Manifestation du FNDC en Guinée : paralysie et affrontements sur l’autoroute

14 octobre 2019 à 11 11 35 103510

L’appel lancé par du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat pour Alpha Condé a créé une paralysie de la capitale guinéenne. Des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre sont signalés à divers endroits de Conakry, avec au moins deux blessés par balle en haute banlieue. L’autoroute Fidel Castro n’est pas épargné par cette paralysie, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’autoroute Fidel Castro, il n’y a pas de circulation. Les écoles et le commerce sont également paralysés. Sur la Transversale numéro 1, qui relie la route Le Prince à l’Autoroute, manifestants et agents des forces de l’ordre jouent à cache-cache.

Les uns jeunes, munis de sifflet, font du bruit alors que d’autres viennent jeter des pneus ou de morceaux de bois avant de mettre le feu.

Sous l’échangeur de Gbessia, de l’huile est versée sur le sol, des pneus sont allumés à quelques mètres de là.

Présents presque partout, les agents de maintien d’ordre roulent à bord de leurs pick-up, démantèlent les barrages les uns après les autres. Ils éteignent le feu et rouvrent la circulation, non sans pulvériser du gaz lacrymogène sur les manifestants.

Depuis le rond point Gbessia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tel: 628089845

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FNDC-Boké : « nous manifesterons, même si les forces de l’ordre vont nous marcher dessus »

10 octobre 2019 à 11 11 09 100910
Lamarana Bah, coordinateur régional du FNDC à Boké

« Les jeunes de Boké sont des chômeurs, on n’a pas le courant et nos infrastructures sociales sont mal entretenues. Il y a 14 sociétés minières implantées ici, mais les fils de Boké ne profitent de rien. Il faut que Alpha Condé quitte le pouvoir en 2020 et c’est non négociable ». Tels sont les propos de Lamarana Bah, le coordinateur régional du FNDC à Boké. Il l’a dit ce mercredi 09 octobre 2019, à l’occasion d’un entretien avec un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cet opposant à un troisième mandat pour le président Alpha Condé promet que Boké va répondre effectivement lundi prochain à l’appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution. « Nos militants sont prêts. Nous on n’a pas besoin d’aller chercher quelqu’un, la grande majorité des guinéens sont contre le changement de la constitution, car cela va donner forcément un troisième mandat à monsieur Alpha Condé. Et nous voulons la démocratie et l’alternance, pas la dictature ni la monarchie », soutient-il.

Le gouvernement a déjà annoncé que les manifestations appelées par le FNDC ne seront pas autorisées. Ce qui laisse présager d’éventuelles violences. Mais, cela ne décourage pas Lamarana Bah et son groupe. « On n’a pas peur des forces de l’ordre. Car ce sont nos frères. Ils ont leurs frères et leurs fils parmi nous. Alors, s’ils sont prêts à assassiner leurs parents, ils n’ont qu’à le faire. Mais, sachez que si ça arrive, c’est Alpha Condé qui sera le responsable. En tout cas, nous manifesterons le lundi, même si les forces de l’ordre vont nous marcher dessus », a dit le coordinateur du FNDC à Boké.

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Journée nationale de la jeunesse : les assurances du ministre Mouctar Diallo

7 octobre 2019 à 12 12 04 100410

Comme annoncé précédemment, la 29ème journée nationale de la jeunesse guinéenne a été célébrée en différé hier, dimanche 06 octobre 2019, à Siguiri. Organisé à la place des martyrs de la ville, l’événement a connu une forte mobilisation de jeunes venus de toutes les régions du pays. Une occasion mise à profit par le ministre pour tenter de rassurer les jeunes de Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est sous le thème « Jeunesse, paix et développement durable » que cette journée a été célébrée. Le chef de l’Etat qui était annoncé à l’événement n’a pas effectué le déplacement, mais plusieurs membres du gouvernement et de nombreux jeunes venus de Conakry et des 33 préfectures du pays étaient présents.

Dans son discours de bienvenue, le maire de la commune urbaine de Siguiri, Koumba Sékou Magassouba, a salué le choix porté sur sa ville pour abriter cette célébration. « L’autorité communale par ma voix réaffirme sa totale satisfaction pour le choix porté sur Siguiri dans le cadre de cette anniversaire.

