Tournoi de l’UFOA : la Guinée s’incline et complique sa situation

27 avril 2018 à 19 07 28 04284

Après son nul (1 but partout) face à la Gambie, la Guinée devait s’imposer devant le Mali ce vendredi, pour prendre une option sur la qualification pour les demi-finales de la coupe de l’UFOA. Mais c’est finalement le contraire qui s’est produit. L’équipe junior guinéenne a été battue par les aiglons du Mali sur le score d’1 but à 0.

Un but tardif d’Ousmane Diakité (84’), qui vient compliquer la situation du Syli U20 dans cette compétition. La Guinée ne dispose que d’un seul point après deux matchs disputés, tandis que le Mali, leader du groupe B avec 6 points est déjà qualifié pour les demi-finales.

Le Sénégal (0 point) et la Gambie (1 point) s’affrontent à 18 heures GMT au compte de ce même groupe.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Mohamed Touré placé en garde à vue : le PDG-RDA promet de réagir ce samedi

27 avril 2018 à 19 07 12 04124

Comme on l’annonçait précédemment, Mohamed Touré, le fils de l’ancien président guinéen, Ahmed Sékou Touré, et leader du PDG RDA est inculpé pour travail forcé aux Etats-Unis. Il a été placé  en garde à vue, a appris ce vendredi, 27 avril 2018, Guineematin.com des responsables de son parti, qui promettent de réagir demain samedi.

Tout évolue très vite et dans le mauvais sens pour Mohamed Touré, fils du premier président de la République de Guinée, et secrétaire général du PDG-RDA (Parti démocratique de Guinée pour la révolution démocratique africaine). Peu après son inculpation pour travail forcé, monsieur Touré a été placé en garde à vue aux Etats-Unis, apprend-t-on.

Contactée par Guineematin.com, une responsable du PDG-RDA a indiqué que le parti ne peut rien dire pour l’instant sur ce sujet. Mais, elle promet que la formation politique ne tardera pas à réagir. « Pour l’instant, on n’a pas toutes les informations sur le sujet. Vous savez que c’est une affaire domestique, donc on est en train d’abord de chercher des informations fiables avec les avocats avant de nous prononcer là-dessus.

 Nous allons quand même réagir demain samedi, nous avons déjà tenu une réunion, nous attendons maintenant les présidents d’honneur et d’autres responsables pour faire une déclaration. Nous allons donc communiquer pour tranquilliser nos militants et sympathisants, mais aussi tout le peuple de Guinée, nous allons le faire demain », a-t-elle promis.

Mohamed Touré et son épouse sont accusés par leur domestique de travaux forcés pendant plus de 16 ans aux Etats-Unis. La jeune domestique aurait aurait réussi à s’en fuir de chez eux avec l’aide des voisins, avant de porter plainte contre le couple Touré.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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20 000 logements sociaux à Cobayah : voici ce qu’en dit le président Alpha Condé

27 avril 2018 à 18 06 44 04444

Comme annoncé précédemment, l’Etat guinéen a lancé ce vendredi, 27 avril 2018, les travaux de construction de 20 000 logements sociaux à Cobayah, dans la commune de Ratoma. Ces travaux, qui se font en partenariat avec la société chinoise Guinea Mar Grandiozo, visent à désengorger le centre-ville de Kaloum et à moderniser la capitale, a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

La cérémonie a été président par le professeur Alpha Condé. Guineematin.com vous propose le décryptage intégral du discours du numéro un guinéen, lors de la cérémonie de lancement de cet ambitieux projet de logements sociaux.

«Monsieur le Premier ministre, madame et monsieur les membres du Gouvernement, monsieur le Gouverneur, monsieur l’ambassadeur de Chine en Guinée, monsieur le président de cette belle société chinoise. La Guinée avait pendant la période coloniale la SIG (la Société Immobilière de Guinée), pour faire les maisons sociales comme dans les pays voisins. Malheureusement, nous n’avons pas continué contrairement aux autres voisins. Donc, nous n’avons pas développé une politique de maisons sociales, ce qui est un très grand malheur pour le peuple de Guinée.

C’est pourquoi nous avons lancé avec la SONAPI, une nouvelle société afin de doter la Guinée de nouvelles maisons sociales. Nous sommes très heureux que nos amis, après avoir construit Plaza Diamond, qui est pour les grands bourgeois, aient pensé à nous accompagner pour les maisons sociales. Mais, nous ne voulons pas commettre les erreurs des autres pays où des maisons sociales deviennent des bidonvilles. C’est pourquoi, à chaque fois que nous devons construire des maisons sociales, nous exigeons que ça soit composé des maisons sociales de moyen standing et de grand standing afin que les populations soient mélangées.

Nous nous félicitons donc de cette initiative de la société de Guinea Mar Grandioso pour la construction de cette nouvelle ville, car il ne s’agit pas seulement de construire 20 000 logements sociaux, mais il s’agit de construire une véritable ville nouvelle avec l’administration, des hôtels, les centres de commerces etc.

Et, d’après le gouverneur, la superficie est plus grande que la structure de Kaloum. Ça veut dire plus tard, toutes les populations de Kaloum peuvent déménager. C’est le Gouverneur qui a dit, ce n’est pas moi. Donc, nous sommes très heureux parce que beaucoup de quartiers de Conakry sont des quartiers qui ont été construits avant la deuxième guerre mondiale. Don, c’est vraiment des maisons qui sont dépassées.

