Pont de Linsan : le passage complètement bloqué ce jeudi

21 juin 2018 à 22 10 28 06286

Au lendemain de l’écroulement du pont de Linsan sur la nationale Mamou-Kindia, le passage a été complètement bloqué ce jeudi, 21 juin 2018. Et pour cause, un autre camion est allé tomber sur la déviation qui avait été créée sur les lieux pour permettre le passage jusqu’à la réparation du pont, a appris Guineematin.com, votre quotidien en ligne.

Peu avant que le pont de Linsan sur le fleuve Konkouré ne cède sous le poids de l’âge et de la forte dégradation, une déviation avait été créée pour permettre le passage jusqu’à la fin des travaux de réparation du pont, engagés par le nouveau ministre des Travaux Publics, Moustapha Naité.

Mais au lendemain seulement de l’écroulement du pont sur lequel se trouvait un camion au moment des faits, camion qui s’est retrouvé dans l’eau, un autre véhicule gros  porteur est allé glisser et tomber au niveau de la déviation, bloquant complètement le passage.

Selon des informations qui nous sont rapportées, un bouchon s’est formé sur une distance d’environ un kilomètre dans la soirée de ce jeudi, suite à cet autre accident. Des véhicules tous bloqués sur les lieux en attendant que ce camion soit dégagé pour libérer le passage.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Symposium d’Abdoulaye Bah : de vibrants hommages rendus au journaliste

21 juin 2018 à 19 07 57 06576

Décédé le 17 juin dernier, Abdoulaye Bah, journaliste au site d’information Guineenews.org, a eu droit aux derniers hommages ce jeudi, 21 juin 2018 avant son inhumation. Et ce, à l’occasion d’un symposium organisé à cet effet au palais du peuple de Conakry. Organisée par le gouvernement, la cérémonie d’hommages a connu une forte mobilisation de personnes venues de différents secteurs d’activités, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Des membres du gouvernement, des hauts cadres de l’administration, des députés, des responsables de la société civile guinéenne, des patrons de presse et beaucoup de journalistes des médias publics et privés, des responsables des associations de presse, des parents, amis et connaissances d’Abdoulaye Bah, tous se sont mobilisés ce jeudi, 21 juin 2018 au palais du peuple de Conakry pour rendre un hommage au journaliste.

Plusieurs d’entre eux ont pris la parole pour témoigner. Et tous n’ont pas tari d’éloges à l’endroit d’Abdoulaye Bah. C’est le cas de Docteur Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG et président du groupe parlementaire des Libéraux-démocrates à l’Assemblée nationale. Pour lui, Abdoulaye Bah était un compagnon qui savait s’adapter aux circonstances dans la gaîté.

« Me lamenter ne conviendrait pas pour célébrer la grande mémoire qu’il nous a laissée. Je voudrais dire ici qu’Abdoulaye Bah  a été un compagnon. Pendant toutes les campagnes électorales, il a été avec moi, dans l’inconfort de nos routes, de nos logements et de nos nourritures. Mais Abdoulaye Bah a toujours su garder son sourire, sa grandeur, parce qu’il était grand », a dit le parlementaire qui estime qu’Abdoulaye Bah était  l’incarnation de la loyauté, de la fidélité à l’amitié, à sa profession et à Guineenews.org, le médium au sein duquel il officiait.

Son homologue Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, lui, souhaite qu’on ne pleure pas la mort d’Abdoulaye Bah, mais qu’on célèbre plutôt sa vie : « Si tout le monde est d’accord qu’Abdoulaye Bah était si bon, si bien, si professionnel, si talentueux, je vous invite à ne pas pleurer sa mort. Mais au contraire, célébrez sa vie, même si elle n’a duré que 41 petits ans. En célébrant sa vie, nous lui rendrons un meilleur hommage », a suggéré le responsable du RPG Arc-en-ciel.

A rappeler qu’Abdoulaye Bah a rendu l’âme dans la nuit du dimanche au lundi dernier, suite à un accident de la circulation qu’il a subi à l’aube du dimanche, 17 juin 2018 à Conakry. Il sera inhumé demain vendredi dans son village natal à Dinguiraye.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Mines : L’usine de Fria reprend ses activités après 6 ans de fermeture

21 juin 2018 à 19 07 51 06516

Interrompue depuis avril 2012, la production d’alumine a été officiellement reprise le mercredi, 20 juin 2018 à l’usine de Rusal/Friguia, a constaté Guineematin.com, à travers son envoyé spécial.

L’évènement a fait l’objet d’une cérémonie qui a réuni sous la présidence du Chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé, des membres du gouvernement, des députés, des autorités régionales, préfectorales et locales mais également l’Ambassadeur de Russie en Guinée, Alexandre Bregadzé et une délégation de responsables de la société Unie Rusal conduite par Yakov Itskov, Directeur business alumine. Le tout en présence des travailleurs de Rusal/Friguia massivement mobilisés.

En prenant la parole au nom de la direction générale de la société Unie Rusal, Yakov Itskov, a souligné que « c’est une nouvelle page qui s’ouvre aussi bien pour Rusal/Friguia que pour ses travailleurs ». Il a remercié les autorités guinéennes pour les efforts conjugués ayant permis à la reprise effective des activités de l’usine d’alumine de Fria, la première en terre africaine.

Il a rappelé en outre le travail considérable abattu par Rusal pour rester dans les délais impartis. Un

travail exécuté par 1200 employés guinéens et 60 experts russes et coûté la bagatelle de 123,5 millions de dollars. Un montant qui a permis entre autres la reprise de 616 unités industrielles, la construction de 2 cheminées de 60 m de haut, l’achat de deux groupes électrogènes de 4 KWA, l’acquisition de 2 compresseurs, de plusieurs chargeurs, de nombreux camions,…

A cela s’ajoute, selon Yakov Itskov, un montant investi de plusieurs dizaines de millions de dollars dans la fourniture d’eau et d’électricité de la ville et le soutien apporté aux travailleurs de Rusal/Friguia.

Le Directeur de la division alumine de Rusal explique que le « Complexe de bauxite et d’alumine Friguia est composé de la mine de bauxite, de l’usine d’alumine, d’un chemin de fer et d’autres objets de l’infrastructure. La capacité du complexe prévue constitue 650 mille tonnes d’alumine et 2,1 millions de tonnes de bauxite par an ».

Il a rappelé que l’arrêt de la production en avril 2012 n’était pas de la volonté de Rusal, avant de réitérer l’engagement de ce géant d’aluminium de toujours continuer de travailler de manière à honorer ses engagements.

L’Ambassadeur de Russie en Guinée, Alexandre Bregadzé, s’est réjoui de cette reprise des activités de Rusal/Friguia, marquant l’excellence de la qualité des relations de coopération entre la Guinée et la Fédération de Russie. Il a invité les employés au travail.

Pour le ministre guinéen des mines et de la géologie, Abdoulaye Magassouba, la relance de l’usine Rusal/Friguia, « est un évènement historique non seulement pour les travailleurs de l’usine mais également pour la ville de Fria qui avait brusquement basculé dans un état lamentable à l’arrêt des activités ». Il a salué l’initiative du Président de la République et l’appui de Rusal qui ont permis de « limiter les dégâts ».

Après avoir survolé l’aspect technique de l’usine, le ministre des mines et de la géologie a appelé le personnel et les guinéens à tirer les leçons découlant de l’arrêt de Rusal/Friguia. Il s’agit des revendications violentes aux conséquences néfastes pour la vie des sociétés minières et la dépendance de toute une ville aux activités de la société. Pour lui, la situation exige un changement de comportement et la diversification des activités pour le bien de tous.

Abdoulaye Magassouba en a profité pour rappeler les importants investissements enregistrés ces dernières années dans le secteur  minier, qui ont permis la création de nombreuses infrastructures et 15 mille emplois à travers le pays. Il a souhaité la pérennisation de ces actions par la promotion du contenu local, la protection de l’environnement et la contribution au développement communautaire.

Visiblement heureux d’avoir réglé sans doute l’un des problèmes les plus épineux de sa gouvernance, le Président Alpha Condé a salué Rusal pour avoir respecté son engagement de relancer les activités de Friguia.

