« Nous ne voulons entendre aucun discours, nous n’attendons que le courant pour tous les quartiers pour lever les barrages. Nous sommes fatigués de la théorie, nous voulons maintenant la pratique », disent les jeunes de Boké aux sensibilisateurs qui sollicitaient la levée des barricades et l’arrêt des violences, a appris le correspondant de Guineematin.com à Boké.

Ce samedi, 16 septembre 2017, on n’a pas constaté d’affrontement entre les forces de l’ordre et les jeunes manifestants, ce qui a permis d’éviter d’autres blessés. Mais, les dégâts matériels lourds…

Après avoir cassé son véhicule de service avant-hier et tenté de saccager sa résidence, les manifestants auraient attaqué le domicile privé du Directeur préfectoral de l’éducation (DPE) au quartier Baralandé. Nous sources ajoutent que les jeunes en colère auraient incendié des véhicules et des motos qui étaient garés dans la cour.

Par ailleurs, le siège de la société UMS (United Mining Suppley) aurait également été attaqué au quartier Dibia…
Malheureusement, toutes les tentatives de sensibilisation des manifestants (à la fois par les sages, l’artiste Elie Kamono et d’autres) n’ont aucune influencé les jeunes manifestants qui tiennent à leurs barricades jusqu’au rétablissement de la fourniture d’électricité dans leur cité. « Nous ne voulons entendre aucun discours, nous n’attendons que le courant pour tous les quartiers pour lever les barrages. Nous sommes fatigués de la théorie, nous voulons maintenant la pratique », disent-ils.

Bref, aucune circulation automobile n’est possible dans la ville, barricadée ici et là ; magasins et boutiques restent toujours fermés. Et, les forces de l’ordre sont dans un coin de la ville. Ce qui a quand même le mérite d’avoir permis de ne plus allonger la liste des morts (déjà deux) et des blessés (plus de soixante dix dont certains par balles réelles)…

A suivre !

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