Réouverture partielle des lieux de culte : « cette décision n’est pas satisfaisante », dit un imam

Comme annoncé précédemment, les autorités guinéennes ont décidé d’alléger l’état d’urgence sanitaire en autorisant la réouverture partielle des lieux de culte dans les zones où ils sont encore fermés. Selon un communiqué publié hier, vendredi 28 août 2020, les mosquées et les églises seront ouvertes à partir du 4 septembre prochain à Conakry et dans les autres localités de l’intérieur où leur fermeture reste en vigueur.

Mais il ne s’agit pour l’heure que d’une réouverture partielle, parce que seules les prières de vendredi sont autorisées dans les mosquées et celles de dimanche dans les églises. Interrogés sur le sujet par Guineematin.com, certains leaders religieux musulmans ont exprimé leur joie de pouvoir reprendre les prières hebdomadaires dans les mosquées, mais ils jugent cette décision insuffisante.

Elhadj Naby Camara, imam ratib de Sanoyah

C’est le cas du premier imam de la mosquée de Sanoyah Km 36, dans la préfecture de Coyah. Elhadj Naby Camara souhaite que les autorités aillent plus loin en autorisant la réouverture totale et définitive des mosquées. « Aujourd’hui, nous, nous voulons plutôt la réouverture définitive des mosquées. Parce que nous voyons aujourd’hui des événements de tout genre, regroupant beaucoup de personnes, qui se tiennent. Donc on ne peut plus dire que c’est à cause de la maladie que les mosquées sont fermées.

Les autorités doivent permettre aux fidèles musulmans aussi de se réunir pour faire les cinq prières journalières dans les mosquées. Prier les vendredis seulement dans les mosquées n’est pas satisfaisant. Notre souhait aujourd’hui, c’est que l’Etat autorise la réouverture totale des mosquées parce que c’est lui seul qui le pouvoir de prendre une telle décision. Si le gouvernement, à travers le secrétariat général des affaires religieuses, pourrait nous aider dans ce sens, ce serait mieux », a dit ce leader religieux.

imam Mohamed Keïta de la mosquée Souleymane Kanté de Sanoyah Plateau

Abondant dans le même sens, l’imam Mohamed Keïta de la mosquée Souleymane Kanté de Sanoyah Plateau, se dit content mais pas entièrement satisfait de cette décision. « Je suis content de cette décision, et tous les fidèles musulmans devraient l’être aussi. C’est le Tout-Puissant Allah qui a permis à nos autorités de prendre une telle décision. Nous l’implorons aussi afin qu’il nous débarrasse de cette maladie. Parce qu’aujourd’hui, nous sommes contents certes, mais pas entièrement satisfaits.

Nous aurions voulu une réouverture totale et non partielle des mosquées. Mais, nous suivons les instructions de nos autorités comme Dieu lui-même nous le demande. Elhadj Aly Jamal Bangoura (le secrétaire général des affaires religieuses), c’est quelqu’un en qui on a confiance. Donc qu’il essaye de voir avec le gouvernement comment faire en sorte que les mosquées soient totalement ouvertes », a plaidé l’imam Keïta.

Les lieux de culte ont été fermés depuis le 26 mars 2020 sur toute l’étendue du territoire guinéen. Ils ont été rouverts trois mois plus tard dans la plupart des préfectures du pays, mais restent encore fermés dans le Grand Conakry et dans certaines villes de l’intérieur, où sévit la pandémie du coronavirus.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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