Affaire Mohamed Touré : le PDG-RDA dénonce un acharnement médiatique et appelle à la sérénité

28 avril 2018 à 23 11 51 04514

Suite à l’interpellation aux Etats-Unis d’Amérique de son secrétaire général, le PDG-RDA (Parti Démocratique de Guinée de la Révolution Démocratique Africaine) a fait une déclaration ce samedi, 28 avril 2018 à son siège à Donka. La démarche du parti vise à apporter son soutien à Mohamed Touré, fils du premier président de la Guinée, interpellé avec son épouse pour des faits d’esclavage qui se seraient passés au Texas, au pays de l’Oncle Sam.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le contenu de la déclaration du PDG-RDA

« Peuple de Guinée !

La direction nationale du PDG-RDA porte à ta connaissance qu’elle a appris par voie de presse les difficultés que son secrétaire général, Mohamed Touré vient de rencontrer aux États-Unis, notamment dans l’État du Texas où il serait interpellé avec son épouse depuis le jeudi 26  avril 2018 pour un cas familial.

Elle ne s’en émeut pas outre mesure, sachant parfaitement les belles relations que cette grande puissance a tissées avec la République de Guinée depuis 60 ans d’indépendance. C’est le lieu de rappeler l’accueil de la nation américaine à la proclamation de notre liberté, le 02 octobre 1958.

En effet, par la voix de l’Amérique, les États-Unis se sont réjouis de l’indépendance guinéenne au motif qu’elle a honoré l’Amérique. Depuis lors, les relations entre nos deux États ont survécu à toutes les circonstances politiques, économiques et culturelles jusqu’à ce jour.

L’incident qui vient de survenir ne doit pas inquiéter, tant il est vrai qu’il faut faire confiance aux États-Unis d’Amérique qui est un État de droit. Par ailleurs, il n’est pas questions de mettre en cause ou de préjuger l’action des autorités américaines qui ont interpellé le couple Touré.

Face donc à l’acharnement médiatique de quelques individus sur la circonstance qui, certainement pour en faire un scandale, nous disons tout simplement que dans toute chose qu’il y’a le fond et la forme. S’il n’est pas question de perdre de vue la liaison qui existe entre le fond et la forme, entre le but et le moyen, il ne s’agit pas non plus de substituer l’un à l’autre pour ainsi indigner l’opinion nationale et internationale, quel que soit le profit recherché.

On dira tout de lui, certes. Mais, la ligne humaniste du camarade Mohammed Touré reste et demeure inaliénable pour une concrétisation plus absolue de la ligne politique du parti Démocratique de Guinée, pour la concrétisation de la Révolution Démocratique Africaine.

A cet effet, la pratique de l’injustice à qui que ce soit, n’est pas une réalité chez le Camarade Mohammed. La profonde conviction reste et demeure pour lui l’unification de la Guinée et de toutes les nations africaines.

Faisant foi à la justice américaine, nous disons simplement aux éléments tarés et perfides qui s’en sont accaparés pour en faire un scandale, non seulement auront servi de guet-apens contre la Révolution Démocratique Africaine, mais aussi auront exhibé une fois de plus la nuisibilité de leur comportement face au couple Touré.

Comme toujours, nous ne serons jamais surpris par des actions subjectives visant à nuire à la crédibilité, à la promptitude et à la constante fidélité à la ligne révolutionnaire du secrétaire général, le camarade Mohammed Touré.

Trêve de distance, pourquoi tant de temps mis pour surgir cette situation ? Mais que les détracteurs sachent que cette situation n’ébranlera pas le moral du secrétaire général, le camarade Mohammed Touré. Nous lui faisons confiance, nous avons un objectif et nous allons l’atteindre car personne ne pourra nous distraire et nous mettre en déroute.

Face donc à cette circonstance malheureuse, le parti Démocratique de Guinée de la Révolution Démocratique Africaine reste solidaire à la famille Touré et appelle tous les militants au calme et à la sérénité »

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Sécurité et santé au travail : les ONG SSE-GUINEE et AMA GUINEE plaident pour la prévention

28 avril 2018 à 23 11 48 04484

L’humanité a célébré ce samedi, 28 avril 2018, la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Une journée observée depuis 2003 par l’Organisation internationale du Travail (OIT), dans le but de prévenir les accidents et les maladies en milieu de travail.  Cela, en attirant l’attention du monde entier sur l’ampleur du problème et sur les manières de réduire le nombre de décès et de blessures liés au travail à travers la création et la promotion d’une culture de santé et de sécurité.

A cette occasion, les ONG SSE-GUINEE et AMA GUINEE ont publié une déclaration commune appelant à la fin du travail des enfants et à la prévention des accidents et des maladies liés au travail en Guinée.

Guineematin.com vous propose ci-dessous cette déclaration.

Depuis 2003, l’Organisation internationale du Travail (OIT) célèbre la Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail le 28 avril dans le but de prévenir les accidents et les maladies sur le lieu de travail en tirant parti de ses atouts traditionnels que sont le tripartisme et le dialogue social.

Chaque année, plus de 3 travailleurs sur 100 sont victimes d’un accident dans le cadre de leur emploi. Face à l’obligation de résultat des entreprises et pour diminuer cette tendance, les actions de prévention et de formation jouent un rôle prépondérant.

Cette année, la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail (SafeDay) et la Journée mondiale contre le travail des enfants (WDACL) se sont associées dans une campagne commune pour améliorer la sécurité et la santé des jeunes travailleurs et mettre fin au travail des enfants.

Cette journée, et les actions quotidiennes que sont les nôtres, visent en permanence à défendre les droits des travailleurs, à promouvoir la sécurité sur le lieu de travail et à assurer la protection de tous les travailleurs notamment en visant la fin du travail des enfants.

Il nous faut donc travailler sur l’enseignement d’une culture de prévention en matière de sécurité et de santé au travail et sur l’élimination pure et simple du travail des enfants.

218 millions d’enfants entre 5 et 17 ans sont occupés économiquement dans le monde. Parmi eux, 152 millions sont astreints au travail des enfants et près de la moitié73 millionsaccomplissent des travaux dangereux. Près de la moitié du travail des enfants se trouve en Afrique, devant nos yeux.

Le travail des enfants est principalement concentré dans l’agriculture (71%). 17% des enfants astreints au travail des enfants travaillent dans le secteur des services; et 12% dans le secteur industriel, y compris l’extraction minière.

168 millions d’enfants  qui travaillent dans le monde… 86 millions qui exercent des emplois dangereux en travaillant dans des mines, des usines …. Enfants utilisés sans protection contre les produits chimiques.

Pour lutter efficacement contre le travail des enfants, il faut comprendre pourquoi certains enfants sont obligés de travailler. La principale cause est la pauvreté : Les parents ne gagnent pas assez d’argent pour nourrir et loger leur famille. Les enfants travaillent donc pour les aider.

La prise de conscience du fait que la lutte contre le travail des enfants est étroitement liée au développement de l’instruction a fortement progressé. Les institutions financières internationales et d’autres institutions travaillent sur le lien entre la lutte contre le travail des enfants, l’atténuation de la pauvreté et l’éducation pour tous.

Beaucoup d’enfants ne vont pas à l’école et c’est la première conséquence de la pauvreté.

72 millions d’enfants dans le monde, en âge d’aller à l’école primaire, n’y vont pas et plus encore, ne vont pas au collège. Soit parce qu’ils travaillent et n’ont pas le temps, soit parce que les parents n’ont pas les moyens. Car même quand l’école est gratuite, il est souvent nécessaire d’acheter des livres, des stylos et de fournir le repas du midi. Cela coûte trop cher à de nombreuses familles. Parfois certains parents n’envoient pas aussi leurs enfants à l’école par refus ou par ignorance.

