Guinée : la CEDEAO exige au CNRD de dialoguer « immédiatement et sans exception » avec les partis politiques et la société civile

Les militaires qui ont renversé le président Alpha Condé le 5 septembre 2021 pour s’emparer du pouvoir sont aujourd’hui sous la pression des dirigeants de la sous-région. À l’occasion de leur 62e Sommet ordinaire de ce dimanche, 4 décembre 2022, à Abuja (Nigeria), les chefs d’État de la CEDEAO ont annoncé leur décision de créer une force régionale contre le jihadisme et les coups d’Etat.

Justement, parlant des renversements des pouvoirs civils par des militaires (comme en Guinée, au Burkina Faso et au Mali), les dirigeants Ouest-africains réclament un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Concernant la Guinée, ils exigent aux militaires de dialoguer « immédiatement » et « sans exception » avec toutes les parties. 

Dr Omar Alieu Touray, président de la Commission de la CEDEAO

Interrogé sur le boycott du dialogue par les acteurs politiques et sociaux les plus représentatifs du pays, le diplomate gambien et président de la Commission de la CEDEAO, Oumar Alieu Touray, a été clair : « Si ce dialogue n’est pas possible en Guinée même, la junte doit examiner la possibilité qu’il ait lieu dans un autre pays de la Cédéao ». C’est dire que sans des partis comme le FNDC, RPG arc-en-ciel, l’UFDG, l’UFR et Cie, le dialogue n’existe pas.

À suivre !

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