Campagne de reboisement : le ministre de la jeunesse et celui de l’environnement à Popodara

18 juillet 2019 à 9 09 36 07367

Après Dubréka, Kindia et Mamou, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar DIALLO et son homologue de l’Environnement, des Eaux et Forêts, Oyé Guilavogui, ont lancé les activités du reboisement national initié par le Président de la République dans la région de Labé hier, mercredi 17 juillet 2019.

C’est la sous-préfecture de Popodara, situé à 22 km du côté Ouest du chef-lieu de la préfecture de Labé qui a été retenue pour le lancement de cette campagne nationale de reboisement dans la région. Les populations de cette localité s’étaient massivement mobilisées pour accueillir la délégation ministérielle.

Après le discours de bienvenue prononcé par le nouveau maire de la commune rurale de Popodara, Aboulaye Diallo, le préfet de Labé a expliqué aux populations locales l’intérêt que chacun pourra tirer du renouvellement des ressources forestières. Elhadj Safioulaye Bah a invité ses concitoyens à participer massivement à cette campagne nationale de reboisement.

Pour sa part, le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a informé les populations de Popodara et de Labé que des dispositions ont déjà été prises pour arrêter ceux qui couperont des arbres sans une autorisation préalable des autorités. Les gardes forestiers sont là pour interpeller les contrevenants, a rappelé le ministre.

Mouctar DIALLO a également déclaré que cette initiative présidentielle de reboisement national va créer de l’emploi pour les jeunes de la région de Labé.

Il est à préciser que pour les besoins de cette cérémonie officielle présidée par des membres du gouvernement de la République, la Section Préfectorale des Eaux et Forêts de Labé avait mobilisé 2.500 plants composés essentiellement des espèces suivantes : Mélina arboréa, Accasia mangium et Morenga olifera.

Toutes ces espèces ont été plantées dans la journée d’hier, mercredi, 17 juillet 2019, sur une superficie de 2 ha située entre la route nationale Labé-Koundara et le collège de Popodara en direction de l’ancienne Cité Khalidou de la localité.

Selon le chef de la Section des Eaux et Forêts, Samba Diao Diallo, il est officiellement prévu de reboiser 65 ha dans la préfecture de Labé. Mais, les fonds n’ont pas encore été mis à la disposition des techniciens et des associations de jeunesse pour l’achat des plants et faire le travail.

Officiellement, on annonce que les moyens seront dégagés immédiatement après cette tournée ministérielle de lancement de la campagne de reboisement 2019 dans les différentes régions administratives du pays.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Inondations à Sonfonia centre : d’importants dégâts matériels enregistrés

18 juillet 2019 à 9 09 32 07327

La forte pluie qui s’est abattue dans la nuit du mardi au mercredi, 17 juillet 2019, a provoqué des inondations dans certaines parties du quartier Sonfonia, dans la commune de Ratoma. Le lac de Sonfonia, situé aux environs de l’Université Général Lansana Conté, a débordé pour envahir plusieurs habitations. D’importants dégâts matériels ont été enregistrés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Plusieurs habitants de Sonfonia Centre ont été surpris nuitamment par des vagues qui ont tout envahi. Cinq habitations situées aux environs du lac ont été inondées, entrainant d’énormes pertes matérielles : fauteuils, matelas, postes téléviseurs, documents, téléphones et autres biens de maison ont été endommagés par l’eau.

Selon madame Mama Diané, une des victimes, cette inondation n’est pas due seulement à la forte pluviométrie. Elle indique que le pont qui sépare cette zone au quartier Foula Madina est fermé par une société de vente d’eau minérale. C’est la raison principale de ces inondations à répétition, soutiennent certaines victimes. «Chaque année, nous avons de sérieux problèmes ici à Sonfonia lac. La passerelle d’eau qui était là a été bloquée par les usines de fabrication d’eau minérale et ceux qui construisent les maisons sur les passerelles. C’est pourquoi, quand il pleut, l’eau vient se loger chez nous. C’est à 2h du matin que l’eau est rentrée dans nos concessions, on n’a pas dormi toute la nuit. A chaque fois qu’il pleut, nous perdons des choses incalculables. D’abord, nos nourritures, le riz, les bidons d’huile, les télés, fauteuils, les habits etc. On n’a nulle part où aller. Nous demandons vraiment l’aide des autorités pour qu’elles viennent mettre un pont pour le passage des eaux de ruissellement », sollicite la dame.

Pour sa part, Youssouf Djéi, diplômé en Histoire, cette inondation aurait causé beaucoup de pertes en vies humaines s’il y avait le courant électrique. « Heureusement pour nous et pour la plupart des gens qui habitent ici, le courant n’était pas venu. Si le courant venait, ça n’allait pas être comme ça. Parce qu’il y a les prises un peu partout, il y a des fils un peu partout. Or, les petites maisons qui sont là, les prises sont à terre. On ne pouvait pas s’échapper de ces choses graves. Ça allait être catastrophique. C’était à 2h du matin, un moment où on ne peut aller nulle part. Il n’y avait même pas de voiture, » a-t-il indiqué.

Joint au téléphone par le reporter de Guineematin.com, le chef du quartier, Ousmane Traoré, nie toutes informations liées aux causes de ces inondations. « Je ne suis au courant de rien et personne ne m’a informé qu’il y a eu inondation dans cette zone. Je ne suis pas informé s’il y’a une usine construite ou pas. Moi, je n’ai pas les moyens pour arrêter ce problème. Si mes supérieurs mettaient tous les moyens à ma disposition, j’allais régler ce problème qui fatigue les gens depuis quelques années ».

A rappeler qu’un autre cas d’inondation a été signalé à Sonfonia Gare, près du commissariat. Selon nos informations, des dizaines de vies ont été sauvées par les forces de sécurité.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Siguiri : deux personnes tuées dans des éboulements à Kintinia

16 juillet 2019 à 22 10 00 07007
image d’archive

Deux personnes ont péri dans de nouveaux éboulements survenus hier, lundi 15 juillet 2019, dans deux mines d’or de la sous-préfecture de Kintinia (Préfecture de Siguiri). Le premier drame est survenu dans le district de Fatoya et le second dans celui de Samani, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Sékou Condé et Jacques Traoré, les deux victimes, ont bien de choses en commun. Chacun d’eux est âgé de 28 ans, est marié à une femme et est père d’un enfant. Ils ont aussi quitté cette vie de la même manière. Chacun à la suite d’un éboulement survenu dans une mine d’or. L’un à Fatoya et l’autre à Samani. Tous les deux se sont retrouvés coincés dans les trous et ont trouvé la mort sur place. Alpha Oumar Diallo est membre de l’équipe de la Croix-Rouge qui a récupéré les deux corps.

« Le premier éboulement est survenu aux environs de 13 heures à Fatoya. Mais, c’est seulement à 18 heures qu’on a pu extraire le corps. Le second cas est survenu dans la journée, mais lui, c’est seulement à 20 heures qu’on a pu récupérer le corps qui était coincé dans le trou. Parce que c’est lorsqu’on a retrouvé le corps du premier qu’on est parti rechercher le second. Puisque nous sommes en saison pluvieuse, la terre est très humide, donc les risques d’éboulements sont plus grands. Malgré tout, les gens descendent dans les trous sans penser aux conséquences que cela pourrait engendrer », a expliqué l’agent de la Croix-Rouge.

Les deux victimes ont regagné leur dernière demeure ce mardi, 16 juillet 2019.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Reboisement national : le Colonel Layaly Camara encense le Président Alpha Condé

16 juillet 2019 à 14 02 57 07577
Layaly Camara, Directeur National des Eaux et Forêts
Colonel Layaly Camara, Directeur National des Eaux et Forêts

Actuellement, une délégation du ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts séjourne à Kindia dans le cadre de la campagne nationale de reboisement initiée par le Président Alpha Condé. Cette initiative présidentielle, dont le lancement a eu lieu à Dubréka le samedi, 13 juillet 2019, consiste à reboiser quelques 1600 hectares de par la Guinée.

Pour parler du séjour à Kindia de la délégation du ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts, et de ce reboisement national, nous avons joint par téléphone le Colonel Layaly Camara, Directeur National des Eaux et Forêts. Avec le Colonel Camara, il a été question des objectifs de ce reboisement, des sanctions prévues et de bien d’autres sujets.

Guineematin.com : Colonel Layaly Camara, vous êtes présentement à Kindia. Quel est l’objet de votre visite dans la cité des agrumes?

Colonel Layaly Camara : nous sommes à Kindia dans le cadre de la cérémonie de lancement de l’initiative présidentielle pour le reboisement national. Il faut savoir que c’est le président de la République lui-même qui a pris cette initiative, au cours d’un conseil des ministres, de renforcer les mesures de protection et de préservation de l’environnement à travers des actions concrètes de reboisement. C’est pourquoi d’ailleurs, il a pris l’engagement personnel de financer les activités pendant cette campagne. A ce jour, il y a 1600 hectares qui doivent être reboisés à l’échelle nationale.

Guineematin.com: justement, cette campagne a été officiellement lancée le 13 juillet 2019 à Dubréka par le président de la République. Que peut-on retenir des objectifs visés par cette campagne ?

Colonel Layaly Camara : l’objectif majeur de cette campagne est la restauration du couvert végétal. Aujourd’hui comme vous le savez, les forêts guinéennes sont beaucoup dégradées à cause des activités humaines. Je veux parler de la coupe abusive du bois, de la carbonisation itinérante, des feux de brousse, de l’élevage, mais aussi des activités minières. Voilà une panoplie d’actions qui agissent négativement sur le couvert végétal. Donc, il est grand temps de prendre des mesures appropriées pour inverser cette tendance de dégradation de l’environnement.

Guineematin.com : il ne s’agit pas seulement de reboiser. Est-ce qu’il y a des sanctions prévues contre ceux qui commettent de tels actes ?

Colonel Layaly Camara : Il y a des sanctions conséquentes contre les délinquants. Nous avons le Code Forestier, nous avons aussi le Code de l’Environnement avec les textes d’application. Et les sanctions sont très sévères envers les délinquants. Mais, nous sommes en phase de finalisation de ces textes pour les diffuser à l’échelle nationale, parce qu’il y a des citoyens qui ne savent pas si tel ou tel acte, ou abattre tel ou tel animal, tel ou tel arbre est une infraction. Donc, une fois que l’information circule, personne ne dira qu’il ne pas informé. Là, les textes seront là et les sanctions seront appliquées. Et, au-delà de ça, nous sensibilisons aussi la population sur la protection du couvert végétal parce qu’il faut comprendre que la Guinée est un pays stratégique qui héberge plus de 1000 cours d’eau qui arrosent la sous région. Donc, nous avons intérêt à préserver et à conserver le couvert végétal. Aujourd’hui, nous constatons qu’aucune zone n’est épargnée, ni les têtes de source, ni les berges. D’où l’impérieuse nécessité de réussir cette campagne.

Guineematin.com: quel est l’impact d’une telle action sur le plan humain et environnemental ?

Colonel Layaly Camara : cette action permet de restaurer de façon vigoureuse le couvert végétal. L’Objectif, c’est surtout de renverser cette tendance de dégradation pour le maintien de l’équilibre écologique surtout au niveau des bassins versants.

Guineematin.com : à quoi peut-on s’attendre dans les années à venir avec cette campagne ?

Colonel Layaly Camara : dans les années à venir, il faut s’attendre à une Guinée plus verte, avec une gestion rationnelle et durable de la ressource forestière, pour préparer un avenir plus sain aux futures générations.

Guineematin.com: en tant qu’expert, comment avez vous accueilli personnellement cette initiative présidentielle ?

Colonel Layaly Camara : Oh ! C’était une aubaine à saisir, une opportunité rare. C’est le lieu d’ailleurs de remercier très sincèrement le président de la République pour avoir pris cette initiative salutaire et nous ferons tout ce qui est à notre pouvoir pour la réussite de cette campagne. C’est en cela d’ailleurs que nous invitons l’ensemble des acteurs à œuvrer dans le sens de la préservation et de la protection de l’environnement en nous accompagnant dans la réussite de cette campagne.

Guineematin.com : comment se porte aujourd’hui l’environnement à Kindia ?

Colonel Layaly Camara : la situation n’est pas rose ici. D’où la nécessité de consacrer des efforts spécifiques à cette ville qui est réputée d’ailleurs pour la fertilité de ses terres.

Interview réalisée par Ibrahima Diallo

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Fortes pluies à Conakry : les confectionneurs de briques tirent le diable par la queue

16 juillet 2019 à 6 06 57 07577

Depuis le début de l’hivernage, certains métiers exercés par des compatriotes connaissent une nette perturbation. C’est le cas de nombreux confectionneurs de briques de Conakry. Rencontrés par un reporter de Guineematin.com, nombre d’entre eux se plaignent des dégâts causés par la pluie et de la faible clientèle qu’elle entraîne.

La confection de briques en ciment est une activité qui permet à de nombreux citoyens de Conakry à joindre les deux bouts. On les retrouve souvent aux abords des routes ou dans certains quartiers de la banlieue de Conakry. Mais, avec cette période de fortes pluies, les activités tournent au ralenti au grand dam des ouvriers.

Diallo Abdoulaye Kèkorô, confectionneur de briques rencontré à Kaporo rails,
Diallo Abdoulaye Kèkorô, confectionneur de briques rencontré à Kaporo rails

C’est le cas de Diallo Abdoulaye Kèkorô, confectionneur de briques rencontré à Kaporo rails, dans la commune de Ratoma. Il gère un chantier de confection de briques de ciment. Ce chantier est aussi convoité par bon nombres de jeunes qui y gagnent leur pain. Selon lui, pendant cette période hivernale, les difficultés sont multiples. « Je confectionne des briques depuis le 02 février 1987. Quand la pluie tombe, nous perdons beaucoup de briques parce que nous n’avons pas de hangar pour les protéger. C’est difficile pour nous. Non seulement nous ne recevons pas assez de clients, mais aussi les populations de Kaporo rails qui étaient là sont parties. Le marché est dur. Et c’est avec cette activité que je gagne un peu d’argent pour m’occuper des dépenses de ma famille. C’est ça mon entreprise, on n’a pas d’autres activités, sauf la fabrication des briques ».

Ibrahima Sory Sylla, confectionneur de briques à quartier Nongo centre

De son côté, Ibrahima Sory Sylla, qui exerce le même métier au quartier Nongo centre, dit avoir été victimes suite aux fortes pluies de ces derniers jours. « Il y a beaucoup de difficultés, par ce que si la pluie tombe, on ne peut pas travailler. Si on travaille parfois et que les briques ne sont pas sèches, la pluie les gâte. Par exemple, la pluie qui est tombée hier nuit, j’ai perdu un bénéfice de 350.000 francs. J’ai travaillé 2 sacs de ciment, mais tout est gâté. C’est parce que nous n’avons pas de hangar pour protéger nos briques », se plaint-il.

Alpha Oumar Bah, confectionneur de briques à Nongo Tady,
Alpha Oumar Bah, confectionneur de briques à Nongo Tady

En plus des difficultés liées à cette activité, Alpha Oumar Bah, confectionneur de briques à Nongo Tady, paye les frais de location du chantier au propriétaire du terrain sur lequel il exerce son métier. « Nous rencontrons assez de difficultés dans cette activité. Non seulement, pendant ce temps de pluie, nos activités ne marchent pas, mais, nous payons aussi les frais du terrain au propriétaire des lieux. Moi, je paye ici 300.000 FG à la fin de chaque mois. Au moins, si les maçons travaillaient, on aurait dit que ça va. Mais, rien ne marche. Il n’y a que des pertes », déplore monsieur Bah.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Dar-Es-Salam : la zone déguerpie transformée en carrière

13 juillet 2019 à 21 09 01 07017

Quelques semaines après la casse des maisons situées aux abords de la décharge de Dar-Es-Salam, une partie de la zone déguerpie est devenue aujourd’hui une carrière de latérite. Elle est exploitée par la société turque Albayrak. La mairie de Ratoma, commune dont relève la zone, a tenté de s’y opposer mais en vain, a appris un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Selon nos informations, c’est au temps de l’ex maire de Ratoma que l’exploitation de cette partie a commencé. Feu Souleymane Taran Diallo s’y est opposé et a ordonné l’arrêt des travaux. Ce qui fut fait. Mais, quelques jours seulement après son décès, les travaux ont repris dans la zone déguerpie. Le maire par intérim, Issa Soumah, a été saisi de la situation et il demandé à ses collaborateurs d’empêcher ces travaux.

Thierno Sadou Sow, conseiller à la mairie de Ratoma
Thierno Sadou Sow

« Le maire intérimaire, Issa Soumah, m’a appelé pour me dire de continuer le travail, d’empêcher toute activité sur le terrain. Il m’a dit : si vous trouvez des gens sur le site, arrêtez-les et faites les déposer à la gendarmerie. Il a signé un ordre de mission pour nous dans ce sens. Nous sommes allés sur le terrain ce vendredi, 12 juillet 2019. Nous nous sommes déployés donc sur le site. Et aux environs de 23h30, nous avons trouvé une dizaine de camions gros porteurs qui attendaient de charger et transporter la terre. Nous avons fait arrêter Aly Traoré, le coordinateur et Moussa Camara, le conducteur de la machine. Nous les avons déposés à la gendarmerie », explique Thierno Sadou Sow, conseiller à la mairie de Ratoma.

Mais, les deux employés d’Albayrak n’ont passé que très peu de temps à la gendarmerie. Ils ont été aussitôt libérés à la demande de l’ANASP, dit-on. « En quittant le site de Dar es-salam, j’ai échangé avec le maire qui m’a demandé de les libérer. Il m’a dit que l’ANASP (l’agence nationale d’assainissement et de salubrité publique), accusée d’avoir autorisé Albayrak d’exploiter le site, a envoyé un courrier dont j’ignore le contenu », a dit Thierno Sadou Sow, la mort dans l’âme.

Pour l’heure, les travaux d’exploitation de la carrière ont repris de la plus belle manière et l’équipe de M. Sow n’entend pas intervenir sur le terrain d’ici lundi. Le temps de rencontrer le maire et de prendre connaissance du contenu du courrier déposé par l’ANASP.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Environnement: Le Consortium SMB-Winning s’engage à reboiser 1 000 plants sur la route minière de Dapilon- Malapouya

13 juillet 2019 à 14 02 44 07447

Communiqué : L’Union des Groupements maraîchers de Tabondéya (UGMT) grâce à l’appui financier du Consortium SMB-Winning a lancé jeudi, 11 juillet 2019 dans le district Tabondéya, sous-préfecture de Kolaboui dans la préfecture de Boké, une vaste de campagne de reboisement d’environ mille (1.000) plants le long de la route minière N°230 sur une distance de 15km menant au Port fluvial de Dapilon.

La mise en œuvre du projet est assurée par l’UGMT comprenant 5 groupements féminins locaux.