C’est pourquoi dans le programme de Conakry 2040, nous voulons complètement modifier la structure de Conakry. Mais pour cela, il faut d’abord construire des maisons là où les populations peuvent déménager…Nous sommes content de la pose de la première pierre ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. (00224) 621 09 08 18

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Auxiliaires de justice : deux notaires prêtent serment à la Cour d’Appel de Conakry

27 avril 2018 à 18 06 08 04084

Deux notaires ont prêté serment ce vendredi, 27 avril 2018 en présence de plusieurs auxiliaires de justice. C’est la Cour d’Appel de Conakry qui a servi de cadre à cette cérémonie de prestation de serment de maitre Ibrahima Sory Rama Diallo et maitre André Dabo, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Avant de procéder à la prestation de serment, le président de la séance, monsieur Fodé Bangoura, a rappelé à l’assistance le rôle des notaires. « Les notaires sont des officiers publics qui sont établis pour recevoir des actes et contrats auxquels les parties doivent donner un caractère d’authenticité, attaché à l’acte d’autorité publique pour en assurer la date, conserver le dépôt et en délivrer des grosses et des expéditions ».

C’est après ces éclaircissements que les deux notaires ont prêté serment.

A la fin de la cérémonie, brahima Sory Rama Diallo s’est confié à notre reporter en ces termes : « c’est un sentiment de joie et d’allégresse que je ressens. Aujourd’hui, j’ai atteint un objectif que je me suis fixé il y a une décennie. La traversée n’a pas été facile, mais l’essentiel on a pu aller jusqu’au bout », a-t-il laissé entendre.

De son côté, maître André Dabo s’est dit très ravi de rejoindre la famille notariale avant de promettre de se mettre à côté et à l’écoute des citoyens. « C’est une immense joie que je ressens de rejoindre la famille notariale qui m’a accueilli à bras ouverts. A partir d’aujourd’hui, je compte être à côté des citoyens. C’est une profession noble  qu’on ne peut pas exercer si on n’aime pas les gens.  Donc, en tant que notaire, je vais approcher les gens, pour les interroger, les écouter, pour que je puisse être efficace dans les conseils et les actes que je vais établir », a-t-il promis.

 Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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Projet de nouvelle ville de Conakry : c’est parti pour les travaux

27 avril 2018 à 17 05 40 04404

Dans le but de désengorger le centre-ville de Kaloum et de moderniser la capitale guinéenne, l’Etat guinéen en partenariat avec la société Guinea Mar Grandiozo, filiale de la société chinoise China Dreal Group, a lancé ce vendredi, 27 avril 2018, les travaux de construction de la nouvelle ville et de 20 000 logements sociaux. C’est le président de la République, Alpha Condé, accompagné d’une forte délégation, qui a procédé à la pose de la première pierre des travaux, en présence de l’ambassadeur de la Chine en Guinée, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Ce gigantesque projet immobilier prévoit l’aménagement et l’extension de la capitale guinéenne, le déménagement des ministères, la construction d’un centre administratif, d’un centre financier et commercial, la réalisation d’une zone résidentielle et d’un lieu de loisir de haute gamme. Selon Yao Tianping, PDG de la société Guinea Mar Grandiozo, cette nouvelle ville de Conakry couvre une superficie de 650 hectares, et est située dans une zone marécageuse de basse altitude : « Nous envisageons d’investir d’énormes sommes d’argent dans l’aménagement du terrain et d’augmenter l’altitude existante de deux mètres.

Conformément au planning des travaux, le dragage des rivières, la construction des digues de protection, des routes et des autres infrastructures connexes, ainsi que l’aménagement du terrain, seront réalisés dans les quatre prochaines années. Selon le plan, la nouvelle ville de Conakry pourra fournir une zone d’habitation de sept (7) millions de mètres carrés y compris les logements sociaux, et aussi divers bâtiments de haut et moyen standing : villas, bureaux, ministères, hôtels cinq (5) étoiles, centres de conférences, marchés, centres commerciaux, écoles et hôpitaux etc. Dans les 15 prochaines années, 250 milles personnes pourront déménager sur ce site pour y travailler et y habiter », a notamment annoncé le PDG de l’entreprise en charge du projet.

De son côté,  le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire a indiqué que la réalisation de cet important programme de logements sociaux s’inscrit dans une dynamique forte, appuyée par une volonté politique du chef de l’Etat : « Nous voici tous réunis ici aujourd’hui, pour acter le démarrage d’un des projets les plus importants pour la République de Guinée. C’est un des projets qui touchent directement au cadre de vie de nos laborieuses populations. Il consacre une politique initiée par son excellence monsieur le président de la République, le professeur Alpha Condé, dont le souci d’améliorer les conditions de vie des guinéens n’est plus à démarrer.

Les enjeux liés à ce projet restent très élevés, dans la perspective de faciliter à nos compatriotes l’accès aux logements décents. A ce propos, Excellence monsieur le président de la République, dans le cadre de votre vision, notre pays s’est doté depuis 2012, d’une politique nationale de l’Habitat baptisée  ‘’Habitat vision 2021’’ et qui comporte quatre axes stratégiques : le développement spatial et  le foncier ; l’habitat neuf et son financement ; la lutte contre l’habitat précaire et le financement de sa résorption ; la bonne gouvernance du secteur », a fait remarquer Dr Ibrahima Kourouma.

