N’zérékoré : la mairie en guerre contre l’insalubrité

25 mai 2019 à 18 06 51 05515
Moriba Albert Délamou, maire de la commune urbaine de Nzérékoré

Le maire de N’zérékoré, en compagnie de plusieurs cadres de la commune, a lancé ce samedi, 25 mai 2019, une campagne d’assainissement de la ville. Initiée par les autorités communales, cette opération vise à rendre propre la capitale de la Guinée forestière, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est au niveau du tas d’immondices situé à la rentrée du quartier Tilépoulou que cette campagne d’assainissement a été officiellement lancée par le Moriba Albert Délamou, en présence des conseillers et cadres de la commune, des autorités du quartier ainsi que de nombreux habitants de N’zérékoré. « Depuis notre installation à la tête de la mairie de N’zérékoré, nous avons mis dans notre feuille de route l’assainissement de la ville, surtout la disparition totale des tas d’immondices et l’octroi de poubelles aux différentes familles de la commune. C’est pourquoi, lors du dernier conseil, nous avons dit qu’il faut débarrasser la ville de N’zérékoré de tous les tas d’immondices possible. Et, ce tas d’ordures que vous voyez devant vous, est là depuis des années. Donc, il faudrait que nous fassions en sorte que ses tas d’immondices quittent la ville pour le dépotoir », a déclaré le maire.

Après avoir dégagé cette montagne d’ordures, les autorités communales ont offert des poubelles aux habitants du quartier Tilépoulé. Des habitants que le maire appelle à maintenir un environnement sain. « Je veux que les populations de Tilépoulou, à l’image de celles d’autres quartiers, acceptent de mettre leurs ordures dans les poubelles qu’on va leur donner dans leurs domiciles. Et j’en appelle aussi aux PME, qu’elles viennent pour qu’on puisse faire des partenariats de façon à ce que ces PME soient dans nos quartiers pour débarrasser de nos quartiers des tas d’immondices », a lancé Moriba Albert Délamou.

Mamady Bérété

Présent sur les lieux, Mamady Bérété, chef de quartier adjoint de Tilépoulou, a salué cette initiative de la mairie. « Les ordures là, il y a plus de 12 ans qu’elles étaient là. Donc, si nous voyons aujourd’hui notre maire, Moriba Albert Délamou, en train d’enlever ces ordures ici, cela nous va droit au cœur. Et si les bennes finissent de ramasser ces ordures, le bureau du quartier envisage de mettre les jeunes à contribution pour surveiller l’endroit afin que les gens ne déposent plus d’ordures ici », a promis ce responsable local.

Djara Damey

De son côté, Djara Damey, un citoyen de Tilépoulou qui habite non loin de l’endroit où se trouve cette montagne d’ordures, s’est dit satisfait de cette initiative de la mairie. « Quand ils vont enlever ces ordures ici, nous allons désormais bien dormir et bien respirer, et nous serons en bonne santé. Parce qu’actuellement, il y a trop de moustiques chez nous en raison de la présence de cette montagne d’ordures à côté de notre concession.

Cela nous donne souvent des maladies. Parfois même, les gens venaient déposer les ordures derrière ma fenêtre. C’est d’ailleurs à cause de ces ordures que j’ai arrêté de vendre des aliments chez moi. Sinon, c’est ce que je faisais ici. Je suis donc très content de cette initiative et je remercie sincèrement la mairie pour cela », a dit ce citoyen.

Selon les autorités communales de N’zérékoré, cette campagne d’assainissement va toucher les 22 quartiers de la ville.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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La pluie fait des dégâts à Sogbè (Kankan) : la société Guiter accusée

22 mai 2019 à 5 05 11 05115

Les premières pluies qui sont tombées sur Kankan ont annoncé la couleur de ce que pourrait être la saison pluvieuse de cette année au quartier Sogbè. Une zone négativement impactée par les travaux de réhabilitation des voiries de la ville, en cours. Après ces premières pluies, les eaux stagnantes ont formé une mare qui cause déjà des désagréments aux habitants et à ceux qui travaillent dans la localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Cela fait plusieurs jours qu’une partie du quartier Sogbè est impraticable. Ni les voitures, ni les motos ne parviennent à traverser la mare d’eau qui s’est formée dans cette localité après les premières pluies. Outre les habitants de la zone, ceux qui y travaillent payent aussi le prix de cette situation.

Mamadi Babila Keïta

Parmi eux, Mamadi Babila Keïta, PDG de l’entreprise Babila Photographie, située en bordure des eaux. « Cette situation est déplorable. L’eau stagnante a formé une mare qui dégage une odeur nauséabonde. Cela amène des moustiques qui ne sont pas bons pour les riverains. Sur le plan économique, nous qui travaillons à côté de ces eaux, nous souffrons beaucoup. Parce que l’eau a bloqué l’accès à nos locaux, les clients ne peuvent pas venir chez nous. Les motos ne peuvent pas passer, les voitures non plus. Donc, nos activités sont vraiment ralenties actuellement », explique ce citoyen.

Baben Condé

Non loin de là, se trouve aussi un atelier de couture. Baben Condé, tailleur, regrette cette situation qui intervient à l’approche de la fête du Ramadan. Un moment d’activités intenses pour lui, en temps normal. « A cause de ces eaux stagnantes, nos clients n’ont plus accès à notre atelier. Nous sommes à l’approche de la fête de Ramadan, mais avec ces eaux, aucun client n’aura le courage de venir s’asseoir ici. Nous-mêmes on est fatigué de respirer l’odeur nauséabonde que dégage cette eau. Nous prions les travailleurs de venir nous débarrasser de ces eaux », a-t-il lancé.

Face à cette situation, le chef du quartier de Sogbè accuse la société Guiter SA, en charge des travaux de la construction des voiries urbaines de Kankan.

Balla Kéita

Selon Balla Keïta, Guiter SA a travaillé la route sans faire des caniveaux pour évacuer les eaux de ruissellement. « Pour le moment, c’est un problème difficile, puisque l’entreprise qui fait le travail (Guiter, ndrl), nous a dit que c’est elle-même qui finance les travaux et non le gouvernement. Mais, nous, c’est Guiter que nous accusons parce que c’est elle qui a travaillé sans mettre des caniveaux », a dit le chef du quartier.

A préciser dire que les autorités au plus haut niveau sont informées de cette situation qui prévaut à Sogbè. Samedi dernier, le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, en séjour à Kankan, a visité les lieux, en compagnie du Gouverneur et du Préfet de Kankan. Il a déploré la présence, en plein cœur d’une ville comme Kankan, d’une telle eau stagnante et a promis de prendre des mesures idoines une fois à Conakry.

Pourtant, cette situation aurait pu être évitée si les habitants de Sogbè avaient été entendus à temps. Car, le 10 janvier 2019, des jeunes et des sages du quartier Sogbè avaient tiré la sonnette d’alarme pour attirer l’attention des autorités locales sur la situation de leur localité. Ils avaient alors envahi le bloc administratif préfectoral pour expliquer les risques d’inondation de leur quartier à l’arrivée de la saison des pluies. Mais depuis, rien n’a été fait pour prévenir cette situation.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Kintinia (Siguiri) : deux personnes arrêtées pour avoir transformé leurs concessions en mines d’or

21 mai 2019 à 11 11 51 05515

La recherche de l’or prend une allure de plus en plus inquiétante dans la préfecture de Siguiri. Après avoir creusé pratiquement toute la brousse et dégradé fortement l’environnement, certains citoyens se tournent maintenant vers la ville pour continuer leurs activités. Deux d’entre eux ont été arrêtés la nuit dernière, en train de creuser dans leurs propres concessions à la recherche de l’or, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Ces arrestations ont été planifiées par le maire de la commune rurale de Kintinia qui ne veut pas laisser cette dangereuse pratique prendre de l’ampleur dans la localité. Quand il a été saisi de la situation, Balla Camara a mobilisé des agents pour aller interpeller ces deux citoyens qui ont transformé leurs concessions en mines d’or, malgré les graves risques que cela représente.

« C’est incroyable ! Ils creusent dans leurs propres maisons et continuent jusqu’à dans les concessions de leurs voisins. Quand j’ai été informé de la situation, j’ai mobilisé les services de sécurité pour aller mener des patrouilles nocturnes sur le terrain parce que les gens travaillent nuitamment. C’est au cours de ces patrouilles que les deux personnes ont été interpellées », a dit le maire de Kintinia.

Interrogé par Guineematin.com, Amara Condé, l’une des deux personnes interpellées, justifie son acte par la conjoncture économique difficile. « Au départ, je creusais un trou pour nos toilettes. Entretemps, mes frères sont venus laver les graviers, ils ont trouvé quelques grammes d’or dedans. J’ai décidé donc de continuer à creuser pour chercher l’or. A l’époque, les autorités sont venues me demander d’arrêter, et j’ai arrêté. Mais il y a deux jours, la pluie a causé des dégâts chez moi. En plus, les temps sont durs. C’est pourquoi, j’ai décidé de reprendre à creuser chez moi pour voir si je vais trouver de l’or afin d’avoir à manger », soutient-il.

Même son de cloche chez Mamady Siaki Doumbouya, le second citoyen mis aux arrêts. « Nous sommes très nombreux dans la cour et il n’existe qu’une seule toilette. C’est pourquoi j’ai demandé le consentement de mes frères pour creuser un deuxième WC, ils ont accepté. Quand j’ai creusé jusqu’à un certain niveau, j’ai décidé de laver les graviers pour voir s’il n’y a pas d’or dedans. Et lorsque j’ai lavé, j’ai trouvé de l’or. Donc, puisqu’il y a moins d’or en brousse maintenant, j’ai continué à travailler chez moi », a-t-il expliqué.

Le maire de la commune rurale de Kintinia annonce que ces deux citoyens seront traduits devant la justice pour répondre de leurs actes.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Environnement : le ministre Oyé Guilavogui veut réactiver la « Loi Fria »

21 mai 2019 à 11 11 31 05315
Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement

Dans les temps, il existait en Guinée une loi dite « Loi Fria » qui constituait un repère en matière de développement environnemental. Cette loi consistait à planter un arbre à chaque fois qu’on veut célébrer son mariage ou bien faire le baptême de son enfant. L’actuel ministre en charge de l’Environnement entend réactiver prochainement cette loi. Oyé Guilavogui l’a annoncé au cours d’une conférence de presse qu’il a animée hier lundi, 20 mai 2019 à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est pour restaurer le couvert végétal guinéen fortement dégradé que le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts, Oyé Guilavogui, a affiché son ambition de réactualiser la « Loi Fria ». Une loi qui voudrait que tous les Guinéens participent au reboisement de notre pays.

« La loi voudrait que quand tu as un baptême dans ta famille, tu plantes un arbre. Si tu dois te marier ou un mariage doit se passer chez toi, tu dois aussi planter un arbre », a expliqué le ministre.

Oyé Guilavogui estime que l’échec de cette loi par le passé est dû au manque de suivi dans son exécution. « Il n’y avait aucun mécanisme de contrôle et de suivi de l’exécution de cette loi sur le terrain. C’est pourquoi elle a échoué ».

Il indique que les cadres de son département sont actuellement en train de retravailler le texte qui sera ensuite soumis au Parlement. « Sa préparation n’est pas terminée, mais elle sera finalisée et on va la défendre à l’Assemblée nationale. C’est une très bonne idée. Il faut que tout le monde participe au reboisement de la Guinée parce que nous sommes menacés », a dit le ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Pont de Koussi : Moustapha Naïté salue l’évolution des travaux de construction

21 mai 2019 à 9 09 41 05415

Le ministre des Travaux Publics poursuit sa tournée à l’intérieur du pays pour s’enquérir de l’évolution des chantiers routiers en cours à travers le pays. Moustapha Naïté et la délégation qui l’accompagne ont visité hier lundi, 20 mai 2019, le pont de Koussi, en construction, et qui permettra de relier les préfectures de Pita et de Télimélé. Le ministre a fait un constat satisfaisant sur le terrain, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Long de 85 mètres, le pont de Koussi se situe sur le fleuve Kakirima entre les sous-préfectures de Ley-Miro (Pita) et Gougoudjé (Télimélé). Officiellement lancés en décembre dernier par le président de la République, les travaux sont exécutés par l’entreprise chinoise CGC. Sur le terrain, le ministre des Travaux Publics a fait son constat et échangé avec les responsables du chantier.

Adzinda Mafoya

Adzinda Mafoya, chef de mission au compte du bureau MCG (Mauritanian Consulting Group), qui contrôle les travaux de construction du pont, a expliqué que « les travaux sont exécutés globalement à 30% environ. Vous êtes sur le site de construction du pont, les travaux en cours d’exécution sont les pieux forés qui sont au nombre de 30. A cette date, nous avons déjà exécuté 3 semelles sur un total de 6, et nous avons déjà réalisé des piles qui sont amorcés tel que vous voyez sur le chantier. Les travaux de terrassement pour les voies d’accès sont en cours, nous avons déjà achevé la plateforme sur la rive droite du projet, les dalots de décharge sont au nombre de 2 et sont en cours d’exécution.

Nous avons une installation composée de la base de l’entreprise, l’installation propre de l’entreprise, le laboratoire, la centrale à béton, les différents engins qui sont mobilisés sur le site, et nous avons la base de la mission de contrôle construite à 2 kilomètres d’ici », a-t-il dit.

De son côté, le ministre des Travaux Publics s’est dit satisfait des travaux qui sont menés sur les lieux. Moustapha Naïté a, par ailleurs, encouragé l’entreprise en charge des travaux de continuer dans ce sens, afin que le pont soit mis définitivement à la disposition des usagers.

Moustapha Naïté

« Le constat est satisfaisant. Ce pont de 85 mètres va relier les deux préfectures : Pita et Télimélé ; et faciliter le passage pour aller vers Télimélé, Kindia, et Dubreka. Donc, c’est un pont extrêmement important, d’où la mobilisation des populations sur le site et vous voyez l’entreprise en cheval. L’ordre de mission a été donné au mois de mars, le 14 avril, ils étaient totalement mobilisés avec la mission de contrôle. Nous constatons que les travaux avancent à grand pas, vraiment on est très satisfait. Nous sommes confiants que d’ici la fin du délai prévu, ils auront totalement fini ce chantier-là. Donc, c’est avec une note de satisfaction que je dis que nous sommes ravis de voir ce qu’on voit là, avec l’entreprise, la mission de contrôle en parfaite harmonie en train de travailler pour finaliser ce pont qui représente un espoir de ces deux grandes préfectures », s’est réjoui le ministre.

A noter que le coût de réalisation du pont de Koussi est d’environ 42 milliards de francs guinéens. Le projet est cofinancé par le gouvernent guinéen et la BADEA. La durée d’exécution est de 18 mois.

De retour de Koussi, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Espèces protégées en Guinée : « il n’y a pas d’inventaire réel », avoue Oyé Guilavogui

20 mai 2019 à 21 09 22 05225
Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement

A l’occasion de sa conférence de presse tenue ce lundi, 20 mai 2019 à Conakry, et qui visait à vanter les acquis de son département depuis l’élection du président Alpha Condé à la tête de la Guinée, le ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts est aussi passé aux aveux. C’est notamment en ce qui concerne les espèces protégées vivant sur le sol guinéen.

A ce niveau, Oyé Guilavogui a reconnu que notre pays ne dispose aujourd’hui d’aucune donnée chiffrée en la matière, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

« C’est le mal de notre pays. Il faut avoir le courage politique de le dire. Moi-même qui suis le premier responsable de ce secteur, je suis incapable de vous donner l’inventaire des espèces qui sont protégées. Je vous donne un exemple : dans un passé très récent, on parlait en Guinée de la présence de 200 à 250 éléphants. Ce n’est pas vrai. Vous allez à certains endroits, on vous parle de 100 têtes d’éléphants et tout dernièrement on me parle de 24. C’est pour vous dire qu’il n’y a pas d’inventaire réel. Et, quand je prends le bassin du Falémé, on parle de 250 chimpanzés, ce n’est pas vrai. Il faut un inventaire pour le savoir », a dit le ministre d’Etat.

Oyé Guilavogui souligne tout de même que son département est en train d’initier un projet devant permettre d’inventorier l’ensemble des différentes espèces d’animaux protégés en Guinée. « Nous allons le faire de la Forêt jusqu’en Moyenne Guinée en passant par la Haute Guinée et la Guinée Maritime. C’est un projet qui coûte très cher, mais il faut le faire », insiste le ministre de l’Environnement.

Il faut dire que la Guinée est l’un des rares pays au monde aujourd’hui qui peine encore à inventorier ses espèces protégées alors que le ministère de l’Environnement a été créé depuis le 04 octobre 2004.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Boké : la culture de l’anacarde bat de l’aile au grand dam des paysans

20 mai 2019 à 16 04 33 05335

La culture de l’acajou est une activité largement pratiquée dans la région de Boké. Le secteur, qui crée de l’emploi dans les zones rurales et urbaines, a contribué à l’évolution sur les lieux.

Dans plusieurs villages, on constate la disparition progressive des habitats précaires pour des maisons en dur. Mais, depuis trois ans, la situation a changé avec une baisse de la production qui affecte sérieusement les paysans, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Il fut un moment, c’était la ruée vers l’acajou à Boké. Le secteur a connu une véritable crue avec les nombreux avantages dont les citoyens pouvaient bénéficier. Mais, depuis quelques temps, la tendance s’est inversée avec la baisse de la production.

