvrir des brèches qui vont aussi amener à des contestations. Donc, il faut plutôt se battre pour modifier le code électoral que nous avons, ensuite le fichier électoral. Je pense que les acteurs politiques pour la plupart se trompent de cible.

Le fichier électoral que nous avons actuellement, c’est un fichier qui est très dangereux pour le pays. Je vous donne un exemple, quand on vous dit que la population de Mandiana est plus nombreuse que celle de Labé, ou bien que la population de la région de Kankan est plus nombreuse que celle de Conakry, ça c’est dangereux.

Guineematin.com : Oui mais cela avait été expliqué par le gouvernement. Les autorités ont dit que ça s’explique par le fait la région de Kankan regorge beaucoup de mines notamment à Siguiri, qui attirent du grand monde !

Mamadou Bhoye Sall : Cela ne tient absolument pas la route. Il n’y a pas aujourd’hui une région minière plus que Boké, mais si vous regardez le fichier électoral, Boké n’est pas plus peuplé que Conakry. Donc, il y a eu des enrôlements même d’enfants, nous avons démontré ça. Et puis, il faut souligner que depuis que ce fichier électoral a été constitué, il y a eu certainement des morts, il y a eu des personnes qui ont atteint l’âge de voter, donc pour toutes ces raisons, ce fichier nécessite un toilettage. Donc, je pense que tous ceux qui veulent se battre pour une démocratie dans ce pays, doivent se battre pour que ce fichier électoral soit toiletté avant les prochaines élections.

Guineematin.com : Là vous rejoignez l’UFDG, parce qu’on a suivi Cellou Dalein la dernière fois, qui a dit que le toilettage du fichier électoral est une priorité avant les prochaines élections !

Mamadou Bhoye Sall : Ça devait être même une priorité avant les élections passées.

Guineematin.com : Actuellement le comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016 se réunit pour tabler sur le contentieux électoral entre autres, quel est votre position par rapport à ces travaux ?

Mamadou Bhoye Sall : Bon ! Je pense personnellement que ce comité de suivi ne va pas résoudre le problème pour deux raisons. Premièrement, si ce comité de suivi arrive à un consensus autour du contentieux électoral, ça sera un consensus qui va violer la loi. Deuxièmement, nous sommes en train de tourner autour d’un cercle vicieux, répéter la même chose et vouloir attendre des résultats différents, ce qui n’est pas possible. Depuis combien de temps on est train de faire des dialogues ? Quand il y a des manifestations et qu’il y a des morts d’hommes, l’opposition se retrouve et délègue le chef de file de l’opposition qui va aller rencontrer le président de la République, ils vont conclure qu’ils vont travailler ensemble pour résoudre le problème. Après c’est le dialogue qui reprend, le dialogue n’aboutit pas, et puis l’opposition reprend la rue, donc on est en train de tourner en rond.

Guineematin.com : La faute à l’opposition ou au pouvoir ?

Mamadou Bhoye Sall : La faute aux deux camps. Parce que dans les conditions normales, le gouvernement devait tout simplement appliquer la loi, organiser les élections à date et assurer la transparence de ces élections. Parce que, pour la plupart c’est ce qui amène des contestations, c’est ce qui amène des morts d’hommes, c’est ce qui amène des pillages et tout ce qui s’en suit avec tout le cortège de malheurs que nous savons. L’opposition aussi, a sa part de responsabilité dedans parce que, on peut essayer de résoudre un problème par une même méthode une, deux ou trois fois, mais si ça ne marche pas, il faut changer de stratégie. On ne peut pas utiliser les mêmes méthodes et s’attendre à des résultats différents.

Aujourd’hui, nous au niveau des Nouvelles Forces Démocratiques, vous le savez, on ne participe plus aux manifestations de rue. Parce que nous avons vu que depuis 2011 on est en train de manifester, il y a des gens qui meurent pour quels résultats ? Je vous dis que c’est extrêmement grave ce qui se passe. Quand il y a des morts d’hommes, nous les acteurs politiques, on se mobilise, on va dans les familles pour présenter des condoléances, on amène un sac de riz, on amène des petites sommes d’argent et on disparait. Le plus souvent ce sont les bras valides des familles même qui sont en train de mourir, et jusqu’à présent on est train de répéter les mêmes choses.

