Pita : découverte de 60 carcasses de charognards sans têtes à Timbi-Madina

20 janvier 2019 à 9 09 56 01561

Près de 60 carcasses de charognards sans têtes ont été découvertes dans deux villages de Timbi-Madina, relevant de la préfecture de Pita, dans la Région Administrative de Mamou, en Moyenne Guinée où les populations de la collectivité rurale et des localités environnantes sont plongées actuellement dans un émoi total, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le chef du poste d’élevage de Timbi-Madina, Alpha Amadou Diallo, les inconnus ont empoisonné deux chèvres et une brebis pour piéger les charognards.

« Les charognards sont morts suite à un empoisonnement décelé dans le premier à Touro. Ils ont étranglé une brebis et une chèvre. Après ils ont cherché à loger un poison dans les deux cas. Les charognards sont descendus, ils ont bouffé, ils sont morts. Sur les 50 charognards retrouvés à Touro, dans le district de Madina, 48 avaient les têtes coupées. On n’a pas retrouvé les têtes. Dans le second cas, à Sambiya où ils ont étranglé la seconde chèvre qu’ils ont empoisonné, 8 sur 10 charognards retrouvés avaient les têtes coupées. C’est ce qu’on a retrouvé » a expliqué le chef du poste d’élevage de Timbi-Madina.

Après le constat des techniciens d’élevage, les autorités locales ont invité la population à redoubler de vigilance en vue de retrouver les présumés trafiquants de têtes de charognards.

« Puisque la notabilité et la sécurité étaient là, on a demandé aux citoyens d’y veiller, d’être vraiment très vigilants, pour voir si on pourra mettre mains sur les malfrats » a ajouté notre interlocuteur.

Il est à noter que l’année dernière des cas similaires avaient été enregistrés dans plusieurs autres localités de la région comme Sagalé (Lélouma), Madina Niannou, relevant de la sous-préfecture de Matakaou dans Koubia, dans la commune urbaine de Labé et dans la sous-préfecture de Dionfo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Siguiri : le bloc administratif de Doko transformé en mine d’or

16 janvier 2019 à 10 10 31 01311
Bloc administratif de Doko

Le bloc administratif de la sous-préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri, est transformé en lieu d’exploitation d’or par certaines citoyennes de la localité. Un fait dénoncé par les responsables locaux qui tardent malgré tout à agir pour freiner l’hémorragie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le bloc administratif en question abrite les locaux de la sous-préfecture et ses services déconcentrés, de la mairie et de ses différents services. Cet endroit, et même des concessions voisines, est exploité aujourd’hui par des mineurs à la recherche de l’or, notamment des femmes.

Youssouf Kouyaté, conseiller communal à la mairie de Doko, interrogé par notre reporter, se désole de cet état de fait. « C’est regrettable ce qui se passe là. Nous avons interpellé le président du district de Doko sur les faits pour qu’il puisse prendre ses dispositions pour arrêter cette pratique. Mais, ce n’est pas seulement la cour de la mairie, même dans certaines familles environnantes ».

Pour sa part, Abdoulaye Diaby, vice-président des tömbölomas, (responsable de la sécurité dans les mines, ndlr) accuse des femmes d’être les principales actrices du phénomène. « J’ai demandé d’arrêter, je leur ai dit que la sous-préfecture est un symbole, c’est le lieu où nous réceptionnons tous les chefs. Mais, c’est des femmes qui viennent travailler sur le lieu et, pendant la nuit, nous allons commencer à surveiller le lieu. 》

De son côté, Namory Doumbouya, sous-préfet de Doko, attend l’installation du nouveau maire pour agir. « Le maire sera bientôt installé. Tout prendra fin », promet-il.

À rappeler que l’installation du maire élu de Doko est toujours attendue. Il est rejeté par un groupe de personnes qui l’accuse d’être issu d’une famille de griots.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Réhabilitation des voiries de Kankan : bras de fer entre les citoyens de Sogbé et la société Guiter

11 janvier 2019 à 10 10 17 01171

Les contestations contre l’absence de canaux d’évacuation des eaux pendant les périodes hivernales ont refait surface dans la commune urbaine de Kankan. C’est dans ce cadre qu’un groupe de citoyens, composé de sages et de jeunes, du quartier Sogbé, a rendu visite au préfet de Kankan ce jeudi, 10 janvier 2019. La démarche visait à révéler les préoccupations des habitants du quartier face aux travaux de la société Guiter, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est pour éviter les inondations à répétition que connaissent plusieurs quartiers de la commune urbaine, qu’une vingtaine de citoyens est allée exposer ses craintes au préfet Aziz Diop. Dans ses explications, Djènè Mady Keïta, président des jeunes du quartier Sogbé, accuse l’entreprise Guiter (Guinéenne de Terrassement) de ne pas vouloir creuser les canaux de ruissellement des eaux dans l’exécution du projet de réhabilitation des voiries urbaines de Kankan sur la voie 17.

Djènè Mady Keïta

« Il y a longtemps, nous sommes sortis trouvé les gens de Guiter en train de travailler sur les voiries. On a appris que dans ce projet, qu’ils ne vont pas creuser des caniveaux. Pourtant, les citoyens de notre quartier ont souffert cette année d’inondations pendant la saison pluvieuse. Alors, on est venu leur demander s’ils vont creuser. Ils nous ont répondu par la négative. Ils ont ajouté que cette zone n’est pas concernée. Ils nous ont conseillé de nous adresser aux responsables de l’entreprise. On l’a fait. Arrivés dans leurs locaux, ils nous ont fait savoir que cela ne faisait pas partie du contrat qu’ils ont signé avec le gouvernement, que d’ailleurs qu’ils font beaucoup de travaux gratuitement. Ainsi, on leur a demandé d’arrêter les travaux parce qu’on ne veut pas de cadeau empoisonné. On a alors adressé une demande à la mairie, à la préfecture et au gouvernorat », a dit le président des jeunes.

Aziz Diop

Après avoir écouté ses visiteurs, le Préfet de Kankan, Aziz Diop, a effectué une visite sur le terrain, échangé avec les citoyens et quelques responsables de Guiter sur la situation. Selon lui, « ces sages et jeunes sont venus ce matin, m’exprimer leurs préoccupations liées à la réalisation des infrastructures routières, notamment la voie 17 au quartier Sogbè. Effectivement, on s’est rendu sur le terrain et on s’est rendu compte que les préoccupations exprimées par les citoyens sont réelles. Alors, il fallait accéder à leur demande. Nous sommes revenus au bloc préfectoral et on a décidé d’écrire au ministre des travaux publics avant que la voie là ne soit touchée, de faire un appui financier supplémentaire pour qu’on puisse creuser des canaux pour faciliter le drainage des eaux pendant la saison des pluies ».

Sur le terrain, après les explications des émissaires de Guiter sur l’impossibilité de creuser ces canaux d’évacuations, certains jeunes ont menacé de barricader la route et d’empêcher la société de travailler s’ils ne sont pas satisfaits. « S’ils ne creusent pas des caniveaux, on ne va pas les laisser travailler ici, on va barricader la route pour réclamer notre droit », a lancé un d’entre eux.

Les émissaires de la société Guiter ne se sont pas prêtés aux questions de notre reporter. Toutes nos tentatives de rentrer en contact avec la cellule de communication de l’entreprise au quartier Kankan-Koura sont restées vaines.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Marché d’Enta : étrange cohabitation entre vendeuses et ordures

8 janvier 2019 à 12 12 18 01181

Ce n’est un secret pour personne que les marchés de Conakry sont des endroits très sales. Mais, la réalité est beaucoup plus triste et déplorable au niveau du marché d’Enta dans la commune de Matoto. Sur place, de nombreuses vendeuses font leur petit commerce dans les tas d’immondices. Ces dames disent être obligées de s’asseoir sur les lieux et les autorités du marché se montrent impuissantes face à cette situation, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

La réalité est triste, mais elle tend à passer inaperçue, puisque devenue habituelle. Chaque jour, plusieurs dizaines de femmes viennent étaler leurs condiments aux abords d’une véritable montagne d’ordures avec ses odeurs nauséabondes et les mouches qui tournent autour. Certaines vendeuses s’asseyent même sur les immondices pour vendre. La situation est difficile à vivre mais ces dames en sont bien habituées.

Kadiatou Fofana

Et elles ne sont pas prêtes à quitter les lieux. Car, même si elles se plaignent de cette situation, elles se disent obligées de faire avec. « Avant, cet endroit était propre. Et même actuellement, le dernier samedi de chaque mois, des gens viennent ramasser toutes les ordures qui sont là, mais c’est la nuit que d’autres personnes viennent déverser encore des ordures ici. Moi, j’étais à l’intérieur du marché, mais ils nous ont dit de quitter parce qu’ils veulent construire des bâtiments là-bas, c’est pourquoi je suis là. Je m’assois ici pour subvenir aux besoins de ma famille. Nous souffrons beaucoup ici, mais n’avons pas le choix », explique Kadiatou Fofana, cheffe des vendeuses.

