16 jours d’activisme contre les VBG : Youth committed to health and the climate sensibilise des élèves à Conakry

Dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG), l’ONG Youth committed to health and the climate (Jeunesse engagée pour la santé et le climat) s’active dans la sensibilisation de la couche juvénile. Ce jeudi, 8 décembre 2022, les responsables de cette organisation sont allés à la rencontre des élèves du lycée Sainte Marie de Dixinn pour échanger avec eux autour de questions liées aux droits des femmes, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Aïssatou Baldé, présidente de l’ONG Youth committed to health and the climate (YHC)

Selon Mme Aïssatou Baldé, la présidente de l’ONG Youth committed to health and the climate (YHC), l’objectif de cette activité est d’expliquer à ces jeunes les voies et moyens à utiliser pour dénoncer les violences basées sur le genre. « Nous avons entamé cette campagne il y a quelques jours. C’est à l’occasion des 16 jours d’activisme pour les violences basées sur le genre qui ont commencé le 25 novembre et qui doivent finir ce 10 décembre 2022. Nous sommes venus parler des violences basées sur le genre avec les jeunes du lycée Sainte Marie de Dixinn.

C’est toujours une occasion pour nous, une bonne opportunité de pouvoir échanger et de rappeler à ces jeunes garçons et filles qu’il y a des moyens aujourd’hui à disposition pour les accompagner, si elles sont victimes ou si quelqu’un dans leur entourage ou leur proche était victime. Et c’est une occasion pour nous de leur faire comprendre qu’il y a des répressions lorsque quelqu’un commet ces actes-là sur n’importe quelle autre personne. Pour nous, c’était un grand plaisir et c’était une très grande opportunité », a-t-elle expliqué.

Pour donner le courage aux jeunes filles de briser le silence quand elles sont victimes de violences, YHC a fait appel à un juriste pour échanger avec elles. Namory Fofana, Professeur d’université, s’est appuyé sur les articles du Code pénal et du Code de procédure pénale pour les inviter à porter plainte contre les auteurs de toutes sortes de violences basées sur le genre.

Namory Fofana, juriste-conférencier sur les VBG

« Dans le cadre de cette communication, l’objectif était de présenter les principales incriminations, c’est-à-dire les principales infractions, dont le viol, l’excision, le mariage forcé, le mariage précoce, les coups et blessures volontaires, l’attentat à la pudeur. On a parlé de ces infractions pour leur dire que ces comportements sont réprimés dans la législation pénale. Ça, c’était la première étape de notre communication.

Dans la deuxième partie, nous leur avons dit ce qu’une personne peut faire si elle est victime d’un tel agissement. Donc, on leur a dit comment formuler la plainte, à qui on adresse la plainte, et quels peuvent être les apports des ONG de défense des droits de femmes dans ces luttes-là. Puisque l’article 156 du Code de procédure pénale permet à une association qui s’est constituée depuis plus de cinq ans et qui a prévu dans ses statuts la répression de telles infractions, de se constituer partie civile s’il y’a de telles infractions commises ».

Présent à cette cérémonie, le proviseur du lycée Sainte Marie de Dixinn a salué l’initiative de l’ONG Youth committed to health and the climate de venir échanger avec les élèves de son école. Selon Étienne Keïta, ce genre de sensibilisation intéresse à plus d’un titre les jeunes, surtout en milieu scolaire.

Étienne Keïta, proviseur du lycée Sainte Marie de Dixinn

« Il y a un sentiment de satisfaction d’avoir été choisi comme établissement, c’est une action salutaire. Je pense que c’est une action de sensibilisation qui mérite d’être faite en milieu scolaire, notamment avec les lycéens qui sont dans une phase où ils se posent beaucoup de questions pour vivre ce genre de violences basées sur le genre un peu au quotidien. Donc, ça les intéresse au premier chef. Je pense que c’est une bonne chose d’avoir organisé une telle chose, d’avoir eu cette initiative pour les sensibiliser sur ce genre de choses », s’est-il réjoui.

A noter que le lycée Sainte Marie de Dixinn n’est pas le premier établissement scolaire à recevoir l’équipe Youth committed to health and the climate (YHC). Depuis le 25 novembre dernier, l’ONG sillonne les écoles de Conakry pour sensibiliser les jeunes élèves dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.

Ansou Baïlo Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 56 11 82

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