Le président de l’association des producteurs d’anacarde de Boké déploré cette situation. Dans un entretien exclusif accordé à notre reporter, Mamadou Safaye Diallo pense que la culture de l’anacarde devrait être soutenue puisque son rendement est largement supérieur à celui de la Bauxite.

Mamadou Safaye Diallo

« Aujourd’hui, l’acajou emploi près de 70% de la population rurale. Par exemple en 2016, le kilogramme d’anacarde était vendu jusqu’à 17 000 de francs guinéens, ça fait 17 millions la tonne et c’est ce qui fait 17 mille dollars en ce moment, et c’est ce qui équivaut à 40 tonnes de bauxite », a expliqué le président des producteurs d’anacarde de Boké. Toutefois, depuis quelques années, les producteurs d’anacarde constatent que le rendement ne fait que baisser et les prix ont aussi chuté au niveau international. Sur la baisse de la production, les producteurs d’acajou pointent du doigt l’exploitation minière intense dans la localité. « Ces derniers temps, les prix se sont effondrés au niveau international. Et partout à Boké, la production a baissé et c’est dû surtout à l’impact de la pollution. D’habitude, je pouvais avoir jusqu’à 6 tonnes par an parce que je suis compté parmi les plus grands producteurs à Boké. Mais, cette année et au moment où je vous parle, je n’ai même pas 1500 kilogrammes. Mais malgré tout ça, il n’y a malheureusement aucune mesure compensatoire ou d’accompagnement », regrette Mamadou Safaye Diallo.

L’autre problème dénoncé par les producteurs d’anacarde, c’est celle interdisant les étrangers de se rendre à l’intérieur du pays pour commercer avec les producteurs. «En 2017, le gouvernement du président Alpha Condé a pris des mesures pour dire que les étrangers ne doivent pas venir jusqu’à l’intérieur du pays pour commercialiser. Cela est en train de nous influencer très considérablement. Si on laissait la libre concurrence, les gens venaient librement payer, les prix allaient certainement monter », a fait-il savoir.

En attendant, les producteurs rongent leur frein et prennent leur mal en patience.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Occupation des bordures de mer : « l’Etat va mettre fin à la pratique », annonce Oyé Guilavogui

20 mai 2019 à 16 04 19 05195
Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement des Eaux et Forêts

Ces dernières années, on assiste à une dégradation très poussée de la mangrove guinéenne pour des fins d’habitation. Les bâtiments poussent comme des champignons en bordure de mer et de façon anarchique parfois sous la complicité de certains cadres de l’Etat.

Interpellé sur la question à l’occasion d’une conférence de presse tenue ce lundi, 20 mai 2019, à Conakry, le ministre en charge de l’Environnement a annoncé la volonté du gouvernement de mettre fin à la pratique, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

S’achemine-t-on vers la casse des maisons d’habitation situées en bordure de mer à Conakry et environs ? La question mérite d’être posée au regard de l’annonce faite ce lundi par le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts, Oyé Guilavogui, devant les médias. « Vous connaissez l’importance de la mangrove, c’est là où se reproduisent les poissons. Mais malheureusement, les gens sont en train de les remblayer et de s’installer là. L’Etat a pris des dispositions et aujourd’hui, nous sommes en train de faire de recensement des occupants.

Il y en a à peu près 300 kilomètres qui sont occupés. Les enquêteurs sont sur le terrain, ils vont nous faire le point sur la situation. Ceux-là qui se sont installés vont être identifiés pour voir est-ce que les papiers qu’ils ont viennent de l’Habitat, du quartier ou bien de la commune. Les statistiques vont être connues et l’Etat va prendre des dispositions pour mettre fin à cette pratique», a déclaré le ministre.

Il faut rappeler que les certains partis d’opposition dont l’UFDG et l’UFR ont régulièrement dénoncé, ces derniers temps, l’occupation occupation anarchique des bordures de mer qui s’est accentuée depuis l’avènement du Président Alpha Condé au pouvoir en 2010. Et, comme effet de cette situation, les opposants citent souvent le cas de l’île de Kaback à Forécariah, où une bonne partie de la terre a été engloutie par les eaux.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Kankan et Kouroussa : Moustapha Naïté satisfait de l’évolution des travaux routiers en cours

19 mai 2019 à 11 11 33 05335

Dans le cadre de la mission de suivi des travaux routiers lancés par le Chef de l’Etat en décembre dernier, le ministre des Travaux Publics a visité hier, samedi 19 mai 2019, les chantiers de la voirie urbaine de Kankan, celle de Kouroussa et la route nationale Kouroussa-Cisséla-Dabola. A l’issue de sa tournée dans ces différents chantiers, Moustapha Naïté s’est dit satisfait de ce qu’il a constaté sur le terrain, rapporte l’envoyé spécial sur place.

Le ministre et la délégation qui l’accompagne ont commencé leur visite par le chantier de la voirie urbaine de Kankan. Moustapha Naïté s’est entretenu avec les responsables de la société Guiter SA, société en charge de ces travaux. Il s’est ensuite rendu à Kouroussa où il a également visité les travaux de bitumage des voiries urbaines de cette ville, avant de mettre le cap sur le chantier de la route nationale Kouroussa-Cissela-Dabola. Partout, le ministre a fait son constat sur le terrain et a écouté les entreprises en charge d’exécuter les travaux.

Ibrahima Pépé Traoré

A Kouroussa, Ibrahima Pépé Traoré, directeur technique et chargé des opérations de BEGEC-Travaux, l’entreprise en charge du bitumage de 15 kilomètres de voiries de cette ville, est revenu sur le taux d’exécution actuel des travaux. « Nous sommes entre 50 et 60% d’exécution par endroits hormis les travaux de bitumage qui sont en cours. Des difficultés, il y en avait au départ, parce que c’est la voirie urbaine : il fallait dégager l’emprise, il fallait par endroits demander excuses aux uns et aux autres pour pouvoir enlever les baraques et les maisons qui sont dans le décor, mais à présent tout va bien », a-t-il dit.

Parlant du tronçon Kouroussa-Cissela, dont son entreprise et celle de HENAN CHINE sont chargées de co-exécuter les travaux, Ibrahima Pépé Traoré a indiqué que là aussi, les choses évoluent très bien, soulignant qu’ils sont à la phase d’installation. « Nous sommes dans la base vie logistique, où vous avez constaté que l’installation de la base vie est presqu’à 100%. Et, vous avez constaté un peu à la rentrée de Kouroussa où on est en train de construire le logement plus les bureaux de la mission de contrôle ; et derrière, 14 kilomètres après Cissela, nous avons comme installation, l’exploitation de la carrière de concasseur. C’est les travaux préparatoires, nous sommes à la phase d’installation. Les travaux proprement dits débuteront bientôt. Mais, tous les moyens sont réunis pour que nous exécutions dans le délai requis », a-t-il rassuré.

Deng Xiaolei

De son côté, Deng Xiaolei, directeur de projet China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC), entreprise en charge des travaux du tronçon Cissela-Dabola, a dit que les travaux de l’ombre sont presqu’arrivés à terme et que son entreprise va bientôt démarrer les travaux proprement dits. « C’est notre entreprise qui prend en charge la réhabilitation de la route Dabola-Cissela. Nous avons terminé l’installation de la base vie et notre premier lot de matériels arrivera avant la fin du mois, les autres machines arriveront le mois prochain. Et, notre personnel principal est déjà sur place », a-t-il dit.

Pour sa part, le ministre des Travaux Publics a dit qu’au regard de ce qu’il a vu sur le terrain, ses impressions sont bonnes. Il est rassuré quant à la réalisation à date des travaux des différents chantiers visités.

Moustapha Naïté

« En ce qui concerne la voirie urbaine de Kouroussa, de 15 kilomètres, nous avons constaté effectivement que les travaux de fondation ont commencé à peu près à 60% et les travaux d’assainissement aussi sont en cours. Donc, on peut noter une certaine satisfaction quant aux travaux en cours au niveau de Kouroussa. Par rapport au projet de la route nationale numéro 2 qui va de Kouroussa à Dabola, les deux entreprises adjudicateurs HENAN CHINE et CCECC, nous avons constaté effectivement l’installation de bases vies, ce qui est très encourageant. Aussi, l’identification des carrières est déjà faite, et la mobilisation des équipements en cours.

