Lutte contre la violence et promotion de l’Etat de droit : ce que comptent faire la PNJDD et ses partenaires

18 août 2021 à 13 01 58 08588

Pourquoi la PNJDD a été mise en place ? Quels sont ces domaines d’intervention ? Ce sont entre autres les questions auxquelles les responsables de la Plateforme nationale des jeunes leaders pour la démocratie et le développement (PNJDD) ont répondu au cours d’une conférence animée ce mardi, 17 août 2021. Cette rencontre avec les professionnels des médias consistait à présenter ce réseau qui a été mis en place il y a quelques mois, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est dans le cadre de l’extension de la PJDD (Plateforme des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement), grâce à l’appui technique et financier de la DSV-BI, que la Plateforme nationale des jeunes leaders pour la démocratie et le développement (PNJDD) a été mise en place. Un réseau national d’acteurs de la promotion de la lutte non violente, qui regroupe les PJDD des 7 régions administratives du pays, plus la zone spéciale de Conakry et la préfecture de Dubréka.

Houda sow, président de la PNJDD

Selon son président, Houda Sow, cette plateforme « se veut à la fois la locomotive de la démocratie, de la lutte non-violente et de la promotion de la paix en République de Guinée. En faisant une rétrospection de la situation du départ, c’est-à-dire avant le projet « La baïonnette intelligente » et avec l’appui technique et financier du WFD à travers son programme DSV-BI, nous trouvons une nette amélioration et un progrès à saluer.

Loin de se réjouir de ces quelques acquis, l’objectif est loin d’être atteint de façon générale. De toute évidence, la PNJDD et l’ensemble de ses structures réitèrent leur engagement et leur détermination à : promouvoir l’Etat de droit ; promouvoir la lutte non-violente ; promouvoir le respect des droits de l’homme ; lutter contre la violence sous toutes ses formes ; combattre l’injustice, l’arbitraire et l’ethno-stratégie », a indiqué le président de la PNJDD.

Pour l’atteinte de ces objectifs, la Plateforme nationale des jeunes leaders pour la démocratie et le développement appelle l’ensemble des acteurs concernés à jouer leur partition. « Nous exhortons le gouvernement guinéen à œuvrer pour le strict respect des droits de l’homme et à l’instauration d’un véritable Etat de droit à l’effet de faire de la Guinée un havre de paix et d’unité nationale ;

Aux forces de défense et de sécurité (FDS), d’agir toujours dans le strict respect des règles et principes qui régissent les opérations de maintien d’ordre ;

Aux partis politiques, de participer activement à la sensibilisation et à l’éducation de leurs militants et sympathisants au respect des règles et des principes démocratiques ;

Aux organisations de la société civile, à beaucoup de synergie d’action et d’unité pour mieux accomplir son rôle d’interface entre les gouvernants et les gouvernés », a lancé Houda Sow, président de la PNJDD.

Dans son combat contre la violence et la promotion de l’Etat de droit en Guinée, la PNJDD est appuyée par le programme Démocratie sans violence-la Baïonnette intelligente (DSV-BI), qui collabore depuis 2013 avec la PJDD. Mamadou Kaly Diallo, responsable du programme DSV-BI du bureau Conakry, se félicite de l’extension de ce réseau au niveau de tout le pays. Il se dit convaincu qu’avec la détermination de la PJDD et de la PNJDD, le pari de la non-violence et l’Etat de droit sera gagné en Guinée.

Mamadou Kaly Diallo, responsable du programme DSV-BI du bureau Conakry

« Voilà aujourd’hui, de cette plateforme que nous avions au départ, avec 35 leaders de l’axe, nous sommes sur l’ensemble du territoire de la Guinée. Et ce sont des jeunes très engagés, très motivés et que nous avons réussi quand même à initier à travers les stratégies utilisées par Mahatma Gandhi, Nelson Mandela, Martin Luther King, Stéphane Hessel, Dalaï-lama, dans leur combat pour la conquête de la liberté, des droits civiques et du respect des droits de l’homme, que nous sommes en train de divulguer et promouvoir.

Et nous sommes très heureux qu’eux-mêmes ils intègrent ces valeurs-là. L’élément qui pourrait l’illustrer, c’est la bonne collaboration qui existe aujourd’hui entre certains de ces leaders et les forces de défense et de sécurité, particulièrement les forces de l’ordre lors des opérations de maintien d’ordre. Alors, nous gardons l’espoir que même quand nous allons nous retirer, parce que nous sommes un programme, nous laisserons à la Guinée deux réseaux très solides », a dit M. Diallo.

A noter que la PNJDD compte trois organes : un conseil d’administration composé de 9 membres, un bureau exécutif de 11 membres et un commissariat au compte de 5 membres.

