Interconnexion Electrique : « 121 localités seront électrifiées en Guinée et 80 au Mali »

12 septembre 2019 à 13 01 57 09579

« Le projet d’Interconnexion Guinée-Mali a pour but de contribuer au développement socio-économique de nos deux pays. En stimulant le renforcement des échanges d’énergie électrique à travers ce projet d’interconnexion, nous aurons contribué largement à assurer un accès accru à l’électricité des populations et ce, à moindre coût. Ceci se comprend facilement dans la mesure où il est prévu d’électrifier en Guinée, 121 localités et 80 au Mali. En Guinée, pour rappel, ces localités sont situées sur la ligne Siguiri-Nzérékoré, en passant par Kankan, Kérouané, Beyla, pour rejoindre la ligne CLSG qui prend en compte la Région Forestière pour déboucher sur Faranah ».

C’est un extrait du discours prononcé ce jeudi, 12 septembre 2019, par le ministre guinéen de l’Energie. Docteur Cheick Taliby Sylla présidait ainsi la réunion de démarrage de la prestation de l’ingénieur en charge du contrôle et de la supervision des travaux du Projet de construction de la ligne d’interconnexion Electrique de 225 KV Guinée-Mali, a appris Guineematin.com du très dynamique service de communication du Département de l’Energie.

Voici l’intégralité de ce discours :

Madame la Directrice Nationale de l’Energie, Représentant Monsieur le Ministre de l’Energie et de l’Eau du Mali ;

Ø Monsieur le Secrétaire Général de l’EEEOA (WAPP) ;

Ø Messieurs les Représentants des Partenaires Techniques et Financiers ;

Ø Messieurs les Coordonnateurs des projets du Mali et de la Guinée ;

Ø Messieurs les Représentants du Groupement INTEC-ARTELIA, Ingénieur Conseil,

Ø Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi un réel plaisir et un grand réconfort de vous recevoir en ce jour et de vous souhaiter, au nom de Son Excellence Le Professeur Alpha CONDE, Président de la République, Chef de l’Etat, et du Premier Ministre, chef du Gouvernement, la bienvenue et un agréable séjour de travail en terre africaine de Guinée.

Mesdames et Messieurs,

L’évènement qui nous réunit aujourd’hui vient à point nommé. Et comme on le dit souvent, ‘’mieux vaut tard que jamais’’ il s’agit du lancement des prestations de l’Ingénieur Conseil chargé du Contrôle et de la Supervision des travaux du projet d’Interconnexion électrique 225 KV Guinée-Mali.

Ainsi, Mesdames et Messieurs, vous me permettrez de faire un bref aperçu sur ce grand projet, né de la volonté politique de nos deux Etats, la République du Mali et la République de Guinée, dans le souci de matérialiser encore une fois de plus, leur intégration séculaire, au bénéfice de nos laborieuses populations.

En fait, le projet d’Interconnexion Guinée-Mali a pour but de contribuer au développement socio-économique de nos deux (02) pays.

En stimulant le renforcement des échanges d’énergie électrique à travers ce projet d’interconnexion, nous aurons contribué largement à assurer un accès accru à l’électricité des populations et ce, à moindre coût. Ceci se comprend facilement dans la mesure où il est prévu d’électrifier en Guinée, 121 localités et 80 au Mali.

En Guinée, pour rappel, ces localités sont situées sur la ligne Siguiri-Nzérékoré, passant par Kankan, Kérouané, Beyla, pour rejoindre la ligne CLSG qui prend en compte la Région Forestière pour déboucher sur Faranah.

Mesdames et Messieurs,

La réalisation de ce projet que je souhaite, dans les meilleurs délais possibles, permettra avec la ligne Linsan-Fomi vivement attendue, d’assurer la couverture de la presque totalité de notre territoire en courant électrique ; ce qui correspond à la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République.

Je voudrais donc remercier nos partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent pour la réalisation de ce projet. Il s’agit de la BAD, de la BEI, de la Banque Mondiale, de la BDC, de l’Union Européenne et de la BOAD.

A Monsieur le Secrétaire Général du Système d’Energie Electrique Ouest Africain, il me revient de lui exprimer toute notre reconnaissance pour l’appui constant de son Institution dans la réalisation de nos projets.

Mesdames et Messieurs, tout en exprimant nos encouragements au Groupement INTEC-ARTELIA ainsi qu’aux équipes du Projet, je déclare ouverts les travaux de la réunion de démarrage des services de l’Ingénieur Conseil, chargé de la Supervision et du Contrôle des travaux des lignes et postes électriques en 225 KV.

Je vous remercie.

Discours transmis par la Cellule de Communication du Département

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Baisse de la pluviométrie à Kankan : un spécialiste tire la sonnette d’alarme

10 septembre 2019 à 13 01 13 09139

Contrairement aux années passées, la région de Kankan fait face à une faible pluviométrie en cette période hivernale. La situation est jugée très préoccupante par les responsables du service météorologique local basé au quartier Météo dans la commune urbaine de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La région de la savane guinéenne connait une diminution régulière de la pluviométrie, notamment pour les trois (3) dernières décennies. De nombreux facteurs, notamment provoqués par l’être humain, sont à l’origine de ce drame silencieux. Une situation qui inquiète les citoyens, mais surtout les spécialistes de la météorologie.

Selon Koumbozono Béavogui, observateur météo en service au centre météorologique de Kankan « de 1989 à cette année 2019, nous constatons que la pluviométrie ne cesse de baisser à un rythme très inquiétant. L’exception est survenue seulement au cours de l’année passée où nous avons même enregistré de terribles inondations dans la commune urbaine. En termes de comparaison, si nous prenons le mois de juillet 2018 et celui de 2019, nous avons connu un excédent de 5, 4 millimètres au cours du premier. Mais au cours de celui-ci, on était vraiment à un très faible niveau ».

Parlant des causes et des conséquences de ce déficit hydrique, Koumbozono Béavogui a fait savoir que c’est toute notre existence du futur qui est en danger. « D’abord, la première explication c’est la croissance démographique. Il y a aussi une mauvaise gestion de nos espaces forestiers et culturaux, les feux de brousse, la coupe abusive des bois. Tout cela affecte sérieusement la profondeur de nos cours d’eau, occasionne la précocité ou la tardiveté des cultures. Il y a aussi le risque imminent d’apparition de nouvelles épidémies. Nous vivons en ce moment des moments critiques et difficiles. Le climat a changé », a-t-il laissé entendre.

Pour faire face à cette situation, notre interlocuteur préconise un certain nombre de comportements à observer. « La population doit consulter la météo. Les projets de construction des barrages, par exemple, doivent être exécutés sur le terrain en tenant compte des paramètres météorologiques ; protéger nos espaces de forêt. Il est certes difficile d’empêcher la croissance démographique, mais il faut beaucoup miser sur le reboisement des espaces déjà dégradés et lutter contre les pratiques néfastes le long des cours d’eau », a-t-il conseillé.

Alors que la saison pluvieuse tire à sa fin, l’on se demande quelle sera la conséquence de cette faible pluviométrie sur le rendement de la campagne agricole 2019 dans la région.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla, pour Guineematin.com

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Changements climatiques : plusieurs cultures menacées à Koumbia

10 septembre 2019 à 8 08 16 09169

Plusieurs cultures sont sérieusement menacées cette année à Koumbia, sous-préfecture relevant de la préfecture de Gaoual. Cette situation est due aux effets des changements climatiques, a appris Guineematin.com de paysans locaux.

Selon Alsény Barry, agent technique agricole de Koumbia, les changements climatiques ont provoqué une perturbation du cycle pluviométrique dans cette localité de la Guinée. Ce qui risque de compromettre sérieusement la campagne agricole de cette année. « A cause des changements climatiques, le cycle pluviométrique est sérieusement perturbé ici. Cette année par exemple, à cause du retard des pluies, les gens ont perdu du temps avant de commencer les travaux de labour. Ce qui risque de se répercuter sur les récoltes. Quand le temps du semis a commencé, il y a eu aussi une interruption des pluies. Voyez-vous au mois d’août, les gens ont passé 10 jours sans la moindre goutte de pluie », a-t-il expliqué, craignant sérieusement les conséquences de cette situation sur les récoltes de cette année.

Alseny Barry, agent agricole à Koumbia

Mais, notre interlocuteur rappelle que ce n’est pas la première fois que les agriculteurs de Koumbia subissent les effets des changements climatiques. En 2017 et 2018, des inondations ont causé d’importants dégâts dans la localité. « Les gens ont perdu des habitations, du cheptel, de la volaille, des denrées alimentaires et des biens. Sans oublier que ces pluies diluviennes ont fini par détruire des cultures. Ce qui a eu des conséquences fâcheuses sur les récoltes. Difficilement, certains ont eu des semences. Et cette année, au début des labours dans le Bowé, des charançons sont apparus et ont détruit par endroits les semences surtout les arachides ».

En plus des calamités naturelles, Alsény Barry explique que les agriculteurs de Koumbia sont confrontés à d’autres problèmes, comme le manque de matériels. « Tout Koumbia, avec près de 50 mille habitants, n’a qu’un seul tracteur disponible pour les labours. Ce qui est nettement insuffisant pour l’exploitation des plaines. Et pour résoudre ce problème, il nous faut au moins 10 tracteurs et des charrues pour l’exploitation des 2000 hectares. Les paysans manquent également de moyens, et le personnel technique d’encadrement est nettement insuffisant », souligne cet agent agricole.

En attendant de véritables solutions à ces différents problèmes, M. Barry conseille les paysans à rester en contact avec les agents agricoles, et surtout de former des groupements. « C’est à travers les groupements agricoles que les interventions sont possibles et faciles pour résoudre les nombreux problèmes que nous venons d’aborder ici. Je rappelle que l’un des problèmes soulevés par les paysans est la rareté des projets agricoles. Les seules qui évoluent sur le terrain c’est la fédération des paysans du Fouta Djallon et la Fédération maraichère Bowé-Badiar, et souvent avec des moyens limités. Cette tendance devrait être changée, puisque le développement c’est à la base, et l’agriculture est le secteur le plus pratiqué par les populations », a-t-il souligné.