Il y a beaucoup d’autres méthodes qu’on peut utiliser sans les familles ne soient endeuillées. Si le gouvernement n’accepte pas d’appliquer la loi, il faut se plaindre par exemple auprès des juridictions supranationales pour amener le gouvernement à appliquer la loi. Il y a beaucoup d’autres méthodes que nous pouvons faire. Par rapport à ce comité de suivi, vous avez entendu l’opposition qui menace de se retirer des travaux pour reprendre les manifestations, donc c’est un cercle vicieux qui ne donne pas de résultats malheureusement, et c’est la population guinéenne qui est prise en otage.

Guineematin.com : Est-ce que vous des NFD vous souhaiteriez être représentés à ce comité de suivi ?

Mamadou Bhoye Sall : Non ! Pas du tout. Mais on était membre de ce comité de suivi, et on s’est retiré volontairement parce que si vous vous rappelez, le dernier accord qui a été signé, on était contre le point 2 de l’accord. Donc, on ne peut pas faire partie de ce comité de suivi qui travaille pour la mise en œuvre de cet accord dont nous sommes contre, parce que ça c’est un recul démocratique que nous avons dénoncé avec beaucoup d’autres partis politiques. Donc on s’est volontairement retiré de ce comité de suivi, sinon on était membre de l’opposition républicaine et on participait activement à ses travaux.

Guineematin.com : Mais il y a beaucoup qui pensent que vous vous êtes retirés de l’opposition républicaine parce que l’UFDG a refusé de vous céder la mairie de Ratoma !

Mamadou Bhoye Sall : Non ! S’il vous plait ! On n’a jamais demandé à l’UFDG de nous céder la mairie de Ratoma, ça des mauvaises interprétations, c’est des calomnies orchestrées bien sûr par certains membres de l’UFDG. Nous, on était en alliance avec l’UFDG, l’UFDG nous a dit que maintenant chacun n’a qu’à aller seul aux élections, chacun pour soi, Dieu pour tous. On s’est retrouvé au niveau des Nouvelles Forces Démocratiques, nous avons décidé de nous présenter aux élections et nous nous sommes présentés, et on a eu ce qu’on a eu et on l’assume. Nous, notre objectif c’est le bien-être de la population guinéenne en général.

Guineematin.com : Et si le comité de suivi décide finalement de restituer les voix annulées à l’UFDG, quelle sera réaction de votre parti ?

Mamadou Bhoye Sall : Tant mieux ! Mais ça sera quelque chose de très grave, parce qu’on aura créé un précédent. Donc prochainement, tous ceux qui participeront aux élections vont se référer à ça, ils vont dire que nous avons été volés, donc il faut que ça soit restitué. Il faut qu’on essaye dans ce pays, qu’on essaye d’appliquer les lois de la République, ça c’est très important. Qu’on essaye d’attaquer les juges qui ont annulé les résultats au niveau des CACV, là je suis d’accord. Mais dire qu’il faut violer la loi, là nous ne sommes pas d’accord. Mais, si c’est ce qui va arranger, tant mieux. Mais on aura créé un précédent dont vous et moi, nous ne pouvons pas mesurer les conséquences.

Guineematin.com : Sauf qu’en maintenant les résultats comme tel, ça peut être aussi un précédent. C’est-à-dire que si le pouvoir sait que les présidents des CACV peuvent annuler les résultats, il peut en faire une arme pour toujours gagner les élections !

Mamadou Bhoye Sall : Non ! Je ne suis pas d’accord avec ça. Parce que, il faut tout faire avant les prochaines élections, pour que le fichier électoral soit assaini, et pour assurer la transparence des élections pour ne pas qu’une telle situation soit enregistrée à l’avenir. L’Assemblée nationale n’a qu’à voter une loi qui donne des garanties s’il y a un contentieux électoral soit résolu par d’autres juridictions comme la cour constitutionnelle ou même la cour suprême, on peut aussi trouver des mécanismes de recomptage des voix, il y a beaucoup d’autres choses qu’on peut faire pour palier à ça. Mais que ça soit une loi, nous nous voulons que la loi soit respectée.