« Nous sommes très heureux aujourd’hui d’être là pour la relance de l’usine. J’espère que les activités de l’usine qui ont repris vont davantage se développer et que Rusal emploiera un plus grand nombre de travailleurs guinéens. Car, il est important aussi qu’il y ait un transfert de technologies aux guinéens ».

Le chef de l’Etat guinéen a fustigé l’attitude des syndicalistes qui a conduit à la fermeture de l’usine en avril 2012. Avec un ton ferme, il a averti les travailleurs qu’en cas de nouvelle fermeture de cette usine, il ne va plus rien faire pour sa reprise.

« Nous avons dit aux syndicats : vous n’avez pas raison. Si vous maintenez les revendications, Rusal va être fermée, mais ils n’ont pas voulu nous écouter. Donc, nous allons accompagner les miniers pour qu’ils travaillent dans la tranquillité. Ce qui s’est passé ici en 2012 va être une leçon pour tout le monde. J’ai été très clair, si l’usine ferme de nouveau, je ne fournirai plus d’efforts ».

Comme à Kamsar la veille, Alpha Condé a dit sa détermination à ne plus tolérer la pagaille. Pour y parvenir, il a sa stratégie : « je vais renforcer les capacités des forces de l’ordre. Je n’accepterai plus la pagaille. C’est fini », a promis le président Condé.

Pour finir, le Pr Alpha Condé a demandé aux sociétés minières évoluant sur le terrain de respecter le contenu local comme l’exige le Code minier guinéen et de protéger l’environnement.

Après les discours, le président de la République a, sous un tonnerre d’applaudissements,  appuyé sur le bouton de démarrage pour marquer la reprise officielle de la production de l’alumine par Rusal/Friguia.

A rappeler que cette relance de l’usine d’alumine de Fria a eu lieu au lendemain du lancement de l’exportation de la bauxite de Dian Dian par la COBAD, l’une des trois filiales de la société Unie Rusal en Guinée.

De retour de Fria, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Défis de l’urbanisation en Afrique de l’Ouest : la Banque Mondiale fait le point et tire la sonnette d’alarme

21 juin 2018 à 19 07 46 06466

L’urbanisation galopante et désordonnée de certains pays ouest africains retient l’attention des institutions de Breton Woods. C’est le cas de la Banque Mondiale qui dresse régulièrement des rapports traitant de développement dans la région. C’est dans cette dynamique que la Banque a dressé le bilan économique et social de la région Guinée, Mali, Niger et Tchad portant sur les défis de l’urbanisation dans ces pays, a appris Guineematin.com, à traves un de ses reporters.

C’est à travers une vidéoconférence, dénommée rencontre régionale de la presse, que des journalistes des ces quatre pays et des cadres de la Banque Mondiale ont échangé hier mercredi, 20 juin 2018.  A Conakry, c’est le siège de la représentation de l’institution en Guinée qui a servi de cadre aux échanges. Les défis de l’urbanisation galopante ainsi que son impact sur le revenu des ménages dans ces pays ont été abordés par les participants.

« On estime jusqu’en 2030, les zones urbaines au Mali, au Niger et en Guinée accueilleront, respectivement, au moins 400.000, 190.000 et 150.000 résidents chaque année. Cependant, ces pays ne se trouvent pas aujourd’hui au même stade d’urbanisation. Environ 40% de la population du Mali et de la Guinée vivent actuellement dans les zones urbaines, tandis que les niveaux d’urbanisation au Niger (20%) accusent un retard par rapport aux autres pays ». Tel est l’extrait du contenu du rapport, 5ème du genre, publié par la Banque Mondiale et intitulé « Bilan économique AFCW3 », portant sur Conakry, Bamako et Niamey.

Par ailleurs, ce rapport, qui est une étude analytique de l’urbanisation, précise « qu’aucune de ces trois capitales ne parvient à accroître sa compétitivité ni à garantir des services urbains à ses habitants ».

En termes de performance, ce rapport dévoile un tableau sombre pour Bamako, Niamey et Conakry. « Dans ces trois villes, la productivité du travail, calculée en tant que valeur ajoutée brute (VAB) par habitant, est faible et est restée inchangée ces quinze dernières années par rapport à la moyenne pour 15 villes d’Afrique subsaharienne ».

Se fondant sur la croissance rapide de la population urbaine en Afrique de l’Ouest de 2000 à 2015, le rapport de la Banque Mondiale indique que « cette urbanisation rapide ne s’est pas accompagnée de gains proportionnels en termes de PIB (Produit Intérieur Brut) par habitant ».

Pour arriver à de telles affirmations, les experts de la Banque Mondiale se sont penchés sur la répartition de l’expansion urbaine, la répartition des modes de transport par rapport à la totalité des déplacements par ville, l’accès à l’électricité et à l’eau, le prix du transport et  de la nourriture en fonction du PIB…

Pour le cas spécifique de la notre pays, la Banque mondiale révèle que « la Guinée se heurte à d’importantes difficultés multidimensionnelles en matière de gouvernance, qui se reflètent dans la faible qualité de ses institutions. A cela s’ajoutent des obstacles, tels que la faiblesse de la production agricole et des investissements privés ; l’insuffisance du capital humain et le manque d’accès aux services sociaux ; l’urbanisation rapide et non planifiée et la mauvaise gestion des ressources budgétaires et naturelles ».

Devant cette situation, l’explosion démographique dans ces pays « pourrait se transformer en catastrophe démographique, accompagnée d’instabilité urbaine si les villes ne répondent pas aux aspirations de ces jeunes. C’est pourquoi, le processus et les opportunités offerts par l’urbanisation méritent une attention particulière », a laissé entendre Meskerem Brhane, responsable des programmes d’urbanisation de la Banque mondiale au Mali, au Niger et en Guinée.

Pour faire face à ces défis, la Banque Mondial préconise notamment « d’accroître la productivité agricole et soutenir les investissements du secteur privé pour promouvoir la diversification économique ; d’augmenter le capital humain pour soutenir une croissance inclusive ; d’améliorer les possibilités économiques grâce à l’intensification du développement urbain ; et de consolider la gestion des ressources budgétaires et naturelles ».

Une synthèse réalisée par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Lola : deux directrices d’écoles limogées pour escroquerie

21 juin 2018 à 19 07 44 06446

Le DPE de Lola vient de limoger deux directrices d’écoles primaires de la préfecture. Les deux dames sont accusées d’escroquerie à l’encontre de leurs élèves, a appris le correspondant de Guineematin.com à Lola.

Delphine MAMY, directrice de l’école primaire Homiakoly, et Pé Agnès HABA, directrice de l’école primaire de Gbatota, ont été révoquées de leurs fonctions. C’est une décision signée du directeur préfectoral de l’éducation de Lola, Saramoudou KOUROUMA. Ce dernier explique que sa décision est motivée par les mauvais agissements de ces deux dames, accusées d’avoir réclamé une somme de 5000 francs à chaque candidat à l’examen d’entrée en 7ème pour le remplissage de leurs fiches de tables.

« Les personnes accusées ne sont pas passées par mille chemin, elles ont reconnu leur forfaiture. La première me disait : oui je reconnais avoir commis cette faute.  J’ai demandé dans quelle intention, elle a expliqué que c’est pour le remplissage des fiches de tables des élèves. La deuxième m’a dit qu’elle voulait qu’on l’aide. Automatiquement, j’ai pris ma décision parce que ces deux personnes accusées ont reconnu leur forfaiture.  La première décision que j’ai prise, c’est la révocation pure et simple de ces deux directrices » a-t-il indiqué.

Le DPE ajoute qu’en plus de cette révocation, le conseil de discipline va siéger pour se pencher sur cette question, et que d’autres mesures pourraient être prises à l’encontre de ces deux directrices. Saramoudou KOUROUMA en a profité pour mettre en garde tous les autres directeurs d’écoles de la préfecture contre de tels agissements. Des comportements qui, selon lui, ternissent l’image du secteur éducatif guinéen. Il a présenté également des excuses aux parents d’élèves qui ont été victimes de cette arnaque.

Et cette démarche du directeur préfectoral de l’éducation de Lola, a été vivement saluée par le coordinateur communal des APEAE de la préfecture. Michel DORE estime que ce genre de mesures permettront de mettre fin aux exactions auxquelles se livrent certains enseignants.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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Téléphonie mobile : MTN Guinée offre des cadeaux aux gagnants de la promo MOMO Challenge

21 juin 2018 à 19 07 40 06406

La société de téléphonie mobile MTN Guinée a procédé  ce jeudi, 21 juin 2018, à la remise de cadeaux aux heureux gagnants de la promo MOMO Challenge. A l’issue de cette cérémonie organisée à l’Agence MTN de Coléah, les bénéficiaires sont repartis avec des motos, des smartphones et de l’argent qui a été directement transféré sur le compte Mobile Money de ces  abonnés, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lancée au mois de mars dernier, la promo MOMO Challenge qui est à sa troisième remise,  vise à récompenser les gérants des kiosques Mobile Money ayant fait la plus grosse progression ou la plus forte croissance. Selon Aminata Bérété,  directrice générale de MTN Mobile Money, « Chaque mois, nous avons une vingtaine de gagnants en tout. Comme je l’ai dit, il y a certains qui gagnent des smartphones, certains gagnent de la liquidité et le gagnant final a la moto.

Et ça, je tiens à le  préciser, il y a d’autres personnes qui ont beaucoup joué, mais ils n’ont pas eu la plus forte croissance. Donc parmi le lot, on a plus de  2000 participants  et quand même il y a une vingtaine de personnes  qui ont une forte croissance qu’on a sélectionnées et à qui on remet ces cadeaux », a dit Aminata Bérété qui précise que cette promo va continuer jusqu’au mois de décembre grâce à l’engouement et les transactions qui se font sur le service Mobile Money.

Mohamed Cissoko,  heureux bénéficiaire de la moto qui constitue le grand lot de cette promo MOMO Challenge a exprimé sa joie : « Mon sentiment est très grand et je ne suis pas surpris, car c’est quelque chose pour laquelle je me suis trop battu. Mobile Money est un produit que j’utilise depuis longtemps, et j’ai acquis l’expérience de Mobile Money. Je sais que Mobile Money est un produit de l’avenir, un produit sécurisé et c’est un produit qui est facile à gérer », a-t-il confié.

Mohamed Cissoko en a profité aussi pour rassurer ceux qui ont des doutes quant à la fiabilité du service Mobile Money : « C’est un produit efficace et sécurisé.  Dans la transaction Mobile Money et les autres transactions, on a fait un constat qui ressort que le code secret de Mobile Money est plus sécurisé, car c’est à cinq chiffres. Ça prouve à suffisance que c’est sécurisé. Donc, il n’y a aucun doute à ce niveau. Nous qui faisons le service Mobile Money sur le terrain, on croit et nous allons faire croire aux gens », a rassuré ce gérant d’un kiosque Mobile Money.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Labé : derniers réglages avant l’arrivée du président de la république

21 juin 2018 à 18 06 06 06066

A deux jours de l’arrivée du président Alpha Condé à Labé où il doit présider les journées nationales de concertation sur l’élevage, l’heure est aux derniers réglages dans la ville. Alors que le ministre Bantama Sow est déjà sur place, les autorités locales s’activent pour la réussite de cet événement, a constaté un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Le samedi, 23 juin prochain, le président de la République, Alpha Condé, se rendra à Labé où il va prendre part aux journées nationales de concertation sur l’élevage prévues les 23 et les 24 juin 2018 dans la capitale de la moyenne Guinée. A 48 heures de cet événement, les préparatifs s’intensifiaient ce jeudi matin dans la ville. La salle de l’amphithéâtre de Labé était en phase de décoration et les stands devant accueillir le bétail étaient en construction. Entre autres travaux supervisés par Mamadou Aliou Doghol Diallo, le chef des travaux : « Actuellement, les travaux avancent bien, nous sommes à près de 70% de l’évolution.

Vous avez vu au niveau du bâtiment de L’amphithéâtre, les toilettes étaient bouchées il y a des années. Mais avec la complicité de mes plombiers, on a pu les déboucher. On doit mettre des futs à l’intérieur et faire rentrer de l’eau pour qu’elles (les toilettes ndrl) soient utilisables pour les deux jours de l’évènement. En matière de courant, c’est des petits groupes qu’on utilisait pour l’électrification de L’amphi. Maintenant, il y a le courant de l’EDG qui a été installé. Les plafonds étaient complètement abîmés, et là aussi on a acheté des contre-plaqués pour les faire remplacer», souligne le responsable des travaux.

Selon Aliou Doghol Diallo, une cinquantaine de stands est prévue pour l’exposition du bétail. Et l’installation de ces stands avancent aussi positivement ajoute-t-il : « En tout, on doit faire 51 stands, 40 stands couverts et 11 autres non couverts. Hier on en a fait douze (12). D’ici 16 heures, ça trouvera que les 40 stands couverts seront terminés. Les 11 autres non couverts seront prêts demain vendredi, parce que pour ceux-ci, le boulot consiste seulement à les fixer ».

A noter que Sanoussy Bantama Sow, le ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique est arrivé à Labé ce jeudi, 21 juin 2018. D’autres personnalités du pays sont attendues demain vendredi sur place avant l’arrivée du chef de l’Etat, prévue samedi probablement dans la matinée.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Symposium en hommage à Abdoulaye Bah : voici l’éloge funèbre de Cellou Dalein

21 juin 2018 à 16 04 56 06566

feu Abdoulaye Bah

Mesdames, Messieurs,

La République, par le présent symposium, a voulu rendre hommage à Abdoulaye Bah dont les circonstances tragiques du décès ont bouleversé la conscience de la nation. Comment ne déplorerait-elle pas la vie interrompue de cet homme qui, à peine sorti de l’adolescence, avait mis son talent qui ne cessait de grandir au service de sa cohésion ? La nation reconnaît en Abdoulaye Bah un bienfaiteur précoce et c’est pourquoi, par cette cérémonie, elle veut porter son deuil.

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Abdoulaye Bah dans nos cœurs pour toujours !

21 juin 2018 à 16 04 41 06416

Abdoulaye Bah était journaliste à Guineenews. Il est décédé au petit matin du lundi 18 juin 2018 à l’hôpital sino-guinéen des suites d’un accident de circulation au rond-point de Matoto pendant qu’il était entrain d’exercer sa profession dans le cadre de la salubrité de la ville de Conakry.

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Bagarre entre taxi-motards et agents : « il m’a sonné avec le casque, le sang est sorti du nez », dit une policière !

21 juin 2018 à 15 03 41 06416

Conducteurs de motos taxis et agents de la police routière ne font pas souvent bon ménage. Au marché d’ENTA, dans la commune de Matoto, une altercation a opposé les deux camps il y a de cela quelques semaines. Il s’en est suivi une bataille rangée. Le commandant Fanta Kéita, blessée lors de la bagarre, a porté plainte contre trois taxi-motards dont le procès s’est ouvert ce jeudi 21 juin 2018 au Tribunal de Première Instance de Mafanco, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Les faits se sont produits le 31 mai dernier au carrefour ENTA. L’occupation du carré réservé aux conducteurs de taxi-motos est la cause fondamentale de la bagarre. Trois jeunes gens, âgés d’une vingtaine d’années, sont poursuivis pour outrage à agent dans l’exercice des ses fonctions, coups et blessures volontaires. Il s’agit de Thierno Bah (20 ans), Allamine Baldé (26 ans) et Alexis Mara (21 ans), mis aux arrêts le même jour, sur les lieux de la bagarre.

Appelé à la barre, le nommé Allamine Baldé a dit que c’est en voulant calmer  ses collègues qu’il a eu des problèmes. « Ce jour là, je me rendais à Madina. J’ai quitté la T6 pour venir à ENTA. J’ai trouvé un embouteillage et un attroupement. Quand j’ai compris que c’était entre les taxi-motards et les policiers, je suis descendu de ma moto  pour sensibiliser. Ensuite, les gens ont fui. Quelqu’un m’a heurté et moi j’ai trébuché pour tomber sur la policière. Je ne l’ai pas frappé », s’est-il défendu.

Même son de cloche chez Thierno Bah, qui dit avoir été arrêté alors qu’il n’était qu’à quelques pas des les lieux. Alexis Mara, se disant étudiant à l’Université de Sonfonia, s’est présenté comme une victime collatérale, car n’ayant aucun rapport avec les taxi-motards. « Je me suis retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment », s’est-il contenté de dire.