Mariame Diallo pour Guineematin.com

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Mouvement de colère à Siguiri : des jeunes empêchent le travail à la société aurifère GGE

1 juillet 2021 à 15 03 45 07457

C’est un sentiment de frustration et de colère que les jeunes des districts de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro sont sortis exprimer ce jeudi, 1er juillet 2021, dans la commune urbaine de Siguiri. Ces jeunes ont barricadé la route, brûlé des pneus et empêché les travailleurs de la GGE (Guinean Gold Exploration) d’accéder au site de ladite société. Et, pour cause, ces jeunes exigent leur recrutement au sein de cette société aurifère.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, la société GGE a récemment formé plusieurs jeunes des districts de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro dans la conduite des engins, notamment les poids lourds. Et, les bénéficiaires de cette formation devaient être employés par ladite société, selon la convention qui avait été établie entre la GGE et les communautés de ces trois districts. Malheureusement, au terme cette formation, la société ne s’est pas acquitter de ses engagements. Et pire, elle a lancé un concourt de recrutement de chauffeurs, tout en ignorant les jeunes qu’elle a formé à ce métier. D’où aujourd’hui la colère des jeunes de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro. Ils sont sortis ce jeudi depuis 6 heures pour protester et ériger des barricades pour empêcher l’accès au site de la société.

« Il y a 6 mois de cela que la société a recruté des jeunes de la communauté pour les former dans la conduite des engins. Mais, avant de les former, la direction avait convenu avec la communauté qu’elle va les former pendant 6 mois. Et, après cette formation qu’ils (les jeunes) seront engagés par la société. Maintenant voilà,  après les 6 mois de formation, la société a besoin de chauffeurs, au-lieu de recruter nous les jeunes formés,  elle nous laisse pour organiser un test. Et, pendant notre formation cela n’a pas été dit. C’est pourquoi nous sommes sortis pour les empêcher de travailler », a indiqué Soryba Diawara, un des manifestants.

Les jeunes manifestants sont encore (12heures30’) dans la rue. Et, pour l’heure, aucune intervention des forces de l’ordre n’a été enregistrée sur place.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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INTEGRA : LA GESTION ET LA VALORISATION AGRICOLE, UNE ALTERNATIVE A LA MIGRATION IRRÉGULIÈRE DES JEUNES GUINÉENS

28 juin 2021 à 15 03 05 06056

Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement guinéen, poursuit ses ateliers de formation sur la chaîne de valeur agricole dans les régions administratives guinéennes. Après avoir formé 587 jeunes dans les régions de N’zérékoré, Kankan Faranah, et Labé, Mamou héberge à son tour les ateliers GRAINE (gestion et renforcement agricole pour l’indépendance économique) du 14 juin au 02 juillet 2021.

Mis en œuvre par le Centre du Commerce International (ITC), les ateliers de formation GRAINE ont pour principal but de transmettre un ensemble de compétences pratiques en matière de valorisation et de gestion de la chaine agricole. Tenus respectivement dans les préfectures de Mamou, Pita et Dalaba, ces ateliers ont ciblé 90 nouveaux apprenants.

En élaborant une offre de formation adaptée aux besoins et à la demande des acteurs du développement agricole et rural, INTEGRA concentre ses efforts sur une filière porteuse d’emploi dans un secteur durable, offrant le plus de possibilités d’embauches ou d’entrepreneuriat.

Cette formation s’adresse donc prioritairement aux jeunes des régions guinéennes rurales pour leur permettre de monter en compétences dans les domaines suivants :

•          Développement personnel et de l’entrepreneuriat,

•          Apprentissage sur les techniques de transformation des produits agro-alimentaires, la tomate en purée de tomate

•          Qualité des produits,

•          Emballage et conditionnement des produits agroalimentaires

•          Accès au financement.

« Pour être autonome et subvenir à nos besoins sur place, nous avons besoin d’être professionnellement prêts. Cette formation en transformation de tomate en purée est un moyen de s’en sortir ici en Guinée si on la met en pratique, je me sens à la hauteur » explique Sira BAYO, bénéficiaire de l’atelier à Mamou. 

Ainsi, les bénéficiaires maitrisent les techniques de transformation des produits agro-alimentaires en tenant compte des réalités de la Guinée. Ces jeunes ont acquis des techniques de conditionnement efficaces permettant une meilleure conservation de la production pour l’entreposage et/ou le transport ainsi que l’amélioration de l’aspect du produit lors de sa commercialisation.

« Il n’y a pas de miracle pour réussir, faut se mettre à la tâche. Je répliquerai cette formation auprès des autres groupements et unions pour leur permettre d’améliorer la façon de travailler afin d’employer plus de jeunes » promet Mamadou Mouctar Diallo, participant à Dalaba.

Cette activité est réalisée en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture et s’aligne sur les priorités du Plan National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIA-SA) du Ministère.

