Payement du droit d’auteur : les artistes accusent, le BGDA se défend

26 avril 2018 à 22 10 50 04504

L’humanité a célébré ce jeudi, 26 avril  2018, la journée mondiale de la propriété intellectuelle, qui est « un droit juridique à une idée, à une invention ou à une création industrielle ». Dans le domaine des arts, de nombreux guinéens font preuve d’ingéniosité sans pour autant bénéficier des retombées de leur création. Les artistes rejettent la responsabilité sur les autorités qui soutiennent le contraire, a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Autrement appelé droit d’auteur, il consiste à protéger les œuvres artistiques, dramatiques, musicales et littéraires, de manière à ce qu’elles ne soient pas copiées, ni représentées, ni diffusées sans l’autorisation de l’auteur.

À l’occasion de cette journée mondiale de la propriété intellectuelle, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre des auteurs et des défenseurs des droits d’auteur.

Beaucoup d’artistes accusent les utilisateurs des œuvres artistiques de ne pas payer les droits d’auteur et rejettent la responsabilité sur le Bureau Guinéen des Droits d’Auteur (BGDA). C’est le de Mamadou Lamine Diallo, plus connu sous le nom de Mamadou Thug, opérateur culturel et artiste comédien. « Le droit d’auteur n’est pas respecté parce qu’aujourd’hui, il y a plusieurs radios qui ne payent pas le droit d’auteur, il y a plusieurs bars, plusieurs boîtes de nuit, plusieurs restaurants qui ne payent pas le droit d’auteur. Les partis politiques qui utilisent la musique des artistes, ils ne paient pas le droit d’auteur et il y a plein de personnes aussi qui utilisent de la musique, de la comédie pour l’animation culturelle. Ça appauvrit les artistes », estime le comédien.

Notre interlocuteur prend pour exemple les élections communales  passées. « Il n’y a pas un parti politique qui n’a pas utilisé la musique Tourou-tourou mais aucun parti…. Certes, c’est les partis politiques, mais j’accuse le BGDA, qui n’a pas pu relever le défi afin que ces artistes qui ont chanté Tourou-tourou que nous gérons au sein de notre label puissent percevoir leur droit d’auteur. Ça fait mal. Demain, ces artistes peuvent tomber malades, alors qu’elles n’ont pas un fond direct. Ça, ça fait mal. La dernière fois, on m’a dit que e BGDA a demandé aux promoteurs d’une marque de mayonnaise de payer le droit d’auteur, ils ont payé. Mais, est-ce que le BGDA a reversé ce droit aux artistes ? Il y en a beaucoup d’autres qui payent comme ça. Mais le BGDA ne reverse pas le droit aux artistes », accuse Mamadou Thug.

L’artiste comédien demande à ceux qui ne payent pas le droit d’auteur, notamment les médias, de s’acquitter de leur obligation afin de permettre au BGDA de rétablir les artistes dans leur droit.

Joint au téléphone, Abbass Bangoura, directeur général du BGDA, est revenu sur le payement du droit d’auteur avant d’accuser les médias privés de n’avoir jamais payé le droit. « L’Etat est le plus grand utilisateur des œuvres en même temps, il est le plus grand payeur. D’abord, je dirai que nul n’a le doit d’utiliser l’œuvre intellectuelle de quelqu’un sans son accord préalable. L’année dernière, au compte du droit d’auteur, l’Etat a payé trois milliards cinq cent mille francs guinéens. L’année d’avant, deux milliards et cette année nous sommes dans les pourparlers pour proposer cinq milliards. Pour les médias publics, dont l’Etat a la charge, l’Etat paie des milliards par an. Je suis au regret de vous dire par contre que les médias privés ne paient aucun droit depuis leur libéralisation ».

A la question de savoir ce qui est fait de ces montants payés par l’Etat, monsieur Bangoura répond : « nous avons environ quarante mille auteurs enregistrés, tous les droits leurs sont payés et les morts et les vivants, en ce qui concerne les œuvres enregistrées au BGDA. Nous avons un système de paiement qui permet d’enregistrer tous les auteurs et leurs œuvres. Comme ça, tout le monde se fait payer comme ça doit ».

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Mamou : une nouvelle maternité et des engins roulants pour l’hôpital régional

26 avril 2018 à 21 09 43 04434

L’hôpital régional de Mamou vient de bénéficier d’une nouvelle maternité et de plusieurs matériels de travail. Ces infrastructure et équipements ont été obtenus dans le cadre du projet HSD, financé par l’USAID. La cérémonie de remise officielle a réuni ce jeudi, 26 avril 2018, plusieurs cadres du ministère de la santé et des autorités locales, a constaté un envoyé spécial de Guineematin.com à Mamou.

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Mouvement J’aime Alpha : Abdoulaye Sylla dénonce les agissements de Kabinet Sylla, alias Bill Gate

26 avril 2018 à 21 09 33 04334

Les initiateurs et membres du Mouvement J’Aime Alpha (MJA) sont aujourd’hui à couteaux tirés. Abdoulaye Condé, alias Ablo, qui se présente comme fondateur du MJA, n’est plus en odeur de sainteté avec  Kabinet Sylla qui en assurait la présidence. Monsieur Condé a dénoncé ce jeudi 26 avril 2018 une tentative d’écarter les fondateurs de cette structure de soutien au professeur Alpha Condé par d’autres jeunes, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Le Mouvement J’Aime Alpha (MJA) a été fondé en 2009 par des jeunes de la SIG Madina pour appuyer le président Alpha Condé dans la lutte pour son accession à la magistrature suprême de notre pays. Mais aujourd’hui, il y a une incompréhension entre le fondateur, resté au quartier, et Kabinet Sylla, devenu intendant à la présidence.

Selon  Abdoulaye Condé, alias Ablo, « c’est moi qui suis le fondateur de ce mouvement. Quand le mouvement a pris de l’ampleur, nous avons trouvé un président en la personne de Kabinet Sylla, dit Bill Gate. Avec le combat qui a été mené, on a réussi à faire élire le président avec toutes les énergies ».

Mais, ajoute-t-il, « en 2018, avec les élections locales, nous sommes allés le voir en tant que MJA pour discuter des actions à mener pour que notre parti puisse avoir la majorité des communes. Mais, Kabinet Sylla nous a fait savoir qu’il était occupé, fatigué et qu’il ne pouvait pas se mêler de ça. Mais nous, nous avons organisé trois meeting au nom de MJA ».

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, est l’annonce faite par le président Alpha Condé le 8 mars dernier, de « consulter la majorité silencieuse pour la formation du nouveau gouvernement. Quand Bill Gate et ses acolytes ont entendu ça, ils se sont précipités pour aller au siège du RPG pour dire qu’ils veulent relancer le mouvement. J’ai appris qu’ils ont mis une nouvelle équipe pour relancer le mouvement : un coordinateur, un parrain, un chargé de communication sans jamais consulter les fondateurs que nous sommes ».

Interrogé sur ce qu’il a entrepris avec son groupe devant une telle situation, Abdoulaye Condé dit avoir appelé Bill Gate. « On l’a appelé pour savoir ce qui s’est réellement passé. Mais, il nous a fait savoir qu’il n’avait le temps. Il nous a orientés vers son chargé de com. Quand je l’ai eu au téléphone, le chargé de communication que ce mouvement n’appartient pas à quelqu’un. Je lui ai répondu que le mouvement a des fondateurs. Il m’a dit qu’ils ont décidé d’aller sans nous et que si nous ne sommes pas contents, c’est d’aller à la justice », a-t-il expliqué.