Fanta Condé

Tout comme elle, Fanta Condé, une autre vendeuse, dit n’avoir pour l’heure aucun autre choix que de rester sur les lieux. « Ce n’est pas notre choix de nous asseoir à côté des ordures pour vendre. Nous nous asseyons ici parce qu’on n’a pas de place. Quand nous payons nos taxes, ils disent qu’ils vont venir ramasser les ordures, mais on ne les voit pas », a-t-elle confié.

De leur côté, les autorités du marché se disent lassées de s’occuper de cette affaire. Hadja Hawa Condé, l’admiratrice du marché d’Enta, dit avoir tout fait pour que les vendeuses quittent les lieux où se trouve le dépotoir, mais sans succès.

Hadja Hawa Condé

Aujourd’hui, elle se dit impuissante face à cette situation. « Ce n’est pas moi qui les ai installées là-bas, ce sont elles-mêmes qui sont allées s’installer sur les lieux. Et nous avons tout fait pour qu’elles quittent là-bas, mais en vain. Une équipe est allée ramasser leurs bagages pour les envoyer ici (au bureau de l’administration du marché), impossible, les policiers sont venus les déguerpir, impossible. Qu’est-ce que moi je peux faire si les militaires, les policiers, sont fatigués ? Dès que tu touches une d’entre elle, elle te dit : mon mari ne travaille pas, mon fils a fini d’étudier il n’a pas trouvé du travail. Qu’est-ce que je peux faire en tant que femme ? Vraiment je n’ai pas de solution pour ça », a dit la responsable du marché.

Pour les vendeuses en tout cas, la solution n’est pas de les déguerpir mais plutôt de déplacer le dépotoir d’ordures. Toutes celles qui ont accepté de nous parler ont plaidé pour une telle démarche.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Energie : le ministre Taliby Sylla dresse le bilan de son département

7 janvier 2019 à 16 04 38 01381

Le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Dr Cheick Taliby Sylla, a animé ce lundi 7 janvier 2019, une conférence de presse dans un réceptif hôtelier de la capitale. L’objectif de cette rencontre, est de dresser le bilan des activités réalisées par son département au cours de ces dernières années.

Ci-dessous, voici le contenu du document qui dresse le bilan du Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique au cours de ces dernières années.

RAPPEL HISTORIQUE

Les premiers explorateurs ont dénommé le territoire guinéen « Les rivières L’Administration coloniale dès les années 1920 s’est intéressée aux immenses potentialités (hydroélectriques et agricoles) des cours d’eau de la Guinée, notamment dans le cadre de l’industrialisation de l’Afrique Occidentale Française (AOF).

Ainsi la France coloniale avait choisi de faire de la Guinée le pôle de développement des huit (8) Etats de l’AOF.

A cet effet, la décision de construire le barrage de Konkouré et son financement par le Fonds d’Investissement et de Développement Economique et Social (FIDES) a été retenue par l’’Assemblée Territoriale de la Guinée Française en 1947.

En 1948 l’Électricité de France a reçu mandat d’entreprendre l’étude des possibilités offertes par le Konkourécomme source d’énergie hydroélectrique.

Dans la même lancée en 1950 la Société Énergie électrique de Guinée est constituée pour étudier, construire et exploiter la centrale des Grandes Chutes située sur le fleuve Samou à Kindia.

Dans l’objectif d’approvisionner en énergie électrique le plateau bauxitique de Sombori actuel Fria en 1952, laSociété Africaine de Recherches et d’Études pour l’Aluminium (SAREPA) a demandé au fonds d’investissement FIDES d’accorder à l’Énergie électrique de Guinée, les crédits nécessaires pour poursuivre les études sur leKonkouré. Ce qui a abouti à la faisabilité du barrage de Souapiti sur le cours moyen du Konkouré.

Les études ont été réalisées et les travaux ont effectivement démarré par la construction du pont sur le Konkouré, le Badi ainsi que la construction de la cité de l’entrepreneur en charge de la construction du barrage de Souapiti.

Le vote historique du Peuple de Guinée le 28 septembre 1958 en disant non à la communauté Française et la proclamation de l’indépendance le 2 octobre 1958, a entrainé l’arrêt immédiat de tous les travaux de construction des ouvrages et le repli de tous les ingénieurs avec toute la documentation sur les projets.

Depuis cette date, malgré la volonté des autorités de la première République tout en créant d’ailleurs le Ministère de l’Energie et du Konkouré pour afficher sa ferme détermination à construire Souapiti, les efforts sont restés vains.

Toutefois, quelques ouvrages ont été construits notamment : l’extension de la centrale des grandes chutes, la construction des centrales hydroélectriques de donkéa, de tinkisso, de Kinkon, de la lofa et de Samankoun, pour une puissance totale installée de 31,25 MW et 34 MW en énergie thermique. Soit au total 65,25 MW.

Pendant la deuxième République de 1984 à 2008, la puissance réalisée en hydroélectricité est de 87 MW dont Garafiri 75 MW qui a été réalisé en grande partie par la contribution en numéraire du Peuple de Guinée, une puissance totale en thermique de 82,9 MW a été aussi installée, soit au total 169,9 MW. Soit un total général réalisé au cours des 50 années d’indépendance de 235,15 MW

Il est important de signaler qu’à l’avènement de son Excellence Professeur Alpha Condé à la magistrature suprême de notre Pays, sur l’ensemble des capacités installées en 2010 (235,15 MW) n’était disponible que 118 MW sur une demande d’environ 300 MW sur le réseau interconnecté de Conakry. A cette époque 60% de la population de Conakry manquait d’électricité.

Au regard de ce constat amer de la desserte en énergie électrique de la ville de Conakry, le Président de la République le Professeur Alpha CONDE a décidé à travers une volonté politique déterminante de résoudre de façon durable ce manque de courant dans notre Pays. C’est ainsi qu’il a décidé de faire de l’électrification de la Guinée une de ses grandes priorités par la construction d’infrastructures de production, de transport et de distribution de courant.

Dans ce constat, il est établi que les centrales thermiques de Tombo 1, 2,3 ne fonctionnaient pas et les centrales hydroélectriques enregistraient des faiblesses.

D’où la réalisation d’un diagnostic de toutes les centrales thermiques et hydroélectriques et qui a abouti à leurs réhabilitations totales.

Ainsi une adjonction thermique de 100 MW (kaloum1 24 MW, kaloum2 26 MW et Kipé 50 MW) a été réalisée pour sortir Conakry du noir.

Ensuite, vu la lenteur dans la mobilisation du financement du barrage de Kaléta qui était prévue dans le cadre de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Gambie (OMVG). SEM le Président de la République a décidé de réaliser le barrage par la Guinée ; tout en gardant son caractère intégrateur de la sous-région.

Cet ouvrage, dont le délai contractuel était de 48 mois, a pu être livré au bout de 36 mois ; malgré l’épidémie à virus Ebola qui sévissait dans notre pays à cette époque.

Toujours, dans sa volonté manifeste de garantir la fourniture de l’énergie électrique à la Guinée en vue d’amorcer l’industrialisation de notre pays par la transformation des richesses de notre sous-sol, dès le lendemain de sa prestation de serment de son second mandat, SEM le Président de la République a procédé le 22 décembre 2015 au lancement des travaux de l’Aménagement Hydroélectrique de Souapiti pour une capacité de 450 MW.

Aujourd’hui l’avancement des travaux est fort appréciable avec un taux d’exécution des travaux à plus de 70% (volet GC).

Il faudra le rappeler la mise en service de Souapiti avec son réservoir de 6,3 milliards de m3 d’eau bonifiera le barrage de Kaléta en lui permettant de fonctionner en régime permanent et en toutes saisons.

En aval de Souapiti, il y’a l’Aménagement Hydroélectrique d’Amaria pour 300 MW en BOT, dont les travaux ont été lancés le 19 janvier 2018. La réalisation de ce barrage permettra d’alimenter en énergie électrique, la mine de TBEA pour la transformation de la bauxite en alumine el en Aluminium sur place.

Plusieurs infrastructures ont été réalisées dans le secteur pour une puissance hydroélectrique de 240 MW (Kaléta) et une puissance Thermique de 231 MW soit un total de puissance installée de 471 MW.

Comparativement aux régimes précédents, la 3ème République a installé :

ü   Sept (7) fois plus de puissance que la 1ère République et

ü  Deux (2) fois plus de puissance que la 2ème République

ü   et tout cela dans trois (3) fois moins de temps (8/26 &

        8/24 ans).

L’arrivée de Souapiti avec 450 MW en 2020 augmentera la puissance installée de la 3ème République à près de 1 000 MW  en moins de 10 ans.