C’est pour cette raison que cette année, la Journée mondiale contre le travail des enfants a décidé de réfléchir comment offrir une école totalement gratuite pour un maximum d’enfants.

La scolarisation est le moyen le plus sûr de lutter contre le travail des enfants. Un enfant qui va à l’école est un enfant qui sort de la pauvreté.

Ainsi, l’ONG SSE-GUINEE et AMA GUINEE, se sont données les mains en signant un protocole actif depuis deux ans, grâce auquel quelques 25 formateurs choisis parmi tous les corps de métier et de la société, s’efforcent de donner et d’expliquer les bonnes pratiques aux populations face aux dangers de la circulation routière. Parallèlement, il s’agissait de sécuriser l’école de la conserverie tant dans sa cour de récréation que lors de la sortie des élèves sur la nationale en faisant de cet établissement un point focal pilote de la bonne image de la formation à la sécurité.

Les organisations d’employeurs et de travailleurs jouent un rôle décisif dans la lutte contre le travail des enfants. Il est essentiel qu’elles restent attachées à cette cause et maintiennent leur engagement.

Il est en notre pouvoir de faire en sorte qu’un monde sans travail des enfants devienne réalité.

Le lien entre les deux sujets de la sécurité au travail et l’interdiction de mise au travail des enfants est donc très fort. Comme personne n’a le droit de se taire face à un risque avéré et découvert, il faut maintenir une vigilance partagée sur le « comment oser dire » vis-à-vis des situations anormales d’emploi des enfants.

Ces actions sont des devoirs d’employés, de responsables, de citoyens, de parents.

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Kindia : Sanoh de la PCUD invite à « refuser toute manipulation par les politiciens »

28 avril 2018 à 18 06 50 04504

Les responsables de la Plateforme Nationale des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD) ont rencontré ce samedi 28 Avril 208 les leaders associatifs de Kindia. C’est le siège du bureau régional de la PCUD, sis au quartier Féréfou, dans la commune urbaine qui a servi de cadre à la rencontre. La démarche visait à échanger sur la situation sociopolitique et économique de la Guinée, rapporte Guineematin.com, à travers un de ses correspondants dans la région.

A l’occasion de la rencontre, Abdourahmane Sanoh, président de la PCUD a mis l’accent sur la citoyenneté et  le comportement des leaders politiques guinéens de tous les bords. Selon lui, la classe politique joue énormément sur la conscience des citoyens guinéens. « Il est important, en tant que citoyen, de prendre conscience sur la situation de ton pays. Nous pouvons tous apporter notre contribution à l’effet de pouvoir corriger les défaillances dans la gouvernance de notre pays. Il faut une nouvelle démarche pour le pays, nous devons créer une autre façon pour permettre aux guinéens de bien voir l’évolution des choses. Nous devons  lutter ensemble contre la mauvaise gouvernance, contre l’injustice, contre l’ethnocentrisme. N’acceptons pas d’être manipulés par les politiciens, c’est des choses qui ont des conséquences dramatiques  sur les populations », soutient monsieur Sanoh.

Présent à la rencontre, le secrétaire général adjoint du bureau exécutif national du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) a dénoncé les maux de notre société. Oumar Tounkara a invité les jeunes à ne pas tomber dans le piège de la manipulation politiques. « L’exploitation du sol et du sol n’ont pas apporté le bonheur attendu aux guinéens. Aujourd’hui, il n’est de secret pour personne qu’il ya des tares : l’insécurité, la mal-gouvernance, le chômage des jeunes, la corruption, les détournements, l’ethnocentrisme, et l’ethno-stratégie. Des faits qui fatiguent beaucoup de guinéens. En Guinée, on politise tout », dénonce-t-il.

Devant cette situation, Oumar Tounkara demande aux guinéens de prendre conscience. « La jeunesse doit prendre son destin en main. Il ne faut pas accepter qu’on vous manipule. Les dirigeants et politiciens vous corrompent avec des petits montants et ils récupèrent après des milliards pour juste leurs propres besoins. Alors, essayons de corriger le plus tôt que possible ces dangers pour avancer notre pays », a conseillé le tonitruant syndicaliste.

De Kindia, Mamadouba Sylla pour Guineematin.com

Tel. 623 78 43 73   

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Législatives en 2018 ? La CENI demande l’avis des acteurs politiques (UPR)

28 avril 2018 à 18 06 40 04404

L’organisation des élections législatives prévues cette année semble préoccuper la CENI. La Commission électorale a saisi les acteurs de la classe politique pour avoir leurs avis sur la question de savoir, s’il faut tenir ces élections en 2018 ou s’il faut les repousser pour faire face à un certain nombre de préalables. C’est un responsable de l’UPR qui a annoncé la nouvelle à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti ce samedi, 28 avril 2018, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Juste après avoir tenu les élections locales du 04 février dernier, la Guinée devrait s’engager dans un nouveau processus électoral devant conduire à la tenue des élections législatives, prévues avant la fin de l’année. Mais, il y aurait des contraintes qui rendent aujourd’hui difficile la tenue des législatives. Et c’est pourquoi, la commission électorale nationale indépendante a adressé une correspondance aux partis politiques pour leur faire le point de la situation et demander leurs avis sur la question.

« Nous avons reçu cette correspondance depuis une semaine, les autres acteurs impliqués également l’ont reçue comme le Comité de suivi qui planche sur le contentieux né des élections locales de février dernier. Nous voyons qu’un certain nombre de contraintes restent liées à ce scrutin national. Il s’agit de l’audit du fichier électoral et de la révision des listes électorales entre autres, dont l’exécution conduira le processus en juillet 2019. A l’UPR, nous voyons que la question n’est pas simple. A savoir s’il faut oui ou non aller aux élections législatives en fin 2018 », a expliqué Mamadou Bah « Beyla », le Secrétaire permanent de l’UPR, qui a présidé l’assemblée générale hebdomadaire du parti ce samedi.

Il rassure tout de même les militants du parti de la détermination de l’UPR, à mener sans passion les débats autour de cette question, en vue d’une proposition de solution fiable.

Cette Assemblée générale a été également l’occasion pour certains responsables du parti de ses relayer au micro pour appeler à la mobilisation et à plus de détermination pour la réussite du parti. Les Comités nationaux des femmes et des jeunes ont été particulièrement appelés à sortir du mutisme.

Elhadj Bora Gaoual Diallo, plus que jamais déterminé depuis son retour de la RD Congo, assure que « ce parti ne va jamais mourir. Vous devez le savoir, et l’UPR sera au pouvoir, même si je ne sais pas c’est avec qui. Vous pouvez le mentionner, ce n’est pas moi qui l’ai dit, ce sont des hommes plus avertis alors que son fondateur Siradiou Diallo vivait, qui l’ont dit et certifié. Dans leurs prévisions, quelles que soient les obstacles à traverser, il y en a toujours dans la vie, le parti arrivera au pouvoir un jour », a indiqué cet inconditionnel du parti dirigé par Elhadj Ousmane Bah, actuellement en mission en Moyenne Guinée.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Incendie du marché de Madina : les pertes estimées à plus de 24 milliards de francs guinéens (chambre du commerce)

28 avril 2018 à 18 06 12 04124

Les responsables de la chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée, à travers  l’antenne de Matam, ont organisé une conférence de presse ce samedi 28 avril 2018. Il était question de rendre public le bilan de l’incendie survenu dans la nuit du samedi 17 mars 2018 au grand marché de Madina, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

 Selon les conférenciers, ce bilan est issu d’une enquête menée par une commission mixte composée du ministère du commerce, de la société civile, de la chambre du commerce, de la direction nationale du renseignement intérieur, de la police et de la gendarmerie nationale.