En outre, Abdoulaye Condé dit que l’autre camp leur a dit qu’ils veulent tantôt appeler la structure Mouvement J’aime Alpha Condé (MJAC) ou J’aime Alpha Condé (JAC). Mais, notre interlocuteur soutient que le mot J’aime Alpha ne sera pas  utilisé par une autre structure. « Ce combat là, nous le mènerons jusqu’au bout. On ne va pas reculer d’un iota », a-t-il lancé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guinematin.com

Tel 628 17 99 17   

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Vers une fissure de la FSPE? La base appelle à un congrès imminent (déclaration)

26 avril 2018 à 21 09 29 04294

Le virus du SLECG est-il en train de toucher la FSPE ? Tout, porte à le croire en tout cas. Cette autre structure syndicale des enseignants semble se diriger tout droit vers une fissure. Les sections syndicales communales de la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Education de Conakry, ont tenu une assemblée extraordinaire élargie à la base ce jeudi, 26 avril 2018. A l’issue de la rencontre, les syndicalistes ont publié une déclaration, dans laquelle ils dénoncent la gestion du bureau exécutif de la structure, et appellent à la tenue d’un conseil national de la FSPE le 30 avril prochain.

Guineematin.com vous propose ci-dessous cette déclaration.

Les sections syndicales communales de la ville de Conakry (FSPE), fédération syndicale professionnelle de l’éducation /affiliée à la CNTG, ont tenu ce jeudi, 26 avril 2018, une assemblée extraordinaire élargie à la base à l’école primaire Gbéssia centre dans la commune de Matoto.

Deux (2) points étaient à l’ordre du jour :

1-      Examen de la situation actuelle de la fédération syndicale professionnelle de l’éducation

2-      Divers

A la lumière des débats, il a été retenu de redynamiser la fédération syndicale professionnelle de l’éducation à tous les niveaux.

Nous avons envisagé des dispositions utiles pour la survie de notre fédération syndicale

-vu le manque de résultats

-vu le manque de leadership

-vu le manque de considération pour la base

-vu le disfonctionnement du bureau national

Nous proposons au bureau exécutif national, d’organiser un conseil national dès le lundi 30 avril 2018.

Vive la FSPE !

Vive les enseignantes et enseignants de Guinée !

Vive la classe ouvrière !

Ensemble nous vaincrons.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18   

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Lutte contre le paludisme: voici les conseils du Docteur Alpha Amadou Sank du CHU Donka

26 avril 2018 à 21 09 16 04164

L’humanité célèbre ce mercredi 25 avril 2018, la journée mondiale du paludisme. Selon nos informations, trois cent millions de personnes sont touchées par le paludisme et trois mille autres en meurent par jour en Afrique subsaharienne. Le taux de mortalité dû au paludisme à travers le monde est d’au moins 85% en Afrique, de 8% en Asie du sud-est, de 5% dans l’Est de la méditerranée et de 1% dans l’ouest du Pacifique.

Pour connaitre ce que c’est que le paludisme, ses causes, ses symptômes, son traitement et ses moyens de prévention, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre du Docteur Alpha Amadou Sank Diallo. Dr Sank est interniste et responsable du département de médecine interne à l’hôpital national Donka. Il est en même temps chargé du cours de Synthèses cliniques et thérapeutiques, des méthodes de diagnostic et de traitement à la Faculté de Médecine de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Guineematin.com : aujourd’hui, c’est la journée mondiale du paludisme, une maladie qui fait beaucoup de victimes, notamment en Afrique. Qu’est-ce que le paludisme et quelles en sont les causes ? 

Docteur Alpha Amadou Sank Diallo: le paludisme, il faut le considérer comme une affection fébrile qui peut être aiguë, parfois mortelle très rapidement. C’est une affection, c’est vrai qui existe et qui a embêté l’humanité. Mais, je pense que ces dernières années, il y a eu une baisse sur le plan stratégique même sur les cas cliniques observés dans notre pays et dans le monde. D’emblée, il faut retenir que la cause c’est le plasmodium. Il y a beaucoup d’autres facteurs qui favorisent le paludisme, tels que L’hygiène individuelle et collective, qui nécessite l’implication aussi bien du ministère de la santé que du ministère de l’urbanisme.

Guineematin.com : que peut-on retenir des signes du paludisme ?

Docteur Alpha Amadou Sank Diallo: les signes de cette maladie, on peut constater une fièvre,  des maux de tête, parfois des douleurs articulaires, dans la forme simple. Mais, si ce n’est pas rapidement pris en charge, ça peut arriver à des complications telles que le coma. Les vomissements sont aussi possibles.

Guineematin.com: comment se fait le traitement contre le paludisme ?

Docteur Alpha Amadou Sank Diallo: le traitement est possible, mais il faut d’abord savoir que c’est une maladie évitable. Pour le traitement, dès qu’on sent qu’on est malade, il faut se diriger vers une structure de santé pour qu’on soit pris en charge le plus vite possible. Il y a actuellement des médicaments de combinaisons thérapeutiques qui ont vraiment fait leur efficacité, qu’on peut prescrire rapidement dans les cas simples ou alors dans certains cas graves aussi. Si c’est pris rapidement en charge, la guérison est totale. On cherche à débarrasser le sang du parasite. Beaucoup de maladies ont des signes similaires au début, mais l’intéressé ne peut pas à lui seul savoir que c’est du paludisme qu’il souffre ou non. L’essentiel c’est de se rendre au niveau des structures de santé, faire le diagnostic pour savoir si c’est le paludisme ou non.

Guineematin.com : est-ce qu’on peut connaître le taux de prévalence du paludisme en Guinée ?

Docteur Alpha Amadou Sank Diallo: au prime-à-bord, je peux vous dire que les statistiques que nous avons ici concernant cette maladie ont beaucoup baissé. Avant, on avait beaucoup de cas qui sont hospitalisés, qui peuvent aller jusqu’à 15 à 17%. Mais, actuellement nous avons rarement le paludisme. Si je prends par exemple le mois de mars, on a  en termes de paludisme simple, 28 cas qui ont été observés, alors que le paludisme grave, on a eu qu’un cas hospitalisé. On a remarqué que, ceux qui sont hospitalisés ici et qui ont la maladie sont généralement ceux qui n’utilisent pas les moustiquaires. Quand on leur demande s’ils utilisent les moustiquaires, ils disent non. C’est pourquoi, d’ailleurs nous demandons à tout le monde d’utiliser les moustiquaires. C’est extrêmement important.

Guineematin.com: quels peuvent être les moyens de prévention de cette maladie en plus du moustiquaire? 

Docteur Alpha Amadou Sank Diallo: la première des choses, c’est de vivre dans un environnement propre. Il faut utiliser les moustiquaires. Je salue le département et les partenaires à travers le programme national de lutte contre la maladie qui ont fourni beaucoup d’efforts en donnant beaucoup de moustiquaires à la population. Un acte qui a permis de baisser le pourcentage ce dernier temps. Il faut également éviter de mettre des ordures autour de soi.

Propos recueillis et décryptés par Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Humanitaire : la BICIGUI, au secours des enfants démunis

26 avril 2018 à 20 08 38 04384

Le secrétaire général de la BICIGUI, Franck Guillet, en compagnie d’une délégation venue de Paris, a rendu visite ce jeudi, 26 avril 2018 à l’orphelinat Hakuna-matata de Dabomba. Le responsable de la première Banque privée de Guinée et sa suite, sont allés apporter un soutien moral et matériel aux enfants démunis de ce centre d’accueil, a constaté un Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est dans le souci d’aider les populations guinéennes en général et les plus démunis en particulier, que cette délégation de la BICIGUI, filiale du groupe français BNP Paribas, conduite par son secrétaire général Franck Guillet, s’est rendue à l’orphelinat Hakuna-matata de Dabomba, communément appelé « maison du bonheur ». Les responsables de la Banque ont apporté des fournitures scolaires aux enfants vivant dans ce centre pour faciliter leur formation. Selon Franck Guillet, cette visite a pour principal objectif, de répondre à la demande d’un orphelinat qui travaille pour la bonne cause, celle de l’éducation des enfants abandonnés.

