caolin, RUSALLes agences mondiales d’information ont publié la semaine dernière un communiqué officiel de la Société Rusal qui passe inaperçu pour  les non-professionnels. 

Dans ce  communiqué, il est  dit que Rusal va expérimenter dans les prochains mois une nouvelle technologie de production de l’alumine à partir de l’argile de kaolin en Sibérie. Cette nouvelle découverte des Russes et de Rusal va apporter un changement dans le secteur de l’industrie minière. La présente explication vous permettra de comprendre les détails de cette nouvelle technologie.

Cette nouvelle technologie qui consiste à utiliser l’argile de la Sibérie comme matière première pour  produire de l’alumine sans la bauxite.

Sachant que les ressources en bauxite sont épuisables, toutes les grandes puissances comme les Etats-Unis, le Canada, la Chine, la Norvège, l’Australie et la Russie se sont lancées depuis des années dans des recherches pour aboutir à l’expérimentation d’une nouvelle technologie de production de l’alumine à partir d’autres matières premières sans la bauxite. Voilà qui prouve que la tendance est mondiale et sa mise en application va négativement jouer sur l’économie des pays qui possèdent la bauxite comme matière première.

Aujourd’hui les scientifiques russes en collaboration avec Rusal sont plus proche des résultats recherchés à savoir produire l’alumine à partir de l’argile.

En Russie la toute première expérimentation aura lieu dans le premier trimestre de l’année 2016. Et si les résultats de cet essai sont concluants Rusal va lancer les travaux de construction d’une usine adaptée à la nouvelle technologie. Rappelons que les réserves d’argile prouvées en Sibérie s’étendent sur 200 ans. La construction de la nouvelle usine pourrait prendre 3 à 4 ans. En ce moment qu’allons-nous faire de notre bauxite, allons-nous continuer à nous réjouir d’avoir seulement  de la bauxite. La question vaut tout son pesant d’or, c’est encore le bon moment pour nos gouvernants de rendre notre code minier plus attractif.

Actuellement la société Rusal exploite 7 gisements bauxitiques, 2 sont en Russie les 5 autres  en Guinée, Jamaïque et la Guyane. En 2014 la compagnie à produit 12,4 millions de tonnes de bauxites pour avoir  7,4 millions de tonnes d’alumines. La production d’une tonne d’alumine demande la transformation de 2 tonnes de bauxites.

En effet il est mentionné dans le communiqué qu’actuellement, les employés de RUSAL, en collaboration avec les scientifiques des académies et des  instituts  de la Russie  effectuent des recherches. À ce jour, ils ont  déjà développé un schéma technologique sur la base  des études de laboratoire. Les principales étapes du processus sont réalisées pour estimer  les réserves  des gisements de kaolin en Sibérie. La qualité  est confirmée, le coût d’exploitation de la nouvelle production a  été évaluée.

La perspective de construction d’une usine permettra à  Rusal de produire 1 million de tonne d’alumine à partir de l’argile. Cette quantité fait pratiquement le double de la production de Friguia. Comme on le sait le secteur minier guinéen avec ces 2/3 de réserves bauxitiques mondiales  est le plus grand pourvoyeur d’emploi dont la chute aura des répercussions économiques et sociales. Nous savons également que nos villes minières  bénéficient de l’assistance inestimable des sociétés minières évoluant dans leur zone. Un changement dans ce domaine toucherait directement les populations riveraines et l’économie du pays.

Avec la mise au point de cette nouvelle technologie, les pays du nord se verront soulager. Ces pays n’auront plus besoin de parcourir des distances pour se procurer de la bauxite avec des coûts élevés.

Souhaitons qu’avant la finalisation et la construction d’unités industrielles adaptées à la nouvelle technologie, nos autorités nous feront bénéficier de notre bauxite avec la création  d’emplois et la lutte contre la pauvreté. De  notre côté, nous veillerons sur l’évolution  et les résultats  du premier essai. Évitons le trop tard.

Karimatou Konaté

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin