Malgré les efforts et les promesses du gouvernement de faire de la Guinée une puissance agricole, ce secteur continue d’enregistrer non pas des avancées mais un manque à gagner de plus en plus important. C’est le cas de la préfecture de Gaoual où les statistiques consultée par Guineematin.com font couler une sueur froide.

Tenez-vous bien, en 2015 par exemple, sur 20 mille 680 hectares cultivés, 14 milles 137 tonnes de riz et 6 900 tonnes de manioc ont été récoltées. En 2017, la superficie cultivée est estimée à 1 750, 1 hectares pour 548 tonnes de riz et 2 265 tonnes de manioc. Soit une réduction drastique des surfaces cultivées chutant de 20 mille à moins de 2 000 hectares. Et, la production du riz- la principale céréale du pays- est tombée de près de 7 000 tonnes à moins de 600 tonnes par an.

Toutefois, selon les données à disposition de notre rédaction, les cultures maraîchères et les cultures de rente ont connu une certaine amélioration. Nos informations font état de l’existence de plus en plus de groupements qui trouvent leur compte dans ce secteur. Si la culture du coton est à la baisse, la production de la noix de cajou elle, est nettement à la hausse, même si nous n’avons pas obtenu de données statistiques là-dessus.

Pourtant, la quantité d’engrais distribuée aux populations va crescendo. En 2017, les 657 tonnes d’engrais envoyés à Gaoual n’ont pas été entièrement rachetés par les populations.

Sur les vraies causes de cet échec, plusieurs raisons sont avancées.

Premièrement, le manque de personnel agricole. Actuellement, pour les 8 collectivités que compte Gaoual, il n’y a que 12 agents agricoles dont le directeur préfectoral. Cette pénurie de cadres fait que les données agricoles à la base sont difficilement remontrées sinon que par l’agence nationale de la promotion agricole (ANPROCA).

Deuxièmement, le handicape expliquant cette baisse de la production des cultures vivrières à Gaoual, c’est l’immobilisation des engins offerts par l’Etat. Faute d’entretien et de pièces de rechange, ces engins sont cloués au sol depuis des années.

Troisièmement, la cause de cette baisse drastique de la production agricole est la forte perturbation des pluies. Cette année, la première pluie a été enregistrée en fin juin, alors que d’habitude, elle tombe en mai. Ce qui a pour conséquence, le retard dans le démarrage des labours et la destruction des récoltes qui ne bénéficient pas suffisamment de pluie. Et, les semences données par l’Etat ne sont pas remboursées par les paysans à cause de ce manque de pluie qui cesse avant la période de maturation.

Le seule espoir aujourd’hui dans cette préfecture du Nord du pays est l’arrivée annoncée d’un projet agricole financé par la BID et le FIDA et couvrant les préfectures de Gaoual, Koundara et de Mali.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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