« Notre priorité, c’est d’essayer de contribuer, de faire en sorte que ces enfants puissent évoluer dans un environnement qui n’est pas le leur naturellement ; mais au moins qui a le mérite d’exister et de faire en sorte de subvenir à leurs besoins, ça c’est notre première priorité. Et on a pour vocation ici en Guinée, en qualité de première Banque guinéenne, d’aider au maximum la population. Ensuite, naturellement c’est de faire en sorte qu’on puisse promouvoir ces actions-là le plus possible. Aujourd’hui, c’est à travers une donation qui est faite par nos équipes de Paris qui voulaient contribuer à leur niveau aux actions que nous menons en Guinée.

Mais naturellement, nous avons pour vocation d’essayer d’aider un maximum de populations aux travers de ces opérations qui traduisent par là aujourd’hui un don de fournitures scolaires. Mais on le fait aussi aux travers d’autres actions. Nous avons dernièrement  financé un dispensaire, des forages dans des villages, des écoles ; naturellement l’éducation est une priorité pour nous, la santé aussi. Nous menons aussi à l’interne des opérations pour la lutte contre le VIH, pour la lutte contre le palu », a-t-il cité, précisant que toutes ces actions s’inscrivent dans le cadre de la responsabilité sociétale et environnementale de BICIGUI.

Après la visite de l’orphelinat Hakuna-matata de Dabomba, le secrétaire général de la BICIGUI a dit être agréablement surpris par l’organisation qu’il a trouvée sur place : « On sent qu’il y a une vraie organisation dans cet orphelinat, tous les éléments nécessaires sont présents. On a financé dernièrement des lits pour permettre aux enfants de dormir sur des matelas. On a tout ce qui leur permet de laver leurs vêtements ; il y a également toute la partie qui est alimentaire, des frigidaires et des congélateurs, toute la partie éducation également. Nous allons faire en sorte de pouvoir les aider à trouver un espace un peu plus grand, d’une part pour aider les enfants à avoir un espace personnel plus large, et puis de permettre de pouvoir éduquer davantage d’enfants dans cet orphelinat », a promis Franck Guillet.

De son côté, la fondatrice de l’orphelinat Hakuna-matata de Dabomba, Laurence Rouyeur, s’est réjouie de cette visite des responsables de la BICIGUI et des dons qu’ils ont apportés aux enfants : « Je suis très émue, parce que vous avez choisi notre centre, et des affaires scolaires que vous avez amenées. Effectivement c’est notre domaine, parce que les enfants vont à l’école et on en a vraiment besoin », a-t-elle dit, précisant qu’elle ne bénéficie d’aucune aide de l’Etat guinéen.

A noter que cet orphelinat prend en charge aujourd’hui 29 enfants déshérités.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

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Vol de bétail à Fafaya (Koubia) : les citoyens mettent la main sur deux suspects et un animal

26 avril 2018 à 16 04 37 04374

Les citoyens de Simili, un district de la commune rurale de Fafaya, dans la préfecture de Koubia, relevant de la Région Administrative (RA) de Labé viennent de mettre la main sur deux présumés voleurs de bétail et un animal soustrait du parc d’un citoyen du chef-lieu de la sous-préfecture, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon notre source, Thierno Mamadou Khalirou Kaba Simily Diallo, un maître coranique de la contrée, c’est un certain Malal Thioro qui aurait soustrait l’animal du parc de Thierno Souleymane Souroun Diallo à Fafaya Centre. En compagnie du sieur Issa Mégnékouré, le présumé voleur aurait déposé l’animal volé au boucher de la contrée, Maître Sarifou Bah contre une avance de 1 million 200 mille francs guinéens sur le montant total de 2 millions conclu.

Les enquêtes de proximité menée sur le terrain par les responsables du district et du secteur avec l’appui du vétérinaire de la localité ont permis de retrouver le propriétaire de l’animal au chef-lieu de la sous-préfecture. Finalement, le présumé voleur, Malal Thioro et le présumé receleur,  Sarifou Bah ont été mis à la disposition du chef du poste de police de Fafaya, capitaine Mamadou Oury Diallo qui a transféré les prévenus au commissariat central de Koubia. L’animal a été confié à son propriétaire en attendant la fin de la procédure.

Deux autres suspects en cavale sont activement recherchés par les services de police. Il s’agit Boubacar Diallo dit Bolol qui est accusé d’avoir aidé le présumé voleur à surveiller l’animal en attendant l’arrivée du bouché au marché hebdomadaire de Thianghè et Issa Mégnékouré qui aurait aidé à convoyer l’animal de Souroun à Thianghè.

Aux dernières nouvelles, les communautés villageoises ont adressées des correspondances au préfet de Koubia, Khalidou Keïta et au gouverneur de Labé, Sadou Keïta auxquels elles demandent leur implications respectives pour que justice soit rendue dans cette affaire et que les coupables soient sanctionnés à la hauteur de leur forfaiture

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Grève des travailleurs de Bonheur FM : la crise perdure, les grévistes mettent en garde

26 avril 2018 à 16 04 34 04344

Depuis plus de 10 jours, la majeure partie des employés de la radio privée Bonheur FM sont en grève. Malgré l’implication d’une équipe de médiation, c’est toujours le statuquo, aucune négociation n’est envisagée entre la direction et les grévistes. Ces derniers sont sortis ce jeudi, 26 avril 2018, pour interpeller les autorités et l’opinion nationale sur cette situation, mettant en garde leur direction contre d’éventuelles mesures à leur encontre, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis qu’ils ont entamé leur grève le 16 avril dernier, les travailleurs de la radio Bonheur FM ont gardé le silence pour donner la chance à d’éventuelles négociations entre eux et la direction de la station. Mais près de deux semaines après, ils disent avoir constaté l’indifférence de la direction générale et ont décidé donc de briser le silence. Selon leur porte-parole, Mamadou Samba Sow, cette grève fait suite à plusieurs démarches menées sans succès, pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des employés.

« Après constat de nos conditions de vie et de travail après six ans d’exercice, nous avons écrit un courrier le 20 mars 2018, s’adressant au directeur général de la radio Bonheur pour solliciter une rencontre avec lui pour discuter autour d’un certain nombre de points, notamment celui lié à l’augmentation de nos salaires. Mais jusqu’au 04 avril, il n’y a pas eu de réponse. Après ça, nous les 14 reporters, nous nous sommes retrouvés à nouveau pour tirer les leçons, à l’issue de cela, nous avons écrit un préavis de grève le 04 avril, s’adressant toujours au même directeur et qui est arrivé à échéance le 14 du même mois, il n’y a pas eu de réponse claire de sa part », a expliqué l’ancien rédacteur en chef de la radio Bonheur.

C’est ainsi que les 14 journalistes ont décidé de partir en grève, poursuit-il : « Le  lundi 16 de ce mois, nous sommes venus sans travailler, dans l’espoir qu’ils vont chercher à nous rencontrer, ce qui n’a pas été le cas. Des personnes de bonne volonté se sont impliquées en engageant une médiation entre nous, mais elles sont revenues hier pour nous dire qu’elles ont échoué sur toute la ligne, que la situation n’a pas évolué. C’est pourquoi, nous avons voulu communiquer maintenant, dans l’intention d’attirer l’attention des patrons de presse et la communauté nationale ».