Pour sa part, Bian Jianqiang, ambassadeur de la République populaire de Chine en Guinée a indiqué que ce projet de construction de logements sociaux financé par des entreprises chinoises, témoigne de la volonté de la Chine d’aider le gouvernement guinéen dans ses efforts, visant à améliorer les conditions de vie de la population guinéenne. « Nous souhaitons que le projet avance dans les conditions favorables et qu’il puisse apporter une contribution à l’amélioration de l’habitat et de l’urbanisation de la ville de Conakry ; et à l’amélioration des conditions de vie des populations locales, de sorte que de plus en plus de guinéens puissent bénéficier des fruits de la coopération Sino-guinéenne », a dit le diplomate chinois, précisant que son pays accorde une grande importance dans ses relations de coopération avec la Guinée.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18   

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FSPE: Amara Balato Keita répond  » aux jeunes qui s’agitent »

27 avril 2018 à 13 01 27 04274
Des secrétaires généraux des sections syndicales de la FSPE (Fédération Syndicale Professionnelle de l’Education ) de Conakry ont dénoncé hier « les mauvais résultats et le manque de leadership » du bureau exécutif national du mouvement. Une sortie qui n’est pas du goût du secrétaire général de la FSPE, Elhadj Amara Balato Keita. Il parle de jeunes agités qui auraient dû chercher à s’adresser à leurs responsables, a-t-il confié à Guineematin.com à travers un de ses reporters.
Hier jeudi, des jeunes de la FSPE de la région de Conakry ont tiré à boulets rouges sur les dirigeants du mouvement auquel ils sont affiliés. Ils veulent même qu’il soit tenu un conseil général de la FSPE le 30 avril prochain. Une position que dénonce Elhadj Amara Balato Keita, un des responsables de la FSPE. Selon lui,  » on ne peut pas sortir comme ça banalement pour dénoncer sans preuves. Parlant de manque de résultats, les jeunes savent bien que nous avons réussi à faire revivre la FSPE tant au niveau national qu’à l’étranger. Il n’y a aucun doute là-dessus. Donc, c’est un argument qui ne passe pas. Notre avènement à la tête de la FSPE n’a fait que réjouir les enseignants et enseignantes », soutient monsieur Keita.
À la question de savoir ce qui pousse les jeunes à de tels agissements, le secrétaire général de la FSPE pense que c’est peut être lié aux postes vacants au sein du bureau national de la FSPE.  » Il y a deux membres du bureau qui ont eu des promotions et sont nommés directeur préfectoraux de l’Education à l’intérieur. Un 3eme est décédé. Mais, comme c’est un congrès qui les a mis là, il est difficile de les remplacer comme le souhaitent certains. Il y a une procédure légale et reguliere ».
Parlant du conseil national souhaité par les jeunes, Amara Balato Keita soutient qu’un tel conseil vient de se tenir à l’initiative de la CNTG. « Donc, ce n’est plus le moment de parler de conseil national. »
S’adressant « aux jeunes qui s’agitent » le proviseur du lycée de Kipé demande aux contestataires de privilégier les revendications à l’interne au lieu de venir tout dévoiler à la place publique.  » Pendant que certains nous poignardent ce n’est pas le moment de les aider, si non c’est un suicide. S’ils veulent servir la FSPE qu’ils viennent nous trouver pour discuter, aplanir les divergences et s’atteler aux vrais problèmes des enseignants », conseille Elhadj Amara Balato Keita.
Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com 
Tel 628 17 99 17 
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Un ordinateur fabriqué en Guinée : son inventeur Mountaga Kéïta à Guineematin (Interview)

27 avril 2018 à 13 01 10 04104

Mountaga Kéïta est un génie guinéen inventeur et innovateur. Depuis deux ans, il a créé un ordinateur premier du genre et dont les domaines d’activités sont aussi nombreux que variés. En marge de la plénière parlementaire du 24 avril dernier, il a accepté de répondre aux questions de Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Décryptage !

Guineematin.com : Vous êtes au Parlement pour présenter votre invention. Parlez-nous-en, de quoi s’agit-il au juste ?

Mountaga Kéïta : Très simplement, j’ai vu que nous avons un problème de numérisation et de digitalisation dans notre société avec un taux de 65% d’illettrés. Ma préoccupation était de trouver une solution et faciliter à ces millions de concitoyens l’accès au numérique. Nous avons vu qu’il était plutôt possible d’adapter le monde numérique à eux et non le contraire. Alors ma solution était de créer un système à travers cet appareil que de milliers de personnes peuvent utiliser sans qu’il ne soit détérioré. Tout le matériel a été testé à la performance pour arriver à un design très fort par apport à toutes les agressions venant de l’extérieur. Il a le wifi et une boutique qui sont laminés à l’intérieur, il a un haut-parleur de grande performance, une caméra de 10 méga pixels et des micros multidirectionnels, une imprimante A4 de grande capacité et une dalle tactile incassable. Le tout logé dans un coffre-fort en acier. Nous avons un ordinateur aux capacités supérieures aux lap-tops habituels avec 8 Go de ram et un disque dur de 32 Go qui peut porter jusqu’à 3 terras. Cela dépend de l’utilisateur. Nous adaptons les disques durs selon les utilisateurs. Il est alimenté avec une simple batterie de 220 v et adapté aux conditions et aux possibilités de l’utilisateur.

Guineematin.com : Dites-nous, comment vous avez eu cette idée ?

Mountaga Kéïta : Nous sommes partis d’un constat. Dans l’administration, les hôpitaux, les mairies, bref un peu partout, le manque d’électricité, l’utilisation des machines à taper à l’ancienne, la lenteur dans les services, j’ai vu qu’au lieu de blâmer les gens, il faut chercher des solutions pour les équiper et moderniser ce qu’ils font.

Guineematin.com : Comment est-ce qu’il est alimenté ?

Très simple, il est alimenté à partir d’une énergie hybride de 220 v. ce qui veut dire, à partir d’un panneau de 100 w,  cela suffit à alimenter les composantes et recharger les batteries à lithium qui sont à l’interne. Ce qui veut dire qu’on peut utiliser cette machine dans des zones plus lointaines que possible pour faire des travaux numériques à plein temps.

Guineematin.com : Vous avez pris combien de temps pour concevoir cette machine ?

Mountaga Kéïta : Rien que pour faire la modélisation en 3D, il m’a fallu un à deux ans. De 2014 à 2015, nous avons travaillé sur la maquette pour aboutir à un prototype qui a été présenté l’année dernière. Et les modèles commerciaux sont à l’usine et attendent les commandes pour être livrés aux clients.

