Désormais et pour l’éternité, Oumar Rafiou Diallo, 32 ans, journaliste à radio Bonheur fm, secrétaire administratif du réseau des journalistes parlementaires de Guinée, RJPG et secrétaire général de l’association des jeunes pour le développement de Dara Labé, repose depuis le mardi dernier, 14 novembre 2017, auprès des siens dans le district de Gaya, qui relève de la commune rurale de Dara Labé, située à 17 kilomètres au Sud de la préfecture de Labé.

Tombé dans un accident de moto à Conakry le lundi dernier, le 13 novembre 2017, en début d’après-midi, ce fougueux du micro n’a eu aucune chance de survie. Accompagné d’un passant, Oury Bah, à l’hôpital de Donka, Rafiou n’a eu le temps que pour un petit soupire, le dernier geste d’un combattant, qui a bénéficié d’une forte mobilisation, après l’annonce de sa disparition surprise et le transfert du corps à la morgue d’Ignace Deen.

Le même jour, la décision de ramener le corps à Gaya a été prise, malgré l’insistance de ces parents et collaborateurs à Conakry. En vérité, Oumar Rafiou devait reposer à Gaya, au milieu des plus grands de sa localité. Une thèse appuyée par l’âge très avancé de son papa et muezzin, devenu malvoyant.

Membre d’une famille de 5 enfants dont il était l’aîné des garçons, Oumar Rafiou s’est distingué très rapidement par sa volonté de rendre service à la nation, à sa communauté et à sa famille, il était ami à tout le monde et membre de plusieurs organisations de presse comme le RJPG, Action mine Guinée, et de développement comme l’association des ressortissants de Gaya, puis de Dara Labé.

Un activiste du micro qui n’a laissé personne indifférent et a toujours agi avec professionnalisme. Les sites d’informations et les réseaux sociaux ont vite propagé la nouvelle de son décès au-delà des frontières et mobilisé aussi bien ses parents que ces amis et collègues de travail.

A la morgue d’Ignace Deen, plusieurs journalistes ont fait le déplacement, entourés des responsables de la radio Bonheur où il officiait comme chef des reporters, des présidents de l’AGEPI, Moussa Iboun Conté, de l’URTELGUI, Sanou Kerfalla Cissé (auprès duquel, il effectua son 1er stage), du RJPG, Abdallah Baldé (dont la dernière conversation remontait à quelques heures plutôt de la journée voir quelques minutes avant son accident fatal). Mais encore et encore son ami de toujours, l’inconsolable Alimou Diallo avec qui il avait rendez-vous pour le déjeuner chez lui. Il sera le premier d’ailleurs à appeler sur le numéro de Rafiou, avant d’être informé que son porteur est aux urgences de Donka, de venir très rapidement.

Côté, officiel, le ministre Gassama Diaby avec une grosse enveloppe, s’est rendu à la morgue et présenté ses condoléances.

Le principe de ramener le corps obtenu, le cortège est arrivé au petit matin à Gaya, avec dans ses bagages, le corps de Rafiou, cet ancien étudiant de l’ISIG, l’incarnation de toute une génération.

Cette réalité sera confirmée par la présence massive à Gaya de toute la notabilité du district et de ses environs mais aussi et surtout de la présence massive des autorités administratives, politiques et relieuses de premier plan de Dara Labé. Qu’il s’agisse du Sous-préfet, du Président de la Commune rurale et de l’érudit, Elhadj Thierno Mamadou Oury, les imams, et les sages de Dara Labé, tous ont fait le déplacement.

La presse en grand nombre, de Labé à Conakry, a tenu à accompagner à sa dernière demeure ce fidèle compagnon et respectueux collègue, mort les armes à la main.

Pieux et respectueux, Rafiou a fait l’objet d’une mobilisation impressionnante et son enterrement a été effectué dans le caveau des grands de Gaya. Un espace, aménagé et spécialement réservé pour les personnalités marquantes de la localité.

Désormais, il se repose auprès d’Elhadj Souleymane son grand père, Thierno Moussa, son maître coranique, Elhadj Mdou Dian Diallo Gaya 1er Imam de la Mosquée, Mamadou Gaya, Thierno Ibrahima Nyarga, Thierno Mamoudou Nenani, Sally Mouctar, Thierno Oumar Rafiou Botowi, Sally Moussa le grand.

Selon Thierno Mamadou Oury Barta Gaya, l’un des notables de ce nouveau district de Dara Labé, cette mosquée devant laquelle reposent ces grandes figurent, fait parti des toutes premières du Fouta Djallon. Sa version sera confirmée par l’érudit de Dara Labé, qui a expliqué que la première mosquée de Dara a été implantée à cet endroit avant d’être transférée plus tard au centre, à sa place actuelle.

Cette cérémonie, rarement vue pour une personne de son âge, a pris fin par des prières et bénédictions pour le repos de l’âme de l’illustre disparu, Oumar Rafiou Diallo, qui laisse derrière lui, une jeune veuve, visiblement abattue, trois sœurs, un jeune frère et un vieux papa, tous inconsolables.

La rédaction de Guineematin.com, ses nombreux lecteurs, le réseau des journalistes parlementaires de Guinée et ses partenaires, renouvellent leurs sincères condoléances à la famille éplorée et au peuple de Guinée.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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