De retour de Koumbia, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Forécariah : une douanière mise aux arrêts pour détention illégale d’un bébé chimpanzé !

9 septembre 2019 à 16 04 12 09129

Par le projet GALF : Capitaine Marie Louise Aspe Camara a été mise aux arrêts au petit matin de ce lundi 09 septembre 2019 par une équipe mixte composée des agents du BCN INTERPOL, ceux du corps des conservateurs de la nature plus les activistes du projet GALF (Guinée Application de la Loi Faunique). Son crime ; détenir en captivité un bébé chimpanzé, une espèce animale intégralement protégée.

Selon nos informations, Mme Marie Louise Aspe Camara est une douanière au grade de capitaine qui travaille à la brigade maritime de la douane à Conakry. Pour des raisons familiales, elle aurait décidé de quitter Conakry pour aller s’installer à Forécariah en attendant la sortie de sa mutation pour Pamalap. C’est dans cette attente qu’elle s’est donnée la peine d’acheter un bébé chimpanzé des mains d’un inconnu en provenance de la Sierra Léone, pays frontalier à la Guinée. Ce qui confirme bel et bien la thèse du trafic de chimpanzé en Guinée et dans les pays frontaliers.

A l’en croire lors de son audition, dame Camara a fait savoir qu’elle n’avait aucune intention de commercialiser cet animal qu’elle aime tant et parfois, qu’elle dormait avec lui dans son lit.

Par contre, le simple fait de détenir un chimpanzé qui est une espèce intégralement protégée constitue une infraction aux yeux des dispositions des articles 56, 57,58 et 166 du code de protection de la faune sauvage et réglementation de la chasse. Or, Mme Marie Louise dit ne pas savoir si détenir le chimpanzé est une infraction. Alors que quelques formations auxquelles la douane a été associée ont été organisées pour renforcer les capacités de quelques agents sur le phénomène de la criminalité faunique.

Après son arrestation, capitaine Marie Louise aspe Camara a été auditionnée par un agent assermenté des Eaux et Forêts avant d’être déférée devant le parquet de la justice de paix de Forécariah. Le bébé chimpanzé quant à lui, a été confié au projet GALF qui en collaboration avec les autorités guinéennes et celles de la Sierra Leone, procédera les jours à venir au transfert de l’animal dans le sanctuaire de Tacugama en Sierra Léone.

A noter qu’avant et dans un rapport produit par l’Assemblé Nationale via la commission ressources naturelles, la Guinée était un des pays dans le monde où il y avait le plus d’exportations illégales de grands singes vers l’Asie, le Moyen-Orient et même l’Europe, 130 chimpanzés, 10 gorilles et 10 bonobos ont été exportés illégalement en Chine et en Arménie via des permis CITES frauduleux délivrés par l’ancienne autorité de cette institution en Guinée entre 2007 et 2014. Ce qui est plus grave, les gorilles et les bonobos sont des espèces qui n’existent pas en Guinée.

Pour mémoire, la Guinée était présentée à cet effet comme une plaque tournante du trafic international des espèces sauvages et est toujours sous sanction par la Convention Internationale sur le Commerce des Espèces de faune et de flore sauvage menacée d’extinction (CITES).

Il faut rappeler que le trafic d’espèces animales sauvages est un crime organisé transnational. Il représente le 4ème commerce illégal le plus important au monde amassant plus de 20 milliards de dollars chaque année.

Affaire à suivre….

Fatou Kourouma du projet GALF

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Développement agricole : une mission du PDRI/GKM échange avec les producteurs de Koumbia

3 septembre 2019 à 12 12 50 09509

Pierre Poutan Ouendeno, formateur au département de l’agriculture et responsable d’appui à la production au projet de développement intégré Gaoual-Koundara-Mali (PDRI/GKM), à la tête d’une délégation, a effectué récemment une mission de travail à Koumbia, sous-préfecture relevant de la préfecture de Gaoual. La mission a rencontré les petits producteurs et exploitants agricoles de la commune rurale.

A l’issue des travaux, monsieur Ouendeno a accordé un entretien à un journaliste de Guineematin.com autour notamment des objectifs de cette mission et de son constat sur le terrain.

Décryptage !

Guineematin.com : expliquez-nous les motifs de votre présence à Koumbia où vous avez rencontré des responsables des unions et groupements agricoles.

Pierre Poutan Ouendeno, formateur au département de l’agriculture et responsable d’appui à la production au projet de développement intégré Gaoual-Koundara-Mali

Pierre P. Ouendeno : notre présence à Koumbia s’inscrit dans le cadre du programme de sensibilisation des producteurs dans la zone du projet, à savoir ce que c’est le PDRI/GKM, le contexte pour lequel il a été créé, les objectifs, sa stratégie d’intervention, les résultats attendus au terme du projet. Bref, nous sommes là pour partager le contenu du projet avec les populations bénéficiaires.

Guineematin.com : quels sont les objectifs de ce projet ?

Pierre P. Ouendeno : comme tout projet de développement agricole, celui-ci vise à contribuer à améliorer les conditions de vie des populations, accroitre le revenu des producteurs à la base, désenclaver les zones de production, faire une mise en relation entre les zones de production et les marchés, mettre à la disposition des producteurs du matériel agricole comme des tracteurs, des motoculteurs.

Guineematin.com : quelle est la zone d’intervention du projet et combien de temps va-t-il durer ?

Pierre P. Ouendeno : la zone du projet, de par son appellation, est circonscrite à Gaoual, Koundara et Mali. Ça c’est la zone géographique. Il concerne les 25 communes rurales de ces trois préfectures. La durée du projet est de 5 ans à compter de 2019. Les bailleurs du projet sont la Banque Islamique de Développement pour environ 21 millions d’euros et le gouvernement guinéen pour plus d’un million d’euros, soit en tout plus de 22,5 millions d’euros.

Guineematin.com : combien de personnes seront touchées par le projet ?

Pierre P. Ouendeno : nous misons sur au moins 50 mille exploitants agricoles à travers ces 25 communes rurales de Gaoual, Koundara et Mali.

Guineematin.com : parlez-nous maintenant des composantes du projet.

Pierre P. Ouendeno : le PDRI/GKM comprend trois composantes. Il s’agit de l’identification des filières. Ce qui va aboutir à l’aménagement de 2100 hectares, soit 1900 hectares de plaines et 200 hectares de bas-fonds. Ensuite, il y aura la mobilisation des équipements de production comme les tracteurs, les motoculteurs, des appareils de traitement, les moissonneuses-batteuses, les décortiqueuses, la construction d’au moins 30 magasins de stockage et le désenclavement des zones de production pour 167 km de pistes rurales. Nous aurons à mettre à la disposition des producteurs de semences améliorées, la formation et l’encadrement des producteurs.

Guineematin.com : qu’attendez-vous des producteurs, les bénéficiaires ?

Pierre P. Ouendeno : nous attendons des producteurs une adhésion et un engagement participatif dans la mise en œuvre du projet qui est pour eux. C’est un projet qui est là pour améliorer les conditions de vie des paysans.

Guineematin.com : à quand le démarrage proprement dit des activités du projet sur le terrain ?

Pierre P. Ouendeno : après cette étape de sensibilisation, nous devons élaborer un document qu’on appelle programme de travail et budget annuel (PTBA). Nous reviendrons ensuite à la base pour sa validation. Ce document final sera soumis enfin au comité de pilotage qui comprendra outre les bailleurs de fonds et les représentants de l’administration, les bénéficiaires et les représentants des collectivités. C’est après ce travail que le document sera soumis aux bailleurs de fonds pour la mise à exécution.

Guineematin.com : peut-on savoir où en êtes-vous dans la mise en place de l’unité de gestion du projet ?

Pierre P. Ouendeno : justement, après la signature de l’accord, l’une des conditions c’était la mise en place de l’unité de gestion du projet. Aujourd’hui, c’est chose faite. Elle est dirigée par Mohamed Saïd Fofana (à ne pas confondre avec l’ex-Premier ministre) assisté de cinq autres cadres. Certains s’occupent des finances et de la passation des marchés, d’autres des infrastructures et du suivi-évaluation du projet.

Guineematin.com : quel a été votre constat après les rencontres que vous avez eues avec les producteurs à Koumbia ?

Pierre P. Ouendeno : nous sommes impressionnés par la qualité de la mobilisation. Avec la saison des pluies, nous pensions qu’ils ne seraient pas si nombreux avec nous. Mais à notre agréable surprise, nous avons été bien accueillis, les gens sont venus très nombreux participer à la rencontre. D’ailleurs, nous mettons un accent particulier pour Koumbia où la mobilisation des producteurs et la qualité des échanges ont été impressionnantes.

Interview réalisée par Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Télimélé : l’association des jeunes de Ley Paris lance le reboisement de 1500 plants

2 septembre 2019 à 13 01 22 09229

Dans le but de lutter contre le réchauffement climatique, le tarissement des marigots et rivières et de protéger l’environnement, l’association des jeunes pour le développement de Ley-Paris (AJLD) a initié une campagne de reboisement des têtes de sources de la localité. Un secteur situé dans le district de Hollandé Dian, relevant de la sous-préfecture de Sarékaly. Cette campagne a été lancée le samedi, 31 août 2019, en présence des autorités et des sages de la localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

Mamadou Hassimiou Bah, membre de l’association des jeunes de Ley-Paris

Selon Mamadou Hassimiou Bah, membre de l’association des jeunes de Ley-Paris, cette initiative fait suite à un constat alarmant qu’ils ont fait sur le terrain. « Nous avons jugé nécessaire de faire cette campagne de reboisement parce que nous avons constaté que les marigots et rivières qui ne tarissaient pas avant commencent vraiment à tarir depuis un certain temps. Actuellement, si nous avons besoin de nager, nous sommes tenus obligés d’aller à des kilomètres pour trouver une rivière adaptée à la nage. Donc on va protéger cet endroit et on va continuer à reboiser d’autres sites », a-t-il promis.