Guineematin.com : Vous parlez d’usine. Où est-ce qu’elle se trouve réellement ?

Mountaga Kéïta : Ici même en Guinée, à Sonfonia dans la commune de Ratoma. L’usine nous appartient à 100% et ceux qui y travaillent sont tous des guinéens. Au départ, mes parents voulaient construire un immeuble d’habitation, mais à mon arrivée, je les ai conseillés d’accepter de transformer l’intérieur en usine. Ce qui fut fait sans trop de problème.

Guineematin.com : Vous employez actuellement combien de personnes dans cette unité de production ?

Mountaga Kéïta : Actuellement, il y a 40 personnes. Soit la taille optimale pour faire tourner une telle unité industrielle. Pendant 3 années, j’ai travaillé avec des électriciens, des soudeurs, des ouvriers mais également et surtout des programmeurs guinéens dont certains sont présents avec moi aujourd’hui au Parlement.

Guineematin.com : Parlez-nous de l’utilisation de cette machine. Qui peut l’utiliser, où et comment ?

Mountaga Kéïta : Dans les aéroports, les administrations publiques et privées, ici même au Parlement. Pour contrôler les présences par exemple, il suffit juste de présenter son badge pour qu’il soit scanné. L’Etat en a besoin aujourd’hui avec son programme de biométrie et de contrôle des effectifs de la fonction publique, n’est-ce pas ? Pour les banques par exemple, il y a les tickets qui peuvent être tirés, des relevés bancaires également sans déranger le personnel, dans les mairies avec les tous les actes administratifs, les miniers, les jeunes, les commerçants avec le e-commerce. Bref, notre machine est utile dans tout et partout. Il suffit d’une simple programmation et vous verrez le reste.

Guineematin.com : Il sert à tout pratiquement, mais on constate qu’il est très grand. Est-ce qu’il peut être miniaturisé ?

Mountaga Kéïta : En le rendant un peu plus petit, on crée un autre problème qui est majeur. Cet ordinateur n’est pas destiné à être petit. D’accord qu’il doit être beau et attractif, mais assez lourd, imposant et stable aussi. En le rendant petit, on le rend vulnérable au vol.

Guineematin.com : Il pèse combien de kilogrammes :

Mountaga Kéïta : Il  pèse 60 kg.

Guineematin.com : Est-ce que vous avez commencé à le commercialiser et à quel prix ?

Mountaga Kéïta : Depuis mercredi le 18 avril, nous avons commencé à le vendre. Son prix varie de 30 millions à 50 millions avec une garantie de 3 ans.

Guineematin.com : Avez-vous participé à la semaine nationale du numérique qui vient de s’achever?

Mountaga Kéïta : Oui, l’année dernière j’ai participé à la compétition et j’ai décroché le deuxième prix. Cette année, nous étions présents et il y avait tellement d’engouement qu’on nous a demandés de le fermer un moment et permettre à la foule de suivre les panels.

Guineematin.com : Avez-vous dans votre programme d’autres inventions ?

Mountaga Kéïta : Nous en avons au moins six, dont une invention pour les écoliers. Les autres ne sont pas trop en avance pour le moment. Nous sommes tenus de suivre l’évolution de nos sociétés et aller un peu à son rythme.

Guineematin.com : Avez-vous un appel à lancer à nos décideurs ?

Mountaga Kéïta : Nous n’avons pas besoin de dons. Les dons affaiblissement. Nous avons simplement besoin de commandes pour acheter nos produits. Nous faisons confiance à ce que nous produisons et nous assurons la garantie de ce que nous vendons. C’est aussi simple.

Propos recueillis et décryptés par Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Pêche : L’ONSPA dans une dynamique de renouveau visant la qualité

27 avril 2018 à 12 12 20 04204

Dans le souci de rendre plus efficaces ses services en vue de veiller à la bonne qualité du poisson guinéen et répondre aux attentes des consommateurs locaux et étrangers, l’Office National du Contrôle Sanitaire des Produits de Pêche et de l’Aquaculture vient de rénover et équiper ses locaux basés au port autonome de Conakry.

Ce sont au total une dizaine de matériels bureautiques et informatiques composés d’ordinateurs, et de meubles de bureaux entre autres, qui ont été remis  aux inspecteurs de la cellule de l’ONSPA basée au Port Autonome de Conakry, par la  direction  générale de l’office. Selon M’mah Aribot Savané, directrice générale de l’ONSPA, cette action s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’Union Européenne pour la reprise des exportations de nos produits de pêche vers son marché.

« Vous savez, presque depuis une dizaine d’années, nous sommes sur la liste noire des pays non coopérants de l’UE. Mais aujourd’hui, Dieu merci ! Avec la volonté politique du président de la république, le professeur Alpha Condé, beaucoup d’avancées ont été obtenues notamment depuis 2016, avec la venue de la mission technique de l’UE pour nous aider à parfaire notre travail en matière de qualification du poisson. Et notre souhait le plus ardent à ce jour, est la reprise de nos exportations vers le marché européen dès début 2019 »

En recevant ces équipements, Docteur Soriba Camara, inspecteur sanitaire des produits de pêche et chef de la cellule du Port Autonome de Conakry, a loué les efforts de la directrice générale qui, selon lui, ne ménage aucun effort pour mettre les inspecteurs dans les conditions de travail requises : « Nous sommes très satisfaits et réconfortés par ce geste de madame la directrice générale, je vous signale que la cellule occupe ces locaux depuis 13 ans. Mais c’est la première fois qu’on a connu un investissement pareil, et cette situation nous permettra de bien protéger le consommateur .Car, nous disposons maintenant d’équipements qui nous permettent de faire un contrôle scientifique avancé et du matériel qui nous permet d’agir immédiatement en cas d’infraction », a-t-il dit.