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Initié conjointement par le Gouvernement guinéen et l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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Dixinn : 50 jeunes formés par l’ASPUN sur la citoyenneté et l’entrepreneuriat

26 juin 2021 à 18 06 03 06036

L’association pour la solidarité, la paix et l’unité nationale (ASPUN) a organisé ce samedi, 26 juin 2021, une session de formation à l’intention de 50 jeunes de la commune de Dixinn. Venus de 20 quartiers de cette municipalité de Conakry, les participants ont été outillés sur la citoyenneté, l’entrepreneuriat et le montage de projets. L’initiative vise notamment à réduire le chômage des jeunes en Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans ses actions de promotion de la paix, la solidarité et l’unité nationale en Guinée, l’ASPUN s’est donné pour ambition de former 50 jeunes dans les 5 communes de Conakry et dans les villes de l’intérieur. Elle a lancé ce projet ce samedi, 16 juin 2021, dans la commune de Dixinn où 50 jeunes ont été outillés sur la citoyenneté, l’entrepreneuriat et les techniques de montage de projets.

Djéïnabou Bah, membre de l’association pour la solidarité, la paix et l’unité nationale (ASPUN)

Selon Djéïnabou Bah, membre de l’association pour la solidarité, la paix et l’unité nationale (ASPUN), « cette formation part d’un constat que nous avons eu à faire en ce qui concerne la mauvaise conception du multipartisme en Guinée. Parce qu’aujourd’hui, il y a certains Guinéens qui considèrent que la politique est un champ de bataille où les ethnies doivent s’affronter. C’est à travers ce constat-là que nous avons eu l’initiative de faire ces formations pour permettre aux jeunes de réfléchir et monter désormais leurs propres projets. En plus de cela, la politique est considérée aussi comme un instrument de division, de haine et de violence. Donc c’est par rapport à toutes ces choses que nous, nous avons eu l’initiative de faire la promotion de la paix et de l’unité nationale, en initiant ces formations », a-t-elle expliqué.

Moustapha Diallo, représentant de l’OIM

Dans la réalisation de ce projet, l’association pour la solidarité, la paix et l’unité nationale est accompagnée par l’organisation internationale pour les migrations. Une façon pour l’OIM, représentée à cette rencontre par Moustapha Diallo, de lutter contre l’immigration clandestine. « Nous, OIM, on est là pour aider les jeunes. Mais ce sont les jeunes qui sont retournés que nous sommes en train d’aider. Maintenant, on a innové pour aider les migrants potentiels, c’est-à-dire quelqu’un qui est là, qui n’a pas de travail et qui veut partir. Donc on fait la cartographie, si on arrive à avoir des bailleurs, ils nous donnent de l’argent, on va venir dans les différentes communes.

Et, Dixinn est vraiment une commune qui est prioritaire. Parce qu’on ne dit pas qu’il y a la pauvreté, mais il y a des jeunes qui ne travaillent pas. Donc nous sommes là pour aider tout le monde, surtout sensibiliser sur la migration irrégulière. C’est très bon la migration, mais pour aller, il faut que vous soyez dans les règles : avoir un visa et partir comme ça se doit. Donc la route migratoire de façon irrégulière, c’est quelque chose à décourager », a dit le représentant de l’organisation internationale pour les migrations.

Samba Diallo, maire de la commune de Dixinn

De son côté, le maire de la commune de Dixinn, Mamadou Samba Diallo, s’est réjoui de l’initiative de l’ASPUN. Pour lui, cette formation est très importante pour la jeunesse guinéenne. « Cette formation est extrêmement importante, parce que la jeunesse est incontournable, elle est la relève de demain. Donc j’encourage les jeunes de ma commune à suivre toute formation allant dans le sens de l’évolution, du développement du pays. Partout où on vous parle de formation, battez-vous.

C’est la tête qui va travailler. S’il n’y a rien dans la tête, on peut être beau ou disponible, mais l’efficacité manquera. Donc si vous êtes là aujourd’hui pour cette formation, je vous demanderais de suivre attentivement les exposés pour pouvoir les décentraliser à la base. On parle de citoyenneté, quand on est un bon citoyen, on pourra facilement être repéré et être au service de la population », a dit le maire de Dixinn.

A l’issue de cette phase de formations, l’association pour la solidarité, la paix et l’unité nationale (ASPUN) compte évoluer avec les bénéficiaires pour pérenniser les activités dans leurs différents quartiers.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel. : 620589527/664413227

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Mandiana : 2 jeunes meurent asphyxiés dans une mine d’or à Kondianakoro

21 juin 2021 à 20 08 25 06256
image d’archive

Le drame s’est produit ce lundi, 21 juin 2021, à Kondianakoura, un district relevant de la sous-préfecture de Kondianakoro, dans la préfecture de Mandiana. Sâa Michel et Sâa Jean (tous originaires de la préfecture de Guéckédou) ont été retrouvés morts dans la mine d’or de Kabada.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, ces deux jeunes étaient seuls dans la mine. Et, c’est en voulant sauver Michel que Jean aussi a trouvé la mort dans ce trou où ils étaient à la recherche de l’or.

« On a été informé qu’il y a deux corps dans une mine d’or non loin de la ville. Directement, moi-même je suis allé en personne ; et, très inquiet, on a aussitôt informé le chef du centre de santé et la gendarmerie qui sont venus faire leur travail. Et après, on a donné le corps à la communauté forestière pour enterrement. Ces jeunes ont trouvé la mort par manque d’oxygène dans le trou de la mine. C’est Michel qui est descendu en premier lieu dans le trou et lui il a été asphyxié par manque d’oxygène. C’est comme ça que son ami, Jean, aussi est descendu pour sauver son ami. Et, finalement, ils ont tous été asphyxiés. Aujourd’hui, lundi, la mine ne travaille pas. Donc, il était seul là-bas », a confié Bakary Keïta, le président du conseil de district de Kondianakoura.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 00224 625 81 03 26

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Fratricide à Banko (Siguiri) : 2 jeunes tuent leur frère et brûlent son corps

20 juin 2021 à 12 12 24 06246

La nouvelle a surpris et étonné plus d’un à Siguiri. Deux jeunes hommes ont tué leur frère aîné, puis brûlé son corps dans cette préfecture. L’acte s’est passé le vendredi, 18 juin 2021, à Nafagui, un district relevant de la sous-préfecture de Banko. Selon le maire de la commune rurale de Banko, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, c’est à cause d’un domaine agricole que les jeunes ont commis ce crime.

« Lorsque la police de Nafagui m’a informé de ce crime, je me suis rendu dans la localité avec mes collaborateurs. A notre arrivée, nous avons trouvé le corps de la victime gisant dans le sang. D’après les informations recueillies auprès de sa mère, qui est d’ailleurs la mère des présumés meurtriers, la victime s’est disputée avec ses deux frères autour d’un domaine cultivable, qui appartenait à leur défunt père.

Les présumés meurtriers voulaient le partage du domaine, tandis que la victime s’y opposait. C’est ainsi que ce vendredi, les deux jeunes ont invité leur frère sur le domaine en question. Dès qu’ils sont arrivés sur les lieux, ils se sont jetés sur lui. Ils l’ont mortellement poignardé, avant de brûler son corps », a expliqué Youssouf Traoré, maire de Banko.

Peu après la découverte du corps de la victime, le frère cadet s’est rendu à la police. Son frère, lui, a pris la fuite. Choqués par cet acte, plusieurs citoyens de la localité sont allés saccager le domicile des deux meurtriers présumés de leur frère. La victime, Diatè Camara, âgé d’une quarantaine d’années, laisse derrière lui deux veuves et 8 enfants. 

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Manifestation à Mandiana : des jeunes en colère menacent de fermer les bureaux du préfet

19 juin 2021 à 16 04 06 06066

Plusieurs jeunes en colère ont envahi ce samedi, 19 juin 2021, les domiciles privés du maire et du préfet de Mandiana. Ils étaient allés exprimer leur désapprobation des résultats du « recrutement des enquêteurs », pour la réalisation des opérations de collecte, organisé récemment par le ministère de l’agriculture et de l’élevage. Ces jeunes ont mis cette occasion à profit pour avertir ces autorités administratives de leur ferme intention d’empêcher, lundi prochain, le fonctionnement de l’administration, notamment dans les bureaux de la préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mandiana.

Ils sont arrivés sur des motos et ont pris de court le maire Ibrahima Sira Diakité et le préfet Mohamed Lamine Doumbouya. Apparemment, ces autorités ne s’attendaient pas à ce que les jeunes entreprennent une telle démarche, même s’ils avaient averti en début de semaine de leur intention d’empêcher les opérations de recensement dans la préfecture de Mandiana. Mais, c’était sans compter sur la témérité de ces jeunes révoltés par « l’injustice » de certains cadres.

« Nous sommes venus chez le préfet, chez le maire et chez le doyen du village pour leur dire qu’on va fermer lundi les locaux de l’administration générale jusqu’à la satisfaction de nos réclamations qui sont rien d’autre que le recrutement pur et simple de nos jeunes comme prévue dans les conditions de recrutement. Parce que pour nous, c’est de la foutaise maintenant. Il faut voir, on a dit de recruter les jeunes à la base ; mais, à notre fort étonnement, on voit les fils des directeurs de l’élevage, de l’agriculture qui sont venus pour l’enquête de recensement. Donc si  nos revendications ne sont pas prises en compte, rien ne nous empêchera lundi de fermer les portes de l’administration à travers une manifestation pacifique et civilisée », a indiqué Djoumè Diallo, le porte-parole de ces jeunes révoltés.

Pour rappel, la raison de la colère de ces jeunes est liée au recrutement de 44 jeunes pour une enquête initiée par le ministère de l’agriculture. Car, selon les informations, le gouvernement guinéen a bénéficié d’un financement de la Banque mondiale, à travers le projet de développement agricole intégré de Guinée (PDAIG, pour la réalisation du recensement national de l’agriculture et de l’élevage (RNEA). Et, dans cette perspective, le ministère de l’agriculture et de l’élevage a entamé un processus de recrutement national des enquêteurs pour la réalisation des opérations de collecte de données. Les dossiers de candidatures devaient être déposés au plus tard le 1er juin dernier auprès des directeurs préfectoraux de l’agriculture des 33 préfectures du pays (entre autres). Mais, dans les conditions de recrutement de ces enquêteurs, la lettre circulaire de ce recrutement précise que « les candidats doivent être des résidents des préfectures pour lesquelles ils postulent pour être enquêteurs ». C’est ainsi que dans la préfecture de Mandiana, 128 jeunes candidats ont postulé. Mais, à la sortie des résultats, seules 44 personnes ont été retenues pour la préfecture. Et, sur ces 44 retenues, seules 2 personnes sont des résidents de Mandiana. C’est cette situation qui a irrité les jeunes de cette zone aurifère. Ils estiment avoir été lésés dans ce recrutement et ils menacent d’empêcher le déroulement des opérations de recensement dans leur préfecture s’ils ne sont pas rétablis dans leur droit.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 00224 625 81 03 26

