Boké, société minière de Boké (SMB)
La société minière de Boké (SMB), située dans le district de Katougouma, à 22 kilomètres de la commune urbaine de Boké, les grèves se succèdent et se multiplient ces derniers jours, a appris Guineematin.com des employés qui ont contacté notre correspondant local.

Après la réplique hier, vendredi 23 octobre 2015, de quelques employés menacés de licenciement par les responsables chinois de la société, ce sont les agents de sécurité qui leur ont emboîté le pas ce samedi. Ces grognards exigent de traiter désormais directement avec la société mère, sans intermédiaires. Ils veulent et exigent d’ailleurs de sortir de la sous-traitance pour être en contact direct avec les chinois.

Un des travailleurs à la logistique qui a préféré garder l’anonymat, a expliqué à Guineematin.com leur situation et leurs revendications.

D’abord, parlant de la protestation d’hier, l’employé qui a parlé à Guineematin.com a indiqué que ce sont des employés qui sont menacés de licenciement qui ont organisé la grève au port fluvial de Katougouma. Pour eux, il n’y a aucun motif qui pourrait justifier le licenciement dont ils sont menacés et qu’il fallait surtout montrer à leurs employeurs chinois qu’ils n’accepteront pas d’être licenciés.

Ensuite, la protestation d’aujourd’hui, samedi 24 octobre 2015, concerne les agents de la sécurité : Alliance Internationale et WAP dont l’une est chargée de la ceinture du port (c’est à dire sécuriser l’alentour du port) ; et, l’autre, est chargée de sécuriser l’intérieur du port. Ce sont donc ces deux (2) agences de sécurité qui se sont levées ce matin pour exiger leur sortie dans la sous-traitance. « Ces agents tiennent à être reliés directement la société mère. Ils veulent traiter donc avec les chinois, sans intermédiaires. Ils ont alors barricadé la rentrée principale du port pour empêcher les entrées et sorties des camions de la société, mais de façon pacifique et civilisée », nous a-t-il confié.

Cet interlocuteur de Guineematin.com a précisé que les agents de sécurité du port Fluvial de Katougouma ne veulent plus négocier avec des intermédiaires auxquels ils n’ont plus confiance. « S’il faut négocier, c’est avec les premiers responsables eux-mêmes », réclament les agents de sécurité.

D’autre part, « il y a des ouvriers à l’intérieur du port qui ont fait le test et qui sont recrutés en tant que chauffeurs d’engins lourds. Mais, ils viennent passer toute la journée sans travailler. Ils voient les chinois monter et descendre des machines et camions pour lesquels ils sont recrutés sans rien leur dire. C’est ce qui les révoltent », a expliqué à Guineematin.com cet employé anonyme de la société.

Pour l’instant, Guineematin.com n’a pas appris d’incidents majeurs. Mais, les grévistes n’ont pas obtenu de suite favorable.

Par ailleurs, il est à noter que depuis l’inauguration de ce port fluvial par le Président de la République, cette société a connu plusieurs remous et critiques. Certains qualifient même la société de fantôme.

Enfin, plusieurs citoyens de Boké reprochent à cette société d’avoir importé ses travailleurs qu’il n’y a pas, sinon très peu, d’autochtones de Katougouma ou de Boké qui sont employés à la société minière de Boké (SMB).

Le correspondant local de Guineematin.com est déjà en contact avec plusieurs acteurs et reviendra donc avec beaucoup de détails.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

 

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