LibériaRéuni en urgence lundi à Addis-Abeba, le Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) doit notamment aborder l’utilité des mesures de suspensions de vols et de fermetures de frontières à l’encontre des pays les plus touchés par Ebola.

Le Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) se réunit en urgence ce lundi 8 septembre à Addis Abeba pour discuter d’une stratégie commune face à Ebola. L’UA discutera notamment de l’utilité des mesures de suspensions de vols et de fermetures de frontières à l’encontre des pays les plus touchés.

Cette réunion intervient au lendemain de l’annonce par les États-Unis d’une mobilisation de leurs moyens militaires, dont des unités de mise en quarantaine, pour aider les pays d’Afrique à lutter contre le virus en Afrique.

Ces pays – principalement la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia- « font des progrès significatifs » dans la lutte contre la maladie, a dit le président américain, Barack Obama, dans une interview diffusée dimanche sur la chaîne NBC. « Mais ils n’avaient pas les infrastructures sanitaires adéquates. Et maintenant, ce problème, qui aurait pu être résolu, est hors de contrôle parce que les malades ne sont pas mis en quarantaine comme ils devraient l’être. Les gens ne sont pas formés comme ils devraient l’être. Il n’y a pas assez de personnels de santé publique ».

« Nous allons devoir envoyer des éléments militaires américains pour, par exemple, installer des unités de mise en quarantaine et des équipements, afin d’assurer la sécurité des équipes médicales qui arrivent du monde entier », a annoncé Barack Obama. « Mais même en faisant cela, plusieurs mois vont passer avant que le problème ne soit sous contrôle en Afrique (…). Et si rien n’est fait maintenant et si (le virus) se répand en Afrique et dans d’autres régions du monde, le virus pourrait muter », a-t-il prévenu.

« Il se transmettrait plus facilement et représenterait un réel danger aux États-Unis », a-t-il averti, tout en assurant qu’à court terme, que les Américains n’avaient rien à craindre.

Les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) devaient envoyer 50 experts en août. Et l’agence américaine de développement (USAID) a débloqué le 9 août 12 millions de dollars, ce qui s’est déjà traduit par la livraison de tonnes d’équipements médicaux, comme des abris temporaires, des unités de purification d’eau et des gants ou combinaisons de protection.

L’engagement américain marque une nouvelle étape dans la mobilisation internationale contre la pire épidémie d’Ebola de l’histoire.

La Commission européenne s’est, elle, engagée vendredi à débloquer 140 millions d’euros contre Ebola. L’enveloppe permettra de renforcer l’offre de services publics et de soutenir directement les systèmes de soins dans les pays les plus affectés.

L’argent européen sera aussi utilisé pour améliorer les systèmes d’eau et d’assainissement, et installer sur place des laboratoires mobiles pour mieux détecter le virus et former plus de personnels médicaux.

D’autres institutions, comme la Banque mondiale et l’OMS, ont annoncé cet été des financements d’urgence.

Jeune Afrique.com avec AFP

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