Thierno Mamadou Diallo, chef du secteur Ley-Paris

Cette initiative a été saluée vivement par les autorités locales. Selon Thierno Mamadou Diallo, le chef de secteur de Ley Paris, cette activité est venue à point nommé. « Cet endroit était une forêt qui n’avait jamais été déboisée, nos parents nous ont dit qu’ils ont trouvé cette forêt ici. Mais récemment, une personne de notre village est venue déboiser le lieu. Comme c’est une tête de source, nos jeunes ressortissants se sont fixés comme objectif de reboiser 1500 plants dans notre secteur pour la sauvegarde de nos têtes de sources et le couvert végétal. Nous avons débuté aujourd’hui et nous allons continuer le reboisement.

Après, nous comptons même faire de cet endroit une forêt classée. Nous allons dans ces prochains jours, confectionner des plaques de signalisation qui pourront nous permettre de sécuriser cet endroit contre les personnes de mauvaise intention. Nous reboisons ce lieu pas pour nous seulement, mais pour les générations futures. Nous sommes très contents et prions pour la prospérité de nos fils qui œuvrent pour le développement de notre localité. Ils nous ont sauvés, que Dieu les récompense », a dit l’autorité locale.

Thierno Mamadou Diallo, chef du secteur Ley-Paris

De son côté, Alsény Bangoura, le sous-préfet de Sarékaly qui a présidé la cérémonie de lancement de cette campagne de reboisement, a félicité et remercié les initiateurs de cette activité. « J’ai un sentiment de satisfaction aujourd’hui. Vous savez qu’il y a même une initiative présidentielle visant à restaurer le couvert végétal guinéen.

Comme la Guinée est le château d’eau de l’Afrique occidentale, nous devons tout faire pour préserver nos forêts afin de préserver nos rivières. Je suis très content des jeunes ressortissants de Ley-Paris qui ont pris cette initiative de trouver eux-mêmes les plants et de venir planter chez eux. Je demande à cette association de continuer sur cette lancée. Et la personne qui a autorisé le déboisement de cet endroit va être convoquée pour des explications », a-t-il annoncé.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Assainissement à Conakry : Diouldé Diallo et une forte délégation supervisent les opérations

31 août 2019 à 20 08 49 08498

A l’image du dernier samedi de chaque mois, l’assainissement initié par le gouvernement de Kassory Fofana s’est tenu ce samedi, 31 août 2019, à Conakry. C’est Mamadou Diouldé Diallo, secrétaire général du ministère de l’Assainissement et de l’Hydraulique, qui a supervisé les opérations sur le terrain. Il était en compagnie du maire de la commune de Ratoma, des responsables de l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique (ANASP) et d’autres cadres de son département, a constaté un reporter de Guineematin.com sur place.

C’est sous une forte pluie que la délégation gouvernementale est sortie pour superviser les opérations sur le terrain. Ils ont sillonné plusieurs dépotoirs provisoires d’ordures de la capitale, dont ceux d’Enco 5, T6 et Kaporo-Rails dans la commune de Ratoma, de Donka dans la commune de Dixinn et de Tombo dans la commune de Kaloum. Selon Mohamed Lamine Condé, responsable des opérations au niveau de l’agence nationale de la salubrité publique, « le grand problème que Conakry a et qu’on gère jusqu’à présent, c’est les déchets résiduels. Vous savez, on avait un système qui était appuyé par la Banque mondiale dans les années 80 et qui était performant.

En ce moment, on n’avait pas ces problèmes qu’on voit aujourd’hui. Malheureusement, il y a eu des disfonctionnements qui ont fait qu’on n’arrivait pas à collecter les 1000 à 1200 tonnes d’ordures produites par jour au niveau de la ville de Conakry. Donc, ces ordures se sont accumulées des années et des années durant. Aujourd’hui, on s’attelle à dégager ces ordures. Vous avez été témoins de ce qu’on a fait à Yattaya Fossidè, vous êtes témoins de ce qui est en train d’être fait au bloc des professeurs », s’est-il félicité.

Ce responsable de l’ANASP ajoute qu’au-delà du programme mensuel d’assainissement initié par le gouvernement, l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique travaille tous les jours à débarrasser Conakry de ses nombreuses ordures. « Notre mode opératoire c’est quoi? C’est qu’au niveau de toute la ville de Conakry, chaque jour que Dieu fait, on déploie au minimum une vingtaine de bennes casseuses et on lève tous les jours une cinquantaine de bacs pour transporter les ordures à la décharge. Mais, il faut que je rappelle qu’il n’appartient pas aux services publics de rentrer dans les quartiers pour ramasser les ordures.

Ce qui est demandé aux citoyens, c’est de s’abonner aux PME. Ces PME collectent les ordures pour les mettre sur les points de regroupement. À partir de ces points de regroupement, pour le moment, l’Etat à travers l’ANASP se charge de transporter ces ordures et les mettre à la décharge. Il faut que les gens comprennent que le rôle de l’Etat, c’est de prendre les ordures à partir des points de regroupement. À l’intérieur des quartiers, chaque producteur d’ordures est appelé à s’abonner à une PME. Vous vous abonnez-vous à une PME, vous payer mensuellement, vous créez de l’emploi, vous créez de la richesse, vous rendez votre ménage propre, vous améliorez la santé de vos enfants etc. Et, tout le monde y trouve son compte », a dit Mohamed Lamine Condé.

Présent sur le terrain, Issa Soumah, le maire de Ratoma, a salué cette action du gouvernement. Selon lui, sa commune « a des problèmes avec les ordures. Il faut reconnaitre que la commune est très sale. Pour cela, il faut qu’on travaille. Et ce que le ministère est en train de faire, ça nous aide. Ça nous permet de nettoyer tout au-moins la commune. Mais ça ne veut pas dire que c’est fini. C’est sale, il faut suivre. Les ordures, c’est un problème de suivi. Quand on enlève les ordures, on ne suit pas, une semaine après ça va revenir. Mais, je remercie le département qui nous accompagne et qui suit avec nous le problème d’ordures. Je crois que nous allons y arriver », a laissé entendre le maire.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Insalubrité à Conakry : le cri de cœur des citoyens

28 août 2019 à 13 01 45 08458

La saison des pluies est venue rappeler aux autorités guinéennes que la pompeuse campagne d’assainissement, avec le slogan Conakry Ville Propre, est un véritable échec. La capitale guinéenne est loin d’avoir été débarrassée de ses immondices. Des caniveaux remplis d’ordures, des carrefours et marchés transformés en dépotoirs sont la triste image qu’offre ce qu’on appelait autrefois la perle de l’Afrique de l’Ouest. C’est le cas au marché d’ENCO 5 et du terre-plein central de la route Le Prince, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La saison des pluies est venue enlaidir davantage la capitale Guinéenne avec ses routes cabossées. Les tas d’immondices, mares boueuses et nauséabondes sont visibles à de nombreux endroits. Une situation qui révolte de nombreux citoyens, réduits à subir ce drame d’autant plus que les pouvoirs publics ont montré leurs limites alors que certains citoyens font dans l’incivisme.

Madame Aminata Bangoura, vendeuse au marché d’ENCO 5

Madame Aminata Bangoura, vendeuse au marché d’ENCO 5, dénonce cette mauvaise image que renvoi notre capitale et appelle les autorités à prendre la mesure du problème. « Ce n’est pas bon de vivre ici, parce que les mouches nous fatiguent. Nous respirons cette mauvaise odeur qui se dégage des ces déchets. Ceux qui ont l’habitude de venir les chercher le long du trottoir, ça fait longtemps qu’ils ne viennent plus les prendre. Nous avons constaté que c’est la nuit que les gens viennent déposer ces ordures, parce que pendant la journée, nous ne voyons personne le faire. Je demande à l’autorité de prendre ses responsabilités pour que les gens arrêtent de déposer des ordures le long du trottoir, parce que ce n’est pas bon pour l’image de notre pays », a dit la dame.

Alsény Diallo, étudiant en situation de synthèse en Médecine à l’université Koffi Annan

Pour sa part, Alsény Diallo, étudiant en situation de synthèse en Médecine à l’université Koffi Annan, dit que la responsabilité est partagée. « La cause est partagée, non seulement chez les citoyens, mais aussi au niveau du gouvernement. A mon avis, si le gouvernement avait mis des poubelles pour les citoyens ou indiquer des endroits où on pouvait déposer des ordures, il n’y aurait pas eu de problèmes. Je demande aux citoyens de faire une prise de conscience parce que là, c’est notre santé qui est menacée et également la vision du pays qui est en danger. C’est honteux. Au gouvernement de trouver des solutions ou des mesures pour éradiquer ce phénomène », a lancé notre interlocuteur.

madame Keïta Joceline Koïvogui
madame Keïta Joceline Koïvogui

De son côté, madame Keïta Joceline Koïvogui déplore cette situation et appelle les citoyens à faire preuve de civisme et à s’abonner aux PME de ramassage d’ordures. « C’est déplorable et un grand regret pour moi quand je vois les citoyens mettre des ordures au bord de la route. On se dit peut-être qu’on le fait au gouvernement, mais ils oublient que ceux-ci ne passent pas au bord de ces routes-là. C’est nous qui aspirons les odeurs qui sont là, c’est nous qui sommes menacées par des maladies. Je demande que chacun fasse une prise de conscience. Si le guinéen veut évoluer, il faut qu’il change de mentalité, c’est très important. Il y a les PME de ramassage d’ordures qui sont là, que les gens s’y abonnent. Quand on met des tas d’immondices au bord de la route, c’est l’image de la Guinée qui est en jeu », dénonce-t-elle.

