Environnement : le document de stratégie de micro financement du FEM validé

19 novembre 2019 à 17 05 53 115311

Le document national de stratégie du programme de micro financement du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) a été validé ce mardi, 19 novembre 2019, à Conakry. Ce document permettra à la Guinée d’avoir des fonds dans le cadre de la protection de l’environnement, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le programme de micro financement est un mécanisme technique, financier et d’appui aux organisations de la société civile et les organisations communautaires de base (OCB). Gadiry Soumah, coordonnateur national du programme de micro financement du Fonds pour l’Environnement Mondial, a indiqué que « la mission du programme est d’octroyer des subventions aux ONG, aux OCB qui présentent, montent et élaborent des projets de protection de l’environnement dans les cinq domaines que cible le Fonds pour l’Environnement Mondial.

Ces cinq domaines concernent les cinq grandes conventions dont les trois adoptées à Rio de Janeiro et les autres qui ont été adoptées l’une à Paris et l’autre à Stockholm. Les cinq conventions donc concernent, la convention sur la conservation et la protection de la biodiversité, la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique, la convention relative à la désertification. Les deux autres conventions qui viendront s’ajouter aux trois sont relatives à la gestion, la conservation et la protection des zones internationales et la dernière convention est relative aux polluants organiques persistants ».

Gadiry Soumah, coordonnateur national du programme de micro financement du FEM

Après la validation du document national de stratégie par chaque pays membre des cinq conventions, le Fonds pour l’Environnement Mondial procède au décaissement. « L’étape prochaine c’est la mise à disposition des fonds qui vont permettre de lancer la septième phase du Fonds pour l’Environnement Mondial et qui va durer quatre ans », a-t-il annoncé.

Gadiry Soumah a fait savoir que les fonds qui seront débloqués par le FEM en faveur des organisations de la société civile et organisations communautaires de base serviront à « financer et à protéger l’environnement mais aussi accompagner les louables efforts du gouvernement dans la mise en œuvre de sa politique environnementale. De faire en sorte que notre territoire soit pourvu de projets et de programmes de nature à protéger notre environnement qui est fortement dégradé », a dit le coordonnateur national du programme national de micro financement du Fonds pour l’Environnement Mondial.

Il faut souligner que le document qui a fait l’objet de validation a été proposé par l’Association pour la Protection de l’Environnement et la Production Agricole (APEPA).

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Yomou : un vent violent fait plusieurs dégâts à Péla

26 octobre 2019 à 21 09 39 103910

Un vent violent a soufflé dans la soirée d’hier, vendredi 25 octobre 2019, dans la sous-préfecture de Péla, située à 22 kilomètres de la commune urbaine de Yomou. Il a fait plusieurs dégâts matériels dont la maison des jeunes nouvellement construite dans le cadre de l’ANAFIC qui a été détruite, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est peu après le début d’une forte pluie qu’un vent violent a soufflé dans la commune rurale de Péla. Il a décoiffé trois habitations avant de détruite la maison jeunes de la localité, nouvellement construite, et dont les murs sont complètement tombés. « C’est à 19 heures que la pluie a commencé ici, mais avec un vent très violent qui a décoiffé la maison qui se trouvait auprès de chez moi. Et 5 minutes après, nous avons entendu du bruit vers le terrain de football. Nous nous sommes dépêchés pour aller voir ce qui se passe. Arrivés sur les lieux, nous avons constaté que la maison des jeunes a été complètement emportée par le vent violent qui a survolé sur le village de Pela », explique Clément Haba, un habitant de Péla.

Selon certains citoyens de la localité, l’endroit où la maison des jeunes est construite n’est pas approprié pour abriter un bâtiment. Ils soulignent que c’est à cet endroit que le collège de la localité devait être construit. Mais, peu après le début des travaux, un vent a fait tomber le mur, obligeant les gens à déplacer le chantier. Mais, un responsable du projet de construction de la maison des jeunes explique de son côté que les études faites avaient prouvé que le bâtiment pouvait être construit sur les lieux.

Il assure dans le même temps que ces dégâts ne sont dus à un mauvais travail. « C’est après la grand pluie que j’ai été informé de cette triste nouvelle, et je me suis directement rendu sur les lieux, où j’ai constaté les dégâts. Mais, tout ce qu’il faut retenir, est que les dosages étaient bien. Pour preuve, on a un ingénieur qui assurait le contrôle des travaux », a-t-il laissé entendre.

C’est la deuxième fois qu’un vent violent cause des dégâts dans la préfecture de Yomou depuis le début de la saison pluvieuse de cette année. La première fois, ce sont des habitants de la commune qui en avaient victimes. Plusieurs maisons avaient été décoiffées et d’autres démolies par le vent.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Des camions de bois saisis à Kankan : les exploitants du bois interpellent les autorités

23 octobre 2019 à 9 09 14 101410

Il y a plus d’une semaine, la section des eaux et forêts de Kankan a arraisonné plus d’une dizaine de camions remplis de bois coupés dans différentes forêts de la région. Les agents chargés de la protection de l’environnement jugent les taxes payées par les exploitants de bois insuffisantes. Face à l’impasse qui perdure, les acteurs de la filière ont décidé de saisir le préfet de Kankan dans l’espoir de trouver solution à ce problème, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Lancinè Keïta, membre du bureau de la filière de bois

Tôt ce mardi, 22 octobre 2019, les exploitants du bois : vendeurs et menuisiers se sont donné rendez-vous dans les locaux de la préfecture de Kankan pour discuter avec les autorités de la situation qu’ils jugent préoccupante. Ils espèrent que ces démarches leur permettront de faire libérer les camions arraisonnés dans les différents barrages à la rentrée de la ville. « Il y a onze à douze camions remplis de bois qui sont arraisonnés depuis plus d’une semaine dans les barrages vers Kouroussa, Kissidougou et Kankan-Coura. Donc aujourd’hui on est venus voir les autorités pour trouver une solution à ce problème », a déclaré Lancinè Keïta, membre du bureau de la filière de bois.

Outre la question de l’arraisonnement de ces camions qui paralyse leurs activités, ces professionnels du bois souhaitent également la diminution de la taxe qu’ils payent. « Avant, on payait 400 000 GNF pour les camions de six roues et 500 000 GNF pour ceux de dix roues. Mais depuis l’arrivée du nouveau directeur du service des eaux et forêts, ces taxes sont passées à 800 000 GNF pour les camions de six roues et 950 000 GNF pour ceux de dix roues. A Conakry, le bois se vent à 900 000 GNF alors qu’ici nous le vendons à 400 000 GNF, donc on ne peut pas payer les mêmes taxes que ceux de Conakry », a-t-il souligné.

Au sortir de leur entretien avec le préfet de Kankan et les responsables des eaux et forêts, les acteurs de la filière bois annoncent que des solutions préalables sont trouvées. « On a conclu d’abord de payer les anciens tarifs pour libérer les camions arraisonnés parce que c’était ça notre priorité ». Une nouvelle rencontre est prévue demain, mercredi, pour discuter et essayer de trouver une solution définitive au problème lié à la hausse des taxes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Conakry : l’UE et ses partenaires assainissent la plage de Bénarès

9 octobre 2019 à 23 11 25 102510

L’Union Européenne (UE) et ses partenaires de l’OIM (Organisation Internationales pour les Migrations) et ENABEL (Agence Belge de Développement) ont organisé une journée d’assainissement à la plage de Bénarès, à Gbessia, dans la commune de Matoto ce mercredi, 09 octobre 2019. L’évènement a regroupé 400 jeunes volontaires et plusieurs autres personnes venues des différents quartiers de Conakry et les représentants de toutes les ambassades des Etats membres de l’Union européenne en Guinée.

La démarche vise à expliquer aux populations de Conakry les risques liés aux déchets sur l’environnement mais aussi sur la vie de l’homme, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La plage de Bénarès a bénéficié d’une toilette ce mercredi matin. La démarche est initiée par les partenaires de la Guinée et s’inscrit dans le cadre du programme dénommé « EU Beach Clean Up ». Elle vise à expliquer aux populations de Conakry les risques liés aux déchets sur l’environnement mais aussi sur la vie de l’homme.

SE Josep COLL, chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée

Selon le chef de la délégation de l’Union Européenne en Guinée, SE. Josep COLL, « c’est un geste, un message que nous voulons faire passer à la population pour montrer effectivement qu’on ne peut pas vivre entouré de déchets. Nous devons les récupérer, les retirer de nos vies pour la santé de la planète. Le message est celui-là. Nous gardons un peu la planète propre parce que, c’est elle qui va s’occuper de nous, de nos enfants et de notre avenir. Nous avons choisi la plage de Bénarès ici à Conakry pour faire ce geste. Nous voulons que Bénarès et le reste de Conakry soient vraiment un espace propre, un espace citoyen, un espace où les gens trouvent la convivialité sans se faire côtoyer par les ordures », a-t-il indiqué.

Mamadouba Toss Camara, maire de la commune de Matoto

Pour sa part, Mamadouba Toss Camara, maire de la commune de Matoto, a salué cette initiative avant de lancer un message citoyen à la population guinéenne. « C’est un sentiment de joie et de satisfaction de voir que l’Union Européenne se mobilise avec toutes les ambassades pour venir vraiment nous appuyer, nous accompagner à travers la journée internationale de Beach Clean up, dont la Guinée est éligible pour cette année pour assainir la plage Bénarès. Je pense que le comportement quotidien est plus qu’une preuve éloquente. Je me suis attelé à l’assainissement de ma commune qui est l’une de mes priorités. Tous les points noirs qui se trouvaient dans la commune ont été débarrassés. Je demande que la population adhère à la politique d’assainissement », a-t-il sollicité.

Cheick OMAR, artiste chanteur

Du côté des jeunes volontaires qui se sont mobilisés pour participer à cette action citoyenne, c’est la satisfaction. C’est le cas de Cheick OMAR, artiste chanteur qui a dit les raisons de son engagement pour cette cause. « Le fait d’avoir su qu’il y avait de l’assainissement, j’étais déjà motivé. J’ai toujours été un patriote, j’adore le patrimoine de mon pays. Il faut que l’on s’y mette. Ce n’est pas pour la commune de Matoto mais c’est pour toute la Guinée. Le fait de me lever, venir assainir, ça ne m’enlève rien. Je suis Guinéen et je dois faire quelque chose pour mon pays. Ma motivation principale, c’est que j’aime mon pays », a-t-il dit.

