Le 16 octobre 2016 a été la date fixée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour l’ouverture des universités du pays. Cette rentrée n’a pas connu assez d’engouement comme par le passé. A l’université Kofi Annan de Guinée, les étudiants admis à la première année n’étaient pas présents en ce premier jour, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Interrogé par notre reporter, le professeur Daniel Godin, recteur de Kofi Annan, a annoncé une reprise des cours pour les étudiants de la 2ème année et plus. « Seuls les étudiants admis pour la première année ne sont pas concernés pour le moment. Et, cela s’explique par la non orientation cette année des bacheliers dans les universités privées du pays. Dans les salles de classes, les professeurs ont donné les premiers cours aux étudiants présents », a-t-il dit.

La situation qui préoccupe le recteur de cette université est celle des étudiants qui doivent faire la première année. « La rentrée universitaire pour les nouveaux étudiants se fera en différé. Cette année, l’Etat n’a pas orienté les étudiants dans les privées ; et, en conséquence, les effectifs ne sont pas les mêmes que les années passées. Pour commencer effectivement, nous attendons un certain nombre d’étudiants qui nous ont contactés et qui viennent s’inscrire. Il y a plusieurs catégories d’étudiants qui se manifestent et qui vont s’inscrire dans les jours à venir ».

Professeur Daniel Godin, recteur de Kofi Annan

Selon Daniel Godin, l’ouverture des filières pour les étudiants de la première année se fera en fonction du nombre d’inscrits. « On raisonne par filière. Si dans une filière vous avez deux étudiants, évidemment, vous n’allez pas commencer les cours. Vous pouvez avoir deux étudiants dans une filière et avoir une centaine dans une autre », a-t-il rappelé.

Prenant l’exemple sur la filière médecine, le recteur de Kofi Annan a précisé qu’il faut environ une cinquantaine d’étudiants « parce que d’une part on fait venir pas mal de professeurs de l’étranger, des professeurs de haute qualification. Et, vous avez aussi des enseignements pratiques qui coûtent aussi chers ; car, il y a des laboratoires, des produits, des réactifs qui coûtent chers ».

S’agissant des filières moins coûteuses, Daniel Godin a estimé les effectifs entre 20 à 30 étudiants par classe. « On a le droit, les sciences politiques, etc. Vous voyez que ce sont des filières où on n’est pas obligé de faire appel à des enseignants qui viennent de l’étranger. Dans ces filières, il n’y a pas ce qu’on appelle les travaux pratiques dont le coût est élevé », a-t-il expliqué.

Enfin, le recteur de l’université Kofi Annan de Guinée rassure que les cours pour les étudiants de la première année vont commencer très bientôt. Car, rappelle-t-il, il y a des étudiants redoublants qui doivent reprendre…

Siba Guilavogui pour Guineematin.com