Guineematin.com : Je rappelle que vous êtes élu à la mairie de Ratoma sous les couleurs des NFD, une mairie largement remportée par l’UFDG, est-ce que malgré vous avez des contacts avec d’autres partis en vue d’éventuelles alliances ?

Mamadou Bhoye Sall : Oui on a été contacté pas seulement à Ratoma, mais partout où nous avons présenté des candidats.  Donc nous avons été contactés plusieurs partis pour des alliances y compris l’UFDG. Mais nous leur avons dit que nous devons formaliser les alliances, c’est-à-dire que les individus qui nous ont contactés, nous leur avons dit qu’ils doivent venir avec un mandat de leur bureau exécutif signé par leur président pour qu’on ouvre les négociations sur l’ensemble des élus et l’ensemble des circonscriptions. Mais malheureusement, ils ne sont pas revenus encore, ils sont plutôt en train d’opérer d’une autre manière. Ils sont en train de contacter nos élus directement pour essayer de les déloger.

A Sangarédi par exemple on a eu deux sièges, l’UFDG a corrompu notre tête de liste et il est déjà parti, donc c’est comme ça qu’ils sont en train d’opérer, voir les gens un à un. Malheureusement aussi, c’est une élection de personnes, quand celui est élu sous les couleurs d’un parti s’en va, il n’y a pas de possibilités pour le parti de le remplacer.  Mais ne sommes pas contre qu’on négocie avec l’UFDG et qu’on fasse une alliance avec l’UFDG, mais il faut que ça soit formel, il faut que ça soit officiel.

Propos recueillis par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Humanitaire : l’ONG Dinguiraye Action vole au secours des sinistrés de Tinkisso

30 avril 2018 à 9 09 35 04354

Les personnes de bonne volonté continuent d’assister les populations victimes de l’incendie dans le village de Tinkisso, localité située à 15 kilomètres à l’Est de la commune urbaine de Dinguiraye. Dans la journée d’hier dimanche, 29 avril 2018, l’ONG ‘’Dinguiraye Action’’ a présenté un important lot d’ustensiles de cuisine et une somme d’argent destinés aux familles des victimes, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A cette occasion, Tidiane Diandia Barry, l’un des vice-présidents de ‘’Dinguiraye Action’’ a expliqué que par ce geste, son association vient apporter sa compassion et son soutien à ses frères et sœurs du village de Tinkisso, frappé par un grave incendie qui a ravagé au moins 200 cases et leurs contenus. « Pratiquement, les gens de ce village ont tout perdu. Même s’il faut louer Dieu parce qu’il n’y a pas eu de pertes en vies humaines ; mais, tout ce qui est matériel est parti », a dit le vice-présent de l’ONG ‘’Dinguiraye Action’’.

Selon lui, son association a lancé un SOS pour interpeller toutes les bonnes volontés pour venir au secours des sinistrés. « Il y a eu des contributions et nous restons toujours disposés à recevoir d’autres dons issus des bonnes volontés. Nous lançons un appel parce que ces populations sont en détresse totale. C’est des gens complètement démunis. D’ailleurs, ils vivaient dans la pauvreté absolue et l’incendie est venu aggraver leur situation », a-t-il expliqué.  

A noter que la remise de ces dons a eu lieu au domicile du président de la coordination des ressortissants de Dinguiraye à Conakry, situé dans le quartier Taouyah. Visiblement très satisfait, le président de cette coordination, Elhadj Amadou Chérif Ly, a félicité les donateurs avant de promettre que le don arrivera aux destinataires.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Conakry : l’URAK réunit les ressortissants de Kokolou autour d’un match de football