Marie Jeanne, citoyenne en service à la délégation de l’UE en Guinée

Pour sa part, Marie Jeanne, citoyenne en service à la délégation de l’UE en Guinée, a invité les guinéens à être conscients du péril plastique qui les menace. « Ce qui me motive, je suis Guinéenne et l’état dans lequel notre plage se trouve est vraiment déplorable. Tous les guinéens devraient prendre conscience que le plastique et les ordures ne sont pas du tout bien. La mer aussi a besoin de respirer. C’est pour ça que moi je suis là », a-t-elle laissé entendre.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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An 61 de l’indépendance : la plateforme Voix du Peuple plante 61 arbres à Démoudoula

5 octobre 2019 à 18 06 08 100810

La célébration de l’indépendance de la Guinée se poursuit à Conakry. C’est dans ce cadre que la plateforme Voix du Peuple (VDP), composée de 14 structures associatives, a planté soixante un (61) arbres aux abords de la rivière Démoudoula, au secteur 7 du quartier Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma. Ce reboisement de 61 plants eu lieu ce samedi, 05 Octobre 2019, et symbolise le 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est sous le slogan « un citoyen, un arbre » que cette cérémonie s’est déroulée à Démoudoula, en présence des autorités communales.

Pour le président de l’ONG ACOREC (Agir Contre le Réchauffement Climatique), membre de la plateforme organisatrice de l’activité, ce reboisement est une autre manière de fêter les 61 ans de l’indépendance de la Guinée.

Saikou Amadou Tidiane Diallo, président de l’ACOREC Guinée

« Aujourd’hui, cette activité de reboisement est une manière pour nous de magnifier l’indépendance de notre pays la Guinée et de la fêter. Elle vise à planter 61 arbres au niveau de la Forêt de Démoudoula à l’occasion des 61 ans d’indépendance de la Guinée. Pourquoi on choisi cette forêt ? C’est parce que cette rivière et cette forêt sont des biens qui tendent à disparaître sous l’effet de l’homme. La construction est tellement anarchique que la rivière tend à disparaître. La forêt aussi, elle est détruite. Nous avons dit alors pourquoi ne pas venir ici planter des arbres à cette occasion, parce que c’est l’arbre qui encourage la pluviométrie. Et une fois que la pluviométrie sera affluente, la rivière ainsi que la forêt seront restaurées. Nous avons fait ça avec la Voix Du Peuple pour que les jeunes puissent être conscients du danger du réchauffement climatique qui guette la Guinée, le monde entier et que les jeunes soient sensibilisés par rapport à cela afin que le reboisement soit un credo en Guinée et que le réchauffement climatique soit banni », a dit Saïkou Amadou Tidjane Diallo.

Fodé Karamo Kaba, coordinateur national de la Voix Du Peuple

De son côté le coordinateur national de la Voix Du Peuple, Fodé Karamo Kaba, a que la « Guinée est une partie du monde qui subit les effets du réchauffement climatique. Nous ne sommes pas des pollueurs mais nous nous asseyons et nous nous disons que la solution viendra d’ailleurs. Nous serons donc des éternels victimes. Il y a moins de 5 ans, Conakry était moins chaud que maintenant. D’année en année, ça va en se réchauffant. Je crois qu’avec ce genre d’actions, de façon symbolique, si chaque citoyen contribue en plantant un arbre, je crois que nous aurons 11 à 12 millions d’arbres plantés par an. Et, d’année en année, la Guinée redeviendra ce qu’elle était par le passé avec une abondante pluviométrie, un climat doux et tous les avantages liés à l’agriculture et l’élevage. Nous devons ensemble contribuer à lutter contre le réchauffement climatique et la déforestation en faisant de ce reboisement une action citoyenne continuelle et quotidienne ».

En outre, le coordinateur national de la Voix du Peuple a exprimé ses regrets en célébrant cette 61ème année d’indépendance de la Guinée. « Ce que nous regrettons aujourd’hui, c’est que 61 ans après, la Guinée n’est pas là où on aurait pensé qu’elle soit. La Guinée regorge d’énormes ressources minières, minéralières et énergétiques. Notre pays devait vraiment être à l’avant-garde de beaucoup de choses. Mais le manque de sérieux, la corruption, le manque d’éducation de qualité constituent entre-autres des choses que nous regrettons aujourd’hui en célébrant la fête de notre indépendance. Nous sommes fiers de célébrer le Non de la Guinée, mais quand on voit la position qu’on occupe aujourd’hui dans la sous-région, on se dit qu’avec un peu de sérieux, en 5 ans, on peut occuper la place qu’on doit occuper. Nous aussi nous voulons profiter des fêtes d’indépendance pour faire passer ce message à nos dirigeants, dire que nous avons besoin de plus de santé, de l’éducation de qualité, de l’énergie et d’un environnement favorable à la création d’emploi et d’entreprises et que la Guinée occupe vraiment la place qu’elle mérite en Afrique ».

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224919225 / 666919225

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Assainissement : plusieurs bacs à ordures commandés par le gouvernement reçus à Conakry

29 septembre 2019 à 6 06 14 09149

La journée de participation citoyenne à l’assainissement a eu lieu ce samedi, 28 septembre 2019, à Conakry. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Papa Koly Kourouma, en compagnie du maire de la commune de Ratoma, Issa Soumah, ont sillonné plusieurs quartiers de la commune. La démarche visait à superviser les travaux d’assainissement en cours.

L’occasion a été mise à profit par Papa Koly Kourouma, pour présenter au Premier ministre, Kassory Fofana, les bacs à ordures commandés dans le cadre de la mise en œuvre effective de ce projet d’assainissement, et stockés à Matam, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette journée d’assainissement a commencé par la remise d’équipements sanitaires par le ministre Papa Koly Kourouma au maire de la commune de Ratoma. Ensuite, la délégation est allée sur le terrain pour superviser les travaux. Elle s’est rendue à Kaporo-rails, au quartier SOS, et à Yattaya Fossidet.

Puis, la délégation a mis le cap sur Matam où elle a présenté au Premier ministre les bacs à ordures commandés par le gouvernement. Dans son intervention, Papa Koly Kourouma est revenu sur les actions menées depuis quelques temps pour faire face à la problématique de la collecte des ordures.

Papa Koly Kourouma, ministre d’Etat à l’Hydraulique et à l’Assainissement

« Il ne s’agit pas seulement d’avoir des points de regroupement, il s’agit d’avoir des équipements de collecte au niveau de ce point de regroupement. A la date d’aujourd’hui, nous avons repéré l’ensemble des points de regroupement qui ont été recensés, nous sommes en train de les récupérer. Et, il fallait maintenant retrouver des équipements de collecte. C’est dans ce cadre-là que nous avons ces bacs à ordures qu’on appelle communément les conteneurs, les anciens les appellent les calabraises, que nous allons poser à ces points de regroupement. Désormais, les ordures ne seront plus à même le sol. Elles seront déversées dans ces bacs à ordures et il y a des camions qu’on appelle les lèves-conteneurs qui viendront enlever de façon régulière et changer les bacs. C’est dans ce cadre-là que ces bacs ont été commandés. A la date d’aujourd’hui, nous sommes à 120 qui sont en cours de montage, 50 sont prêts, 16 ont été déjà livrés à ce jour, les 50 vont suivre. Et à très court terme, nous avons 200 autres qui vont venir s’ajouter à ce que vous voyez-là. C’est pour vous dire que nous sommes en train d’aller de façon très progressive et de façon programmatique », a rassuré le ministre Kourouma.

Dr Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre

Pour sa part, Ibrahima Kassory Fofana a salué l’arrivée de ces équipements d’assainissement. Selon lui, « le gouvernement est en train de poser des jalons significatifs. Les bacs que vous voyez-là, ils sont le fruit d’un travail acharné du président de la commission que j’avais mise en place, Moustapha Naïté. Ils vont permettre de régler l’un des obstacles dans cette problématique qui était où mettre les ordures. Quand on dit aux gens d’enlever dans les fossés, de nettoyer autour, où les mettre ? C’est à se retrouver en bordure des routes. Ces bacs vont permettre de régler cette question ; et vous verrez dans les semaines à venir, que la situation va s’améliorer. Je sais que les Guinéens, les Conakrykas sont impatients. Mais le problème de fond, c’est le problème d’éducation des populations. C’est l’aspect comportemental. Dans cette problématique, chacun doit s’y mettre, chacun doit jouer sa partition. La population doit veiller à ce que les ordures ne soient pas jetées n’importe comment », a-t-il conseillé.

Issa Soumah, maire de la commune de Ratoma

De son côté, Issa Soumah, maire de la commune de Ratoma, a dit sa joie par rapport à l’arrivé de ces bacs à ordures et des efforts qui sont en train d’être faits par le gouvernement dans la gestion des ordures à Conakry. Selon lui, ces efforts viennent appuyer ce qu’ils font sur le terrain en termes d’assainissement. « C’est d’abord un plaisir pour nous que d’avoir des équipements. Puisque cela va nous permettre de continuer le travail que nous sommes en train de faire en ce moment-là ; essayer de rendre la ville propre, rendre notamment la commune de Ratoma propre. Donc, recevoir ces équipements est un acquis supplémentaire », s’est-il réjoui.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : vers la réalisation d’ambitieux projets d’énergie solaire et éolienne

28 septembre 2019 à 11 11 44 09449

La Guinée s’est engagée dans un vaste programme de mise en œuvre de projets de construction d’une usine de montage de panneaux solaires, d’une installation d’unités d’énergies solaires et éoliennes et de stations de pompage à eau et leurs accessoires. Une initiative appuyée par l’Alliance Solaire Internationale et conforme aux engagements pris lors de la COP 21 sur le Climat à Paris en 2015. C’est pour faire le point sur l’évolution des travaux que le ministre de l’Energie, Dr Cheikh Taliby Sylla, et une délégation de l’Alliance Solaire Internationale ont animé une conférence de presse dans la journée d’hier vendredi, 27 septembre 2019, au siège du département a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Une délégation de l’Alliance Solaire Internationale (ISA) séjourne dans notre pays depuis le 22 septembre dernier. Après avoir été reçue par le ministre des Affaires étrangères, et celui des Finances, la mission a conféré ce vendredi avec le ministre guinéen de l’Energie, Dr Cheikh Taliby Sylla.

Dr Cheick Taliby Sylla, ministre guinéen de l’Energie

Dans son discours, le ministre a rappelé le contexte dans lequel l’Alliance Solaire Internationale a été mise en place. « C’est lors de la conférence sur les changements climatiques, tenue du 30 novembre au 12 décembre 2015 à Paris, qu’il a été décidé par les Etats d’unir leurs forces pour sauver notre environnement, pour améliorer le climat en vue d’assurer une meilleure condition de vie des peuples de notre planète. C’est ainsi que les Etats se sont mis d’accord, ils ont signé une convention liée au climat. Mais, en marge de la réunion de Paris, la COP 21, la République française et l’Inde se sont retrouvés, pour créer l’Alliance Solaire Internationale. C’était à Paris. Cette alliance a été créée pour donner une nouvelle dynamique de développement de l’énergie solaire à travers le monde, mais plus particulièrement dans la zone où l’irradiation mensuelle solaire est très importante, comme le cas de notre pays. Sans hésiter, à la COP22 qui s’est tenue à Marrakech, la République de Guinée, à travers notre ministère, nous avons procédé à la signature de cette convention. Et, la convention soumise au conseil des ministres, l’accord a été donné de transmettre cette convention de cet accord-cadre à notre parlement qui, à l’unanimité, l’a voté. C’est ce qui fait que la Guinée est membre fondateur de cette Alliance et 15ème pays à avoir ratifié cette convention », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, le ministre de l’Energie a indiqué que des efforts sont entrain d’être fournis pour que la Guinée puisse utiliser des énergies renouvelables et non polluantes. « Il est important de souligner que l’énergie est en grande quantité dans notre pays. (…) Déjà, nous sommes dans un projet de 20 millions de dollars pour développer les projets pour l’irrigation, les toits solaires pour certaines universités et les hôpitaux. Aujourd’hui, il est important de rappeler que le transit énergétique des énergies fossiles commence à être une réalité. Pour permettre à notre pays de garder le leadership, il est important de penser à l’énergie solaire. Et, le projet est déjà engagé. Nous connaissons aujourd’hui quels sont les sites à aménager, quels sont également les potentiels guinéens. Les potentiels solaires aussi, on est en train de travailler là-dessus. Mais pour y arriver, on doit s’impliquer dans la fabrication de ces équipements sur place, dans notre pays. Et ça, nous sommes en train de nous atteler à cela aussi. Nous avons demandé à fabriquer sur place les panneaux solaires, les kits solaires. Pour ce qui concerne les kits solaires, nous sommes en train de les développer à Forécariah », a-t-il révélé.

Pour sa part, K S Poli, chef de mission de l’Alliance Solaire Internationale, a dit que l’Afrique n’est pas le plus grand pollueur mais subi les conséquences de cette pollution. Selon lui, l’idée de cette alliance est de développer l’énergie solaire en Afrique, particulièrement en Guinée à travers la construction très prochaine d’une usine. « Nous avons lancé plusieurs projets. Le premier projet, c’est le pont solaire à usage agricole, mais aussi pour développer le système d’adduction d’eau potable. Le deuxième programme que nous avons lancé, c’est le programme d’installation de toits solaires. C’est un programme qui vise à développer des mini-centrales solaires. Et enfin, un programme qui a été lancé tout dernièrement pour développer les véhicules fonctionnant à l’énergie solaire et qui inclut le système de stockage à l’énergie solaire. Nous comptons développer les batteries pour rendre disponible l’énergie solaire, même la nuit ».

Ensuite, monsieur Poli a rassuré la partie guinéenne que « l’Alliance Solaire Internationale a pris note du souhait du ministre de l’Energie à mettre en place une usine de fabrication, pour que la Guinée puisse fabriquer au niveau local des équipements solaires des batteries et des panneaux solaire afin que le pays puisse devenir exportateur d’équipements solaires. Nous ferons en sorte d’aider la Guinée à développer l’usine de fabrication ici. Nous avons également rencontré les différents départements ministériels. Au cours de ces rencontres, il est ressorti que les principaux challenges aujourd’hui, ce sont les coûts. Nous nous sommes engagés auprès des ministères, notamment le ministère des finances, à aider la Guinée à accéder à des technologies innovantes et à des prix abordables ».

Le chef de mission de l’Alliance Solaire Internationale a fait remarquer que l’autre besoin exprimé par la Guinée est de bénéficier d’une assistance pour renforcer les capacités de ses cadres techniques sur les applications solaires. Là-dessus, monsieur K S Poli a dit « que c’est une demande que nous allons prendre en considération et qui devrait se réaliser dans les meilleurs délais ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Maroc : la jeunesse africaine revendique sa place dans le développement du continent

27 septembre 2019 à 16 04 00 09009

« Permettre aux jeunes Africains, de s’impliquer pleinement dans la gestion des affaires publiques et locales sur le continent, mettre en lumière des pratiques à succès dans les pays afin de partager ces bonnes pratiques et créer à l’échelle du continent autour des politiques et programmes destinés aux jeunes », tels sont entre autres objectifs de ce forum, premier du genre sur le continent, qui se tient depuis ce 26 septembre ce, pour 3 jours à Agadir au Maroc.

Une rencontre qui en vaut la peine, surtout que plus de la moitié de la population africaine est jeune, et en 2050, 400 millions d’africains auront entre 15 et 24 ans, selon les statistiques. C’est dire que l’Afrique ne peut pas se développer sans les jeunes du continent.

Plus de 200 participants venus d’Europe, du Canada et d’Afrique dont le Tchad, la Cote d’Ivoire et la Guinée, ont répondu à l’invitation du forum pour le développement et de la coopération sud-sud et sud-nord, «les francas ».

Plusieurs thèmes seront abordés au cours de ces 3 jours de travaux qui s’annoncent riches et passionnants en idées et en projets pour l’Afrique. Parmi les quelles, « Afrique, jeunes et développement, les politiques sociales en Afrique à l’épreuve des besoins des jeunes à travers la citoyenneté, quelle rôle et place des jeunes dans la protection de l’environnement et la lutte contre les violences basées sur le genre sur le continent », seront exposés par des intervenants de renom, suivi de débats.

Ce premier jour déjà la Guinée y a fait son entrée, avec l’exposé de Dr Alpha Abdoulaye DIALLO, vice président des organisations de la société civile, autour des « politiques gouvernementales et leurs impacts sur les jeunes notamment en milieu rural ». Dans son allocution, il a rappelé le parcours de la société civile guinéenne depuis plus de 10 ans, dans toutes les luttes en faveur de la démocratie et de l’instauration d’un véritable Etat de droit dans le pays. Toute chose qui ne s’est pas passé sans sacrifices, parfois ultime, avec des pertes en vies humaines, a-t-il souligné. Dr DIALLO, a poursuivi son intervention en souhaitant, et en incitant surtout les participants, à s’engager véritablement pour la cause de la nation, et pour cela, pour reprendre ses propos, « il n’y a pas de sacrifices qui soient de trop… ».

La question de l’immigration clandestine, s’est aussi invitée dans le débat. Et comment d’ailleurs ne pas en parler, quand on sait que le Maroc est aujourd’hui le lieu de départ de centaines sinon de milliers de jeunes, qui tentent de rallier l’Europe via la méditerranée, avec tous les risques d’y perdre la vie, dira Michelle BUREAU, pour qui, ce forum ne devrait pas être l’occasion « de pousser les jeunes à immigrer, à aller de l’autre cote de la mer, en pensant qu’il s’y trouve un monde meilleur. Il faut créer sur place, les conditions pour qu’ils vivent dans leurs pays, avec des conditions d’existences dignes de nom. Si on arrive à cela, je pense que le forum aura répondu à une problématique réelle, et difficile et surtout une équation dure à faire vivre… ».

Cette première journée s’est achevée par la visite d’ »une maison de quartier », symbole de la réussite des jeunes qui aident d’autres jeunes et adultes dans la formation et l’entreprenariat féminin notamment.

Les travaux se poursuivent et prendront fin samedi prochain, avec une déclaration qui va sera nommée « déclaration d’Agadir » et la signature de partenariats entre des organisations du nord et du sud, mais aussi entre celles vivant sur le continent, au bénéfice des millions de jeunes qui y vivent.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Lutte contre les énergies fossiles : une marche climatique prévue ce mercredi à Conakry

25 septembre 2019 à 10 10 51 09519

Plusieurs organisations de protection de l’environnement organisent une marche climatique ce mercredi, 25 septembre 2019, à Conakry. Prévue à Kaloum, cette manifestation de rue s’inscrit dans le cadre de la mobilisation citoyenne pour la grève climatique en Guinée du 20 au 27 septembre 2019. Une initiative qui vise à protester contre les énergies fossiles, néfastes pour l’environnement, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Nous grevons pour influencer les décisions qui vont être prises. C’est suite à une grande mobilisation des élèves grévistes dans les rues de New York et partout dans le monde qu’on s’est mis dans cette dynamique pour renforcer la collaboration pour qu’il y ait une synergie d’actions au niveau local qui va être bâtie sur une nouvelle approche. Cela, pour que les citoyens soient beaucoup plus mobilisés et imprégnés sur cette question climatique », a indiqué Ibrahima Sory Youla, directeur exécutif de la plateforme de plaidoyer, recherche et renforcement des capacités des ONG, et point focal du Global Climate Strike (Grève Mondiale pour le Climat).

Ibrahima Sory Youla

En ce qui concerne la marche de ce mercredi, Ibrahima Sory Youla souligne qu’elle est organisée « pour informer sensibiliser la population sur la nécessité de migrer vers les énergies renouvelables. La marche aura lieu ce mercredi, 25 septembre 2019, à Conakry, et ça sera un moment très historique pour nous les jeunes et pour la Guinée et pour nous les citoyens. Nous allons marcher pour dire pour dire haut et fort non aux énergies fossiles.

Nous allons pour dire aux autorités ou aux pouvoirs publics que nous avons vraiment un intérêt aujourd’hui d’aller vers les énergies renouvelables, qu’il n’est pas question d’une planète B, il n’y a qu’une seule planète terre. Il faut qu’on la préserve. Il faut qu’on développe des techniques, des incurvations qui visent à appuyer des projets fiables et acceptables dans le développement durable ».

Tidiane Diallo, président de l’ACOREC

De son côté, Tidiane Diallo, président de l’ACOREC, autre structure membre de cette dynamique, interpelle les citoyens sur la nécessité de reboiser pour protéger notre planète. « Aujourd’hui, comme vous le constatez, les gens ne sont pas en train de reboiser. Au lieu de reboiser, ils déboisent. Pourtant, un seul arbre filtre 28 kg de pollution atmosphérique par an et refroidit l’air pour dix climatiseurs qui fonctionnent à notre temps. C’est l’arbre qui donne l’oxygène que nous absorbons et aspire le gaz carbonique que nous rejetons.

Nous n’avons pas d’amis plus que les arbres, nous n’avons pas d’amis plus que la végétation. Il va falloir qu’on préserve cela, il va falloir qu’on migre vers les énergies renouvelables et qu’on essaie d’utiliser de moins en moins les énergies fossiles. Cela ne concerne pas qu’une catégorie de la société. Ça concerne tout le monde. Il va falloir qu’on s’active et qu’on fasse une marche commune », a-t-il exhorté.

Selon ces activistes de l’environnement, les effets du réchauffement climatique affectent aujourd’hui plusieurs millions de personnes. « Si nous n’entamons pas maintenant une transition rapide et équitable vers une énergie 100% renouvelable pour tous, l’injustice de la crise climatique ne fera que s’accentuer. Nous devons prendre des mesures immédiates pour stopper l’utilisation des combustibles fossiles et garder une révolution énergétique rapide centrée sur l’équité, la justice, le dédommagement et la justice climatique ».

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622919225 / 666919225

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Axe Conakry-Faranah : un véritable casse-tête chinois pour les usagers

25 septembre 2019 à 10 10 31 09319

Dire que les routes de la Guinée sont en mauvais état est un secret de polichinelle. Que ce soit à Conakry ou à l’intérieur du pays, les plaintes de nos compatriotes se multiplient. Le tronçon qui symbolise le mieux le calvaire des citoyens est celui qui lie la capitale guinéenne à la ville de Faranah, en passant par Kindia et Mamou. Emprunter ce chemin relève du parcours du combattant, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Parmi les axes les plus difficiles actuellement à pratiquer dans notre pays, figurent les tronçons Conakry-Kindia, pour une distance de 135 km, et Mamou-Faranah, d’une longueur de 185 km. Ce mauvais état de la route, ajouté à l’indiscipline des chauffeurs et à l’indifférence des agents de la route, complique sérieusement les déplacements à l’intérieur du pays.

Nos compatriotes ont vécu un l’enfer dans la journée du samedi, 21 septembre 2019, quand les embouteillages ont bloqué des centaines voire des milliers de passagers sur le tronçon Conakry-Kindia, durant presque toute la journée. De Kàka à Mambia, presque sans interruption, les véhicules étaient alignés sur plusieurs kilomètres, donnant du fil à retordre aux passagers et surtout aux femmes, enfants, personnes âgées et aux malades.

Les chauffeurs, plus que jamais indisciplinés, sur une route parsemée de nids d’éléphants, ont fait souffrir les usagers de la route, chacun voulant se frayer du chemin le premier avant de se retrouver nez-à-nez avec ceux qui viennent en sens inverse.

C’est le même triste constat qui se dégage sur la route Mamou-Faranah. Les citoyens qui empruntent ce chemin vivent le même calvaire. De nombreux points critiques sont perceptibles sur les lieux, surtout au niveau de la sous-préfecture d’Alassoyah, à 15 km du chef lieu. A ce niveau, les camions sont purement et simplement bloqués faute de passage. Les poids légers et les voitures traversent à leur risque et péril.

Pour Bernard Ouendeno, directeur d’école à Kissidougou, trouvé sur place par un reporter de Guineematin, l’indiscipline des chauffeurs et le mauvais état de la route ont fait perdre du temps aux passagers pour plus de 9 heures.

« Nous sommes arrivés ici à depuis 7h du matin ce samedi en compagnie de mon père de retour de la Mecque. Mais jusqu’ici, il est 15 heures, nous sommes bloqués là par la faute de deux chauffeurs qui se sont disputés le passage, chacun voulant traverser le 1er ce point critique. Et voilà, le camion remorque a fait tomber son conteneur et notre bus qui suivait s’est embourbé. C’est vraiment difficile », a t-expliqué.

Notre interlocuteur a invité les autorités à faire face aux préoccupations des guinéens que de nouvelle Constitution qui est tout sauf opportune. « Au lieu de nous emmerder par ces histoires de Constitution, nous demandons au gouvernement de réparer d’abord les routes. Le reste on le verra. Mais, regardez combien de fois les populations souffrent. Les passagers sont livrés à eux-mêmes, les marchandises sont bloquées. C’est généralement ce qui crée la flambée des produits sur le marché et aggrave la pauvreté des ménages. Et plusieurs axes du pays sont dans cette situation. C’est vraiment regrettable. Nos populations ne méritent pas cela et je demande aux responsables des travaux publics de se réveiller. La vie ne s’arrête pas qu’à Conakry, même si par là-bas aussi, c’est du colmatage et certains quartiers sont presqu’inaccessibles actuellement ».

Mais ce n’est pas tout. Sur le pont de la Kaba, un fleuve situé entre Ourékaba et Maréla (la limite entre les préfectures de Mamou et Faranah), c’est un autre calvaire qui guette les usagers de la route. Heureusement qu’à ce niveau, les travaux d’entretien ont débuté et la circulation est maintenue. Ce qui profite malgré tout à des chauffards n’hésitant pas à bloquer la chaussée sous le moindre prétexte.

En région forestière, pour accéder à des préfectures comme Yomou, qui abrite les installations de la SOGUIPAH (Société Guinéenne de Palmier à Huile), il faut une grande dose de courage et de patience. L’impraticabilité de la route est connue de tout le monde. Mais le mal dans tout cela, c’est le retard injustifié dans le démarrage des projets de reconstruction de certains tronçons comme celui de Gueckédou-Kondembadou, dont l’accord de financement a été approuvé par le parlement depuis deux ans.

Depuis Kissidougou, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Tronçon Conakry-Télimélé : en grève, des chauffeurs de camion dénoncent leurs chefs de ligne

24 septembre 2019 à 10 10 55 09559

Les chauffeurs de camion de la ligne Conakry-Télimélé, qui du reste est en mauvais état, sont en grève depuis une semaine. Ils dénoncent la cherté des taxes que réclament leurs chefs de ligne à la gare routière de Madina, qu’ils accusent de percevoir la somme de 530 mille francs guinéens sur chaque camion qui sort des lieux, a appris Guineematin.com auprès d’un conducteur.

Les chauffeurs de camion de la ligne Conakry-Télimélé se plaignent actuellement de leur situation, au point de décider d’aller en grève. Au delà du mauvais état de cette route, nettement dégradée, le pont Forko est aujourd’hui en piteux état.

Une source proche du dossier, qui a préféré garder l’anonymat, soutient que les camions ne parviennent presque plus à passer sur ce pont. La conséquence en est une augmentation des frais de transport des marchandises entre Conakry et Télimélé. Une hausse rejetée par les commerçants. « Ces derniers mois, nous sommes confrontés à d’énormes problèmes en cours de route. Si rien n’est fait, les camions et autres engins roulants vont cesser de pratiquer ce tronçon. La route est boueuse et aujourd’hui le pont est coupé. La semaine dernière, plus de 10 camions remplis de marchandises étaient bloqués au niveau de ce pont. Ensuite, il nous a été dit que les gens pouvaient rebrousser chemin pour passer au niveau de Gomba via Sangaréyah. Là aussi, on a du mal à passer puisque ce sont des pistes rurales. C’est ainsi que nous les transporteurs avons décidé d’augmenter les frais de transport des marchandises. Avant, la tonne par marchandises était à 300 mille FG, soit 9 mille FG par carton (20 à 25 kilogrammes). Nous avons décidé de transporter à présent à 12 mille FG par carton. Ce qui fait que la tonne passe à 350 mille FG. Mais après une semaine, les commerçants ont dit ne pas pouvoir tenir ce prix et nous aussi nous leur avons dit qu’ils ont raison. Pour les commerçants, c’était trop. Donc, nous nous sommes rabattus sur nos chefs de lignes ici à Conakry. Nous leur avons dit de revoir à la baisse ce que nous payons en passant de 530 mille à 250 mille FG. Mais, ils ont dit niet. Ils disent qu’ils ne diminuent aucun franc », a expliqué notre interlocuteur.

Devant le refus des chefs de ligne de Conakry, les transporteurs ont décidé d’aller en grève. « Puisque les chefs de ligne de Télimélé ici à Conakry n’ont pas accepté de revoir ce montant à la baisse, ils disent que si on veut, on accepte ce montant, si on veut on laisse tomber, mais qu’ils ne diminueront rien sur ce montant, nous avons alors décidé d’aller en grève. Il y a une semaine maintenant que les camions ne vont pas à Télimélé et ne quittent pas Télimélé pour Conakry. Tout cela, à cause de deux personnes. Il s’agit de Mamadou Oury Diallo, qui est le Chef de ligne, et son adjoint du nom de Mamadou Korka Diallo. Ce sont ces deux personnes qui refusent de revoir ce montant de 530 mille FG à la baisse », a-t-il dénoncé.

Selon nos informations, les chauffeurs des camions de la ligne Conakry-Télimélé ont décidé de saisir le président de l’association des ressortissants de Télimélé à Conakry pour qu’une solution soit trouvée.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Projet Souapiti : l’union des sinistrés dénonce un désastre et interpelle Alpha Condé

23 septembre 2019 à 18 06 22 09229

L’Union pour la Défense des Sinistrés de Souapiti (UDSS) était une nouvelle fois devant la presse ce lundi, 21 septembre 2019, à Conakry. C’était pour parler des conséquences de la fermeture de la vanne du barrage hydroélectrique de Souapiti sur les populations riveraines. Cette association regroupant des personnes impactées par le projet a dépeint une situation désastreuse et interpellé l’attention du président Alpha Condé, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Me Oumar Aïssata Camara, huissier de justice et porte-parole l’UDSS

« La population riveraine du barrage hydroélectrique de Souapiti est aujourd’hui une population toujours désœuvrée, c’est une population en état de désespoir, dans la mesure où les autorités du barrage hydroélectrique ont préféré fermer la vanne alors qu’il y a une partie de cette population qui n’a non seulement pas été recensée, mais il y a d’autres qui ont été recensés, mais pas encore réinstallés sur les nouveaux sites. Aujourd’hui, les villages qui ont été recensés mais qui n’ont pas été installés encore sont en train d’être inondés à tel point que personne ne veut rester dans ces villages.

Maintenant, les gens ont pris leurs colis, tout le monde a quitté les villages, quelques-uns seulement y restent jusqu’à présent. Et, ces gens sont sans abris aujourd’hui. Il n’y a aucune maison construite pour eux pour qu’ils puissent aller y rester. Il n’y a non plus pas eu d’indemnisation, ni de dédommagement. Et, on a tout fait, mais les autorités refusent d’entendre ce qui se passe dans ces localités. Ils ont tout simplement préféré faire fermer la vanne du barrage quelles que soient les conséquences », a dénoncé Me Oumar Aïssata Camara, huissier de justice et porte-parole l’UDSS.

Ce membre l’Union pour la Défense des Sinistrés de Souapiti (UDSS) rappelle que le projet avait prévu de prendre en charge toutes les personnes impactées par la construction du barrage hydroélectrique de Souapiti. Mais, dit-il, au regard de ce qui se passe sur le terrain, les autorités guinéennes semblent fouler au sol tout ce qui est prévu par le projet en termes de prise en charge des sinistrés. « Il est prévu que pour déplacer une population d’un point A à un point B pour une cause d’utilité publique, c’est normal, c’est logique ; mais, qu’on réinstalle l’intéressé sur de nouveaux sites qui vont être construits conformément aux règles de l’art ou d’ailleurs plus que ce qu’il avait précédemment.

Malheureusement, rien n’est fait. Quand on prend un cultivateur, on l’envoie à un endroit où il n’a absolument rien à faire, il n’y a plus d’espaces agricoles pour l’intéressé, ça devient compliqué. On pouvait comprendre pour des sites qui ont des maisons, mais aujourd’hui ils ne veulent même plus construire. On ne peut pas comprendre qu’un projet de la carrure de Souapiti soit fait sans que les populations impactées ne soient réinstallées. Et, même ceux qui ont été réinstallés se lamentent, les gens traversent des situations inhumaines. 12 355 personnes ont été déplacées, le projet a préféré leur envoyer des sacs de riz (un sac de riz par trois mois et par ménage) au lieu de leur créer des conditions pouvant leur permettre de se prendre elles-mêmes en charge », a-t-il fustigé, précisant que sur les 16 sites déguerpis, il n’y a que 5 seulement qui ont été réinstallés, les autres sont abandonnés à eux-mêmes.

Ces citoyens impactés par le projet Souapiti disent ne plus avoir confiance au ministre de l’énergie, Cheick Taliby Sylla, qu’ils accusent de fermer les yeux sur la triste situation des sinistrés. C’est pourquoi, ils interpellent personnellement le président de la République. « L’appel que nous avons à lancer, c’est à l’endroit de toutes autorités nationales, voire internationales, de venir en aide à nos parents qui sont en train de sombrer. Les gens ont tellement souffert qu’ils sont aux abois. Que les gens nous viennent en aide.

On attire l’attention du président de la République sur ce qui est en train de nous arriver. Il faut que le président de la République prenne ses responsabilités. Le ministre Cheick Taliby, lui, connait pertinemment la situation. Le lundi dernier, il était sur le terrain, il a préféré visiter une partie du terrain abandonnant l’autre partie. Alors qu’il sait pertinemment que plusieurs villages sont concernés. Donc, on ne peut pas compter sur un ministre comme lui », a dit le porte-parole l’UDSS, Me Oumar Aïssata Camara.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : des acteurs de la société civile à l’école des « techniques de plaidoyer pour l’environnement de la zone côtière »

23 septembre 2019 à 15 03 00 09009

« Mettre à la disposition des OSC et des Journalistes de la presse publique et privée, tous médias confondus, un recueil électronique (clé USB) complet des outils de gestion de l’environnement en vigueur en Guinée, et partager avec ces acteurs clés les contenus de ces outils, puis sur la base de l’état des lieux en matière d’application des ces outils à l’échelle nationale, d’échanger sur l’effort à consentir et les démarches nécessaires impliquant toutes les parties prenantes pour une meilleure prise en compte des impacts environnementaux potentiels des projets d’infrastructures, notamment le respect de la hiérarchie d’atténuation des impacts et la conformité obligatoire au cadre législatif et réglementaire national et aux engagements internationaux de la Guinée… ». Tel est l’objectif du présent atelier de 2 jours qui se tient depuis ce matin à Conakry.

Mamadou DIAWARA, Directeur de l’ONG Guinée écologie

Il s’agit d’outiller ces acteurs sur les techniques de communication, dont le plaidoyer et le lobbying en vue de la protection du littoral Guinéen en général, et les trois espèces concernées que sont, les tortues marines, les herbiers marins et la mangrove., a précisé le Directeur de l’ONG Guinée écologie, Mamdou DIAWARA. L’initiative de la « plate forme des acteurs de la société civile et des médias, pour rappel est accompagnée par techniquement et financièrement par le PRCM, partenariat régional pour la conservation de la zone marine et côtière en Afrique de l’Ouest et la fondation MAWA.

Ahmed Senhoury, Coordinateur du PRCM

Justement, le Coordinateur du PRCM était présent à ces échanges. Pour M. Ahmed Senhoury, il s’agit « d’impliquer la société civile et les médias qui sont incontournables dans la protection de l’environnement en général et du littoral en particulier. Il faut je pense compléter les actions des Etats par les actions de la société civile, afin que la préoccupation environnementale qui ne divise pas, mais qui rassemble tout le monde puisque chacun de nous subit la dégradation, et que c’est ensemble que les défis environnementaux seront résolus ». Il a par la suite réitéré l’engagement de son institution à accompagner ces initiatives pour le bien des générations présentes et futures.

Poursuivant, le facilitateur de la rencontre, Pr Mamadou Saliou DIALLO, dira que ‘’le changement de comportements n’est pas que destiné aux autorités comme le pensent souvent, mais quelle est la place des citoyens? Il faut se poser cette question ‘’. Il poursuit en souhaitant un engagement ‘’ferme et engagé’ des acteurs que sont les participants, car pour lui, ‘’on ne peut changer les choses avec des sourires, parfois il faut des visages fermés et même des points…’’ a-t-il poursuivi.

En ce qui concerne les outils de communication dont il est question, il a mentionné les cycles du plaidoyer, « l’identification du problème, la recherche et l’analyse, la planification, ensuite les actions à déployer et enfin le suivi et l’évaluation ». Des actions qui, faut il le préciser ne pourraient connaitre un « succès » sans l’implication des médias. Ces derniers, sont invités à une mission, pour « informer les gens au sujet d’un problème, d’identifier les personnes en position de responsabilité, et de suggérer des solutions à ceux qui ont le pouvoir de changer la situation. Cela à travers des reportages, interviews et autres magazines, en vue d’influencer sur les habitudes et les comportements.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Kindia-Télimélé : une route périlleuse qui sera bientôt coupée

22 septembre 2019 à 22 10 53 09539

Longue de 135 kilomètres, la route nationale (habituelle) Kindia-Télimélé est quasiment impraticable en cette période hivernale. A cause de sa dégradation très poussée, cette route est devenue un véritable supplice pour les usagers. Malheureusement, le pire reste à venir. Car, dans quelques jours, avec la mise en eau du barrage hydroélectrique de Souapiti, cette voie va être coupée à partir du pont de Konkouré. Et, sur 50 kilomètres, cette route sera dans l’eau, a appris l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kindia.

Sevrée de travaux d’entretien, la route nationale Kindia-Télimélé est actuellement très dégradée. En plus des ponts en mauvais état, des flaques d’eau, de la boue, de gros fossés, sont visibles çà et là sur cette voie qui n’a jamais connu de bitume.

Voyager sur cet axe routier relève d’un parcours de combattant. A bord d’un taxi-brousse qui quitte Kindia, les plus chanceux font au moins huit heures (8 H) pour rallier la ville de Télimélé.

Maître Moussa Sylla (Lacident), le chef de ligne de la gare routière de Télimélé à Kindia

« La route de Télimélé est devenue un véritable problème pour nous. Quand tu quittes ici (Kindia), il faut toute une journée pour arriver à Télimélé. Le passage est extrêmement difficile au niveau du pont Forko. Après l’effondrement de ce pont, ce sont les chauffeurs et le syndicat qui ont cotisé de l’argent, six millions de francs de guinéens, pour aménager une déviation de fortune. Quand il pleut un peu seulement, l’eau de la rivière monte. Et, quand cette eau monte, les véhicules ne peuvent pas traverser. On est obligé de garer et attendre que le niveau d’eau baisse pour qu’on puisse traverser… la route est aussi en piteux état dans la sous-préfecture de Bangouyah », a expliqué Maître Moussa Sylla (Lacident), le chef de ligne de la gare routière de Télimélé à Kindia.

Pour les usagers qui quittent Kindia pour Télimélé, le calvaire commence à Pastoria, à la sortie de la ville de Kindia. Il se poursuit jusqu’au pont de Forko, en passant par Contémodouyah.

Au niveau du pont de Forko (situé à 15 kilomètres du centre-ville de Kindia), le spectacle est désolant. Cet ouvrage de franchissement, autrefois en dur, s’est effondré depuis quelques mois. Et, en lieu et place de la plaque de béton, ce sont des troncs de palmiers qui favorisent la traversée pour les petits véhicules, les motos et les piétons. Ce pont de fortune est géré par un groupe de jeunes qui fait payer la traversée à 5 000 francs (pour les motos) et 20 000 francs guinéens (pour les véhicules).

Mamadou Malifa Bah, un des jeunes qui gère le pont en bois de Forko

« On est là pour gérer ce pont en bois. Parce que ça fait trois mois depuis que le pont qui était là s’est effondré. Mais, le gouvernement n’a rien fait pour soulager les gens. Ce sont les chauffeurs qui se sont arrangés pour réaliser ce pont de fortune et la petite déviation qui est là… Pour traverser ce pont, il faut 5 000 francs par moto et 20 000 francs par véhicule. On est là pour soulager les gens. Parce que si ce pont n’était pas là, les gens allaient beaucoup souffrir. Actuellement, quand on voit un camion à Kambanyah, on l’applaudit très fort. Parce que les gens souffre là-bas à cause de la rareté des denrées alimentaires comme le riz, l’huile de palme », a indiqué Mamadou Malifa Bah, un des jeunes qui gère le pont en bois de Forko.

Seulement, débourser de l’argent pour avoir accès à ce pont de fortune n’est rien comparé au risque de la traverser. Les séances de patinage des engins sont fréquentes. Et, les risques d’effondrement dudit pont sont évidents.

Arrivés au niveau de cet ouvrage de franchissement, les passagers descendent des véhicules et traversent le pont à pied. Seuls les chauffeurs traversent ce pont à bord des véhicules. Ceci, pour surement éviter un drame de masse, en cas d’affaissement de cet ouvrage de fortune.

Mais, sur cette route périlleuse de Télimélé, le pire serait de tomber en panne. Aucun point de dépannage n’est visible sur ce tracé qui existe depuis plusieurs dizaines d’années. Par contre, les crevaisons de pneus y sont fréquentes et ceux qui tombent en panne technique souffrent le martyr avant d’obtenir le salut dans les mains d’un bon samaritain.

Seulement, en plus de la dégradation très poussée qu’elle connait actuellement, la route nationale Kindia-Télimélé est menacée par la montée des eaux du barrage de Souapiti.

« Dans quelques jours, la route habituelle qui relie Télimélé à Kindia va être coupée à partir du pont de Konkouré. Et, sur 50 kilomètres, cette route sera dans l’eau », a prévenu le ministre de l’Energie, Dr. Cheick Taliby Sylla, lors d’une tournée de prise de contact, en début de cette semaine, avec les populations impactées par la construction du barrage de Souapiti.

Déjà un nouveau tracé, qui part de Siraforêt (Kindia) à Kambayah (Télimélé), a été identifié. Cette « nouvelle route » est encore en chantier, avec des ponts inachevés. Mais, selon Moussa Doussou Bérété, chef-service piste et accès du projet Souapiti, cette voie est déjà opérationnelle.

« Cette route a déjà été mise à la disposition des populations. Ceci, pour éviter qu’elles soient confrontées à la montée des eaux sur l’ancienne route. On est en train de voir comment améliorer l’état de cette route (la nouvelle) ; mais, pour éviter que les gens ne soient complètement enclavés, il faut ouvrir les alternatives qui ont été proposées. C’est-à-dire, quand vous prenez à l’Est, vous venez jusqu’à Siraforêt, vous entrez par là pour venir jusqu’à Kambayah. Ça, c’est pour les gens qui veulent quitter Kindia pour Télimélé (ou inversement). Maintenant, pour ceux qui veulent quitter Télimélé pour aller directement à Conakry (ou inversement), on leur a ouvert la route de Souapiti qui était fermée à la circulation à cause des travaux sur ce barrage », a indiqué Moussa Doussou Bérété.

Cependant, si la nouvelle route Kindia-Télimélé permet d’éviter un isolement de cette dernière préfecture du reste de la Guinée, il convient de souligner qu’elle est loin d’être un soulagement pour les usagers. Car, selon les quelques rares chauffeurs qui s’y sont aventurés, cette route est aussi périlleuse que l’ancienne qui sera bientôt inondée.

De Kindia, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Souapiti met Bagueya dans le désarroi : « On a peur d’être noyé ici ; mais, on ne sait pas où aller »

21 septembre 2019 à 21 09 47 09479

Situé à 25 kilomètres de la commune urbaine de Kindia (sur la route nationale Kindia-Télimélé), le district de Bagueya est l’une des zones impactées par le projet de construction du barrage hydroélectrique de Souapiti. Les habitants de ce district qui se trouve menacé par la montée des eaux sur le fleuve Konkouré sont sommés de quitter leurs terres qui seront bientôt inondées. Malheureusement, aucun bâtiment n’a encore été construit pour eux sur le site qui devrait les recevoir à Modiyah. Une situation à la fois inquiétante et embarrassante pour ces populations qui ne savent plus à quel saint se vouer, rapportent les envoyés spéciaux de Guineematin.com sur les lieux.

Les habitants de Bagueya vivent essentiellement de l’agriculture. Mais, aujourd’hui, ils sont sommés de quitter leurs terres. Pour cause, la construction du barrage hydroélectrique de Souapiti. Le district de Bagueya ferait partie de la longue liste des zones qui seront inondées par les eaux de ce gigantesque ouvrage dont la mise en eau est intervenue le 26 août dernier. Seulement, pendant que les populations de certaines localités impactées par le projet Souapiti se plaignent de l’insuffisance des maisons et du manque d’espace dans leurs sites de recasement, celles de Bagueya scrutent encore les terrains vides de Modiyah où elles devraient être réinstallées.

Rencontré par l’équipe de journalistes de Guineematin.com qui s’est rendue hier, vendredi 20 septembre 2019, à Bagueya, Mamadouba Camara, le président dudit district, a exprimé les inquiétudes de ses administrés.

Mamadouba Camara, président dudit district

« Les chinois sont venus nous trouver ici à cause de la construction du barrage de souapiti. Ils ont recensé nos plantes et nos maisons. Ils nous ont dit qu’on ne doit pas rester ici… Nous leur avons montré un lieu où nous allons déménager. Ils sont allés faire le lotissement et réaliser deux forages. C’est là qu’ils ont arrêté les travaux, en nous disant qu’ils ont du boulot à faire derrière la montagne. Sans nous dire où ils allaient, ils ont quitté Modiyah. Depuis qu’ils sont partis, ils ne sont plus revenus. Quand on les appelle, ils disent que la pluie empêche les travaux de construction… On nous dit toujours qu’on doit quitter Bagueya ; mais, rien n’est encore fait pour nous à Modiyah. Nous sommes très inquiets pour ça », a expliqué Mamadouba Camara.

Selon les habitants de Bagueya, à part le recensement, rien n’est fait encore par le projet Souapiti, dans le cadre de leur dédommagement et de leur recasement à Modiyah.

Soryba Camara, citoyen de Bagueya

« Depuis le recensement, nous n’avons rien vu d’abord ! Nous demandons au gouvernement de nous venir en aide ; sinon, on ne sait pas comment vivre. Comme c’est un intérêt du peuple, on ne peut pas refuser de déménager. Mais, nous avons des difficultés. On doit quitter Bagueya pour Modiya ; mais, rien n’est fait là-bas. Même une case n’a été construite pour nous d’abord. On apprend que l’eau est en train de monter de l’autre côté. On a peur d’être noyé ici ; mais, on ne sait pas où aller. En plus, nous avons appris que les maisons qu’ils ont construites ailleurs, comme à Kinfayah, ne sont pas du tout convaincantes. Ce sont des maisons avec des petites chambres où on ne peut même pas placer un lit, à plus forte raison une armoire. C’est vraiment inquiétant », s’est plaint Soryba Camara, citoyen de Bagueya.

Visiblement, la préoccupation est grande. Et, à l’absence d’interlocuteur, les habitants de Bagueya sont dans le désarroi. Ils attendent chaque jour d’être déguerpis pour un terrain qui n’a pas été mis en valeur à Modiyah. Avec la peur d’avoir les pieds dans l’eau, Karamoko Naby, le premier imam de Bagueya, émet des réserves sur les promesses qui leur ont été faites. Ce guide spirituel s’interroge aussi sur la qualité des bâtiments qui leur seront construits à Modiyah pour leur réinstallation.

Karamoko Naby, premier imam de Bagueya

« Ils font croire qu’ils construisent de belles maisons. Mais, aux dernières nouvelles, les chambres de ces maisons sont restreintes. Et puis, le nombre de maisons qu’ils ont recensées, ce n’est pas ce nombre qu’ils construisent pour toi. Par exemple, si tu as cinq maisons en banco, ils te donnent trois ou deux maisons en dur. C’est inquiétant pour quelqu’un qui a une grande famille. En plus, les plantes qui ont été recensées, c’est eux qui savent le nombre. Nous, on n’a aucune connaissance du nombre d’arbres qu’ils ont pris en compte. On se demande aussi si ce sont les guinéens qui viendront construire nos maisons et rembourser nos plantes. Car, si ce ne sont pas les chinois, nous allons perdre. On est tous des guinéens. Et, on sait que le guinéen aime tromper son frère », a indiqué le premier imam de Bagueya.

Selon Amara Camara, le directeur général du projet Souapiti, le programme d’action de réinstallation comporte six (6) programmes avec 23 mesures. Et, ça va du choix des sites de recasement jusqu’à l’indemnisation. « Tout sera indemnisé. Tout ce qui entre dans leur patrimoine, que ça soit les arbres fruitiers, les poulaillers, les cuisines, tout sera indemnisé. Il n’y a pas de dilemme en la matière », a indiqué Amara Camara, lors d’une tournée de prise de contact du ministre de l’Energie, Cheick Taliby Sylla, avec les populations impactées par le projet de Souapiti.

Nous y reviendrons !

De retour de Bagueya, Mamadou Baïlo Keïta et M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Kankan : plus de 100 hectares de champs de riz inondés à Sabadou Baranama (avec vidéo)

19 septembre 2019 à 19 07 57 09579

Alors que les citoyens de la commune urbaine de Kankan se plaignent de la rareté de la pluie en cette saison hivernale, les habitants d’autres localités de la préfecture connaissent tout le contraire. C’est le cas de ceux de la sous-préfecture de à Sabadou Baranama située à 75 kilomètres de la ville de Kankan. Ces derniers enregistrent d’importants dégâts causés par la pluie, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Selon Kerfala Kourouma, l’un des sinistrés, c’est la crue d’une rivière située non loin des champs agricoles qui a provoqué ces inondations. Une crue qui fait suite aux fortes pluies enregistrées sur place. Aujourd’hui, les sinistrés sont partagés entre désolation et inquiétude. « C’est cette rivière que vous voyez-là qui est à la base de nos souffrances ici. L’eau a envahi plus de 100 hectares de champs de riz, je n’ai plus d’espoir de pouvoir récupérer ce que j’ai semé », a déclaré Kerfala Kourouma.