A noter que la direction générale de l’ONSPA compte poursuivre la modernisation de ses services tant à Conakry qu’á l’intérieur du pays, pour le bien des consommateurs guinéens et étrangers.

Mamady Keita

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Pierre-André Wiltzer: «Le groupe Bolloré supportait très mal l’existence d’un concurrent»

27 avril 2018 à 11 11 07 04074

Trois chefs d’inculpation ont été retenus contre Vincent Bolloré qui a été mis en examen : « corruption d’agent étranger », « complicité d’abus de confiance » et « faux et usage de faux ». Cette mise en examen s’inscrit dans le cadre de l’enquête sur les conditions d’obtention de plusieurs concessions portuaires en Afrique. Notamment celle de Conakry, en 2011. Trois mois seulement après l’arrivée au pouvoir du président guinéen Alpha Condé, le groupe français Necotrans a été brutalement évincé du port de Conakry au profit du groupe Bolloré. Pierre-André Wiltzer, ancien ministre français de la Coopération et ex-conseiller de la présidence du groupe Necotrans répond aux questions de Clémentine Pawlotsky.

RFI : en mars 2011, le président Alpha Condé, élu trois mois plus tôt à la tête de la Guinée, résilie la concession du terminal à conteneurs du port de Conakry qui avait pourtant été confié à Getma International, filiale de Necotrans. Comment cela s’est-il passé ?

Pierre-André Wiltzer : C’est l’histoire d’un hold-up ou on peut dire en tout cas d’un acte tout à fait arbitraire. Quand le président Alpha Condé a été élu – c’était en décembre 2010 – des rumeurs ont commencé à courir. On a appris par le directeur de la concession de Necotrans sur place qu’une équipe de chez Bolloré était venue se promener dans le port. Il y avait quelques signaux un peu inquiétants. Je suis allé rencontrer le président Alpha Condé. Il se trouve que nous avons fait nos études ensemble il y a de nombreuses années à la faculté de droit. Je lui ai demandé s’il avait des reproches particuliers à faire à la gestion de Necotrans. Il était assez gêné. Il n’avait pas envie d’en parler. Il m’a dit qu’il fallait voir cela avec ses collaborateurs. On ne nous a rien dit sur d’éventuels manquements qui auraient pu se produire. Mais très rapidement, on a appris un jour par une déclaration à la télévision que la concession était annulée, et qu’elle était confiée à Bolloré. Là-dessus, comme la presse en a rendu compte d’ailleurs, il y a eu une irruption de l’armée qui a expulsé le personnel de Necotrans. Et les équipes du groupe Bolloré, qui étaient installées à l’hôtel pendant tout ce temps-là, se sont installées aux commandes et ont pris en main à la fois l’ensemble du matériel, y compris l’informatique, etc.

Comment les autorités guinéennes justifient-elles l’éviction de Necotrans ?

On n’a jamais pu obtenir la moindre explication et je crois que la raison est toute simple : c’est qu’il n’y en avait pas. C’est tout à fait transparent qu’Alpha Condé s’était manifestement engagé vis-à-vis de Monsieur Bolloré qu’il connaissait depuis longtemps, et qu’il lui avait promis de lui donner cette concession. Bolloré n’avait pas pu [l’] obtenir lors de l’appel à concurrence internationale qui avait eu lieu deux ans avant. C’est Necotrans qui avait emporté le morceau. Et cela, je crois qu’il ne l’avait pas digéré. C’est un arrangement qui s’est fait indépendamment de toute règle commerciale et juridique. C’est vraiment le fait du prince absolu et sans explication.

En interne au sein de Necotrans, comment est vécue cette mise à l’écart ?

Extrêmement mal. Richard Talbot, qui était aux commandes à ce moment-là, et l’ensemble de la maison ont pris ça comme une grande injustice, ont cru d’ailleurs qu’il y avait peut-être manière de trouver une explication et peut-être un dédommagement. Cela n’a jamais été possible, ce qui a entraîné le déclenchement de toute une série de procédures, [dont] l’une contre le gouvernement guinéen devant la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA). Cet arbitrage a duré très longtemps. Il a conclu d’ailleurs en faveur de Necotrans. Mais pour des raisons de pure forme, l’affaire n’a jamais été jusqu’à son terme.

Il y a également eu en 2016 une décision de justice rendue par le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi), qui a jugé justement l’éviction de Necotrans irrégulière.

Il est tout à fait clair que cette éviction s’est faite sans aucun motif, donc de manière tout à fait irrégulière.

Le Cirdi a néanmoins rejeté les accusations de corruption ?

Le Cirdi n’est pas un tribunal pénal. Donc quand on n’a pas des enquêteurs qui peuvent aller procéder à des investigations, vous pouvez difficilement accuser quelqu’un sans preuve.

Vous, à l’époque, quel est votre sentiment par rapport à cette question de possibles faits de corruption ?

Ce que je sais, c’est que Vincent Bolloré et Alpha Condé se connaissaient depuis longtemps. Alpha Condé avait été aidé pendant des années et des années, à l’époque où il était d’ailleurs un opposant en Guinée. Il vivait à Paris dans des conditions difficiles. Il essayait de faire fonctionner son parti en Guinée, c’était compliqué. Et pour cela, il avait toujours trouvé une aide auprès de Vincent Bolloré. Et des liens s’étaient établis entre eux, au fil du temps. Donc moi, j’ai interprété tout ceci comme un échange de services. Il avait aidé Alpha Condé, Alpha Condé arrivant au pouvoir, souverainement, a décidé de lui accorder une récompense sous la forme de cette concession.