Par contre, le commandant Fanta Kéita, âgée de 48 ans, va charger les prévenus. « J’étais à Sangoyah quand un agent m’a appelé pour me dire que les conducteurs de mototaxis ont débordé du lieu que nous leur avons indiqué. Je suis venu pour les convaincre de céder le passage. Mais, au lieu de m’écouter, ils  sont venus cadenasser leurs motos pour se jeter sur les policiers. J’ai regardé la scène pour pouvoir bien les identifier. Le nommé Allamine Baldé que vous voyez là, il a contourné la foule pour venir prendre le casque de ma moto de service. Dès que j’ai tourné la  tête,  il m’a sonné avec le casque, le sang est sorti du nez. Je l’ai aussitôt attrapé et nous sommes tombés par terre. C’est là que les agents de la CMIS  (Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité) sont venus le prendre. Pendant la bagarre, ils étaient une dizaine », a relaté la policière.

Dans ses plaidoiries, l’avocat de la partie civile, maitre Abou Camara, a fustigé le comportement des taxi-motards de Conakry, « une bande organisée qui dicte sa loi dans la circulation. Nous vous prions monsieur le président de sévir contre cette insurrection des mototaxis qui n’hésitent pas à prendre à partie aussi bien des citoyens que des agents de la sécurité routière. Nous de la partie civile, nous réclamons 70 millions de francs guinéens pour les soins de notre cliente ».

Pour sa part, le procureur Lansana Cissé a rappelé les faits avant d’évoquer « le rapport médicolégal versé dans le dossier de la procédure. Tous les trois prévenus ici présents se sont retrouvés au même endroit, au même moment. Vous les retiendrez dans les liens de la culpabilité des faits pour lesquels ils sont poursuivis. En application des articles 239, 240 et 658 du Code Pénal, vous les condamnerez à 18 mois de prison et à une amende d’un million de francs guinéens. Vous recevrez madame Fanta Kéita dans sa constitution de partie civile ».

Le juge Ibrahima Sory 2 Tounkara a renvoyé le dossier au lundi 25 juin 2018 pour décision être rendue. Les trois compagnons d’infortune sont repartis à la maison centrale où ils séjournent depuis le 1er juin dernier.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 99 17

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Vol au marché central de Labé : plusieurs sommes d’argent emportées

21 juin 2018 à 15 03 17 06176

Un cambriolage a été enregistré dans la nuit du 19 au 20 juin 2018 au marché central de Labé. Les voleurs ont réussi à emporter d’importantes sommes d’agent et des habits notamment, a appris un correspondant de Guineematin.com basé dans cette ville.

Ce sont deux boutiques, un atelier de coiffure et un atelier de réparation de téléphones portables qui ont été vandalisés par un groupe d’individus non identifiés au marché central de Labé situé au secteur Paraya dans le quartier Mairie. Les cambrioleurs ont enlevé de l’argent (du franc guinéen et des devises étrangères), des habits et d’autres objets de valeur, témoignent les victimes dont Mamadou Samba Diallo : « D’après le constat, les voleurs sont passés par le toit pour s’introduire dans nos boutiques.

 Ils ont emporté beaucoup de marchandises (des habits, des chaussures et bien d’autres objets de valeur) chez mes voisins. Moi personnellement, j’ai perdu 100 000 francs CFA et une somme de 8 millions de franc guinéen. Les voleurs sont partis également avec une grande quantité d’habits de friperie qu’un ami m’avait confié la veille de l’attaque », explique ce commerçant.

Ces derniers temps, les cas de vols et d’attaques armés sont récurrents dans la commune urbaine de Labé. Ce qui inquiète les habitants de la ville qui ne se sentent pas du tout en sécurité.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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Justice : Ousmane Gaoual perd face aux communicants du PPG-AEC

21 juin 2018 à 14 02 33 06336

Après une première audience marquée par des débats houleux entre avocats des parties civile et défense, le procès Ousmane Gaoual Diallo contre les communicants du RPG Arc-en-ciel a été appelé à nouveau ce jeudi, 21 juin 2018 devant le TPI de Dixinn. Mais cette fois, c’était uniquement pour rendre la décision du tribunal. Le tribunal a décidé de mettre fin à la procédure et de condamner l’huissier de justice qui a prêté ses services au député de l’UFDG, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

On n’ira pas donc au fond de cette affaire opposant l’honorable Ousmane Gaoual Diallo, député uninominal de Gaoual à dix communicants du RPG Arc-en-ciel. Des communicants que le député de l’UFDG poursuivait pour diffamation, injures publiques, et menaces sur les réseaux sociaux par voie de cybercriminalité. La procédure a été stoppée par une exception préjudicielle soulevée par la défense dès après l’ouverture du procès.

Les avocats des prévenus ont relevé que l’huissier de justice qui a produit l’exploit qui a saisi le tribunal dans cette affaire est en service au tribunal de première instance de Boké, et qu’il n’avait pas compétence de saisir le TPI de Dixinn qui est hors de sa zone de compétence. Pour cela, ils ont réclamé l’arrêt de la procédure et la condamnation solidaire d’Ousmane Gaoual et de l’huissier Maître Idrissa Diallo, au payement d’un montant d’un milliard de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

Après délibération, le tribunal de première instance de Dixinn a trouvé juste l’exception soulevée par la défense et a décidé de mettre fin à cette procédure engagée par Ousmane Gaoual contre les communicants du RPG Arc-en-ciel. La juridiction n’a cependant pas accédé à l’autre demande de la défense relative à la réparation des dommages que cette partie dit en être victime. Elle a tout juste condamné l’huissier de justice au payement d’un franc symbolique comme l’avait sollicité le ministère public.

Les 10 communicants du RPG Arc-en-ciel remportent ainsi cette bataille judiciaire contre le député uninominal de Gaoual, élu sous les  couleurs du principal parti d’opposition du pays. Ce qui fait naturellement la joie de la défense et provoque la déception de la partie civile.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Procès de Sidiki Mara : 6 mois de prison requis contre le syndicaliste

21 juin 2018 à 13 01 26 06266

Le procès d’Aboubacar Sidiki Mara, secrétaire général adjoint de l’UGTG s’est ouvert ce jeudi, 21 juin 2018 devant le TPI de Dixinn. Le procureur a requis 6 mois de prison contre le syndicaliste, poursuivi pour incitation à la révolte entre autres, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

Un mois et deux semaines après son arrestation, Aboubacar Sidiki Mara, secrétaire général adjoint de l’union générale des travailleurs de Guinée (UGTG), a comparu ce jeudi, 21 juin 2018 devant le Tribunal de première instance de Dixinn. Poursuivi pour incitation à la révolte, manifestation illicite et attroupement dans les extensions d’une société minière ou portuaire, le syndicaliste a plaidé non coupable.

Durant les débats houleux et contradictoires, Sidiki Mara, appuyé par ses avocats Maître Paul Yomba Kourouma et Maître Zézé Guilavogui, a tâché de convaincre le tribunal qu’il était à Boké uniquement pour exercer son travail de syndicaliste et qu’il ne s’est nullement rendu coupable des faits qui lui sont reprochés. Une version que le ministère public a balayée d’un revers de la main, soutenant que le syndicaliste est effectivement coupable des faits articulés contre lui.

Et c’est pourquoi, le procureur, Sidi Souleymane N’diaye, dans son réquisitoire, a demandé la condamnation d’Aboubacar Sidiki Mara à 6 mois de prison et au payement d’un million de francs d’amende. Mais les avocats de la défense ont aussitôt répliqué dans leurs plaidoiries, sollicitant le renvoi de leur client des fins de la poursuite pour délit non constitué.