Ce qui signifie que le Président Professeur Alpha CONDE installe en moyenne 100 MW par an.

Sans être exhaustives, voici quelques réalisations de la 3ème République. 

Ø   Réhabilitation et mise à niveau de l’ensemble des moyens de

        production existants du secteur.

Ø   Adjonction et Mise en service de la centrale Thermique de Kaloum 1

        (ASP) 24 MW

Ø   Adjonction et Mise en service de la Centrale Thermique de Kaloum 2

        de 26 MW

Ø   Adjonction et Mise en service de la Centrale Thermique de Kipé  50

        MW

Ø   Adjonction et Mise en service de la centrale Thermique K – Energie

        50 MW.

Ø   Construction et Mise en service de la Centrale Hydroélectrique de

        Kaléta avec une puissance de 240 MW

Ø   Démarrage des travaux de construction de la centrale hydroélectrique

        de Souapiti avec une puissance de 450 MW.

Ø   Réhabilitation des réseaux de Kaloum dans le cadre du Projet

        PAESE.

Ø   Réhabilitation et Extension des réseaux de Conakry pour les

Communes de Ratoma et de Matoto dans le cadre du Projet PREREC phases 1 & 2 financés par la BAD, la BID et le BND.

Ø   La réhabilitation et l’extension du réseau électrique de Matam avec la

        réalisation de l’éclairage public sur financement du BND.

Ø   La réhabilitation et l’extension du réseau électrique de Dixinn

financées par la Banque Mondiale. Ce projet en cours d’exécution comprend également la réalisation de l’éclairage public conventionnel.

Ø   La réhabilitation et l’extension des réseaux électriques des villes de

Mamou, Dalaba et Pita et l’électrification de plusieurs localités rurales dans ces préfectures sur financement de la BAD. D’autres localités situées dans les préfectures de Dubréka, Coyah, Forécariah et Kindia ont aussi bénéficié de l’électrification rurale. Au total 42 localités rurales ont été électrifiées.

Ø   La construction de 9 nouveaux départs MT à Conakry pour satisfaire

la demande faisant ainsi passer le nombre de départs de 45 en 2015 à 54 en 2018.

Ø   Réhabilitation et Extension des réseaux des 26 localités à l’intérieur

        (Chefs-lieux des Préfectures).

Ø   Installation dans 309 CR et 33 préfectures par des lampadaires

        solaires.

Ø   Réhabilitation des centrales thermiques de Kaloum 3 et 5

Ø   Réhabilitation des centrales hydroélectriques de Garafiri et Samou.

ETUDES RÉALISÉES

Dans le cadre de la valorisation de notre potentiel énergétique, plusieurs études de préfaisabilité et faisabilités ont été réalisées. Dont :

  • Etudes de faisabilités des sites de Kogbèdou et Frankonédou 110

        MW, dont la réalisation est imminente

  • Etudes de faisabilités du site de KENO 7 MW à Guéckédou
  • Etudes de faisabilités du site de Touba 5 MW dont le lancement des

        travaux a débuté.

  • Etudes de faisabilité de Fèkènè, Kakara, Gozoguézia et Daboya sont

        aussi disponibles

  • Etudes de préfaisabilités de quatre (4) microcentrales (Lokoua,

        Tinkisso 2, Fökö et Kambali)

  • etc.

L’élaboration d’un atlas du potentiel hydroélectrique qui a permis le recensement de 309 sites potentiels sur le territoire national accessible sur le web www.sieguinee-dne.org .

En matière d’énergie solaire, plus de 12 sites à travers le Pays ont des études de préfaisabilités disponibles.

SITUATION DE LA DESSERTE / IMPACTS

DESSERTE

Désignation

2010

2014

2015

2018

Production (GWh)

608

696

1119

1876

Taux de desserte (%)

51

52

72

86

Demande à la pointe (MW)

146

162

245

367

IMPACTS

L’arrivée du barrage hydroélectrique de 240 MW de Kaléta sur le réseau national en 2015 a permis l’amélioration significative de la desserte sur le réseau interconnecté. Les éléments ci-après illustrent cette amélioration :

ü Le taux de desserte est passé de 51,82 % en 2014 à 86.46 % en 2018 ;

ü Le nombre de coupures est passé de plus de 68 fois/mois en 2014 à moins de 05 fois/mois en 2018.

ü Le réseau est plus stable.

ü La production d’énergie est passée de 696 GWh avant Kaléta à 1876 GWh en 2018.

ü 42 localités rurales situées le long du réseau interconnecté de Conakry à Labé ont pu être alimentées en électricité. Ces localités bénéficient aujourd’hui de l’électricité avec le même régime d’alimentation que Conakry et les grands centres du Réseau Interconnecté de Grand Conakry (RIC).

L’amélioration de la desserte a incité des gros consommateurs à se raccorder au réseau EDG. Les charges desconsommateurs ont augmenté et le réseau a connu une extension significative. Ces différents facteurs ontentraîné l’accroissement de la demande qui a plus que doublé en passant de 162 MW en 2014 à 367 MW en 2018.

En 2013, les taux d’électrification étaient de 13,4 % en moyenne nationale, de 7,6 % en zone rurale et de 21,6 % pour le RIC contre 35,2 % en moyenne nationale, 23,5 % en zone rurale et 54,3% pour le RIC en 2018.

Malgré que la demande a plus que doublé, le taux d’électrification a presque triplé.

EVOLUTION DE LA DESSERTE ET LES RÉALISATIONS SUR LES CENTRES ISOLES

ü La desserte a été améliorée dans plusieurs centres de l’intérieur avec un régime d’alimentation variant de 6 heures à 12 heures par jour.

ü La construction d’une nouvelle centrale et du réseau de distribution dans les préfectures de Boké et Kankan à l’occasion des fêtes tournantes de l’indépendance.

ü La construction de nouveaux réseaux de distribution dans les préfectures de Mamou, Dalaba et N’Zérékoré à l’occasion des fêtes tournantes de l’indépendance.

ü 06 Centres de l’intérieur (Boffa, Kouroussa, Mandiana, Kérouané, Kissidougou et Guéckédou et Fria) qui n’avaient pas d’électricité en 2010 sont maintenant alimentés.

ü De grands travaux ont été engagés dans les centres de l’intérieur pour améliorer l’accès à l’électricité des populations dont entre autres :

o   Le renforcement en continue de la capacité de production dans les capitales régionales notamment Boké et Kankan en vue de satisfaire la demande.

o   La construction de nouveaux réseaux électriques dans les chefs-lieux de 26 préfectures.

o   L’installation des groupes thermiques dans 21 centres de l’intérieur du pays dont 18 des 26 Centres concernés n’avaient pas d’électricité avant 2010.

o   L’alimentation des villes de Beyla, Lola et Yomou est en cours.

Les mises en service se poursuivront dans les autres Centres.

DIFFICULTÉS DU SECTEUR

Le secteur dans son évolution a rencontré des difficultés qui sont entre autres :

ü Insuffisance de ressources financières pour l’investissement dans les infrastructures de production, de transport et de Distribution,

ü Insuffisance d’infrastructure de distribution dans les villes de l’intérieur

ü Manque de Réseau de transport pour véhiculer l’énergie électrique dans certaines zones de consommation,

ü Les changements climatiques qui affectent la régularité des cours d’eau limitant ainsi la production d’énergie électrique pendant l’étiage,

ü Le faible tarif d’électricité domestique qui est largement subventionné par l’Etat pour la rendre accessible à la population. 

ANALYSE DES FAIBLESSES ET SOLUTIONS

Faiblesses 

  1. Manque de capitaux propres ;
  2. Prix de vente moyen de l’électricité ne couvre que 30% du coût de revient (vente d’électricité à perte) ;
  3. Déséquilibre entre les tarifs (basse tension et moyen tension). Ceci est contre la logique économique ;
  4. Recours à des sources d’approvisionnement onéreuses pour compenser l’insuffisance de l’approvisionnement des centrales hydroélectriques ;
  5. Pas de tarification adaptées aux besoins des clients (économiquement faibles et aisés). Tout le monde bénéficie de tarif social ;
  6. Absence de tarification à poste horaires ;
  7. Facturation au forfait et absence de système de comptage généralisé en basse tension (BT) ;
  8. Délais moyen de recouvrement trop long (388 jours de chiffres d’affaires).

Solutions 

  1. Revue du système tarifaire ;
  2. Mise en œuvre d’approvisionnement d’énergie à moindre coût ;
  3. Lutte contre la fraude ;
  4. Installation de compteurs chez les abonnés pour lutter contre la facturation forfaitaire ;
  5. Amélioration du recouvrement des créances.