« On vous fait croire que la radio Bonheur est celle qui paye le plus, ce qui n’est pas vrai, nous avons assez de difficultés, car nous ne comptons que sur notre salaire, mais ce salaire-là est dérisoire. En plus, au niveau de la radio Bonheur il n’y a pas de contrat de travail, il n’y a pas de bulletin de paye, on nous paye en mettant l’argent dans une enveloppe et nous venons signer dans des feuilles volantes comme des ouvriers. Pire, quand un stagiaire demande son attestation de stage, ça devient un problème, il y a deux stagiaires qui sont partis jusqu’à présent ils n’ont pas reçu leurs attestations …», a déclaré Mamadou Samba Sow.

Le porte-parole des grévistes a par ailleurs, mis en garde contre toute éventuelle mesure qui serait prise par la direction : « Il y a des rumeurs qui disent qu’ils vont licencier ce groupe de grévistes ou-bien bloquer l’intégralité de nos salaires ou encore de payer les salaires de façon partielle. Mais nous mettons la direction en garde, nous prenons l’opinion nationale en témoin, les autorités en charge des médias, nous leur disons que si cela arrivait, nous ne nous laisserons pas faire. S’il s’agit d’aller devant les tribunaux nous irons, mais cela ne restera pas sans conséquence », a prévenu le journaliste.

De leur côté, les responsables de la radio Bonheur FM n’ont pas souhaité se prononcer sur la question.

Ramatoulaye Diallo pour Guineematin.com

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Parlement : explications et assurances de trois ministres devant les députés

26 avril 2018 à 15 03 03 04034

Comme annoncé dans nos précédents articles, les honorables députés ont adopté unanimement le mardi, 24 avril dernier, cinq accords de prêts de plusieurs centaines de millions de dollars et un autre accord révisé portant sur l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle.

Mais avant le vote, la présentation des rapports a été suivie de débats marqués par des questions des députés et des réponses du gouvernement, représenté pour l’occasion par les ministres Mariama Camara de l’agriculture, Marc Yombouno du commerce et Cheick Taliby Sylla de l’énergie et de l’hydraulique.

Guineematin.com, qui a suivi les débats, revient sur quelques séquences de réponses fournies par les ministres.

Mariama Camara de l’Agriculture 

Parlant de la durée du projet agricole Gaoual-Koundara-Mali, financé par la Banque islamique de développement (BID), Mariama Camara indique qu’il sera exécuté de 2018 à 2022. L’objectif du projet selon elle, est d’améliorer les conditions de vie des populations des populations de ces préfectures situées dans le nord de la Guinée.

Elle souligne que le projet permettra l’aménagement de bas-fonds, l’apport d’équipements agricoles et post-récoltes, la réalisation de pistes rurales et la construction de ponts entre autres. A ceux qui ont des inquiétudes sur la bonne exécution du projet, la ministre de l’agriculture rassure que sa mise en œuvre se fera de façon participative. Elle évoque la mise en place d’un mécanisme de suivi-évaluation. Et un audit national veillera sur la tenue des comptes conformément aux normes de la BID, a promis Dame Camara.

Dans son speech, la patronne du département de l’agriculture a rappelé que le développement du secteur rural intéresse tout le monde puisqu’il participe au bien-être du monde rural.

De la nature des sols visés par le projet, Mariama Camara, reste confiante qu’avec la SENASOL, des analyses vont être faites pour identifier la fertilité des sols. A ceux qui s’inquiètent de l’absence de la filière riz parmi les cultures citées dans son discours, la ministre soutient que cette céréale, la plus consommée en Guinée, fait partie des cultures visées par ce projet agricole, précédé d’études de base en 2007. De l’unité de coordination, c’est le bailleur et le gouvernement qui vont se mettre d’accord pour sa mise en place, a conclu l’ex-patronne de la SOGUIPAH, visiblement émotive.

Marc Youmbouno du commerce 

Il a entamé ses propos par expliquer la genèse du projet de la chaîne des valeurs, très récent. « C’est en septembre 2016 que j’ai fait la requête auprès du ministère du plan qui l’a soumis à la BID et le projet a été élu lors de la rencontre de Paris », a dit Marc Yombouno.

Dans le cadre de sa mise en œuvre, c’est un projet transversal a-t-il expliqué aux députés. « Plusieurs départements sont impliqués. Le financement du projet est une entente entre le bailleur et le demandeur. L’argent ne vient dans les caisses du département. Ce que nous pouvons, c’est d’aider le paysan à produire ce qui peut intéresser les autres », a indiqué le ministre du commerce.

En termes de montant de ce projet agricole de chaines de valeurs, « il y aura un plan financier opérationnel selon les activités menées. Toutes les préfectures sont concernées, y compris Kérouané dans le cadre de la culture de l’igname. Par rapport au rendement actuel, le maïs donne plus en Haute Guinée et en Forêt. C’est comme la pomme de terre au Foutah ou le riz à Forécariah », a dit Yombouno.

A ceux qui soulevé des inquiétudes sur la culture de l’anacarde, l’orateur a souligné qu’il s’agit là de simples spéculations. « C’est une initiative présidentielle. Elle a permis de passer de 2500 tonnes en 2014, à 17 mille tonnes d’anacarde en 2017 », a-t-il lancé.

Au-delà de ce projet, poursuit Marc Yombouno, « il y a la filière mangue qu’on est en train de développer. Nous luttons pour l’amélioration de la qualité de nos fruits destinés à l’exportation. Il y a la mouche de mangue qui continue d’être une préoccupation pour le département. Mais des dispositions sont en vue pour son éradication », a-t-il promis en substance avant d’expliquer le refoulement l’année dernière à Conakry de plusieurs conteneurs de mangues.

Ceux qui ont des doutes sur les capacités de montage de projets au niveau du gouvernement ou encore l’implication du secteur privé dans le processus, le ministre Yombouno leur répond: « l’Etat ne réalise pas le projet. La plus grande partie du projet sera consacrée aux infrastructures. Des dossiers d’appels d’offres seront établis et accessibles à tous. Ce sont des privés guinéens qui vont les réaliser et les bénéficiaires sont également des guinéens. Les kilomètres de pistes rurales et les mètres linéaires de ponts sont tous étudiés », a-t-il rassuré.

En outre, Marc Yombouno « rassure que le chef du département du commerce n’est pas ce genre de manager qui met l’argent d’un projet dans sa poche. Pour la chaîne des valeurs, cinq centres de conditionnement modernes seront construits dont un à Kankan. Ce qui va apporter plus de valeur ajoutée aux bénéficiaires ».

De l’organisation africaine pour la propriété intellectuelle, le ministre se veut rassurant. « Cet accord révisé est une loi. En votant et en acceptant de ratifier l’accord de Bangui, la Guinée accepte de protéger la propriété intellectuelle. Un pays s’était hasardé à copier la création de nos artisans comme les pagnes lépi et forêt sacrée. Nos services ont sévi », a expliqué l’orateur.

Aux chercheurs et inventeurs, Marc Youmbouno révèle qu’un fonds d’appui à l’institution elle-même, l’OAPI, existe. « C’est l’OAPI qui a appuyé la création des prototypes de nos braves créateurs présentés ici », a-t-il expliqué aux honorables députés, se réjouissant de l’initiative de l’Assemblée nationale d’instituer une journée nationale de créativité.

Pour les pompes de la FAPEL, indique-t-il, « il a été dit au SNAP de tenir compte, dans ses marchés de la production de FAPPEL. C’est dans ce cadre qu’il faut saluer le contenu local actuel guinéen. Actuellement à qualité égale, on se tourne vers la production locale », a rassuré le ministre du commerce.

Cheick Taliby Sylla de l’énergie et de l’hydraulique

 Dans un langage convainquant, le ministre de l’énergie est venu au parloir donner les grandes lignes de son secteur, pourtant décrié (surtout par l’opposition).

« Nous avons un atlas avec 309 sites identifiés qui donnent 6900 MW d’électricité à travers le pays. Avec la mise en service de Kaleta, la ligne interconnexion qui existait a été alimentée. L’année dernière, Kaleta a produit en moyenne 100 MWH mais le reste on n’avait pas où envoyer et c’est du perdu », s’est désolé M. Sylla.