Pour le président de l’Union, Salifou Somparé : «L’action s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de la sécurité alimentaire et la protection de l’environnement considérablement menacé par l’exploitation minière à grande échelle.

La SMB est une société de référence en Guinée car, elle contribue à la lutte contre la pauvreté, le chômage et au désenclavement des villages riverains par l’octroi des denrées alimentaires et des lampes solaires créant la joie dans les communautés.»

Il est à rappeler qu’en 2018, l’UGMT en collaboration avec le Consortium, avait reboisé 24km sur la route minière Dapilon-Malapouya.

Pour cette action, 50 hommes et femmes sont mis à contribution pour la mise en œuvre du présent projet en période propice.

L’acacia Mansium, à cause de sa solidité et sa résistance aux intempéries de la nature, est choisi pour la circonstance.

A la cérémonie, le sous-préfet de Kolaboui, Mamadouba Yakha Camara a remercié la SMB qui a inscrit au cœur de ses préoccupations, la réhabilitation du couvert végétal.

Demandant au consortium de redoubler d’ardeur, M. Camara a invité les autres sociétés minières de Boké à emboîter le pas à la SMB pour une meilleure prévention des réchauffements climatiques dans la Région administrative de Boké.

De l’avis du représentant de la direction régionale de l’Environnement, Ibrahima Diouldé Diallo: « Cette action s’inscrit dans le cadre du respect de la réglementation environnementale. Et mieux, le mois de juillet est aussi appelé, mois de l’arbre.

Insistant sur la préservation de l’écosystème, de la fleur et la faune sauvage, M. Diallo a fait savoir que l’exploitation minière qui est aussi un don de la nature, est une étape importante du développement de notre Nation.

Il a, par ailleurs recommandé l’utilisation de la plante locale qui, selon lui, s’adapte au climat mieux que des plantes exotiques.

Le directeur adjoint du Département des relations communautaires, M. Wu Qiong a indiqué a promis d’inscrire dans le plan communautaire 2020, le projet lié à la réhabilitation de l’école primaire de Tabondéya dans un état piteux.

Selon lui, les anacardes que son institution a plantés l’année dernière à kaboyé, ont donné des résultats satisfaisants.

Une nouvelle vivement saluée et appréciée par la porte-parole de la population de Tabondéya, Hawa Coumbassa qui a aussi, plaidé pour l’aménagement des plaines agricoles en faveur des femmes de sa localité.

Communiqué transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Conakry : les ordures d’Alpha Condé, le pont de Cellou Dalein et les inondations

12 juillet 2019 à 11 11 32 07327
Morane Diallo

Par Morane Diallo : Conakry s’est réveillé ce jeudi les pieds dans l’eau avec des ordures flottant ça et là dans les rues, les trottoirs et même dans des cours d’aimables citoyens.

Déjà, il n’existe pas de trottoirs, mais le peu appelé comme tel du côté de Cosa sert de route aux taxis motos, à certains automobilistes têtus et aux pauvres piétons ne jouissant que des rejets d’immondices de flaques d’eau dues aux égouts bouchés.

Sur la gestion et l’entretien des routes, des trottoirs, des caniveaux et du drainage des eaux de pluie, les ingénieurs d’Alpha Condé sont aux abonnés absents. L’État n’est pas à la hauteur et, les inondations fusent, les routes bloquées comme au carrefour Gbessia ou les ordures d’Alpha Condé ont bouché les canaux d’évacuation construits par Cellou Dalein Diallo, alors Ministre des transports.

Le Gouvernement d’Alpha Condé préfère injecter des milliards de nos francs glissants dans l’absurde campagne du troisième mandat au lieu d’entretenir les infrastructures publiques construites par ses prédécesseurs, visionnaires et bâtisseurs.

Pauvre Guinée ! Car si gouverner c’est prévoir, cette équipe d’Alpha Condé est fière d’instruire les illusions pathétiques de l’avenir en hypothéquant celui de nos enfants tout en biaisant le rêve de tout un peuple.

Pour un développent harmonieux et inclusif de la Guinée, un changement s’impose par la neutralisation des vélleités de 3ème mandat d’Alpha Condé et ses caciques lieutenants tout en obligeant l’État à organiser des élections libres et justes selon le calendrier électoral défini par la loi.

La véritable liberté des guinéens est à ce prix.

Par Morane Diallo

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Dabola : 9 sites de reboisement identifiés pour 63218 plants à enfouir

11 juillet 2019 à 11 11 21 07217

La mission conjointe du ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts et celui de la Jeunesse a fini sa tournée dans la région administrative de Faranah. La démarche vise à échanger avec l’ensemble des acteurs concernés des différentes préfectures en prélude à la campagne nationale de reboisement au compte de l’année 2019, initiée par le président Alpha Condé. La mission a fini sa prospection régionale par la préfecture de Dabola dans la journée d’hier mercredi, 10 juillet 2019, rapporte Guineematin.com à travers son envoyée spéciale.

L’objectif de cette mission est de préparer les sites qui seront retenus et se rassurer de la disponibilité des plants dans le cadre du reboisement. La délégation a rencontré les autorités préfectorales de Dabola ainsi que des ONG, des associations de jeunesse et des femmes. Elle a mis l’occasion à profit pour visiter les différents sites retenus pour ledit reboisement et les pépinières disponibles.

Dans cette préfecture, ce sont 55 hectares qui vont être reboisés, répartis entre 9 sites pour soixante trois mille deux cent dix huit (63218) plants, toutes espèces confondues.

Directeur Préfectoral de la Jeunesse et de l'Emploi des Jeunes, Aliou Sylla,
Aliou Sylla

Le Directeur Préfectoral de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Aliou Sylla, a indiqué que Dabola est prêt à accueillir cette initiative présidentielle. « Cette campagne, initiée par le chef de l’Etat, est une satisfaction totale pour nous. On a identifié tous les jeunes de la préfecture et des sous-préfectures qui s’intéressent au reboisement ici avant même ce projet. Les jeunes s’organisaient pour des activités de reboisement pour préserver l’environnement. Je voudrais vous rassurer qu’à Dabola, il n’y aura pas de fausse note. Les cinquante cinq (55) hectares prévus pour notre préfecture seront atteints dans les conditions les meilleures. Les femmes et les jeunes ainsi que la société civile sont engagés à lutter et sensibiliser les gens pour stopper la déforestation et préserver la couverture végétale ».

La journée d’hier mercredi a marqué la fin de la mission d’évaluation de l’état des sites et de prise de contact avec les parties prenantes, spécifiquement les organisations de jeunesse et les femmes. Le chef de mission, conseiller du ministre de l’Environnement, le Colonel Abdoulaye Oularé, est revenu sur les activités réalisées sur le terrain ces derniers jours. « A l’issue de la longue mission que nous avons effectuée dans la région administrative de Faranah, comprenant les préfectures de Faranah, Kissidougou, Dinguiraye et Dabola, environs 250 hectares de terrain à reboiser ont été identifiés et conforme à la norme de la superficie fixée par la direction nationale des eaux et forêts. Nous avons visité des sites sur chacune des préfectures que nous avons évaluées sur la faisabilité du reboisement et nous avons ensuite évalué le nombre de plants disponibles, des plants produits soit par les services techniques, soit par des collectivités locales ou des pépinières privées. On a également tenu des réunions d’information, de sensibilisation et de conscientisation des organisations de jeunesse, qu’elles soient masculines ou féminines. Ce qui a abouti notamment à l’identification d’une trentaine d’ONG et d’associations qui vont être impliquées dans cette campagne de reboisement. Nous avons préparé aussi des fiches techniques relatives à la cession des terres sur les sites devant habiliter les plants en ce qui concerne les sites vulnérables », a-t-il expliqué.

chef de mission, conseiller du ministre de l'Environnement, le Colonel Abdoulaye Oularé
Colonel Abdoulaye Oularé

En outre, le colonel Oularé s’est dit convaincu quant à la réussite de la campagne de reboisement dans la région de Faranah. « A la date de la conclusion de cette mission, nous pouvons dire que le bilan a été très positif pour nous, puisque nous retournons à Conakry avec des informations dignes de foi, vulgarisées, qui vont être validées et exploitées par la prochaine mission qui viendra pour la conclusion des accords, pour la mise en œuvre effective du reboisement dans le cadre de l’initiative présidentielle. Je suis optimiste pour la réalisation de ce projet dans ces préfectures visitées pour la raison simple qu’un travail préliminaire a été fait par les services techniques, puisque les communautés, les collectivités locales qui vont bénéficier de ce projet se sont engagées à travers des actes de cessation de terre pour une période pluri-décennale. Mieux, les organisations de jeunesse qui sont concernées sont des organisations locales qui s’engagent non seulement pour la mise en terre des plants de planting, mais aussi pour le suivi des périmètres qui vont êtres reboisés », a laissé entendre le Colonel Abdoulaye Oularé.

Initialement prévu pour le 11 juillet, le lancement de la campagne nationale de reboisement aura lieu finalement le samedi, 13 juillet 2019, dans la préfecture de Dubréka.

Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com dans la région de Faranah
Tél. : 224623532504

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Reboisement à Dinguiraye: les femmes s’engagent à lutter contre la déforestation

9 juillet 2019 à 18 06 45 07457

Une mission conjointe des ministères de l’Environnement et de la Jeunesse est en séjour dans la région de Faranah depuis bientôt 5 jours. La démarche vise à vérifier les informations collectées en relation avec les sites de reboisement, les pépinières, les plants et l’état des lieux des forêts classées. Après les préfectures de Faranah et Kissidougou, la mission a eu des séances de travail ce mardi, 09 juillet 2019, à Dinguiraye, rapporte l’envoyée spéciale de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette visite de terrain est organisée en prélude au lancement de la campagne nationale de reboisement, initiée par le président Alpha Condé. La mission est conduite par le Colonel Abdoulaye Oularé, conseiller du ministre de l’environnement. Elle a conféré avec les autorités administratives de Dinguiraye et les représentants d’ONG œuvrant à la préservation de l’écosystème. Elle a également visité deux sites de reboisement identifiés dans le cadre de la mise en œuvre du projet de lutte contre le réchauffement climatique.

Saramory Keïta, Directeur Préfectoral de l'environnement des eaux et forêts de Dinguiraye
Saramory Keïta

Saramory Keïta, le directeur préfectoral de l’Environnement, des Eaux et Forêts de Dinguiraye, a expliqué les dispositions prises, notamment la sensibilisation pour la réussite de cette campagne. « Nous avons fait d’abord la sélection des pépinières, parce que tous ceux qui disent qu’ils ont des pépinières, si c’est n’est pas techniquement fait, nous ne pouvons pas prendre ça. Il faut que les plants soient bien élevés. Pour transplanter, ce n’est pas à l’état sauvage, ou bien on va déraciner n’importe comment pour mettre à la disposition. Non, nous voulons une vraie pépinière qui répond aux critères. Nous avons déjà sensibilisé sur le terrain, des ONG se sont prononcées pour nous dire qu’elles ont la pépinière. C’est à nous d’aller vérifier cela sur le terrain. Mais, la sensibilisation est très importante parce que nous avons remarqué que chaque année, les gens mettent le feu. Donc, nous avons misé sur cette sensibilisation pour amener les gens à arrêter les feux de brousse, l’interdiction des feux de brousse et la coupe abusive du bois », a-t-il indiqué.

Selon nos informations, cinquante (50) hectares seront reboisés dans la préfecture de Dinguiraye. Les acteurs de la société civile, les femmes ainsi que certaines sociétés privées évoluant dans cette localité sont tous impliqués dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Pour Saramory Kéita, directeur préfectoral de l’Environnement, des Eaux et Forêts, « les membres de la société civile s’impliquent activement pour nous apporter leur aide ainsi que ceux de la filière bois. Chaque année, la filière bois réalise au minimum 5 hectares et ils font recours à la direction préfectorale de l’environnement pour le lancement. C’est ce qui fait même la valeur de la filière bois, parce que chez eux, il y a le suivi. S’il y a le suivi, la réussite est certaine. S’il n’y a pas de suivi par après, c’est le feu qui viendra ravager le tout, ça n’aura pas d’importance d’aller lancer les plants en brousse et se retourner. La semaine dernière, la Société Minière de Dinguiraye (SMD) est venue avec la valeur de 5 milles plants. Donc, nous avons fait le lancement. Au niveau de la préfecture, les femmes leaders jouent un rôle primordial. Elles sont impliquées à part entière dans cette campagne de reboisement. Comme il y a l’ONG, Femmes Leaders de Dinguiraye qui est vraiment une ONG battante, nous avons prévu qu’elle soit associée à une autre ONG pour qu’elles participent au reboisement. C’est pour vous dire que les femmes et nous, nous évoluons en synergie d’action ».

madame Ouattara Fatoumata de l'association Femmes Leaders de Dinguiraye
Mme Ouattara Fatoumata

Interrogée par le reporter de Guineematin.com, madame Ouattara Fatoumata, au nom des membres de l’association Femmes Leaders de Dinguiraye, a dit son engagement à accompagner ce projet pour le bien-être de la population. « Notre objectif est de bien travailler pour la bonne marche de ce projet. On fera ce qu’on va nous conseiller de faire et nous allons participer à la sensibilisation de nos maris et enfants pour que la coupe du bois soit arrêtée dans notre préfecture. On est vraiment engagée à accompagné ce projet dans l’intérêt de notre préfecture parce que nous sommes conscientes que la destruction de l’environnement concerne tout le monde, surtout nous en tant que femmes. Et, nous savons que rien ne pourra marcher sans notre contribution. On a décidé à Dinguiraye que chaque femme va travailler pour freiner la déforestation ».

Après Dinguiraye, la mission va se rendre dans la préfecture de Dabola pour clore ses travaux préparatoires de la campagne nationale de reboisement au compte de l’année 2019. Financée à plus de 16 milliards de francs guinéens, cette campagne, dont le lancement officiel est prévu le 11 juillet prochain à Dubréka, vise à planter 1693 arbres dans les zones ciblées.

Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com à Dinguiraye
Tél. : 224623532504

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Décharge de Dar-es-Salam : que va devenir le domaine récupéré ?

9 juillet 2019 à 14 02 50 07507

Après le déguerpissement des riverains de la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Ratoma, les espaces vides commencent à recevoir des tas d’immondices. En lieu et place des maisons détruites par les bulldozers du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, d’importantes quantités d’ordures sont entrain d’être déversées sur les lieux. Une situation qui agace les anciens occupants qui n’ont toujours pas été dédommagés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Alors que les victimes disent n’avoir toujours pas commencé à percevoir les fonds promis par l’État pour les dédommager, des ordures commencent à être déversées sur la zone, récemment récupérée par le Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire.

Dans la journée d’hier lundi, 08 juillet 2019, aux environs de 16 heures, près d’une dizaine de camions poubelles, de camions bennes et plusieurs autres tricycles, remplis d’ordures étaient visibles au tour de la décharge. D’autres camions avaient déjà vidé leur contenu. Une machine en action, entourée de gendarmes et de citoyens en colère, arrachait des arbres ça et là, sous l’œil des anciens occupants des lieux.

Cette situation inquiète davantage les victimes de ce récent déguerpissement. C’est le cas d’Abdoulaye Conté qui dénonce que des ordures soient versées là alors que plusieurs familles n’ont toujours pas été dédommagées. « Cette situation nous inquiète beaucoup. C’est ce matin qu’on a vu des camions remplis d’ordures se diriger vers nous ici, dans nos baraques. Entretemps, on vu aussi deux pickups de gendarmes avec une voiture VA. Nous avons vu le chef de quartier. Ensuite, on est venu leur demander pourquoi ils sont venus ici. Ils nous on dit qu’ils sont venus pour déverser les ordures. Nous leur avons demandé s’ils peuvent venir déverser les ordures alors qu’on n’a pas fini de récupérer notre argent. Parce qu’il y a beaucoup de familles qui n’ont pas reçu leurs fonds d’abord. Elles sont une quarantaine de familles. Les payeurs qui sont au niveau du gouvernorat refusent encore de payer. Ça fait aujourd’hui un mois qu’ils sont entrain de nous fatiguer. Tous les hangars que vous voyez ici appartiennent à des familles qui n’ont nulle part où aller. Donc, s’ils commencent à verser les ordures ici alors qu’on n’a pas fini de payer les familles… »

Plus loin, Abdoulaye Keita dit n’avoir pas compris pourquoi le président Alpha Condé les a chassés des lieux, contrairement aux régimes précédents. « Pourquoi le président Alpha Condé nous a déguerpis ? On n’est pas sur une zone réservée, ni rien. Nos parents sont là depuis les années 60. Les régimes qui se sont succédé nous ont laissés ici. Sékou Touré, Lansana Conté, Dadis Camara et Sékouba Konaté nous ont laissés ici. Pourquoi Alpha Condé nous a déguerpis ? »

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél : 622919225 / 666919225

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Gaoual : “l’environnement souffre à kounsitel”

8 juillet 2019 à 11 11 49 07497

En Guinée, les problèmes environnementaux dans l’arrière-pays sont préoccupants. Qu’il s’agisse de la qualité ou de l’accès à l’eau potable, des autres usages comme l’agriculture, la pêche, l’élevage ou l’abreuvage des animaux, la situation n’est pas reluisante.

Sans occulter la déforestation, la carbonisation à outrance qui sévissent dans la préfecture. Conséquences, les populations de Gaoual vivent les effets du réchauffement climatique, à l’image du reste du pays.

Pour en parler nous avons rencontré pour vous le Conseiller chargé de l’environnement et des eaux et forêts de la commune rurale de Kounsitel, une sous-préfecture située à près de 500 kilomètres de Conakry, capitale guinéenne. Avec M. Amadou Ciré BAH, nous avons échangé sur ces aspects, dans un entretien à bâtons rompus.

M. BAH merci d’être passé nous voir. Pour commencer, dites-nous comment se porte l’environnement à Gaoual en général et à Kounsitel en particulier ?

Amadou Ciré BAH

Merci Madame pour cette opportunité, pour dire la vérité, l’environnement se porte mal à Gaoual et à Kounsitel et dans l’ensemble de la préfecture de Gaoual. Il y a la déforestation abusive et incontrôlée, cela se passe sans le reboisement qui se doit et on connait les dégâts que cela cause sur le couvert végétal et l’environnement en général. A Gaoual aujourd’hui, nous subissons la forte chaleur, récemment lors du mois de Ramadan, la chaleur était insoutenable et on souffrait énormément, à cause justement de l’action de l’homme que nous sommes. S’agissant de l’eau, le problème est presque résolu à Kounssitel, grâce à notre député, l’Honorable Chérif DIALLO que nous saluons aussi. Nous avons 4 forages, donc à ce niveau ça va mais dans les autres localités, le besoin y est encore. Et vous savez sans eau potable, ce sont les maladies qui s’installent, comme la diarrhée, le choléra ou encore le paludisme.