DIAGNOSTIC DES PRINCIPAUX TARIFS EN VIGUEUR

Tarifs clientèle domestique en basse tension (BT)

  1. La tranche supérieure est subventionnée à hauteur de 92% ;
  2. Le prix énergie de la tranche sociale : 5% du cout marginal, prix de la tranche supérieure : 15% du coût marginal ;
  3. Les tarifs appliqués pour les trois tranches (sociale, intermédiaire, supérieure) de consommation sont dérisoires par rapport aux coût marginaux.

Tarifs aux professionnels en basse tension (BT)

  1. Le prix énergie de la tranche inferieure ne représente que 50% du coût marginal ;
  2. Le prix énergie de la tranche supérieure est de 21% inférieure au coût marginal.

Tarifs professionnels, l’Administration et les Institutions internationales

  1. Le prix énergie au-dessus du coût marginal en BT (pas de différenciation entre la MT et la BT) ;
  2. L’alourdissement de la facture des institutions internationales et des professionnels en MT et HT pour compenser le manque à gagner sur la clientèle domestique

PERSPECTIVES

Les perspectives sont immenses et très prometteuses.

La plus proche est la mise en eau du barrage de Souapiti prévue en 2019. Ce qui permettra le fonctionnement à plein régime de Kaléta pendant toute l’année pour compter de l’année 2020.

La plus attendue sera le lancement de la centrale de SOUAPITI en 2020 avec une puissance de 450 MW. Ce qui renforcera la qualité et la sureté d’alimentation en énergie électrique de la Guinée et des pays voisins.

A cela s’ajoutent les projets suivants :

Centrales hydroélectriques

–      L’aménagement hydro-électrique d’Amaria (300 MW) ;

–      La Construction du barrage à buts multiples de Fomi (112 MW).

–      La construction du barrage de Koukoutamba (294 MW)

–      La construction du barrage de Balassa (55 MW)

–      La construction du barrage de Bouréya (161 MW)

–      La construction du couple Kogbédou Frankonédou (102 MW)

–      La réalisation des ouvrages structurants dans les bassins des fleuves Sénégal, Gambie, Niger et dans le Massif du Fouta Djallon ;

–      La construction de 4 mini-centrales : Touba 5MW, couple Kogbédou-Frankonédou (110 MW), Daboya (2,8 MW) et Zébéla (27 MW) ;

–      La construction de la centrale de Kéno (7MW) ;

–      La construction du barrage hydro-électrique de Diaraguéla (72MW) ;

–      La construction de la Centrale Solaire de Khounmaguély (80 MW) par un promoteur privé ;

–      La réhabilitation des centrales hydro-électriques de Garafiri et du Système Samou ;

–      La mise en œuvre du programme ‘’Petite Hydraulique en Guinée’’ ;

–      L’électrification rurale de 200 localités avec la Société HUAWEI TECHNOLOGIE ;

–      La réhabilitation des Réseaux de distribution électriques de Conakry ;

–      L’étude de faisabilité de 4 mini-centrales : Fökö (2,5 MW) ; Bagata (11 MW) ; Tinkisso 2(11MW) et Lökoua (11MW).

Lignes de transports

–      La construction de la Boucle de Guinée, à savoir :

  • Linsan – Dabola- Kouroussa – Fomi – Kankan ;
  • Kankan – Kérouané – Beyla – Nzérékoré ;
  • N’Zérékoré – Macenta – Guéckédou – Kissidougou – Faranah – Linsan.

–      La construction de la ligne d’interconnexion Guinée-Mali ;

–      La construction de la ligne d’interconnexion OMVG ;

–      La construction de la ligne d’interconnexion OMVS ;

–      La construction de la ligne d’interconnexion CLSG ;

Il est important de signaler que la réalisation de l’ensemble des lignes de transport HT permettra l’électrification rurale des zones traversées sur un rayon de 10 à 50 km. Plus de 1000 localités sont concernées en Haute Guinée et Guinée Forestière.

Conclusion

Vue tout ce qui précède, notamment :

ü La réalisation de près de 1000 MW de puissance installée,

ü La construction d’environ 2000 Km de ligne de transport HT 225 kV,

ü L’augmentation du taux d’accès à l’électricité à 54,3 %,

ü La réalisation de plusieurs études de sites énergétiques,

le Président de la République a mis un accent sur l’électrification du Pays tant en milieu urbain que rural à travers la valorisation de notre propre ressource naturelle (énergies renouvelables), a réduit dans le mix énergie la part des énergies polluantes comme prévu lors de la Cop 21.

Pour cela, on peut affirmer sans risque de se tromper que Le Président Professeur Alpha CONDE est un très grand bâtisseur du pays dans tous les domaines et particulièrement dans le secteur énergétique.

Avec l’achèvement de Souapiti, le Professeur aura réalisé près de 1000 MW de puissance pour la Guinée. Garantissant ainsi les bases d’un développement industriel du pays. Améliorant très nettement les conditions de vie des populations avec l’atteinte des objectifs de développement durable.

En cette qualité, le Professeur Alpha CONDE a été élu par ses Pairs comme leader de l’Union Africaine pour la promotion des énergies renouvelables.

Transmis par la Cellule de communication du ministère de l’Energie et de l’Hydraulique

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Humanitaire : Safiatou Barry, 1ère dauphine à miss Afrique Canada 2018, fait assainir le quartier Cosa

31 décembre 2018 à 14 02 53 125312

Le comité miss Afrique-Canada, en partenariat avec la fondation Safiatou Barry pour les enfants déshérités en milieu scolaire, a organisé ce samedi, 29 novembre 2018, une opération d’assainissement à Cosa, dans la commune de Ratoma. L’opération a connu la participation de plusieurs citoyens, des sages, des responsables du groupe scolaire Safia Ecole (école qui porte son nom), du maire et du ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est un ouf de soulagement pour les populations de Cosa. La 1ère dauphine à miss Afrique Canada, qui vient de décrocher un financement pour son projet humanitaire, a organisé une grande opération d’assainissement au quartier Cosa. Cette action a touché des coins stratégiques du quartier, notamment la grande mosquée, les rails et les domiciles environnants.

Safiatou Barry

Selon Safiatou Barry, miss Guinée Canada 2016 et première dauphine à miss Afrique Canada 2018, il y a trois (3) ans de suite qu’elle vient en Guinée. Mais, voyant l’état des lieux, Safiatou Barry a décidé de s’engager. Elle a eu l’idée d’envoyer un projet d’assainissement pour débarrasser les lieux des ordures. « Puisque le projet est déjà mis en place, ce n’est pas tout le monde qui participe. Donc, je me suis dit qu’il faudrait de mon côté que j’arrive à mobiliser beaucoup de gens qui sont venus massivement. Je les remercie pour avoir accepté de venir m’aider à nettoyer, à assainir les lieux. Et, espérons que les lieux restent propres, une fois le travail fini », a-t-elle dit.

Selon nos informations, Safiatou Barry ne compte pas se limiter à une simple opération d’assainissement. Elle va réaliser d’autres projets humanitaires, notamment des forages en faveur des populations de Cosa. « Mon départ, c’est le 13 janvier. Mais avant cela, je dois mettre en place deux forages ici même dans le quartier. Ce qui a motivé le choix de Cosa, c’est d’abord le fait que l’école soit établie ici. Aussi, j’ai toujours leur support, j’ai toujours leur aide. La communauté est présente à chacun de mes évènements. Ils m’encouragent, ils m’écrivent depuis le Canada. Donc, je me suis dit que si je commence à donner à des gens, j’aimerai commencer par le quartier Cosa, pour ensuite Bantounka, pour ensuite m’étendre ailleurs ».

Junior Fabian

Junior Fabian, président du comité d’organisation miss Afrique Canada, a dit que cet événement n’est pas seulement qu’un concours de beauté. A l’en croire, le comité d’organisation finance tous projets qui leur sont proposés par celles qui arrivent à se hisser haut. « Pour nous, c’est d’encourager les projets et tout. On a décidé de venir en Afrique et on a choisi deux pays : la Côte d’Ivoire et la Guinée. Donc, en Côte d’Ivoire, on a fait des dons et tout. Et la Guinée, Safiatou a décidé le projet qu’elle voulait pour son pays. Et, on ne pouvait que l’accompagner ».

Souleymane Taran Diallo

Présent sur les lieux, Souleymane Taran Diallo, maire de la commune de Ratoma, a dit sa joie devant cette initiative avant d’inviter les guinéens d’ailleurs à s’inspirer de l’exemple de Safiatou Barry. « Nous saluons l’initiative, nous l’encourageons. Nous souhaitons que beaucoup de nos compatriotes qui sont à l’extérieur, étudient, apprennent, et qu’ils viennent, qu’ils apportent certaines choses comme cette initiative, et qu’ils nous aident dans ce processus de développement que nous avons engagé, à Ratoma notamment ».