Fatoumata Diallo, vendeuse au bord de la route au marché d’Enco5

Fatoumata Diallo, vendeuse au bord de la route au marché d’Enco5, ironise sur cet état de fait et appelle à agir. « Franchement, nous sommes fatiguées de ces ordures et c’est très vilain. Qu’on nous aide à les ramasser. Maintenant, on appelle ça les pots de fleurs de la Guinée ».

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Littoral : les médias sollicités pour préserver l’environnement marin

27 août 2019 à 15 03 57 08578

Impliquer les médias dans l’information, l’éducation, la sensibilisation et la communication sur les enjeux et défis environnementaux qui se posent au littoral en Guinée ? Tels étaient les objectifs de cette rencontre avec les médias ce mardi dans les locaux de l’ONG Guinée écologie ce mardi à Conakry.

Une initiative soutenue par Wetlands international et le PRCM, entendez partenariat, régional pour la conservation marine et côtière.

Une initiative de la plateforme des acteurs de la société civile pour la défense du littoral en Guinée, à la quelle plusieurs journalistes étaient présents.

Dans son allocution en guise d’introduction, le président fondateur de Guinée Ecologie, Professeur Mamadou Saliou DIALLO dira que « Les acteurs de la société civile doivent travailler en synergie avec l’Etat avec la conscience, l’unité et la citoyenneté pour protéger le littoral, qui est certes un atout majeur, puisque de nombreux autres pays n’ont pas cette chance, mais doit être protégé par chacune et chacun de nous, en vue d’une exploitation rationnelle, intelligente, responsable et durable… ».

Il s’agit, toujours selon lui, de développer de manière propice donc cet espace, en tenant compte des études d’impact social et environnemental dans le développement du littoral, dira Pr Saliou DIALLO également Conseiller à Guinée Ecologie. « En ce qui concerne les médias, il s’agit de créer une synergie entre ces médias justement et les acteurs de la société civile pour une dynamique commune. Pour cela, les médias que vous êtes sont incontournables pour nous aider à informer, sensibiliser et communiquer sur tout ce que nous faisons. Je vous invite à maintenir cette dynamique, à travers votre engagement, que je souhaite militant… ».

Poursuivant dans la même lancée, le Directeur Exécutif Adjoint de Guinée Ecologie, rappellera que cette dynamique a été enclenchée à travers le projet PRISE, entendez projet régional intégré des infrastructures sur le littoral qui concerne la gestion du littoral dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest dont le Cap Vert, le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée Bissau et la Guinée. Il a ensuite appelé les médias à « s’engager dans la dynamique afin de véhiculer les messages auprès des acteurs en général et des populations en particulier… ».

Hadja Aissatou BAH, spécialiste des questions de communication environnementale

La parole est ensuite revenue à Hadja Aissatou BAH, spécialiste des questions de communication environnementale et membre de l’association femme, mines et environnement, d’insister sur la place de l’information, de l’éducation, de la sensibilisation et de la prise de conscience dans la protection de l’environnement en général et du littoral en particulier.

Elle a ensuite mis un accent sur le rôle et la place des femmes dans la protection de l’environnement en ces termes, « les femmes qui vivent sur le littoral, donc qui ont besoin de la nature pour vivre, et surtout qui constituent plus de la moitié de la population guinéenne, ont un rôle essentiel et incontournable à jouer dans la protection de l’environnement en général et du littoral en particulier…. ». Elle ajoute que « si ces dernières s’engagent véritablement dans le combat, la protection de la nature sera une réalité, pour nous et surtout pour les générations futures… ».

La situation des femmes dans les zones minières n’a pas été occultée dans son intervention. A ce niveau, elle dira que les médias doivent comprendre les langues du terroir afin de mieux relater le vécu de ces populations pour mieux le relayer par la suite au public, qui a tant besoin d’informations pour être au bain des choses, en vue d’adopter des comportements positifs.

Les interventions ont pris fin par celle de Mamoudou CONDE, spécialiste des questions minières, sur « le contenu local » et sa place dans le développement du pays, particulièrement dans les zones minières. Bien avant, il a tout d’abord cité, les piliers du contenu local, qui sont, la formation, la sous-traitance et l’emploi. Il a plaidé enfin, pour sa prise en compte en vue d’éviter des conséquences fâcheuses, comme c’est le cas souvent dans les zones minières du pays.

En ce qui concerne les impacts des infrastructures sur le littoral, il a prôné la prise en compte des droits des communautés, le développement du tourisme, des emplois verts, sensibiliser les communautés sur le littoral en ce qui concerne la conception et l’élaboration des outils sur le plan de gestion environnemental. Puisque conclura-t-il, nous nous le devons, pour nous et surtout pour les générations qui viendront après nous.

Idiatou CAMARA pour guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Protection de la nature : CIPAD Guinée lance sa campagne, ‘’un Guinéen, un arbre’’

27 août 2019 à 15 03 49 08498

En Guinée le couvert végétal est fortement dégradé ces derniers temps, c’est un secret de polichinelle. Pour faire face à cette situation, des initiatives sont prises par l’État et ses partenaires. D’où le lancement de cette campagne qui concerne les ambassades et institutions internationales en poste à Conakry. Une manière d’impliquer l’ensemble des acteurs à la restauration du patrimoine forestier.

Cette initiative vise à accompagner l’Etat Guinéen qui, à travers le Chef de l’Etat a lancé en juillet dernier, la campagne nationale de reboisement pour 1600 hectares, et l’ensemble des acteurs y sont sollicités. D’où le lancement de cette campagne qui concerne les ambassades, l’ensemble des départements ministériels ainsi que les institutions en poste en Guinée.

Le lancement a eu lieu ce week-end à la place des martyrs dans la commune de Kaloum, ici à Conakry. Une initiative de CIPAD GUINÉE, entendez, « community, initiative, peace and development », sous le slogan ‘’un Guinéen, un arbre’’.

Président de CIPAD, Mamady TOURE,
Mamady TOURE, Président de CIPAD Guinée

Dans son allocution, le Président de CIPAD, Mamady TOURE, dira que « cette initiative vise à accompagner l’initiative du Chef de l’Etat, qui a lancé la campagne de reboisement national en juillet dernier, dans l’objectif de restaurer le couvert végétal fortement dégradé ces derniers temps en Guinée… ». Il ajoute en disant que « 1 500 000 plants seront mis en terre lors de cette campagne, une manière pour nous aider à atténuer les effets du réchauffement climatique dont les effets ne sont plus à démontrer. Parmi eux, je citerai, la sécheresse, la dégradation des sols, la baisse ou la perturbation de la pluviométrie…. ».

Appolinaire HABA, Directeur National Adjoint Environnement

S’adressant à l’auditoire, au nom du Ministre en charge de l’Environnement, le Directeur National Adjoint de l’Environnement, M. Appolinaire HABA dira que « cette initiative s’inscrit en droite ligne des ambitions du Gouvernement Guinéen à travers le Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts. Nous sommes en train de tout faire pour aider à la restauration du couvert végétal fortement dégradé ces derniers temps en Guinée. Nous ne pouvons que vous soutenir et vous encourager pour ce que vous faites dans ce sens… ».

La cérémonie s’est achevée par la mise en terres de quelques flamboyants dans l’enceinte de la cour de la place des martyrs. A préciser que la campagne vise principalement à restaurer les forêts péri-urbaines qui tendent à disparaître dans les villes du pays, alors qu’elles permettent de séquestrer le co2 responsable en grande partie du réchauffement climatique selon les spécialistes.

Idiatou CAMARA pour guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Barrage de Souapiti : le ministre Taliby Sylla fait fermer les vannes

26 août 2019 à 19 07 46 08468

Le ministre de l’Energie, Dr Cheikh Taliby Sylla, a procédé à la fermeture officielle des vannes du barrage hydroélectrique de Souapiti, en chantier, ce lundi, 26 août 2019. On notait la présence du ministre de la Communication, de l’Administrateur Général d’EDG, des responsables du projet d’aménagement de Souapiti et de nombreuses autres personnalités, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lancés le 22 décembre 2015 par le président de la République, le professeur Alpha Condé, les travaux du projet d’aménagement hydroélectrique de Souapiti sont arrivés à une phase très importante. Selon le ministre de l’Energie, Dr Cheick Taliby Sylla, la mise en eau du barrage, qui constitue la fermeture des deux vannes, est un acte majeur.

Dr Cheick Taliby Sylla, ministre de l'Energie
Dr Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie

« Cette fermeture des vannes veut dire que dans la construction du barrage, on a atteint le point de non-retour. Le compte à rebours a commencé pour la fin des travaux du barrage. Les côtes qui sont atteintes déjà ont dépassé les côtes programmées. C’est ça qui permettra de voir le temps de la première mise à l’eau, comment l’ouvrage se comporte. Avec les appareils d’auscultation incorporés dans le corps du barrage, ça permet de connaître exactement le niveau de l’infiltration, si toutefois il y a infiltration, et l’équilibre physique de l’ouvrage. Ça permet aussi d’accumuler suffisamment d’eau, nous sommes en période humide, cette première phase a 1 milliard 650 millions de mètres cubes d’eau, sachant que la mise en eau continuera. Parce que bien que nos fleuves ne soient pas réguliers, surtout en saison sèche, mais l’arrivée du débit va continuer, le débit va faiblir après la saison sèche ; mais, l’accumulation continuera. Il faut retenir que six milliards trois cent millions de mètres cubes d’eau seront accumulées dans cette retenue. C’est une activité non seulement conventionnelle, mais obligatoire. Parce que si on ne met pas de l’eau dedans, on ne pourra pas faire fonctionner les turbines », a expliqué le ministre de l’Energie.