Nous avons demandé à l’entreprise d’accélérer la cadence pour que d’ici la fin de la saison des pluies, qu’ils puissent commencer de façon plus pressante. Les missions de contrôle sont en négociation maintenant, nous allons bientôt finaliser le contrat des deux missions de contrôle et elles seront aussi en place avant la fin de la saison des pluies pour que les travaux démarrent en termes de terrassement. Mais d’ici, il a été demandé aux entreprises d’entretenir la route, de maintenir la route pour le trafic, ce qui est déjà une obligation contractuelle. Donc, nous sommes satisfaits de l’évolution de ce tronçon qui est financé par la Banque Islamique de Développement et le gouvernement guinéen », a dit Moustapha Naïté.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Travaux Publics : Moustapha Naïté visite les chantiers des routes Siguiri-Kintinian et Kankan-Mandiana

18 mai 2019 à 15 03 03 05035

Le ministre des Travaux Publics poursuit sa mission de contrôle des travaux routier en cours à l’intérieur du pays. Dans la journée d’hier vendredi, 17 mai 2019, Moustapha Naïté et la forte délégation qui l’accompagne ont visité successivement les chantiers de la route nationale Siguiri-Kintinian à bitumer, les 25 kilomètres de la voirie urbaine de Siguiri (en pavage) et la route nationale Kankan-Mandiana, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com qui accompagne la délégation.

Alexis Jean

Cette tournée du ministre des Travaux Publics a commencé par le tronçon Siguiri-Kintinian, distante de 33 kilomètres. Là, Alexis Jean, chef de projet à HENAN CHINE, l’entreprise en charge des travaux, a expliqué que ce chantier est sur le point de s’achever. « Aujourd’hui, on a fini toutes les couches de fondation, on a fait trois kilos de BP, on a fait 8 kilos de couches de base. Nous remercions l’Etat, nous remercions le ministre des Travaux Publics pour leur accompagnement. Nous allons continuer le bon travail, le travail de qualité que nous avons entamé pour être dans le délai contractuel », a-t-il promis.

Alkhaly Issiagha Bangoura

Abondant dans le même sens, Alkhaly Issiagha Bangoura, chef topographe de la mission de contrôle du groupement Louis Berger International et BETEC, a indiqué que les travaux sur le tronçon Siguiri-Kintinian sur déroulent bien. « On a effectivement démarré les travaux au mois de novembre. Et, après sept (7) mois, on a réalisé 42 ouvrages de franchissement dont 21 ouvrages de diamètres fascisants, 20 ouvrages de diamètres fimines, et un dalot de 3 fois 3.

A ce jour, les travaux de terrassement sont terminés, les mouvements de terre en remblais déblayés. La couche de fondation aussi qui est de 20 centimètres est terminée. Nous sommes actuellement au niveau de la couche de base qui est de 15 centimètres. A ce jour, nous sommes au PK8-600 comme vous le voyez. Et le BB, nous sommes au PK3. Donc, nous serons dans le délai parce que sur 14 mois comme délai pour la mission de contrôle, on a déjà fait 7. Et, on peut dire que les travaux qui pouvaient nous faire retarder sont déjà terminés », a-t-il dit.

Elhadj Aliou Guissé

Très content du travail qui a été fait dans sa localité, Elhadj Aliou Guissé, sous-préfet de Kintinian, a salué cette initiative du Chef de l’Etat de désenclaver sa zone et surtout de fluidifier la circulation à travers la mise en place de ce bitume. Selon lui, cette route permettra de diminuer le nombre d’accidents dans la localité. « Cette route, ces derniers temps, était appelée la route de la mort. Parce que quand la SAG s’y est implantée, le trafic a été très intense. En hivernage, le trafic est impossible à cause de la boue.

En saison sèche, c’est impossible à cause de la poussière. Cette route a connu beaucoup de morts. Imaginez, on a fait 60 ans de colonisation, on n’a pas pu bitumer la route. Et, c’est ce que le professeur Alpha Condé a vu et c’est ce que la population a dit qu’Alpha Condé vient à Bouré comme sauveur des enfants qui pratiquent cette route nuit et jour. Les sages nous ont dit de venir traduire leur reconnaissance au ministre eu égard à ce travail», a dit le sous-préfet.

De là, Moustapha Naïté et sa suite se sont rendus la base de Kintinian où il a eu une réunion avec les cadres de l’entreprise en charge des travaux et la voirie urbaine de Siguiri. Ibrahima Sow, le chef de la mission de contrôle de ces travaux, a indiqué que 5 entreprises locales s’occupent dudit projet. « ICE, ils sont au jour d’aujourd’hui à 40% d’avancement dans l’ensemble des travaux, SAFA tourne autour de 15%, SOGEFEL la même chose, ABS eux ils sont pratiquement à 5% d’avancement des travaux », a-t-il dit, précisant que le peu qui est fait répond aux critères.

Le ministre a bouclé cette tournée par la visite du chantier de la route nationale Kankan-Mandiana, distante de plus de 100 kilomètres, et dont les travaux sont exécutés par l’entreprise GUITER SA. A l’issue de sa série de visites, Moustapha Naïté a exprimé sa satisfaction par rapport à l’évolution des travaux de façon générale. « Comme vous l’avez constaté, depuis ce matin, nous avons fait la ville de Siguiri, pour aller d’abord premièrement voir la route qui mène à Bouré, donc de Siguiri à Kintinian avec l’accompagnement des sociétés : SAG et HENAN CHINE. Nous avons fait le constat que sur les 33 kilomètres de route à bitumer sur ce tronçon, déjà le bitume a commencé sur les premiers kilomètres, le terrassement est totalement fini. Donc, nous sommes globalement satisfaits du travail qui est fait sur Kintinian.

Ensuite, il était question d’aller voir la voirie urbaine sur Siguiri, avec les contrats de pavage que nous avons passés. Et lesquels chantiers aussi ont été lancés par le Chef de l’Etat. Nous avons constaté que sur les 5 entreprises qui ont bénéficié du contrat de pavage au niveau de la voirie urbaine, trois évoluent de façon remarquable. Notamment une qui a marqué notre attention, c’est ICE Transport qui a déjà fini les travaux de dégagement et de terrassement et qui, bientôt, sera à la phase de pose des pavés.

Les autres entreprises telles que SAFA et SOGEFEL sont très avancés. Donc, nous allons, à mon retour à Conakry, envoyer des lettres de mise en demeure aux deux autres entreprises qui n’ont pas démarré de façon efficace et efficiente, de faire autant. Sinon, nous serons obligés de résilier purement leurs contrats. Et, en ce qui concerne le bitumage de la route Kankan-Mandiana, nous avons constaté que les travaux évoluent à une allure remarquable que nous félicitons », a dit le patron des TP.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Energie : à l’heure du Transit vers les Energies Renouvelables

18 mai 2019 à 14 02 35 05355

Lors du dernier Conseil de Cabinet du Ministère de l’énergie, le Ministre, Dr. Cheick Taliby SYLLA, a fixé un nouveau cap en invitant ses principaux collaborateurs et cadres ingénieurs du secteur de l’énergie à une profonde réflexion sur « l’élément transit vers les énergies renouvelables », non sans posé le diagnostic de l’assèchement de nos cours d’eaux, éléments fondamentaux de la production Hydro-électrique en Guinée.

D’ailleurs, il a commencé son intervention par des questionnements relatifs à la dégradation et à la prégnance de l’homme sur l’environnement dans notre pays.

Il reconnait que la Guinée est dotée de plus de 1660 cours d’eau, mais face à la dégradation de l’environnement, les rivières sont asséchées, une sécheresse qui se consolide au fil des ans, et qui ont des impacts négatifs sur les « réservoirs de transits d’eau » dans nos différentes régions.

Face à ces différentes difficultés et pour le cas de la Guinée, « il est temps d’avoir une bonne vision et de prendre une bonne décision pour inverser la tendance ».

Il propose d’aller vers « l’énergie solaire » en construisant de très grandes centrales solaires de grandes capacités, en couplant l’hydro-électrique avec le solaire, il faudra selon le Ministre de l’Energie, se « projeter dans le temps par la construction des centrales qui peuvent combler le déficit électrique en saison sèche (…) Tout cela va dans le sens du progrès. Il est impératif de développer. L’élément Transit Vers les Energies Renouvelables. Aussi, c’est le moment de prendre des décisions harmonisées par rapport au développement de l’électricité Rurale. Je souhaite que chacun s’en approprie », dira-t-il pour galvaniser et amener ses collègues à la réflexion au moment où tous les pays africains sont en compétition pour développer l’énergie solaire.

Pour lui cette prospective arc-boutera sur une politique ambitieuse car, il est encore temps de réfléchir sur la question pour avoir une approche de solutions qu’il serait important de valoriser et diffuser à une large échelle.

La Cellule de Communication du Ministère de l’énergie

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Pont sur le Milo : « nous n’avons pas été satisfaits de l’évolution du travail », dit Moustapha Naïté

17 mai 2019 à 10 10 33 05335
Félix Huang, chef du projet de la CGC, en charge de la réfection de la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan

Le ministre des Travaux Publics poursuit sa tournée sur les chantiers de travaux routiers en cours à travers le pays. Dans la journée d’hier jeudi, 16 mai 2019, Moustapha Naïté, en compagnie de plusieurs cadres de son département, a visité la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan et le pont sur le fleuve Milo à Kérouané. Il s’est dit non satisfait de l’évolution du travail sur le terrain, a constaté Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Le président de la République a offert 10 kilomètres de voirie urbaine à Kérouané. Mais, depuis le lancement des travaux par ce dernier en décembre 2018, les travaux proprement dits tardent à démarrer. Pire, les travaux de reconstruction du pont sur le fleuve Milo qui s’est affaissé pendant la dernière saison hivernale tardent aussi. Pour rassurer donc les populations de cette ville qui ont toujours mouillé le maillot pour le Chef de l’Etat à l’occasion des élections, Moustapha Naïté a eu un entretien avec elles au siège de la préfecture.

En présence des élus locaux, des sages et du préfet, le ministre des Travaux Publics a rassuré les populations de Kérouané du démarrage très prochain des travaux de bitumage des voiries de cette ville et de la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan. Séance tenante, il s’est rendu à la base vie de l’entreprise en charge des travaux du pont sur le Milo et au niveau du nouveau pont situé sur la rivière Djassa.

Thierno Mamadou Diallo

Dans son intervention, Thierno Mamadou Diallo, conducteur des travaux du pont sur le fleuve Milo à Kérouané au compte de l’entreprise CINTRAM, a commencé par rappeler que ce projet est cofinancé par le gouvernement et ses partenaires. Long de 85 mètres, les travaux de ce pont n’ont toujours pas avancé, 5 mois après le lancement des travaux par le Chef de l’Etat. Pour monsieur Diallo, il y a des raisons qui justifient ce retard.

« Ce retard est dû à beaucoup de facteurs : il y a un cadre purement social, le déguerpissement. Parce que sur l’accès à l’emprise du pont, il y a des bâtiments qui doivent être déguerpis. Donc, il fallait gérer cette situation qui a mis beaucoup de retard pour ces travaux et il y a la pluie de l’année dernière qui nous a retardés beaucoup (…) L’entreprise est maintenant prête à démarrer effectivement le travail », a-t-il expliqué.

Félix Huang

De son côté, Félix Huang, le chef du projet de la CGC, entreprise en charge de la réfection de la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan, a dit être là pour deux raisons principales. « CGC a été engagé tout d’abord pour faire l’étude des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Kankan-Kérouané-Beyla. Déjà, notre équipe topographique est sur place. Notre deuxième mission est la réparation de la route. C’est ce qu’on appelle les travaux d’élimination des points critiques. Comme vous l’avez constaté sur la route que vous venez de pratiquer, il y a beaucoup de trous, des pierres et souvent même des ponts cassés. Donc, nous allons nous y mettre pour les réparer. Car l’objectif de nos travaux est de maintenir la franchissabilité de la route, pour que le trafic ne se bloque pas. Les équipements sont en train de venir et nous allons commencer les travaux la semaine prochaine », a-t-il promis.

Moustapha Naïté

Pour sa part, le ministre Moustapha Naïté a expliqué que la ville de Kérouané par rapport à la voirie reste une priorité pour le gouvernement. Cependant, déplore monsieur Naïté, « le pont sur le Milo a démarré avec une lenteur, à peu près 8% et c’est une des raisons pour laquelle d’ailleurs nous sortons généralement pour aller faire le constat sur le terrain. Je dois dire que nous n’avons pas été satisfaits de l’évolution du travail. L’entreprise reste mobilisée, elle a promis de redoubler d’efforts pour être dans le délai contractuel qui est de 31 décembre 2019.

Nous allons envoyer une nouvelle mission d’ici la fin de ce mois pour voir si les équipements sont arrivés finalement, notamment la foreuse qui est nécessaire pour faire les pieds par rapport au pont de 85 mètres qui va être réalisé. Et quant à la voirie, nous sommes en train d’évaluer avec l’entreprise avec laquelle nous avons signé le contrat qu’on a actualisé. Nous sommes en train d’évaluer pour voir comment est-ce que nous allons reprendre après la saison des pluies la voirie de Kérouané », a dit le ministre des TP.

Parlant du pont qui a été mis sur la rivière Djassa, à Komodou, en remplacement de celui qui s’était affaissé l’année dernière, Moustapha Naïté a dit « que c’est un pont de secours qui a été installé, qui tient, qui a été solidifié pour supporter jusqu’à 80 tonnes, qui sert à faire la liaison entre Kérouané et Kankan pour l’instant. Nous sommes en train d’évaluer le projet que nous avons en cours pour la construction de la route Kankan-Kérouané-Beyla qui pourra prendre en compte la construction totale des 200 et quelques kilomètres qui relient Kankan à Beyla en passant par Kérouané », a notamment indiqué le ministre Naïté.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Energie : Dr Taliby Sylla dans la logique d’une prospective réaliste

16 mai 2019 à 10 10 03 05035

Par la Cellule de Communication du ministère de l’Energie : C’est pour parer à toutes les éventualités relatives à la production, au transport de l’électricité qui sera produite par le barrage hydro-électrique de Souapiti, que cette semaine, le Ministre de l’énergie a réuni autour de lui, tous les ingénieurs, les sociétés productrices de l’énergie, en somme tous les dépositaires de la chaîne de construction, de production impliqués dans l’implantation réussi de ce projet gigantesque en Guinée.

Avec une vision soutenue et une approche prospective, le Ministre de l’Energie a invité ses interlocuteurs à mettre au point les derniers éléments techniques pour faciliter le transport de l’énergie dans la capitale, Conakry.

Au regard de tous les éléments réalisés à Kaléta et la construction du poste de Linsan, la ligne côtière de la desserte de Boffa, Boké, etc. sont aussi déterminant dans cette logique afin que les combinaisons qui pourraient harmoniser tous les facteurs de bons usages de cet instrument de production électrique d’une telle capacité de production, premier du genre en Guinée, soient de mise dans les brefs délais impartis pour le lancement de la production électrique de Souapiti.

Toutefois, conscient que d’ici là, les besoins et la demande de l’énergie s’accroîtront de façon exponentielle, mais avec une vision réaliste, le Ministre de l’Energie, Docteur Cheick Taliby Sylla en appelle à une démarche innovante, pour que l’épanouissement du secteur électrique se fasse harmonieusement pour le bien du peuple de Guinée

D’ailleurs l’objectif des rencontres périodiques décidées à l’unanimité par les ingénieurs, les différents responsables aux plus haut niveau du secteur de l’énergie consisterait à acter tous les schémas possibles afin que le transport de l’énergie électrique de Souapiti vers Conakry se fasse dans une planification et une harmonisation sans encombres, et que cela soit dans une célérité exemplaire.

Par la Cellule de Communication du Département

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TP : Moustapha Naïté boucle sa tournée en Guinée Forestière sur une note de satisfaction

16 mai 2019 à 9 09 54 05545

Le ministre des Travaux Publics continue sa tournée de visite des chantiers de construction et de reconstruction des routes nationales et voiries urbaines à travers la Guinée.

Dans la journée d’hier, mercredi 15 mai 2019, Moustapha Naïté et sa suite ont visité les chantiers en cours d’exécution dans les préfectures de Beyla et Lola. La démarche vise à s’assurer de l’exécution des travaux conformément aux directives données par le président Alpha Condé, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Moustapha Naïté, en compagnie des cadres de son département, a commencé cette visite par la préfecture de Beyla, qui a bénéficié de la construction de 12,6 kilomètres de voiries urbaines. Après le constat de terrain et l’entretien technique qu’il a eu avec les cadres de BEGEC, société en charge des travaux, le ministre des TP a mis le cap sur la préfecture de Lola, bénéficiaire de 12, 5 kilomètres de voirie urbaine. Là aussi, Moustapha Naïté s’est entretenu avec les cadres de BEGEC avant de se diriger sur la route d’intégration régionale en chantier. Elle va relier Lola à Danané (frontière guinéo-ivoirienne), sur une distance de 39 kilomètres.