Après avoir écouté les deux camps, le tribunal a décidé de renvoyer l’audience au 28 juin prochain pour rendre le verdict. En attendant, Sidiki Mara, arrêté dans la nuit du 05 au 06 mai dernier dans sa chambre d’hôtel à Boké, reste en détention à la maison centrale de Conakry. Le syndicaliste était allé installer des structures de l’UGTG dans certaines sociétés minières de Boké, lorsqu’il a été arrêté, sur instructions du président de la République dit-on, et conduit à Conakry où il est écroué depuis lors.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Forum des états généraux des droits de l’Homme : le constat mitigé et les exhortations de Gassama Diaby

21 juin 2018 à 13 01 01 06016

Le ministre de l’unité nationale et de la citoyenneté a lancé hier mercredi, 20 juin 2018, le forum national des états généraux des droits de l’Homme en Guinée. La rencontre qui se tient à Conakry, mobilise de nombreux acteurs concernés par la question. Ils vont travailler pendant trois jours, sur la politique nationale de promotion et de protection des droits de l’Homme ainsi que son plan d’action. En lançant ces travaux, le ministre Kalifa Gassama Diaby a fait le diagnostic de la situation et interpellé chacun sur son rôle en faveur de la promotion et de la protection des droits humains dans notre pays.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de son discours d’ouverture du forum national des états généraux des droits de l’Homme.

Mesdames et Messieurs,

C’est avec un immense plaisir que je vous accueille en ce mercredi, 20 juin 2018 pour l’ouverture de ce Forum National des Etats Généraux des Droits de l’Homme qui nous conduira ensemble à déterminer ce que doit être notre lettre de politique nationale de promotion et de protection des droits de l’Homme ainsi que son plan d’action. Pour les populations de la Guinée, pour le peuple de Guinée, et dans le respect de nos engagements internationaux et régionaux, nous nous devons, pendant trois jours, d’accomplir un travail irréprochable, rigoureux, honnête et juste.

La tenue de ce Forum coïncide avec la célébration cette année du 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, un document fondateur qui a proclamé les droits inaliénables de chaque individu en tant qu’être humain, sans distinction aucune. Nous sommes tous égaux, quel que soit notre race, notre couleur de peau, notre sexe, notre langue, notre religion, notre opinion politique ou toute autre opinion, notre origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou toute autre situation. Ne l’oublions jamais, nous nous devons d’en être convaincus.

La Déclaration universelle des Droits de l’Homme nous responsabilise tous. Nous devons défendre nos droits et ceux des autres. Mais elle responsabilise encore plus l’Etat parce qu’il est le débiteur principal en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme. Je compte sur vous tous.

Je dois aussi vous dire que c’est avec un immense soulagement que je vois aujourd’hui s’ouvrir ce forum qui représente la dernière étape d’un long, difficile et complexe processus, les Etats Généraux des Droits de l’Homme, qui a débuté en 2014 et qui nous a tenu, les uns et les autres, au bout de nos énergies, de nos passions et de nos engagements jusqu’à présent.

J’en profite pour remercier publiquement les partenaires techniques et financiers qui nous ont accompagnés jusqu’à présent : en particulier le Système des Nations Unies à travers l’Organisation du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme (OHCDH), l’Union Européenne mais aussi la FIDH, et plus récemment Search for Common Ground.

Rappelons brièvement le contexte dans lequel se sont déroulés ces Etats Généraux des Droits de l’Homme.

Les Etats Généraux des Droits de l’Homme – un processus participatif sur plusieurs années. Une vision avait été dégagée pour faire de la Guinée un pays émergent à l’horizon 2040. Des engagements étaient également pris dans le sens de la réconciliation des guinéens, mais aussi dans la formulation et la mise en œuvre d’une politique nationale de promotion et de protection des droits humains.

C’est dans cet esprit que le Ministère des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques (MDHLP) était créé en septembre 2012. Il lui succèdera en décembre 2015 le Ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté. Conscient de la situation des droits de l’Homme dans le pays, les équipes de ce Ministère enclenchent un processus dynamique et participatif, appelé Etats Généraux des Droits de l’Homme. Il est envisagé comme un moment de discussions et de définition des grandes orientations de l’ambitieux projet de construction d’une société respectueuse de la dignité humaine.

Après la conception des outils et la formation des acteurs, des consultations préfectorales ont permis entre 2014 et 2017 l’analyse contextuelle de la situation des droits de l’Homme en Guinée, la cartographie des violations aux droits de l’Homme et la formulation de recommandations et de grandes orientations pour la promotion, la diffusion et la mise en œuvre des droits de l’Homme dans le pays. Les consultations ont aussi été l’occasion d’informer et de sensibiliser les populations sur leurs droits et devoirs, et de les conscientiser aux enjeux liés à la problématique des droits de l’Homme.

Deux ateliers ont ensuite eu lieu en 2016. Ils ont permis d’élaborer le Rapport diagnostic des consultations préfectorales et de dégager les recommandations recueillies au fil du processus. C’est sur la base de ce rapport que nos travaux vont s’achever avec la tenue de ce Forum National des Etats Généraux des Droits de l’Homme. Une Lettre de politique nationale de promotion et de protection des droits de l’Homme, ainsi que son plan quinquennal chiffré, sera présentée dans les prochaines semaines au Gouvernement.

La question des droits de l’Homme n’est pas une question théorique, elle est au cœur de la vie de chacun de nous en Guinée. Elle doit être au cœur de la politique du gouvernement. Les valeurs et principes que véhiculent les droits de l’Homme sont indispensables à une vie humaine harmonieuse et paisible. Croire fermement en l’égalité de tous les hommes et femmes, en la justice et en la liberté fait de chacun de nous des acteurs de la paix.

Notre Constitution ne contient pas moins de vingt-deux articles garantissant les droits de l’homme. Ces articles constituent pour chacun de nous, gouvernants et gouvernés, autant de repères essentiels pour garantir que les droits et libertés sont promus et respectés, et que chacun est bien conscient de ses devoirs également. Depuis ces dernières années, nous avons des signes encourageants dans un contexte de relative stabilité politique et sociale, de renforcement de notre démocratie, et de reprise économique.

Les constats relevés tout au long des Etats Généraux des droits de l’Homme et les défis

Droit à l’éducation et à une information instructive. Mais nous ne sommes pas encore prêts à affronter les grands défis des prochaines années. Pour cela, le savoir doit être au cœur de notre quotidien. Dans chaque famille, dans chaque école, la soif de savoir doit nous habiter et nous guider. L’éducation de nos enfants et de nos jeunes doit s’améliorer rapidement, car c’est une véritable injustice de ne pas avoir accès à une éducation de qualité. Et les chiffres sont têtus. Malgré les efforts consentis, encore des milliers d’enfants n’ont pas accès à une éducation primaire gratuite et de qualité. Et nombreux sont ceux encore qui quittent le système scolaire sans savoir ni lire, ni écrire.

Les inégalités d’accès à l’école persistent encore entre les zones urbaines et rurales, et entre les filles et les garçons. Trop de filles ne vont toujours pas à l’école. Nous ne pouvons toujours pas former suffisamment de jeunes aux métiers, et ceux-ci restent « laissés pour compte » sans perspective d’avenir.
Cette situation doit changer au plus vite. Il en va de l’avenir de nos enfants, de nos jeunes et de celui de notre pays. Au cœur de cette éducation, notre culture et notre patrimoine artistique et culturel ont toute leur place.

Les média et toutes les structures d’information doivent faire un réel effort afin de fournir à la population guinéenne les clés de compréhension des défis auxquels la Guinée doit faire face dans un monde globalisé en perpétuel évolution. Chaque personne doit notamment disposer d’une information instructive et neutre sur les grands défis des années à venir : impact de la dégradation de l’environnement et des changements climatiques sur la vie quotidienne de chacun ; émergence des nouvelles technologies qui bouleverseront le travail, les modes de communication, l’exercice même de la démocratie ; effets de la mondialisation des économies et des finances ; transformations radicales des structures économiques et sociales à l’œuvre.

L’éducation et l’information ont un effet essentiel pour garantir la jouissance effective des droits et la capacité à les faire valoir face aux autres personnes ou face aux institutions. C’est pourquoi, la promotion et la protection des droits de l’Homme ne peuvent s’inscrire sans une démarche globale de renforcement de l’accès à l’éducation et une meilleure circulation de l’information.