Selon Cheick Taliby Sylla, la fermeture des vannes ne sera pas sans conséquences, puisqu’elle va entraîner un délestage du courant électrique au niveau de la ligne interconnectée Conakry-Labé. Cependant, le ministre de l’Energie dit avoir pris des dispositions pour minimiser l’impact au niveau des populations.

« Vous avez vu avec la fermeture qu’on a effectuée, quelques minutes après, on est venu à Kaléta, le niveau d’eau avait chuté. On a trouvé les trois turbines qui étaient en train de tourner mais avec un débit diminué. En moyenne, on était autour de 170 mégawatts alors qu’en plein temps, c’est 220, 230 voire 238. Aujourd’hui, ça va diminuer parce que tout simplement la quantité d’eau qui a l’habitude d’arriver sur Kaléta va être réduite. Ce qui va provoquer des faiblesses dans la production de l’énergie. Mais, qu’à cela ne tienne, toutes les centrales disponibles à Conakry vont être lancées à partir d’aujourd’hui pour pouvoir combler ce déficit. Mais, il y aura à peu près 50 à 60 mégawatts ; et, EDG sera dans l’obligation de délester. Mais, nous avons grand espoir qu’avec la pluie qui tombe énormément dans la zone, le niveau d’eau va remonter au plus vite. Donc, peut-être dans une semaine, ce problème de délestage sera réglé », estime-t-il.

Amara Somparé, ministre de l’Information et de la Communication

De son côté, Amara Somparé, le ministre de l’Information et de la Communication, a dit sa joie de constater le niveau d’évolution des travaux. « A peine réélu dans la plus haute fonction de la République de Guinée, le président de la République a lancé les travaux du barrage Souapiti. Aujourd’hui, 4 ans après, nous venons pour réaliser la mise en eau du barrage. Ce qui veut dire que le barrage est en très bonne voie d’avancement. Et, nous espérons que très bientôt son électricité sera mise sur le réseau et venir satisfaire la grande attente des populations de Conakry et du réseau interconnecté ».

Pour sa part, Amara Camara, le directeur général de la Société de Gestion et d’Exploitation de Souapiti (SOGES) a indiqué que les travaux de construction de ce barrage vont finir conformément au délai contractuel.

Amara Camara, Directeur général de la Société de Gestion et d’Exploitation de Souapiti (SOGES)
Amara Camara, Directeur Général de la Société de Gestion et d’Exploitation de Souapiti

« Nous avons un dépassement de planning de plusieurs mois. Vous avez visité le barrage, rien qu’à vue d’œil, vous voyez à quel niveau il s’est élevé. Les hauteurs sont entre 80 et 100 mètres aujourd’hui. Ça, c’est par rapport au sol. Et, c’est ce qui nous a permis aujourd’hui d’obtenir la fermeture des vannes. Les travaux de Génie Civil sont à 90% ; la composante Hydromécanique est à 55% ; pour un avancement global de 85%. Je pense que c’est une fierté. Cela nous rassure que nous serons dans le délai contractuel », a-t-il rassuré.

A noter que la délégation ministérielle s’est aussi rendue sur le site du barrage hydroélectrique de Kaléta. Là, Cheick Taliby Sylla s’est réjoui de la gestion et de l’entretien faits sur les lieux.

De Souapiti, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Éboulement à Coyah, actions de SANITA Villes Durables : les explications de Néné Mariama Baldé

26 août 2019 à 15 03 49 08498
Néné Mariama Baldé, coordinatrice du projet SANITA villes durables Guinée
Néné Mariama Baldé, coordinatrice du projet SANITA villes durables Guinée

Les pluies diluviennes qui se sont abattues la semaine dernière sur la Basse Guinée ont provoqué des inondations et un glissement de terrain à Coyah. La route nationale Coyah-Kindia a connu une paralysie sans précédent ces derniers jours, suite à l’éboulement survenu à quelques pas du pont KK. Pour parler de ce qui peut être les causes de cet éboulement et de bien d’autres sujets, un reporter de Guineematin.com a donné la parole ce lundi, 26 août 2019, à Néné Mariama Baldé, géographe-urbaniste, coordinatrice du projet SANITA Villes Durables en Guinée. Avec la coordinatrice, il a été également question de ce que compte faire le projet SANITA Villes Durables pour la Guinée dans les prochaines semaines en vue de minimiser les risques d’accident de ce genre.

Guineematin.com : un éboulement s’est produit récemment à quelques kilomètres de la ville de Conakry, sur la route nationale numéro 1, à quelques pas du pont KK. La paralysie de la circulation a affecté de nombreux usagers de la route. En tant qu’experte dans ce domaine, comment pouvez-vous expliquer ce glissement de terrain ?

Néné Mariama Baldé : de manière générale, l’éboulement est un phénomène naturel, mais aussi accéléré par certaines activités anthropiques, comme les constructions, la destruction du couvert végétal, les exploitations de terres pour des fins de construction d’habitats. Donc, Coyah est particulièrement exposé pour ces raisons que je viens de citer. Sur le plan naturel, la ville de Coyah est entourée de montagnes à fortes pentes. Sur le faîte des montagnes, il y a plusieurs blocs de roches plus ou moins dégradables qui à un moment donné peuvent débouler librement, rouler sur les pentes avant d’arriver sur les surfaces planes. Donc, toutes ces actions de l’Homme contribuent à déstabiliser les montagnes et les flancs de montagnes. Il y a aussi d’autres causes liées à la géologie, notamment les types de roches qui sont là qui peuvent être dégradés rapidement par les effets climatiques.

Guineematin.com : devant ces risques, qu’est-ce que le projet SANITA Villes Durables en Guinée peut apporter comme piste de solutions ?

Néné Mariama Baldé : le projet SANITA Villes Durables en Guinée est financé dans le cadre du 11ème FED (Fonds Européen de Développement) qui est exécuté par l’ONU Habitat. Le projet vise quatre résultats parmi lesquels le renforcement des capacités de gestion et de planification urbaine, au niveau national et local ; il y a aussi l’élaboration d’une politique urbaine nationale ; l’élaboration d’un schéma directeur pour la zone de Conakry. Et aussi, on a ce qu’on appelle le Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT) qui date de 1991 et qui doit être actualisé. Enfin, on a des projets pilotes qui seront faits sur le territoire du grand Conakry.

Guineematin.com : qu’est-ce que le projet SANITA Villes Durables peut apporter comme solution face à des situations comme celle qui s’est produite à Coyah ?

Néné Mariama Baldé, coordinatrice du projet SANITA villes durables Guinée

Néné Mariama Baldé : ce que le projet peut apporter, le résultat notamment, à savoir l’élaboration du schéma directeur du Grand Conakry, il va être intégré un grand aspect lié aux changements climatiques, aux catastrophes. Coyah n’a jamais eu un plan de développement urbain. Coyah est exposé à tous les facteurs que j’ai cités précédemment, à savoir sur le plan naturel, mais aussi à cause du fait que l’urbanisation de Conakry qui est en train d’envahir la zone. Il y a aussi toutes les industries qui se développement dans la zone. Donc, le projet SANITA Villes Durables va renforcer les capacités des autorités locales, sensibiliser sur l’occupation du sol et aussi permettre à cette ville d’avoir un document de planification qui devrait guider le développement de la ville. Mais, au-delà de cela, il y a les outils de gestion qui existent, les outils légaux et réglementaires, c’est le Code Foncier Domanial, c’est le Code de l’Urbanisme, c’est le code de l’Environnement. Il faut une bonne sensibilisation pour vulgariser ces codes au niveau d’abord des acteurs et aussi des communautés. Beaucoup de ces codes n’ont pas assez de textes d’application. Donc, le projet SANITA Villes Durables va appuyer les autorités à la production de ces textes d’application. Pour le moment, nous sommes à la phase d’études préliminaires et nous espérons avoir un bon impact sur ce type de phénomènes. En tout cas, le projet intègre un volet très important sur les aires protégées et sur le changement climatique. Il y aura de la formation, de la sensibilisation, des outils seront développés et mis à la disposition des autorités dans ce cadre.

Guineematin.com : quel est le mot de la fin ?

Néné Mariama Baldé : le dernier mot, c’est de dire qu’une ville ne peut pas se développer sans plan de développement, sans textes réglementaires pour guider la mise en œuvre de ce plan. Quelques soient les études, quelque soit aussi la pertinence de ces textes de lois, s’ils ne sont pas appliqués, on n’aura pas le résultat escompté. C’est pourquoi, il faut que les autorités à tous les niveaux, qu’il y ait une volonté politique et les autorités à tous les niveaux doivent appuyer l’application de ces textes et de ces outils. Les populations ont besoin d’être sensibilisées, informées, pour le respect de ces différents outils de travail.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineemtin.com

Tél : 628 17 99 17

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Protection de l’environnement : l’antenne de la CIDT à Télimélé s’active sur le terrain

26 août 2019 à 9 09 57 08578

L’antenne locale de la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT) a initié un vaste programme de restauration du couvert végétal, en vue de lutter contre le déboisement, le réchauffement climatique et la disparition de certaines espèces animalières et forestières. C’est dans cette optique qu’elle a lancé le samedi, 24 août 2019, une campagne de reboisement de certains lieux publics de la ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Plusieurs jeunes de toutes professions confondues, issus des différentes associations locales, ont pris part à cette première étape de la campagne de reboisement des différentes artères et autres lieux publics de la ville de Télimélé.

Cette première étape sera suivie de plusieurs activités, annonce Elhadj Mamadou Bobo Diallo, président de l’antenne de la CIDT à Télimélé. « Cette activité que nous sommes en train de mener aujourd’hui ne sera pas la dernière, elle sera élargie à d’autres lieux, et plusieurs autres activités sont en perspective. Comme par exemple l’organisation d’un tournoi de football interclubs.

Je suis très satisfait de cette mobilisation et de votre esprit civique pour la réussite parfaite de l’activité. Je me souviens, pendant la première République, il y avait beaucoup de plantes fruitières et autres sur ces lieux, mais qui ont toutes disparu suite à l’effet de l’homme. Je vous invite donc chers jeunes, à poursuivre cet élan amorcé et à entretenir ces jeunes plants contre les bœufs en divagation », a lancé monsieur Diallo.

De son coté, Maimouna Barry, femme leader et membre du bureau local de la CIDT, a appelé à une synergie d’actions entre les hommes et les femmes pour lutter sans merci contre la déforestation. « Vous ne pouvez pas imaginer à quel point je suis contente du fait de la présence massive des femmes dans la mise en œuvre de cette activité. J’invite tout le monde à mener une lutte à outrance contre la déforestation, devenue aujourd’hui une véritable gangrène au sein de nos communautés. C’est en cela que nous pourrons sauver l’environnement », a-t-elle martelé.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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Naufrage au port de pêche de Boulbinet : le corps d’un des deux pêcheurs retrouvé

23 août 2019 à 19 07 06 08068

Les victimes des pluies diluviennes de cette semaine se multiplient en Basse Côte. Mohamed Yansané et Fodé Saidou, deux pêcheurs du débarcadère de Boulbinet, dans la commune de Kaloum, étaient portés disparus depuis 48 heures en mer. Le corps de Mohamed Yansané, retrouvé aux larges de Dubréka, a été ramené ce vendredi, 23 août 2019, au port de pêche de Boulbinet alors que le second reste introuvable, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’arrivée du corps de Mohamed Yansané ce vendredi, une marée humaine a envahi le port de pêche de Boulbinet. Parents de la victime, autorités maritimes, amis et collaborateurs, sont venus en grand nombre sur les lieux.

Abdoulaye Camara, vice-président du port de Boulbinet

C’est au milieu de cette foule très émue que le vice-président du port, Abdoulaye Camara, a expliqué les circonstances dans lesquelles ces pêcheurs ont trouvé la mort. « J’ai eu l’information hier jeudi à 16 heures par le propriétaire de la barque. Il m’a dit que sa barque qui s’appelle Dieu Merci a fait un naufrage et deux pêcheurs sont morts. Mais présentement, il y a eu deux rescapés qui sont au port de pêche artisanale de Yattagui, à Dubréka. Directement, nous sommes allés à la gendarmerie maritime. Nous avons fait la déclaration. Et nous avons téléphoné avec un des rescapés qui se trouve présentement à Yatagui. Ce dernier nous a dit qu’ils étaient au nombre de 4 dans la barque. Et aux environs de 14 heures, il y a eu des mouvements des vagues dans la mer. Directement, un a disparu avec les vagues. Les trois qui restaient se sont accroché à la caisse flottante de la barque. Cette caisse les a transportés à une longue distance. De 14 heures à 19 heures ils sont accrochés à cette caisse. Parmi ces trois personnes aussi, un n’a pas pu supporter. Il s’appelle Fodé Saidou. Lui aussi il a laissé la caisse. C’est ainsi que les deux qui restaient ont été transportés par la caisse jusqu’au quai de Yattagui. Là aussi, ils sont restés dans la boue jusqu’au matin. Et le matin, les villageois les ont trouvés, ils ne savaient même pas où ils étaient. Ils ont été conduits dans le district de Yattagui. Nous avons été interpellés par les responsables du district et on a pu causer un peu. Présentement, les deux rescapés sont sous la responsabilité du chef de port de Dubréka ville. Ils seront à Conakry sous peu de temps », a narré le vice-président du port de Boulbinet.

Capitaine Claude Abloque du commissariat urbain de Boulbinet

Présent sur les lieux, le Capitaine Claude Abloque du commissariat urbain de Boulbinet, a dit que dès qu’ils ont reçu l’information relative à ce naufrage, ils ont mis en mouvement une équipe. « C’est à 12 qu’on a été informé qu’une barque venait au port avec un corps sans vie. Sur le coup, nous avons mobilisé une équipe et on est venu constater effectivement la barque où il y a le corps. On parle de deux morts, mais pour le moment, devant nous, il y a un corps. Il s’agit de Mohamed Yansané, pêcheur et les recherches se poursuivent pour retrouver l’autre corps. Par rapport aux circonstances qui ont causé leur mort, nous restons un peu discret pour le moment », a-t-il dit.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Reboisement préfectoral : « si on aime Télimélé, on doit protéger l’environnement », dit le préfet

23 août 2019 à 9 09 16 08168

La campagne nationale de reboisement a été lancée en différé le mercredi, 21 août 2019, dans la préfecture de Télimélé. Cette activité, qui vise à sauvegarder l’environnement, a eu lieu en présence des autorités préfectorales, communales, et des responsables des eaux et forêts. L’occasion a été mise à profit pour expliquer le bien-fondé de cette initiative, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon Mohamed Laye Diallo de la direction préfectorale des eaux et forêts de Télimélé, « la préfecture de Télimélé dispose globalement de 26 129,6 hectares de forêts, dont 25 007 hectares de forêts classées, 1 075,6 hectares de forêts protégées et 47 hectares de forets communautaires avec de nombreux cours d’eaux dont le Konkouré, le Kogon, la Fatala et la Samankou ».

Cependant, cette réserve forestière est en train d’être détruite par l’action de l’Homme sur l’environnement : coupe abusive du bois, feux de brousse… « La préfecture de Télimélé connait aujourd’hui une dégradation assez poussée de ses ressources fauniques et forestières. Une dégradation due à la forte pression anthropique, de la démographie galopante.

La dégradation des sols, des eaux et ressources forestières sont les conséquences des besoins incessants en services sociaux de base (logements, ménages et autres infrastructures). L’une des conséquences majeures est celle de la gestion coutumière du foncier qui est appliquée en lieu et place de la législation foncière entraînant des conflits domaniaux et des difficultés d’application de la réglementation forestière », a indiqué Mohamed Laye Diallo.

C’est pour inverser cette tendance que le préfet de Télimélé Amadou Sadio Diallo, a initié cette campagne préfectorale de reboisement. Et, il souhaite que cette activité soit pérennisée. « A Télimélé, depuis notre arrivée, nous avons constaté un déboisement total. Tout au long de ma tournée dans les sous-préfectures, j’ai échangé avec les élus, les sous-préfets et les communautés.

Tous ont donné leur accord. Et c’est pourquoi nous sommes là aujourd’hui pour cette journée préfectorale de reboisement. Si on aime Télimélé, on doit protéger l’environnement. Je souhaite donc que d’ici la fin du mois d’août que les citoyens fassent de ce reboisement une réalité dans toutes les localités », a lancé Amadou Sadio Diallo.

Dans la même lancée, le chef du quartier de Missidé, Elhadj Alpha Oumar Diallo, a exhorté ses pairs et la population toute entière à lutter contre la déforestation. Chose qui passe nécessairement par le reboisement, soutient-il.

A noter que cette cérémonie de lancement officiel intervient quelques semaines après le début des activités sur le terrain. Déjà, 25 hectares ont été reboisés grâce à l’effort conjugué des ONG et de la section des eaux et forêts en collaboration avec la population.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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Cinq ponts coupés à Faranah : plusieurs localités inaccessibles

20 août 2019 à 16 04 13 08138

L’annonce a été faite par le sous-préfet de Banian à l’occasion d’une visite que le préfet de Faranah a effectuée dans la localité. Plusieurs districts de commune rurale ainsi qu’une autre sous-préfecture voisine sont inaccessibles. C’est l’effondrement de cinq ponts qui est à l’origine de cette situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Muté il y a plusieurs mois à Faranah, le préfet, Elhadj Ibrahima Kalil Keïta, a entamé hier, lundi 19 août 2019, une tournée dans les différentes collectivités de la préfecture. Selon l’autorité préfecture, ce périple vise à aller au contact des populations, connaître leurs préoccupations et chercher à apporter des solutions aux problèmes rencontrés sur le terrain. La sous-préfecture de Banian a été la première étape de cette tournée.

Dans son discours de bienvenue, le sous-préfet de Banian, Sékou Touré, a commencé par saluer les réalisations du régime Alpha Condé dans la localité, citant plusieurs chantiers financés par l’ANAFIC. Cependant, il a regretté l’effondrement de 5 ponts qui rendent plusieurs localités quasiment inaccessibles de nos jours.

« En plus des réalisations dont nous avons bénéficiées, nous sollicitons auprès de vous la construction urgente de cinq (5) ponts détruits par les grandes crues sur la piste Banian-Kobiköro. Car dix (10) districts de Banian et la sous-préfecture de Kobiköro sont entièrement coupés de Banian », a déclaré le sous-préfet, ajoutant que « nous soutenons fermement la révision de la constitution, nous disons OUI à la nouvelle constitution ».

Après Banian, le préfet et sa suite ont mis le cap sur Tiro. Là aussi, le sous-préfet Gassim Doumbouya a salué les actions de développement menées par le pouvoir en place dans la localité. « Monsieur le Préfet, nous profitons de cette journée symbolique pour vous dire que notre sous-préfecture a bénéficié des grandes œuvres de notre très cher président, le Professeur Alpha Condé, à travers l’ANAFIC.

Et, nous ne cesserons jamais d’exprimer tout notre sentiment de reconnaissance et notre soutien sans condition dans la réadaptation de notre constitution pour la paix et la cohésion sociale (…) Le changement promis par notre président est qualitatif et harmonieux. Nous lui souhaitons une longue vie et une santé de fer pour que vive la Guinée dans la paix et la prospérité », a dit monsieur Doumbouya.

Ibrahima Kalil Kéïta, préfet de Faranah

A l’issue de cette journée, le préfet de Faranah a fait le point de ces visites : « nous avons commencé cette tournée ce lundi par la sous-préfecture de Banian. Les autorités locales et la population se sont fortement mobilisées dans la joie. Nous avons visité le bureau du maire en construction. Ce chantier évolue très bien. Les populations ont réaffirmé leur attachement aux idéaux du président de la République et ont exprimé leur adhésion à la révision de la constitution guinéenne.