Toujours parlant des projets hydroélectriques, le ministre Sylla a expliqué qu’en tant que président du Conseil d’administration du projet de barrage de Koukoutamba, prévu dans la préfecture de Tougué en Moyenne Guinée, le projet va très bien et il est adjugé par une société chinoise avec 294 MW ».

Plus loin, il souligne que « le complexe Kaléta-Souapiti-Amaria en Basse Guinée, nous fera près de 1000 MW d’énergie et sans l’interconnexion on va envoyer l’énergie où ? C’est pourquoi le Pr Alpha Condé nous a demandés de mettre l’interconnexion. Mieux, il faut reconnaître que nous sommes membres de la CEDEAO qui a mis en place le programme WAP. D’où la raison de cette ligne Guinee-Mali, le Mali est interconnecté avec le Sénégal et la Mauritanie. Avec le barrage Fomi en Haute Guinée, les études de faisabilité sont terminées. Il produira 90 MW. Les travaux vont démarrer cette année pour finir en 2021. Avec ce barrage, c’est aussi six milliards de m3 d’eau et l’irrigation de 100 ha cultivables. Le bateau va relier la ville de Kankan en Guinée à Bamako au Mali pendant 8 mois de l’année. C’est également 3 500 tonnes de poissons » a-t-il indiqué.

« Il ya le projet Fancolédou-Cobédou en Guinée forestière. Allez-y sur les lieux voir ce site, si on ne travaille pas. Vous avez à N’Zérékoré, à Lofoura, Palan à Macenta, à Kéro en accompagnement de l’ONUDI. Je n’ai pas vu non plus la pose d’une pierre », faisant allusion à ceux qui se moquent des projets se limitant à l’effet d’annonce.

« Ce barrage sera partagé avec le Libéria. Il était prévu pour 3 MW, nous avons 7 MW disponibles pour 7 millions de dollars. La semaine dernière nous étions en réunion avec l’ONUDI. Pour transporter cette énergie, nous avons créé la boucle de Guinée. Il y aura aussi une ligne en direction de Sambagalou en passant par la préfecture de Mali en Guinée. Sambagalo c’est 120 MW ».

«En termes de financement, vous avez plusieurs bailleurs de fonds pour la ligne Guinée-Mali. Ils sont bouclés. C’est également valable pour le financement de la ligne de Kankan–Fomi et le poste de Fomi, ces financements sont également disponibles. C’est le Chef de l’Etat qui a demandé d’alimenter les villes et villages traversés par ces lignes. Ils doivent être alimentés de 10 km de part et d’autres. Mais nous voulons aller plus loin », promet Cheick Taliby Sylla, qui parle plutôt la possibilité d’aller à 20 km de part et d’autres de cette ligne.

A l’opposition qui qualifie le gouvernement de rêveur, le ministre répond : « ceux qui n’ont pas la main dans la patte, il faut rêver. Mais nous qui gérons, on vous assure qu’on les réalisera. Tous ces projets ne finiront pas en 2020 certes, mais d’autres vont se terminer en 2021 », a-t-il assuré.

De l’eau potable, le ministre de l’énergie et de l’hydraulique appelle de ses vœux à éliminer les pompes à motrice humaines. « Le Président nous a demandés de développer les pompes solaires pour finir avec les pompes à motrice humaines », a conclu le ministre dans une salle restée silencieusement accrochée à ses lèvres.

C’est sans suspens que les trois groupes politiques, à travers leurs porte-parole, Hadja Aïssata Daffé de l’Alliance républicaine, Dr Fodé Oussou des Libéraux-démocrates et Aly Kaba du Rpg-Arc-en-ciel ont appelé leurs collègues députés à réserver un vote positif à l’ensemble des textes soumis au Parlement

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Contentieux électoral : les négociations se font désormais « en off »

26 avril 2018 à 13 01 58 04584

Après les menaces de l’opposition de se retirer du comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016 et de reprendre les manifestations de rue, les acteurs politiques de la mouvance et de l’opposition se sont retrouvés ce jeudi, 26 avril 2018 pour une nouvelle séance de travail. Mais, presque rien n’a filtré sur ces négociations qui ont porté essentiellement sur le contentieux électoral. Les parties ont décidé de ne pas communiquer là-dessus jusqu’à l’issue des travaux, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

On en sait que très peu sur la rencontre  des acteurs politiques guinéens, ce jeudi, 26 avril 2018 à Conakry. Ce qu’on sait, c’est que c’est une sous-commission du comité de suivi qui s’est réunie et qui a travaillé essentiellement sur le point concernant le contentieux électoral.

Autre chose, c’est que les membres de cette sous-commission ont décidé de ne pas communiquer pour l’instant sur l’évolution de leurs travaux. Une façon pour eux, de maintenir un climat de sérénité autour de ces travaux. Suite à ces négociations qui se font « en off », le comité de suivi va se réunir en début de semaine prochaine, nous apprend-t-on sans plus de précisions.

A rappeler que l’opposition républicaine exige la restitution de ces suffrages annulés par les présidents des commissions administratives de centralisation des votes (CACV). Les opposants qui ont dénoncé récemment un manque de volonté du comité de suivi de faire face à leurs revendications, ont promis que si rien n’est fait dans ce sens au cours de cette semaine, ils vont se retirer des négociations et reprendre les manifestations de rue.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Justice: Ousmane Gaoual porte plainte contre Damaro, Saloum Cissé et Cie

26 avril 2018 à 13 01 04 04044

Décidément, la justice guinéenne est plus que jamais sollicitée ces derniers temps. Ousmane Gaoual Diallo, député à l’assemblée nationale et conseiller politique de Cellou Dalein Diallo, vient de porter plainte contre des hauts cadres du RPG Arc-en-ciel, a appris un reporter de Guineematin.com ce jeudi, 26 avril 2018.

Ousmane Gaoual Diallo, a porté plainte pour diffamation contre des cadres du RPG Arc-en-ciel. Selon nos informations, la plainte vise Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel; Saloum Cissé, secrétaire général du parti au pouvoir et premier vice-président du parlement Guinéen; Sidiki Aboubacar Touré, de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel; et Hady Barry, secrétaire général du ministère des affaires étrangères.

Cette plainte est la suite d’une longue serie entre les hommes politiques guinéens.

Désormais on attend de voir si les mis en cause seront cités à comparaître par le tribunal de première instance de Dixinn où là plainte a été déposée. La défense des intérêts du plaignant est assurée par maîtres Alseny Aissata Diallo et maître Salifou Béavogui.

À suivre !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com 

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Kankan : un corps sans vie repêché du fleuve Milo

26 avril 2018 à 12 12 59 04594

Un corps sans vie flottant sur l’eau, a été repêché du fleuve Milo à Kankan hier  mercredi, 25 avril 2018 par la Croix-Rouge préfectorale. Ni l’identité du défunt, ni les circonstances de sa mort ne sont connues, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Le défunt est un jeune homme de teint noir, dont l’identité n’est pas connue. Son corps était en état de décomposition avancée et dégageait une odeur nauséabonde. Les circonstances de la mort du jeune homme restent également un mystère. Mais des blessures sont visibles dans son dos et au niveau de sa hanche. Selon Elhadj Laye Dabo, le président de la Croix-Rouge locale, le corps aurait été découvert sur les lieux depuis mardi matin sans être sorti de l’eau. C’est quand il s’est rendu compte de cette situation qu’il a pris des dispositions pour repêcher le corps.

