La grève déclenchée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLEEG), version Aboubacar Soumah, est toujours sans effet dans les établissements publics de la commune urbaine de Kankan. Partout, responsables et enseignants sont présents et les cours se tiennent normalement, rapporte Guineematin.com, à travers son correspondant local.

A l’école primaire de KABADA 1, Madame Konaté Fadima Condé, la directrice reconnait la légalité de la grève mais elle fonde l’espoir sur la promesse tenue par le gouvernement en faveur des enseignants. « Je ne peux pas dire que cette grève n’a pas de sens. Mais, puisque l’Etat nous a proposé d’attendre la fin de ce mois, donc pour moi, c’est normal d’attendre ça, si à la fin de ce mois il n y’a pas gain de cause, je crois ça serait l’une des causes pour déclencher une autre grève », soutient-elle.

Pour Bakary Doumbouya, directeur de l’école primaire Centre-Mixte, situé au carrefour Lambert, son école est sous la responsabilité des autorités de Kankan. « Compte tenu des instructions données par la hiérarchie, mon école n’a pas suivi le mot d’ordre de grève. Pour les autorités de Kankan, la grève n’est pas légale, et nous relevons de cette autorité. Cette grève n’est pas l égale, on ne peut pas suivre une grève de façon aveugle », lance-t-il.

Au lycée Morifidjan Diabaté, situé au quartier Metéo, le proviseur Mamadi Doumbouya a catégoriquement refusé de parler aux médias, exigeant un ordre de mission.

Il faut retenir que les enseignants de la préfecture de Kankan s sont toujours montrés réticents face aux nombreux cas de grève déclenchés par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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