Pêté Diallo

Dans son intervention, Pêté Diallo, coordinateur des travaux de BEGEC à Beyla et Lola, fera savoir que l’exécution des chantiers est en très bonne voie. « A la date d’aujourd’hui, nous avons dégagé 15 547 mètres sur une prévision de 12 500 mètres linéaires. Nous avons pu faire un rechargement sur la couche de fondation sur 6 000 mètres linéaires. Nous avons un chantier en exécution, 12 ouvrages des dalots en para. Fondamentalement, c’est ce qui a été fait à la date d’aujourd’hui. En trois mois d’exécution, nous sommes déjà à peu près à la moitié qui est rechargé à la couche de fondation. La mobilisation du matériel, elle est à 100%. Le personnel, il est à 100%. A la dernière évaluation faite par le directeur national de la voirie urbaine, on était je crois à 40% d’exécution à Lola. Quand la pluie nous rendra la vie impossible, on va arrêter les travaux de terrassement. Mais, nous allons continuer avec les travaux de béton où nous avons 25000 mètres linéaires à construire. Sur Beyla, nous avons dégagé 12 kilomètres et nous sommes en train de recharger quatre kilomètres en prévision ».

Moustapha Sangaré

De son côté, Moustapha Sangaré, chef de mission de contrôle des travaux de la route nationale Lola, à la frontière guinéo-ivoirienne, a dit que ce chantier dont les travaux ont commencé le 25 octobre 2017, est à 60% d’exécution. « A ce jour, nous sommes à environ 60% des travaux pour un délai exécuté de 90%. Vous vous êtes rendu compte que la route a été faite, vous avez circulé là-dessus. Nous sommes à la dernière phase de la route, c’est-à-dire la structure de chaussée, la dernière couche de base, plus le revêtement. Donc à ce jour, nous avons exécuté environ 23 kilomètres au niveau de la couche de base, en grave concassée 31,5 et aujourd’hui nous avons fait la planche d’essai pour le bitume ».

Pour sa part, Moustapha Naïté est revenu sur des détails importants dans le cadre de l’exécution des travaux. « Les travaux en amont sont très lourds, très pesants et c’est ce qui est en train d’être fait : c’est les carrières à identifier, c’est les laboratoires à installer, c’est les dégagements à faire, c’est les indemnisations aussi qui doivent être faites au niveau des riverains. Tout ceci concourt à la construction d’une route. Et, quand je prends le cas de Beyla et de Lola, les voiries urbaines, nous avons constaté sur le terrain que plus de 12 kilomètres concernés par le projet, que tout a été dégagé et aujourd’hui, il y a du rechargement qui a été fait sur l’ensemble de ces deux voiries. Donc, à Beyla il ya 12, 6 kilomètres, à Lola il y a 12, 5 kilomètres. Nous avons constaté qu’ils ont complètement fini de faire le dégagement, de recharger une première couche de fondation, qui est déjà réalisée à 50% à Lola et à Beyla à peu près 30%. Les travaux d’assainissement ont été aussi réalisés à environ 30 à 35%. C’est un délai contractuel d’environ 24 mois. Donc, les travaux suivent leur cours. Nous sommes très satisfaits du travail que l’entreprise BEGEC est en train de faire dans les deux villes et avec naturellement l’accompagnement des populations et des autorités locales qui les appuient dans la sensibilisation pour que le travail aille plus vite ».

Moustapha Naïté

Pour ce qui est de la route Lola-Danané, le ministre des TP a dit aussi sa joie sur le niveau d’avancement des travaux et mis en relief l’aspect dédommagement des riverains. « La route interrégionale de 39 kilomètres qui va de Danané à Lola, comme vous l’avez constatez 23 kilomètres de cette route a déjà reçu les couches de bases. Là, ils ont commencé à faire une planche d’essai sur 100 mètres pour voir est-ce que la formulation du bitume tient. Donc, nous constatons avec la mission de contrôle et l’entreprise, que selon les normes contractuelles, tout est respecté sur la première planche d’essai. Donc, l’idée est qu’avant que nous rentrions dans la saison des pluies que nous recevions du bitume sur les 23 kilomètres. Il y a par endroit des riverains qui n’ont pas été indemnisés, nous sommes dans la sensibilisation avec les élus locaux. Nous sommes passés par un réaménagement du projet pour voir comment prendre en compte les indemnisations sur le tronçon », a-t-il rassuré.

Cette visite dans la région forestière a pris fin sur les chantiers en cours pour la reconstruction de la route nationale N’Zérékoré-Yomou. Là, Moustapha Naïté a procédé à une large sensibilisation des riverains à travers un meeting organisé dans le district d’Oueta.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Gestion mafieuse des Télécommunications : lettre ouverte au président Alpha Condé (Opinion)

14 mai 2019 à 16 04 02 05025
Monsieur Keita Mamadi, Consultant en Gestion Télécom

Monsieur le Président de la République,

Nous voudrions pour la deuxième fois, en lettre ouverte, vous dire toute notre déception dans la gestion mafieuse et catastrophique des Télécommunications en Guinée ces cinq dernières années. Une gestion qui ne se passe nulle part ailleurs, en vous trompant en tant que profane et sans expert autour de vous. Souvent, ils vous lancent des défis publics et l’emportent.

Monsieur le Président de la République,

Comme annoncé la semaine dernière, sur les 35 points de déception dans la gestion des Télécommunications en Guinée, 10 ont été listés précédemment.

Voici 10 autres points pour vous permettre de saisir la situation :

1- C’est énervant Monsieur le Président, pour les 50 millions de dollars US destinés à la modernisation de la SOTELGUI, le prêt Chinois, que le Ministre Oyé Guilavogui vous ait défié en mettant en place son comité de Gestion pour chasser la Direction Générale et toute son équipe. Son fameux comité, en moins de 5 mois de gestion, a fait couler notre Grand Bateau où tous les Guinéens se sentaient en sécurité. Au même moment, l’ARPT avait 171 milliards de francs guinéens comme son budget en 2011. Mais, pour quel résultat ? Quel effectif Moustapha Mamy Diaby gérait ? Et pourtant, il critiquait devant vous les 3 milliards d’acompte de facture du Gouvernement qu’on payait à la SOTELGUI, arguant que cela était une charge pour l’Etat. La SOTELGUI allait mieux plus que la SEG et EDG à l’époque. C’était juste pour utiliser les 50 millions de dollars US pour un résultat médiocre. L’audit fait n’est pas publié et ce montant s’ajoute bêtement sur le passif de la SOTELGUI. A cela s’ajoutent tous les avantages et prérogatives de l’Opérateur National, les infrastructures dans leur portefeuille ; ce qui est une manne financière très importante. Licencier plus de 1 500 travailleurs à cause d’une personne que vous aviez soutenu, tant pis pour leur sort, tant pis pour vos rêves dans le cadre du développement des Télécommunications en Guinée. Un autre défi public qu’il vous a lancé, c’est de refuser publiquement le poste du Ministre de l’Elevage, arguant qu’il n’est pas éleveur. Un défi qu’il a également remporté.

2- Après le Pétrole au monde, c’est les Télécommunications en matière de trésorerie ; mais, nous sommes déçus de l’apport dans le PIB en Guinée. Plus de 3 milles milliards de nos francs, et de façon officielle, ont été rapatriés par les opérateurs de téléphonie en 2017 au compte des créances diverses, frais de management et autres pour moins de mille milliards resté en Guinée, et d’ailleurs utilisés comme leur budget de fonctionnement, donc aucun impact franc sur le développement économique. Des fraudes à l’internationale (simbox, simulateurs et autres)

3- Les milliards amassés sur le trafic International avec des millions de minutes et la surtaxe de l’Etat de 0,22 cent dollars perçue sur chaque minute de communication n’est jamais publié

4- Les 3% du chiffre d’affaires des télécommunications reversés pour le fond d’accès universel pour 2017, 4 .213 Milliards de francs qui font les 126 milliards doivent contribuer à réveiller au moins nos centraux et d’autres fonds, comme les 90 millions de dollars US de la licence 4G pour le bien être de la population, mais orientés ailleurs.

5- Les licences de la 3G+, de la 4G, du Wimax, d’Orange Money, du Mobile money, des VSAT, des fournisseurs d’accès Internet, des différentes fréquences, sont négociées comme si tu trouvais quelqu’un dans sa propre boutique pour négocier les articles. Un vrai deal entre copains pour des choses qui devraient être prédéfinies et publiées comme partout ailleurs.

6- La Taxe de plus 40 000 Liens d’interconnexions (E1) entre les différents opérateurs de téléphonie qui font des centaines de millions de Francs Guinéens et bien d’autres types d’interconnexions jamais publiée.

7- La non-publication du catalogue des prix pour les différents opérateurs dans le cadre des redevances mensuelles et annuelles et le montant total payé dans le cadre des redevances dans le secteur qui fait des milliards.

8- Le non-respect des Infrastructures des Télécommunications : les opérateurs construisent les sites et les pylônes dans la ville comme ils veulent, avec des rayonnements radioélectriques aux conséquences graves en santé publique. Ils refusent d’utiliser le réseau souterrain existant pour ne pas payer les redevances. Ils creusent tous dans la ville comme ils veulent, souvent même en dérangeant le projet de Backbone financé par la banque Mondiale qui est fait dans les règles de l’art.