Livrant le bilan de ce grave incendie qui s’est propagé sur une superficie de 150 mètres de long et de 70 mètre de large, le trésorier, Oury Yali Bah a fait comprendre que la perte totale est estimée à 24 milliards 396 millions 588 mille francs guinéens. « Au vu des résultats obtenus de cette enquête, un total de 290 containers, 78 tables et 24 ateliers de couture ont été calcinés. Un enregistrement de 287 personnes identifiées a été effectué par la commission pour une perte totale en diverses marchandises et liquidités d’une valeur totale estimée à 24 milliards 396 millions 588 mille francs guinéens. Au total, 227 hommes et 60 femmes sont concernés par cette analyse et par rapport aux montants perdus lors de cette catastrophe », a précisé le trésorier.

Il ressort, à travers un tableau issu de leur enquête, que « 142 personnes ont perdu des biens d’une valeur comprise entre 1 million et 49 millions de francs guinéens ; 72 personnes ont perdu des biens d’une valeur  comprise entre 50 millions et 99 millions de francs guinéens ; 67 personnes ont perdu des biens d’une valeur comprise entre 100 millions à 499 millions de francs guinéens ; 2 personnes ont perdu des biens d’une valeur supérieur à 500 millions de francs guinéens », a indiqué Oury Yali Bah.

Quant aux victimes, massivement mobilisées lors de cette rencontre, elles comptent beaucoup sur l’aide des personnes de bonne volonté et sur l’Etat. Interrogée, madame Sylla Aissatou Kéita, a dit son espoir après la publication du rapport. « J’ai de l’espoir. Peut être que le rapport là pourra nous aider. J’ai perdu trois containers  de colis et j’avais 80 femmes qui travaillaient avec moi. Donc, j’ai perdu plus de 500 millions de francs guinéens.  Nous comptons beaucoup sur l’Etat pour nous aider », a dit l’une des victimes.

 Même son de cloche pour Abdoulaye Traoré qui dit avoir aussi perdu 150 millions de francs guinéens. « Nous sommes très fiers de ce rapport de la chambre du commerce. Nous demandons l’aide des personnes de bonne volonté et de l’Etat » a-t-il lancé.

Les responsables de la chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée, à travers  l’antenne de Matam, ont fait savoir qu’un compte solidaire est déjà ouvert à la banque UBA. Le compte a « déjà commencé à enregistrer des aides de la part de certaines personnes et organisations de notre  pays dont le solde à ce jour se chiffre à 70 millions 730 mille francs guinéens».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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Cellou Dalein accuse : « Alpha Condé a mis le pays et son économie au service de ses amis »

28 avril 2018 à 18 06 06 04064

L’affaire Vincent Bolloré, poursuivi par la justice française entre-autres pour corruption, et « les marchés de gré à gré du régime Alpha Condé » ont constitué les principaux points abordés ce samedi 28 avril 208 par Cellou Dalein Diallo à l’assemblée générale de l’UFDG. Le président du parti et chef de file de l’opposition a dénoncé encore une fois le régime Alpha Condé, responsable de cet état de fait.  A l’occasion de cette rencontre politique, on notait la présence de certains députés et autres responsables du parti ainsi que de nombreux militants, rapporte Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

 Pour Cellou Dalein Diallo, « ce que les gens ne savent pas, c’est qu’Alpha a mis le pays et son économie au service de ses amis après son accession au pouvoir en 2010.  En 2011, il a annulé la convention qui donnait ce marché à Necotrans  sans aucun motif valable parce qu’il a dit lui-même, qu’il privilégie ses amis. Donc, il a installé Bolloré en violation des dispositions d’une convention ratifiée par la Guinée. Il a envoyé des militaires au port pour les installer ».

L’autre fait dénoncé par le président de l’UFDG est l’annulation par décret du bail d’une ferme avicole dont avait bénéficié l’opérateur économique Alsény Barry. La dissolution des conseillers communaux  de Ratoma, de Kaloum et de Dixinn n’a pas été passée sous silence. «  « Il (Alpha Condé : ndlr) estimait que ces gens ne l’ont pas aidé au second tour. Lui, il est au service de ses amis, ceux qui l’aident. Il n’est pas le Président de tous les citoyens. Il est le Président d’un groupe particulier auquel il trouve des avantages en violant la loi », a ajouté Cellou Dalein Diallo.

 Pour appuyer son argumentation, le chef de file de l’opposition a rappelé tous les marchés qu’il qualifie de gré à gré, notamment  Asperbas, Agrekko, dans le secteur de l’énergie. « Que ça soit les entreprises qui produisent aujourd’hui de l’électricité thermique ou autres, tous ces marchés sont de gré à gré qu’il a donnés à ses amis. C’est ça malheureusement la gestion de monsieur Alpha Condé. L’égalité de chance et le respect de la loi n’existent pas. L’Etat guinéen est au service des amis d’Alpha Condé », lance l’opposant.

Dans la même dynamique, Cellou Dalein Diallo s’est attaqué aux méthodes de recrutement à la fonction publique. Selon lui, les secrétaires généraux des communes, recrutés ces derniers temps par le ministère de l’administration du territoire, sont tous des militants du RPG : « aucun concours n’a été fait. Donc, on n’a pas respecté l’égalité des chances et les lois de la République. Nous avons toujours dénoncé cela. Mais, Alpha Condé n’a rien changé. C’est la même chose au niveau de l’Enseignement pré universitaire, il n’y avait que les gens du RPG, vous avez vu la liste… »

Alpha Assia Baldé our Guineematin.com

Tél: 622 68 00 41

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Mise en examen de Bolloré : le RPG Arc-en-ciel défend Alpha Condé

28 avril 2018 à 18 06 02 04024

L’affaire Bolloré continue d’alimenter l’actualité guinéenne. L’homme d’affaire français est mis en examen en France pour « corruption d’agents étrangers ; complicité d’abus de confiance ; faux et usage de faux », dans le cadre de l’obtention de plusieurs marchés en Afrique dont le port autonome de Conakry. Une affaire qui suscite beaucoup de bruit en Guinée et qui ne laisse pas indifférent le RPG Arc-en-ciel. A l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 28 avril 2018, le parti au pouvoir a tenu à apporter des précisions sur cette affaire, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Pour le RPG Arc-en-ciel, il est hors de question de laisser les démêlés judiciaires de Vincent Bolloré en France, ternir l’image du président Alpha Condé. En effet, plusieurs personnes ont dénoncé les conditions dans lesquelles le terminal à conteneurs du port de Conakry a été remis à Bolloré, accusant le président guinéen de jouer au népotisme en donnant des marchés à ses amis dont Vincent Bolloré. Des accusations que rejette le RPG Arc-en-ciel. Et Alpha Ibrahima Keïra, ministre conseiller à la présidence de la République, est revenu sur la genèse de ce dossier du terminal à conteneurs de Conakry.