Après cinq ans de bataille judiciaire contre le groupe Bolloré et contre l’Etat guinéen, Necotrans se retrouve en redressement judiciaire. Selon vous, c’est le résultat de son éviction du port de Conakry ?

Tout cela a été effectivement un gros handicap pour la survie du groupe. Le groupe Bolloré supportait très mal l’existence d’un concurrent. Par conséquent, les relations ont toujours été quand même assez difficiles entre les deux groupes. On sentait bien que Bolloré voulait faire disparaitre le groupe, l’absorber ou le faire capoter. Et finalement, ils ont pu racheter ce qui les intéressait à très bon compte et ils ont fait une très bonne opération. Maintenant dire que c’est très moral, c’est autre chose

Source: RFI

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Conakry : les travaux de reconstruction des voiries de la ville seront lancés ce vendredi

27 avril 2018 à 10 10 23 04234

Après Coyah la semaine dernière, c’est au tour de la ville de Conakry d’abriter ce vendredi, 27 avril 2018, la cérémonie de lancement des travaux de reconstruction des voiries urbaines de Conakry, portant sur 200 km, a appris Guineematin.com auprès du département des Travaux publics.

Sauf changement de programme, cette cérémonie placée sous la présidence du Pr Alpha Condé aura lieu à la Cantine dans l’enceinte de la cité SBK.

Ces travaux de reconstruction de 200 km des voiries de Kaloum, Matam et Dixinn seront accompagnés de la construction de deux échangeurs, au rond-point de Matoto et à Kagbélen, dans la commune de Dubréka.

Egalement, selon nos informations, ces travaux permettront de réaliser 4 km d’autoroute reliant le pont Moussoudougou (porte d’entrée de la presqu’île de Kaloum) à Dixinn Bora dans la commune du même nom.

Financés à hauteur de plus de 202 millions 168 mille euros par des Banques chinoises dans le cadre de l’accord global avec la Guinée, ces travaux seront exécutés en 30 mois. Et 5 mois sont prévus pour études de faisabilité.

L’entreprise China Bengbu international technology and economic cooperation LTD (CBITEC) prendra en compte dans ses travaux, le système d’assainissement de la voirie (les  caniveaux des eaux pluviales, les dalles, de couverture des caniveaux, les regards, les fausses sceptiques et autres ouvrages, les signalisations horizontales et verticales, …), datant du temps colonial.

Ces travaux prendront également en compte la fondation des lampadaires, les lampadaires eux-mêmes, le système de transformation, les câbles et le système de commande des lampadaires entre autres.

En somme un ensemble de travaux à réaliser pour moderniser entièrement les voiries des communes de Kaloum, Dixinn et Matam en vue de donner du sourire aux usagers.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

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Justice : un citoyen jugé pour vagabondage au TPI de Dixinn

27 avril 2018 à 10 10 18 04184

Mamadou  Baïlo Baldé, un habitué de la gare routière de Bambéto, dans la commune de Ratoma, est suspecté de se livrer à du vol à la tire. Interpellé et détenu à la maison centrale de Coronthie, Baïlo Baldé a été jugé ce jeudi 26 avril 2018 au Tribunal de Première Instance de Dixinn. Il est poursuivi  pour vagabondage, vol et consommation de chanvre indien, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Baïlo Baldé a été interpellé par les services de police de Bambéto  qui le soupçonnent de pratiquer le vol à la tire. Placé sous mandat de dépôt le 5 avril 2018, Baïlo Baldé a eu l’occasion de s’expliquer ce jeudi.

Selon nos informations,   le prévenu aurait déclaré aux  policiers n’avoir ni profession, ni domicile fixe. Une déclaration qu’il a démentie au cours de son audition devant le juge Thierno Souleymane Barry. Il a plutôt dit être mécanicien de profession et qu’il passait la nuit chez son ami à Bambéto. «Je ne fume pas de chanvre indien, je ne vole pas. Ce n’est pas à la gare routière que je passe la nuit, mais c’est  chez mon ami. Je suis mécanicien de profession. Tout ce problème, c’est parce que j’ai discuté avec les syndicats de Bambéto. C’est eux qui ont dit aux policiers que je n’ai ni profession, ni domicile fixe », soutient le prévenu à la barre.

De son côté, le procureur Mohamed Lamine Diawara, a dans ses réquisitions, a demandé au tribunal de retenir Mamadou Baïlo Baldé dans les liens de la culpabilité de vagabondage et de vol en le condamnant à 6 mois d’emprisonnement.

Lors de la délibération, le juge Thierno Souleymane Barry a précisé que les faits de vagabondage et de consommation de chanvre indien ne sont pas établis à l’encontre du prévenu. Par conséquent, le tribunal l’a renvoyé des fins de la poursuite pour délit non constitué.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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Zihara Karamoko Alpha Mo Labé : le préfet Safioulahi Bah soupçonné de vouloir saboter la fête

27 avril 2018 à 10 10 15 04154

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah est soupçonné par les descendants de Karamoko Alpha Mo Labé, fondateur de la Sainte cité et de la Mosquée centrale de vouloir saboter la Ziyara qu’ils organisent depuis mercredi, 25 avril 2018, à la mémoire de leur ancêtre, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah a confirmé, jeudi, 26 avril 2018, sur les antennes de la radio Espace Foutah, une rumeur qui circulait depuis la veille selon laquelle il a affirmé que la cité de Labé a été fondée par l’animiste Manga Labé et non par Alpha Mamadou Cellou Diallo, ancêtre des Khalidouyâbhé.

Cette sortie médiatique du préfet, Elhadj Safioulahi Bah a provoqué une onde de choc au sein des grandes familles de Labé.  Même que les doyens de la Fondation Karamoko Alpha Mo Labé alors en réunion dans le cadre des préparatifs de la cérémonie de clôture de la Ziyara qu’ils organisent depuis mercredi à la mémoire de leur ancêtre se sont penchés sur ces propos jugés pernicieux et provocateurs.