9- On vous fait croire qu’il y a 12 millions d’abonnés, donc 95% de taux de pénétration. Une vraie tromperie dont vous ne devriez pas être fiers. Vos petits-enfants sont dépravés par manque de fixe à la maison, leurs parents leur donnent le portable. Au Sénégal, la SONATEL fixe est une fierté pour les Sénégalais. Le réseau fixe du Mali, Malitel est une fierté. Au Burkina, ONATEL est une fierté pour eux, etc. Ils font de la Télévision Terrestre Numérique (TNT), leur administration est modernisée (ENGIE) Votre hôpital Donka est bloqué depuis la fermeture de la SOTELGUI. Les Universités avec votre programme de E-éduction et de E-santé avec les opérateurs privés ? Une honte.

10- Le dernier classement, en avril 2019, indexe la Guinée comme dernier pays en matière de connexion Internet. La raison est que c’est du WiMax, ou les signaux sont bloqués par les murs, des faisceaux hertziens, la pluie, le vent, l’énergie et autres, jouent tous sur la qualité.

Monsieur le Président de la République,

Nous ne pouvons pas tout lister encore dans cette deuxième lettre. En ma qualité d’expert en Tarification des produits et services Télécoms, on vous parlera des chiffres clés sur une cinquantaine de lignes de trésorerie fortes qui pourraient faire gagner vraiment l’Etat et les citoyens.

Monsieur le Président de la République,

Je suis rentré des USA pour servir mon pays et je le ferai par tous les moyens

Très Cordialement

Conakry, le 13 Mai 2019

Monsieur Keita Mamadi, Consultant en Gestion Télécom

Ancien stagiaire à l’Institut Américain de Formation en Télécommunication (USTTI) Washington DC,

Ancien Stagiaire de Qualcom Incoropreted California San Diego-USA,

Ancien Etudiant de l’Ecole Multinationale des Télécommunication de Dakar,

Ancien Directeur Commercial Produits et services Internet à la SOTELGUI,

Directeur Pays de Telinno Consulting Limited, une multinationale évoluant dans 10 pays de la sous-région et qui est la main ouvrière de tous les équipementiers (Nokia, Ericsson, ZTE, Huawei),

Directeur Général de Troban Technology & Trade.

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Visite du tronçon Coyah-Mamou-Dabola : Moustapha Naïté « globalement satisfait »

14 mai 2019 à 10 10 10 05105

Le ministre des Travaux Publics poursuit la visite des chantiers lancés en décembre dernier par le Chef de l’Etat, dans le cadre de la reconstruction et la construction des routes nationales et des voiries. C’est dans cette dynamique que Moustapha Naïté, en compagnie des cadres de son département, a visité les chantiers du tronçon Coyah-Mamou-Dabola, hier lundi 13 mai 2019. Au terme de cette tournée, le ministre a exprimé sa satisfaction sur le démarrage des travaux, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour la journée de ce lundi, différents chantiers ont été visités par le ministre des TP et sa suite. La démarche de cette mission de contrôle vise à s’enquérir du niveau actuel d’exécution des travaux. Moustapha Naïté s’est rendu sur les différents chantiers, notamment les bases vies construites par China Road And Bridge Corporation (CRBC), entreprise en charge des travaux.

Christian Perchet

Selon Christian Perchet, chef de la mission de contrôle de la société EGIS, « le chantier est actuellement sur la phase provisoire. C’est-à-dire la mise en place de la logistique, qui est très important pour le démarrage des travaux d’un chantier comme celui-ci. Nous sommes à la phase des installations des bases vies, pour l’encadrement, les techniciens. Et, comme on peut apercevoir derrière nous, les stations de concassage qui sont en cours de montage. Il y aura aussi sur l’itinéraire, 6 ou 7 bases vies secondaires, où il y aura des stations de bétonnage, de façonnage des aciers, aussi des plateformes techniques et des bases vies principales sur Kolentin, puis des bases vies secondaires pour les techniciens du chantiers. Vous savez, pour réaliser un chantier, il faut trois acteurs : il faut un maître d’ouvrage, il faut l’entreprise et une mission de contrôle que j’ai l’honneur de diriger. Nous, nous devons faire appliquer le cahier de charges qui a été appliqué entre l’entreprise et le maître d’ouvrage. Au vue de la qualité des infrastructures qui sont réalisées, vous avez pu vous rendre compte de la qualité de l’installation principale qui est très bien réalisée, qui est de qualité avec de beaux bureaux, avec une logistique je dirai digne d’un gros chantier».

Yang Senlin

De son côté, Yang Senlin, directeur général du projet, a salué le travail qui a été fait en cinq mois seulement après le lancement des travaux. Selon lui, à ce rythme, son entreprise sera à même d’achever les travaux conformément au délai contractuel. « On a déjà réalisé les travaux d’installation provisoire y compris les bases vies, les bases techniques, les centrales à béton, les centrales d’enrobés ER, la préfabrication. Vous savez, nos engins sont déjà sur place et on a déjà fait les travaux de préparation. Une fois l’étude achevée, on peut commencer les travaux immédiatement », a-t-il promis.

Moustapha Naïté

Pour sa part, le ministre des Travaux Publics a commencé par dire sa satisfaction quant au niveau d’exécution des travaux. « Je dois encore vous dire que nous sommes globalement satisfait de ce que nous avons vue aujourd’hui, en cette quatrième étape de notre mission de visite des chantiers lancés par le Chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, dans le cadre de la construction et de la reconstruction des routes nationales, des voiries etc. Aujourd’hui, c’est Coyah-Mamou-Dabola. Nous avons eu la chance d’échanger avec les responsables de l’entreprise en charge des travaux et la mission de contrôle pour voir effectivement ce qui a été réalisé, est-ce que le calendrier est effectivement respecté ? Donc, je suis vraiment satisfait de voir que les bases vies ont commencé déjà à être construites… Il y a déjà la base vie centrale qui va servir de lieu de réunion et de dispatching des autres bases vies déjà construites. Nous avons aussi eu la chance de visiter les laboratoires, qui est fondamentale dans les projets de construction de route. Le laboratoire, vous l’avez visité avec nous, tous les équipements nécessaires y sont déjà. Ça nous permet de tester la dureté des matériaux qui vont être utilisés avec la validation de la mission de contrôle qui accompagne la construction de cet important tronçon sur la route nationale numéro 1 qui est de 357 kilomètres, plus 5 kilomètres de voirie à Dabola », a expliqué Moustapha Naïté.

En outre, le ministre des TP est revenu sur les raisons fondamentales de sa présence régulière sur le terrain. « Nous pouvons être à Conakry et peut-être avoir des rapports chaque semaine. Mais, il est toujours important de venir toucher du doigt la réalité et rendre compte à sa hiérarchie, au Premier ministre, chef du gouvernement, et au président de la République de ce qui se passe sur le terrain. Vous savez, des projets comme ça, il y a toujours des obstacles sur le terrain, il y a toujours des difficultés. C’est de mettre du doigt sur ces difficultés. Ensemble, au tour des réunions que nous faisons avec l’entreprise en charge de la mission de contrôle, nous trouvons des solutions nécessaires et pour avancer ».

A noter que le délai contractuel d’exécution des travaux du tronçon Coyah-Mamou-Dabola est de 36 mois (3 ans). Après ce tronçon, le ministre Moustapha Naïté a mis le cap sur Kissidougou. Ce mardi, il aura une rencontre avec les autorités locales et va visiter les chantiers et les bases vies dans la préfecture de Gueckédou.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankan : le gouverneur interdit l’élevage des bœufs de la race zébu dans la région

13 mai 2019 à 14 02 27 05275

Le gouverneur de la région administrative de Kankan annonce l’interdiction de l’élevage des bœufs de la race zébu dans sa juridiction. Selon Mohamed Gharé, cette espèce animale qui détruit tout sur son passage, serait à l’origine des conflits entre les éleveurs et les agriculteurs dans certains pays comme le Mali et le Burkina Faso. C’est pour éviter un tel scénario à notre pays que cette mesure est prise, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’annonce de cette mesure du gouverneur de Kankan a eu lieu en marge de la rencontre des administrateurs territoriaux avec les élus locaux de la région. Ainsi, il est désormais interdit aux éleveurs de la région administrative de Kankan de faire venir des bœufs de la race zébu en Guinée. Selon le gouverneur, cette mesure draconienne est l’application d’une décision du gouvernement.