Il indique que tout a commencé en 2008 alors qu’il était ministre secrétaire général à la présidence. C’est à ce moment, rappelle-t-il, qu’un appel d’offre a été lancé et pour lequel plusieurs sociétés ont soumissionné. Appel remporté par la société GETMA Internationale devant Bolloré. « Lorsque le document a été transmis au président, le président nous l’a renvoyé en tant que premiers collaborateurs pour que nous puissions donner notre avis juridique. Nous l’avons examiné de la première page en arrière, et nous avons trouvé que le document avait certaines de nos préoccupations qui n’avaient pas été prises en compte, les intérêts de l’Etat n’étaient pas suffisamment protégés.

Nous avons fait le compte rendu à monsieur le président de la République (Lansana Conté ndlr), pour lui dire de revoir certaines dispositions avant de la mettre en vigueur ou la suspendre. Mais chemin faisant, les semaines qui ont suivi, le président est décédé et la convention a été portée à la connaissance des nouvelles autorités de la transition. Au moment de la transition, le président Dadis en considération de plusieurs situations, de beaucoup de démarches, est parvenu à prendre deux décrets quelque fois contradictoires, portant sur l’effectivité de cette convention. Je ne peux pas dire plus parce que je n’étais pas de la transition. Mais toujours est-t-il que tout le monde a su qu’on a mis la convention en vigueur, ensuite on l’a arrêtée », a introduit le conseiller d’Alpha Condé.

C’est ainsi, ajoute-t-il, qu’en 2010, le port autonome de Conakry a constaté que les objectifs pour lesquelles la convention de cession du terminal à conteneurs a été signée, n’ont pas été atteints. Ce qui a donc poussé les autorités portuaires à retirer la gestion du port à GETMA et la donner à l’entreprise qui venait en deuxième position qui est Bolloré. «Les engagements tenus par GETMA internationale n’ont pas été tenus, GETMA n’a fait que balayer le terminal et continuer à percevoir les royalties sur l’exploitation du terminal sans pour autant mettre même une brique en banco, ce, pendant deux ans et demie.

On appelle ça de l’escroquerie, on appelle ça abus de confiance, ce sont des actes qui portent à l’annulation du contrat. Mais, nous aussi on a fait l’école française, on est un pays souverain, on un pays indépendant, on ne peut pas continuer à aller avec quelqu’un a qui on a fait confiance, qui a dit qu’il va moderniser le port, qu’il va envoyer des grus électroniques, qu’il va payer nos compatriotes, les dockers du port à des millions, alors qu’on a constaté que ces dockers avec GETMA ne percevaient que 400 mille francs, ils n’étaient pas immatriculés à la Caisse nationale de sécurité sociale. Compte tenu de ça, la direction du port a appelé GETMA internationale pour lui mettre devant ses responsabilités ; et ça encore le professeur Alpha Condé n’était pas président.

Alpha Ibrahima Keïra conclut en disant que c’est après plusieurs mises en demeure, que le conseil d’administration du port a tiré les conséquences de droit et a demandé la résiliation du contrat avec GETMA internationale, précisant que l’actuel chef de l’Etat n’a rien à avoir cette affaire.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

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Elections locales : l’UFR favorable au maintien des résultats publiés par la CENI

28 avril 2018 à 17 05 59 04594

Peu de militants ont pris part à l’assemblée générale de l’Union des Forces Républicaines (UFR) ce samedi 28 avril 2018.  L’essentiel des débats a tourné autour du dialogue politique en cours. C’est le secrétaire général, Bakary Goyo qui a présidé la rencontre, entouré du vice-président Ibrahima Bangoura, de madame Samoura Aissata  Daffé, et de certains membres du bureau exécutif du parti républicain, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Les responsables de l’UFR ont commencé par regretter la faible mobilisation des militants, notamment ceux de Matam, siège du parti. Soucieux de cacher le visage désespérément vide de la salle, Fatoumata Binta Barry du bureau exécutif et certaines militantes ont demandé aux médias de s’abstenir de montrer des images du local.  Elles ont vu d’un mauvais œil la diffusion en direct de l’assemblé générale par certains médias sur leur page Facebook. Elles y sont allées sans diplomatie.

En ce qui concerne l’évolution des débats au comité de suivi du dialogue politique, l’honorable  Ibrahima Bangoura a fait remarquer qu’il y a trois sujets majeurs concernés : le contentieux électoral, le Code Electoral et la restructuration de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante). « Les discussions sont en cours et nous attendons la suite. Mais, toujours est-il que ce n’est pas le comité de suivi qui prend la décision. Le comité de suivi reçoit et avalise, puisque tout le monde y est représenté, et transfère les conclusions aux décideurs », a-t-il expliqué.

Interrogé sur ce qui pourrait régler le problème, notamment sur le contentieux électoral, le vice-président de l’UFR a fait savoir que là-dessus, « les partis politiques ont exprimé leur point de vue. Pour ce qui est du point de vue de la mouvance présidentielle, il se pourrait qu’on pense à une reprise du scrutin là où il y a contestation. Au point de vue de l’UFDG (principal parti de l’opposition, ndlr), c’est qu’il faut restituer les résultats ou revenir aux vrais résultats. A l’UFR, notre point de vue est le statuquo compte-tenu de tout ce que nous voyons dans l’environnement sociopolitique ».

Ce statuquo auquel fait allusion Ibrahima Bangoura signifie en réalité l’acceptation des résultats publiés par la CENI. « C’est-à-dire qu’il y a eu la proclamation des résultats et nous avons deux élections majeures à savoir les législatives de cette année et la présidentielle de 2020. Est-ce qu’on peut avoir une autre consultation électorale ? C’est pourquoi, puisque les résultats ont été proclamés, qu’on les garde comme tel pour s’avancer », estime ce proche de Sidya Touré.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 99 17

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Menace de grève des transporteurs : ce que réclame la FSPNTMG

28 avril 2018 à 17 05 55 04554

La fédération syndicale professionnelle nationale des transports et de la mécanique générale menace d’aller en grève à partir du lundi 30 avril 2018. Les syndicalistes dénoncent le non-respect des protocoles d’accord qu’ils ont signés depuis 2014 avec le gouvernement, mais aussi d’autres problèmes « très graves », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

 

Le secteur du transport terrestre risque d’être paralysé à partir du lundi 30 avril 2018. C’est en tout cas la menace brandie par le syndicat des transporteurs, qui dénonce de nombreux problèmes auxquels ils sont confrontés sur le terrain. Selon Mamoudou Condé, membre de la fédération syndicale professionnelle nationale des transports et de la mécanique générale, la première revendication de la structure syndicale est liée au non-respect des accords signés depuis 2014 entre le syndicat des transporteurs et le gouvernement.

 

« En plus des premières revendications  qui n’ont jamais eu de solution, s’ajoutent de nouveaux cas très graves, à savoir : la non suspension des barrages non-conventionnels ; les tracasseries routières ; l’ingérence des bérets rouges dans les affaires syndicales à l’hydrocarbure( bastonnades et menaces de mort des syndicalistes) ; la non immatriculation des chauffeurs de l’hydrocarbure à la caisse nationale  de sécurité sociale ; l’indifférence des autorités face à la calcination des véhicules impliqués dans les accidents par la population ; la non prise en charge du labo d’1% au dépôt ; la réfection de base-vie, les embauches des chauffeurs et leur prise en charge ; l’acquisition des documents d’attribution du parc conteneur ;

 

le retrait des locaux des syndicaux par les autorités administratives au profit d’autres organisations professionnelles non gouvernementales ; l’empêchement de la direction de la SOGEAC de tenir ses élections syndicales sollicitées par les travailleurs depuis plus d’un an et la mise en place d’un comité de gestion par ladite direction ; le favoritisme des expatriés dans le secteur du transport au détriment des guinéens ; les attaques à main armée ; et la non matérialisation de la route par l’implantation des panneaux de signalisation, le retrait des taxis-motos des mains de leurs propriétaires par les policiers, etc. », a expliqué Mamoudou Condé.

