Au troisième jour de la grève des enseignants, de nombreuses écoles publiques et privées de Conakry et de la Guinée profonde sont paralysées. Malheureusement, aucune démarche n’est jusqu’à maintenant pas entreprise vers Aboubacar Soumah, le meneur de la grève déclenchée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée depuis le lundi dernier, 12 février 2018.

Joint au téléphone dans l’après-midi de ce mercredi 14 février 2018 par un reporter de Guineematin.com, monsieur Aboubacar Soumah, a dit qu’aucune « main tendue » n’est venue vers lui jusqu’à présent. « Si le gouvernement a engagé des négociations, ce n’est pas avec nous », a-t-il indiqué.

Seulement, le nouveau Médiateur de la République, l’ancien Premier ministre Mohamed Saïd Fofana a essayé de s’impliquer, a dit le syndicaliste : « Le seul qui a tenté de rentrer en contact avec nous, c’est le nouveau médiateur de la République (Mohamed Saïd Fofana), mais comme il n’a pas encore pris fonction… Si non, il m’a appelé au téléphone pour chercher à comprendre les choses. Il a promis qu’il m’appellera quand il va prendre service. Pour le moment, il n’y a aucune main tendue vers moi », a fait savoir Aboubacar Soumah.

Concernant l’effectivité de la grève, le secrétaire général du SLECG a dit que la « grève que nous avons déclenchée est très bien suivie, sur le plan national. On a appris qu’il y a des intimidations, comme à Kissidougou où notre secrétaire général est tout le temps arrêté et intimidé. A Kankan aussi, l’Inspection Régionale de l’Education est entrain de menacer les enseignants. C’est le cas à Siguiri aussi. Mais, qu’à cela ne tienne, les enseignants ont vraiment répondu au mot d’ordre de grève », a dit Aboubacar Soumah.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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