Quotidien national Horoya : le DG, Ibrahima Koné s’engage à apporter des changements

Le quotidien national Horoya, créé après l’accession de la Guinée à l’indépendance en 1958 sous le nom Liberté, est aujourd’hui dirigé par Ibrahima Koné. L’ancien DGA de ce journal papier, qui a fait les beaux jours du régime de Sékou Touré, y a été nommé il y a de cela 3 mois.

Dans un entretien accordé à deux reporters de Guineematin.com, Ibrahima Koné, Directeur général de Horoya, s’engage à y apporter des changements positifs, en s’adaptant aux nouvelles réalités du terrain.

Nous vous proposons ci-dessous l’intégralité de notre entretien.

Guineematin.com : vous avez bénéficié d’un décret du Colonel Doumbouya vous nommant au poste de Directeur général du journal Horoya. Quel est l’état des lieux que vous avez pu faire au sein de cet organe de presse de service public et qu’avez-vous fait ?

Ibrahima Koné : le constat est bon, puisque vous savez que le journal Horoya, qui est un journal quotidien national, est l’un des vieux journaux en papiers en Guinée qui a fait son chemin. Au-delà de ça, on a été vandalisé, on est en train de reconstruire. Aujourd’hui, on est en train de monter, on est en train de produire et on commence à paraître. Nous commençons à nous préparer pour être plus proches des populations, c’est-à-dire faire la digitalisation du journal papier et aujourd’hui on a la page web, un site internet www.journalhoroya.net, on a le journal en version PDF accessible à tout le monde. Tous les abonnés peuvent recevoir le journal Horoya en version PDF. On envisage un programme de formation des journalistes, les doter des moyens qu’il faut, mettre à leur disposition les moyens matériels nécessaires, c’est-à-dire les équiper, avoir les moyens qu’il faut pour être dans les conditions idoines pour faire un travail exaltant. Au-delà de ça, c’est d’apporter toutes informations aux populations guinéennes. Apporter les informations sur toutes les formes et sur tous les plans. Que chacun soit suffisamment informé par le canal de son choix. Que ça soit par le journal, le site, donner l’information partout où le guinéen se trouve.

Il y a un partenariat public-privé avec les médias privés, notamment avec le site d’informations Guineematin.com. Pourquoi avez-vous pris cette initiative ?

C’est pour aller de l’avant, toucher le maximum de personnes. Si je prends l’exemple sur Guineematin.com qui touche plus de 3 000 000 de personnes par jour, pour moi c’est appréciable. Et nous souhaitons aller dans ce sens et que demain que le journal Horoya touche 4 000 000 de guinéens. Que les guinéens soient suffisamment informés de ce que le gouvernement fait, de ce que d’autres guinéens font pour le bien-être du peuple, pour que nos textes soient bien vulgarisés, pour qu’il y ait plus de compréhension dans notre pays.

Le journal Horoya est un organe d’informations de service public qui, en principe, doit couvrir l’ensemble du territoire national. Disposez-vous aujourd’hui d’un personnel suffisant pour couvrir l’ensemble du territoire national ?

C’est dans la même que nous sommes pour que cela soit effectif. Que nous couvrons dans un avenir très proche l’ensemble du pays. Que le journal qui paraît aujourd’hui à Conakry soit lu à N’Zérékoré et à Yomou le même jour où le lendemain. Voilà des objectifs que l’on s’est fixé. Mais au-delà de ça, il y a le PDF du journal Horoya qui paraît aujourd’hui qui est lu un peu partout en Guinée et ailleurs en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Burkina Faso et partout dans le monde. Ce sont des outils que nous mettons en place pour le bien-être de tous.

Au-delà des courriers et rapports que vous remontez à la hiérarchie, qu’avez-vous à dire au gouvernement pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des employés du journal Horoya ?

Je vous ai tantôt dit qu’on a besoin de travailler dans bonnes conditions et pour cela il faut des moyens matériels et financiers. Des moyens matériels tels que des appareils photographiques, des ordinateurs, des dictaphones, bref les équipements nécessaires et des engins roulant pour permettre aux journalistes de se rendre à tous les endroits à la recherche de l’information, pour pouvoir aller sur le terrain faire des reportages sur les actions du gouvernement en Guinée. Aujourd’hui, il y a tout un ensemble d’actions qui sont engagées au journal Horoya. Nos locaux sont actuellement en cours de rénovation. Après ça, ils doivent être équipés notamment en mobiliers et en supports bureautiques. Et puis nous avons aussi un projet d’installation d’une imprimerie. Alors, si tout cela arrive à se réaliser, le journal sera le porte flambeau, porteur des tricolores guinéens et il pourra nous représenter partout à travers le monde.

Quelles sont les rubriques que vous proposez à vos lecteurs et téléspectateurs ?

Nous avons plusieurs rubriques que nous leur proposons telles que l’Economie, la Santé, l’Education, les Faits de société, les Pratiques d’humour, les jeux cachés et aujourd’hui le journal Horoya est en train de s’implanter dans tous les commissariats de police de Conakry. On va s’implanter également à l’intérieur du pays. Et au jour d’aujourd’hui, nous produisons 4 à fois par semaine. Ce qui n’était pas fréquent par le passé. Ce journal est l’un des premiers journaux de la Guinée qui a marqué la Guinée et la sous-région. Donc, il n’y a pas de raisons qu’un média d’Etat ne puisse continuer à produire, à former et informer le peuple de Guinée. Nous invitons tout le monde à acheter le journal Horoya qui est disponible en papier et sur nos différents canaux tels le site web, le PDF, la chaîne YouTube et tweeter.

Propos recueillis par Mamadou Laafa Sow et Ibrahima Bah pour Guineematin.com

Tél : 622919225

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