 

Selon lui, la FSPNTMG a adressé des courriers à toutes les autorités concernées pour annoncer que si rien n’est fait jusqu’au 30 avril, ils vont demander à tous les transporteurs de garer leurs véhicules jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

 

Selon nos informations, des négociations sont déjà entamées afin d’éviter une paralysie dans le secteur du transport routier.

 

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com.

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Labé : le calendrier des examens de fin d’année scolaire session 2018 déjà disponible

28 avril 2018 à 12 12 43 04434

Le calendrier du déroulement des examens de fin d’année scolaire session 2018 est déjà disponible à la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Labé où toutes les dispositions semblent être prises pour la réussite de ces évaluations, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le chargé des examens à la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Labé, Hamady SOW, les examens de fin d’année scolaire, session 2018 vont débuter au mois de juin.

«Les épreuves de l’examen de fin d’études élémentaires se dérouleront du lundi, 18 au mercredi, 20 juin 2018. Pour le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC), c’est du vendredi, 22 juin au mercredi, 27 juin 2018. Le baccalauréat unique est prévu du vendredi, 29 juin au mardi, 3 juillet 2018 » a précisé cette autorité préfectorale de l’éducation de Labé.

Parlant du niveau des préparatifs de ces différents examens de fin d’année scolaire, session 2018, l’encadreur de l’éducation rassure que la Direction Préfectorale est déjà prête.

« Toutes les listes des candidats ont été envoyées, tous les candidats ont eu leurs numéros de photos, un programme de photographie a été établi. A l’heure où je vous parle tous les candidats de Labé se sont faits photographiés, le technicien qui est chargé de faire le codage des photos a terminé son travail. L’ensemble des photos des candidats sont transmises à l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé. Les propositions de la liste des correcteurs du baccalauréat ont été envoyées à Conakry. Celle des correcteurs du brevet a été déposée à l’Inspection Régionale. Les propositions des sujets pour l’ensemble des examens ont été collectées et envoyées au service examens » a-t-il ajouté.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : célébration du 70ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme

28 avril 2018 à 12 12 29 04294

Le 70ème anniversaire de l’adoption de la déclaration universelle des droits de l’Homme a été commémoré hier vendredi, 27 avril 2018 à N’Zérékoré. La cérémonie a connu la présence du représentant du Haut-commissariat aux droits de l’Homme en Guinée, les autorités locales, des ONG de défense des droits humains et des leaders religieux, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

70 ans après  l’adoption de la déclaration universelle des droits de l’Homme par les Etats membres des Nations Unies, celle-ci reste encore très peu connue dans le monde. C’est pourquoi, cette année, la commémoration de cet anniversaire a été placée sous le signe de la vulgarisation de ce document. « Il y a 70 ans que cette déclaration a été programmée et acceptée par tous les Etats membres, mais jusqu’à présent, beaucoup de gpersonnes à travers le monde ne sont pas au courant du contenu de cette déclaration, alors que les droits de l’Homme font partie de notre quotidien.

Donc, il est demandé à tous les Etats, cette année, de  faire un effort de vulgariser le contenu de cette déclaration. Ainsi, le lancement d’aujourd’hui ne fait qu’ouvrir la voie à toutes les activités de sensibilisation dans les écoles, universités, auprès des pouvoirs publics pour permettre à la population de s’approprier de la substance de cette déclaration », a indiqué Louis Marie Bouaka, représentant du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme.

En procédant au lancement officiel de cette série de travaux au nom du gouverneur de N’Zérékoré, le chef de cabinet du gouvernorat, s’est réjoui de l’organisation de ces activités. Oumar Nabé a, ensuite, invité l’ensemble des acteurs concernés à faire en sorte que la déclaration universelle des droits de l’Homme soit connue et respectée dans notre pays : « J’invite toutes les autorités aux niveaux régional, préfectoral et sous préfectoral, à connaître le contenu de la déclaration universelle des droits de l’Homme.

J’invite également les collectivités locales à planifier et mettre en œuvre leurs actions de développement en se fixant comme objectif le respect des droits de l’Homme. Et aussi, la société civile et les ONG nationales, à unir toutes leurs énergies pour la cause des droits de l’Homme, à dénoncer les violations des droits de l’Homme et à les porter à l’attention de l’autorité dans le cadre d’une collaboration fructueuse. J’invite surtout les services de sécurité et de justice, à veiller désormais à l’application effective des lois visant à identifier et à sanctionner les coupables, et ainsi rétablir les victimes dans leurs droits », a exhorté Oumar Nabé.

Il promet que pour sa part, le gouvernorat de N’Zérékoré jouera pleinement sa partition dans le combat pour la vulgarisation de la déclaration universelle des droits de l’Homme et pour le respect de son contenu.

A l’occasion de cette cérémonie, le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, a offert 91 manuels portant sur la déclaration universelle des droits de l’Homme à l’université de N’Zérékoré. Cela, en vue de permettre aux étudiants de s’imprégner du contenu de ce document.

A noter que la série d’activités lancée ce vendredi, 27 avril à N’Zérékoré dans le cadre de ma vulgarisation du contenu de la déclaration universelle des droits de l’Homme, sera clôturée le 10 décembre prochain, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’Homme.

De N’Zérékoré, Foromo Lamah pour Guineematin.com
Tel: +224 620166816

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Travaux publics : le président Alpha Condé lance les travaux de réhabilitation des voiries de Conakry

28 avril 2018 à 11 11 33 04334

Le Pr Alpha Condé a procédé hier vendredi, 27 avril 2018, au lancement des travaux de réhabilitation et de reconstruction des voiries urbaines des communes de Kaloum, Dixinn et Matam.  Ces travaux, qui vont porter sur 200 km, consisteront également à la construction d’un échangeur aux ronds-points de Matoto et de Kagbélén, a appris sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

La cérémonie a regroupé dans la cité CBK à Matoto, une poignée de ministres dont la patronne des Travaux Publics, des députés, des hauts cadres, l’ambassadeur de Chine en Guinée, Bian Zianquiang ; les représentants de l’entreprise chinoise adjudicatrice, CBITEC ; des autorités régionales et locales, ainsi que la population massivement mobilisée pour l’occasion.

 Le bal des discours a été ouvert par le secrétaire général de la commune de Matoto, Sékou Conté qui a exprimé, au nom des 900 mille habitants de la commune, « sa profonde reconnaissance aux actions de développement du Pr Alpha Condé, président bâtisseur ».

De son côté, l’ambassadeur de Chine en Guinée, Bian Zianquiang s’est réjouit des retombées pour la Guinée de la relation entre nos deux pays. « En deux semaines, nous avons procédé au lancement de deux importants travaux routiers. D’abord, la route Coyah-Dabola sur 367 km et aujourd’hui, les voiries de la capitale guinéenne avec 200 km et deux échangeurs… Cela permettra à coup sûr de contribuer au développement du pays et de créer le bien être au peuple de Guinée ».

La ministre des Travaux publiques, Madame Oumou Camara, a remercié le Chef de l’Etat « pour cet accompagnement et le leadership qui ont permis au département d’ouvrir d’importants chantiers à travers le pays ».