 « J’étais venu transmettre une commission au préfet, c’est là que j’ai trouvé des jeunes surexcités venus de Kankan-Koura, je me suis approché du président de la jeunesse dudit quartier, c’est lui qui m’a informé qu’un corps a été retrouvé sur le fleuve et qu’il est en état de décomposition. Immédiatement, j’ai téléphoné à mes volontaires, et ils ont formé une équipe, après la protection civile est venue se joindre à nous ainsi que quelques piroguiers, nous avons repêché le corps, puis procédé à son enterrement », indique Laye Dabo.

De son côté, Sidiki Belmando Kaba, directeur communal de la jeunesse,  explique pourquoi il a fallu deux jours pratiquement après la découverte du corps pour qu’il soit sorti de l’eau : « J’ai  appris que le secrétaire général de la commune était occupé, on  est allé le chercher en vain, on est parti à la commune, on l’a pas vu, je l’ai appelé par trois fois au téléphone, il n’a pas décroché, on l’a cherché partout sans succès. Moi je suis rentré à la maison parce que je ne pouvais rien, c’est à 18h qu’il (secrétaire général de la commune) m’a appelé et m’a dit de le trouver chez le préfet », soutient le jeune homme.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tel : 620 95 40 47

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Parlement : approbation d’importants projets pour deux régions de la Guinée

26 avril 2018 à 11 11 37 04374

Au cours de sa plénière du mardi 24 avril 2018, l’Assemblée nationale a approuvé quatre projets de développement qui lui étaient soumis par le gouvernement. Ces projets financés par la BID, devraient améliorer les conditions de vie de nombreux habitants des régions de la Haute Guinée et de la Guinée forestière, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Deux de ces quatre projets concernent le développement de l’agriculture dont un spécifiquement réservé à la zone nord du pays. Les deux autres projets portent sur l’adduction d’eau en région forestière et l’interconnexion électrique entre Bamako-Kankan-N’Zérékoré. Au moins 221 villages des régions de la Haute Guinée et de la Guinée forestière vont bénéficier de ces projets.

Selon le rapporteur général de la commission économie, finances, plan et coopération internationale, Alpha Mohamed Diallo, « le gouvernement a réussi à obtenir de la Banque Islamique de Développement, un prêt d’un montant de 13.8 millions d’euros dans le cadre du financement du projet d’approvisionnement en eau potable et assainissement dans les préfectures de Nzérékoré, Lola et Yomou, et du Fonds Africain de Développement, un montant de 16.6 millions UC en vue de réaliser le projet d’interconnexion électrique de 225 KV de la Guinée et du Mali ».

A en croire le contenu du document présenté en séance plénière, les réalisations du projet d’approvisionnement en eau potable et assainissement dans les préfectures de Nzérékoré, Lola et Yomou, comprendront :

-la construction de 455 forages équipés de pompes à motricité humaine (230 pour Nzérékoré, 132 pour Lola et 93 pour Yomou);

-l’implantation de 20 AEP dont 10 à Nzérékoré, 10 pour Lola et Yomou ;

-la construction de 1000 latrines familiales ;

-la construction de 425 latrines publiques dans les écoles, les marchés et les centres de santé.

Quant au second projet relatif à l’interconnexion électrique en 225 KV, il va relier la Guinée et la République du Mali. Les travaux consisteront à :

-construire une ligne électrique de structure à double terne de 225 KV en courant alternatif d’une longueur de 714 km entre Sanankoroba au Mali et Nzérékoré en Guinée.

-implanter et extension des postes de transformation H/T, M/T associés dans les localités de Sanankoroba, Siguiri, Fomi, Kankan, Kérouané, Beyla et Nzérékoré;

-électrifier 201 localités riveraines de la ligne dont 121 en Guinée et 80 au Mali;

-gérer des impacts environnementaux et sociaux du projet ;

Appuyer institutionnellement ;

-appuyer à la gestion (unité de gestion et comité de pilotage supranationales, énergie et autonomisation des femmes, recrutement de 75 stagiaires jeunes diplômés  dont 30 au Mali et 45 en Guinée), audit, contrôle et supervision.

Ces projets ont été approuvés à l’unanimité des députés devant le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, Cheick Taliby Sylla, qui a réussi à convaincre les élus pendant la série de questions-réponses.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Siguiri : deux bandits présumés lynchés par une foule en colère

26 avril 2018 à 10 10 46 04464

Comme nous l’annoncions dans un article précédent, deux bandits présumés ont tiré sur deux jeunes qui tentaient de les arrêter hier mercredi, 25 avril 2018 à Tönsön, un village de la préfecture de Siguiri. Les deux jeunes ont trouvé la mort et les hommes armés ont pris la fuite. Mais quelques heures plus tard, ils sont tombés dans les mains d’une foule en colère qui les a également tués, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Après avoir tué les deux jeunes qui tentaient de les arrêter à Tönsön dans la sous-préfecture de Doko, les deux bandits présumés sont allés enlever le sac d’un orpailleur à Bourènfèn, localité située à 20 km de là où ils ont commis le double meurtre, avant de continuer leur chemin vers Diarraya dans la sous-préfecture de Kintinia. Mais avant leur arrivée dans cette localité, les habitants de Diarraya étaient déjà informés de leurs agissements et les attendaient de pieds fermes, indique Mamadi Dioubaté, citoyen de ce district.

« A16 heures, on a été alerté par la population de Bourènfèn que deux bandits ont tué deux personnes à Tönsön et enlevé le sac d’un orpailleur contenant une importante somme d’argent et des objets de valeurs, et qu’ils ont pris la direction de notre village, c’est ainsi que la jeunesse est sortie pour barricader la route. Quand ils ont su qu’il y a un dispositif ici, ils ont pris la direction de Frawalia, mais ils ont trouvé le même dispositif à Oréya, ils ont décidé donc de faire demi-tour vers chez nous.

Mais entre Oréya et notre village Diarraya, ils ont été mis aux arrêts et conduis chez le président du district qui a voulu les conduire à la police. La police est venue pour les récupérer, mais la foule a chassé les agents, les gens ont défoncé la porte de la maison du président du district pour prendre les deux bandits qui étaient à l’intérieur et les tuer », a expliqué le témoin.

Une version confirmée par Karifa Camara, président du district de Diarraya : « J’étais au travail, quand on m’a informé de l’arrestation de deux bandits par des jeunes. Aussitôt, je suis venu avec mon bureau de la jeunesse et nous avons récupéré les deux pour les enfermer dans une chambre chez moi. J’ai informé le Colonel Conde à Siguiri, qui m’avait dit qu’il va dépêcher une équipe à Diarraya pour les amener à Siguiri. Mais la foule qui était mobilisée ici a commencé à jeter des cailloux sur mon toit pour exiger à ce qu’on fasse sortir les deux hommes.

Ils étaient des centaines de personnes, venues des villages environnants, ils sont rentrés dans la cour, défoncé la porte pour sortir les deux bandits et les tuer. Le propriétaire du sac enlevé à Bourènfèn a récupéré son sac. Les deux corps, leur moto et le fusil qu’il détenaient se trouvent avec nous jusqu’à l’arrivée des chefs », a dit le responsable local de Dirraya.

Pour l’instant, les deux bandits présumés lynchés par la foule n’ont pas été identifiés.