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Libération de Grenade et Madic 100 frontière : la joie du Dr Ben Youssouf Keita de l’UFDG

19 juin 2021 à 9 09 57 06576
Dr Ben Youssouf Keïta, membre du conseil politique de l’UFDG

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a accordé la grâce présidentielle à deux anciens militants engagés de l’UFDG (le principal parti d’opposition du pays) qui sont détenus à la Maison centrale de Conakry. Il s’agit de Boubacar Diallo alias Grenade et Mamadi Condé alias Madic 100 frontière, condamnés respectivement à 10 ans et un an d’emprisonnement.

Cette décision du chef de l’Etat guinéen, annoncée hier soir, vendredi 18 juin 2021, à la télévision nationale, suscite des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Dr Ben Youssouf Keïta, membre du conseil politique de l’UFDG, s’est prononcé sur le sujet dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com ce samedi matin. L’opposant se dit très heureux de savoir que les deux jeunes « injustement détenus » vont enfin recouvrer leur liberté.

« Je me réjouis profondément du fond de mon cœur de la liberté totale recouvrée par ces deux compatriotes. Comme vous le savez, ils ont été arrêtés, emprisonnés, jugés et condamnés pour des raisons purement politiques. Ce ne sont pas des criminels, ce ne sont pas des bandits. Ce ne sont même pas des bandits à col blanc à plus forte raison des bandits de grand chemin.

C’est tout simplement des Guinéens qui ont leurs opinions, leur manière de voir la politique et leur manière de mener le combat pour le bonheur du peuple de Guinée. Maintenant qu’ils ont payé cher ce combat par la privation de leur liberté pendant plusieurs années pour l’un et plusieurs mois pour l’autre, les voir graciés, on ne peut que se réjouir », a réagi l’ancien député.

Toutefois, ce proche de Cellou Dalein Diallo estime que cette décision du président Alpha Condé est insuffisante pour décrisper le climat politique en Guinée. « On ne minimise personne, mais il y a des hauts responsables, des hauts gabarits de l’opposition en prison. Alors, si on veut totalement décrisper la situation, il faut accélérer le jugement de ces personnalités et les libérer. Parce que le maintien de ces personnalités en prison ne détend pas l’atmosphère politique », a dit Dr Ben Youssouf Keïta.

A rappeler que Boubacar Diallo alias Grenade était condamné pour « tentative de meurtre et détention illégale d’arme de guerre ». De son côté, Mamadi Condé alias Madic 100 frontière était condamné pour « atteinte aux institutions de la République, téléchargement, diffusion et mise à la disposition d’autrui de messages de nature à troubler l’ordre et la sécurité publics ».

Tous les deux avaient demandé pardon au président Alpha Condé, implorant sa clémence.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Les jeunes de Siguirikoura1 en colère : « le régime d’Alpha condé est une tortue, il faut le chauffer pour qu’il sorte sa tête »

15 juin 2021 à 17 05 11 06116
Mairie de la commune urbaine de Siguiri

Sauf changement de dernières minutes, les jeunes de Siguirikoura1 (un quartier de la commune urbaine de Siguiri) vont battre le pavé jeudi prochain, 17 juin 2021, pour réclamer la reprise des travaux de pavage des routes de leur quartier. Apparemment, ils sont lassés des fausses promesses ; et, désormais, ils comptent utiliser le langage de la rue pour attirer l’attention des autorités sur leur situation. Ces jeunes disent avoir compris que « le régime d’Alpha Condé est une tortue » qu’il faut chauffer le derrière.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, les travaux de pavage des voiries du quartier Siguirikoura1 ont été lancés à la veille des élections communales de février 2018 en Guinée. Ces travaux avaient démarré avec faste pour s’arrêter au lendemain de ce scrutin communautaire. Et depuis, les habitants du quartier attendent la reprise des travaux, en vain.

Ainsi, lassé de l’interminable attente, les populations de ce quartier de la commune urbaine de Siguiri, notamment les jeunes, veulent passer à la vitesse supérieure. Et, dans leur initiative, une « marche pacifique » pour se faire entendre des autorités qui font jusque-là sourde oreille à leur sollicitation. Ils comptent investir la rue jeudi prochain et promettent d’y rester jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

« Au préambule des élections communales passées, les autorités sont venues lancer les travaux de pavage de notre voirie. Après les élections, les travaux ont été arrêtés. Et, jusqu’à présent nous sommes sur ça. Aujourd’hui il est difficile d’accéder à une concession dans le quartier. L’hivernage passée, un enfant a perdu la vie dans un caniveau. A chaque fois qu’on écrit aux autorités, elles nous disent d’attendre. Il y a deux mois, le quartier Faraniko a paralysé la ville de Siguiri. Et, le gouvernement a satisfait la réclamation de ce quartier. Le régime d’Alpha Condé est une tortue, il faut le chauffer pour qu’il sorte sa tête. C’est pourquoi, le 17 juin 2021, nous allons manifester jusqu’à la satisfaction de nos réclamations. C’est la voie que le régime d’Alpha Condé nous a tracé », a martelé Mamoudou Bana Camara, le secrétaire général des jeunes de Siguirikoura1.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Labé : la PNJDD se dote d’un bureau exécutif de 11 membres

13 juin 2021 à 10 10 31 06316

Réunis à Labé du 09 au 11 juin 2021, les membres de la plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement (PNJDD) se sont dotés d’un bureau exécutif. Composé de 11 membres, ce bureau est dirigé par un président élu pour un mandat de deux ans, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Ils sont venus des huit régions administratives de la Guinée pour prendre part à l’assemblée constitutive de la PJDD dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé. Les travaux de cette rencontre d’échange et de partage d’expérience ont permis de procéder au renforcement de cette plateforme, procéder à des élections pour meubler le bureau et se projeter dans l’avenir pour de nouvelles perspectives.

Mamadou Kaly Diallo, responsable du bureau DVS-BI de Conakry et chargé des relations entre DVS-BI et la PNJDD

« Le programme démocratie sans violence de la baïonnette intelligente, dans son ambition d’aider la Guinée à la construction d’un véritable État de droit sans violence, travaille avec le réseau coalition nationale pour la paix en Guinée et le réseau des jeunes, notamment les leaders de l’axe. Maintenant, de la plateforme des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement (PJDD) qu’on a créé depuis juin 2013 pour la zone spéciale de Conakry, aujourd’hui nous sommes en train de mettre en place la plateforme Nationale des Jeunes leaders de l’Axe pour la Démocratie et le développement (PNJDD) qui regroupe les PJDD des différentes régions administratives plus la préfecture de Dubréka. Notre objectif c’est d’instaurer l’esprit d’une lutte de non violence en Guinée. Nous nous sommes dit qu’il faut utiliser la stratégie d’aller au niveau des coins les plus chauds. C’est dans ce cadre que nous avions initié en juin 2013 une collaboration avec 35 jeunes leaders de l’axe  Hamdallaye-Kagbelen. C’est pourquoi, après multiples formations sur la stratégie de non violence, les questions de droit de l’homme, nous sommes  parvenus aujourd’hui à  mettre en place la plate-forme Nationale des Jeunes leaders de l’axe qui s’étend désormais sur l’ensemble du territoire national. Et, le champ d’action de cette plateforme Nationale, c’est la promotion de la lutte non violente. Il faut aller au combat contre la violence sur toutes ses formes en Guinée », a précisé Mamadou Kaly Diallo, responsable du bureau DVS-BI de Conakry et chargé des relations entre DVS-BI et la PNJDD.

Après trois jours d’intenses travaux à Labé, la PNJDD est parvenue à mettre en place un bureau exécutif de 11 membres, un conseil d’administration de 9 membres et un commissaire des comptes composé de 3 membres. Ce nouveau bureau est dirigé par un président et est élu pour un mandat de 2 ans renouvelable une fois. Il est chargé de coordonner les activités de la plateforme durant cette mandature confiée à Houda Sow, le tout nouveau président de la PNJDD.

Houda Sow, nouveau président de la PNJDD

« Étant le nouveau président élu de la PNJDD, c’est une grande fierté qui m’anime compte tenu de la confiance que mes collègues ont placé en moi. Je ferai de mon mieux pour ne pas décevoir cette confiance, afin que la PNJDD soit connue au niveau national et international dans le sens de la lutte contre la violence », promet Houda Sow.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Trafic de migrants pour le Canada : le parquet de Dixinn réclame un an de prison contre Jérémy Haba

28 mai 2021 à 15 03 48 05485

Dans cette affaire, Jérémy Haba est poursuivi trois jeunes (Elhadj Mamadou Sow, Amadou Tidiane Sacko et Mamadou Yacine Diallo) pour « trafic illicite de migrants ». Son procès s’est ouvert le mercredi dernier, 26 mai 2021, au tribunal correctionnel de Dixinn. Et, sans détour, le prévenu a reconnu les faits mis à charge. Mais, le ministère public a tout de même requis un an de prison à son encontre, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Jérémy Haba est un informaticien qui s’est engagé de faire voyager Elhadj Mamadou Sow, Amadou Tidiane Sacko et Mamadou Yacine Diallo pour le Canada via Dakar (Sénégal). Il a perçu de l’argent pour ce projet de voyage, mais il s’est finalement joué des trois jeunes. Car, ces derniers n’ont jamais pu se rendre au Canada. Et pourtant, pour ce voyage qui était visiblement un leurre, Jérémy Haba avait pris 11 000 dollars des mains de Elhadj Mamadou Sow, 55 millions de francs guinéens de Amadou Tidiane Sacko et 4000 dollars de Mamadou Yacine Diallo.