Garantir les droits civils et politiques

S’agissant du respect des droits civils et politiques, l’Etat a mis en place ces dernières années plusieurs institutions prévues par la Constitution : INIDH, Médiateur de la République, Haute Autorité de la Communication, Cour Constitutionnelle, Cour des Comptes. Une Commission provisoire de réflexion sur la réconciliation nationale a présenté en juin 2016 son rapport. Nous avons connu plusieurs élections qui ont désigné le Président de la République, les Parlementaires et les Représentants des communes. La liberté de culte est garantie.

L’opinion organise régulièrement de grandes manifestations. Les organisations de la société civile se sont multipliées, et ceci, malgré les entraves administratives. La liberté syndicale, la liberté de commerce et d’entreprendre sont globalement respectées. De grandes réformes de la justice et de la sécurité ont été lancées et se poursuivent. Notre volonté de poursuivre cet élan existe.
Mais dans le même temps, les violations aux droits civils et politiques se poursuivent.

De nombreux exemples d’exécutions arbitraires/extrajudiciaires/sommaires commises par le passé ont été cités lors de ces consultations préfectorales des EGDH en 2015 et 2016, démontrant la vivacité des souvenirs des citoyens guinéens. Les participants à ces consultations ont également partagé leurs espérances à chaque changement de régime et leurs espoirs déçus par la suite avec la reprise des exactions.

 La persistance de l’impunité quant aux violations les plus graves commises dans le passé (exécutions extra-judiciaires, disparitions forcées, arrestations et détentions arbitraires, tortures et traitements cruels et dégradants, violences sexuelles) est citée comme un problème profond. Les populations prédisent que « les cas de violations isolés qui se poursuivent encore actuellement ne seront jamais punis et les agents des forces de défense et de sécurité continueront à violer les droits des guinéens et des guinéennes dans l’impunité, lors des manifestations, au moment d’une arrestation, lors de la détention ».

Lors de plusieurs manifestations en 2017, à Conakry, à Boké, à Kamsar, à Kolaboui, Sangarédi, des affrontements ont opposé manifestants et forces de l’ordre. De nombreuses personnes ont été blessées par balles, plusieurs sont mortes. Des saccages de bâtiments publics par les manifestants ont été relevés.
La recherche d’aveux et de renseignements pousse dans certains cas les forces de sécurité à recourir à la torture et à des mauvais traitements contre des personnes suspectées de crime.

Plusieurs personnes consultées ont déclaré que certaines unités des forces de défense et de sécurité (garnison, camp, escadron ou commissariat de police) ont leur sein au moins un « spécialiste » en torture. Par exemple, à Koundara, en février 2016, une personne accusée de meurtre à Sambailo, a été ligotée et passée à tabac pour l’amener à reconnaître les faits ou à dénoncer les coupables. La justice a constaté les traces de torture sur son corps. Plusieurs cas de personnes écrouées à la prison centrale de Conakry après avoir subi des mauvais traitements, voire des tortures, sont mentionnés par différentes associations.

Les participants aux consultations préfectorales en 2015 et 2016 indiquent les faits suivants. A Lélouma, il était question des arrestations et de détentions des responsables du district de Balata par les gardes forestiers ; à Boké d’arrestation et de détention des parents d’un débiteur « insolvable » ; à Mali de l’arrestation et de la détention d’un citoyen par un garde communal.

La situation des personnes détenues n’a pas connu de véritables améliorations en 2017 : une vingtaine de décès de personnes détenues, liés à la malnutrition et au manque de soins de santé était rapportée dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays, notamment Pita, N’Zérékoré ; à N’Zérékoré, en février 2017, des cas de mauvais traitements à l’encontre de trois femmes détenues étaient dénoncés ; à la prison centrale de Conakry, il était signalé en fin 2017 plus de 1 600 personnes détenues alors que la capacité d’accueil est de 300 personnes.

Dans la quasi-totalité des établissements pénitentiaires du pays, il faut payer pour voir un de ses proches détenu et que celui-ci puisse avoir « un bain de soleil ». Les conditions de détention dans nos prisons sont mauvaises, chacun le sait, et des améliorations sont attendues. Il nous revient, à nous citoyens, de faire notre part et d’organiser une veille citoyenne pour l’amélioration des conditions d’arrestation et de détention des nôtres.

Dans notre lutte contre l’impunité, des avancées timides ont eu lieu sur le chemin que le Président de la République lui-même a « décrit comme difficile à parcourir ». Nous devons porter la lumière sur les zones d’ombre de notre passé. Mais il est important aussi de renforcer notre action au quotidien pour que ceux qui commettent aujourd’hui des infractions soient automatiquement poursuivis, et pour que l’accès des personnes vulnérables au droit et à la justice soit réel. Ceci afin que cesse la vindicte populaire qui n’est pas tolérable dans un Etat de droit.

Nous devons faire plus et mieux : franchir les dernières étapes vers l’abolition de la peine de mort ; mieux assurer la liberté et la sécurité de mouvement de chacun ; supprimer les dernières restrictions à la liberté de presse, de manifestation et d’association ; et améliorer les processus électoraux.
Chacun de nous doit s’obliger à abandonner les discours et comportements de violence et de haine. C’est une mauvaise habitude qu’il convient de corriger au plus vite.

Améliorer le cadre et les conditions de vie des personnes (le droit à l’alimentation, à l’eau potable, à la santé, à l’hygiène)

Une Vision a été dégagée pour « faire de la Guinée un pays émergent à l’horizon 2040 à travers la transformation de ses potentialités économiques pour le bénéfice des populations ». Dans le même temps, les Etats du monde entier s’accordent pour tout mettre en œuvre en vue d’atteindre les 17 objectifs de développement durable (ODD) du Programme 2030 lors d’un sommet historique en septembre 2015. Axés sur les personnes et résolument fondés sur les principes de l’égalité et de la non-discrimination, ces ODD visent expressément à « ne laisser personne de côté et à atteindre en premier les plus défavorisés ». Ils s’appuient sur le droit à une alimentation suffisante, à une santé de qualité, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous, le droit à un cadre de vie et à un logement convenable et celui de posséder des terres.

Notre Programme National de Développement Economique et Social 2016-2020, lui-même, développe l’ensemble des risques auxquels est confrontée la population guinéenne tout en soulignant que « la capacité de réponse du système de protection sociale est limitée, et que des risques importants auxquels sont confrontés les ménages les plus pauvres restent peu ou pas du tout couverts ». Il rappelle « qu’aucun des Objectifs du Millénaire pour le Développement (les OMD ont été adoptés avant les ODD) n’a été atteint en 2015 en Guinée ». Ceci vient confirmer les constats faits par les populations et leurs recommandations formulées lors des Consultations préfectorales de 2015 et 2016.

Aujourd’hui, la question des droits économiques et sociaux est au cœur de la gouvernance : ONG, entreprises, toute la société guinéenne en parlent. Cela est salutaire, mais nous devons tous nous engager pour leur concrétisation et leur pérennisation.

Certes, quelques améliorations sont visibles quant à l’accès à l’énergie (électricité, eau), à l’information (internet). La situation alimentaire s’est améliorée et l’offre de soins de santé s’est élargie. Mais la majeure partie de la population reste confrontée à une grande précarité économique et sociale ; les pratiques népotistes sont encore très fréquentes auxquelles s’ajoute la persistance d’une corruption endémique. Les difficultés quotidiennes auxquels sont confrontés nos concitoyens pour se nourrir, pour se laver, pour s’éclairer, pour se déplacer, pour se soigner, pour vivre dignement doivent nous pousser à redoubler d’efforts.

La protection des enfants, la lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes

Laissez-moi terminer sur un dernier point qui me tient à cœur : l’attention particulière que nous devons porter à la protection des populations et des personnes vulnérables.
Des actions ont été développées au cours des dernières années mais la situation des enfants et des femmes, et dernièrement celle des jeunes migrants, devra faire l’objet d’une attention soutenue au cours des prochaines années.

La situation des enfants demeure très précaire. Rares sont les enfants enregistrés à l’état civil, la mortalité infantile reste élevée et la malnutrition est chronique. L’arrêt de l’excision chez les jeunes filles, des mariages forcés et précoces se heurte à de fortes résistances des populations. Pourtant, notre Constitution nous rappelle à l’article 6 que « l’être humain a le droit au libre développement de sa personnalité, (…) et à son intégrité physique et morale ».