De Siguiri, Bérété Lancei Condé pour Guineematin.com

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Fin de Les 72 heures du livre : Sansy Kaba Diakité rêve de créer « le salon du livre d’Afrique de Conakry »

26 avril 2018 à 10 10 42 04424

L’événement Les 72 heures du livre a pris fin hier mercredi, 25 avril 2018 au palais du peuple. Placée sous le thème « Agriculture, avenir de la Guinée », la cérémonie de clôture a connu la participation de la Première dame de la République, de l’épouse du Premier ministre, des diplomates accrédités en Guinée et de plusieurs autres amoureux du livre et de la lecture, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Dans son discours, Sansy Kaba Diakité, directeur des éditions l’Harmattan Guinée, s’est félicité de la réussite de cet événement. Monsieur Diakité a dit souhaité que Conakry soit une vitrine de la culture en général et du livre en particulier en Afrique. « Notre rêve, c’est de créer le salon international du livre d’Afrique de Conakry, c’est important. Notre rêve, c’est de créer un grand prix du livre africain à Conakry, pour que les grands intellectuels viennent à Conakry. Notre rêve, c’est de faire en sorte qu’il y ait un agenda diplomatique et culturel, que la Guinée soit véritablement une destination. C’est ça notre rêve. Notre pays a été longtemps isolé, il faut qu’on soit ambitieux, il faut qu’on sorte la Guinée de l’isolement », a-t-il expliqué.

Pour sa part, la Première dame de la République, Hadja Djéné Kaba Condé a remercié les organisateurs de Les 72 heures du livre. Elle a promis d’accompagner et soutenir le projet de création du salon international du livre en Afrique. « J’encourage Sansy Kaba, commissaire de Conakry Capitale Mondiale du Livre, ainsi que Les 72 heures du livre et de la lecture en Guinée. Ça va encourager les enfants à apprendre les mots, à s’intéresser à la lecture, parce que c’est par ce biais qu’on peut se construire une vie intellectuelle, qui passe certes par les écoles, mais la lecture nous édifie mieux à la vie, à la profession que nous le fait l’école. Donc, grand merci à l’organisateur de l’évènement et aux invités qui sont venus ».

A noter que la clôture de ces 72 heures du livre a connu la prestation des slameurs venus de la Cote d’Ivoire, du Togo et du Burkina Faso. La remise de prix à des jeunes dessinateurs, des lecteurs venus de lycées et collèges de Conakry a clôturé la soirée.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

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Boké : le palu occupe la première place d’hospitalisation et de décès

26 avril 2018 à 10 10 12 04124

Mamadouba Sanoussy Camara, spécialiste communication du projet Stop Palu de Boké

Sékou Koumbassa , spécialiste en suivi et évaluation de l’antenne du projet Stop Palu de Boké.

Comme annoncé précédemment, la Guinée, à l’instar de plusieurs autres pays du monde, a célébré hier mercredi, 25 avril 2018, la journée mondiale du paludisme. L’occasion de faire le point sur la prévalence de la maladie et des efforts mis en œuvre pour l’éradiquer. Et en ce qui concerne la région de Boké, le paludisme constitue encore la première cause d’hospitalisation et de décès, a appris un correspondant de Guineematin.com sur place.

Le taux de prévalence du paludisme est sur une tendance baissière ces dernières en Guinée. Et la région de Boké ne fait pas exception à cette règle plutôt satisfaisante. C’est le premier constat que font les responsables locaux du projet Stop Palu à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du paludisme : « Chez les enfants de moins de 5 ans, à travers une enquête réalisée en 2012, 44%  avaient le palu au niveau national, et dans la région de Boké on a enregistré 24%. En 2016, d’autres enquêtes ont été réalisées  avec 15% de taux de prévalence au niveau national et 6% dans la région de Boké », a indiqué Sékou Koumbassa , spécialiste en suivi et évaluation de l’antenne du projet Stop Palu de Boké.

Toutefois, cette structure qui œuvre dans le cadre de la lutte contre le paludisme estime qu’il ne faut pas tomber dans l’autosatisfaction. Car, la maladie est loin d’être vaincue dans notre pays, selon Mamadouba Sanoussy Camara, spécialiste communication du projet Stop Palu de Boké : « Le paludisme occupe la première place de consultation, d’hospitalisation et de décès dans nos structures de santé publique et même dans les familles », a-t-il dit.

Il ajoute que le combat pour l’éradication du paludisme rencontre un certain nombre de difficultés dans la région de Boké : « Parmi ces difficultés, il y a le faible taux d’utilisation des moustiquaires, la gratuité des intrants antipaludiques fait défaut,  parce que quand vous partez dans les structures de santé, pour vous ces intrants sont gratuits, mais certains s’amusent à les faire payer. C’est ce qui remet  en cause le recours aux soins des communautés », a laissé entendre Sanoussy Camara.

Abdourahmane N’Diaré Diallo pour guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Régulateurs de l’audiovisuel de l’UEMOA et de la Guinée : la plate-forme encourage l’autorégulation

26 avril 2018 à 9 09 53 04534

Les travaux de l’assemblée générale annuelle de la plateforme des régulateurs de l’audiovisuel des pays de l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) et de la Guinée on prit fin hier mercredi 25 avril. Pendant deux jours, les participants se sont penchés sur des questions liées « à l’approfondissement de la déontologie, de l’éthique, du droit d’auteur, au développement des médias audiovisuels d’une façon générale », a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

La rencontre a regroupé des délégations venues des pays membres de la plateforme : Burkina Faso, Bénin, Cote d’Ivoire, Guinée Bissau, Niger, Sénégal, Togo, Mali et de la Guinée.

Dans son discours, Ibrahima Sy Savané, président de la HACA (Haute Autorité de la Communication et de l’Audiovisuel) de la Cote d’Ivoire a dit que la rencontre de Conakry a été un succès. « Nous repartons absolument satisfait. Toutes les questions liées à la convergence des textes, les questions liées à l’approfondissement même de la déontologie, de l’éthique, des questions liées au droit d’auteur, au développement des médias audiovisuels d’une façon générale ont été abordés. Nous avons pris un certain nombre de résolutions qui englobent l’ensemble des problématiques qui se posent aux médias audiovisuels. Et cela s’est passé dans un esprit à la fois consensuel et confraternel », a-t-il expliqué.

De son côté, la présidente la Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée a dit sa satisfaction sur le contenu des échanges. « Cette assemblée générale nous a permis d’échanger sur des sujets de préoccupation que nous partageons en tant qu’organes de régulation : la question des nouveaux médias web radios et des web télévisions, le respect du droit d’auteur en ce qui concerne les programmes audiovisuels, la piraterie, la question du genre, les reformes législatives et réglementaires en cours dans différents pays », a dit madame Martine Condé.

En outre, la présidente de la HAC a indiqué qu’il est temps que les pays membres de cette plateforme s’attèlent à la réalisation des activités retenues dans le cadre de leur plan d’action. « Au sein de la plateforme, nous avons la volonté et la capacité d’exécuter des projets  concrets et d’obtenir des résultats bénéfiques sur différentes thématiques. A cette fin, nous devrions approfondir notre réflexion sur le financement  de notre organisation et de nos projets. Issues de pays économiquement  peu avancés, nos différentes instances de régulation ne disposent pas toujours de moyens suffisants leur permettant de faire face à leurs missions sur le plan national et au sein des réseaux dont elles sont membres. Ceci est un handicap susceptible de freiner notre plateforme dans son élan. C’est pourquoi, il nous revient de développer les relations avec les organisations sous régionales et les institutions internationales qui partagent certaines de nos préoccupations », a-t-elle souhaité.

A noter que les participants ont formulé quelques recommandations dont entre-autres : la mise en place d’un comité de pilotage en vue de mener une réflexion sur l’harmonisation des cadres juridiques et institutionnels de la Régulation de l’audiovisuel appliqués dans les pays membres de l’UEMOA et la Guinée ; entreprendre toutes actions susceptible de contribuer à la régulation des nouveaux médias, notamment en encourageant la co-régulation et l’autorégulation.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

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Lutte contre le paludisme : le ministre de la santé appelle à la consolidation des acquis

26 avril 2018 à 9 09 04 04044

Le ministre de la Santé, Dr Abdourahmane Diallo, a lancé hier mercredi, 25 avril 2018 à Faranah, les activités de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le paludisme. C’était en présence de l’ambassadeur des Etats-Unis en Guinée, des autorités régionales et préfectorales de Faranah, des agents sanitaires, des partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs autres personnalités.

