Alors que l’opposition républicaine entend manifester demain mardi, 23 octobre 2018, à Conakry, les femmes de cette branche de l’opposition guinéenne menacent aussi de battre le pavé pour se faire entendre.

Les femmes de l’opposition annoncent des manifestations de rue très prochaines pour exiger la justice sur les nombreux meurtres de jeunes enregistrés à l’occasion des manifestations de l’opposition à Conakry. Elles l’ont fait savoir à travers une déclaration publiée ce lundi, 22 octobre au QG de l’UFDG, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est madame Bah Maïmouna Diallo, vice-présidente du comité national des femmes de l’UFDG qui a lu la déclaration devant les médias, en présence de ses collègues de l’UFDG, du BL, de l’UDG, du FND, du parti GRUP, etc.

Faisant allusion à la situation sociopolitique actuelle de la Guinée, les femmes de l’opposition disent avoir fait le constat inquiétant d’une situation marquée par des morts d’hommes, des destructions de biens matériels, de propriétés individuelles et collectives, de mutilations, d’arrestations arbitraires suivies de restrictions des libertés, etc.

Par rapport à la crise qui secoue le système éducatif depuis le début du mois d’octobre, les opposantes se disent indignées et demandent au gouvernement d’ouvrir le dialogue avec le syndicat pour que les enfants retrouvent le chemin de l’école.

Par ailleurs, elles rappellent que leur mémorandum adressé au ministre de la justice qui réclamait des enquêtes sérieuses sur les multiples assassinats de jeunes lors des manifestations politiques n’a jamais eu de suite favorable. « A ce jour aucune action du gouvernement allant dans le sens de nos revendications n’a été portée à notre connaissance. Ce qui indique, de manière claire, que l’impunité est encore garantie aux auteurs de ces graves violations des droits humains », ont-elles déploré.

Selon madame Bah, les femmes de l’opposition ne trouvent d’ailleurs « pas étonnant » que les crimes et les violences continuent dans notre pays, faisant allusion aux meurtres enregistrés récemment à Mandiana (un mort), à Conakry (2 morts) et à Kindia (un mort). « La comptabilité macabre est en croissance avec 98 de nos compatriotes exécutés froidement par nos forces de défense et de sécurité », a-t-elle dit, déplorant la « banalisation » de ces tueries par le ministre de la sécurité.

C’est pourquoi, madame Bah Maïmouna Diallo et ses collègues femmes de l’opposition, exigent encore une fois que des enquêtes soient menées afin que justice soit rendue pour toutes les victimes de ces exactions. Elles annoncent d’ailleurs sans donner de date, la reprise de leurs manifestations de rue dans les prochains jours pour contraindre les autorités à satisfaire leurs revendications.

Alpha Assia Baldé pour Guinematin.com

Tél : 622 68 00 41

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