Selon lui, ce n’est pas la première fois que l’agriculture, principale activité des habitants de Sabadou Baranama, est affectée par des inondations. Mais, cette année a été particulière en termes de dégâts. « En 2017, on a été victime d’inondations, en 2018 également ce fut la même chose. Mais, cette année a été pire que les deux ans passés. Je ne peux pas chiffrer les pertes parce que c’est plusieurs personnes qui ont été victimes. Mais, c’est quand même beaucoup de millions de francs guinéens qui sont perdus ici », a dit cet agriculteur qui appelle l’Etat à aider les victimes.

A noter par ailleurs que Sabadou Baranama, zone agricole par excellence, est une localité difficilement accessible. A cause du mauvais état de la route, les paysans ont souvent du mal à acheminer leurs produits dans la ville de Kankan pour les commercialiser.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Recrutement pour le compte du ministère de l’environnement : le concours reporté

19 septembre 2019 à 10 10 52 09529
Billy Nankouman Doumbouya, ministre de la Fonction Publique

Initialement prévu en fin de semaine, le concours de recrutement de 1500 conservateurs de la nature pour le compte du ministère de l’environnement a été reporté à une date ultérieure. L’annonce a été faite par le ministère en charge en fonction publique, a appris Guineematin.com à travers un communiqué du département.

« Le Ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration informe l’ensemble des candidats au concours de recrutement direct de 1.500 conservateurs de la nature pour le compte du Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts session 2019 du report à une date ultérieure de l’examen. Une nouvelle date fera l’objet d’un autre communiqué », indiqué le communiqué.

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Barrage de Souapiti : le ministre Taliby Sylla à la rencontre des populations impactées

18 septembre 2019 à 13 01 29 09299

Soucieux du bien-être et du devenir des populations impactées par le projet de construction du barrage hydroélectrique de Souapiti, le ministre de l’énergie, Dr Cheick Taliby Sylla, a effectué les 16 et 17 septembre 2019, une visite de terrain dans la région administrative de Kindia. Une visite qui l’a conduit sur les sites de recasement de Kinfayah, Kondonbofou et Madina Kagneguiri.

En compagnie d’une forte délégation, Cheick Taliby Sylla est allé rassurer ces populations qui ont quitté leurs terres au nom de l’intérêt national, de l’engagement du gouvernement guinéen à les accompagner pour leur permettre de « revivre », a constaté Guineematin.com à travers ses envoyés spéciaux sur place.

Cette visite de terrain a commencé par le secteur Tenguemadi, dans le district de Tatagui, où se trouvent certains déplacés des villages de Maléyah et Yinguissa, dans la sous-préfecture de Bangouyah. Et, c’est par des chants que le ministre de l’énergie et sa suite ont été accueillis dans cette localité qui relève de la préfecture de Kindia.

Arafan Mamadou Camara, président du district de Tatagui

Au nom de ses citoyens, Arafan Mamadou Camara, le président du district de Tatagui, a exprimé une immense joie de voir le ministre Cheick Taliby Sylla dans leur localité. « C’est une grande joie pour nous de voir Cheick Taliby ici. Parce que c’est lui qui a donné 46 motos aux chefs de quartiers et de districts. On sait aussi qu’il a envoyé d’autres à la Mecque… Mais, on vous demande de construire de maisons pour nous. Car, vous avez vu celles que nous avons actuellement, ce sont des cabarets. Des étrangers sont venus chez nous, mais il n’y a pas de place… », a dit Arafan Mamadou Camara.

Fodé Camara, porte-parole des déplacés de Yinguissa et Maléyah

Pour sa part, Fodé Camara, le porte-parole des déplacés de Yinguissa et Maléyah, est revenu sur l’attention qu’ils ont bénéficié depuis leur arrivée à Tatagui. « Quand nous sommes venus ici, les gens nous ont accueillis et montré des terres. Ils nous ont dit que sur ces terres, nous avons où construire des maisons, faire l’agriculture et l’élevage. Et puis, tous les habitants des villages environnants sont venus nous saluer et nous souhaiter la bienvenue », a confié Fodé Camara.

Dans un message de cohabitation pacifique et d’acceptation mutuelle, le ministre Cheick Taliby Sylla a appelé les populations accueillantes et celles venues de Maléyah et Yinguissa à vivre dans la fraternité. Et, de faire de leurs différences une force motrice pour le développement de Tatagui. Car, explique le ministre de l’énergie, le projet Souapiti est une bénédiction pour Tatagui.

« Le projet Souapiti va vous construire une mosquée, une école. Vous aurez une adduction d’eau… Si le projet ne le fait pas, je le ferai pour vous », a promis Cheick Taliby Sylla avant de prendre congé de ses hôtes.

Après Tatagui, le ministre de l’énergie, accompagné de Amara Camara (le directeur général du projet Souapiti), de Zhang Ru Jun, (le PDG de CWE, partenaire technique et financier du projet Souapiti et des autorités préfectorales de Kindia entre autres, a mis le cap sur Kinfayah, dans la commune rurale de Bangouyah. Cette étape a permis à la délégation de traverser les localités de Fodéyah, Kirita, Boutouhoulou et Bhoundou Bantan (où se trouve le pont Somakha).

Compte tenu de la dégradation avancée de cet ouvrage (situé à 22 kilomètres de la ville de Kindia, sur la nouvelle route Kindia-Télimélé), le ministre de l’énergie a instruit au projet Souapiti de dégager complètement ce pont et de construire un nouveau à sa place.

Tout au long du trajet qui a mené sa délégation à Kinfayah, Dr Cheick Taliby Sylla a scruté soigneusement cette nouvelle tracée qui sera, dans un futur proche, la seule route qui reliera Kindia à Télimélé. Car, selon les informations, l’ancienne route sera bientôt inondée par les eaux.

A Kinfayah où sont recasés des déplacés de Konkouré et Tènè entre autres, les populations étaient grandement mobilisées pour accueillir le ministre et sa suite. Et, c’est dans le nouveau marché, construit par le projet Souapiti que la délégation conduite par le ministre a été reçue.

Dr Lansana Camara, porte-parole des populations déplacées à Kinfayah

Dans son allocution de bienvenue, Dr Lansana Camara, le porte-parole des populations déplacées à Kinfayah, a exprimé à la fois un sentiment de joie et de tristesse par rapport à leur situation actuelle. « Nous, populations concernées par le déplacement involontaire, sommes très heureuses ; mais, aussi tristes pour ce qui nous arrive. Nous sommes heureux, car votre visite nous rassure que vous êtes garants de ce à quoi nous sommes soumis. Nous sommes aussi heureuses pour être porteuses des atteintes aux droits de propriété nécessités par l’intérêt général…

Nous reconnaissons les efforts du projet Souapiti, qui est conscient des problèmes et cherche à minimiser les méfaits de la réinstallation involontaire. Il recherche à procurer les populations déplacées de moyens d’existence et améliorer nos conditions d’existence… A court terme, nous souhaiterions que le projet revisite la cité pour s’assurer que toutes les maisons ont été construites. Et, que chacun soit informé du nombre d’arbres recensés à son compte (parce qu’ils ne connaissent pas) ; la mise à disposition des écoles (primaire et collège) et du poste de santé, pour leur ouverture immédiate.

Nous souhaiterions aussi que vous assuriez la prise en charge des fournitures et tenues scolaires pour les élèves, parce que cette année nous n’avons pas eu le temps de cultiver ; faire intervenir les produits PAM, pour nourrir les élèves pour les trois prochaines années…Nous sommes tristes, parce que nous avons laissé les tombes de nos parents et ancêtres qui seront désormais ensevelies sous l’eau. La séparation voire la dislocation de certaines familles… En conclusion, la communauté ici présente, fidèle à ses valeurs cardinales d’honneur, s’engage à sauvegarder jalousement ce qui est mis à sa disposition », a indiqué Dr Lansana Camara.

Tout en remerciant les populations de Kinfayah pour leur accueil, le ministre Cheick Taliby Sylla a dit avoir pris bonne note des demandes et préoccupations qui ont été formulées. « L’école qui a été construite sera ouverte pour que vos enfants puissent étudier. Mais, vous allez attendre un peu pour le poste de santé. Le temps qu’il soit équipé et que des agents de santé y soient affectés… S’il y a ici des maisons inachevées ou des maisons qui ne vous plaisent pas, dites-le au projet. Ce dernier va dire à la société qui a fait la construction de venir terminer le travail… Je demande à monsieur Camara (le directeur du projet Souapiti) de construire ici une maison des jeunes et de finir le terrain de foot… », a dit Cheick Taliby Sylla, sous les applaudissements nourris de l’assistance.

De Kinfayah, le ministre de l’énergie et sa suite se sont rendus dans la sous-préfecture de Sinta (préfecture de Télimélé) où ils ont été reçus à Kaïlondji. En parcourant la distance qui relie Kinfayah et Sinta, la délégation conduite par Cheick Taliby Sylla a eu à visiter le pont de Konkouré (373 mètres de long) et celui de Kondonbofou, tous en chantier.

Au niveau de ce dernier pont, la délégation a emprunté le bac pour traverser le fleuve et rallier Kaïlondji, où une grande réception lui a été accordée. « Avec la montée de l’eau au niveau du barrage Souapiti, la route (l’ancienne) sera bientôt inondée… Mais, quand on finit ce pont (Kondonbofou), il y aura une nouvelle route entre Sinta (préfecture de Télimélé) et Siraforêt (commune urbaine de Kindia). Télimélé a beaucoup souffert du problème de route. Mais désormais, Dieu a béni Télimélé en lui offrant deux routes. Une qui aboutit à Kindia et une autre qui mène à Conakry via Souapiti et la préfecture de Dubréka… Donc, nous sommes ici aujourd’hui pour voir le travail qui est en train d’être fait sur le terrain et écouter les populations », a dit le ministre Cheick Taliby Sylla.

Après Sinta, la délégation a mis le cap sur la sous-préfecture de Kollet, pour rencontrer les quelques familles qui refusent encore de quitter le site de Konkouré. Devant le ministre Cheick Taliby Sylla, les familles ont émis le souhait d’être indemnisées en numéraires. « Nous voulons quitter, mais nous demandons une indemnisation. Evaluez tout ce qu’on a et donnez-nous l’argent qui équivaudra à nos biens. Nous choisirons nous-mêmes l’endroit où nous nous établirons. Car, là où vous nous dites d’aller ne nous convient pas », a déclaré Elhadj Boubacar Diallo, membre d’une des familles concernées.

