Aboubacar Soumah, leader syndical

Au lendemain de son exclusion du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), Aboubacar Soumah voulait rencontrer les membres de la cellule de communication de son groupe. Mais, le siège du syndicat à Donka, dans la commune de Dixinn, était tout simplement cadenassé ce jeudi 11 janvier 2018, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Aboubacar Soumah et certains de ses camarades n’ont pas eu accès aux locaux du SLECG. La porte en fer était doublement cadenassée. Devant cette situation, le syndicaliste a exprimé sa colère tout en qualifiant cette exclusion de « non fondée ». Pour monsieur Soumah, « nous avons tous été élus dans les mêmes circonstances qu’eux, dans les mêmes conditions et par le même congrès aussi bien au bureau exécutif national du SLECG que de l’USTG. Donc, à ce titre là, ils n’ont pas la qualité de nous exclure. Seul le congrès peut nous exclure, seule la base peut nous exclure. Des décisions pareilles ne peuvent être prises qu’à la base et non au sommet », a-t-il martelé.

Pour ce qui est de la rencontre qui devait se tenir ce jeudi 11 janvier 2018, Aboubacar Soumah a dit qu’elle visait à « rencontrer les chargés de communication et quelques membres du bureau national. Comme ils ont cours, on va se réunir même si c’est au dehors ici. Nous allons parler justement de la situation qui prévaut, échanger et prendre des décisions ».

Pour ce qui est d’e la reprise de la grève, Aboubacar Soumah a rappelé que c’est grâce à l’implication des religieux que la grève de novembre avait été suspendue. « Nous avions accepté mais à condition que les 20% soient payés en novembre et les autres 20% au cours du premier trimestre de l’année 2018. On leur avait accordé deux mois, à savoir janvier et février. Nous sommes dans cette dynamique-là. On attend jusqu’en fin janvier. Si toutefois nos revendications ne sont pas satisfaites avec effet rétroactif, nous reprendrons », a laissé entendre le syndicaliste.

Interrogé sur l’opportunité de déclencher une grève à la veille des élections locales prévues le 04 février, Aboubacar Soumah estime que « la date des locales a été fixée bien après le lancement de notre mouvement. Donc, cela n’a rien à voir avec les élections. Nous, à la date du 31 janvier si nos revendications ne sont pas prises en compte, nous allons relancer la grève ».

En ce qui concerne d’éventuelles craintes pour sa sécurité, Aboubacar Soumah soutient qu’il « ne craint rien. Je suis syndicaliste. Quand on est syndicaliste, on doit s’attendre à tout. S’ils veulent, ils n’ont qu’à m’arrêter. Mais, moi je n’ai pas et j’ai un idéal qui est celui de défendre les intérêts des enseignants. Et, je ferai ce combat, je le mènerai jusqu’au bout, quoi qu’il adviendra ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél.: 628 17 99 17

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin