Ce mardi, 20 février 2018, marque le 10ème jour depuis que le Syndicat Libres des Enseignants-chercheurs de Guinée (SLECG) a lancé sa seconde grève générale illimitée. Depuis, les écoles sont désertes un peu partout dans le pays. Et, comme hier, les enseignants et les élèves ne se sont pas présentés ce matin dans plusieurs écoles publiques de la commune de Dixinn, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Au collège de Belle-vue Tito qui partage la même cour que l’école primaire, il n’y a pas eu cours, comme il est de coutume, malgré la présence des candidats au Brevet d’Etude du Premier Cycle (BEPC) dont la plupart était en tenue scolaire.

Interrogé par Guineematin.com, l’un des responsables du collège a dit que ces élèves sont là pour prendre leurs photos d’identité devant être utilisées à l’examen, s’il y en aura. Du côté des enseignants, personne n’est venu, sauf le personnel administratif qui se trouvait au niveau d’une des terrasses de l’école. Au milieu de ce personnel, il y avait aussi une dame qui serait venue de la Direction Communale de l’Education de Dixinn…

Selon des informations recueillies sur place, cette dame serait chargée de remonter, tous les jours, les informations sur l’absence effective des enseignants grévistes. « La dame qui est assise à côté vient de la DCE. Tous les jours, elle envoie à sa direction la liste des enseignants programmés ; mais, qui ne viennent pas », a-t-on confié à l’anonymat.

Au collège 2 de Donka, situé en face des locaux du SLECG, aucune ombre d’un élève ou d’un enseignant n’était visible. Toutes les salles étaient fermées. A la rentrée de la cour, notre reporter n’a trouvé qu’une seule femme. Dans chaque bureau visité se trouvait au moins deux personnes qui discutaient entre elles. « Monsieur, dans notre école, c’est toujours le statut quo. Rien a changé comme vous l’avez constaté vous-mêmes », a lancé un des responsables qui a échangé avec notre reporter.

Au lycée et au collège Donka, le moment ressemble plutôt à une période de congés ou de vacances. Il n’y a ni élèves, ni enseignants. Au lycée par exemple, seule madame la proviseure était dans son bureau et quatre autres personnes (du personnel administratif) étaient assises à la terrasse. Au balcon du premier étage, il y avait quatre élèves habillés en tenue civile dont deux filles.

Au collège, seul le personnel administratif se trouvait au fond de la cour, du côté Ouest. Tous faisaient face à la rentrée principale.

Il faut rappeler que, de temps à autre, il y a des visites inopinées qu’effectuent les responsables de l’éducation, notamment de la Direction Communale de l’Education (DCE) ou bien de l’Inspection Régionale de l’Education (IRE). Des visites qui, pour le moment, ne changent rien sur l’évolution de la situation sur le terrain.

De retour de Dixinn, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin