Journée de l’OMVS : l’événement célébré avec satisfaction à Conakry

11 mars 2019 à 17 05 08 03083

La cellule nationale de l’Organisation pour la Mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), en partenariat avec le gouvernement guinéen, a célébré ce lundi, 11 mars 2019, la 2ème édition de la journée de l’OMVS. Cette cérémonie, tenue au palais du peuple de Conakry, coïncide avec le 47ème anniversaire de la création de l’organisation. Elle a été mise à profit par les acteurs de l’eau, experts, partenaires et dirigeants de l’OMVS pour parler des acquis et des perspectives de l’organisation, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours, Moundjour Cherif, directeur de cabinet du gouvernorat de Conakry, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur Conakry pour abriter cette rencontre. « Monsieur et mesdames, pour le présent évènement, nous disons que c’est bien la Guinée qui est la première concernée. La Guinée, dénommée autre fois Rivières du Sud en raison du nombre de fleuves et de cours d’eaux qui l’arrosent ; oui, c’est bien la Guinée, château d’eau de l’Afrique Occidentale.

A la vérité, l’histoire est têtue et nul ne saurait la taire. C’est pourquoi aujourd’hui, qui parle de l’Organisation pour la Mise en valeur du Fleuve Sénégal (l’OMVS), parlera pour rappel de l’Organisation des Etats Riverains du Fleuve Sénégal (OERS). Mesdames et monsieur, merci d’avoir offert à la Guinée l’opportunité de vivre une facette glorieuse de sa propre histoire ».

De son côté, Hamed Diane Semega, Haut-commissaire de l’OMVS, a exprimé sa gratitude aux pères fondateurs de cette organisation sous régional. « Je ne vous apprends rien, vous savez que la gestion de l’eau à l’échelle du bassin n’est pas initiée généralement en Afrique pour la première fois. Mais, c’est plutôt en Europe, en France où il y a six agences du bassin.

Le long des fleuves, c’est la seule expérience, le domaine dans lequel l’Afrique se classe première, c’est vraiment l’expérience acquise à l’échelle de l’OMVS, l’OMVG. C’est une institution qui est créée et qui gère l’ensemble du bassin fluvial, de sa source jusqu’à son embouchure, au compte des Etats membres. C’est une première. En Europe, ça n’existe pas. Donc, c’est une expérience inédite qui doit être soutenue », dit-il.

Par ailleurs, le Haut-commissaire de l’OMVS a dit que sa création il y a 47 ans, l’OMVS a enregistré des progrès considérables. « Nous savons aussi que depuis les années 1986 jusqu’en 2000, l’OMVS a réalisé d’excellents résultats qui ont renforcé l’intégration africaine, qui ont stabilisé nos Etats et qui ont apaisé la vie, notamment le barrage de Manantali, le barrage de Diama, et la ligne électrique qui relie les trois autres pays.

L’expérience qu’il faut surtout retenir, c’est le statut d’ouvrage commun. L’ouvrage se trouvera sur le territoire d’un autre pays, mais il est la propriété des quatre pays riverains. C’est une expérience inédite et c’est extrêmement important dans l’intégration africaine », a fait remarquer monsieur Semega.

Le ministre guinéen de l’énergie et de l’hydraulique, Cheick Taliby Sylla, président du conseil des ministres de l’OMVS, a pour sa part dit que la célébration de cette journée de la création de l’OMVS est pour le peuple de Guinée un motif de satisfaction. « L’OMVS a été créée par la volonté des premiers dirigeants de nos Etats respectifs. Sa mission et son indépendance dans l’accomplissement de celle-ci lui ont été conférées par les citoyens de l’espace sur une base multinationale. Force est de constater que l’OMVS reste fidèle à sa mission. Parce qu’elle est fidèle à la volonté des Etats membres. (…)

L’OMVS est une illustration remarquable de la lucidité des fondateurs. L’édifice institutionnel est solide et a prouvé son efficacité pour atteindre les résultats remarquables que nous connaissons aujourd’hui. Ce 47ème anniversaire constitue une courte période comparée à la durée de l’évolution historique de nos peuples, fruit d’un effort constant. Mais, cette période relativement courte est riche de succès. Ses acquis nous incitent à la célébration, à la réflexion et aussi à la poursuite résolue de nos efforts pour l’avenir », a dit Cheikh Taliby Sylla.

Abondant dans le même sens, Niankoye Lamah, ministre d’Etat à la Santé, représentant du Premier ministre à cette cérémonie, a dit la joie du gouvernement et du peuple de Guinée de la tenue à Conakry de cette cérémonie. « Le retour de notre pays dans l’OMVS, en mars 2006, est aujourd’hui largement justifié au regard des résultats issus de la mise en valeur des projets régionaux, dont le plus important reste le Projet de Gestion Intégrée des Ressources en Eau et du Développement (PGIRE).

Faut-t-il le rappeler, le PGIRE est un programme de développement multisectoriel qui a pour objectif multiple, le renforcement de l’intégration régionale des quatre pays riverains du fleuve et l’amélioration des conditions de vie des populations. (…) La mise en œuvre de la première phase du PEGIRE a abouti à des réalisations prépondérantes dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche, de la lutte contre les maladies hydriques dans les zones d’intervention du projet », a-t-il indiqué.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Faranah : un chercheur expérimente les effets de l’urine humaine sur la culture de la Pastèque

11 mars 2019 à 16 04 00 03003

Dans le cadre de la promotion des engrais organiques, un enseignant chercheur à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire (ISAV) de Faranah, a fait des recherches sur l’effet de l’urine humaine sur la pastèque au district de Yatia, à 25 km de la commune urbaine. Bandjou Samoura a partagé les résultats de sa recherche, hier dimanche, 10 mars 2019, avec les étudiants, les enseignants chercheurs et les groupements des femmes maraîchères de la place, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans son intervention, l’enseignant chercheur, Bandjou Samoura est revenu en détails sur ses motivations. « Ce travail, on l’a initié dans le cadre des recherches. C’est d’utiliser l’urine humaine sur la culture de la pastèque, donc valoriser l’utilisation des engrais organiques, parce que les engrais minéraux qu’on utilise, généralement, les sources son méconnues.

Donc, il faut d’abord chercher à valoriser les engrais organiques qui augmentent le rendement des cultures, et surtout le maraîchage généralement, il faut faire la pulvérisation foliaire (les feuilles, ndlr), donc l’épandage localisé. C’est ainsi qu’on a préféré de choisir l’urine, puisque l’urine est un engrais qui renferme tout les éléments nutritifs nécessaires à la croissance et au bon développement de la plante.

Vouloir utiliser ça sur la culture de pastèque, si ça donne un bon rendement, là les producteurs vont adopter la technique, et si la technique serait adopté, ça diminue l’achat des engrais minéraux parce qu’on sait qu’elles ont des inconvénients, tandis que les engrais organiques stimulent l’activité biologique, accroissent l’humus du sol, favorise la capacité de rétention en eau. Alors que les engrais minéraux apportent seulement les éléments nutritifs à la plante, mais n’améliorent pas les propriétés physiques, et biologiques du sol », a expliqué le scientifique.

Par ailleurs, monsieur Samoura, a expliqué comment il compte s’y prendre dans l’utilisation de l’urine comme engrais dans la culture de la pastèque. « On a envisagé d’utiliser l’urine en trois fractions : la première, c’était le quinzième jour après les semis ; la deuxième, au trentième jour ; et la troisième fraction, au quarante cinquième jour. On observe l’évolution de la culture après la récolte, on évalue le rendement.

Mais, il faut faire la pratique de l’activité avec les producteurs (les différents groupements des femmes et les étudiants). C’est eux qui démultiplient la technique. Nul ne sert de faire la recherche si la technique n’est pas démultipliée. Faire des recherches et garder les résultats dans le tiroir n’a pas de sens. La meilleure façon, il faut associer les producteurs. Si la technique est bonne, ils vont l’adopter et diffuser », a fait savoir Bandjou Samoura.

Parlant de son état d’esprit après ce travail de recherche, Bandjou Samoura a dit que « pour le moment, je suis satisfait à moitié, parce que l’appréciation est donnée par les différents groupements. Ils ont vu, au fur et à mesure qu’on utilise l’urine, la croissance et le bon développement de la culture est là. Ils ont observé ça. Donc, pour finaliser, on attend après la récolte on va évaluer les paramètres ensemble ».

Mamah Samoura, membre du groupement des femmes maraîchères de Sagbaya, dans la commune urbaine de Faranah, s’est réjoui de cette nouvelle technique. « Nous avons un groupement qui évolue sur le terrain. On est contentes de connaitre l’utilisation de l’urine humaine sur la culture. Les engrais qui viennent (engrais chimiques, ndlr), on a du mal à connaître encore son utilisation.

Mais l’urine, c’est nous même qui produisons, c’est ce que ils nous ont expliqué aujourd’hui. On ne connaissait pas cette méthode. Il ya tous les éléments nutritifs dans l’urine pour la culture. Le savoir ne fini pas. On est très contente de cette nouvelle technique et nous allons l’appliquer », a promis la bonne femme.

De son côté, Hawa Keïta, du groupement Sabougnouma de Yatia, a remercié l’enseignant chercheur pour cette contribution. « Nous avons choisi ce travail de maraîchage pour subvenir à nos besoins. On est content aujourd’hui de nous mettre sur le chemin. On ne savait pas qu’ont peut utiliser l’urine humaine comme engrais. On a compris ça grâce à Bandjou Samoura. Donc, on le remercie sincèrement », a-t-elle lancé.

Pour sa part, Célie Françoise Sagno, étudiante en licence 2, département Agriculture, a dit les raisons de sa présence à cette rencontre. « Je suis là pour m’enquérir de la réalité des recherches concernant l’application de l’urine humaine sur la culture de la pastèque à Yatia. J’ai pu acquérir beaucoup de connaissances parce que, sincèrement, je n’avais pas des idées sur ça. C’est ma toute première fois et ça m’a apporté beaucoup de choses…

Vraiment, j’appelle l’Etat à soutenir moralement et financièrement ce travail de recherche parce que j’ai vu qu’il y a plein des plaines agricoles ici en Guinée. Il suffit juste de se donner à fond pour pouvoir tirer du potentiel là-dedans. Je crois que l’Etat doit venir en aide, parce qu’en Guinée les 90 % s’adonnent à l’agriculture.

Mais, on ne voit que des potentialités, aucun rendement. Je crois qu’avec l’expérimentation agricole nous tous, étudiants et enseignants chercheurs, nous allons venir en aide auprès de ces communautés afin qu’elles puissent pratiquer ces expériences. Des choses qui vont nous aider à l’avenir », a dit l’étudiante.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13

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Journée de l’OMVS : un semi-marathon pour lancer les festivités à Conakry

10 mars 2019 à 16 04 55 03553

En prélude à la célébration du 47ème anniversaire de la création de l’Organisation de la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) prévue demain lundi, 11 mars 2019, la Cellule nationale de l’OMVS en partenariat avec le gouvernement guinéen, a organisé un semi-marathon ce dimanche, à Conakry. Cette activité sportive lance les festivités commémoratives de la journée, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Quelques centaines de personnes, dont des élèves, des activistes de l’environnement, des députés, des représentants d’entreprises entre autres, ont pris part à ce semi-marathon. L’activité sportive est partie de l’esplanade du stade du 28 septembre au jardin du 02 octobre.

Elle s’inscrit dans la cadre de la célébration de la journée de l’OMVS, prévue demain, lundi 09 mars 2019, au Palais du peuple de Conakry. « Notre slogan aujourd’hui, comme vous pouvez le lire sur les différentes affiches et également les T-shirts, c’est l’OMVS : quatre pays, un fleuve, un destin commun. Ça veut tout dire. Ça veut dire que l’intégration qui peut paraître illusoire au regard de la complexité même du concept, est en marche depuis fort longtemps autour du Bassin du fleuve Sénégal.

C’est un idéal de paix, un idéal de justice, et surtout un idéal de solidarité qui a fondé la création de cette organisation à suite, dois-je le rappeler, de terribles sécheresses des années 70. Nos Etats, à l’époque, se sont donné la main pour conjurer le sort et lancer cette organisation qui, comme je l’ai dit, est aujourd’hui une organisation phare », a déclaré Hamed Diane Séméga, Haut-Commissaire de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS).

Selon lui, la commémoration de la date anniversaire de la création de l’OMVS, « vise à rendre plus visible l’action de cette organisation. Parce que malheureusement, elle a connu ses jours de gloire. Aujourd’hui, elle a perdu en visibilité. Mais en visibilité surtout par rapport à ceux qu’elle doit servir en premier. Je veux dire les organisations du bassin ».

C’est pourquoi, ajoute-t-il, « le professeur Alpha Condé l’a répété à Conakry il y a deux ans, l’organisation doit tout mettre en œuvre pour que l’idéal de cette intégration qui a présidé à sa création soit concrétisé sur le terrain. (…) Aujourd’hui, c’est un jour de fête, de commémoration, c’est un jour de souvenir, mais c’est surtout un jour pour regarder devant par rapport aux perspectives. Et c’est pourquoi, je me réjouis de l’affluence des élèves.

C’est eux qui portent le futur. Et, c’est pourquoi nous voulons construire un pont entre les générations. Nos pères ont construit un outil d’intégration à nul autre pareil que l’OMVS aujourd’hui. Il nous appartient de préserver cet outil et de le transmettre aux générations futures. Et c’est pourquoi, ces journées ont tout leur sens », a expliqué Hamed Diane Séméga.

A rappeler que l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) comprend quatre pays : la Guinée, le Sénégal, le Mali et la Mauritanie.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Grâce à GAC, des agriculteurs de Kamsar augmentent leur production de riz de 400%

4 mars 2019 à 10 10 16 03163

Kamsar, le 04 Mars 2019 — Guinée Alumina Corporation SA (GAC), un acteur majeur du secteur minier en Guinée, a lancé une nouvelle initiative qui a permis d’augmenter la production de riz de 400% sur des terres agricoles situées dans des communautés où la société possède ses installations, à Kamsar, dans la région de Boké.

L’appui de GAC a porté sur trois aspects :

  1. La réalisation d’une étude technique visant à identifier et à surmonter les principaux obstacles liés à la production du riz ;
  2. Le développement et la mise en œuvre des techniques de culture moderne et intensive du riz sur une superficie de 100 hectares ;
  3. La formation des agriculteurs en matière de gestion visant l’autonomisation.
    Pour la conception et la mise en œuvre de cette initiative, GAC a fait appel à l’expertise du Bureau d’Études, de Réalisation et de Conseil Agricole, un organisme guinéen qui possède une vaste expérience dans ce domaine ainsi qu’une excellente réputation. L’investissement de GAC dans ce projet de développement, d’environ 2,5 milliards de francs guinéens (270,000 $US), a permis à 16 familles d’agriculteurs d’augmenter non seulement leur production de riz, mais également leurs ventes et revenus. Le porte-parole des bénéficiaires, Guillaume Bangoura a déclaré : « Nous sommes reconnaissants envers GAC d’avoir tenu parole, et de nous avoir soutenus dans le domaine le plus crucial de nos moyens de subsistance. Cette initiative nous a surtout permis d’acquérir de nouvelles connaissances et un savoir-faire dans un domaine très vital dont dépend une dizaine de nos familles ».

Le Directeur Général Adjoint de GAC, également responsable des relations avec les communautés locales, Malick N’Diaye, a dit : « Ce programme d’accompagnement en faveur des communautés de Taigbe est un exemple éloquent de notre manière de faire les choses, particulièrement dans le domaine des relations avec les communautés partenaires de notre projet. Nous tenons à tout mettre en œuvre pour nous assurer qu’elles bénéficient d’un soutien et d’une assistance réelle pour aspirer à de meilleures conditions vie, et ce, de manière durable ». Il ajoute : « Cette initiative en faveur des communautés de Taigbe s’inscrit en droite ligne avec une mission que nous nous sommes donnés, soit celle de travailler à créer des occasions de développement pour les communautés locales en vue de favoriser un développement économique durable. De plus, cette initiative vient directement appuyer la politique de sécurité alimentaire du Gouvernement Guinéen, et nous sommes fiers d’y contribuer à notre manière. »

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Signature du Contrat Commercial du barrage de Koukoutamba : discours du ministre Taliby Sylla

27 février 2019 à 11 11 59 02592
Cheick Taliby Sylla

Le contrat commercial du Projet d’Aménagement hydroélectrique de Koukoutoumba a été signé hier mardi à Conakry. Cette cérémonie qui a rehaussé de la présence de plusieurs grandes personnalités du pays, a été présidée par le Président de la République, Pr Alpha Condé. Ci-dessous, Guineematin vous propose l’intégralité du discours du Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Dr Cheick Taliby Sylla.

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Excellence Messieurs les Ambassadeurs ;

Monsieur le Haut-Commissaire ;

Mesdames et Messieurs les Experts de l’OMVS ;

Mesdames et Messieurs les Experts de SINOHYDRO ;

Mesdames et Messieurs ;

Chers invités ;

La tenue à Conakry de la cérémonie de signature du Contrat Commercial du Projet d’Aménagement hydroélectrique de Koukoutamba en Guinée, qui nous réunis aujourd’hui, est pour nos quatre (04) Etats membres et le système OMVS un réel motif de fierté et de satisfaction.

Excellence Monsieur le Président de la République, votre présence à cette cérémonie nous honore et nous interpelle. Votre présence démontre à suffisance s’il en était besoin l’importance que vous accordez à l’énergie dans la sous-région et l’intégration sous-régionale.

Je me souviens Monsieur le Président lors de la conférence des Chefs d’états et de gouvernement tenue à Conakry les objectifs qui ont été assignes au Conseil des Ministres et au Haut-commissariat de l’OMVS. Un de ces objectifs est entrain de se réaliser aujourd’hui à travers la signature du contrat commercial pour la réalisation du barrage hydroélectrique de Koukoutamba.

Ce barrage sera le plus important de tous les ouvrages réalisés par l’OMVS depuis sa création

Mesdames et Messieurs ;

Le rôle moteur de l’énergie dans le développement économique, social et culturel d’un pays n’est plus à démontrer. C’est conscient de ce rôle que nos Gouvernements, pour répondre aux énormes besoins de nos populations, font de l’énergie l’une des priorités de leur politique de développement.

Les Etats membres de l’OMVS savent qu’ils peuvent compter sur les partenaires chinois pour faire face aux défis énergétiques auxquels ils sont confrontés.

Nous osons espérer que les engagements renouvelés ici par la signature de ce Contrat, permettront le démarrage, dans un bref délai, les travaux de réalisation de l’aménagement hydroélectrique de Koukoutamba.

Aussi, je vous exhorte à œuvrer en apportant, chacun en ce qui le concerne, une contribution significative et efficiente pour la réussite du présent projet.

Mesdames et Messieurs ;

L’organisation de cette cérémonie de signature du Contrat Commercial est une des conditions à remplir pour aboutir à la signature de la convention de financement entre les Etats membres avec Exim Bank de Chine. Donc, nous devons tous nous engager pour une conclusion heureuse de ce processus.

Nous savons tous que les principaux défis auxquels est confronté le secteur de l’électricité dans notre sous-région sont l’insuffisance des capacités de production, l’électrification limitée, le manque de fiabilité des services et les coûts élevés.

Ces défis appellent à un changement de paradigme dans le développement du secteur de l’électricité, qui vise à utiliser nos ressources renouvelables, notamment le potentiel hydroélectrique.

Mesdames et Messieurs ;

Chers invités ;

En acceptant donc d’accompagner la réalisation de ce méga projet énergétique de l’OMVS, nos Etats membres ont l’ambition de se donner les moyens de base d’une politique énergétique leur permettant de relever les défis majeurs qui caractérisent le secteur de l’énergie des pays de notre sous-région.

Mesdames et Messieurs ;

Chers invités ;

Je saisis cette opportunité pour exprimer à l’endroit de notre partenaire SINOHYDRO, toute la gratitude de notre Organisation et singulièrement des Gouvernements des Etats membres pour leur engagement à faire aboutir ce projet.

Pour terminer, permettez-moi une fois de plus, au nom des peuples de l’espace OMVS et singulièrement de leurs Excellences Messieurs les Présidents des Etats membres, le Pr Alpha CONDE, Ibrahima Boubacar KEITA, Macky SALL et Mohamoud Abdel AZIZ, de vous souhaiter la bienvenue et un agréable séjour de travail en Guinée.

Vive la coopération internationale ;

Vive l’intégration sous régionale et africaine ;

Vive l’OMVS.

Transmis par la Cellule de Communication du Département

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Energie : vers le démarrage des travaux d’aménagement de Koukoutamba

26 février 2019 à 21 09 47 02472

Le Haut-commissaire de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal, monsieur Hamed Diane Séméga et le PDG de la société chinoise Sinohydro corporated, Ding Zheng Guo, ont procédé ce mardi, 26 février 2019, à la signature du contrat commercial pour la réalisation du projet d’aménagement hydroélectrique de Koukoutamba. La cérémonie de signature a été présidée par le chef de l’Etat, le Pr. Alpha Condé, en présence de certains ministres, des partenaires chinois, d’une délégation des ressortissants de Tougué, ainsi que de plusieurs autres personnalités, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Cheick Taliby Sylla

Dans son discours de bienvenue, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Cheick Taliby Sylla, président en exercice du Conseil des ministres de l’OMVS, a expliqué que la signature de ce contrat était l’un des objectifs assignés au conseil des ministres et au haut-commissariat de l’OMVS lors de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernements, tenue à Conakry. « Ce barrage de Koukoutamba, sera le plus important de tous les barrages réalisés par l’OMVS depuis sa création », a indiqué le ministre.

S’adressant aux partenaires chinois, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique a dit compter sur eux pour faire face au défi énergétique au quel ces Etats sont confrontés. « Nous osons espérer que les engagements pris lors de la signature de ce contrat permettront le démarrage dans un bref délai des travaux de réalisation de l’aménagement hydroélectrique du barrage de Koukoutamba. C’est cette signature du contrat commercial qui était la condition à remplir pour aboutir à la signature de la convention de financement entre les Etats membres et Exhing bank de Chine », a dit le ministre Taliby Sylla.

Hamed Diane Séméga

Pour sa part, le Haut-commissaire de l’OMVS, Hamed Diane Séméga, a indiqué que le projet d’aménagement de Koukoutamba a été conçu pour résorber le déficit énergétique des pays membres de cette organisation. « L’aménagement favorisera la disponibilité d’une énergie bon marché et davantage respectueuse des exigences de préservation de l’environnement. Ce sera ainsi un productible de 888 GW qui viendra renforcer de façon significative la fourniture d’énergie à faible coût », a promis le Haut-commissaire de l’OMVS.

Selon Hamed Diane Séméga, le processus de sélection de l’entreprise Sinohydro pour la réalisation du projet a duré près de 3 ans. Et, il rassure aussi que l’écosystème sera protégé en limitant les impacts environnementaux et en assurant la prise en charge de toutes les personnes qui pourraient être affectées par le projet.

Ding Zheng Guo

Le PDG de la société chinoise Sinohydro corporated, Ding Zheng Guo, chargé de la réalisation des travaux a, de son côté, fait savoir que cette signature est indissociable du soutien des dirigeants des quatre pays membres de l’OMVS. C’est pourquoi Ding Zheng Guo a salué les efforts de toutes les parties prenantes dans la réalisation du projet. « Au fil de ces dernières années, Sinohydro a activement participé à la mise en valeur du bassin du fleuve Sénégal. Cette signature pour la réalisation de la centrale hydroélectrique de Koukoutamaba et le développement de l’énergie dans ce bassin favoriseront le développement de l’économie de toute la région de l’Afrique de l’Ouest, les moyens de subsistance des populations et amélioreront leur qualité de vie », a indiqué le PDG de la société chinoise Sinohydro corporated.

Alpha Condé

Enfin, le président Alpha Condé a félicité l’équipe de l’OMVS pour la conduite de ce projet jusqu’au bout. « Le travail n’a pas été facile. Nous avons été confrontés à des problèmes environnementaux qui nous ont pris au moins 3 ans. Mais, grâce à la contribution de tous, nous sommes arrivés à cette signature. Je dois féliciter la société Sinohydro qui a gagné l’appel d’offres et nous espérons qu’ils iront très vite dans e démarrage des travaux», a souhaité le chef de l’Etat guinéen.

A rappeler que le coût du projet est estimé à 812 millions 798 milles 559 01 dollars et le mode de financement retenu est l’Engineering Procurement Construction (EPCF) ; c’est-à-dire, construction clé en mains, avec apport financement. Le délai prévisionnel de réalisation des travaux est de 4 ans.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Développement de la Centrale Solaire Photovoltaïque de KHoumagueli : SOLVO GUINEA signe avec le Département de l’Energie

24 février 2019 à 7 07 01 02012

Le Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Docteur Cheick Taliby Sylla entouré de ses principaux collaborateurs, a procédé cette semaine, à la Signature d’une Convention de Concession relative au développement de la Centrale Solaire Photovoltaïque de KHoumagueli par SOLVO GUINEA.

La Cérémonie était rehaussée par la présence de Madame Cathérine Inglehearn, Ambassadeur de Grande Bretagne en Guinée. De Monsieur Olivier Six, Sous Directeur et Représentant de Solveo Guinea.

Si ce fut un plaisir pour le Ministre de l’Energie de signer cette Convention de Concession relative au développement de la Centrale Solaire Photovoltaïque de KHoumagueli par SOLVO GUINEA, il a en outre exprimé ses inquiétudes par rapport à la tarification car il sait pertinemment que la technologie des Photovoltaïques évolue d’année en année. Ce qui de façon indue entraine des facteurs coûts qui oscillent. Il en appelle à la mise en place d’une clause de protection et de concessions qui réduiraient les facturations dues aux risques pays.

De même, il a réitéré l’engagement du gouvernement de voir les travaux démarrés dans les plus brefs délais.

En réponse, Madame Cathérione Inglehearn, Ambassadeur de Grande Bretagne en Guinée, a remercié Docteur Cheikh Taliby Sylla, pour le soutien qu’il a apporté à ce projet digne d’intérêt pour toutes les parties prenantes.

Elle soulignera que sous la direction de Docteur Cheikh Taliby Sylla : « Nous témoignons que nous avons assisté à une importante croissance dans l’approvisionnement de la ville en électricité ».

Pour Monsieur Olivier Six, Sous Directeur et Représentant de Solveo Guinea : « Nous avons pris bonnes notes des observations et feront en sortes que nous puissions réaliser ce projet dans les normes requis et à temps ».

Pour terminer Madame Cathérione Inglehearn a promis de Nous travailler aussi à ce que d’autres investisseurs Anglais viennent en Guinée »

Par l’Unité Fonctionnelle de l’Information et de la Communication du MEH

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Eau et Energie : une délégation de la SFI chez le ministre Taliby Sylla

24 février 2019 à 6 06 44 02442

Une délégation de la Société Financière Internationale, filiale du groupe Banque Mondiale, a eu une importante séance de travaille avec Docteur Cheick Taliby Sylla, Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique hier, samedi 23 février 2019.

Ladite délégation était conduite par Monsieur Olivier Buyoya, son représentant résident en Afrique de l’Ouest, accompagné de Madame Dina Manita, de Monsieur Cheick Oumar Sylla, respectivement, chargée d’Investissements Infrastructures et chargé d’Infrastructures Principal ( Africa Infrastructure).

Au premier abord, le représentant résident de la SFI a salué le dynamisme et la diversification des investissements dans le secteur de l’énergie. Il a réitéré l’engagement de son organisme à poursuivre inlassablement sa collaboration financière avec la Guinée. Selon lui :

« C’est un engagement indéfectible pour la construction des Centrales solaires photovoltaïques en Guinée. Toutes choses qui permettront aux populations d’avoir l’électricité à moindre coût, tout simplement à un coup compétitif ».

Impressionné par l’excellence de la coopération avec la SFI, et sachant qu’il est impératif aussi de réglementer, de réguler et d’apporter un soutien aux tarifs. Docteur Cheick Taliby Sylla dira que :

« La présence de la Société Financière à nos côtés a suscité des intérêts de la part de plusieurs compagnies spécialisées dans la construction des Centrales solaires photovoltaïques. Aussi, l’une des grandes réussites de la collaboration financière avec la SFI est celle de la reforme d’EDG, Notre souhait est de voir la SFI, assister le département de l’énergie et de l’Hydraulique, à la Reforme Institutionnelle de la Société des Eaux Guinée ».

En outre il estime que ce compagnonnage financier consisterait à attirer en Guinée des compagnies crédibles, capables de financer leurs projets.

Pour le Ministre de l’Energie et l’hydraulique, la qualité de l’operateur est importante, cela compte beaucoup dans la balance. D’ailleurs son objectif constant est de voir la Guinée s’engager dans la mise en œuvre d’un très grand projet spécifique des Energies renouvelables.

Dans son accompagnement constant, la Société Financière Internationale regarde les meilleurs profits pour l’Etat Guinéen. Dans l’élan d’une assistance constante en vue d’un redimensionnement technique de certains projets, L a Société Financière Internationale exprime le souhait d’institutionnaliser les rencontres, pour étayer les aspects de certains projets qu’elle finance en Guinée.

Par l’Unité Fonctionnelle de l’Information et de la Communication du MEH.

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Energie : Ibrahima AB Sylla, PDG d’AISI, Confère avec le Ministre Taliby Sylla

22 février 2019 à 9 09 17 02172

Profondément conscient de l’importance stratégique de son département dans le développement de la Guinée et sachant pertinemment qu’il ne peut en aucun moment échapper à la vigilance du citoyen guinéen préoccupé par les questions énergétiques.

Dernièrement, le chef du département de l’Energie et de l’hydraulique, Docteur Cheick Taliby Sylla, prompt et alerte est allé sur le terrain, non pas pour attirer les projecteurs, mais tout simplement, pour mieux informer le public, la population guinéenne, nos partenaires au développement sur l’action gouvernementale dans le secteur de l’eau et de l’électricité.

C’est dans cet élan, que des constats non reluisants ont été faits sur certains sites de productions énergétiques. Pour mieux comprendre le déficit de production énergétique constaté sur celui de Kaloum III à Tombo, Commune de Kaloum, aujourd’hui, à 11 heures 30 minutes, entourer de ses principaux collaborateurs associés de façon collégiale aux décisions majeures de son département, le Ministre de l’Energie a reçu en audience le Président Directeur Général de AISI, Monsieur Ibrahima AB Sylla, pour une réunion d’explication.

Après avoir posé le diagnostic, Docteur Cheick Taliby Sylla dira à ses interlocuteurs que la situation actuelle est préoccupante et qu’il était temps d’y remédier et de trouver très rapidement une solution. D’ailleurs, il mentionnera en substance que dans ce genre de situation d’urgence :

« Il faut regarder la Guinée en face pour trouver des solutions durables ».

Quant aux dirigeants de la Compagnie AISI, ils se sont engagés à travailler le plus rapidement possible pour parer au déficit de production de courant constaté sur le site d’EDG.

Les deux parties se sont résolument engagées à travailler dans une synergie constante afin d’atténuer et arrêter les délestages sur les réseaux électriques d’EDG.

Par l’Unité Fonctionnelle d’Information et de Communication du MEH

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Déguerpissement à Kaporo rail : désemparées, les victimes disent leur déception

20 février 2019 à 20 08 07 02072

Le gouvernement guinéen, à travers le Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, vient de mettre sa menace de déguerpissement des habitants de Kaporo rail à exécution. Dans la journée de ce mercredi, 20 février 2019, cette opération de déguerpissement a concerné les propriétaires des kiosques et des baraques, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une vaste campagne de déguerpissement qui vient de débuter ce mercredi, 20 février 2019 dans le quartier Kaporo rail, commune de Ratoma. Toutes les habitations et autres édifices privés se trouvant sur le site du centre directionnel de Koloma seront démolis.

Cette opération de déguerpissement, lancée par l’État, constitue une surprise aux dires de certaines victimes qui ont été interrogées par nos reporters.

Moundjour Diallo

Trouvé en train de rassembler des planches en bois, Mamadou Moundjour Diallo, maitre menuisier a dit avoir été pris au dépourvu. « On n’a pas où aller déposer nos objets qui sont là, car on habite loin. Pour avoir des places, c’est difficile, nous sommes là en train de penser où aller, mais on ne sait pas. C’est hier qu’ils sont passés dire qu’on allait démolir les kiosques et autres ateliers. Mais, je n’étais pas là. J’ai trouvé qu’ils ont marqué tout. J’ai appris qu’ils ont donné un délai de quatre jours aux propriétaires de maison. Mais, nous qui détenons les ateliers et autres là, ils nous ont dit de les enlever. Donc, la machine est venue pour démolir ».

Abraham Bauret

Abondant dans le même sens, Abraham Bauret, une autre victime soutient que cette opération de déguerpissement a été une surprise. « Ça a été une surprise, parce que c’est hier qu’on a vu au moins 17 pickups de gendarmes pour nous dire de quitter les lieux. Ils n’ont pas donné un préavis aux occupants. On ne sait plus où il faut partir. C’est ici qu’on trouve le manger de la famille », s’est-il plaint.

Mamadou Billo Bah

Pour sa part, Mamadou Billo Bah, qui gérait un garage sur les lieux, a déploré la façon dont l’opération se passe. « Ils ont dit qu’ils allaient nous déguerpir, mais aucune n’était fixée pour ça. Nous connaissons tous que ce domaine est pour l’État, c’est pourquoi nous ne sommes pas contre. On est un peu fâché parce qu’on n’a pas où aller. Si l’État trouvait un lieu pour nous, ça allait être mieux. Quand-même, ils n’ont pas donné un préavis, mais j’ai vu les croix sur les kiosques et les bâtiments ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Déguerpissement à Kaporo-rails : « on n’est pas du tout content du gouvernement » (victimes)

20 février 2019 à 18 06 36 02362

L’opération de déguerpissement au centre directionnel de Koloma, au quartier Kaporo-rails, dans la commune de Ratoma, entamé hier, s’est poursuivie ce mercredi, 20 février 2019. C’est une initiative du ministère de la ville et de l’aménagement du territoire qui dit être entrain de récupérer les domaines de l’Etat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette vaste opération de déguerpissement a été lancée hier mardi à Kaporo rails. Ce mercredi, 20 février 2019, aux environs de 11 heures, l’équipe de la gendarmerie chargée de l’exécution du programme a investi les lieux concernés pour démolir les réalisations faites dans le domaine.

Après avoir dégagé hier les garagistes, situés non loin du centre commercial Prima Center, aujourd’hui, c’est au tour des riverains de la route Kipé-Bambéto, en face de la radio Lynx FM, de recevoir les engins lourds pour ledit déguerpissement. Des hangars et des conteneurs ont été démolis

D’autres conteneurs ont été démontés par leurs propriétaires.

Interrogés par notre reporter, plusieurs habitants de la zone disent être surpris et choqués par cette action du gouvernement.

Madame Sacko Sita, une des victimes du déguerpissement, n’a pas caché sa colère. « Vraiment, on n’est pas content du gouvernement. Chaque année, c’est comme ça il se comporte. Ça fait maintenant trois ans de cela que les gendarmes sont venus casser ici. Quand ils ont cassé, on n’a rien compris. On avait une vaste cour ici, mais ils sont venus tout enlevé. Au niveau de l’ambassade, ils ont cassé là-bas, mais ils n’y ont rien mis. S’ils veulent construire quelque part, ils n’ont qu’à construire là-bas d’abord avant d’aller ailleurs. On est fatigué de ça. On en a marre. Trop c’est trop. Cette fois-ci, on nous dit de quitter dans 72 heures. Où va-t-on aller ? On peut faire quitter des gens comme ça sans les dédommager et les recaser ? L’autre fois, le président a dit que s’il veut casser le coin, il va nous montrer où aller. Mais, c’est le contraire qu’on voit. On ne pardonne pas ça au gouvernement. C’est du péché, ce qu’il nous a fait », a lancé la bonne femme.

Pour sa part, Gilbert Alexandre, un autre habitant des lieux craint les conséquences de ce déguerpissement. « Nous avons une maison de trois pièces ici. Le gouvernement s’apprête à détruire ça. Où va-t-on aller alors qu’on n’a pas les moyens. On sait aussi qu’il y a beaucoup de familles qui n’ont pas les moyens. Où iront toutes ces familles ? Chez nous ici, il y au moins 15 jeunes, dont trois diplômés sans emploi, plus les élèves et étudiants. Comment va-t-on faire ? Où va-t-on se loger ? Comment ces gens vont étudier? L’Etat est en train de favoriser le banditisme, puisque les gens n’ont pas où se loger, ils n’ont pas de quoi manger. C’est vraiment dommage », s’est plaint Gilbert Alexandre.

De son côté, Mamadou Macka Diallo, propriétaire d’une boutique, reproche le gouvernement de n’avoir pas informé les habitants à temps et affirme n’avoir aucun autre choix que de quitter. « Le gouvernement ne nous a pas informés à temps. C’est seulement hier à 14 heures qu’ils sont venus nous dire qu’ils vont casser ici aujourd’hui à 11 heures. Je n’ai rien d’autre à faire que de quitter. C’est pourquoi je suis venu faire sortir ma marchandise avant qu’ils ne viennent. Mais, vous avez vu, ils ont cassé ma boutique », a-t-il dit.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Délestages électriques : le ministre Taliby Sylla à la recherche de solutions

18 février 2019 à 20 08 19 02192

Les coupures intempestives du courant dans les foyers préoccupent le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique. Cheick Taliby Sylla a réuni ce lundi, 18 février 2019, plusieurs acteurs intervenants dans le secteur pour plancher sur la question. L’objectif est de trouver des solutions urgentes et efficaces à ces délestages, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce sont notamment les producteurs et les distributeurs du courant qui ont pris part à cette rencontre, tenue dans la salle de conférence du ministère de l’Energie et de l’Hydraulique. A l’ouverture des travaux, le chef du département, Cheick Taliby Sylla, a rassuré les participants qu’il ne s’agit nullement de chercher qui est fautif ou de prendre des sanctions contre quelqu’un pour les délestages enregistrés. « C’est juste un échange entre nous pour qu’on trouve la solution afin d’améliorer la desserte rendue à la population », a rassuré le ministre.

Elhadj Sékou Sanfina Diakité

Interrogé au sortir de la rencontre, le secrétaire général du ministère de l’Energie, Elhadj Sékou Sanfina Diakité, a fait savoir que l’objectif de la réunion était justement d’amener tous les acteurs intervenants dans le secteur à penser et à agir dans le même sens. « Il s’agit d’améliorer au fur et à mesure toute possibilité qui existe pour faire ou récupérer un mégawatt. C’est pourquoi, nous avons appelé les collègues pour les rassurer que le ministère est avec eux et que nous devons faire le nécessaire pour la population. Autrement dit, ça ne servira à rien de produire si les consommateurs ne sont pas satisfaits », a-t-il expliqué.

De même, Elhadj Sékou Sanfina Diakité estime aussi qu’il ne sert à rien de se voiler la face et qu’il faut oser dire quelle est la possibilité actuelle dans la fourniture de l’électricité aux populations. « Il ne faut pas avoir peur de dire quelle est la possibilité maintenant. Aujourd’hui, avec la fin des pluies, on ne peut pas déstocker dans les grands lacs. On ne peut pas vider le lac parce qu’on est devant une pression ; mais, il faut aller avec la méthode. Nous avons beaucoup de composantes en face : il y a le mois de ramadan et la coupe d’Afrique qui viennent. Donc, on passe toute la journée à faire de la planification, de l’organisation et nous travaillons avec des chiffres ».

A en croire Elhadj Diakité, son département ne fera jamais de la politique politicienne pour ce qui est de l’électricité. L’amélioration se fera au fur et à mesure. Car, ajoute-t-il, il y a déjà des actions envisageables et envisagées pour améliorer la situation.

Abdenbi Attou

De son côté, le coordinateur général de l’Electricité De Guinée (EDG), Abdenbi Attou, a expliqué que les délestages actuels résultent de la forte demande des populations, surtout pendant les heures de pointe (de 18 heures à minuit). «Nous avons enregistré, en décembre 2018 par exemple, 367 mégawatts de demande alors que nous avons une capacité de production de 265 à 267 mégawatts. Cela veut dire que nous avons un manque de 100 mégawatts qui fait déjà 10 départs. Donc, nous sommes obligés de couper certains entre 18 heures et 00 heures pour que la demande soit adaptée à l’offre de production. »

S’agissant de l’intervalle entre 08 heures du matin et 18 heures, Abdenbi Attou a dit que le déficit est de 120 mégawatts et que dans ces conditions, ils sont obligés aussi de couper 12 départs dans la ville pour adapter la production et la demande.

A ce cela, il a ajouté des incidents qui peuvent survenir, notamment les pannes techniques au niveau de certains groupes qui peuvent déclencher le réseau. « Quand cela arrive aussi, on est obligé d’adapter l’offre par rapport à la demande pour éviter que tout le réseau ne s’effondre. Et, au stade où nous sommes, nous n’avons pas de réserve d’eau », précise le coordinateur général d’EDG.

Alpha Assia Baldé pour Guineemation.com

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Dégradation de l’environnement à Siguiri : des cadres corrompus dénoncés

8 février 2019 à 14 02 40 02402

Zone aurifère par excellence, la préfecture de Siguiri subit aujourd’hui de plein fouet les conséquences de l’exploitation minière. Son environnement est fortement dégradé et les cours d’eau tendent tous à disparaître. Et, selon des informations recueillies par le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture, cette situation est entretenue par certains responsables locaux de l’environnement, corrompus.

Si l’exploitation de l’or à Siguiri rapporte de l’argent, il n’en demeure pas moins qu’elle engendre de graves conséquences sur l’environnement. Aujourd’hui, les températures sont régulièrement très élevées, les terres, autrefois cultivables, sont détruites et les cours d’eau sont en train de tarir l’un après l’autre. Dans certaines localités reculées de la préfecture, les citoyens sont obligés de parcourir de longues distances pour se procurer de l’eau à boire.

Selon des spécialistes, cette situation s’explique en grande partie par l’utilisation de produits chimiques dans les mines d’or. A ce sujet, ce sont les orpailleurs étrangers qui sont pointés du doigt. Mais, eux aussi, accusent les responsables en charge de l’environnement. C’est le cas d’un mineur Burkinabé que nous avons rencontré à Maléyah, localité située 80 km de la ville de Siguiri, où la nature est complètement dévastée.

Il indique que les cadres du secteur leur demandent de payer de l’argent pour pouvoir utiliser les produits chimiques dans les mines. « On m’avait chassé ici pour une première fois. Quand je suis revenu, j’ai négocié avec les services de l’environnement. J’ai payé une somme de 15 millions de francs pour commencer le travail, je ne suis pas le seul à payer de l’argent, tous les étrangers payent », explique-t-il.

Interrogé sur la question, le Caporal Ibrahima Sory, conservateur de la nature à Maléyah, rejette toute responsabilité. « Je suis un simple agent de terrain et non un décideur. Quand on me dit d’aller prendre une chose, je le fais. Moi, j’agis sous l’ordre de mes chefs qui sont aux bureaux. Vous pouvez aller les interroger, mais ne me créez pas de problèmes », répond-t-il sèchement.

De son côté, le directeur préfectoral de l’environnement, des eaux et forêts, reconnaît avoir appris cette nouvelle. Mais, Aboubacar Sidiki Keïta dit n’être pas bien situé pour l’instant sur cette question. « C’est une situation qui me fatigue aujourd’hui, j’ai appris comme vous que les orpailleurs étrangers sont de retour à Siguiri et qu’ils utilisent les produits chimiques.

Et, on m’a dit qu’ils sont en complicité avec certaines autorités. Mais, vous savez que moi, je suis coordinateur de la section de l’environnement et des eaux et forêts, je ne suis pas sur le terrain. Je suis en train quand même de mener des enquêtes là-dessus », a dit ce responsable.

A noter qu’en plus de l’exploitation minière, la préfecture de Siguiri est confrontée aussi à la coupe abusive du bois. Toutes choses qui contribuent à dévaster la nature.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Manque d’électricité : Taliby Sylla menace de résilier le contrat avec la société d’Abé Sylla

6 février 2019 à 20 08 32 02322
Dr. Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie et de l’Hydraulique à Kaloum, ce 06 février 2019

Après Yéssoulou dans la préfecture de Coyah et Matoto, le ministre Cheick Taliby Sylla poursuit sa tournée dans les différentes installations de la Société des Eaux de Guinée (SEG) et de l’Electricité De Guinée (EDG). L’objectif est de faire une comparaison entre les informations remontées au niveau du département et la réalité du terrain, a appris un reporter de Guineematin.com qui a accompagné la délégation ministérielle.

Ce mercredi, 6 février 2019, le ministre de l’Energie et de l’hydraulique a visité les installations de la SEG à Démoudoula, la centrale thermique de Kipé (dans la commune de Ratoma) ; puis, les centrales de Kaloum 3 et 5.

Dr. Cheick Taliby Sylla à la station de pompage d’eau de la SEG à Démoudoula

A Démoudoula, dans la commune de Ratoma, le ministre a tenu à vérifier de plus près le fonctionnement de la station de pompage d’eau de la SEG ainsi que celui de quatre forages réalisés le long du fleuve. Non satisfait de la vétusté des installations et surtout du manque d’entretien, le ministre a parlé d’un résultat difficile à évaluer. « Les attentes ne sont pas réalisées. Dans l’ensemble, il y a un déficit de production ; mais, il y a un déficit de maintenance préventive et curative au niveau de la SEG », a dit le ministre, citant par exemple des pompes et des forages qui ne fonctionnent pas ainsi que des équipements d’asservissement devant aider à avoir suffisamment d’eau dans les domiciles des populations. Pour le ministre, dans cette zone, six forages avaient été installés en 2010 pour une production totale de 3 000 m3 d’eau pour desservir Kaporo rails, Kipé et garder de l’eau au niveau du réservoir de Koloma ; mais, relève-t-il, il n’y a même pas 800 m3 d’eau en 20 heures de pompage. « C’est vraiment très difficile puisqu’il y a des forages ici qui ne fonctionnent pas pour défaut de câble, pour d’autres les raisons ne sont pas connues », déplore le ministre.

Ainsi, cette sortie a permis au ministre Cheick Taliby Sylla de chercher les meilleures solutions pour pouvoir sortir la SEG des énormes difficultés auxquelles elle est confrontée. « Cela permettra d’améliorer non seulement la gestion technique, mais aussi la gestion financière de la SEG afin d’accomplir la mission que le chef de l’Etat nous a confiée », espère le chef du département de l’Energie et de l’Hydraulique.

Après Démoudoula, le ministre s’est rendu successivement à la centrale thermique de Kipé et de Kaloum 3 et 5.

Fatoumata Baldé, opératrice à la centrale thermique de Kipé

A la centrale thermique de Kipé, l’opératrice a expliqué aux journalistes le fonctionnement de la centrale thermique, notamment le démarrage des groupes et ses auxiliaires qui sont surveillés à partir d’une cabine. « A partir de cette cabine, nous pouvons contrôler même la température. S’il y a un problème, l’alarme fait signe ; et, nous informons le personnel qui doit s’en occuper », a indiqué Fatoumata Baldé, précisant que la centrale produit 50 Mégawatt qui fonctionne à l’aide du mazout et qui produit 11 kilovolts à la sortie. Ce qui est directement fourni à EDG qui est chargée de la transformation et de la distribution aux consommateurs.

Pourquoi la société « AISI » d’Abé Sylla a-t-elle refusé de respecter son contrat avec la Guinée ?

Contrairement à la centrale de Kipé, celle de Kaloum 3, gérée par la société privée « AISI » de monsieur Abé Sylla était loin de satisfaire aux attentes du Gouvernement. Et, le ministre Cheick Taliby Sylla n’a pas caché sa déception.
En réalité, la société « AISI » n’a pas respecté les termes du contrat, puisqu’elle devait restaurer la capacité nominale de la centrale pour fournir l’énergie aux populations guinéenne, surtout en période d’étiage. Le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique a évidemment déploré l’arrêt de la centrale pour des raisons parfois non justifiées. « Depuis la signature du contrat, en 2016, jusqu’à date, il y a encore des groupes qui n’ont pas été réhabilités ».

Face à cette situation, Dr. Cheick Taliby Sylla a annoncé une rencontre avec l’ensemble des producteurs pour une justification pouvant déboucher à une « renégociation ou une résiliation des contrats »…

Enfin, au niveau de la centrale Kaloum 5, exploitée entièrement et gérée par EDG, le ministre Taliby Sylla s’est réjoui du travail effectué, même s’il déplore une panne d’une pièce que les agents promettent de faire remplacer dans un délai de quatre semaines. « Nous vous donnons une semaine pour remplacer la pièce afin que la centrale puisse atteindre sa production normale », a insisté le ministre. A ce niveau, les travailleurs, par la voix de monsieur N’Fally Diaby, le chef du service de la centrale Kaloum 5, ont sollicité auprès du ministre le renforcement de leur capacité, surtout en matière de formation.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Délestages électriques à Labé : les raisons, selon EDG

6 février 2019 à 14 02 21 02212

Depuis plus d’un mois, la desserte du courant connaît une nette dégradation à Labé. En raison des délestages électriques, une bonne partie de la ville est plongée chaque jour dans le noir. Cette situation préoccupe aujourd’hui plus d’un et suscite débats et interrogations sur place. Des interrogations auxquelles un responsable local d’EDG, rencontré par un correspondant de Guineematin.com à Labé, a tenté de répondre.

C’est en décembre dernier que les habitants de la commune urbaine de Labé ont constaté une dégradation considérable de la desserte du courant électrique. Désormais, ils ont rarement de l’électricité dans leurs foyers, et le peu de courant qu’ils reçoivent, vient parfois tard la nuit. Et cela, avec une faible tension ne pouvant pas faire fonctionner les appareils à usage domestique. Qu’est-ce qui explique cette situation ? Nous avons posé la question à Oumar Baïlo DIENG, le directeur technique de l’EDG de Labé.

Oumar Bailo DIENG

« C’est effectif, le délestage est devenu récurrent ces derniers temps. Mais, sachez que nous sommes soumis à un programme qui est national et qui est ficelé à partir de Conakry. Nous n’avons pas une maîtrise parfaite de ce programme. Compte tenu aussi de certains facteurs techniques au niveau de la sous station de Labé, on nous dit que la température est élevée. Et si la température devient énorme, ça affecte les équipements. Maintenant, pour ne pas endommager les équipements, on s’est proposé de faire un délestage interne à Labé. Comme on a trois départs à Labé, on déleste toujours un départ par soirée pour sauver les équipements », explique ce responsable de l’Electricité de Guinée à Labé. Il rassure toutefois les citoyens que son service est en train de travailler pour chercher à réduire les délestages.

A noter que ces délestages électriques interviennent à un moment où la plupart des poteaux installés dans le cadre de l’éclairage public et qui sont alimentés par l’énergie solaire ne fonctionnent plus, faute d’entretien. Ce qui plonge la ville dans le noir et expose davantage les citoyens au banditisme.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Éboulement à Norassoba (Siguiri) : Maramany Cissé a perdu 5 neveux dans le drame

5 février 2019 à 14 02 22 02222

Maramany Cissé, ancien ministre de la sécurité et actuel ministre conseiller du président Alpha Condé, a été fortement endeuillé par l’éboulement survenu dimanche dernier dans la sous-préfecture de Norassoba (Préfecture de Siguiri). Il a perdu 5 de ses neveux dans le drame qui a coûté la vie à 17 personnes au total, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, qui se trouve actuellement sur les lieux du drame.

C’est un Maramany Cissé sous le choc que le correspondant de Guineematin.com à Siguiri a rencontré ce mardi matin à Fradjani, district de la sous-préfecture de Norassoba, située à 150 kilomètres de la ville de Siguiri, où l’éboulement s’est produit. Parmi les 17 personnes qui ont péri dans le drame, 5 sont des neveux du ministre conseiller du chef de l’Etat.

Il se dit incapable de s’exprimer devant notre micro. « Je suis sous le choc, je ne peux pas parler maintenant. J’ai perdu 5 de mes neveux dans l’éboulement. Le président de la République vient pour présenter ses condoléances. Je prie pour le repos de l’âme des victimes », a déclaré Maramany Cissé.

A noter que le voyage du président Alpha Condé à Fradjani a été annulé à la dernière minute pour des raisons de calendrier, explique-t-on. Désormais, c’est le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, qui se rendra sur les lieux du drame demain mercredi pour présenter les condoléances du gouvernement guinéen aux familles des victimes.

De Norassoba (Siguiri), Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Retard de la réhabilitation du site de Yessoulou : Taliby Sylla exige des explications au DG de la SEG

4 février 2019 à 20 08 19 02192
Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie et de l’hydraulique

Le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique a visité, ce lundi 04 février 2019, certaines installations des sociétés Electricité De Guinée (EDG) et de la Société des Eaux de Guinée (SEG). Cheick Taliby Sylla qui était accompagné de son secrétaire général, Sékou Sanfina Diakité, a fait constat pas reluisant sur le site de Yessoudou, dans la préfecture de Coyah. Et, le ministre a promis de demander des explications au directeur général de la SEG, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

A Yessoulou 1, dans la sous-préfecture de Kouriah, préfecture de Coyah où se trouve une station de traitement d’eau installée depuis 1964, avec capacité de 50.000 m3 d’eau au départ, le ministre a fait savoir que c’est de cet endroit que l’essentiel de l’eau utilisée à Conakry provient. Selon ses explications, l’eau brute vient des grands sites par gravitation à travers deux conduites, et c’est à l’arrivée que l’eau est distribuée entre les différentes stations de traitement.

Dans cette même installation, se trouve la station de Yessoulou 2 qui est divisée en deux compartiments d’où l’appellation Yessoulou 2 et 3 avec une capacité de production de 75.000 m3 d’eau. Mais, vu la forte demande d’eau par les populations, Cheick Taliby Sylla trouve cette production insuffisante. « Par rapport à la croissance démographique que nous connaissons, cette production est extrêmement peu. C’est pourquoi, nous sommes là pour voir comment ces stations fonctionnent afin de voir qu’est-ce qu’on peut apporter comme aide à la Société des Eaux de Guinée », a dit le ministre.

Revenant sur les travaux de réhabilitation du site de Yessoulou 1, lancés depuis 2014, le ministre s’est dit non satisfait du retard accusé. A cet effet, il entend demander des comptes au Directeur général de la SEG, Mamadou Diouldé Diallo. « Ce que j’ai vu ici ne me satisfait pas. Après 4 ans, jusqu’ici les travaux ne sont pas terminés et les installations que nous avons vues ne correspondent pas à une réhabilitation de cette ampleur avec un montant de plus de 15 millions de dollars financé par la BID.

Il était question de réhabiliter avec la restauration de Yessoulou 1 pour un volume de 6.000 m3 d’eau ; mais, ce que j’ai vu là ne donne pas cette quantité. Donc, il faut que nous demandions au Directeur Général de la SEG de nous fournir des explications. Et, je sais qu’aucun décaissement n’est plus possible pour terminer ces travaux », a-t-il déclaré. Par contre, Cheick Taliby Sylla s’est dit satisfait de la qualité de l’eau fournie à la population et remercie les partenaires de la BID pour leur appui financier.

A la rivière Kitèma où le ministre et sa suite ont fait un crochet, le secrétaire général du ministère de l’Energie et de l’Hydraulique, Sékou Sanfina Diakité, a expliqué que l’endroit peut servir de barrage pour une retenue d’eau. Mais, dit-il, malgré les recommandations du ministre à la direction de la SEG, aucun travail n’a été effectué sur les lieux. « En cette saison, il y a encore de l’eau qui coule ici. Il y a une canalisation qui est faite ; mais, aujourd’hui, elle est très petite. Je pense qu’avec même l’université Gamal Abdel Nasser, on peut faire des aménagements de ce site », estime le secrétaire général.

Après Coyah, le ministre et sa délégation se sont rendu au centre national de dispatching de l’électricité sis à Matato. Là également, un vaste chantier est ouvert et les travaux sont en cours de réalisation.

Selon le ministre, ces travaux ont été lancés en 2017 par le chef de l’Etat et ils connaissent une grande avancée. « En un an et quelques mois, les résultats sont concluants. Ça va permettre de sécuriser toutes les lignes de transport d’énergie et surtout de production d’électricité. Toutefois, Cheick Taliby Sylla a recensé des difficultés, dont la principale est le raccordement à la fibre optique pour avoir des informations en temps réel permettant, dit-il, de vite réagir et éviter les coupures d’électricité.

Quant à Alain Walliser, ingénieur de communication à Intec, l’un des responsables des travaux, il a indiqué que ce site permettra de gérer les réseaux électriques tout s’assurant que la production est en concordance avec la consommation. « Le dispatching est une plateforme informatique qui engrange des milliers de données et qui permet non seulement de piloter en temps réel le réseau ; mais également, il y a des logiciels qui permettent de s’assurer en permanence qu’on est en situation de sécurité », explique l’ingénieur qui ajoute que le centre permettra de gérer la stabilité du réseau de la Guinée, de la Sierra Léone et du Libéria.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Siguiri : un éboulement fait au moins 17 morts

4 février 2019 à 10 10 46 02462
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Au moins 17 personnes ont péri dans un éboulement survenu dans la soirée du dimanche, 03 février 2019, dans une mine d’or de Siguiri. Les recherches se poursuivent pour voir s’il n’y a pas d’autres victimes dans le trou, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Les habitants de Fradjani, district relevant de la sous-préfecture de Norasoba, dans la préfecture de Siguiri, sont actuellement sous le choc. Cela, suite à un éboulement survenu le dimanche, 03 février 2019, aux environs de 19 heures, dans une mine d’or de la localité.

Selon Alpha Kabinet Doumbouya, vice maire de la commune rurale de Norassoba, joint au téléphone par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, 17 corps ont été sortis du trou et les recherches sont toujours en cours.

« C’est une ancienne mine d’or, maintenant le lieu est exploité par des machines qui chargent les camions bennes. Hier, après ces machines, les mineurs ont accouru pour descendre dans le trou. C’est ainsi que les granites qui étaient déposés en bordure du trou sont tombés sur les gens. Pour l’instant, on a trouvé 17 morts mais les recherches continuent. Le trou est profond, nous cherchons à vérifier jusqu’au fond pour voir s’il n’y a pas d’autres victimes », a confié l’élu local.

Nous y reviendrons !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Gestion Intégrée des Ressources en Eau : quelle approche innovante pour une gestion de qualité ?

2 février 2019 à 19 07 30 02302

C’est sous ce thème qu’une conférence débat s’est tenue ce samedi à l’université Mahatma Gandhi en haute banlieue de Conakry. Il s’agissait pour le Partenariat National de l’Eau de Guinée PNEGUI initiatrice de la rencontre, d’informer mais surtout de « conscientiser » les étudiants futurs dirigeants, sur la problématique de la gestion intégrée et durable de la ressource.