Il y a aussi les effets du changement climatiques qui sévissent dans la région comme vous dites ?

Oui en effet, comme je disais il fait très chaud actuellement, il ne pleut pas encore comme cela se devrait au mois de juillet. Cela est dû à la coupe du bois incontrôlée ce qui doit changer, sinon nous mettons en danger notre vie et celle des générations futures.

Il y a aussi un grand problème pour trouver de l’eau pour les autres usages comme l’agriculture, la pêche et souvent on assiste à des conflits entre agriculteurs et éleveurs. Il y’a eu des inondations aussi qui ont fait des victimes humaines et des dégâts matériels importants.

Il y a également, il ne faut pas l’oublier, la carbonisation, les autres préfectures viennent couper le bois à Gaoual et cela, nous voulons y mettre un terme, d’abord par la sensibilisation et ensuite par des moyens légaux qui seront appliqués pour que la situation change. Les autres préfectures, viennent couper chez nous, alors qu’ils ne le font pas chez eux, cela est inacceptable.

Vous êtes un élu, jeune, président de la commission environnement et des eaux et forêts, que faites-vous pour justement changer cette situation préjudiciable ?

Nous venons d’être installés, vous le savez. Pour revenir à votre question, je dirai que ma priorité c’est de monter des projets, pour le reboisement au niveau du couvert végétal en général et des têtes de sources. A cela, nous avons déjà entamé des séances d’information, de sensibilisation et de prise de conscience. Vous savez pour que les gens changent de comportement, ce n’est pas facile, il faut que la personne prenne conscience et sache qu’elle est en train de mal agir, ensuite elle se mettra à l’œuvre pour changer les choses progressivement.

Les jeunes doivent changer et comprendre que l’environnement est une priorité et un enjeu majeur qui doit nous interpeller.

On va parler de l’immigration clandestine, c’est un sujet d’actualité qui touche fortement les jeunes, qui prennent le long de la méditerranée au risque de leurs vies, qu’avez-vous à dire à ces jeunes ?

On peut réussir chez nous, toute façon il n’y a pas mieux que chez soi. Personnellement, je n’ai jamais été tenté par l’aventure, on peut réussir chez soi. Il faut d’abord essayer sur place, et ensuite si cela ne marche pas, vous avez toujours des choix dans la vie.

Je souhaite qu’on se mette ensemble, les jeunes pour développer chez nous, c’est important. S’approcher des aînés, comme vous savez il y’a un adage qui dit que “l’enfant sait courir mais ne sait pas se cacher”. Il faut apprendre avec les aînés, apprendre, et pour réussir dans la politique particulièrement, on doit avoir de la patience. La jeunesse n’a pas droit à l’échec, nous qui sommes dans les conseils communaux, nous devons réussir pour qu’on ne dise pas que les jeunes sont incapables et faire tout pour qu’on nous fasse davantage confiance à l’avenir.

Merci beaucoup pour cette opportunité et bon courage à vous.

Un entretien réalisé par Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Campagne nationale de reboisement : Kissidougou tout à fait prête pour les travaux

7 juillet 2019 à 7 07 54 07547
Colonel Keïta Mamady Saïba, Directeur général de l'office guinéenne des parcs et réserves,
Colonel Keïta Mamady Saïba, Directeur général de l’office guinéenne des parcs et réserves

Comme annoncé précédemment, une mission conjointe du ministère de l’Environnement et celui de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes est en tournée actuellement à l’intérieur du pays. Une tournée organisée en prélude au lancement de la campagne nationale de reboisement, initiée par le président Alpha Condé. Après la préfecture de Faranah, la mission s’est rendue hier, samedi 06 juin 2019, à Kissidougou, où elle a eu des séances de travail avec les acteurs concernés, rapporte l’envoyée spéciale de Guineematin.com dans cette préfecture.

A leur arrivée à Kissidougou, les membres de cette mission ont eu des entretiens avec les autorités administratives, les élus locaux, les services techniques déconcentrés de leurs départements respectifs, ainsi que la jeunesse. Ils ont également visité plusieurs sites de reboisement, identifiés dans le cadre de la mise en œuvre du projet de lutte contre le réchauffement climatique.

Dans cette préfecture, ce sont 50 hectares qui vont être reboisés, selon le Colonel Keïta Mamady Saïba, directeur général de l’office guinéen des parcs et réserves. « Kissidougou, dans les temps passés, était considéré comme la porte d’entrée de la Guinée forestière. Mais, aujourd’hui, quand vous voyez l’écosystème forestier et la situation géographique, les différents cours d’eau qui sont là, les espèces endémiques qui étaient là dans le passé, commencent à disparaître. C’est pourquoi, on s’est dit qu’il faut tout faire pour redémarrer cet écosystème pour que Kissidougou revienne à sa place. Dans le passé, Kissidougou avait 8 à 9 mois de pluie. Aujourd’hui, Kissidougou n’a pas ça, elle a aujourd’hui 4 à 6 mois maximum. C’est un désastre pour l’écosystème. Il faut soutenir cette activité de reboisement pour que le fleuve Niger puisse commencer à revivre et donner vie aux populations qui tirent leur source de vie dans ce grand fleuve », a-t-il dit.

Sur le terrain, cette initiative est vivement saluée. Et, selon le directeur préfectoral de l’Environnement, des Eaux et Forêts de Kissidougou, le Commandant Djiba Koné, plusieurs pépinières sont disponibles pour permettre de mener à bien ce projet. « En plus de notre mission de sensibilisation pour inviter la jeunesse à protéger l’environnement et procéder à la restauration de notre environnement, une telle initiative est à saluer. Nous sommes vraiment prêts, nous avons déjà des pépinières qui sont prêtes pour la campagne non seulement au niveau des privées, mais aussi au niveau de la section des eaux et forêts. Il y a suffisamment de plants pour exécuter ce projet », a souligné le responsable.

De son côté, Elhadj Souleymane Kouyaté, le Directeur préfectoral de la jeunesse de Kissidougou, assure aussi avoir les outils nécessaires pour commencer les travaux. « A Kissidougou, nous avons récencé 142 associations et ONG de jeunes à vocation agricole. Et en 2014, le président de la République nous avait octroyé deux tracteurs et quatre motoculteurs qui sont toujours opérationnels. Nous sommes prêts à œuvrer pour atteindre l’objectif de reboisement pour que la Guinée ne soit pas un pays désertique. Parce que qui dit développement, dit une jeunesse disponible pour son pays. Et ici à Kissidougou, nous avons une jeunesse engagée à exécuter le travail sur le terrain dans toute la préfecture », a-t-il laissé entendre.

Après Kissidougou, la mission des ministres en charge de l’Environnement et de la Jeunesse va se rendre dans la préfecture de Dabola, pour poursuivre ses travaux préparatoires de la campagne nationale de reboisement au compte de l’année 2019, et dont le lancement officiel est prévu le 11 juillet prochain à Dubréka. Financée à plus de 16 milliards de francs guinéens, cette campagne vise à planter 1693 arbres dans les zones ciblées.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

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Faranah : des agents de l’Environnement et leurs partenaires s’apprêtent à reboiser 55 hectares

6 juillet 2019 à 7 07 52 07527

Les autorités guinéennes multiplient les initiatives visant à restaurer et à préserver les forêts. Ce mois de juillet s’annonce comme une période dédiée aux campagnes de restauration des essences forestières. Pour y arriver, des cadres des ministères de l’Environnement et de la Jeunesse se sont déployés dans la région de Faranah pour la vérification des informations collectées en relations avec les sites de reboisement, les pépinières, les plants et l’état des lieux des forêts classées, rapporte l’envoyée spéciale de Guineematin.com dans la région.

Après avoir signé l’accord de Paris sur le changement climatique, le président Alpha Condé semble résolument engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et à contrer l’avancée de la désertification dans le pays. C’est dans cette dynamique qu’une délégation du Ministère de l’Environnement, accompagnée de ses partenaires, s’est rendue dans la ville de Faranah ce vendredi, 5 juillet 2019. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre d’une mission de prospection de terrain pour une prise de contact et de travail avec l’ensemble des acteurs dans toutes les préfectures, a-t-on appris sur place.

Durant cette mission de 7 jours, ces cadres de l’Environnement vont se rendre à Dabola, Kissidougou et Dinguiraye où ils vont mener des activités qui sont entre-autres: converser avec les autorités administratives, les élus locaux et les services techniques déconcentrés afin d’identifier et valider les sites de reboisement, formaliser l’engagement des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet…

Colonel Abdoulaye Oularé, conseiller du ministre de l'Environnement
Colonel Abdoulaye Oularé

Le conseiller du ministre de l’Environnement et chef de la délégation, le Colonel Abdoulaye Oularé, est revenu sur les points touchés durant cette journée de travail. « A Faranah, nous avons pris contact avec toutes les autorités au niveau régional et les différents services techniques, aussi bien de la jeunesse que du secteur de l’environnement, et cette prise de contact nous a permis de mettre en exergue la véritable appropriation des autorités à la fois administratives et des structures techniques concernées par ce reboisement. Elle nous a également permis d’évaluer concrètement la faisabilité. Dans la situation actuelle, nous avons déjà fait une première évaluation d’une première pépinière à disposition dans la commune urbaine de Faranah et dans cette pépinière nous avons pu dénommer environs 11 mille plantes appartenant à différentes espèces à la fois forestières et fruitières pour les 55 hectares qui ont été concédés à la préfecture de Faranah. La disponibilité en plants, tant au niveau de la commune urbaine que dans les cantonnements forestiers, va permettre de couvrir la superficie à reboiser », a-t-il expliqué.