30 avril 2018 à 9 09 20 04204

L’Union des Ressortissants et Amis de Kokolou (URAK) a organisé dans la soirée de ce dimanche, 29 avril 2018, un match de gala au mini stadium de Koloma Soloprimo, dans la commune de Ratoma. Ce match de gala a mis aux prises deux (2) sélections issues de l’équipe sous-préfectorale de Linsan Saran (équipe A et équipe B de Kokolou) ici à Conakry. La démarche vise à « commémorer le quinzième anniversaire de l’association d’une part, et de consolider l’entente et l’entraide entre les ressortissants de Lélouma à Conakry d’autre part », rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours de bienvenue, Abdoul Razagou Diallo, président de l’URAK a dit que son association a été créé le 19 janvier 2003 à Simbaya gare dans la commune de Matoto. Selon lui, elle est composée de 283 membres répartis en 11 antennes à savoir Conakry (l’antenne principale), Labé ; Kokolou ; Monrovia ; Bissau ; Banjul ; Cefadou ; Kabala ; Kenema ; une antenne en Europe et une autre en Amérique. L’Union s’est fixée pour objectifs : « de consolider l’entente et l’entraide entre ses membres ; de participer à la protection et à la restauration de l’environnement par le développement du système éducatif et de la citoyenneté ; de promouvoir le développement socio-économique et culturel par la lutte contre le chômage des jeunes et le sous-emploi », a-t-il cité entre autres.

Selon Adboul Razagou Diallo,  L’Union des Ressortissants et Amis de Kokolou (URAK) est confrontée à un certain nombre de difficultés sur le terrain. Mais en dépit de cela,  elle a réussi depuis sa création, à réaliser plusieurs activités dont entre autres : « la clôture de tout le village avec 180 rouleaux  de grillages soit une somme de trente-six millions (36 000 000) de francs guinéens entre 2004 et 2006 ; la rénovation de l’école primaire de Kokolou pour une somme de trente-neuf millions deux cent mille (39 200 000) francs guinéens ; la prise en charge de deux enseignants contractuels communautaires de 2010 à nos jours ; l’adduction partielle en eau potable dans le village »,a-t-il ajouté.

Présent à cette rencontre, Mamadou Lamarana Diallo, président des Réseaux des Associations pour le Développement de Lélouma (RADEL) et suppléant du député uninominal de cette préfecture, a dit sa satisfaction quant au dynamisme des membres de cette union qui se retrouvent en tout lieu et en tout instant pour vendre l’image de la préfecture de Lélouma. « En ma qualité de député suppléant, je fais des sensibilisations au niveau des ressortissants pour venir encourager et accompagner ces jeunes afin de trouver des solutions à certaines préoccupations. C’est vrai comme tout autre association, ils peuvent être confrontés à certaines difficultés, mais rassurez-vous, ce sont des jeunes que nous allons accompagner, nous allons regrouper les forces vives au niveau de Lélouma pour les accompagner », a promis Lamarana Diallo.

A noter que le match s’est soldé par  un score de 3 buts à 2, en faveur de l’équipe A de Kokolou.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

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Labé : le gouverneur de région donne le coup d’envoi de la coupe du président Alpha Condé

30 avril 2018 à 8 08 59 04594

Le coup d’envoi de la première phase de ce tournoi de football doté du trophée du président de la République, le Professeur Alpha Condé a été donné hier, dimanche, 29 avril 2018, au Stade Régional Elhadj Saïfoulaye Diallo par le gouverneur de région, Sadou Keïta qui avait à ses côtés les préfets de Lélouma (Mohamed Deen Camara), Mali (Elhadj Harouna Souaré) et Koubia (Khalidou Keïta) ainsi que d’un nombre important de sous-préfets venus de Lélouma, Tougué et Koubia, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Organisée par le Ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique en collaboration avec le département de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, cette compétition regroupe à Labé les équipes des 5 préfectures de la Région Administrative (RA) de Labé.

A l’occasion de la cérémonie de lancement de ce tournoi de football, le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Sadou Keïta a exprimé toute sa satisfaction de voir sa juridiction abriter pour la première fois une coupe du président Alpha Condé.

« Toutes les préfectures ont envoyé leurs équipes depuis hier, samedi, 28 avril 2018. Bien que l’information ait été donnée, par rapport à la préparation, tardivement. Mais, tout le monde a répondu. C’est la première qu’on dédie une coupe au Chef de l’Etat, une coupe qui mobilise toutes les préfectures. C’est une coupe qui doit pouvoir détecter de nouveaux talents » a noté le gouverneur de Labé.

Son sentiment est largement partagé par le conseiller chargé de mission du Ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique, Abdoulaye Diallo.