Même son de cloche à Tiro. Là, le maire de la commune rurale de Tiro, Bangaly Major Oularé, au nom de ses citoyens, a exprimé sa colère par rapport au retard et à la mauvaise qualité des travaux du chantier du grand marché. J’ai recensé tous les problèmes à ce niveau, je vais rendre compte au gouverneur. Ainsi, nous allons convoquer l’entrepreneur pour qu’il s’explique. Si ce retard n’est pas motivé, nous allons prendre une décision », a annoncé Elhadj Ibrahima Kalil Keita.

Mais, il faut dire que le plus urgent est la réhabilitation des 5 ponts coupés entre Banian et Kobikörö pour éviter que ces localités ne soient complètement coupées du reste du pays.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Mines : « Le respect du contenu local est une obligation… »

20 août 2019 à 12 12 43 08438

Par Idiatou Camara : La Guinée est ce pays que dame nature a gratifiée d’immenses ressources naturelles parmi lesquelles, les mines. A cause de leur contenu « riche », certains qualifient d’ailleurs le pays de « scandale géologique ». Mais, si pour certains, ces ressources constituent une opportunité inégalée de sortir le pays de la pauvreté, pour certains c’est un scandale de voir toutes ces richesses qui ne profitent pas aux populations, toujours plongées dans l’extrême pauvreté surtout en milieu rural.

Ainsi, malgré l’abondance des sociétés minières intervenantes dans le pays, les communautés locales des zones d’exploitation ont de la peine à amorcer un développement durable.

Cette « frustration » des communautés entraine souvent des conflits dans ces localités minières. Pourtant, des dispositions du code minier indiquent clairement les droits de ces communautés, mais aussi leurs devoirs souvent ignorés, ou mal interprétés.

Il s’agit du contenu local, qui s’inscrit justement en droite ligne de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Le secteur minier, est aussi un secteur qui emploie aujourd’hui de nombreuses personnes vivant sur ces sites riveraines des entreprises minières.

Des communautés qui, souvent manifestent pour exiger l’emploi des habitants parfois, avec des conséquences sur les installations, et d’autres victimes parfois en vies humaines.

Toutes ces situations sont pourtant évitables si on respecte le contenu local qui le mentionne.

Qu’est-ce que s’est ? Quelles sont les droits des communautés mais aussi leurs devoirs souvent ignorés ? On en parle avec Mamoudou CONDE, juriste spécialiste des questions minières et responsable « environnement et relations avec les communautés » à « Actions Mines Guinée ».

Pour commencer, M.CONDE, on entend tellement parler du contenu local lorsque des manifestations surgissent dans les zones minières, mais qu’est-ce que s’est réellement et quel est l’intérêt de son respect ?

Merci pour cette opportunité. Vous l’avez dit, tout le monde parle du contenu local, mais sans véritablement savoir ce qu’il inclut et ses limites aussi. Alors pur vous répondre en des termes simples et clairs, je dirai que l’étude du contenu local dans le cadre de l’analyse de la gouvernance de l’industrie active revêt un intérêt majeur car c’est à travers les actions de développement économique et social que les populations ressentent l’effet positif de l’exploitation des ressources extractives. Je poursuivrais en disant que le « contenu local », représente la contribution au développement économique et social des compagnies extractives par l’utilisation prioritaire des ressources nationales et le renforcement des capacités de la main d’œuvre du pays hôte de l’extraction , en dehors des royalties.

Pour mettre en œuvre, respecter un texte, il y’a des sources juridiques. En ce qui concerne le « contenu local » que pouvez-vous nous dire ?

Il faut retenir à ce niveau que les reformes en faveur du contenu local
en Guinée, sont contenues dans le code minier révisé de 2011 amendé 2 ans après, c’est-à-dire en 2013.

Je vais vous citer quelques dispositions conformément aux piliers que sont l’emploi, la formation et la sous-traitance. En ce qui concerne l’emploi, il y’a l’article108 qui parle de l’emploi prioritaire du personnel local. On parle aussi de certaines conditions comme du titulaire d’un Titre minier ou d’une Autorisation ainsi que les entreprises travaillant pour son compte qui doivent se conformer aux exigences de la Loi applicable à l’égard des normes de travail.

Sous réserve de l’alinéa 1, le titulaire du Titre minier ou de l’Autorisation devra employer en priorité des cadres guinéens ayant les compétences requises. En conséquence, le titulaire d’un Titre d’Exploitation minière ou d’une Autorisation d’exploitation de carrières doit, pendant la phase de développement, présenter au Ministère en charge de la Formation Professionnelle et à l’Administration minière un plan de formation des cadres guinéens pour leur permettre d’acquérir les compétences exigées par le management de l’entreprise afin d’occuper des postes d’encadrement dans les cinq premières années à compter de la date du démarrage de la production commerciale.

Parlant des emplois étrangers, les permis de travail aux étrangers dans le secteur minier sont délivrés par l’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi (AGUIPE) ou tout service en tenant lieu, après avis de l’Administration minière.

S’agissant de la formation du personnel, l’article 109 exige un plan de formation et de perfectionnement qui devra notamment comporter, l’accueil des diplômés des écoles professionnelles et des universités pour les stages de mise en situation professionnelle pour une durée de six (6) mois et de découverte de l’entreprise pour les élèves et étudiants en formation initiale pour une durée de deux (2) mois. La participation d’employés guinéens à des cours et/ou à des stages organisés en République de Guinée ou à l’étranger.

L’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi (AGUIPE) ou tout service en tenant lieu pourra demander à l’investisseur de compléter la formation des employés guinéens par leur participation à des opérations menées à l’étranger afin de leur donner l’expertise dans les différents secteurs de l’activité minière.

Ces différentes reformes sont l’illustration de cette volonté de rendre le secteur minier plus apte à contribuer au développement du tissu économique local à travers le local content, qui est un concept nouveau et peu connu du grand public.

Justement, vu que ce concept est peu connu, et qu’il crée peut-être plus de problèmes qu’il n’en résout on va dire, vous êtes membre de l’association « Actions Mines Guinée », dites-nous que faites-vous pour informer les communautés riveraines de ces entreprises minières ?

Une bonne question je vais dire, donc en ce qui concerne cette situation qui engendre de nombreuses conséquences, sur les installations de ces sociétés minières, des victimes aussi humaines, comme on la voit ces derniers temps notamment dans la région de Boké, nous agissons pour changer la donne. Pour se faire, nous organisons des sessions de formation, des campagnes de sensibilisation sur le respect des dispositions légales et surtout l’importance de maintenir un climat de paix afin de développer notre pays, car avec des manifestations à répétition, nous n’arriverons à rien il faut avoir le courage de le dire, et d’agir dans le sens de la préservation de la quiétude sociale. Que les sociétés minières aussi, tiennent leurs engagements, respectent ces communautés qui les abrite et sans lesquelles, leurs activités ne sauraient prospérer. Chacune des parties se doit de respecter ses engagements et ses d’accomplir ses devoirs.

Il n’y a que de cette manière en connaissant ses droits et surtout ses devoirs, dans le domaine minier et dans tout autre d’ailleurs, qu’on arrivera à préserver la paix, préalable à tout développement.

M. CONDE, avant de se quitter, quels sont selon vous les défis de ce secteur porteur de croissance aujourd’hui dans notre pays ?

Ils sont nombreux à mon avis. Il faut mettre en priorité, l’adoption des textes d’applications des articles du code minier qui parlent du contenu local. La formation de la main d’œuvre locale, la qualification des entreprises/PME/PMI pour respecter les exigences des entreprises, accroitre la capacité technique et financière des entreprises locales afin d’assurer la sous-traitance des multinationales, l’application effective des dispositions du code minier. De mon point de vue, il faut également sanctionner tant les sociétés minières que les communautés pour non-respect des quotas fixés par la loi, pour les sociétés minières et d’actes de vandalisme pour ce qui concerne les citoyens, car je le disais, les communautés ont certes des droits, mais elles ont aussi des devoirs vis à vis de l’Etat et des sociétés minières, c’est important de le leur rappeler.

Un entretien réalisé par Idiatou CAMARA pour guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Marché de Matoto : quand les femmes cohabitent avec les ordures

20 août 2019 à 8 08 44 08448

L’insalubrité qui règne dans certains marchés de Conakry n’est plus à démontrer : eaux de ruissellement, tas d’ordures cohabitent avec les nombreuses marchandes dont les produits étalés parfois à même le sol. Le marché de Matoto, l’un des plus grands de Conakry, n’échappe pas à cette triste réalité. Des vendeuses dudit marché, interrogées par un reporter de Guineematin.com, ne cachent pas leur désolation devant leur calvaire à cette saison pluvieuse.

Le marché de Matoto présente un visage hideux à cette saison pluvieuse. Des femmes de ce marché, interrogées à ce sujet, ont exprimé leur impuissance devant l’insalubrité, devenue leur quotidien.

Madame Hadiatou Diallo, vendeuse de piment, a fait savoir qu’elle est obligée de cohabiter avec les ordures. « La pluie nous fatigue. Quand on sort le matin, difficilement on arrive au marché. Nous, on passe par la Carrière en risquant d’être emporté par les eaux de ruissellement. Quand on arrive au marché, on trouve difficilement des marchandises, vendues à des prix très chers. Dans tout ça, les ordures nous fatiguent énormément dans ce marché. Ceux qui s’occupent de la gestion des ordures ne font pas du tout leur travail. Chaque jour, on paye 1000 francs guinéens comme taxe. Parfois, quand on est trop envahi par les ordures, on est obligé d’aller au bureau du marché pour qu’ils désignent des gens pour venir les ramasser. Et s’il pleut, on est obligé de marcher sur les ordures qu’on le veuille ou pas, surtout que les ordures bloquent la route », a-t-elle expliqué.