Sadou-Keita-gouverneur-de-Faranah
Sadou Keita

De son coté, le gouverneur de la région de Faranah, Sadou Keïta, a salué l’initiative avant d’exhorter les acteurs à une stratégie à long terme pour permettre la pérennisation du reboisement. « Il ne faut pas reboiser pour reboiser, lorsqu’on veut reboiser par exemple à Faranah 10 hectares, au moins qu’on mette 7 hectares à reboiser et l’argent destiné aux 3 autres, on voit comment gérer cela afin d’entretenir les plantes. Si non, c’est un perpétuel recommencement », a-t-il suggéré.

Adjudent-chef Mory Fodé, inspecteur régional de l'environnement des eaux et forêts de Faranah,
Adjudent-chef Mory Fodé

L’inspecteur régional de l’environnement des eaux et forêts de Faranah, l’adjudant-chef Mory Fodé Diané, s’est dit engagé à entamer des travaux sur le terrain et à accompagner l’initiative du président de la République. « Nous sommes prêts à recevoir ce projet, parce que vous n’êtes pas sans savoir que l’écosystème est devenu fragile, le couvert végétal est complètement détruit par les activités anthropiques. Si Mr le président a eu l’initiative de contribuer à la restauration du couvert végétal, je pense que c’est une très bonne idée. Nous les cadres de Faranah, nous avons pris des précautions, le service technique a déjà identifié les sites à reboiser et les superficies ont été attribuées et en fonction de cela, les contrats seront donnés aux ONG et les plateformes de jeunesse qui vont réaliser le reboisement sur ces sites. Dans les 55 hectares prévus, le fleuve Niger à pris une grande partie étant donné que ce fleuve là est partagé par 10 pays », a expliqué l’adjudant-chef Mory Fodé Diané.

De Faranah, Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Environnement marin et côtier : “Guinée écologie” forme des acteurs à Conakry

27 juin 2019 à 15 03 45 06456

Prendre en compte les aspects environnementaux, sociaux et juridiques notamment en ce qui concerne les études d’impact préalables, informer et former les acteurs non étatiques sur ces outils de gestion, tel est l’objectif d’un atelier de 2 jours qui a ouvert ses travaux ce jeudi à Conakry. Une vingtaine de participants issue du monde scientifique, des associations de protection de l’environnement et des médias prennent part à la rencontre.

Une initiative de l’ONG “Guinée écologie” en collaboration avec ses partenaires dont le PRCM, partenariat régional pour la conservation marine et côtière en Afrique de l’Ouest et la fondation pour la nature MAVA dans le cadre du “ Projet PRISE 2 relatif à l’atelier de sensibilisation et d’information des OSC sur les impacts des infrastructures et les outils de gestion environnementale”.

Rappelant le bien fondé et la particularité de cette rencontre, le Conseiller technique de “Guinée écologie” et facilitateur de cadre de concertation Mamadou Saliou DIALLO, dira que “l’objectif de la formation, est d”informer et sensibiliser les acteurs non étatiques (des leaders des ONG nationales, les journalistes, les cadres des entreprises de construction et des principaux bailleurs des infrastructures) en guinée sur les impacts des infrastructures et les outils de gestion environnementale”. Il poursuit en ajoutant que “ notre souci est que la question environnementale soit effectivement prise en compte dans la construction des infrastructures sur le littoral ».

C’est une formation qui se focalise sur les stratégies 3 et 4 du plan d’action. Elle consiste tout d’abord à mettre en place ou dynamiser les cadres multipartites des acteurs sur la construction des infrastructures et les impacts sur la zone côtière. Il s’agira ensuite de communiquer les informations et de partager les enjeux sur les impacts des infrastructures, discuter les options et proposer des textes réglementaires ou juridiques appropriés pour corriger les gaps et assurer leur mise en œuvre effective. A cette fin, il faudra produire des connaissances et mettre à la disposition des parties prenantes, des informations utiles à leur engagement et à la prise de décision, souligne t-il.

Sur les cibles du projet, il citera les herbiers marins, la mangrove et les tortues marines sur les zones côtières des 5 pays couverts par le projet précise M. DIALLO. Il s’agit du Sénégal, du Cap Vert, de la Guinée Bissau, de la Mauritanie, et la Guinée.

Pour approfondir les échanges, plusieurs thèmes seront abordés au cours de ces travaux qui dureront 2 jours. IL s’agit de “l’Introduction et la documentation sur les grandes infrastructures côtières de la Guinée. Le cas des villes, Ports et Aéroports, Transports – Mines – Industries, l’état des lieux de la diversité biologique et des écosystèmes de la zone côtière guinéenne. Les impacts environnementaux et sociaux des infrastructures côtières en Guinée. Le cadre institutionnel, légal et règlementaire de la gestion de l’environnement en Guinée”.

La journée s’est poursuivie par la présentation des échanges fructueux en vue de favoriser l’engagement des participants à intervenir dans ces secteurs aussi préoccupant que la protection des espèces marines et la construction des infrastructures sur le littoral. Une situation qui a des effets comme l’érosion côtière, l’élévation du niveau de la mer et la dégradation des ressources halieutiques.

Une visite de terrain est prévue pour la journée de vendredi pour voir de près les impacts des agressions sur le littoral.

Idiatou CAMARA pour guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Centre d’exposition de N’Zérékoré : immersion dans le quotidien des artisans

26 juin 2019 à 10 10 55 06556

Construit sous le régime de Lansana Conté sous l’appellation « village artisanal », le centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré a été l’un des édifices rénovés dans le cadre du cinquantenaire de la fête tournante de l’indépendance nationale. Cet édifice flambant neuf accueille divers articles fabriqués par les artisans de la région qui font valoir leur génie créateur. L’envoyé spécial de Guineematin.com dans la capitale de la Guinée Forestière y a fait un tour pour échanger avec les artisans sur les difficultés qui les assaillent en ce moment.

Placé sous la tutelle de la Direction Préfectorale de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat, le centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré attire le premier visiteur de par la qualité et la beauté des articles qui y sont exposés.

Moise Haba, assistant de la directrice préfectorale de l’Hôtellerie,
Moise Haba

Selon Moise Haba, assistant de la directrice préfectorale de l’Hôtellerie, « ce lieu s’appelait village artisanal et a été construit sous la 2ème République, au temps du Général Lansana Conté où c’était fait en des cases rondes. Chaque préfecture avait sa case. Donc, elles étaient au nombre de sept (07). Après, ces cases ont commencé à se dégrader et elles sont tombées. Avec les festivités tournantes de notre indépendance, il a été prévu de faire un centre d’exposition artisanale. Comme le nom l’indique aujourd’hui, ce n’est pas pour la fabrication des articles artisanaux, mais c’est pour leur exposition. Au jour d’aujourd’hui, il y a principalement six (06) sections qui sont là, à savoir : la raphiaterie, la teinture, la section bambou, la sculpture, les antiquaires et la calligraphie. Ces derniers moments, il y a d’autres sections, notamment la coiffure, la couture et la chaudronnerie qui ont demandé d’avoir une case. Mais pour le moment, ils ne font pas d’exposition là-bas ».

Aux abords du centre, chaque artisan a son propre atelier où il fabrique les articles qui sont ensuite exposés à l’intérieur, dans les différents stands. Dans les différents échanges, chaque artisan a expliqué les difficultés liées à l’exercice de son métier, aussi bien dans la fabrication que dans l’exposition des objets.

Roger Bréhémou

Roger Bréhémou, section bambou chinois : « ça fait peut-être vingt (20) ans maintenant que je pratique cette activité. Au temps de Feu Sékou Touré, j’ai échoué à l’examen et à l’époque on étudiait aussi dans les langues locales. Moi, j’ai étudié le Kpèlèwo (langue des Guerzé, ndlr). J’ai alors décidé d’apprendre le rotin et le bambou chinois. Je fais même les salons en bambou, les étagères, les portes-bics, les cendriers et les thermos. La forme qu’on donne aux objets dépend de la coupe du bambou chinois mais aussi de la dimension. C’est le bambou qui me nourrit, j’ai construit une maison et j’arrive à subvenir aux besoins de ma famille. Mes clients viennent de Conakry, de la Côte D’Ivoire. Pour le prix, les thermos sont à 65 mille FG, les pots de fleurs à 55 mille FG, les gobelets à 35 mille FG, les cendriers à 15 mille FG. Et si c’est le salon qu’on doit monter, c’est à 500 mille FG. Le transport du bambou est très difficile, il y a des endroits où le véhicule ne peut pas aller. Quelques fois, on est contraint de transporter sur la tête ou de déplacer un taxi-moto pour transporter petit-à petit. Je demande à l’Etat de nous aider, mais aussi de s’intéresser aux enfants abandonnés pour qu’ils viennent apprendre ce métier avec nous. J’avais cinq apprentis, ils m’ont tous quitté. Certains sont au Libéria et d’autres en Côte D’Ivoire. Je suis seul maintenant. C’est pourquoi, je demande aux jeunes de venir apprendre. Un moment va arriver, on ne trouvera pas le bois, sauf le bambou ».