Par la même occasion, elle félicite très sincèrement les gouvernements africains pour la mise en œuvre de ce processus afin de réunir toute la jeunesse africaine autour d’un idéal commun pour la paix et le développement à l’image de la Jeunesse du Rassemblement Démocratique Africain (JRDA). Elle vous invite à pérenniser ces rencontres pour une meilleure consolidation de l’unité et de la paix. J’invite la jeunesse africaine en général et celle de la Guinée en particulier à redoubler d’efforts en s’adonnant à la formation et à une éducation correcte pour être au rendez-vous. Car le futur leur appartient », a-t-il lancé.

De son côté, le porte-parole de la jeunesse à cette cérémonie a invité le gouvernement et les partenaires au développement à mieux adapter leurs politiques aux besoins de la jeunesse. « Nous interpellons le gouvernement et l’ensemble des partenaires au développement à mieux revoir leurs politiques de développement. Cela consiste essentiellement à la création d’opportunités et de formations pour générer les revenus et des emplois en faveur des jeunes. Il s’agit d’élaborer des politiques publiques de jeunesse appropriées, mobiliser des ressources qualifiées et dégager les moyens financiers conséquents pour la mise en œuvre », a dit Bamba Traoré.

Prenant la parole, le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, s’est montré rassurant. Mouctar Diallo a promis que les actions en faveur de l’autonomisation des jeunes de Guinée vont se poursuivre et se renforcer. « Les actions initiées et engagées dans le cadre de la participation citoyenne et de l’autonomisation des jeunes vont se poursuivre avec pugnacité dans le seul but que les jeunes en tirent le meilleur profit et en sortent comme des citoyens capables de prendre une part active dans la réalisation qualitative de leur destin, je voudrais mettre en exergue les actions liées au développement de l’entreprenariat jeunesse, à celui des travaux à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) ainsi qu’à la mise en place de la future structure faîtière en tant qu’outil d’accélération et de renforcement de la participation citoyenne des jeunes.

Aussi, faut-il préciser que la conduite efficace et efficiente de ces différentes initiatives, avec à la clé, la farouche volonté d’optimisation des résultats visés, favorisera à coup sûr la capture du Dividende Démographique, une action sur laquelle nous sommes résolument engagés et qui fut le thème central de la feuille de route de l’Union Africaine sous la présidence de la Guinée à travers le Président de la République, le Professeur Alpha Condé », a laissé entendre le ministre.

A rappeler que les activités de cette journée se sont étalées sur trois jours. Elles ont consisté entre autres à l’assainissement des lieux publics, le reboisement et l’aménagement des forêts et des sites touristiques, la rénovation et l’équipement de la maison des jeunes de Siguiri, une formation sur l’entrepreneuriat, des conférences sur des sujets d’enjeu national…

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Consultations nationales : voici la lettre du Collectif des Jeunes Démocratiques de Guinée

4 octobre 2019 à 17 05 53 105310

« S’agissant du débat constitutionnel… Nous vous dirons que nous sommes opposés à toute décision qui pourrait compromettre la paix sociale et impacter négativement l’avenir de la jeunesse ».

A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE

CHEF DU GOUVERNEMENT

Objet : Propositions pour la Jeunesse

Monsieur,

Le Collectif des Jeunes Démocratiques de Guinée a appris avec surprise par voie de presse votre volonté de prendre en compte les préoccupations des acteurs socio économiques qui ne se sont pas exprimé lors des consultations nationales initiées par le président de la République. C’est pourquoi, monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement, étant donné le court temps accordé á nous acteurs n’ayant pas pris part á ces consultations de si haute importance pour l’avenir de la nation, on se tâchera d’être plus bref et plus précis possible.

Ainsi, monsieur le Premier ministre, avant de vous faire part brièvement de nos préoccupations en tant que structure de la jeunesse œuvrant pour la défense des intérêts des jeunes en particulier et ceux de la nation en général, nous vous exprimons notre plus grande désolation sur le fait que dans son discours appelant á des consultations nationales, le premier magistrat du pays n’a pas associé la jeunesse á une telle démarche.