Donc, c’est pour avoir manqué à ses obligations dans cette affaire que Jérémy a été assigné en justice et finalement renvoyé devant le tribunal correctionnel de Dixinn pour être jugé. Ses plaignants lui réclament tout l’argent qu’ils lui ont remis dans le cadre du contrat de voyage qui les liait.

« Jérémy et moi on s’est connu, je lui ai dit que j’ai envie d’aller au Canada. Il m’a dit qu’il peut m’aider pour que je puisse aller au Canada. Il a une entreprise qui aide les gens à voyager. Il m’a dit qu’il a des frères au Sénégal avec qui il travaille. Donc, je lui ai remis l’argent une somme de 4 000 dollars. Premièrement, je lui avais remis 800.000 FCFA. Quand je suis arrivé à Dakar j’ai payé le reste. Mais, à Dakar, le visa qui était dans mon passeport n’était pas le vrai. J’ai appelé le numéro de ses contacts qui sont à Dakar, ça ne passait plus. Donc, je suis revenu vers lui pour qu’il me remet mon argent comme je n’ai pas pu voyager », a indiqué Mamadou Yacine Diallo devant le tribunal.

Appelé à la barre, Jérémy Haba a reconnu sans ambages les faits mis à sa charge. « Yacine m’a remis 4 000 dollars et je comptais payer par modalité » a-t-il avoué.

Cependant, l’avocat de la défense a confié devant le tribunal son client (Jérémy Haba) est lui-même une victime dans cette affaire. Le jeune informaticien aurait été arnaqué par ses collaborateurs qui étaient basés à Dakar.

« Je tiens à préciser que par naïveté, Jérémy a été maladroit et il a été piégé. Quand les plaignants sont venus voir Jérémy, ils (Elhadj Mamadou Sow, Amadou Tidiane Sacko et Mamadou Yacine Diallo)  savaient qu’il (Jérémy Haba) ne travaillait pas dans une ambassade. Il a reçu l’argent ; et, sans avoir la garantie, il a envoyé l’argent à Dakar. Mais, après avoir envoyé l’argent à Dakar, ses contacts ont coupé toute communication avec lui. Jérémy a reconnu avoir reçu les fonds. C’est pourquoi nous sollicitons la clémence de votre tribunal. Parce que vouloir le maintenir en prison ne profiterait point aux parties civiles. Jérémy a la volonté de payer. Nous demandons votre clémence pour que l’accusé soit remis en liberté pour qu’il paye l’argent » a plaidé la défense.

Seulement, pour le ministère public, Jérémy Haba a tout simplement manqué à ses obligations dans cette affaire. C’est pourquoi, dans ses réquisitions, le procureur Boubacar I Bah a demandé au tribunal de condamner le prévenu à un an d’emprisonnement.

« Jérémy qui était à l’extérieur est rentré en Guinée pour ouvrir une entreprise de voyage et il dit qu’il avait des contacts à Dakar. C’est ainsi qu’ils sont rentrés en contact. Il a demandé les documents d’El hadj Mamadou Sow qui le connait, à Amadou Tidiane Sacko et à Mamadou Yacine Diallo. Mais, ils n’ont pas pu voyager. Ils sont rentrés au pays pour tendre leurs mains à Monsieur Haba pour qu’il rembourse leur argent. Monsieur Haba est toujours reconnu coupable pour les faits. C’est lui qui a mis les victimes en contact avec ses amis de Dakar. Donc, le ministère public requiert un emprisonnement d’un an et le paiement de 11 000 dollars à Mamadou SOW, plus 105 000 FCFA pour son séjour à Dakar ; 55 000 000 GNF à Amadou Tidiane Sacko, plus 200 dollars pour le séjour à Dakar ; 4 000 dollars à Mamadou Yacine Diallo. A titre de dommage et réparation vous le condamnerez au paiement de 60.000 francs guinéens », a requis le procureur Boubacar I Bah.

Finalement, le tribunal a remis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 09 Juin prochain.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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INTEGRA professionnalise le métier de la couture et en fait un vecteur d’emploi pour les jeunes guinéens

26 mai 2021 à 14 02 25 05255

Conakry, MAI 2021 : Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), financé par l’Union européenne, a procédé à la clôture d’une session de trois semaines de formation en couture pour la coopérative de Belly Kindy (Boké) à l’endroit de 31 bénéficiaires de la localité de Sangarédi. Cette activité s’inscrit dans le cadre d’une initiative tripartite sur la filière couture entre le centre du commerce international (ITC), la société minière Global Alumina Corporation (GAC) et International Finance Corporation (IFC) du groupe de la banque mondiale. Elle vise à professionnaliser les jeunes issus de la communauté locale de Belly Kindy évoluant dans le métier de la couture.