Finalement, les doyens de la famille ont retenu de ne pas se laisser distraire par le préfet de Labé dont les propos frisent une tentative de perturbation du programme de la Ziyara organisée à la mémoire de Karamoko Alpha Mo Labé pour des objectifs non encore avoués.

La décision a été prise alors de faire connaître la position commune de la Fondation après la clôture de la Ziyara.

En attendant, il nous parait important et utile de rappeler au seul préfet de Labé qu’il est universellement admis que c’est Karamoko Alpha Mo Labé qui a imposé la pratique de l’islam dans cette cité. La ville actuelle de Labé s’est progressivement développée au fil des ans autour de la grande Mosquée de Karamoko Alpha Mo Labé. Qu’avant l’islamisation de cette contrée par Alpha Mamadou Cellou Diallo, cette localité ne s’appelait pas Labé. C’est bel et bien lui qui a décidé que son Diiwal porte le nom de Labé.

En tout état de cause, il doit savoir que le début de l’islamisation de la contrée est le seul repère universellement admis pour raconter l’histoire de Labé en particulier et du Foutah Théocratique en général.

A moins qu’il ne souhaite rendre un hommage à ceux qui avaient refusé la pratique de l’islam !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com 

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Le fils du premier président guinéen Sékou Touré, Mohamed Touré est accusé de travail forcé aux Etats Unis

27 avril 2018 à 10 10 12 04124

Un couple  vivant au Texas  avec des liens politiques profonds en Guinée a été inculpé sur des accusations de travaux forcés, lorsqu’une jeune femme qui faisait du travail forcé depuis plus de 16 ans a réussi à s’enfuir de  son domicile avec l’aide de ses voisins.

Mohamed Touré et Denise Cros-Touré, tous deux âgés de 57 ans, auraient amené la victime de Guinée au Texas en 2000 alors qu’elle n’avait que 5 ans. Elle n’a pas été nommée.
Ils auraient alors forcé la jeune fille à faire le ménage et à prendre soin de leurs enfants, la soumettant à des abus physiques et émotionnels, a déclaré le ministère américain de la Justice dans un communiqué de presse.

“Bien que la victime ait  un âge proche  d’un enfant, les accusés lui ont refusé l’accès à l’école et les autres opportunités offertes à leurs enfants”, affirme la justice américaine. Le couple est originaire de Guinée, où Mohamed Touré était une figure influente et le fils du premier président guinéen, Ahmed Sékou Touré.

Le jeune Touré était également un des leaders du parti d’opposition politique en Guinée, bien qu’il n’ait aucune immunité ou statut diplomatique, selon une source proche du dossier.

Suite à la mort de son père en 1984, Mohamed Touré a été emprisonné avec d’autres membres de sa famille, selon les auteurs du Dictionnaire historique de la Guinée. Il a ensuite été exilé au Maroc et en Côte d’Ivoire avant de s’établir au Texas avec sa femme et ses enfants.
Il est ensuite retourné en Guinée, où il a été nommé secrétaire général de l’ancien parti politique de son père.

Maintenant, Touré et son épouse font face à 20 ans de prison sur des accusations de travail forcé.

“Dans le cadre de leur plan coercitif visant à contraindre la victime à travailler , les accusés ont pris ses documents et l’ont fait rester illégalement aux Etats-Unis après l’expiration de son visa”, affirme le ministère de la Justice dans son communiqué de presse. “Ils l’ont davantage isolée de sa famille et des autres et l’ont abusée physiquement et émotionnellement.”

Dans la plainte pénale contre les Touré, l’enquêteur principal allègue que la victime – désignée seulement comme Victime 1 ou FV-1 – a été forcée de dormir par terre pendant des années et n’a été emmenée chez un professionnel de la santé qu’une fois. .

La plainte allègue également des incidents troublants d’abus physique commis par Cros-Touré, qui aurait battu la victime, parfois avec une ceinture ou un cordon électrique. Dans un incident, la victime a allégué qu’une boucle d’oreille avait été arrachée de son oreille par Cros-Touré avec une telle force qu’elle lui a déchirée le lobe de l’oreille, laissant une cicatrice visible.

La victime aurait également fréquemment été  expulsée de la maison sans argent, sans papiers ni possibilité de communiquer en anglais. À une occasion, la victime a été découverte dans un parc par un policier et est retournée dans la famille Touré

“Finalement, en août 2016, la victime a échappé aux accusés avec l’aide de plusieurs anciens voisins”, affirme également le communiqué. L’affaire a fait l’objet d’une enquête par le Service de sécurité diplomatique du Département d’État, qui est souvent impliqué dans des affaires pénales ayant une dimension internationale, a rapporté CNN

Source :intellivoire.net

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TPI Mafanco : un marchand de Madina trimbalé en justice pour des centaines de millions de FG

27 avril 2018 à 8 08 53 04534

De nombreux commerçants du marché de Madina disent avoir été victimes d’abus de confiance de la part d’un de leur associé, en l’occurrence Amadou Diouldé Diallo. Après avoir pris de fortes sommes d’argent des mains de ses associés, monsieur Diallo aurait disparu de la circulation pendant près d’une année avant de réapparaître. Mis aux arrêts depuis quelques temps, son procès s’est ouvert ce jeudi 26 avril 2018 au Tribunal de Première Instance de Mafanco, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Appelé à la barre par le juge Ibrahima Sory 2 Tounkara, le prévenu a expliqué comment les choses se sont passées. Selon lui, Il reçoit de l’argent des autres marchands qu’il essaye de faire fructifier, quelquefois pour un partage des bénéfices. « Finalement, j’ai donné l’argent à quelqu’un qui devait m’envoyer des produits, il a disparu avec cet argent. C’est ce qui fait que j’ai eu des problèmes avec les gens ».