« Les 5 préfectures sont en compétition pour donner naissance à une équipe régionale qui va jouer les phases finales à Conakry. Je pense qu’il y a une très bonne mobilisation, non seulement des autorités politiques, mais aussi des encadreurs techniques. Par conséquent, il y a une belle motivation de la jeunesse du Foutah qui veut absolument arracher cette coupe » a-t-il indiqué.

Au compte de cette première journée, le public sportif de Labé a été gratifié du match opposant l’équipe de Labé à celle de Tougué. Le  temps règlementaire s’est soldé par un score nul d’un but partout. Ce lundi, 30 avril, Lélouma sera opposée à Koubia. Le 1er mai, Tougué va jouer contre Mali. Le 2 mai, Koubia va recevoir Lélouma en match retour. Le 3 mai, c’est Labé qui reçoit Mali.

Il est à préciser  que les 5 équipes de région sont reparties en deux poules. Ainsi, Labé, Tougué et Mali forment la poule A tandis que la poule B est composée de Lélouma et Koubia.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Université de Labé : un second bureau du SLECG mis en place par des opposants au camp Soumah

30 avril 2018 à 8 08 56 04564

Quelques jours après la non reconnaissance, par les autorités universitaires, du nouveau bureau syndical installé par la mission du bureau exécutif national du SLECG, conduite à Labé par le Camarade Oumar Tounkara, des enseignants et chercheurs qui ne reconnaissent toujours pas la légitimité du Camarade Aboubacar Soumah se sont réunis pour mettre en place un second bureau de l’Union Syndicale de l’Université Hafia, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Ce groupe d’enseignants et chercheurs favorables au maintien de Mamadou Mouctar Bah à la tête du syndicat de l’Université Hafia de Labé a, lui aussi, été empêché de tenir son congrès à l’Amphithéâtre de cette institution d’enseignement supérieur public par son vice-recteur chargé des études, Dr Ibrahima Camara, accusé d’être le parrain des partisans d’Aboubacar Soumah au sein du campus.

Finalement, ce second groupe s’est retrouvé au terrain de football de l’Université Hafia pour mettre en place le bureau syndical de 17 personnes dirigé par Mamadou Mouctar Bah et ayant comme secrétaire général adjoint, Oumar Diaby ; secrétaire administratif (Mamadou Yaya Diallo) ; Trésorier (Mamadou Siradio Barry) ; premier secrétaire à l’éducation ouvrière et à la formation continue (Ousmane Baïlo Diallo) ; deuxième secrétaire à l’éducation ouvrière et à la formation continue (Essai Temessadouno) ; secrétaire aux questions féminines (Aïssata Diallo) ; secrétaire aux coopératives et mutuelles (Ousmane Diallo) ; premier secrétaire aux conflits et négociations (Ganzilé Maoumou) ; deuxième secrétaire aux conflits et négociations (Sékou Kouyaté) ; secrétaire aux affaires sociales (Babou Camara) ; secrétaire à la presse et documentation (Mamady Kanté) ; premier secrétaire à la syndicalisation (Abdoul Karim Diallo) ; deuxième secrétaire à la syndicalisation (Thierno Hassirou Sow) ; secrétaire à l’organisation (Pascal Sombè Koïvogui) ; secrétaire chargé de l’enseignement privé (Mamadou Bhoye Bah) ; secrétaire à l’hygiène, à la santé et à l’environnement (Fatoumata Binta Touré).

Cette liste aurait été déposée au Rectorat avec une copie du procès-verbal de l’Assemblée générale ayant comme annexe le répertoire de toutes les personnes qui ont participé à l’élection de ce bureau.

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, ce lundi, 30 avril 2018, nous n’avions aucune information sur la position du Rectorat qui avait déjà refusé de reconnaitre le premier bureau ou l’équipe installée par le deuxième secrétaire général adjoint du bureau exécutif national du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), Camarade Oumar Tounkara.

Plusieurs observateurs se demandent aujourd’hui comment ces deux structures syndicales vont-elles cohabiter à l’Université Hafia de Labé ?

En attendant une réponse rassurante, le secrétaire à la presse et documentation du second bureau syndical, Mamady Kanté a déclaré que son équipe dirigée par Mamadou Mouctar Bah est la seule structure représentative des enseignants-chercheurs et des autres travailleurs de l’Université Hafia de Labé.

