Des tirs à gaz lacrymogène des agents de la Compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS) ont entraîné une débandade totale des citoyens qui manifestaient depuis la matinée de ce mercredi, 18 octobre 2017, dans la commune urbaine de Beyla, en Guinée forestière, a appris Guineematin.com d’un des organisateurs de la marche.

Selon Abdoulaye Kourouma, un des organisateurs de la marche, a expliqué que la population revendique, entre autres, l’amélioration des conditions de l’éducation des enfants de Beyla, l’amélioration des conditions sanitaires, le bitumage de la route entre la frontière avec la Côte d’Ivoire et la région administrative de Kankan, l’achèvement des infrastructures allouées à Beyla lors du cinquantenaire de l’indépendance organisé en Forêt, la réalisation de la promesse d’octroyer un terrain de football par l’Etat à la jeunesse de Beyla…

Avant le gaz lacrymogène, la marche se passait pourtant très bien, à en croire les organisateurs. « Actuellement, nous venons au grand carrefour du marché de Beyla pour prendre la direction de la préfecture. Devant la préfecture, nous tiendrons un discours avant de rentrer tranquillement à la maison », avait indiqué Abdoulaye Kourouma, porte parole des manifestants.

Toujours avant l’intervention de la police, Abdoulaye Kourouma expliquait que la marche se déroulait sans violence. « Nous marchons tranquillement et il n’y a aucun problème pour l’instant. La sécurité des manifestants est assurée par un groupe de jeunes sensibilisés à cet effet… », disait-il, en annonçant une forte mobilisation des citoyens.

A suivre…

Mamadou Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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