Marie Françoise Lamah, directrice préfectorale des femmes teinturières du centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré
Marie Françoise Lamah, directrice préfectorale des femmes teinturières du centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré

Marie Françoise Lamah « Manéa Né », directrice préfectorale des femmes teinturières du centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré : « j’ai commencé la teinture depuis 1998, mon maitre était là, il s’appelle Siba Kpaye. C’est avec lui que j’ai appris la teinture forêt sacrée, qui est faite à l’aide des produits issus de la forêt sacrée. D’autres pensent que si on dit forêt sacrée, c’est quelque chose qui est liée à l’initiation. Non, ce n’est pas ça. Pour la fabrication du tissu forêt sacrée, je garde ça comme secrets de cuisine. Quand je dévoile les étapes de la fabrication, d’autres s’en serviront pour imiter ce que je fais. Mais, le pagne est fait à l’aide de l’eau de la noix de cola, c’est ce qu’on appelle forêt sacrée. Il y aussi le pagne onidi. Là, c’est les produits chimiques qu’on utilise pour donner soit la couleur jaune, la couleur verte et ainsi de suite. Je suis vieille maintenant, je ne peux pas piler la noix de cola. Je veux une machine pileuse et avoir des équipements pour nous protéger, parce que nous utilisons aussi des produits chimiques, surtout au niveau de la teinture onidi où on utilise la soude caustique. En plus, je demande au gouvernement de m’aider à avoir une petite voiture pour la commercialisation des produits. Ceux qui quittent Boké, Kindia, Labé viennent ici prendre nos produits à bas prix et vont revendre chèrement. Si nous avons un véhicule, nous-mêmes on peut commercialiser nos produits à travers tout le pays. Comme ça, nous pouvons en profiter.

Siba Haba

Siba Haba, section raphiaterie et président des artisans raphiateurs de la Guinée forestière : « c’est nos parents qui nous ont appris ce métier. Ça fait plus de trente (30) ans que je pratique cette activité qui a pour matière première le raphia. Nous partons couper les feuilles de raphia dans les bas-fonds et on extrait les fibres qui sont ensuite séchées au soleil. Après, on tisse les fibres avant de faire des modèles. Avec le raphia, nous faisons des nappes de table, des hamacs, des sacs, des chapeaux, des chaussures, des cartables et plusieurs autres objets. Nos potentiels clients sont les commerçants grossistes qui viennent acheter pour revendre dans le marché. Les jeunes filles convoitent beaucoup nos produits, les élèves, mais aussi les femmes. Le prix des sacs commence à 15 mille FG, 18 mille, 45 mille, 55 mille, 65 milles jusqu’à 150 mille FG. Nous avons des difficultés comme le manque de subvention de la part de l’Etat, le manque de participation dans les foires nationales, la rareté du raphia, mais aussi les problèmes d’acheminement, parce que nous partons très loin pour chercher le raphia.

Aboubacar Sidiki Traoré, sculpteur
Aboubacar Sidiki Traoré

Aboubacar Sidiki Traoré, sculpteur : « depuis mon enfance, je fais ce métier avec mes oncles. Donc, j’ai grandi avec ça. Mais, cela ne m’a pas empêché d’étudier. On n’étudie pas seulement pour devenir fonctionnaire. Donc, moi j’ai décidé de revenir à mon métier d’enfance au lieu de s’asseoir attendre longtemps pour avoir un emploi. Je travaille le bois rouge, l’iroko, le Gbélé de la Haute Guinée, le bois d’ébène, le bois noir qui vient des pays désertiques. Personnellement, je travaille manuellement. Parce que nous sommes dans un milieu où ne peut pas travailler avec la machine, il n’y a pas de courant. Nos clients ici, ce sont les étrangers. Le peuple de Guinée doit être conscient que la culture africaine lui appartient. Parce que, les plus grands sculpteurs d’Afrique sont originaires de la Guinée, mais le marché de l’art n’existe pas chez nous. Il faut attendre les étrangers, et la Guinée est un pays fermé au monde. Nous devons apprendre à la nouvelle génération que l’art est une connaissance de nos grands parents et que notre connaissance a existé et elle doit continuer à exister. Le prix dépend des articles : les petits tableaux sont vendus à 150 mille FG, les grands à 250 mille FG, les passeports sont à 50 milles FG. Nous rencontrons beaucoup de difficultés parce que quand le pays est fermé, on ne fait que travailler, mais on ne gagne pas. On est obligé de prendre nos objets et aller dans d’autres pays frontaliers pour chercher le marché. Personnellement, fabriquer le bois ce n’est pas quelque chose qui est facile. Parce que, les instruments que nous utilisons blessent et ça peut donner le tétanos. Il y a la fatigue, mais surtout celle du système nerveux ».

Malgré l’existence du centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré, les artisans disent à l’unanimité que beaucoup reste encore à faire pour leur épanouissement. Ils interpellent le gouvernement, notamment les départements du Tourisme et de la Culture, pour les aider à sortir de l’ornière.

De N’Zérékoré, Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Dr Taliby Sylla sur les sites des mini-centrales solaires photovoltaïques de Labé

26 juin 2019 à 9 09 48 06486

Ce sont 1,7 millions d’Euros, que le gouvernement guinéen, en partenariat avec une organisation non gouvernementale Française d’utilité publique « Energie pour le Monde », a acquis pour l’installation de 3 mini-centrales solaires photovoltaïques d’une puissance totale de 75 KWC, d’une productibilité exploitable de 270 kWh/jour environs et de 3 mini-réseaux de distribution d’une longueur d’environ 12 km couvrant les centres de N’Gueria, Bouroudji, Kouramanguii Marché et Kouramangui Missidé.

Pour matérialiser la volonté du gouvernement d’apporter un plus dans le bien-être et le développement de nos districts et localités endogènes, Docteur Taliby Sylla, un habitué de ce genre de visité de terrain et au nom du gouvernement guinéen qui a le souci d’améliorer les conditions de vie des populations dans le domaine énergétique, s’est rendu dans la Préfecture de Labé pour visiter les nouvelles installations de ces différentes mini-centrales de cette localité.

D’ailleurs, elles seront dans sous peu mises à la disposition des paisibles citoyens de Labé.

Après une visite de plusieurs heures dans ces localités respectives, le Ministre Cheick Taliby Sylla, revigoré et très satisfait de l’évolution des travaux dira en substance : « dans les prochains jours, ces installations seront mises à la disposition des populations. C’est un acquis préserver !»

A rappeler que ce projet est cofinancé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) administré par l’Agence Française de Développement en qualité de bailleur principal, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), la facilité Energie Renouvelable de la CEDEAO (EREF) le Conseil Régional de l’Ile de France, la Fondation Energies pour le Monde (FONDEM) et une contrepartie du Budget National de Développement (BND).

La Cellule de Communication du Département

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Conakry : des anciens élèves du groupe scolaire Sainte Marie assainissent et reboisent l’école

23 juin 2019 à 11 11 42 06426
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Les anciens élèves de la promotion 2002 du prestigieux groupe scolaire Sainte Marie de la Bellevue ont pensé à leur école en y procédant à une journée d’assainissement et de reboisement. Cette activité, menée ce samedi 22 juin 2019, se situe dans le cadre de la journée de l’environnement. Cette première édition a connu une forte mobilisation avec le thème « mon école est la plus belle, n’en faisons pas une poubelle », a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette activité des anciens élèves de la promotion 2002 de la Sainte Marie a bénéficié de l’appui de la BICIGUI (Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie en Guinée). Pour cette occasion, le représentant de la BICIGUI, les anciens élèves de la promotion de 2002, et le Directeur Général du groupe scolaire de Sainte Marie, ont assaini et reboisé 50 cocotiers aux alentours de la bordure de mer. Selon les organisateurs, cette démarche vise à empêcher l’avancée de la mer.

Mamadou Sanou Diallo, en charge de la RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale) à la BICIGUI, a fait savoir que « dans le cadre de nos orientations stratégiques la BICIGUI, en collaboration avec l’institution Sainte Marie et les anciens élèves de la promotion 2002 ont décidé d’organiser cette journée riche en activités… Cette action vise à inculquer à nos jeunes frères et sœurs l’amour de la nature et l’impérieuse urgence de la protection de l’environnement. Ils devront être nos ambassadeurs auprès de leur entourage afin de véhiculer le bon message et adopter les bonnes pratiques environnementales ».

Par ailleurs, monsieur Diallo a dénoncé les multiples agressions que subit notre environnement dans une indifférence quasi-générale. « Chaque jour nous voyons comment la nature souffre de l’indifférence et de la négligence des personnes, dont le comportement nuit à notre environnement. Nous aimons la nature et ses cadeaux, néanmoins notre reconnaissance ne pourrait se traduire que par les actions pérennes comme celles que nous allons entreprendre aujourd’hui.

Tous ensemble, à travers notre engagement, nous démontrons que le bénévolat n’a pas d’obstacle ni d’âge, et une étude profonde est actuellement en court pour impliquer plus d’acteurs de l’éducation au tour de cette cause noble qui nous interpelle tous.

Pour ce qui est du choix porté sur la Sainte Marie, Mamadou Sanou Diallo, lui-même ancien de cette école, a dit qu’il n’est pas fortuit. « Je suis toujours fier de cette école qui m’a beaucoup donné et à laquelle je dois énormément. Accompagner la Sainte Marie dans son engagement d’amélioration du cadre d’études des élèves n’est pas chose difficile de par les fondements déjà mis en place par sa direction générale.

Cette responsabilité environnementale se traduit par l’existence d’un responsable de l’environnement et la sécurité, d’un certain nombre d’élèves qui font partie du comité environnement, aussi de poubelles à chaque coin et recoins permettant de différencier les déchets plastiques et autres. Ce dispositif est soit rare et même inexistant dans la plupart des écoles tant à Conakry et encore pire à l’intérieur du pays.