La journée a démarré par un marathon qui est parti du carrefour Kéméni-Loro pour s’achever devant la maison de jeunes située dans le centre-ville de Faranah. Après la présentation des officiels suivie de la prestation artistique, plusieurs discours ont été prononcés.

D’abord, celui du directeur de cabinet du gouvernorat de Faranah, Mohamed Lamine Kéïta qui, au nom du gouverneur, a souhaité la bienvenue aux invités. Il a fait savoir qu’au regard des progrès accomplis par l’ensemble des parties prenantes dans la lutte contre le paludisme, les guinéens peuvent se féliciter parce que, dit-il, le nombre de cas qui était de 109.530 en 2017 dans sa région est passé à 19.927 en 2018, soit une baisse d’environ 82%. « Le nombre de décès qui était de 98 cas à la même période en 2017 est passé à 19 cas. Soit une baisse estimée à 81% », a dit Mohamed Lamine Kéïta.

Abondant dans le même sens, Siriman Camara de l’OMS a, au nom de Dr Rébeka Moheti, représentante régionale de l’organisation mondiale de la santé  pour l’Afrique, souligné que « la journée mondiale de lutte contre le paludisme célébrée le 25 avril de chaque année, vise à attirer l’attention de la communauté mondiale sur le fléau que constitue cette maladie et ses impacts dévastateurs sur les familles, les communautés et le développement », rappelant que le thème retenu pour cette année est « Prêt à vaincre le paludisme ». Un thème qui souligne la nécessité d’accélérer les efforts pour venir au bout de la maladie.

Pour lui, les pays des régions d’Afrique ont enregistré la plus forte augmentation du dépistage de la maladie dans le secteur public, qui est passé de 36% de cas suspects en 2010 à 87% en 2016.

A son tour, l’ambassadeur des Etats-Unis en Guinée, Denis Hakins, s’est dit très fier des résultats enregistrés dans la lutte contre le paludisme. « J’ai déjà noté que depuis 2012 quand le gouvernement a commencé son engagement, c’était 45% de prévalence du paludisme au sein de la population. Maintenant, c’est 15%. Alors, grâce aux efforts du gouvernement avec l’appui des partenaires internationaux, il y a eu une diminution de 2/3 de cas de paludisme dans votre pays », a dit le diplomate américain.

 Selon lui, il est rare de voir de résultats si concrets en termes de développement. « Le paludisme n’est pas un problème de Conakry. Le taux de paludisme à Conakry est de 2%. C’est un problème de la Guinée profonde, un problème des communautés, des villages », a-t-il dit avant de saluer les efforts des autorités, notamment le ministère de la Santé.

Prenant la parole, le ministre de la Santé, Dr Abdourahmane Diallo, a salué les uns et les autres pour leur mobilisation en faveur de la lutte contre la maladie. Particulièrement, le Président de la République, Pr. Alpha Condé et le Premier- ministre, Mamady Youla, qui ont inscrit la santé comme secteur prioritaire de leur politique de développement. « Depuis 2012, le ministère de la Santé, grâce à l’engagement de l’Etat et du soutien des partenaires techniques et financiers, met en œuvre le plan stratégique national qui définit les orientations en matière de lutte contre le paludisme », a dit le ministre. Rappelant que dans la mise en œuvre de ce plan stratégique, plusieurs actions majeures ont été réalisées grâce à la synergie d’action de tous les acteurs. « La prévalence est passée de 44% en 2012 à 15% en 2016 », a-t-il rappelé.

Malgré ces avancées majeures, Dr Abdourahmane Diallo indique le paludisme reste aujourd’hui encore un véritable problème de santé publique. « Malgré les efforts du gouvernement, soutenu par les partenaires, cette maladie sévit à l’état d’endémie stable, en recrudescence saisonnière dans l’ensemble des régions du pays », a-t-il ajouté.

C’est pourquoi, le ministre a invité les uns et les autres à redoubler d’efforts pour consolider les acquis et venir à bout de cette maladie.

De Faranah, Alpha Assia Baldé, envoyé spécial de Guinematin.com

Tél : 622 68 00 41  

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Labé : une réunion du SLECG dispersée par la police à coup de gaz lacrymogène

26 avril 2018 à 7 07 37 04374

Une réunion non autorisée organisée sur une place publique par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a été dispersée à coup de gaz lacrymogène par la police dans l’après-midi de ce mercredi, 25 avril 2018, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Depuis quelques jours une mission du bureau exécutif national du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), conduite par son secrétaire général adjoint,  Oumar Tounkara, en séjour de travail à Labé ne parvient pas à organiser une rencontre des élus syndicaux à l’Université Hafia où l’antenne locale est divisée en partisans de Mamadou Mouctar Bah, secrétaire générale sortant et supporters de Fodé Camara, secrétaire administratif sortant,  jugé proche du leader syndicaliste Aboubacar Soumah.

Paume de discorde, le premier n’avait pas soutenu la dernière grève générale du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée organisée par Aboubacar Soumah, pendant que le second était une plaque tournante de ce mouvement.

N’ayant pas bénéficié de l’accompagnement du Rectorat de l’Université Hafia et de la facilitation des autorités administratives régionales, parce que le gouverneur Sadou Keïta a été accusé d’avoir instruit le Recteur Dr Mamadou Dian Gongoré Diallo d’empêcher la tenue de toute réunion du SLECG dans les installations de son institution, la mission venue de Conakry a convié les enseignants et chercheurs des deux camps à une assemblée générale qui devait se tenir ce mercredi, 25 avril 2018, à l’Amphithéâtre du Centre de Formation Professionnelle.

Apparemment, les organisateurs n’avaient pris aucune disposition administrative préalable pour obtenir cette salle de réunion. Le secrétaire administratif du bureau syndical de l’Université Hafia, Fodé Camara a expliqué au téléphone de Guineematin.com que toutes les démarches menées dans la matinée de ce mercredi n’ont pas suffit pour avoir accès à la salle. Même qu’à l’approche de l’heure de la rencontre des pick-up de la police étaient déjà positionnés aux alentours de l’Amphithéâtre.

Une dame syndicaliste, membre de la délégation venue de Conakry, a même été interpellée et conduite dans le bureau du préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah avant d’être libérée pour avoir photographié un policier en action sur le terrain.

C’est après ce premier incident du jour que le syndicat a voulu réunir les enseignants et chercheurs de l’Université Hafia, sur un terrain de football sans avoir au préalable déposé une lettre d’information à la mairie, ou la préfecture. Les syndicalistes des deux camps réunis ont alors vite été dispersés par les services de police à coup de gaz lacrymogène.

Informé, le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah aurait invité les missionnaires à rentrer à Conakry avec une liste consensuelle. Mais, chaque camp campe sur ses positions. Le groupe du duo Fodé Camara et Ismaël Soumaré s’oppose à toute idée de maintien de Mouctar Bah à la tête de l’Union du SLECG de l’Université Hafia. Par contre, les partisans de Mouctar Bah demandent les raisons valables qui pourraient justifier sa destitution de son poste de secrétaire général.

Au moment où nous mettions cette nouvelle en ligne, ce mercredi, 25 avril 2018, aux environs de 22 heures, les groupes antagonistes n’avaient pas encore trouvé une solution consensuelle. Pendant que le groupe de Fodé Camara élaborait sa liste, les partisans de Mouctar Bah attendaient un appel téléphonique du chef de la mission, Oumar Tounkara, secrétaire général adjoint du bureau exécutif national du SLECG.

Toujours est-il que la liste qui va être déposée à Conakry présentera un bureau de l’Union du SLECG de l’Université Hafia constitué à la sauvette, comme ce fut le cas avec le bureau exécutif national.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com 

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