Dame Oumou Camara a ensuite donné les caractéristiques desdits travaux qui permettront de faciliter le déplacement des populations de la capitale. Ces travaux de voirie sont accompagnés par une panoplie d’activités du système d’assainissement et d’embellissement. Une autoroute 2X2 voies de 4 km verra le jour sur la route de Donka jusqu’à la Bellevue.

Madame la ministre a ensuite lancé un appel aux usagers de la route pour le respect des consignes de la police de chantier et des panneaux en vue de faciliter l’exécution des travaux. Mme Oumou Camara a assuré que des voies de dégagement vont être réalisées avant l’entame des travaux à Matoto. Ce qui facilitera un peu plus la circulation à ces endroits.

Avant de lancer les travaux, le Pr Alpha Condé a reconnu que la commune de Matoto, la plus grande du pays, a été longtemps laissée pour compte. « Nous voulons le corriger. Déjà, nous avons promis un hôpital qui est actuellement en construction. Vous méritez également un marché,… ».

Par ailleurs, le président Alpha Condé a invité les populations de Conakry à plus de civisme. « Conakry est confronté à des problèmes d’assainissement. Nous allons recruter un opérateur bientôt pour faire face à cette question. Mais, je vous demande aussi d’arrêter de jeter les ordures n’importe où, dans les caniveaux, sur la route,…Cela n’est pas bon. Ce n’est pas pour rien que le Président Turc a dit que Conakry n’est pas une ville… Avec toutes ces réalisations et surtout avec un peu plus de civisme, Conakry va changer de visage, je suis convaincu », a laissé espérer le Président Alpha Condé.

Il a appelé de tous ses vœux que la Guinée réussisse à décaisser l’enveloppe obtenue de la Chine dans le cadre du partenariat stratégique, signé en 2017 pour un montant de 20 milliards de dollars.

Ces travaux sur les voiries et sur les deux échangeurs, financés à 85% par la Chine, vont coûter une bagatelle de plus de 202 millions d’Euros. Ils seront exécutés en 30 mois, selon le programme établi.

Rappelons qu’avant de venir à Matoto, le Pr Alpha Condé a procédé dans la matinée au lancement des travaux de construction de 20 mille logements à Kobayah dans la commune de Ratoma.

Abdallah Baldé et Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Conakry : le discours de Yao Tianping, PDG de China Dreal Group au lancement des travaux de la nouvelle ville de Conakry

28 avril 2018 à 11 11 24 04244

Comme annoncé dans nos articles précédents, les autorités guinéennes et leurs partenaires chinois ont lancé hier vendredi, 27 avril 2018, les travaux de construction de la nouvelle ville de Conakry et de 20 000 logements sociaux. Un gigantesque projet immobilier qui sera mis en œuvre par la société Guinea Mar Grandiozo, filiale de la compagnie chinoise China Dreal Group, et qui permettra de changer l’image de la capitale guinéenne. C’est le chef de l’Etat Alpha Condé en personne qui a procédé à la pose de la première pierre des travaux à Kobaya dans la commune de Ratoma. A cette occasion, le PDG de la société China Deal Group, Yao Tianping, a largement expliqué les détails de ce projet.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de son discours.

Excellence Monsieur le Pr Alpha Condé, Président de la République, Chef de l’État;

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement;

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Excellence Monsieur l’Ambassadeur de la République de Chine en Guinée.

Excellence Mesdames, Messieurs les Ministres, Membres du Gouvernement,

Mesdames, Messieurs, bonjour à vous tous!

Aujourd’hui, c’est avec un grand plaisir que nous sommes ici pour tenir solennellement la Cérémonie de pose de la première pierre de construction de la Nouvelle Ville de Conakry et les 20 000 logements sociaux. A cette occasion, au nom de la société China Dreal Group, ses employés et en mon nom personnel, je tiens à exprimer la chaleureuse bienvenue et mes sincères remerciements à tous les dirigeants, les invités et les amis des médias. Je tiens à rendre un hommage distingué aux entreprises partenaires, les sous-traitants et les amis chinois, les amis guinéens qui ont travaillé sans relâche pour la réalisation de ce projet!

La nouvelle ville de Conakry couvre une superficie de 650 hectares et elle est maintenant une zone de plage basse. Nous envisageons d’investir d’énormes sommes d’argent dans l’aménagement du terrain et d’augmenter l’altitude existante de 2 mètres. Le dragage des rivières, la construction de digues et de routes etc., et la première phase de l’aménagement du terrain dans 3 ans à 4 ans d’après la planification. Selon le plan, la Nouvelle Ville de Conakry pourra fournir une zone d’habitation de 7 millions mètres carrés, y compris les logements sociaux, et aussi divers appartements de haut/moyen de standing, villas, bureaux, ministères, hôtels de cinq étoiles, centre de conférence, marchés, centres commerciaux, écoles et hôpitaux etc. Dans les 15 prochaines années, 250 000 personnes pourront emménager dans cet endroit pour travailler et y habiter.

A l’avenir, la Nouvelle Ville de Conakry sera construite comme suit:

1, Un centre national d’administration secondaire. Conformément à la Convention de Cession de Terrain, notre société est responsable de construire dix immeubles de bureaux ministériels pour le gouvernement afin de rembourser les frais de cession de terrain, et à l’avenir, on aura dix ministères qui vont entrer dans la zone en accordant la relocalisation des ministères de Kaloum;

2, Un centre d’éducation culturelle, de loisirs et de soins médicaux. Nous prévoyons de construire dix écoles et un espace de jeux. Le Palais de la Jeunesse est également programmé ici. En plus un grand hôpital etc.

3, Un centre économique de l’industrie du commerce et de la logistique. Nous construirons une variété de marchés, de centres commerciaux et de rues commerciales spécialisées;

4, Une cité moderne d’habitation, les villas et les appartements de haut / moyen de standing, et les logements sociaux. Notre société et la SONAPI ont établi ensemble une joint-venture qui s’appelle la Société Guinée Promotion Logements Sociaux. Elle va construire les 20 000 logements sociaux. Ces logements peuvent répondre aux besoins en logements des citoyens ordinaires. 2 000 logements seront construits dans la première phase et il est prévu de terminer le total de 20 000 logements en cinq ans;

5, Un centre économique CBD (Central Business District). Nous pourrons créer une zone de bureau de haut de gamme.

6, La construction de la deuxième grande route de la ville pour résoudre le problème d’engorgement urbain. La Nouvelle Artère planifiée par le gouvernement, qui traversera la Nouvelle Ville de Conakry et se terminera à Dubréka, va grandement faciliter la commodité des résidents environnants et considérablement soulager la pression du trafic dans l’ensemble de la ville de Conakry.

7, Le projet peut encore fournir une grande quantité de terrains aux entreprises et aux particuliers qui voudrons y construire des bâtiments; notre société va investir avec les consortiums une grande somme d’argent afin d’aménager la plage basse à la première phase pour qu’on puisse fournir aux sociétés ou aux individus des terrains avec des infrastructures à construire.

La nouvelle ville de Conakry est un nouveau type de ville moderne qui intègre la production et l’urbanisation, et qui convient à la vie et au travail. La construction de la nouvelle ville de Conakry peut créer un grand nombre d’emplois locaux, augmenter les recettes fiscales et les revenus financiers. En même temps, il améliorera considérablement l’image urbaine du pays guinéen, facilitera le transport urbain, améliorera le cadre de vie et l’environnement d’investissement. Dans un proche avenir, avec son environnement magnifique et son transport pratique, elle sera la ville la plus intéressante à habiter et à travailler avec les fonctions les plus complètes, les installations de soutien les plus parfaites et une modernisation.