Même son de cloche chez Mariam Diakité qui dénonce l’inaction des responsables du marché qui ne font que les faire payer des taxes sans aucune retombée. « Les ordures nous fatiguent beaucoup ici. Les gens qui s’occupent de la gestion des ordures ne font pas bien leur travail. On est obligé de balayer vers le soir avant de rentrer, chacun fait ce qu’il peut. Pourtant, on paye chaque jour 1000 FG comme taxe. Si tu ne payes pas, c’est la guerre entre toi et eux. Et pourtant, on est obligée de sortir pour nourrir notre famille. Si nos maris ne travaillent pas et nous aussi on reste à la maison, nos enfants risquent de sortir et devenir des délinquants. Et si c’est le cas, c’est la maman qui perd », a lancé la bonne femme.

Mariam Diakité lance un appel aux autorités pour les aider à changer cette situation. « On appelle le gouvernement de nous venir en aide, car Dieu leur a confié le pouvoir pour qu’ils jouent leur rôle. Seul le bon Dieu peut aider une personne. Mais, en attendant, c’est le devoir du gouvernement de nous aider car ils sont élus pour travailler, pour les bien être de la population », a-t-elle rappelé.

Aissatou Sow pour Guineematin.com

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Les déplacés de Souapiti inquiets : « nous sommes prêts à venir rester à Kondon Boofou, mais… »

18 août 2019 à 6 06 13 08138
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Comme annoncé précédemment, pendant deux jours, le préfet de Télimélé a rencontré les populations du district de Konkouré, dans la sous-préfecture de Kollet, impactées par le projet d’aménagement hydroélectrique de Souapiti. Amadou Sadio Diallo est venu sensibiliser les citoyens pour les persuader à rejoindre la localité de Kondon Boofou, à Sinta. Devant les engagements pris par les uns et les autres, les populations acceptent de partir mais posent des exigences, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

L’inquiétude est de mise chez les citoyens concernés par ce déplacement. Lors de leur rencontre avec le préfet de Télimélé, ils n’ont pas manqué de les énumérer tout en espérant qu’une solution sera trouvée.

C’est le cas de Mamadou Bhoye Barry, cultivateur de profession, dans le district de Kounkouré. « Notre choix a porté sur le village de Kondon Boofou. Les travaux de réalisation des maisons et infrastructures ont été réalisés. Certains parmi nous ont leurs clés disponibles. Mais, certains parmi nous n’ont pas vu leurs maisons et les clés. Cela nous inquiète à plus d’un titre. Les maisons qui sont construites ont le courant électrique installé, mais qui n’est pas opérationnel d’abord. A l’heure où nous sommes, sur proposition de Mr le préfet de Télimélé et du DG du projet, ils nous ont dit de déménager. Mais, c’est difficile pour nous parce qu’il n’y pas de nourriture dans ces maisons. Ensuite, le fait que certains parmi nous n’ont pas reçu leurs maisons nous met mal à l’aise. Même les maisons que certains ont reçues ne sont pas au complet. En plus de l’entretien qu’on a eu à faire, Mr le préfet et les responsables, nous nous engageons à déménager. Mais, il faut que les engagements de part et d’autres soient respectés. Nous n’avons aucun arbre fruitier pour cueillir la nourriture. Nous lançons un appel au DG du projet et au gouvernement de nous aider. Les travaux de construction de notre collège et le grand marché ont démarré. On attend la fin ».

Même son de cloche chez Hawa Bhoye Diallo, citoyenne de Kounkouré centre, qui dénonce le non respect des engagements par le Projet Souapiti. « Nous sommes présentement à Kondon Boofou pour voir nos maisons, après avoir reçu mes clés en ce qui concerne notre déménagement. Cela est de commun accord entre les autorités et la population. Les maisons qu’on a reçues sont de bonne qualité. Chez moi par exemple, j’ai reçu une maison d’une chambre et un salon. Et pourtant, je devais recevoir trois chambres, car il y a mes 3 jeunes garçons, la mère de mon mari, plus mon mari et moi même. Comment allons-nous tous rester dans une chambre et un salon ? Nous sommes près de 3000 personnes concernées par ce déménagement et 70 familles n’ont pas vu leurs maisons avec les clés », a révélé la bonne femme.

En outre, Hawa Bhoye Diallo dit qu’ils sont prêts à rejoindre leurs nouveaux habitats à condition que le projet Souapiti respecte ses engagements à leur égard. « Nous sommes très contents du président de la République, le professeur Alpha Condé, qui a réalisé ce grand projet à son temps, qui a un intérêt pour le pays. Nous sommes prêts à venir rester à Kondon Boofou, dans la commune rurale de Sinta. Mais, nous voulons que les engagements soient respectés de part et d’autre. Si tu vois la colère des citoyens, c’est que les autorités n’ont pas raison. Nous avons accepté de déguerpir parce que c’est dans l’intérêt de tous les guinéens, sinon on préfère rester chez nous », a-t-elle laissé entendre.

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628416796 /664354238

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Koumbia (Gaoual) : l’APEPTG a reboisé 6150 plans forestiers à Wédou Kanta

16 août 2019 à 9 09 35 08358

Dans le cadre de l’initiative présidentielle pour le reboisement 2019, l’Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme (APEPTG) a réussi à reboiser 5,5 hectares de son domaine de Wédou Kanta pour un total de 6150 plants de thèque et de mélina, tous d’essence forestière. Les travaux de reboisement, lancés par le préfet de Gaoual, Elhadj Souleymane Sow, le samedi 10 août 2019, ont pris fin le mercredi, 14 août 2019.

La rédaction de Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité du rapport de l’ONG.

Rapport d’activités

L’Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme à Gaoual, APEPTG, conformément aux engagements pris auprès du département de l’Environnement, des Eaux et Forêts dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour le reboisement 2019, a réussi à reboiser 5,5 hectares pour un total de 6150 plants forestiers composés de thèques et de mélina sur son domaine de Wedou Kanta, dans le district de Kembéra, relevant de la commune rurale de Koumbia à Gaoual. Soit 1111 plants à l’hectare pour un espacement de 3 mètres entre les plants.

La cérémonie de lancement qui a eu lieu à Wédou Kanta, lieu abritant le domaine, a été placée sous la présidence du Préfet de Gaoual, Elhadj Souleymane Sow, accompagné du maire de la commune rurale de Koumbia, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, du Sous-préfet de Koumbia, Monsieur Alsény Diallo, du Chef section Eaux et forêts de Gaoual, Capitane Mamadou Baldé, du Chef cantonnement forestier de Koumbia, l’Adjudant-Chef Mohamed Camara, des agents forestiers, des responsables des forces de défense et de sécurité de Koumbia notamment la gendarmerie et l’armée, du Président du District de Madina Guilédji, Boubacar Baldé, du Président du district de Kembéra, Aladjey Camara, de la presse locale et nationale ainsi que des Conseillers communaux, de cadres administratifs locaux et d’une importante foule de la notabilité venue de tout le district de Kembéra et de ses environs.

Une cérémonie pendant laquelle, les officiels ont lancé des messages à l’endroit des populations, les invitant à s’impliquer efficacement à la protection de l’environnement. Ils ont appelé les populations au reboisement, à la restauration des têtes de source d’eau et des points d’eau, à la lutte contre les feux de brousse, à la coupe abusive du bois et au soutien de toutes les initiatives allant dans le sens de la protection de l’environnement.

Au nom de la population de Kembéra, le Président du district, Aladjey Camara, a pris l’engagement de protéger le domaine reboisé en interdisant toute activité susceptible de propagation de feux de brousse ou la coupe du bois. Egalement, ce responsable local a appelé ses populations à soutenir cette initiative présidentielle en accompagnant l’APEPTG et de toute autre ONG ou organisme évoluant dans ce sens.

Les membres de l’APEPTG, venus de Conakry, de Guinée-Bissau, de Koumbia centre et ceux résidant à Kembéra, fortement mobilisés et appuyés des agents techniques forestiers ont démarré la mise en terre des plants. Pour un premier temps, l’association a reçu de la Section des Eaux et Forêts, trois colis de plants de 1500 chacun, soit un total de 4 500 mélina et thèques. Ce premier lot a été transporté de Gaoual le 9 août. Après avoir fini de planter celui-ci, l’APEPTG a reçu, le mardi 13 août, le second lot de 1650 plants forestiers de composition identique au premier.

Le mercredi, 14 août 2019, en présence des autorités locales et des sages, ce dernier lot a été également planté sur une superficie d’un hectare et demi environ, mettant ainsi fin au reboisement de 5,5 ha.

Faut-il le noter que l’APEPTG a fait défricher une superficie de 10 ha et était prête à reboiser tout le domaine assaini.

Satisfaite du travail mené sur le terrain par l’APEPTG, l’autorité locale, en l’occurrence le Président du district de Kembéra a mis à notre disposition un domaine estimé entre 100 et 200 ha, situé entre les secteurs de Kembéra et Boria et est arrosé par deux cours d’eau, Tabini et Diwé.

Par ailleurs, vu l’engagement des autorités et les échos favorables d’une telle mobilisation, les districts de Madina-Guilédji et Dara Bowé et même Kamélé ont promis des domaines de grandes dimensions à l’APEPTG pour le reboisement et des pépinières.

L’APEPTG, en partenariat avec le département de l’Environnement, des eaux et forêts, compte toucher non seulement chacun des 20 districts de Koumbia mais également chacune des 8 collectivités de Gaoual où d’ailleurs nous avons des antennes dans certaines d’entre elles. Ce qui nous rassure de votre volonté de nous appuyer et de nous accompagner sur le terrain.

L’APEPTG remercie toutes les personnalités physiques et morales qui ont permis la réalisation de ses activités de reboisement.

                                                      Conakry, le 15 août 2019             

                                                    Le Bureau Exécutif de l’APEPTG

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