Moustapha Naïté

Abondant dans le même sens, le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté a dit sa joie de voir pour la première fois un tel événement à Cosa. « Je voudrai très sincèrement féliciter madame la Miss pour d’abord avoir relevé le défi de la mobilisation et celui de la participation. On voit beaucoup de gens mobilisés à l’occasion de cette journée citoyenne d’assainissement de la ville de Conakry. C’est la 1ère fois, dans la commune de Ratoma, en tout cas Cosa, que je vois un tel mouvement. C’est fort appréciable, si chacun de nous donne un peu de soi et de son temps pour participer à l’assainissement d’un espace public. (…) Je voudrai la féliciter et l’encourager, que ça ne soit pas l’unique fois, mais que chaque fois qu’elle est présente en Guinée, qu’elle puisse mobiliser encore davantage nos concitoyens à participer à ces œuvres d’assainissement ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Colonel Layaly Camara : « le ministre Oyé nous aide à mettre en œuvre la politique du Président en matière de protection de l’environnement »

31 décembre 2018 à 13 01 47 124712
Colonel Layaly Camara

Alors que l’année 2018 tire à sa fin, l’heure est au bilan dans de nombreux secteurs d’activités. Dans les services de l’Etat, on est en train de tirer les leçons de ce qui a été fait en 2018 pour se projeter sur 2019. C’est le cas à la Direction Nationale des Eaux et Forêts où de multiples actions ont réalisées courant 2018. Le directeur  national de ce service, Colonel Layaly Camara, dans un entretien accordé Guineematin.com, est revenu sur les progrès enregistrés en 2018, ses rapports avec sa hiérarchie, l’appui des partenaires et les perspectives pour 2019.

Guineematin.com : quelle est la mission assignée au service que vous dirigez, la Direction Nationale des Eaux et Forêts ?

Colonel Layaly Camara : la Direction Nationale des Eaux et Forêts a pour mission, la conception, l’élaboration, la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière de gestion durable du patrimoine forestier.

Guineematin: on vous connait très actif dans le combat pour la préservation de l’environnement. En 2018, vous avez eu un nouveau ministre de l’Environnement, en la personne d’Oyé Guilavogui. Est-ce que vous avez les mains libres dans le travail ?

Colonel Layaly Camara : effectivement, nous avons un nouveau ministre, un ministre d’Etat qui est sur le terrain et qui est très dynamique. Depuis qu’il est là, il y a eu une amélioration dans nos pratiques. Donc, beaucoup de nos problèmes ont été posés et ont trouvé solution avec son appui et son engagement. Bref, le ministre Oyé nous a aidés à mettre en œuvre la politique du Président de la République en matière de gestion durable des ressources forestières. 

Guineematin.com : dans quelques heures, l’année 2018 va tirer sa révérence. Est-ce qu’on peut connaitre les réalisations de votre service au cours de cette année qui s’achève ?

Colonel Layaly Camara : cette année, il faut reconnaître que nous avons enregistré beaucoup de résultats en matière de gestion durable de l’environnement. Cette année, nous avons pu reboiser 678 hectares sur une prévision de 600 hectares. Ces actions ont été financées par divers partenaires, notamment Transco, le Programme de Productivité Agricole de l’Afrique de l’Ouest, qui a financé 50 hectares. Les ONG et la filière bois ont aussi joué leur partition. A cela s’ajoutent nos efforts internes. Nous avons aussi bénéficié de l’appui de l’INOPS, de l’Union Européenne. Avec son programme d’appui, nous avons bénéficié de moyens de locomotion, nous avons également reçu de l’INOPS des équipements informatiques et bureautiques. Sur le plan institutionnel, elle nous a aussi appuyés pour la formation des gardes forestiers dans la lutte contre les feux de brousse et la lutte contre la délinquance dans le cadre du braconnage. Il y a également nos cadres qui ont bénéficié d’une formation à l’extérieur dans ce même cadre de la lutte contre le braconnage et du respect des applications correctes des conventions. Nous avons aussi, par nos propres moyens, mis en place 114 pépinières.

Guineematin.com : de quoi avez-vous besoin aujourd’hui pour un bon accomplissement de votre mission?

Colonel Layaly Camara : nous avons besoin de logistiques pour renforcer la base avec des équipements informatiques pour améliorer la communication. Nous avons besoin surtout de motos pour les chefs de section au niveau des préfectures pour faciliter leur déplacement et assurer le suivi des activités sur le terrain.

Guineematin.com : que comptez-vous réaliser pour l’année 2019 ?

Colonel Layaly Camara : pour ce qui est des perspectives, avec le projet INOPS, nous avons pu identifier géo-référencer  et cartographier 2110 hectares dégradés qui seront reboisés à partir de 2019. Les processus d’installation des pépinières seront aussi entamé à partir de janvier 2019.Ce même projet a mis à notre disposition deux (2) tonnes de semences de moringa. Avec ça, nous allons commencer à installer les pépinières à partir du mois de janvier. Ensuite, 360 femmes ont été appuyées par le projet pour la production des produits non ligneux, précisément le beurre de karité dans la zone de Kankan avec la FAO qui va nous appuyer aussi pour la restauration des paysages forestiers.

Guineematin.com : quel appel lancez-vous à l’endroit des acteurs environnementaux pour une bonne protection de notre patrimoine forestier?

Colonel Layaly Camara : j’invite les citoyens à s’impliquer dans la gestion et la protection de l’environnement. La protection du patrimoine forestier ne doit pas être seulement une affaire des structures étatiques. L’Etat providence n’existe plus, l’Etat coordonne les actions. C’est pourquoi, nous apprécions hautement le rôle joué par les autorités au plus haut niveau. Quand on prend le Président de la République, qui est leader en matière de promotion des énergies renouvelables, on ne peut que s’en féliciter. Et aussi des barrages hydroélectriques qu’il est entrain de construire avec tous les avantages liés à la préservation de l’écosystème, avec la diminution de la pression sur les ressources forestières notamment. Il faut aussi noter son projet de gaz butane qui va bouleverser positivement et radicalement la consommation de l’énergie dans notre pays.

Interview réalisée par Ibrahima Kalil Diallo

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Atelier sous régional de Lola : les décisions issues de la rencontre

22 décembre 2018 à 16 04 58 125812

L’atelier sous régional organisé à Lola s’est achevé dans la soirée d’hier, vendredi, 21 décembre 2018. Il a réuni 66 participants venus de la Guinée et de la Côte d’Ivoire qui ont planché pendant deux jours (jeudi et vendredi) sur la préservation des forêts classées situées le long de la frontière entre les deux pays. La rencontre a débouché sur plusieurs recommandations visant à améliorer la gestion transfrontalière des réserves de Déré, du Mont Nimba et de Thiapleu, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Lola.

C’est suite à l’occupation anarchique des forêts classées situées le long de la frontière guinéenne et la dégradation poussée de ces réserves, que la direction régionale de l’environnement de N’zérékoré a organisé cette rencontre de concertation à Lola. De nombreux techniciens du monde environnemental se sont retrouvés pour plancher deux jours sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour préserver ces forêts. Ils ont élaboré à cet effet, plusieurs recommandations, dont :

Des opérations de déguerpissement ; la matérialisation des limites des forêts concernées et la sensibilisation des populations riveraines ; la relance des rencontres tripartites durables du Mont Nimba ; la redynamisation des comités de pilotage tripartite sur l’accord-cadre sur la conservation durable du mont Nimba ; l’implication des services de sécurité et des forces de défense des différents pays concernés dans le cadre de la concertation tripartite.

Inclure la forêt classée de Thiapleu dans les résolutions à prendre sur l’accord-cadre ; assurer la sécurité transfrontalière entre nos pays ; organiser des patrouilles mixtes entre les forces de sécurité et de défense et des patrouilles simultanées pour sauvegarder la forêt ; proposer des budgets de sauvegarde des forêts de chaque comité de pilotage, disposer de lignes budgétaires nationales, identifier des partenaires privés bilatéraux et multilatéraux, des ONG nationales et internationales pour le financement de la gestion des forêts, (…)

Il est convenu également que les occupants illégaux de ces forêts vont être informés de leur déguerpissement par les autorités locales du 21 décembre 2018 au 10 janvier 2019 pour quitter librement la forêt. Le CEGENS de Guinée, l’OIPR (Office Ivoirien des Parcs et Réserves) évoluant à Thiapleu et la SODEFOR (Société de Développement des Forêts de la Côte d’Ivoire) doivent se rencontrer au plus tard le 15 janvier 2019 pour une nouvelle concertation.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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Développement local : bientôt une cartographie pour les villes de Boké et Kamsar

21 décembre 2018 à 17 05 24 122412

L’ambassade des Etats-Unis en Guinée a lancé hier, jeudi 20 décembre 2018, le projet de cartographie du corridor entre les villes de Boké et de Kamsar pour la résilience, la sécurité humaine et la préparation aux situations d’urgence. Ce projet dénommé « Projet ville secondaire » est financé par les Etats-Unis à hauteur de 110.000 dollars américains, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Boké.