Mohamed Gharé rassure qu’une enquête va être ouverte pour évacuer hors de la Guinée les bœufs de cette espèce. « Nous allons engager une enquête approfondie par villages qui va déboucher sur des arrestations. Le préfet de Kankan est en train de prendre toutes les dispositions. Mais, je voudrais dire aux maires concernés, aux sous-préfets concernés, avant l’arrivée du préfet, ils n’ont qu’à prendre toutes les dispositions, parce que le préfet viendra avec 100 éléments des forces défense et de sécurité. Avant que cela n’arrive, prenez toutes les dispositions pour évacuer hors de nos frontières ces zébus », a-t-il prévenu.

Poursuivant, le gouverneur de Kankan a dénoncé nos compatriotes qui agissent ainsi en complicité avec des étrangers et qui contribuent à la destruction de l’environnement. « C’est des gens qui se disent guinéens qui sont complices de ces bouviers maliens, et qui sont complices de la destruction de notre environnement. Mais, ils nous verront sur leur chemin. La loi sera appliquée dans toute sa rigueur. On ne veut plus voir de zébus sur le territoire national, en tous cas dans la région de Kankan. Il faut que cela soit clair », a-t-il averti.

Pour Mohamed Gharé, les bœufs de race zébu détruisent massivement les cultures. C’est pour éviter le syndrome Malien et Burkinabé, où éleveurs et agriculteurs s’affrontent régulièrement avec des centaines de morts enregistrés, que le gouvernement a pris cette mesure, s’est-il justifié.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Assainissement à Labé : le maire compte expérimenter le principe « pollueur-payeur »

13 mai 2019 à 10 10 23 05235

Les autorités communales de Labé ont procédé à l’assainissement de certaines parties de la ville dans la journée d’hier, dimanche 12 mai 2019. C’est le marché central et ses alentours qui ont bénéficié de ce coup de balai des élus communaux et de leur suite, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Comme il est de coutume, à la fin de chaque mois, la nouvelle équipe communale de Labé procède à l’assainissement de la ville. Pour la journée de ce dimanche, c’est le marché central et ses alentours qui ont été visés par cette opération.

Selon le maire, en plus des campagnes de sensibilisation, les autorités comptent mettre à contribution la garde communale pour appliquer le principe du « pollueur-payeur ».

Pour Mamadou Aliou Laly Diallo, « nous sommes en train de mettre à exécution notre plan d’action qui vise en partie l’assainissement de la commune urbaine de Labé. Mais, tout ce que nous déplorons, c’est le fait que le pollueur n’est pas payeur. Car, tout ce que nous consacrons comme dépenses pour mener cette activité, c’est sur des fonds propres et sur d’autres lignes budgétaires que nous tirons. Sinon en principe, si le pollueur était payeur, on allait mener l’activité sans rencontrer des difficultés. Parce que, pour le ramassage et le transport de ces ordures, nous avons loué des camions, des tricycles, nous avons recruté quarante femmes balayeuses que nous payons. C’est pourquoi, nous sommes en train de sensibiliser la population pour que le pollueur soit payeur. Et d’ailleurs, nous avons décidé de renforcer l’équipe de la garde communale en nombre et en équipements. Très prochainement, nous allons officialiser cela. Ces agents de la garde communale seront accompagnés des responsables de la commission assainissement de la commune, pour aller partout où l’insalubrité persiste, que ça soit devant les boutiques, magasins, garages ou ateliers, afin que la commune urbaine de Labé soit propre et soit un modèle de référence », promet-il.

Il faut noter que malgré les multiples efforts consentis par la commune pour la réorganisation de la ville, certains citoyens affichent encore une certaine résistance face à certaines actions. C’est le cas de l’assainissement de la ville et du déguerpissement des occupants de la voirie.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Energie : Dr. Taliby Sylla obtient de l’Iran la Construction d’une Usine de Panneaux Solaires à Kindia et d’une centrale solaire de 300 Mégawatt en Haute Guinée

13 mai 2019 à 6 06 19 05195

Communiqué : En tout cas, c’est ce qui ressort d’une rencontre qui s’est déroulée la semaine dernière entre l’Ambassadeur d’Iran et le Ministre de l’Energie, Docteur Cheick Taliby Sylla.

En effet, c’est un diplomate iranien, confiant et disponible, qui a rendu une visite de « courtoisie » au Ministre de l’énergie, entouré de ses principaux collaborateurs, respectivement Messieurs Sanfina Diakité (Secrétaire Général) et Bandian Doumbouyah (Chef de Cabinet).
Très impressionné par la qualité de l’audience, M. S.H. REZA WAHID KIANI, déclinera avec satisfaction un important gisement d’informations relatives à un certain nombre d’actions dans le secteur électrique, visant à resserrer les liens de coopération entre l’Iran et la République de Guinée.
Ce partenariat, M. S.H. REZA WAHID KIANI, le souhaite vivement car, l’Iran exprime officiellement le besoin de s’investir dans le secteur de l’électricité en Guinée, par la réalisation des Centrales solaires et des centrales Hydro-électriques, en BOT et BOO. Aussi, sur le plan Bilatéral, ce pays s’investira en EPC, tout en procédant à la réalisation des études et aux financements des différents projets.
D’ailleurs, pour prouver le degré d’engagement de la République Islamique d’Iran, des équipes de techniciens iraniens feront le déplacement de Conakry, la semaine prochaine en vue de conférer avec leurs homologues guinéens sur tous les aspects de la conception des études et de la mise en œuvre des différents projets inscrits dans les bottins du Ministère de l’énergie.
Le Ministre de l’Energie de la République de Guinée, Docteur Cheick Taliby Sylla, honoré par « cette visite de courtoisie » et s’appuyant sur les grandes lignes du prospectus d’investissement pour l’accès à l’électricité 2016-2020 visant à doubler le taux d’accès à l’électricité de 18% actuellement, à 36% durant les cinq prochaines années en vue d’atteindre un accès universel d’ici à 2030, saluera l’engagement du gouvernement Iranien, qui n’en est pas à ses premières réalisations en Guinée, pour preuve l’édification du Ministère des Affaires étrangères, un don de la République Islamique d’Iran à la Guinée, se passe de tous commentaires.
En ce qui concerne le secteur Electrique, le Ministre guinéen de l’énergie, confirmera
« L’existence des sites et suggérera à ce que l’Iran réalise la centrale solaire de 300 Mégawatt en haute Guinée. Cette centrale sera raccordée par interconnexion au réseau national, mais aussi de procéder à la construction d’une Usine de Panneaux Solaires à Kindia », soulignera- t- il et invitera son interlocuteur à inclure le renforcement des capacités à travers des stages et des formations du personnel qui sera déployé sur ces différents projets.
Par la voix du diplomate Iranien, son pays, la République Islamique d’Iran, souscrit aux études supplémentaires et à la « réalisation de ces deux projets ».

Cette audience, placée sous le signe d’un réalisme patent prouve à suffisance l’engagement de ce département Ministériel a trouvé des opportunités de premier ordre pour une électrification globale de tout le pays.

Pour rappel, de nos jours, seuls 29% de la population bénéficient d’un accès à l’électricité, soit 18% de la population avec en moyenne une connexion formelle et légale. En milieu rural, l’accès formel représente environ 3%.

Par la Cellule de Communication du Ministère de l’Energie Electrique

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Incendie à Koumbia : le maire appelle à l’aide pour les sinistrés

9 mai 2019 à 17 05 15 05155

Au moins 100 familles dorment actuellement à la belle étoile à Koumbia, dans la préfecture de Gaoual. Ces familles ont perdu leurs habitations dans un incendie qui a frappé cette sous-préfecture située à environ 500 km au nord de Conakry, le 05 mai 2019. C’est le maire de la commune rurale qui a confié l’information à Guineematin.com, précisant que les sinistrés habitent les localités de Boubha Ndiyan et Poudoukou dans le district de Nétéré.

« Au moins 100 familles dorment à la belle étoile, sans manger, sans abri, ni rien », a déploré Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba. Le maire de Koumbia appelle à une aide d’urgence en faveur des victimes de ce grave incendie. « Nous sollicitons de chaque bonne volonté sa contribution en faveur des sinistrés », a lancé le maire que nous avons joint au téléphone.

C’est dans ce cadre d’ailleurs, qu’une réunion extraordinaire des fils ressortissants de Koumbia à Conakry est prévue le dimanche, 12 mai prochain au domicile du maire, situé à Kipé (Conakry). Il sera question de lancer une campagne de collecte de fonds en faveur des sinistrés.

A noter que selon les autorités locales, cet incendie a été causé par un feu venu d’un champ défriché pour le labour et qui se situe non loin du village. Avec l’aide des vents qui sont fréquents actuellement dans la zone, le feu s’est propagé jusque dans le village. En plus des concessions, des greniers, des arbres fruitiers et des animaux domestiques ont été consumés.

Abdallah BALDE pour Guineematin.coom

Tél : 628 08 98 45

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