L’ouverture du projet de la construction de la nouvelle ville de Conakry et les 20 000 logements sociaux représente aussi la résolution d’un long terme de développement en Guinée par la Société China Dreal Group.

Depuis l’année 2008 que la société China Dreal Group est entré en Afrique, nous avons investi et développé dans le domaine de l’immobilier, des minéraux et du commerce international en Angola, au Ghana, en Guinée et en Namibie. À l’avenir, la Guinée sera le secteur le plus important pour le développement des investissements de notre groupe.

Cela fait presque cinq ans que China Dreal Group est venu investir en Guinée. J’ai pris cet endroit comme mon deuxième pays natal et j’ai été prêt pour l’investissement et le développement à long terme. J’espère travailler ensemble avec le peuple guinéen en vue de construire ce pays mieux et plus fort. Au cours des cinq dernières années, nous avons travaillé côte à côte pour lutter contre Ebola et la crise financière. Après avoir connu des tempêtes et des difficultés, nous avons finalement atteint une nouvelle ère de construction nationale en Guinée.

Dans la prochaine étape, nous continuerons à rechercher une coopération à long terme et en profondeur avec le gouvernement et les entreprises guinéennes. Nous allons promouvoir la localisation des projets de coopération afin de créer plus d’opportunités d’emploi et d’assurer des revenus stables et durables aux employés locaux. Pendant la mise en œuvre du projet, nous respecterons sûrement la loi guinéenne, respecterons la culture et les coutumes locales, créerons plus d’opportunités d’emploi pour la population locale, favoriserons le développement de l’entreprise et obtiendrons des avantages complémentaires et une coopération gagnant-gagnant.

Ici, je tiens particulièrement à remercier le gouvernement guinéen, Son Excellence le Président, Son Excellence le Premier Ministre, l’Assemblée Nationale, le Gouverneur de Conakry et le Ministère de l’Habitats pour leur grand soutien de ce projet. En tant qu’entrepreneur à l’étranger, je voudrais également remercier l’Ambassadeur de Chine en Guinée et les entreprises chinoises locales pour leur attention et leur soutien à la société China Dreal Group et à moi-même! Merci à tous les employés et les constructeurs pour votre travail acharné et votre dévouement … J’espère avoir votre soutien durable dans le futur!

Chers amis, unissons nos forces pour surmonter les difficultés et accueillir un brillant avenir!

Vive l’amitié sino-guinéenne !

Merci à vous tous!

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Marché de Taouyah : hausse des prix des condiments à l’approche du Ramadan

28 avril 2018 à 11 11 22 04224

A un peu plus de deux semaines du début du mois de Ramadan, l’on commence à enregistrer une augmentation des prix de certains produits sur le marché. Au marché de Taouyah, dans la commune de Ratoma, le prix de la plupart des condiments est à la hausse. Les vendeuses accusent leurs collègues qui amènent ces produits de l’intérieur de la Guinée d’être à l’origine de cet état de fait, a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Selon Mariama Bah, vendeuse de légumes, les femmes qui amènent ces marchandises à Conakry sont les responsables de cette hausse de prix dans différents marchés de la capitale. « Elles ont augmenté tous les prix depuis quelques jours maintenant. A Matoto par exemple, les femmes en provenance de l’intérieur du pays sont très compliquées parce qu’elles augmentent le prix sans aucun fondement. De fois, dans les sacs de piments, plus de la moitié est pourrie, et si on leur demande de diminuer le prix, elles nous insultent ou elles nous parlent très mal. A cela s’ajoute le transport ».

Revenant sur les prix proprement dits, Mariam Bah explique que « de nos jours, on achète un sac de piment qu’on appelle berteya à cinq cent milles FG et on revend cinq ou six piments à mille francs. Le sac des petits piments à sept cent milles FG. Pour revendre, on fait le tas cinq piments pour mille francs. Pour les gros piments, il y’a un pour cinq cent francs et trois pour mille francs ».

Pour ce qui est du prix de la tomate, Mariam Bah a fait savoir que c’est encore cher. « La tomate aussi, c’est trop cher.  Avant, on achetait un seau à quatre vingt mille FG. Mais actuellement, on l’achète à cent quatre-vingt mille ou à deux cent mille FG ».

Même constat pour les feuilles d’oignon. « Avant, on achetait le tas à dix ou à quinze mille FG. Aujourd’hui, je les achète à cinquante mille francs», a expliqué Mariam Bah.

De son côté, Aissata Camara, vendeuse d’oignon et de pomme de terre, a confié à notre reporter les difficultés rencontrées. « Avant ce mois là, un sac de pommes de terre coûtait cent quarante mille Fg. A l’époque, je faisais un tas de 8 grosses pommes de terre à dix mille FG ; 5 autres à cinq mille FG et 4 moins gros à deux mille. Mais actuellement, à chaque fois que je pars pour racheter à Madina, je trouve qu’ils ont augmenté le prix de fois à cent cinquante mille FG jusqu’à deux cent mille francs le sac. C’est pourquoi, à l’heure là, c’est six pommes de terre pour dix mille francs, 4 pommes de terre pour cinq mille. Il y a aussi trois pour cinq mille et trois pour deux mille », a-t-elle dévoilé.

Ramatoulaye Diallo pour Guineematin.com

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Education : « les programmes enseignés sont à 85% vétustes », se plaint Sory Keita du CFP de Fria

28 avril 2018 à 9 09 32 04324

Le Centre de Formation Professionnelle (CFP) de Fria a été créé en 1979 par l’Etat guinéen grâce à la coopération russe. La démarche visait à former des ouvriers qualifiés en vue de faciliter leur insertion à l’usine d’Alumine de Friguia.  Aujourd’hui, le directeur général de cette école trouve que les cours qui y sont dispensés sont d’une autre époque.

Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin en séjour à Fria, monsieur Sory Kéita est revenu sur les nombreuses difficultés qui assaillent son établissement.

Guineematin.com : faites-nous une présentation du CFP de Fria 

Sory Keita : Le CFP de Fria a été créé en 1979 par l’Etat guinéen en partenariat avec  la compagnie Friguia d’alors, notamment pour la formation des ouvriers qualifiés capables de travailler soit dans l’entreprise ou dans les entreprises qui tournaient au tour de la compagnie, dans trois filières notamment : le Génie Electrique, le Génie Mécanique et le Génie Civil. En Génie Mécanique, nous avons la mécanique automobile et la chaudronnerie ; en Génie Electrique, il y’a l’électricité industrielle et bâtiment ; et, en Génie Civil, nous avons la maçonnerie, la menuiserie et la plomberie. Ce sont les six filières enseignées ici chez nous.

Guineematin.com : quel est l’effectif total dans les six options ?

Sory Kéita : actuellement, il y a 375 étudiants dont 24 filles. Ils sont répartis comme suit : 1er année, 160 dont 10 filles ; 2ème année, 122 dont 10 filles ; et la 3ème année, 93 dont 4 filles.

Guinematin.com : que peut-on retenir de l’état d’avancement des cours ?

Sory Kéita : malgré le retard que nous avons accusé au mois d’octobre et au mois de mars, l’espoir est permis parce que pratiquement, il nous reste qu’une seule semaine pour rattraper ce retard-là. Je veux dire certainement, d’ici la fin du mois de mai on sera à 100% de nos programmes. Le retard était dû notamment au mot d’ordre de grève de la centrale syndicale SLECG, version Aboubacar Soumah.