C’est à l’Institut Supérieur des Mines et de la Géologie de Boké que la cérémonie de lancement de ce projet a eu lieu, en présence des autorités universitaires et des élus locaux de la ville de Boké. Le projet consiste à former des étudiants et d’autres membres des communautés locales à l’utilisation des technologies modernes, pour créer une carte de Géographie humaine virtuelle que le gouvernement guinéen pourra utiliser pour la planification urbaine et la préparation aux situations d’urgence.


SE. Denis Hankins

« C’est un projet d’information géographique et technique qui peut aider au développement, bien structurer et qui protège l’environnement. Avec ce programme nous allons renforcer la capacité de cette Université et le gouvernement va avoir la connaissance technique exacte du terrain qu’il commande », a expliqué Denis Hankins, l’ambassadeur des Etats-Unis en Guinée.

Sur le terrain, le projet est accueilli avec une grande satisfaction. Dr Oumar Keïta, le directeur général de l’institut supérieur des mines et de la géologie de Boké, s’est réjoui du fait que les étudiants et les enseignants de son institution vont bénéficier d’un renforcement des capacités. De son côté, Bah Momo, le président du conseil de quartier de Baralandé, a estimé que cela va contribuer au développement de sa localité.

« La population est galopante et la croissance est rapide. Il faudrait qu’il y ait des paramètres qu’il faut cerner par rapport à la ville. Une ville muette où on ne peut pas identifier des édifices, où on ne connaît pas les routes, on ne fait pas la différence entre les quartiers…ça ce n’est pas un développement. D’où l’importance de ce projet qui nous permettra de résoudre ces problèmes que nous avons aujourd’hui », a martelé l’élu local.

A noter qu’en Guinée, le projet ville secondaire s’étend sur les villes de Boké et de Kamsar. Des projets similaires sont aussi financés par les Etats-Unis dans une dizaine de pays africains avec une durée de 2 ans maximum.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Protection des forêts classées : des acteurs guinéens et ivoiriens réunis autour de la question à Lola

21 décembre 2018 à 12 12 51 125112

Un atelier de concertation sous régional s’est ouvert hier, jeudi 20 décembre 2018, dans la ville de Lola. Il réunit plusieurs acteurs venus de la Guinée et de la Côte d’Ivoire qui se penchent sur la protection transfrontalière des forêts classées des deux pays, rapporte un correspondant des de Guineematin.com dans la région.

Cette rencontre est organisée par la par la direction régionale de l’environnement de N’zérékoré. Elle regroupe 62 participants venus de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. Les travaux portent sur la protection des forêts situées le long de la frontière entre les deux pays, notamment les réserves classées de Déré, du Mont Nimba et de Thiapleu.

« L’objectif de la présente rencontre est d’approfondir les actions de conservation à mener sur les Monts Nimba de façon transfrontalière. Car ni la flore et la faune sauvage, ni les eaux qui y coulent et les vents qui y soufflent, ni aucune autre composante remarquable de l’écosystème des Monts Nimba ne reconnaissent les concepts politiques entre nos États. Ils n’obéissent plutôt qu’aux lois naturelles », a déclaré Seydou Barry SIDIBE, le secrétaire général du ministère de l’environnement, des eaux et forêts, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de ces travaux.

Sébastien Tounkara

Présent à cette cérémonie, le Gouverneur de la région administrative de N’zérékoré, Sébastien Tounkara, a salué l’organisation de cet atelier. Selon lui, cette rencontre vient à point nommé. « L’atelier qui nous réunit ici ce matin vient à point, eu égard à la situation que nous vivons au quotidien pour la gestion de nos forêts en général, et celle des forêts transfrontalières en particulier. Je n’ai rien à vous apprendre d’une manière exhaustive sur la destruction anthropique de nos forêts et le changement climatique dans lequel nous vivons.

À cet effet, il est temps que nous nous levions pour conjuguer les efforts afin d’appliquer les lois et mettre hors d’état de nuire les braconniers de la faune et de la flore, qui sont les richesses de nos forêts. Je vous exhorte à une analyse critique de la situation de coopération transfrontalière pour la gestion concertée de nos forêts de Déré, Tiapleu et Mont Nimba. Je reste convaincu que chacun en ce qui le concerne mettra tout en œuvre pour la réussite de cet atelier », a dit le Gouverneur qui a représenté le ministère de l’administration du territoire et de décentralisation à cette rencontre.

De son côté, Diarra Karim, préfet de Danané et chef de la délégation ivoirienne, s’est félicité aussi de la tenue cette rencontre. Il a exhorté les parties guinéenne et ivoirienne à conjuguer les efforts pour mettre un terme à la dégradation des forêts transfrontalières. « Cette rencontre revêt pour nous un caractère tout particulier et nous réconforte à plus d’un titre. La forêt ivoirienne est en perpétuelle souffrance du fait de la déforestation. Elle est passée de 16 millions d’hectares à moins de 3 millions d’hectares, sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs anthropiques.

Au moment où le monde entier se mobilise pour trouver des solutions appropriées aux effets pervers et néfastes du changement climatique, il est plus que nécessaire de fédérer nos énergies en vue de capitaliser nos acquis pour une gestion efficace et durable des forêts transfrontalières, notre patrimoine commun et précieux. Je voudrais enfin, m’en féliciter et espérer qu’avec la volonté affichée des parties prenantes, la réactivation du cadre de concertation et d’échange bipartite permettra une meilleure gestion concertée pour la sauvegarde de notre riche patrimoine de biodiversité transfrontalière, pour le bonheur de nos populations », a indiqué le responsable ivoirien.

Au cours de cet atelier, les techniciens présents vont élaborer un plan d’action concret et budgétisé qui devrait permettre une meilleure gestion des forêts transfrontalières.

De Lola, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224 620166816/666890877

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Conakry : des experts ouest-africains se penchent sur la préservation des tortues et oiseaux marins

21 décembre 2018 à 9 09 48 124812

La survie des tortues de mer et les oiseaux marins dans la zone côtière ouest-africaine préoccupe les intervenants dans le domaine. C’est dans cette dynamique que le Ministère de la Pêche, en partenariat avec le Partenariat Régional pour la Conservation de la zone Côtière et Marine en Afrique de l’Ouest (PRCM) organise un atelier hier, jeudi 20 novembre 2018, à Conakry. La rencontre est destinée à une vingtaine de cadres venus de la Gambie, de la Guinée-Bissau, du Sénégal, de la Mauritanie et de la Guinée, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pendant deux jours, les participants se pencheront sur les législations et les pratiques de pêche pour une réduction des prises accidentelles des tortues et oiseaux marins dans les Etats membres de l’espace CSRP (Commission Sous-régionale des Pêches).

Dans la faune marine, les oiseaux et les tortues de mer sont aujourd’hui très menacés. Selon nos informations, parmi les menaces qui pèsent sur ces espèces, il y a entre-autres, la capture accessoire des oiseaux de mer et des tortues marines dans les pêcheries commerciales.

Les participants à l’atelier de Conakry mettront cette formation à profit pour faire l’état des lieux et une analyse de la législation en matière de protection des oiseaux marins et des tortues marines. Ils formuleront aussi des recommandations sur l’espace de la zone économique exclusive des pays membres de la CSRP, a-t-on appris sur place.

Hadja Sanoh Camara

Dans son discours, Hadja Sanoh Camara, cheffe de cabinet au ministère de la pêche, a dit que « les échanges porteront exclusivement sur les problématiques des prises accessoires des mammifères marins et des oiseaux marins. Ces échanges qui porteront bien-sûr sur une revue de la législation nationale et des pratiques de pêche, permettront sans nul doute de combler des gaps pour une approche éco-systématique des pêches ».

Amadou Dia

Pour sa part, Amadou Dia, directeur de la pêche Hauturière et Côtière de la Mauritanie, a dit qu’il a été constaté qu’un grand nombre de navires, surtout des palangriers, qui opèrent au niveau de la sous-région et qui impactent négativement les tortues et les oiseaux dans les prises accessoires. D’où la nécessité de cette rencontre de Conakry. « Ce sont des espèces qui sont dans la plupart de nos législations, ce sont des espèces menacées et ce sont des espèces aussi dont la réglementation a vraiment statuée sur leurs cas. Dans la plupart des règlementations de la sous-région, les tortues sont interdites de pêcher. Mais, c’est des prises accidentelles, c’est lié un peu à l’engin de pêche. Maintenant, au niveau de l’atelier, on va essayer s’il y a la possibilité d’avoir des observateurs à bord des navires, pour au-moins connaître les prises accessoires. Car actuellement, les prises accessoires ne sont pas du tout connues au niveau de la sous-région», a-t-il laissé entendre.