Excellence monsieur le Premier ministre Chef du gouvernement, s’agissant de nos préoccupations, nous jeunes de Guinée évoluant dans le Collectif des Jeunes Démocratiques de Guinée, voici ce que nous vous demandons de transmettre au chef de L’État.

1) Nous demandons que des décisions concrètes et sincères soient prises pour rassembler tout le peuple de Guinée autour des valeurs républicaines et qu’on donne á chaque citoyen sa place dans la société non pas par son appartenance ethnique, politique ou religieuse mais par son mérite.

2) Nous demandons que soit banni par des dispositions réglementaires sévères tout acte d’ethnocentrisme dans toute la vie de la nation.

3) Nous demandons que les jeunes soient associés á toutes prises de décision concernant leur avenir et celui de la nation.

4) Nous demandons que toutes les conditions soient réunies pour une employabilité á grande échelle de la jeunesse.

5) Nous demandons que les vrais jeunes (25ans á 35 ans) répondant aux critères intellectuels requis soient promus á des hauts postes de responsabilité.

6) Nous demandons que des formations régulières soient organisées á l’intention des jeunes évoluant dans tous les secteurs clés de la nation.

7) Nous demandons que le patriotisme soit instauré et enseigné dès l’élémentaire.

Voilà, excellence monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement, si brièvement exprimé notre souhait pour la jeunesse de Guinée, en attendant d’autres opportunités pour s’exprimer plus largement et de façon détaillée sur toutes les questions d’ordre national.

S’agissant du débat constitutionnel, bien que vous auriez dit qu’on parle de tout dans ces consultations sauf de ça, si on devrait donner notre point de vue sur ce sujet, nous vous dirons que nous sommes opposés á toute décision qui pourrait compromettre la paix sociale et impacter négativement l’avenir de la jeunesse.

Veuillez agréer, monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, l’expression de notre très haute considération.

Pour le Collectif

Le Président

IRAHIMA KALIL DIALLO

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Boycotte des discours officiels ce 2 octobre à Labé : ce qu’en disent les jeunes leaders

2 octobre 2019 à 20 08 43 104310
Oumar Sadio Diallo

Suite au refus des autorités locales de donner officiellement la parole aux responsables de la Coalition des Structures, Associations et Mouvements évoluant dans la commune urbaine de Labé, la plupart des jeunes venus assister à la célébration du 61ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée se sont retirés du Stade Régional avant les discours officiels. Pire ! Leurs leaders ont également récupéré les appareils de sonorisation qu’ils avaient installés pour faciliter la communication avec le grand public.

Les porte-paroles du COSAMOUV reviennent, dans la vidéo ci-dessous, sur cet incident avec les autorités locales en dénonçant particulièrement le maire de la commune urbaine, Mamadou Aliou Laly Diallo, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées, Lanciné Sangaré et le directeur de cabinet du gouvernorat de Labé, Ouremba Traoré. Ils sont interrogés par un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Kindia : Le tournoi doté du trophée Alpha Condé tourne à l’affrontement entre jeunes

27 septembre 2019 à 11 11 23 09239

Depuis 2016, les 33 quartiers de la ville de Kindia se retrouvent chaque année autour d’un tournoi de football destiné à de déceler les talents locaux et à renforcer le tissu social entre les fils du terroir. Mais, pour cette année 2019, le tournoi a tourné au vinaigre, notamment dans la soirée d’hier jeudi, 26 septembre 2019. Des échauffourées ont été enregistrées à l’occasion de la 2ème journée des demi-finales qui mettait aux prises l’équipe de Condeta 3 à la formation de Manquepas Mosquée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le tournoi censé renforcer les liens entre les fils de Kindia, doté du trophée président Alpha Condé, a tourné à la bagarre au stade Fodé Fissa ce jeudi. Depuis son coup d’envoi, des incidents sont souvent signalés entre les supporters des différentes équipes.