Cette journée nous donne l’occasion d’agir à notre échelle pour l’environnement et de participer ainsi à un mouvement ayant un impacte positif et durable de notre écosystème. Elle sera axée sur une sensibilisation, de l’assainissement et du reboisement », a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, Aboubacar Sidiki Dramé, un autre représentant de la promotion 2002, a dénoncé « notre » irresponsabilité à préserver la terre que nous ont laissée nos ancêtres. « Notre responsabilité c’est de dire que nous, nous avons échoué, parce qu’on n’a pas été capable de préserver la terre que nous avons reçu de nos aînés. Que ce soit ici, à la maison, n’acceptez jamais que les arbres soient abattus sans qu’ils ne soient remplacés par d’autres. Ne la salissez pas cette terre, parce qu’elle est la vôtre. Elle nous appartient et nous avons l’obligation de l’entretenir », a conseillé Aboubacar Sidiki Dramé.

Interrogé par notre reporter, le directeur général du groupe scolaire Sainte Marie, Gérard Ngor Diouf, a dit sa grande surprise devant cette activité qui s’est tenue dans son école. « Ça a été une surprise agréable lorsque j’ai reçu monsieur Sanou Diallo, qui était venu justement me faire part de leur projet, des anciens de la promotion 2002, en collaboration avec la BICIGUI, de mener une action sur la gestion de l’environnement. Pour le moment, ce que nous voulons en interne, c’est sensibiliser reboiser et assainir », a dit le DG de Sainte Marie.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : un trafiquant de pélican, espèce protégée, condamné par le tribunal de Dixinn

21 juin 2019 à 12 12 53 06536

De nombreuses espèces animales sont aujourd’hui menacées d’extinction. Pour freiner cet élan, la répression est de mise dans de nombreux cas. C’est dans ce cadre qu’Alama Sylla, un pêcheur de profession, a été reconnu coupable de capture et commercialisation d’un pélican par le tribunal correctionnel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La répression contre les auteurs de crimes et délits fauniques se poursuit, même si les peines sont jugées légères par de nombreux observateurs. Pour avoir capturé et tenté de commercialiser un pélican, Alama Sylla, originaire de Dubréka, a été jugé et condamné à six mois de prison assortis de sursis et à une amende de 500 mille francs guinéens. Il est également condamné au payement du montant de 25 millions de francs guinéens de dommages et intérêts à la partie civile dans ce dossier, à savoir le ministère de l’Environnement, de Eaux et Forêts.

Selon nos informations, c’est le 6 juin 2019 que le pêcheur a été interpellé au quartier Sonfonia, dans la commune de Ratoma, par les agents du corps des conservateurs de la nature.

Au cours de son audition à la barre, le prévenu a reconnu les faits de capture, de détention et de commercialisation du Pélican. Mais, il dit n’avoir jamais été au courant que ce type d’animaux est protégé par la loi. « J’ai capturé l’oiseau à la mer, à Dubréka, au moment où je revenais de la pêche. Je l’ai transporté chez moi et je l’ai gardé pendant 3 semaines. J’ai aimé l’oiseau. A chaque fois que je reviens de la pêche, je lui apporte des poisons comme nourriture. Je l’ai trouvé sur l’eau. Il ne pouvait pas voler. Je l’ai capturé. Mais, je n’ai pas l’habitude de capturer des oiseaux pareils et je ne savais pas que c’est un animal qui est protégé par la loi », s’est défendu Alama Sylla.

Évoquant les circonstances dans lesquelles il a été arrêté, Alama Sylla dira que c’est à Sonfonia qu’il a été interpellé par les agents au moment où il partait revendre l’oiseau à 500 mille francs guinéens. « Je partais revendre l’oiseau à une dame qui m’a appelé au téléphone. On avait conclu le prix à 500 mille francs guinéens. Arrivé à Sonfonia, les agents m’ont arrêté avec l’oiseau ».

Après ces aveux du prévenu, l’avocat de la partie civile, maître Lansana Bayo Camara, a expliqué que le pêcheur ne dispose d’aucun document lui permettant de se livrer à cet exercice. Selon l’avocat, l’infraction est suffisamment établie à son encontre. « L’infraction de capture, de détention, de circulation et commercialisation du pélican est établi à son encontre. Il a reconnu qu’il n’a pas de document de capture, de détention, de circulation, et de vente des espèces intégralement protégées. Il n’a aucun document pour se livrer à cet exercice. Aujourd’hui, la Guinée est qualifiée comme un pays de trafic des espèces intégralement protégées », a rappelé l’avocat.

Par ailleurs, maître Lansana Bayo Camara va solliciter de condamner le prévenu au payement de « 247 millions de francs guinéens au titre de dommages et intérêts ».

Pour sa part, le procureur Boubacar 1 Bah a, dans ses réquisitions, laissé entendre que tous les éléments constitutifs de l’infraction sont réunis. « Il y a eu capture, détention, circulation et commercialisation d’une espèce animale protégée par la loi nationale et internationale. Donc, je vous demande de le retenir dans les liens de la culpabilité de capture d’une espèce intégralement protégée en le condamnant à 2 ans d’emprisonnement assortis de sursis. Ensuite, nous sollicitons d’examiner la demande de la partie civile », a requis le procureur.

Au terme de l’audience, le pêcheur a été condamné à 6 mois de prison avec sursis, à 500 mille francs guinéens d’amende et à 25 millions de francs guinéens de dommages et intérêts.

Selon nos informations, la Guinée est présentée comme une plaque tournante du trafic international des espèces sauvages et est toujours sous sanction par la Convention Internationale sur le Commerce des Espèces de faune et de flore sauvage menacée d’extinction (CITES).

Il faut rappeler que le trafic d’espèces animales sauvages est un crime organisé transnational. Il représente le 4ème commerce illégal le plus important au monde, amassant plus de 20 milliards de dollars chaque année.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Littoral : « je suis très satisfait de ma mission en Guinée »

21 juin 2019 à 11 11 56 06566

S’enquérir du niveau d’avancement des projets du PRCM, partenariat régional pour la conservation marine et côtière et rencontrer les médias dans le cadre de l’accompagnement des dits projets, étaient les objectifs de la visite de 3 jours de M. Demba Marico Coordinateur de programme « gestion intégrée et résilience côtière » au PRCM.

Des rencontres fructueuses et prometteuses aux dires de M.Marico qui s’est dit « satisfait » de son séjour en Guinée. Nous l’avons rencontré pour vous.

M. Demba Marico, vous venez de séjourner en Guinée dites-nous les conclusions de cette mission et dans quel cadre elle s’est tenue

Merci pour cette opportunité, en effet j’étais en Guinée pour une mission du PRCM de 3 jours.

J’étais donc venu dans le cadre de la concertation et du suivi des projets « réduction des impacts des infrastructures sur les écosystèmes côtiers en Afrique de l’Ouest » PRISM. Un projet qui couvre 5 pays ouest-africains, à savoir la Guinée Bissau, la Guinée, le Sénégal, le Cap Vert et la Mauritanie.

L’objectif de ma mission était de rencontrer nos partenaires que sont tout d’abord le Ministère de l’Environnement des Eaux et Forêts pour la partie étatique, Guinée Ecologie pour le compte de la société civile et des médias qui travaillent sur l’environnement marin et côtier, que nous avons eu à former récemment au Sénégal sur ces questions de préoccupation majeure. J’ai eu des entretiens avec le BGEE, le bureau guinéen d’évaluation environnemental, le centre des zones marines et côtières, l’OGUIPAR, la direction de l’urbanisme et des médias aussi. Il s’agissait de voir déjà les acquis, les contraintes et les défis afin de les relever ensemble, pour une meilleure protection de l’environnement marin et côtier en Guinée.

Je dois dire que d’une manière générale, je suis très satisfait de ma mission, les projets avancement progressivement et nous nous en réjouissons, et comptons poursuivre l’élan, de manière à ce que nous atteignions les objectifs fixés.

Vous avez aussi rencontré des journalistes de l’environnement au cours de votre séjour, qu’est ce qui en a filtré ?

Comme je le disais tantôt nous avons eu à former des journalistes en avril dernier sur l’environnement marin, notamment en ce qui concerne, la pollution, la biodiversité marine et les infrastructures sur le littoral, ce qui est une véritable préoccupation actuelle. Notre entretien était fructueux et les journalistes sont très motivés et engagés pour la cause environnementale en général et marine en particulier, cela nous l’avons noté avec beaucoup de satisfaction. Vous savez, les journalistes sont la vitrine de ce que nous faisons. Il est important pour nous que nos partenaires nationaux tant étatiques que de la société civile puissent les associer dans les projets en cours.

Pour terminer dites-nous quelles sont les perspectives dans le cadre de la protection de l’environnement marin et côtier dans les pays couverts par le PRCM dont la Guinée, le Sénégal et le Cap Vert sont membres ?

De belles perspectives, je dois dire. Qu’il s’agisse des ateliers de formations, des visites de terrain ou des rencontres avec nos partenaires pour évaluer les acquis et les défis sont prévus. Des documents importants ont été également adoptés par les techniciens lors de mon séjour, et doivent être maintenant portés auprès des autorités compétentes. Lorsqu’ils seront adoptés à ce niveau, ils auront une force contraignante, surtout que la Guinée est en train d’élaborer la loi du littoral actuellement.

Nous allons continuer dans cette lancée, car nous y avons l’obligation, puisque si l’environnement marin et ses ressources sont menacés, ceci représentera forcément un danger pour nous et surtout pour les générations futures.

Un entretien réalisé à Conakry par Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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