Dans la matinée de ce lundi 24 avril 2017, le ministre d’État chargé de la justice, garde des sceaux Maitre Cheick Sacko a procédé à l’inauguration du Palais de justice de la région administrative de Boké et au lancement officiel des audiences criminelles dans ce Palais, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

La cérémonie a débuté par une lecture du coran dans l’enceinte dudit palais, suivie de la coupure du cordon inaugural par le ministre Cheick Sacko en présence des autorités locales tels que le Préfet de Boké Mohamed Lamine Doumbouya, le chef de cabinet du gouverneur de la région Elhadj Baba Dramé, les chefs religieux, etc.

La première audience criminelle a enregistré six (6) affaires concernant entre autres des cas de viols, de tentatives d’assassinat et de coups et blessures.

Dans son discours de bienvenue, pour marquer sa solidarité aux réformes engagées par le chef du département de la justice, le Préfet de Boké Mohamed Lamine Doumbouya séduira le ministre en ces termes : « si tout n’est pas justice, mais sans la justice rien n’est juste », a-t-il enseigné.

Avant que le ministre d’État Cheick Sacko ne s’adresse à la population à l’hôtel Le Palmier, le Procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Boké et le Président du tribunal ont tenu des discours convergeant dans le même sens, celui de louer les efforts consentis par Maître Cheick Sacko depuis son arrivé à la tête du département de la justice. Parmi les actions énumérées figurent l’application du statut particulier des magistrats, la mise en place du conseil supérieur de la magistrature, de la cour constitutionnelle, de la cour des comptes, du tribunal militaire.

Dans son discours de bienvenue, le Préfet de Boké Mohamed Lamine Doumbouya séduira le ministre en ces termes : « si tout n’est pas justice, mais sans la justice rien n’est juste », a-t-il enseigné.

Face à la presse, le ministre d’État chargé de la justice, garde des sceaux a expliqué les raisons qui l’ont motivé à ramener le jugement des dossiers criminels aux niveaux des tribunaux de première instance : « ce sont deux motifs qui nous ont amenés à faire cette réforme que j’ai mené avec toute force, bien que j’étais moi-même réticent au départ, vu ma formation. Mais il y’a eu une démarche intellectuelle. Il fallait que moi-même je me convaincs pour réaliser que c’est une bonne chose pour notre pays. Donc le premier motif est du fait que les affaires criminelles étaient stagnantes, elles ne bougeaient pas. Il y avait des gens qui étaient en préventifs en matière criminelle, mais qui restaient parfois 5 ans, 6 ans, 7 ans ou voire même 10 à 11 ans sans être juger. Il fallait donc initier le traitement des affaires criminelles dans les TPI pour apporter le flux. La deuxième raison, c’est de rapprocher la justice aux justiciables. Ça amoindrie le coût et ça permet de traiter les cas dans un délai raisonnable en présence des familles des accusés et des victimes ».

Selon le ministre, c’est une méthode qui marche très bien au Sénégal et au Cameroun.

Par ailleurs, il faut le rappeler que ce bâtiment qui constitue aujourd’hui le palais de justice de Boké est l’une des infrastructures construites en 2012 à l’occasion de la célébration du 54ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée. Mais qui se trouvait jusqu’ici non équipé (même maintenant moins équipé). Il renferme seize (16) bureaux, deux (2) salles d’audience, deux (2) salles de délibéré, deux (2) salles d’informatique et des toilettes.
Ainsi, les affaires criminelles qui, préalablement étaient de la compétence de la cour d’Assise de Conakry, peuvent désormais être jugées par les tribunaux de première instance (TPI).

De Boké, Diouldé Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 671 242 / 666 952 215

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