L’Afrique a célébré les cinquante cinq (55) ans de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), actuelle Union Africaine (UA) ce vendredi 25 mai 2018. En marge de cette célébration, le Mouvement Panafricanisme des Leaders (MPL) a organisé une table ronde sur le thème « responsabilité juvénile pour la paix et l’unité nationale ». C’est l’université René Levesque de Hamdallaye, dans la commune de Ratoma, qui a abrité la rencontre, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Cette rencontre d’échanges a mobilisé d’autres acteurs de la société civile guinéenne, des représentants de la CEDEAO (Communauté Economique de Etats de l’Afrique de l’Ouest) et du Médiateur de la République.

Fatou Keita

Dans son discours, Fatoumata Keïta, présidente fédérale du MPL, a commencé par rappeler que cette journée a pour but de souligner la nécessité de renforcer l’unité et la solidarité des Etats africains. Pour elle, son association va mettre à profit cette journée pour discuter des enjeux et défis de l’unité africaine. « Vous savez qu’il y a plusieurs années que l’Union Africaine a été mise en place. Mais, nous avons encore des défis à relever. Le but, en tant que jeunes, est de discuter des défis et voir si nous pouvons formuler des recommandations et prendre conscience des difficultés que l’organisation en question est confrontée. A cela s’ajoute un sous-thème, la responsabilité juvénile pour l’unité nationale en Guinée. On ne peut pas parler de l’Union Africaine sans parler de l’unité nationale. Il faut dire comme l’a dit Abdoulaye Wade, ancien président du Sénégal, « au lieu de parler de l’unité des chefs d’Etats africains, il faut parler des peuples africains, sinon ça va prendre des décennies, ça ne sera que l’unité des chefs d’Etats africains », a-t-elle dit.

Saloum Fofana

Présent à la rencontre en tant que panéliste, Saloum Fofana, représentant du médiateur de la République, a dit que cette journée glorieuse pour les peuples africains lui inspire une grande satisfaction, « puisqu’en 1963, je devais avoir 18 ans, quand les Chefs d’Etats de l’Afrique indépendante, qui n’étaient qu’une quarantaine à l’époque, malgré les différences d’idéologie, ont pu s’unir pour rassembler l’Afrique dans sa lutte pour l’indépendance, puisque certains pays n’étaient pas indépendants. Ces chefs d’Etat ont pu trouver un dénominateur commun pour se retrouver à Addis-Abeba et former une Organisation de l’Unité Africaine. C’était de protéger l’Afrique et continuer sa lutte d’émancipation. Le thème que ces jeunes ont retenu est très important. Il concerne la Guinée : la paix et l’unité nationale. Le Gouvernement a traité le thème à l’institution de la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix en novembre, des activités de sensibilisation ont été menées », a-t-il expliqué.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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