Dans cet accord tripartite, INTEGRA a apporté toute son expertise technique pour renforcer la capacité du centre de couture mis à disposition par GAC pour un projet de confection des tenues des travailleurs de la société minière.

La couture, un métier prometteur pour les jeunes

Au lancement du programme INTEGRA, plusieurs filières porteuses d’emploi ont été identifiées afin de pouvoir orienter les actions de formation vers des secteurs durables offrant plus de possibilités d’embauches ou d’entrepreneuriat jeune. La couture fait partie de ces filières porteuses visant à rehausser la qualification professionnelle à courte durée des jeunes guinéens.

Fatoumata SYLLA, jeune couturière et bénéficiaire de la formation en couture d’INTEGRA à Belly Kindy (Boké) explique :

« Nous avons appris des choses intéressantes sur les sept métiers de la couture que je ne connaissais pas. La formation m’a aussi permis de travailler sur des machines modernes de couture que je ne savais pas utiliser auparavant. Je suis à présent capable de concevoir une tenue en respectant toutes les normes. »

Par ailleurs, à Conakry, INTEGRA a réhabilité et équipé le centre de formation professionnel de Kipé dans le but d’offrir un nouveau certificat d’apprentissage professionnel couvrant les sept métiers de la couture aux étudiants suivant ce cursus. Une cohorte composée d’une centaine de jeunes poursuit son parcours d’apprentissage de neuf mois sous la supervision de l’expert Couture de ITC avec la contribution des plus grands couturiers du pays. Au total, 181 jeunes suivent un parcours de professionnalisation pour cette première phase dans le métier de la couture à travers le pays.  

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Financé par l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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Troubles récurrents dans les zones minières : les causes et les solutions, selon Dr Alpha Abdoulaye

7 mai 2021 à 13 01 35 05355

Dr Alpha Abdoulaye Diallo, président de la Coalition nationale « Publiez ce que vous payez »

En Guinée, les troubles sont récurrents dans les zones minières. Très souvent, les habitants de ces localités manifestent parfois violemment contre les sociétés minières évoluant sur le terrain. Ces entreprises sont régulièrement accusées de ne pas respecter leurs obligations vis-à-vis des communautés. Qu’est-ce qui pourrait expliquer cette agitation quasi permanente ?

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Manifestation à la société minière WAP (Boké) : le porte-parole des travailleurs menacé…

30 avril 2021 à 12 12 49 04494

Lanciné Diallo, porte parole des travailleurs WAP

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, les travailleurs de la société minière WAP ont manifesté avant-hier, mercredi 28 avril 2021. Les protestataires exigent de meilleures conditions de vie et de travail, ainsi que le renouvellement du bureau de leur syndicat. Et, ces travailleurs mécontents ne sont pas allés de mains mortes pour se faire entendre. Ils ont brûlé des pneus, bloqué la route qui mène au port minier de Dapilon et empêché le transport de la bauxite. Ils ont aussi échangé des pass (jets de pierres contre gaz lacrymogènes) avec les forces de l’ordre (des gendarmes) qui y ont été déployés pour les disperser. Et, depuis, une chasse à l’homme aurait été ouverte contre Lancinè Diallo, le porte-parole des travailleurs en rogne, par les forces de l’ordre sur ordre de la direction de la société WAP en complicité avec les autorités administratives de Boké.

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Fatoumata Traoré, maçonne : « la place de la femme, ce n’est pas la maison »

28 avril 2021 à 6 06 34 04344

Fatoumata Traoré, maçonne

En Guinée, de plus en plus de femmes se lancent dans des secteurs d’activités qui semblaient être réservés uniquement aux hommes. C’est le cas notamment de Fatoumata Traoré, une habitante de Conakry, qui a récemment embrassé la maçonnerie. Même si ce métier est difficile à pratiquer, la jeune demoiselle n’entend pas faire marche arrière. Un journaliste de Guineematin.com est allé à sa rencontre dans un chantier de construction situé à la Minière.

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Tirs de gaz lacrymogène dans une mosquée à Bambéto : témoignages de quelques citoyens

26 avril 2021 à 15 03 41 04414

Une scène complètement folle s’est déroulée hier, dimanche 25 avril 2021, au niveau de la mosquée turque de Bambéto, dans le quartier Koloma 1 (Conakry). Un affrontement a éclaté entre des jeunes et des agents des forces de l’ordre qui étaient postés à la devanture de ce lieu de culte. Ces agents ont procédé à des tirs de gaz lacrymogène, interrompant la prière du soir qui était en cours dans cette mosquée.

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Nouvel affrontement à N’Zérékoré : le pire évité de justesse

25 avril 2021 à 10 10 56 04564

Un nouvel affrontement ethnico-religieux a éclaté dans la soirée d’hier, samedi 24 avril 2021, dans la ville de N’Zérékoré. Des membres de deux communautés différentes en sont venus aux mains dans le quartier Nyen, secteur Terrain des Réfugiés. L’intervention rapide de l’armée a permis d’éviter le pire, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la capitale de la Guinée forestière.

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