Le ministre de la santé, Abdourahmane Diallo, a lancé ce lundi 26 février 2018, un atelier d’orientation des hauts cadres du ministère de la santé sur la nouvelle gouvernance centrale du département. Cet atelier qui va durer deux jours, se tient dans la préfecture de Coyah. Il vise à outiller les cadres du ministère de la santé sur la nouvelle gouvernance du département, afin de juguler un certain nombre de dysfonctionnements enregistrés actuellement au sein du ministère, et lui permettre ainsi d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

Il y a un peu plus de deux semaines, le Président de la République a nommé 30 hauts cadres au ministère de la santé. Certains ont changé de postes alors que d’autres sont carrément de nouveaux. Ces nominations visent à rendre plus efficace le département, qui fait face actuellement à plusieurs dysfonctionnements. C’est pour permettre justement de concrétiser cette ambition du chef de l’Etat, qui attend de cette nouvelle équipe une redynamisation du département pour lui permettre d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés dans sa lettre de mission, que le ministère de la santé a lancé ce lundi 26 février 2018 dans la préfecture de Coyah, un atelier d’orientation des hauts cadres du ministère sur la nouvelle gouvernance centrale du département. Cette rencontre de deux jours regroupe tous les cadres concernés.

A l’occasion de la cérémonie d’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère de la santé a annoncé les couleurs de l’événement : « Contrairement aux ateliers habituels qui s’appuient sur des thématiques précises et techniques, l’atelier de ce matin sera basé essentiellement sur la connaissance des règles de l’administration. Parce qu’avant tout, désormais nous cessons de devenir des techniciens pour devenir en même temps des administrateurs. Et puisque l’administration est régie par des règles particulières, il nous a semblé utile d’outiller chacun sur un certain nombre d’éléments, notamment la connaissance de la politique, le plan national de développement sanitaire, la lettre de mission assignée au département, mais également les procédures à respecter. Car, tout montre qu’au-delà des aspects techniques, l’une des faiblesses du ministère se situe au niveau du respect des procédures. Ce n’est pas fait de façon sciante, mais c’est parce qu’il y a un certain nombre d’éléments qui ne sont pas compris. Ceci justifie à plus d’un titre l’atelier que nous organisons aujourd’hui », a indiqué Dr Sékou Condé.

Le succédant, le ministre de la santé, Abdourahmane Diallo qui a ouvert l’atelier, a déploré plusieurs problèmes constatés au sein du ministère de la santé, avant de dire qu’il est temps de marquer un changement radical dans le fonctionnement du département : « Il est grand temps qu’on fasse attention aux indicateurs de processus. Parce que c’est de la seule façon que nous pouvons nous-mêmes, mesurer la façon dont nous travaillons. Les indicateurs de résultats sont ceux qui sont inclus dans le plan d’action, mais quand nous, nous fixons nous-mêmes certaines normes, certaines règles, certains délais dans notre façon de travailler, nous pouvons aisément mesurer la façon dont nous travaillons…Ces indicateurs de processus sont importants à tous les niveaux, parce que c’est de la seule manière qu’on peut dire qu’un dossier à trainé, il a dépassé 30 jours, mais quand on n’a pas de repère, on n’a pas de référence, y a aucun moyen de savoir ce que nous faisons. Or, malheureusement, c’est le cas aujourd’hui, nous le savons tous en tout cas dans beaucoup de directions », a affirmé le ministre.

Le chef du département a annoncé aussi à cette occasion, l’objectif de la gouvernance qu’il compte mettre en œuvre au ministère de la santé : « Je souhaite en tout premier lieu, que l’on puisse passer du stade du groupe en tant qu’association de personnes sans objectifs clairs, vers une équipe. C’est-à-dire un ensemble de cadres ayant la même vision, développant les mêmes valeurs et ayant des objectifs clairs et partagés. Comme dans une équipe de football, je voudrais que chacun puisse connaître la place qui est la sienne pour progresser vers le camp adverse pour marquer des buts en tant qu’équipe. Je tiens, par rapport à cette attente forte, à ce que chaque direction et service central ait une bonne connaissance de ses attributions avec un partage des rôles entre les différents segments qui la composent. De cette façon, on évitera les conflits d’attributions, les substitutions de fonctions qui sont des obstacles à l’efficacité dans le travail. Au-delà, le travail dans un département ministériel étant collectif, il est très important pour moi, de se mettre d’accord sur les synergies et les complémentarités à développer autour des activités transversales », a dit Abdourahmane Diallo, qui ajoute qu’« il ne s’agit pas de faire trop d’activités mais de cibler et de réaliser celles qui s’inscrivent dans une logique de santé publique à effet visible. Le temps des discours est fini, il est temps de travailler. Les populations veulent des choses concrètes, réelles, visibles immédiatement ».

Les travaux de cette première journée ont porté sur le travail en équipe ; la politique nationale de santé, le PNDS et la lettre de mission du ministre de la santé ; le cadre institutionnel (Loi 029) appliquée à la structure du département de la santé et les instances de coordination et du manuel de procédures administratives et de gouvernance.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124262

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