Thierno Amadou Oury Diallo, un des plaignants dans ce dossier, dira que le prévenu lui a demandé une somme de 60 millions de francs guinéens qu’il n’a jamais récupéré. « La boutique de Mamadou Diouldé Diallo et la mienne sont contigües. A l’approche de la fête de fin de Ramadan de l’année dernière, il m’a dit de trouver la somme de 60 millions de francs guinéens pour m’aider à les fructifier. Moi je revends des bols et lui est dans l’alimentation. Donc, il m’a persuadé et je suis allé emprunter 60 millions de francs guinéens que je lui ai donnés. On devrait partager les intérêts. Il a acheté des produits qu’il a écoulés sans difficultés. Dans l’intervalle de deux à trois mois, il m’a donné 20 millions 500 mille francs guinéens comme profit. Depuis lors, il ne faisait que me tourner, jusqu’à ce qu’il a disparu ».

Un deuxième plaignant, du nom d’Amadou Oury Sow dit également avoir été victime d’abus de confiance de la part d’Amadou Diouldé Diallo. « Il me doit au total 190 millions 210 mille et 4 000 dollars US. Je lui donnais des montants, il fait des transactions pour me ramener les intérêts. J’ai donné à plusieurs reprises des montants variant entre 10 et 46 millions de francs guinéens. Entre-temps, je suis tombé malade. Je suis parti à Dakar pour me soigner. Depuis lors,  je n’ai reçu aucun sou », soutient-il

D’autres plaignants vont également abonder dans le même sens, accusant Amadou Diouldé Diallo d’avoir disparu avec leur argent. Mais, ne disposant pas sur place des pièces justificatives, le juge leur a proposé de revenir dans une semaine.

Le procès est renvoyé au 10 mai 2018 pour la suite des débats. Pendant ce temps, Amadou Diouldé Diallo repart à la maison centrale où il est détenu depuis le 18 avril.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

 Tel 628 17 99 17  

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Crise au sein de l’antenne du SLECG à l’université de Labé : une solution radicale enfin trouvée

27 avril 2018 à 8 08 50 04504

La crise interne qui secoue depuis quelques mois l’Union du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) de l’Université Hafia de Labé semble avoir trouvé un dénouement heureux ce jeudi, 26 avril 2018, avec la présentation officielle d’un nouveau bureau au Rectorat, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’on se rappelle que la réunion qui devait aider à installer de façon démocratique une nouvelle équipe dirigeante de l’Union du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) de l’Université Hafia de Labé a été dispersée, mercredi soir, par les services de police à coup de gaz lacrymogène, parce que tout simplement les organisateurs n’ont pas pu avoir accès à l’Amphithéâtre du Centre de Formation Professionnelle (CFP) et ont voulu regrouper tout le monde sur un terrain de football sans avoir au préalable « chercher une autorisation auprès des autorités administratives » dites compétentes en la matière.

Les SLECG  a, malgré tout, a réussi, à la sauvette, à mettre en place un bureau pour l’Université Hafia de Labé.

« Nous avons réussi, hier, mercredi, 26 avril 2018, vers 23h 30, à mettre notre bureau en place et le bureau-là va fonctionner. Dans ce bureau, nous sommes au nombre de 16, tous des enseignants chercheurs qui donnent valablement les cours au sein de l’Université de Labé » a annoncé le nouveau secrétaire général du bureau syndical de l’Université Hafia, Issa Soumaré.

La liste de cette nouvelle équipe syndicale a été déposée ce jeudi, 26 avril 2018, aux autorités de l’Université Hafia de Labé par la mission venue de Conakry et conduite par le deuxième secrétaire général adjoint du bureau exécutif national du SLECG, Oumar Tounkara.

« Lorsque nous avons déposé la liste, le Recteur nous a demandé la copie du procès-verbal et la liste des participants que nous n’avons pas déposées, parce que nous n’avons pas été autorisé à nous réunir là où nous voulions nous réunir » a précisé le chef de la mission, Oumar Tounkara.

Dans sa communication, il a expliqué que le congrès a eu lieu aux environs de 18 heures, contrairement à ce qu’a affirmé le nouveau secrétaire général du bureau syndicat de l’Université. En plus, il révèle qu’il était absent lors de l’élaboration de cette liste de la nouvelle équipe dirigeante de la représentation du SLECG à Hafia.

Il semble que cette liste a été élaborée au domicile de Soumaré Issa, à l’insu du secrétaire général sortant, Mamadou Mouctar Bah et ses partisans.

Finalement, le Recteur de l’Université Hafia de Labé, Dr Mamadou Dian Gongoré Diallo a refusé d’apposer sa signature pour valider la liste présentée.

Toujours est-il qu’avec l’élaboration de cette liste, un dénouement heureux semble avoir été trouvé par la mission venue de Conakry, parce que l’équipe sortante est aujourd’hui libre de concrétiser son projet de mise en place d’une nouvelle structure syndicale pour les universités publiques du pays. Surtout que le pluralisme syndical est consacré par la législation guinéenne.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Travaux de construction d’un poste cabine et pose d’un transformateur 400kVA, 20/0.41kV

27 avril 2018 à 6 06 53 04534

Les candidats intéressés peuvent obtenir un dossier d’Appel d’offres complet à l’adresse mentionnée ci-après : Direction des Achats, Approvisionnement et Logistique, 1er étage, Immeuble EDG, Cité Chemin de Fer/ Kaloum, Conakry- République de Guinée, à compter du 27 mars 2018 contre un paiement non remboursable de 1 000 000 GNF (Un Million de francs guinéens) dans le compte bancaire ci- dessous : 

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