Guineematin.com : justement après ces deux grèves, quelle a été votre stratégie pour compenser le temps perdu ?

Sory Kéita : pour rattraper ce retard, nous avons surtout pioché au niveau du temps des travaux pratiques parce que là, nous évoluons encore avec les anciens programmes qui ont été élaborés depuis l’année 1985. Donc, des programmes qui sont très vétustes maintenant et qui ne sont plus adaptés au besoin du marché de travail. Comme on a trois jours de travaux pratiques, on prenait deux heures  ou quatre heures par semaine  pour se consacrer au rattrapage des cours théoriques perdus.

Guineematin.com : vous dites que vos programmes sont à 85% vétustes, quelles sont les autres difficultés que vous rencontrez ?

Sory Kéita : les problèmes ne finissent jamais, surtout dans un centre de formation professionnelle. Nous, au niveau de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, nous sommes basés sur trois piliers. Le premier pilier c’est les programmes de formation, parce que si le programme n’est pas adapté au besoin du marché de l’emploi, on va former des chômeurs. Le deuxième volet, c’est les équipements, les ateliers et la matière d’œuvre ; et le troisième pilier, c’est la formation. Donc, si nous prenons les programmes, je vous l’ai dit tantôt que nos programmes ont été élaborés depuis l’année 1985 c’est-à-dire à 85% vétustes. Don, ces programmes ne sont plus adaptés au besoin du marché du travail.

En ce qui concerne les équipements et les ateliers, les équipements que nous avons maintenant sont venus au même moment de l’implantation de ces programmes. Il va de soi que ces équipements sont vétustes. En ce qui concerne la formation, nous venons de recevoir une trentaine de jeunes formateurs mais qui n’ont pas reçu de formation pédagogique. Et normalement, si les programmes sont adaptés au besoin du marché du travail, donc les programmes sont élaborés selon l’approche par compétence et il va falloir former aussi les nouveaux enseignants à l’exploitation de ces programmes et à l’utilisation du matériel qu’on mettra à leur disposition.

Guinematin.com : au moment de l’arrêt de l’usine Friguia, votre CFP était confronté à de multiples problèmes. Vous confirmez cette information ?

Sory Kéita : oui, il y avait beaucoup de problèmes parce que l’école dépendait principalement de cette usine-là. Alors les 4 à 5 ans d’arrêt de l’usine ont été un coup dur pour la formation au CFP de Fria. Notamment, ça s’est ressenti d’abord sur l’effectif. L’effectif a baissé de façon drastique  parce que les enfants qui viennent ici sont souvent de Boffa, Kamsar, Boké, Dubréka et autres qui avaient des tuteurs ici. Donc, avec l’arrêt de l’usine, les tuteurs ne pouvaient plus  abriter les étudiants donc beaucoup ont déserté pour aller vers Boké et Kindia. Mais, avec la réouverture l’espoir est permis parce que les enfants ont commencé à affluer vers le centre de formation professionnelle de Fria.

Guineematin.com : quel est votre dernier message, surtout à l’endroit de votre ministre de tutelle?

Sory Kéita : l’appel que j’ai à lancer à notre ministre de tutelle, Albert Damantang Camara, c’est de nous aider à former les 30 nouveaux jeunes que nous venons de recevoir. C’est le primordial, la formation des formateurs, la formation pédagogique ou formation disciplinaire. Donc, il faut les mettre à niveau. Et ensuite, on va penser à élaborer les programmes qui sont en vigueur dans notre centre, c’est au centre de formation professionnelle de Fria où les programmes ne sont pas encore élaborés selon l’approche par compétence. Donc, si nous avons la chance d’avoir ces nouveaux programmes là et former les formateurs à l’exploitation de ces programmes là et les équipements qui vont venir, je crois que nous allons retourner à notre lustre d’antan parce que c’est le seul CFP qui forme encore dans la filière électricité industrielle. C’est mon espoir après cette formation et l’élaboration des programmes et surtout l’équipement des ateliers que tout va marcher ici comme avant.

De Fria, Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Labé: « le préfet a besoin de retourner consulter les écrits de ses parents » déclare son jeune frère

28 avril 2018 à 9 09 11 04114

Le préfet Elhadj Safioulahi Bah vient d’être désavoué dans sa propre famille sur sa mauvaise lecture de l’histoire et son erreur d’appréciation sur l’identité du vrai fondateur de la ville de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah a provoqué une polémique qui ne laisse personne indifférente en affirmant que la ville de Labé a été fondée par un païen du nom de Manga Labé et que Karamoko Alfa n’a fait que construire la mosquée.

« C’est Manga Labé qui a fondé Labé et non pas Karamoko Alfa. L’érudit Alpha Mamadou Cellou dit Karamoko Alfa n’a fait que construire la grande mosquée qu’il aimait. Il faisait des allers et retours pour ne pas laisser la mosquée seule. Manga Labé a été chassé ou tué par Karamoko Alfa Mo Labé. Mais ce n’est pas mal que les gens disent la cité de Karamoko Alfa Mo Labé. C’est mentionné dans les livres (…) », a-t-il déclaré, jeudi, sur les antennes de la radio Espace Foutah.

Cette sortie médiatique inattendue du préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah qui frise une tentative de falsification de l’histoire a provoqué une onde de choc même dans sa propre famille, parmi les enfants de feu Elhadj Abdourahmane Bah.

« Il ne parle pas au nom de la famille Bah. Ce qu’il dit est complètement faux. Il a besoin de retourner consulter les écrits de ses parents » a confié l’ingénieur en informatique Mamadou Lamine Bah, jeune frère du préfet Safioulahi Bah, connu sous le sobriquet de Sénateur, vivant à Clarksburg, dans l’état du Maryland, aux États Unis d’Amérique.

Cette réaction montre jusqu’où les propos de Safioulahi Bah constituent une menace réelle contre la cohésion sociale à Labé en particulier et au Fouta Djallon en général. Quand on sait que son jeune frère Mamadou Lamine Bah est lié à Karamoko Alfa Mo Labé par sa mère qui est une Kâlidouyankée pure sang.

Ce n’est donc pas pour rien que le sermon de ce vendredi, 27 avril 2018, prononcé à la grande mosquée de Labé par l’imam Thierno Mouhamadoul Badrou Bah, un autre jeune frère du préfet Safioulahi Bah, portait sur la vie et l’œuvre de Karamoko Alfa Mo Labé. Thème qui a été développé de manière à soulager les descendants de l’érudit Alfa Mamadou Cellou Diallo, fondateur de la cité et ancêtre des Kâlidouyaabhé.

Sur instruction de l’imam de Labé, Elhadj Thierno Badrou Bah ce sermon du vendredi rétablissant la vérité historique sur la vie et l’œuvre de Karamoko Alfa Mo Labé a été largement diffusé sur les antennes des radios locales. Ce qui a permis de faire baisser la tension sociale provoquée le jeudi par le préfet Elhadj Safioulahi Bah.

 De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Travaux de construction d’un poste cabine et pose d’un transformateur 400kVA, 20/0.41kV

28 avril 2018 à 7 07 55 04554

Les candidats intéressés peuvent obtenir un dossier d’Appel d’offres complet à l’adresse mentionnée ci-après : Direction des Achats, Approvisionnement et Logistique, 1er étage, Immeuble EDG, Cité Chemin de Fer/ Kaloum, Conakry- République de Guinée, à compter du 27 mars 2018 contre un paiement non remboursable de 1 000 000 GNF (Un Million de francs guinéens) dans le compte bancaire ci- dessous : 

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