Le Rapport diagnostic sur les consultations préfectorales – Etats Généraux des droits de l’Homme en septembre 2016, souligne « que la situation des droits de la femme reste toujours préoccupante en Guinée ». Les violences sexuelles, les mariages précoces, les violences conjugales et les mutilations génitales féminines demeurent répandus sur l’ensemble du pays.

Lors de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, le 25 novembre 2016, la Ministre de l’Action sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, en prenant la parole a rappelé que « malgré de nombreux acquis en termes politique et de législation protégeant les droits des femmes, celles-ci sont de plus en plus soumises à la primauté de la culture, à la traite et à l’exploitation, sont battues, mariées de force, répudiées, ou excisées avec une prévalence de 97%. Elles continuent d’être privées le plus souvent de leurs droits élémentaires: l’éducation, la santé, le droit à l’expression ».

La situation des plus faibles ne s’est guère améliorée et le désenchantement de la jeunesse ne semble laisser comme seule alternative que le mirage d’une vie meilleure ailleurs. Les routes de l’exil sont jonchées de périls auxquels certains n’échappent pas.

Qu’allons-nous faire individuellement et collectivement pour changer ces réalités ? La Lettre de politique nationale de promotion et de protection des droits de l’Homme doit nous indiquer des pistes d’action.

L’importance de la Lettre de politique nationale de promotion et de protection des droits de l’homme pour chaque guinéen

Cette Lettre de politique nationale de promotion et de protection des droits de l’homme n’est pas un simple écrit. Elle doit permettre à chaque guinéen de mieux comprendre et de mieux prendre sa place dans notre société.
Elle doit contribuer à guider notre chemin pour faire la lumière sur les violations du passé et à trouver les mécanismes pour éviter que de nouvelles violations n’interviennent à l’avenir.

Elle a pour ambition d’éclairer les décideurs politiques et économiques quant aux défis liés au développement économique et social de notre pays. Pour que personne ne soit tenu à l’écart des fruits de la croissance. Et pour que ce développement tant attendu ne vienne pas détruire notre cadre de vie, notre vivre ensemble et nos espoirs. Elle doit nous aussi nous convaincre que nous avons notre mot à dire sur nos valeurs guinéennes et notre culture lorsque nous nous rendons dans les instances internationales et régionales. Pour qu’au moment où s’ouvre notre pays à l’extérieur, nous ne soyons pas soumis aux seules idées d’ailleurs.

L’espoir est permis, la victoire est possible.
Des hommes et des femmes du Gouvernement, de la société civile, de la communauté internationale et parmi nos concitoyens accompagnent déjà la Guinée dans son irréversible processus de démocratisation et de construction d’une société de paix et de prospérité, respectueuse des droits et libertés de tous. Nous devons les rejoindre dans notre engagement et notre travail quotidien.

Mesdames et Messieurs, (…)
Chers Compatriotes,
Au regard de tout ce qui précède , de ces constats douloureux et certainement pas exhaustifs des cas et des problématiques des Droits de l’Homme dans notre pays, un certain nombre de leçons sont à tirer et à retenir:

– La question des droits de l’Homme, reste une préoccupation majeure pour nos concitoyens et un jeu fondamental pour l’avènement d’une nation guinéenne démocratique, juste et prospère.
– Notre pays fait face à un défi inédit, comme la plus part des États postcoloniaux. Construire un État effectif jouissant de la totalité de sa légitimité et exerçant efficacement son autorité protectrice, rassurante et morale, tout en garantissant l’émergence d’un système démocratique viable.

Pour y arriver , il nous faut d’une part dissocier la part politique de l’Etat de sa dimension administrative et technique.
D’autre part, veiller à ce que la part administrative de l’Etat ne soit pas submergée par des logiques politiques partisanes…,au risque de compromettre sérieusement les vocations et les dynamiques de développement et de rationalité institutionnelle durable.

– Pour que les droits de l’Homme deviennent un repère structurant de nos rapports sociaux et politiques , il nous faut travailler pour donner sens et corps à ce que Pierre Hassner aimait appeler « le triangle d’or « , c’est-à-dire le rapport complémentaire et dynamique entre les droits de l’Homme, l’Etat de droit et la démocratie, et veiller à ce qu’aucun élément de ce triangle d’or ne se retrouve isolé des autres ,  au risque d’une perte de sens et de perspective légitime durable.

* Concevoir et appréhender les droits de l’Homme en dehors de leur rapport au principe de l’Etat de droit et de la démocratie, c’est les dépouiller de leur sens politique et les réduire à une unique dimension humanitaire.
Les droits seuls en dehors de la politique ne font pas une vision de monde. (c’est l’expérience actuelle de la mondialisation et sa vision étriquée de l’humain et de ses désirs de bien et du bonheur, une expérience en difficulté).

* la perception du principe de l’Etat de droit en dehors des droits de l’Homme et de la démocratie, comme conséquence d’un néolibéralisme est d’abord le résultat d’une mauvaise compréhension de l’idée d’Etat de droit qui est pourtant conçu selon Hayek  comme « un État minimal qui assure une prévisibilité absolue aux affaires et qui réduit la politique en tant qu’invention d’un destin collectif à un strict minimum restrictif et étriqué « 

* Quant à l’idée de démocratie victime quelque fois, et souvent même dans certains endroits  (c’est le cas chez nous ) à des simples procédés et mécanismes de désignation des titulaires des pouvoirs, débarrassant ainsi l’idée démocratie des principes des droits humains et de l’Etat de droit, fragilise la théorie démocratique comme la définition et l’entretien d’un lien structuré et normalisé avec le peuple.

La loi de la majorité que d’aucuns nomment la tyrannie majoritaire est une menace pour la philosophie morale qui fonde la démocratie dans son rapport global et éthique au peuple comme source et bénéficiaire du pouvoir.

– Les pesanteurs socioculturels sont devenus des véritables obstacles et parfois menaces pour les droits de l’Homme, et même l’Etat de droit et la démocratie dans notre pays.

Sans renoncer à notre histoire , à notre culture et à la fierté de ce que nous sommes et de ce qui est digne de fierté dans ce que nous avons été, il nous est indispensable de déconstruire certaines dimensions socioculturelles qui nous structurent, afin de réinventer un héritage culturel capable de représenter aussi bien notre histoire que notre avenir démocratique.

L’obsession culturaliste, parfois combinée à un narcissisme fantasque est devenue un handicap majeur pour notre devenir collectif, même notre survie future. La culture, aucune culture n’est pure ni figée, encore moins exempte d’inventaire et de créativité

A chaque génération et à chaque contexte l’obligation de restituer un héritage culturel dynamique à même de satisfaire au besoin et de l’histoire et de l’avenir.

– La fragilité et la structure fonctionnelle de nos États méritent d’être revues, afin de leur donner toute leur dynamique et leur insuffler l’énergie nécessaire à leur renouveau démocratique et éthique.

 Vous l’aurez compris, le combat pour les droits de l’Homme dans notre pays, est aussi un combat pour l’Etat de droit et la démocratie. C’est une bataille de tous les instants, de tous les acteurs et de toutes les énergies.

Mais,  disons-le ici clairement, c’est un engagement et un travail ingrats. Travailler pour la promotion et la protection des droits de l’Homme, c’est accepter d’être traité de traître, d’infiltré, d’ingrat, de filou, et je ne sais quoi d’autre.

Il faudra l’accepter et rester imperturbable, impassible, les yeux rivés  sur la finalité heureuse, les pieds encrés dans des réalités souvent tristes et douloureuses, le dos rond, les oreilles sourds à des perfidies politiques les plus incroyables.

Car quand on travaille pour les droits de l’Homme, on travaille pour la justice, on évite ce que Pierre Hassner appelle « la revanche des passions contre la raison du droit ».

  On ne peut pas défendre la dignité humaine et faire le choix d’une ethnie contre une autre, une religion contre une autre, un parti contre un autre, une victime contre une autre, une justice contre une autre.

  On reste fidèle, dans le cadre d’une vision politique et globale des droits de l’Homme, c’est-à-dire d’une société politique structurée autour de l’idée de droit dans le cadre d’un rapport au corps politique  ( le peuple ) au principe simple mais si révélateur du rêve d’une humanité universelle  » tous les hommes naissent égaux et libres en droits et en dignité…… »
Cela fait une vision politique du monde.