Une centaine d’étudiants de l’option génie civil pour la plupart, étaient présents pour l’occasion.

Il est tout d’abord revenu au recteur de l’université M. Ali N’DIAYE de remercier le PNEGUI pour cette « belle initiative », qui, vise à impliquer ces jeunes présents et futurs de la nation dans la gestion d’une ressource aussi précieuse que l’eau, avant d’encourager ces derniers à suivre de telles communications pour leur formations.

Poursuivant, le Secrétaire Exécutif de l’organisation Hafiziou BARRY au nom du Président Elhadj Mamadou Alpha HANN, a remercié le rectorat pour avoir accueillie cette conférence, avant de situer la rencontre dans son contexte en précisant que la conférence a pour buts, « d’informer les participants sur l’organisation et le fonctionnement du PNE ainsi que sur son plan d’actions et d’échanger autour du concept GIRE et des préoccupations actuelles en matière de gestion des ressources en eau en Guinée et à travers le monde ».

Il poursuit en disant que « …depuis quelques années, les problèmes liés à la gestion des ressources en eau se posent avec acuité à travers le monde. De nos jours, plus de 80% des eaux usées mondiales résultant des activités humaines sont déversées dans les rivières ou la mer sans aucune dépollution. Les données disponibles indiquent qu’au moins 1,8 milliard de personnes dans le monde utilisent une source d’eau potable qui est contaminée par des matières fécales, les exposant au choléra, à la dysenterie, à la typhoïde et à la polio. L’eau insalubre, l’assainissement insuffisant et l’hygiène causent environ 842.000 morts chaque année… ».

Parlant du cas de la ressource en Guinée, M. BARRY, dira que « la situation n’est pas reluisante dans notre pays en ce qui concerne la gestion des ressources en eau.

En effet, selon le document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP II) établi en 2007-2010 et prolongé jusqu’en 2012, le pourcentage d’habitants ayant accès à une eau potable est passé de 62% en 2002 à 73,8% en 2007 dans l’ensemble du pays, soit une hausse de 11,6 points. Le taux d’accès varie dans des proportions de 94,1% à Conakry à 85,6% dans les autres centres urbains et 52,8% en milieu rural. La progression est plus accentuée en milieu rural qu’en milieu urbain. Il est important de préciser que ces chiffres prennent en compte les populations ayant accès à l’eau potable à partir des bornes fontaines.

Ces données montrent qu’il reste encore une proportion importante de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable. Cette situation est préoccupante quand on sait le lien étroit qui existe entre l’eau, la santé et le développement socio-économique… ».

Quant au conférencier, président du conseil scientifique et technique M. Kawe GBONIMY, il a rappelé que « selon le rapport 2018 sur les objectifs du Développement Durable, en 2015, 29 % de la population mondiale n’avaient pas accès à des services d’approvisionnement en eau potable gérés en toute sécurité; 61 % n’avaient pas accès à des services d’assainissement gérés en toute sécurité. A la même année, 892 millions de personnes continuaient de pratiquer la défécation à l’air libre… ».

Sa communication a aussi concerné les richesses hydriques du pays, ainsi que les principes de la GIRE. Des principes qui visent à attirer l’attention sur la nécessité de protéger la ressource qui est finissable, contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, son coût économique et l’implication de l’ensemble des acteurs dont les femmes dans la gestion de la ressource.

Dans son intervention, il a également fait remarquer que « l’eau, est vitale à la survie, à la santé et à la dignité humaines, au développement humain et constitue une grande préoccupation dans la plupart des pays. Sa bonne gestion est un devoir pour les gouvernants, qui ont une obligation de moyens, mais pour chaque citoyen qui, se doit d’adopter les bons comportements en vue d’assurer la pérennité de la ressource…. ».

Il a conclu son intervention en mentionnant que la problématique de la gestion de l’eau est globale, mais les actions doivent être locales, c’est-à-dire que chacun de nous a un rôle à jouer pour sa protection.

Dans la série des questions réponses, les étudiants ont voulu savoir les activités menées par le PNEGUI dans le cadre de la gestion des ressources en Guinée, la question du changement climatique et le rôle des entités comme la SEG et le SNAPE dans la fourniture en eau potable dans le pays.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Pénurie d’eau à Conakry : Taliby Sylla veut « s’occuper davantage de la SEG »

30 janvier 2019 à 22 10 58 01581

Le ministre en charge de l’énergie et de l’hydraulique continue de faire le tour des stations de pompage d’eau de la SEG (Société des Eaux de Guinée) et de certaines installations d’EDG (Electricité De Guinée). Cheikh Taliby Sylla et ses collaborateurs ont visité ce mercredi, 30 janvier 2019, les préfectures de Dubréka et de Coyah.

De la station de pompage de Kakoulima au réservoir de Cimenterie 1 en passant par la conduite de transport d’eau du captage de Kitéma et la station électrique de Manéah, la délégation a touché du doigt les causes du manque d’eau en vue de proposer des solutions dans un avenir proche, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La desserte en eau potable et en électricité de la capitale guinéenne a du plomb dans l’aile à cette période de saison sèche. C’est pour comprendre les difficultés que traverse le secteur que la délégation a fait le tour à divers endroits de Dubréka et de Coyah.

Après la station de pompage de Kakoulima et la conduite de transport d’eau du captage de Kitéma, Cheikh Taliby Sylla a déploré l’absence d’agents de la SEG sur certains sites. « Ici, nous sommes au PK 43, le point de javellisation de l’eau des captages de Kakoulima. Ces captages ont été réalisés en 1903 pour alimenter Kaloum, les bornes fontaines pour les populations autochtones et l’administration coloniale. Il y en a au total 4 captages : Täkhourè, Tömakhourè, Nämoukhourè et Kitéma. Täkhourè a disparu parce que ça a été envahi par les populations. Tömakhourè et Nämoukhourè sont en passe d’être envahis aussi. C’est Kitéma qui est plus ou moins préservé encore. Avant la poussée démographique, on pouvait avoir 3 000 mètres cubes d’eau ici par jour. Mais, ce que nous avons constaté, l’envahissement ne nous permettrait pas d’avoir cette quantité d’eau. C’est dommage qu’aucun agent de la SEG ne soit en poste ici pour nous expliquer quelle est la situation réelle aujourd’hui au niveau de ce poste ».

Devant cette absence des agents de la SEG au poste de Kitéma, le ministre de l’énergie et de l’hydraulique n’a pas manqué de rappeler que de gros efforts doivent être déployés pour renouveler le poste de Kitéma. « Vous-même vous avez vu qu’il n’y a pas un agent pour réguler, il y a un trop-plein. Au moment où les populations ont besoin, l’eau est entrain de se gaspiller dans la nature. Nous poserons la question au directeur général de la SEG pour nous expliquer pourquoi il n’y pas d’entretien ici, pour nous dire pourquoi il n’y aucun agent de la SEG ici ».

Pour ce qui est du réservoir de Cimenterie 1, un des responsables des lieux a fait savoir que le manque de carburant est la principale difficulté qui empêche la fourniture d’eau potable aux populations des quartiers environnants. « Nous pouvons passer 3 à 4 mois sans avoir du carburant ici pour faire fonctionner le groupe. Donc, s’il n’y a ni carburant ni électricité, on ne peut pas donner de l’eau aux citoyens des quartiers de Cimenterie, Bailobayah, Kagbélen, Koköma, Kountia ».

Une situation qui amène le ministre, Cheikh Taliby Sylla, à se poser énormément de questions, sur les défaillances dans la maintenance des équipements au niveau de la station de pompage de Kakoulima des captages de Kitéma. Il a également déploré les manquements dans l’approvisionnement en carburant à la station de production d’eau de Cimenterie 1. « Ce constat que nous sommes entrain de faire est la meilleure des choses. Depuis que nous avons commencé à faire la visite des sites de la SEG de Kobaya à Kakimbo et pour aujourd’hui, on comprend que la SEG a d’énormes difficultés, et que pour relever le défi, il faut s’occuper davantage de la SEG malgré que cette autonomie existe », a-t-il fait savoir.

Parlant du manque de courant électrique, qui commence à faire grincer des dents dans la capitale guinéenne, Sékou Sanfina Diakité, secrétaire général du ministère de l’énergie, a dit que c’est la période d’étiage qui en est responsable. « Notre énergie est à 70%, actuellement, hydroélectrique. En hydroélectricité, on accumule l’eau de la saison des pluies et on restitue en saison sèche. Tous les équipements sont en bon état, tout fonctionne normalement, mais il faut gérer la quantité d’eau que Dieu nous donne ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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