En réponse, le ministre de l’énergie a dit : « oui à l’indemnisation. Mais, pas en numéraire ». Si vous le souhaitez, a ajouté Cheick Taliby Sylla, « une fois à Conakry, je vais dépêcher une mission qui va travailler avec vous ici. Tous vos avoirs seront évolués. Même une aiguille ne sera pas omise. Si votre maison n’est pas encore construite sur le site d’accueil là-bas, le projet va la construire pour que vous puissiez quitter le danger qui vous guète ».

Avec l’espoir que cette rencontre d’échange portera ses fruits et que les familles réticentes accepteront de quitter très tôt le site de Konkouré, le ministre de l’énergie et sa suite ont quitté Kolè pour rejoindre le site de Souapiti, puis celui de Kaléta où ils ont passé la nuit.

Le mardi matin, la délégation a continué sur Madina Kagneguiri, dans la commune rurale de Tondon (préfecture de Dubréka) où les populations de Diaka et Tahiré ont été réinstallées. Après les allocutions de bienvenue des autorités locales de Tondon (qui se sont réjouies du développement de la localité à travers la construction des sites de recasement), le ministre de l’énergie a décliné l’objet de sa présente tournée dans les localités impactées par le projet Souapiti.

Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie

« C’est mission d’envergure pour pouvoir vérifier, regarder tout ce qui a été fait dans le cadre du plan environnemental et social, surtout que la mise en eau du barrage a été effective depuis le 26 août dernier ; voir le niveau d’eau en amont du barrage Souapiti jusqu’à Télimélé et écouter les populations qui ont été réinstallées dans les sites de Kinfayah, Kondonbofou et Madina Kagneguiri (…) pour les rassurer qu’elles ne sont pas abandonnées. Elles sont réinstallées involontairement, mais toutes les dispositions idoines sont prises pour leur permettre de revivre comme elles étaient dans leurs milieux culturels, associatifs.

Cette visite a aussi été mise à profit pour regarder la route. Parce que dans quelques jours, la route habituelle qui relie Télimélé à Kindia va être coupée à partir du pont de Konkouré. Et, sur 50 kilomètres, cette route sera dans l’eau… Ce n’est pas le vouloir du gouvernement de déplacer ces populations ; mais, en construisant un ouvrage aussi gigantesque que Souapiti, il y a toujours des effets collatéraux qui sont désagréables. Et, j’espère que ces populations ont compris. Ceux qui restent, dans les jours à venir, toutes les dispositions seront prises afin qu’ils soient réinstallés comme les autres.

90 voire 95% des populations de Konkouré sont déjà réinstallées à Kondonbofou. Celui qui avait une case ronde a aujourd’hui un bâtiment en dur, avec une chambre, un salon, une terrasse et une toilette… Je veux rassurer l’ensemble des populations déplacées que toutes les dispositions sont prises pour indemniser en numéraire. Je veux parler des arbres fruitiers, par exemple. Toutes les réclamations qui surviendront vont être corrigées à la satisfaction des déplacées », a rassuré Dr Cheick Taliby Sylla.

Cette localité a constitué la dernière étape de la tournée du ministre de l’énergie et sa suite.

Mamadou Baïlo Keïta et Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Manque d’eau à Kankan : les citoyens se plaignent

17 septembre 2019 à 19 07 17 09179

Depuis cinq (5) jours, l’eau a cessé de couler dans les robinets de la Société des Eaux de Guinée (SEG) dans la commune urbaine de Kankan. Une situation qui affecte de nombreux citoyens qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Selon les responsables locaux de la SEG, le groupe électrogène qui fait alimenter la ville en eau potable est en panne, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les citoyens de Kankan sont confrontés à un manque d’eau en pleine saison pluvieuse. Cette situation dure depuis cinq jours maintenant au grand dam des citoyens.

Jean Béavogui

Cet état de fait commence à exaspérer les habitants de la cité, à l’image de Jean Béavogui, domicilié au quartier Energie. Il est aujourd’hui réduit à se trouver de l’eau dans des fontaines de fortune. « Chez moi, il y a un robinet. Mais, cela fait presqu’une semaine que je ne vois pas de l’eau potable. Réellement, c’est une source de problèmes dans la famille. On est obligé de partir à la recherche de l’eau vers les forages. Alors que nous n’en avons pas l’habitude. C’est très difficile », s’est plaint notre interlocuteur.

Adama Condé

Pour sa part, Adama Condé, mère de famille domiciliée au quartier Briqueterie, lance un appel à la SEG car l’eau des puits peut être source de maladies. « Je lance un appel aux responsables de la SEG. On a besoin de l’eau potable. Actuellement, c’est très difficile. L’eau qu’on puise au puits n’est pas du tout traitée et peut être à la base des maladies non seulement pour nous mais aussi pour nos enfants », a dit la bonne femme.

Ousmane Sylla, directeur préfectoral de la Société de Eaux de Guinée

A en croire Ousmane Sylla, directeur préfectoral de la Société de Eaux de Guinée, c’est une panne technique qui explique le calvaire que traversent aujourd’hui les citoyens de Kankan. « Le groupe électrogène qui permet de distribuer l’eau potable à Kankan est en panne. Donc, on a été obligé d’appeler les responsables de la maintenance de Conakry. Ils sont venus avec des pièces d’échanges, mais malheureusement ces pièces n’étaient pas en bon état », a-t-il expliqué.

Face au poids de la demande, le directeur préfectoral de la SEG invite les citoyens à la patience et rassure. « Si tout va bien ce mardi, 17 septembre 2019, tout entrera en ordre. Depuis 5 jours, ce groupe est en panne. Mais l’équipe de Conakry est venue pour résoudre le problème. Donc, la population doit se patienter», a-t-il sollicité.

Il faut signaler qu’entre la desserte en électricité et celle de l’eau, les citoyens de Kankan, se perdent dans un déni du bonheur.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Interconnexion Electrique : « 121 localités seront électrifiées en Guinée et 80 au Mali »

12 septembre 2019 à 13 01 57 09579

« Le projet d’Interconnexion Guinée-Mali a pour but de contribuer au développement socio-économique de nos deux pays. En stimulant le renforcement des échanges d’énergie électrique à travers ce projet d’interconnexion, nous aurons contribué largement à assurer un accès accru à l’électricité des populations et ce, à moindre coût. Ceci se comprend facilement dans la mesure où il est prévu d’électrifier en Guinée, 121 localités et 80 au Mali. En Guinée, pour rappel, ces localités sont situées sur la ligne Siguiri-Nzérékoré, en passant par Kankan, Kérouané, Beyla, pour rejoindre la ligne CLSG qui prend en compte la Région Forestière pour déboucher sur Faranah ».

C’est un extrait du discours prononcé ce jeudi, 12 septembre 2019, par le ministre guinéen de l’Energie. Docteur Cheick Taliby Sylla présidait ainsi la réunion de démarrage de la prestation de l’ingénieur en charge du contrôle et de la supervision des travaux du Projet de construction de la ligne d’interconnexion Electrique de 225 KV Guinée-Mali, a appris Guineematin.com du très dynamique service de communication du Département de l’Energie.

Voici l’intégralité de ce discours :

Madame la Directrice Nationale de l’Energie, Représentant Monsieur le Ministre de l’Energie et de l’Eau du Mali ;

Ø Monsieur le Secrétaire Général de l’EEEOA (WAPP) ;

Ø Messieurs les Représentants des Partenaires Techniques et Financiers ;

Ø Messieurs les Coordonnateurs des projets du Mali et de la Guinée ;

Ø Messieurs les Représentants du Groupement INTEC-ARTELIA, Ingénieur Conseil,

Ø Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi un réel plaisir et un grand réconfort de vous recevoir en ce jour et de vous souhaiter, au nom de Son Excellence Le Professeur Alpha CONDE, Président de la République, Chef de l’Etat, et du Premier Ministre, chef du Gouvernement, la bienvenue et un agréable séjour de travail en terre africaine de Guinée.

Mesdames et Messieurs,

L’évènement qui nous réunit aujourd’hui vient à point nommé. Et comme on le dit souvent, ‘’mieux vaut tard que jamais’’ il s’agit du lancement des prestations de l’Ingénieur Conseil chargé du Contrôle et de la Supervision des travaux du projet d’Interconnexion électrique 225 KV Guinée-Mali.

Ainsi, Mesdames et Messieurs, vous me permettrez de faire un bref aperçu sur ce grand projet, né de la volonté politique de nos deux Etats, la République du Mali et la République de Guinée, dans le souci de matérialiser encore une fois de plus, leur intégration séculaire, au bénéfice de nos laborieuses populations.

En fait, le projet d’Interconnexion Guinée-Mali a pour but de contribuer au développement socio-économique de nos deux (02) pays.

En stimulant le renforcement des échanges d’énergie électrique à travers ce projet d’interconnexion, nous aurons contribué largement à assurer un accès accru à l’électricité des populations et ce, à moindre coût. Ceci se comprend facilement dans la mesure où il est prévu d’électrifier en Guinée, 121 localités et 80 au Mali.

En Guinée, pour rappel, ces localités sont situées sur la ligne Siguiri-Nzérékoré, passant par Kankan, Kérouané, Beyla, pour rejoindre la ligne CLSG qui prend en compte la Région Forestière pour déboucher sur Faranah.

Mesdames et Messieurs,

La réalisation de ce projet que je souhaite, dans les meilleurs délais possibles, permettra avec la ligne Linsan-Fomi vivement attendue, d’assurer la couverture de la presque totalité de notre territoire en courant électrique ; ce qui correspond à la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République.

Je voudrais donc remercier nos partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent pour la réalisation de ce projet. Il s’agit de la BAD, de la BEI, de la Banque Mondiale, de la BDC, de l’Union Européenne et de la BOAD.

A Monsieur le Secrétaire Général du Système d’Energie Electrique Ouest Africain, il me revient de lui exprimer toute notre reconnaissance pour l’appui constant de son Institution dans la réalisation de nos projets.

Mesdames et Messieurs, tout en exprimant nos encouragements au Groupement INTEC-ARTELIA ainsi qu’aux équipes du Projet, je déclare ouverts les travaux de la réunion de démarrage des services de l’Ingénieur Conseil, chargé de la Supervision et du Contrôle des travaux des lignes et postes électriques en 225 KV.

Je vous remercie.

Discours transmis par la Cellule de Communication du Département

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