Dr Alkhaly Doumbouya

Conscient du danger que courent les tortues de mer et oiseaux marins dans les sables de mer et les îles de Conakry, Dr Alkhaly Doumbouya, chercheur au Centre National des Sciences Halieutiques de Boussoura, a dit que son institution a organisé par le passé des formations dans les débarcadères de Conakry afin de limiter les dégâts. « Au niveau du centre, nous avons fait des formations au niveau des débarcadères de Conakry qui est le plus proche, où nous avons fait la liste. Parce qu’il y a 6 espèces marines dans les eaux du monde. Et, parmi ces six (6) espèces, cinq (5) ont été déjà identifiées en Guinée. C’est dire qu’en matière de diversité, la Guinée est riche là-dessus. Et donc, nous avons permis à certains pêcheurs d’identifier les espèces. Par exemple, la pêche artisanale, il y a des filets maillant et des filets dérivants… Et donc, les tortues, dans leur rôle de migration, peuvent rentrer là-dans accidentellement. Donc, les pêcheurs nous les ramènent, nous les identifions, nous faisons des mensurations et nous les relâchons ».

Jean Auguste Barthélémy Batieno

De son côté, Jean Auguste Barthélémy Batieno, chargé des opérations au PRCM, a dit que les attentes pour cet atelier sont nombreuses. « Nos attentes, c’est que nous sommes partie d’une étude régionale qui va faire l’état des lieux. Un certain nombre d’informations et de données ont été mobilisées. L’idée ici, c’est de faire partager ces données et les faire valider en tout cas avec les différents experts nationaux. Au stade actuel, nous allons proposer un certain nombre de mesures pertinentes et qui devraient être maintenant soumises aux décideurs pour le phénomène ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Identification des réserves foncières d’État à Kindia : l’habitat à pied d’œuvre

20 décembre 2018 à 15 03 31 123112

La direction préfectorale de l’habitat de Kindia a procédé à la pose de la première pierre des plaques des réserves foncière de l’État ce jeudi, 20 décembre 2018. C’est sur le site de Kouredara, dans la sous-préfecture de Friguiagbé, que le coup d’envoi a été donné par le préfet en compagnie des responsables préfectoraux de l’habitat et des autorités religieuses, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Très tôt ce jeudi, la direction préfectorale de l’habitat a débuté l’implantation des panneaux pour la signalisation des domaines de l’État. Cette démarche, initiée par le ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, vise à identifier les réserves foncières de l’Etat.

Pour le préfet de Kindia, Elhadj N’Fansoumane Touré, l’immatriculation de tous les domaines du ressort des réserves foncières de l’État est une bonne chose. « L’État est entrain de prendre des bonnes dispositions pour l’identification des réserves foncières. Nous les autorités préfectorales, ainsi que les responsables religieux, nous sommes tous venus accompagner l’habitat de Kindia sur le terrain pour être témoin de ce qui est entrain d’être fait aujourd’hui, dans le cadre de la préservation des domaines qui relèvent de l’État. Ceci va constituer une invite à l’endroit de toutes les autorités, à commencer par les sous-préfets, les maires, les conseillers communaux, les sages, les notables qui se réclament coutumiers. Donc, ces domaines sont à préserver dans le cadre de la construction des infrastructures sociales », a-t-il mentionné.

À en croire le directeur préfectoral de l’habitat, la sécurisation des domaines d’État doit être l’affaire de tout le monde. Selon Ibrahima Kalil Touré, « les réserves foncières de l’État, c’est comme une banque de données en matière de domaines pour l’État. L’État a l’obligation de satisfaire les besoins, que ça soit la construction des infrastructures, tout ce qui concoure à la satisfaction des biens, des besoins de la population. Présentement, nous avons à Kindia neuf cités qu’on a essayé de repartir suivant les quatre points cardinaux en tenant compte de l’évolution de la ville ».

À noter que des sanctions sont désormais envisagées par la direction préfectorale de l’habitat contre toute personne qui va occuper illégalement les domaines d’État.

De Kindia, Mamadouba Sylla pour Guineematin.com

Tél. : 623 78 43 73

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Guinée : Kimbo S.A.U décroche une concession minière à Fria

19 décembre 2018 à 14 02 17 121712

La société Kimbo S.A.U vient d’obtenir une nouvelle concession minière située dans la préfecture de Fria. La société chinoise et le gouvernement guinéen ont signé le lundi dernier, 17 décembre 2018, la convention d’exploitation de la mine de bauxite. La cérémonie qui s’est déroulée à Conakry, a connu la présence de des autorités et des leaders religieux de la ville de Fria, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Souleymane Bangoura

Dans son discours de circonstance, Souleymane Bangoura, ancien sociétaire du club de football, Hafia 77 et porteur du projet, a indiqué qu’il a passé 10 ans de souffrance pour la réussite dudit projet. « J’ai tout vendu, tout perdu à cause de ce projet. Aujourd’hui, Dieu merci il voit le jour. Je souhaite voir la pose de la première pierre au plus tard le 31 février 2019 », a-t-il dit.

Mme Zhia Zibo

Abondant dans le même sens, madame Zhia Zibo, responsable de la société minière Kimbo S.A.U, est revenue sur le soutien des autorités guinéennes pour la réussite du projet. « Merci au gouvernement guinéen pour son soutien à notre projet. On va avoir la concession dans un délai très court. Je suis sûr que ce projet va amener beaucoup de travail pour Fria et il va améliorer les conditions de vie des communautés de cette préfecture », a-t-elle souligné, tout en se félicitant de la présence des autorités de Fria ainsi que les chefs religieux pour soutenir le projet.

Mme Gnalen Condé

Au nom des populations de Fria, madame le préfet, Gnalen Condé, a aussi remercié les autorités guinéennes et les partenaires chinois qui, dit-elle, continuent sans cesse à soutenir les populations de sa préfecture. Elle a ensuite promis qu’en retour, les populations de Fria s’emploieront pour la réussite du projet.

Ismaël Dioubaté

Pour sa part, le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, a estimé que c’est le parc minier guinéen qui s’agrandit au profit des populations et surtout par la volonté du chef de l’Etat de passer de « l’illusion minière à la réalité minière ». En sa qualité de ministre du Budget, Ismaël Dioubaté a rassuré que les négociations ont été correctement menées. « Ce projet minier, dans sa mise en application, permettra de créer de l’emploi qui va générer des revenus qui soutiendront à leur tour la croissance de l’économie guinéenne », a expliqué le ministre du budget.

Ainsi donc, Ismaël Dioubaté compte sur les chefs religieux de Fria pour soutenir le projet, notamment dans la sensibilisation des populations. « Vous les sages, vous devez vous battre pour maîtriser cette jeunesse qui mérite d’être briefée chaque fois », a suggéré le ministre du budget.

Abdoulaye Magassouba

A son tour, le ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, a qualifié le projet d’ « emblématique » de la politique minière menée par le chef de l’Etat depuis 2011. Une politique basée, selon lui, sur l’implication des guinéens dans la gestion de nos mines. « Ce projet est porté depuis de longues années par un de nos compatriotes. Cela est le signe, la preuve que l’implication des guinéens dans le secteur des mines est devenue une réalité ».

Dans les détails, Abdoulaye Magassouba a expliqué que la convention qui vient d’être signée, inclut la réalisation d’infrastructures ferroviaires à multi-usage. A en croire le ministre, en plus du transport des produits miniers, le chemin de fer qui sera construit servira aussi comme moyen de transport des produits agricoles. En plus de ces deux aspects, le ministre a ajouté la transformation locale des produits miniers.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, le projet aura un impact environnemental limité, largement contenu dans le périmètre de la mine, le corridor ferroviaire et le port. Le transbordeur en mer aura peu ou pas d’impacts sur l’environnement. Kimbo assurera l’excellence en matière de pratiques environnementales et se conformera à tous les traités et conventions guinéens et internationaux pertinents, ainsi qu’aux politiques et normes de la Société financière internationale (SFI) et de la Banque mondiale.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Climat : la COP 24 s’achève avec « de bonnes nouvelles » pour les pays en développement

17 décembre 2018 à 8 08 52 125212

La conférence mondiale sur le climat a pris fin ce 15 décembre tard dans la nuit, soit plus de 24 heures que prévue. Après 2 semaines d’intenses et houleux travaux, l’accord de katowice augure de bonnes auspices pour les pays en développement notamment l’Afrique, avec la mise à disposition de 10 milliards de dollars annuels pour l’alimentation du fonds vert pour le climat en faveur de l’adaptation.

Cependant il ne mentionne pas la compensation des pertes et dommages subis par ces pays à faible revenus, alors qu’ils subissent de plein fouet les effets du réchauffement climatique. C’est un ouf de soulagement pour l’Afrique cet accord, estiment maints observateurs.