Défendre les droits de l’Homme c’est défendre la justice, défendre la justice c’est défendre une certaine idée de la dignité humaine et de la vérité. Et comme le disait l’autre  » La vérité ne porte jamais préjudice à une juste cause »

  Le respect, la promotion et la protection des droits humains sont les fondements de la paix.
Ce pays, cette société guinéenne qui souvent, face à l’incapacité subjective d’affronter les défis du monde, se laisse tenter par la nostalgie d’un passé idéalisé, d’une culture magnifiée. Erreur!

Pas plus que les autres sociétés nous ne saurons faire croire à l’existence d’une culture authentique naturellement compatible avec les idéaux des droits de l’Homme revendiqués aujourd’hui.

 Cette culture ou pour dire exactement ces cultures devront naturellement nous servir de socle, de béquilles, mais elles doivent elles aussi passer les grilles de l’inventaire humaniste démocratique et politique.

Il nous faut déconstruire tous les mécanismes d’aliénation en cours dans notre pays. Car on ne peut pas construire une société démocratique, sans libertés. On ne peut pas faire un nouveau monde avec des vieux mécanismes et de vieilles recettes

Il faut guérir notre pays, la société guinéenne de tous ses mécanismes d’aliénation et de renoncement moral et humaniste.

Vive la Guinée
Vive l’unité nationale
Vive les droits de l’Homme, la justice et la paix.
Je vous remercie.

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Interdiction des motos à Kaloum : les précisons du ministre de la sécurité, Alpha Ibrahima Kéira

21 juin 2018 à 12 12 16 06166

La problématique de la circulation des motos refait surface à Conakry. Le nouveau ministre de la sécurité, en collaboration avec le syndicat des transports, vient de renouveler l’interdiction de la circulation des engins à deux roues dans la commune de Kaloum. Les conducteurs de motos taxis sont-ils les seuls concernés par cette mesure ? Que dire des motos de service et autres particuliers ? C’est pour éclairer la lanterne de l’opinion sur ces questions qu’un reporter de Guineematin.com a échangé, ce jeudi 21 juin 2018, avec le ministre de la sécurité et de la protection civile, Alpha Ibrahima Kéira.

D’entrée, monsieur Kéira a dit que « la réunion d’hier s’est tenue pour rappeler le terme de l’arrêté ministère des transports autorisant l’exploitation des motos taxis en République de Guinée. Donc, selon cet arrêté, l’exploitation des taxis motos est permise en Guinée, à l’exception  de la commune de Kaloum. C’est-à-dire que, conformément à la réglementation, ils peuvent circuler partout sauf dans Kaloum. Donc, en principe ils ne devraient pas aller à Kaloum. Mais, par laxisme ou par non application des mesures réglementaires, les gens en ont fait une tradition. Comme maintenant nous voulons remettre de l’ordre dans la maison et fluidifier la circulation routière, il est important que nous ressortions la législation  du code de la route et de la réglementation des motos taxis ».

En ce qui concerne les  motos de service et celles appartenant aux particuliers, Alpha Ibrahima Kéira dit que l’interdiction de leur circulation à Kaloum est de mise « aucune moto en principe. Parce que si on laisse passer certaines motos, il y en a qui vont prendre des motos taxis ou bien, si c’est des fonctionnaires, ils vont prendre des gens sur le dos pour rentrer dans Kaloum, alors avec ça la mesure ne pourrait pas être appliquée. Faisons en sorte que dans Kaloum il n’y ait pas de motos, ce sera une très bonne expérience ».

Interrogé sur le fait que certains fonctionnaires ou des employés de certains services vont au travail à bord de leurs motos, le ministre de la sécurité dit que « dans ce cas, ils vont sortir leurs cartes de travail. Puisque quand tu es fonctionnaire, tu as une carte de travail ».

Autant dire qu’il y a bien des exceptions, comme le craignent de nombreux habitants de Conakry qui travaillent à Kaloum et qui n’ont de moyens de déplacement que leurs motos.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineeatin.com

Tel 628 17 99 17   

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Faranah : des transporteurs manifestent contre «les exactions de la police routière»

21 juin 2018 à 10 10 35 06356

Plusieurs responsables et membres du syndicat des transporteurs de Faranah sont descendus dans la rue dans la matinée du mercredi, 20 juin 2018, pour protester contre ce qu’ils qualifient d’exactions de la police routière locale. La manifestation a eu lieu à la rentrée d’un pont métallique situé dans la ville où des policiers avaient érigé un barrage de contrôle, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

C’est aux environs de 10 heures que cette manifestation a éclaté à la rentrée d’un pont métallique construit sur le fleuve Niger dans la ville de Faranah. Des agents de la police routière avaient érigé un barrage de contrôle sur les lieux. Ce qui a été perçu par le syndicat des transporteurs de la ville comme un moyen d’arnaquer les chauffeurs. Ils ont décidé donc de descendre dans la rue pour se faire entendre.

« Tout a commencé le mardi dernier, lorsque des policiers ont pris une voiture personnelle qui partait à Kissidougou pour des travaux champêtres, le chauffeur a montré les pièces du véhicule, mais les policiers ont estimé que la carte grise est une fausse carte, et ils lui ont demandé de payer une forte somme d’argent pour passer. C’est ainsi que le chauffeur en question est allé nous rencontrer, quand nous sommes venus plaider auprès de ces policiers, on nous a refoulés comme des chiens. Ensuite, nous avons rencontré le commandant Kébé pour lui expliquer la situation, mais lui aussi a refusé de nous comprendre. Finalement, le chauffeur a dû verser un pot de vin d’une valeur de 110.000 GNF. Maintenant, on s’attendait à récupérer la carte grise, malheureusement, monsieur Kébé sort le document et le déchire devant nous.

Ce comportement inadmissible du commandant a irrité les transporteurs de Faranah, parce qu’on a compris que ces agents sont là pour arnaquer la pauvre population avec la conjoncture actuelle difficile. C’est pourquoi, nous avons décidé d’exiger leur départ d’ici pour qu’ils aillent rester dans les différents carrefours de la commune urbaine. Parce que même si c’est une fausse carte grise que le chauffeur avait, ça veut dire que ceux qui sont chargés de confectionner ces pièces sont en train de tromper la pauvre population guinéenne. Et le gouvernement doit prendre des mesures pour éradiquer ce genre de pratiques dans notre pays », a déclaré Lansana Camara, chargé des affaires sociales du syndicat des transporteurs de Faranah, affilié à la CNTG.

Ousmane Condé, conducteur de moto, est venu se joindre au mouvement. Car, il dit en avoir marre du comportement des agents de police postés au niveau de ce pont : « Ils sont là uniquement pour nous arnaquer, surtout nous les villageois, même si tu leur montre tous les documents nécessaires,  ils te demandent l’assurance de la moto, alors qu’aucune agence d’assurance n’est représentée chez nous ici. Ils te demandent donc une forte somme d’argent qui varie entre 100.000 et 300.000 GNF. Alors, je demande aux autorités administratives de nous aider à sortir de ce calvaire, nous avons subi assez tracasseries de la part de ces policiers », a dit cet habitant du district de Souleymania.

Les manifestants en colère, ont pris toutes les motos qui étaient garées sur les lieux pour aller les déposer au siège du syndicat des transporteurs. Parmi elles, des motos de citoyens qui étaient immobilisées par les agents mais aussi des motos appartenant aux policiers eux-mêmes. Une situation que déplore un policier qui nous a parlé sous anonymat : « Toutes les motos ont été emportées par les manifestants en colère vers le bureau des transporteurs. Nous avons été insultés et nous avons même reçu des coups. Ce qui est regrettable, parce qu’ils doivent au moins nous accorder du respect surtout quand on est en uniforme », a réagi cet agent de la police routière de Faranah.

Il a fallu l’intervention rapide du préfet de Faranah pour calmer la situation. Alpha Oumar KEITA a décidé de faire partir les policiers de ce pont vers les carrefours de la ville, et a exhorté les uns et les autres au maintien de la paix et la quiétude sociale.

De Faranah, Goulou Touré pour Guineematin.com 

Tél. : (00224) 622 155 476 / 664 235 427

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