Seule une élection sociale libre et transparente pourra départager ces groupes antagonistes, en attendant la création du syndicat des Universités guinéennes.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Université de Labé : le Rectorat ne reconnait pas le nouveau bureau du SLECG

29 avril 2018 à 15 03 51 04514

Le Rectorat de l’Université Hafia de Labé vient d’annoncer officiellement qu’il n’a pas reconnu le bureau syndical installé au sein de son institution par une récente mission du bureau exécutif national du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) conduite dans la préfecture par son deuxième secrétaire général adjoint, le camarade Oumar Tounkara, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

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Sécurité routière et des jeunes écoliers : déclaration importante des ONG SSE et AMA Guinée

29 avril 2018 à 15 03 19 04194

A l’occasion de la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail célébrée hier samedi, 28 avril 2018, les ONG SSE et AMA Guinée ont procédé à une remise d’ouvrages de sécurité routière à l’école de la conserverie
de Mamou. Elles en ont profité aussi pour plaider en faveur de la sécurité routière et de l’amélioration de la sécurité des jeunes écoliers.

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Le ministre Yéro Baldé aux étudiants sortants de Boké : « Seul le travail paie »

29 avril 2018 à 10 10 39 04394

Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique était à l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké hier samedi, 28 Avril 2018. Abdoulaye Yéro Baldé est allé assister aux festivités de fin de cycle de la 53ème promotion de l’institution d’enseignement supérieur, a constaté un correspondant de Guineematin.com dans le Kakandé.

La cérémonie s’est ténue dans la salle de conférence de l’Institut Supérieur des Mines et de la Géologie de Boké. Elle a connu également la présence des autorités locales, de l’encadrement universitaire, les professeurs, quelques sociétés minières, mais aussi  plusieurs étudiants encore en situation de classe venus pour accompagner les quelques 430 étudiants sortants  de tous les départements confondus. Cette 53ème promotion a pris le nom d’Abdoulaye Yéro Baldé,  le ministre de l’enseignement supérieur  et de la recherche scientifique qui, dans la foulée, s’est adressé aux étudiants sortants.

« Seul le travail paie. Nos étudiants doivent comprendre que seul cet élément va les servir dans la vie. Parce que quand vous travaillez sérieusement, vous ne trichez pas, vous avez beaucoup d’atouts dans la vie active. J’ai aussi reçu des doléances concernant l’institution, je pense que dans le cadre de la politique du président pour améliorer  les conditions de travail et de vie dans nos institutions d’enseignement supérieur, quelque chose sera fait dans les années à venir. Nous allons faire en sorte que l’institut de Boké devienne  le centre d’excellence que nous souhaitons dans le domaine des mines dans la sous-région », a dit Yéro Baldé.

 Le ministre n’a pas manqué aussi de parler de l’épineuse question d’emploi. Car, ces étudiants sortants arrivent sur un marché de l’emploi depuis très longtemps saturé, et qui n’arrive pas à répondre à la forte demande : « Nous souhaitons à tous qu’ils trouvent de l’emploi, et nous encourageons aussi ceux qui veulent créer leur propre emploi à le faire. Nous nous battrons à leurs cotés surtout que c’est mon nom qui est donné à la promotion, je ferai de mon mieux pour les accompagner que ça soit dans la recherche de l’emploi ou dans la création de l’emploi », a-t-il promis.

A noter que cette cérémonie a été marquée par une conférence-débat portant sur  « LA GESTION D’UNE SOCIÉTÉ MINIÈRE EN GUINEE ». Elle a été animée par Kémoko Touré, ancien directeur général de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG). Et pour marquer leur passage à l’ISMGB, la promotion Abdoulaye Yéro Baldé a bâti un monument à la rentrée principale de l’institut, représentant un ingénieur minier en activité.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Tournoi de football Alpha Condé à Kindia : le 1er Premier ministre préside le lancement de la 1ère édition

29 avril 2018 à 10 10 30 04304

Une forte délégation, conduite par le Premier ministre Mamady Youla, a été l’hôte des populations de Kindia, hier vendredi 28 avril 2018. Cette visite s’inscrivait dans le cadre du lancement de la première édition du tournoi de football doté du trophée professeur Alpha Condé, rapporte Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la région.

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