Le plan de redressement en vue à la guinéenne d’électricité ne semble pas avoir beaucoup d’adhérents dans les rangs des travailleurs. C’est du moins ce que nous retenons de la conférence presse animée le mardi 1er juillet par le collège syndical d’EDG à la maison de la presse. « Les cadres et le syndicat de l’EDG ne veulent plus s’engager dans un processus de réforme qui n’a pas été discuté et choisi de manière ouverte et transparente, et garantissant le succès », déclare Madiou Diallo, Secrétaire général du syndicat.

Selon lui, le recrutement d’un opérateur privé qui disposera d’une pleine délégation d’autorité de l’Etat pour diriger l’EDG dans le cadre d’un contrat de gestion, comme le prévoit le gouvernement guinéen, avec l’appui de la société financière internationale (SFI), n’est pas la bonne option. Cette démarche, ajoute-il, si elle avait lieu, sera la troisième du genre dont les deux premières tentatives se sont soldées par un échec.

Des fâcheuses expériences qui font que « les travailleurs et le syndicat préfèrent un contrat de service à la place du contrat de gestion qu’ils veulent (ndlr gouvernement et SFI) instaurer. », ajoute le dirigeant syndical. Et, pour motiver davantage leur rejet de ce contrat de gestion, Madiou Diallo explique que c’est une option qui nécessite des investissements que les partenaires qui viennent ne sont pas prêts à faire. ‘’C’est pourquoi, insiste-t-il, nous ne sommes pas d’accord avec ce contrat de gestion ».

Par ailleurs, fustigeant le traitement réservé au personnel de l’EDG, M. Diallo affirme que « l’une des causes des échecs successifs du redressement d’EDG est due à la non implication du personnel et des partenaires sociaux de l’entreprise à la conception et à la mise en place du processus de reforme dont ils constituent pourtant des acteurs clés».

Une pratique à bannir, laisse-t-il entendre, surtout que les travailleurs qu’ils sont constituent « des partenaires indissociables au programme de redressement de l’entreprise ».

F. Yacine Sylla

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