Il aura donc fallu plus de 24 heures supplémentaires pour que le désormais accord de Katowissé, puisse être validé, ce, après plusieurs reports en plénière.

Pour son contenu, Alpha Oumar Kaloga membre du groupe des Négociateurs du Groupe Africain, affirme que les règlements d’applications de l’Accord de Paris adoptés constituent une base solide pour la mise en œuvre mondiale de l’Accord de Paris sur le climat.

Il faut dire qu’il prévoit, le document de katowissé dès 2020, la mise en œuvre des outils de l’Accord de Paris. Un accord qui prévoit, faut-il le rappeler la mise en branle des actions urgentes face à l’avancée des effets du réchauffement climatique.

Mais, poursuit-il, il est indispensable que tous les États fassent preuve d’une plus grande volonté politique pour la mise en œuvre rapide du dit Accord, et c’est là, toute la question.

Les décisions relatives au financement du climat ont jeté les bases pour que les pays en développement réduisent leurs émissions plus rapidement et, parallèlement, puissent s’adapter aux impacts inévitables du changement climatique. « Les règles relatives aux rapports sur les financements climatologiques planifiés et versés renforcent la sécurité de la planification pour les pays en développement. « On doit être vigilant pour assurer des pratiques sérieuses pour distinguer clairement les subventions des prêts dans les rapports. Il est absurde de compter les crédits avec leur total autant que les subventions; cela devra être réglé dans quelques années » ; préviennent les auteurs de l’accord.

Toutefois, l’un des succès de cette COP 24 de Pologne, est que l’avenir du fonds d’ajustement, qui faisait auparavant partie du protocole de Kyoto expirant, est désormais également garanti par l’Accord de Paris. « Les règles et les institutions en matière de financement climatique ont en outre été renforcées, mais il faut maintenant plus d’argent.

Un autre point essentiel, du document, c’est l’annonce de doubler les contributions du Fonds vert pour le climat. Les conclusions prévoient sur ce point, le déblocage annuel de 10 milliards de dollars annuel pour alimenter le fonds vert climat en faveur de l’adaptation dans les pays en développement comme l’Afrique.

Pour ce qui est des émissions de CO2, la COP 24 appelle aussi à de meilleurs objectifs climatiques en terme de réduction des émissions des gaz à effet serre, pour tous les pays d’ici 2020. A propos, d’ailleurs le calendrier des vérifications régulières de ces émissions et des finances à partir de 2023 est également précisé.

Un fait important à ajouter, c’est le fait que l’Allemagne et la Norvège aient soumis leurs candidatures, et les autres pays riches doivent doubler leurs contributions dès l’année prochaine, souligne l’accord.

Toutefois, la déception se situe notamment au niveau des pertes, dommages et intérêts subis par ces Etats à revenu faible.

La question qui se pose maintenant est de savoir comment tout cela sera effectif, quand on sait les nombreux engagements des pays développés, qui ne sont pas toujours tenus.

Rendez-vous est pris pour novembre 2019 au Chili, pour faire le point de l’évolution des engagements à la COP 25.

Idiatou CAMARA Katowice en Pologne pour guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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COP 24 sur le climat : bilan à mi-parcours de la participation guinéenne

12 décembre 2018 à 18 06 36 123612

La Pologne accueille depuis le 02 décembre dernier la 24ème conférence des Nations Unies sur le changement climatique.

Près de 200 pays sont représentés à ce plus grand rendez-vous mondial dédié au climat depuis le « sommet de la terre » en 1992 à Rio de Janeiro au Brésil. Cette année comme pour les précédentes, la Guinée prend part à la rencontre.

Mais quelles sont les contributions et quelles sont les perspectives de cette participation? Les réponses du Directeur National de l’Environnement M.Abou CISSE dans cet entretien.

L’épineuse question du financement et le « relâchement » que certains estiment face à la lenteur des décisions, sont aussi abordés dans cette interview réalisée à Katowice par Idiatou CAMARA.

M le Directeur National de l’Environnement quelle est la contribution de la Guinée à cette COP 24 de Katowice ?

Quelle est la participation Guinéenne à cette rencontre mondiale ?

Je dois dire d’abord que la Guinée est membre de la convention cadre des nations unies sur les changements climatiques.

Donc, il y’a la pré COP, qui fait le bilan de la précédente COP. Il s’agit pour les pays les moins avancés et le groupe des 77 d’harmoniser les positions avant les négociations de haut niveau.

Objectifs, tout d’abord adopter et finaliser le travail de l’accord de paris, ensuite le dialogue de talonnement avec les Ministres. Il faut à ce niveau se poser 3 questions, d’où venons nous, ou en sommes-nous et ou allons-nous, parlant du climat bien entendu. Pour ce qui concerne la Guinée dans le passé nous avons signé par exemple signé et ratifié l’accord de paris, le protocole de kyoto. Pour le présent, c’est faire la situation sur els INDC, les contributions nationales de lutte. En dernier ressort, c’est le bilan justement de ces contributions. Il existe des projets de l’Etat Guinéen en collaboration avec des partenaires comme le PNUD. Le Ministre de l’Environnement M. Oye GUILAVOGUI a rencontré d’autres partenaires comme la BAD, la Banque Africaine de Développement, nous avons soumis quatre projets dans le cadre de l’adaptation et de l’atténuation, elle a promis de venir en Guinée dès début 2019, pour voir sur le terrain ce qui peut etre fait.

Quelles sont les résultats à ramener en Guinée ?

Déjà le fait de participer à la rencontre en nombre, nous avons une cinquantaine de participants. Ensuite, des projets de reboisement de centaines d’hectares, bref, des discussions sont engagées et vont se poursuivre nous espérons pour une meilleure stratégie de lutte contre le réchauffement climatique qui se poursuit avec les dégats que chacun vit dans son quotidien.

Beaucoup parlent de relâchement, de découragement à cause de la faiblesse de la mobilisation des ressources attendues pour cette lutte, si on vous posait la question à savoir comment évoluent les choses que diriez-vous ?

Non je ne suis pas d’accord avec ces avis, c’est vrai qu’on entend depuis qu’on est ici à Katowice. Vous savez, souvent on pense que le fait que, comparer aux COP de Paris, de Bonn ou de Marrakech les chefs d’Etats ne sont pas fortement mobilisés, c’est vrai, mais ils sont représentés. Il ne faut pas penser que si les Présidents ne sont pas là rien ne peut bouger, ce qui n’est pas vrai, parce que les techniciens sont présents et c’est ce qui dit compter. Maintenant sur la question du financement on peut se poser des questions. Sur les 100 milliards de dollars annoncés, on n’est loin d’atteindre 10 milliards à ce jour, ce qui doit nous interpeller.

Alors justement parlant des financements, que doit faire l’Afrique étant l’un des continents les plus touchés par les effets du réchauffement climatique et pauvre aussi ?

C’est une vraie question. Comme chacun le pense, c’est également mon cas, il faut compter sur ses propres efforts, c’est indéniable. On doit arrêter de compter seulement sur les financements étrangers. Pour faire face à la situation qui se dégrade progressivement, je crois qu’on doit penser à des stratégies de mobilisations internes pour l’adaptation et l’atténuation.

D’abord, la GIRE la gestion intégrée des ressources en eau doit être prise en compte à cause des effets sur la ressource en eau que nous vivons tant en milieu urbain que rural. Cela implique la réhabilitation des bassins versants, la participation des femmes, la construction des infrastructures hydro-énergétiques, le développement de l’agriculture intelligente.

Il y’a ensuite la réhabilitation des zones dégradées, l’accès et l’efficacité énergétique à travers la promotion des énergies renouvelables propres et la collaboration avec les partenaires pour le financement qui est la véritable difficulté.

A l’intérieur des Etats, il y’a les INDC qui sont les stratégies en ce qui concerne les projets d’adaptation et l’atténuation, il faut les développer et s’engager ensemble pour lutter contre le réchauffement climatique qui avance sans attendre.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Paysages : la journée mondiale des montagnes célébrée ce 11 décembre

11 décembre 2018 à 16 04 30 123012

Depuis 2003, le 11 décembre de chaque année est dédiée aux montagnes par l’Assemblée Générale des Nations Unies. Une manière pour l’institution onusienne d’attirer l’attention sur la nécessité de protéger ces ressources naturelles de plus en plus en danger comme c’est le cas dans les pays en développement.

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Climat : les ministres africains de l’Environnement veulent agir sans attendre

10 décembre 2018 à 10 10 04 120412

La conférence des parties sur le changement climatique se poursuit à Katowice en Pologne. Ce dimanche les Ministres du continent se sont retrouvés pour parler des défis et surtout des actions d’urgence à engager pour faire face au changement climatique qui menace l’Afrique, plus que les autres continents à cause des effets qu’elle subit et de la faiblesse de la mobilisation des ressources pour la lutte justement.

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