Pour la journée d’hier, des jeunes gens ont empêché la poursuite de la deuxième journée des demi-finales. Alors que Condeta 3 et Manquepas Mosquée étaient à égalité, des manifestants ont gâché la fête. C’est pendant la 2ème mi-temps que la tension est montée d’un cran. Pendant plus de 10 minutes, une pluie de cailloux s’est abattue sur le terrain. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les semeurs de troubles.

Plusieurs jeunes gens ont été blessés. C’est le cas de Lansana Boukhary Camara, journaliste sportif à Kindia. « A chaque fois qu’on organise le tournoi inter-quartiers de football de Kindia, les jeunes s’attaquent directement les uns aux autres. Je crois bien que ce n’est pas la solution. Il faut que la jeunesse de Kindia soit consciente maintenant pour que nous pussions jouer cette compétition, surtout un tournoi doté du trophée le professeur Alpha Condé. Je crois bien que c’est une manière d’animer la ville de Kindia. Aujourd’hui, il faut que les jeunes comprennent que Kindia appartient à tout le monde. Certains joueurs sont blessés. Je crois bien que les organisateurs n’ont pas organisé ce tournoi pour que la jeunesse de Kindia se donne des coups de poing. La rencontre d’hier aussi qui opposait les quartiers de Koliady 1 au quartier Gare, on a vu des jets de pierre un peu partout, suite à la défaite de Gare. Depuis le début de cette compétition, quand un quartier est éliminé, les loubards de ce quartier jettent les pierres sur les adversaires… C’est vraiment dommage », s’indigne-t-il.

Saliou Sylla, dit Moalim

Même son de cloche chez l’entraîneur de football, Saliou Sylla, alias Moalim, qui dénonce cet état de fait. « Cette compétition vise à renforcer les liens d’amitié et de fraternité entre les 33 quartiers et de faire vibrer Kindia en cette période des grandes vacances, en plus pour détecter les difficultés qui minent le football de Kindia. Par exemple, pour le FC GANGAN, c’est à cette compétition qu’on peut recruter les joueurs pour notre équipe, reléguée en ligue 2 pour qu’ils puissent faire la fierté de Kindia. Vraiment, cet acte barbare est une désolation de notre part. Le règlement est établi par les organisateurs, mais la rigueur manque, la magouille règne aussi au sein du groupe des organisateurs. Même pas pour ce tournoi seulement, dans les autres compétitions, si vous faites un règlement intérieur, il faut l’appliquer. Mais, eux ils ne l’appliquent pas. On se souvient que depuis le début de ce tournoi, il y a trop de pagaille. Et aucun quartier n’a été sanctionné et c’est ce qui continu jusqu’à présent », dénonce-t-il.

Pour sa part, Ibrahima Khalil Touré, ingénieur de formation, dénonce la mauvaise stratégie des organisateurs. « C’est un manque d’organisation, pourquoi ? Parce qu’on ne peut pas comprendre que deux groupes de supporters soient assis dans un même lieu, cela va forcément occasionner la pagaille. D’autre part, il y a une question de maturité. Le coach de Condeta 3 était là à discuter avec les supporters et cela a suscité la tension. Il faudrait que les organisateurs se préparent, en passant de quartier en quartier pour la sensibilisation. Partout en Guinée, on ne peut pas jouer un match et terminer. Je dirais à la jeunesse de Kindia d’être consciente, d’être plus réfléchie dans sa manière de faire. Quand ont dit le changement, ça commence d’abord par la mentalité, par le caractère, par soi-même, avant les autres ».

Alhassane Soumah

De son côté, Alhassane Soumah a subi la colère des forces de sécurité. « Le policier m’a frappé six fois avec sa matraque. Le commandant m’a dit de pardonner. Donc, je ne peux rien. Ils m’ont blessé avec leur matraque. Pourtant, je ne fais pas partie des jeunes manifestants ».

Si tout va bien, la finale dudit tournoi doit se jouer le 2 octobre prochain.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Kindia-Télimélé : une route périlleuse qui sera bientôt coupée

22 septembre 2019 à 22 10 53 09539

Longue de 135 kilomètres, la route nationale (habituelle) Kindia-Télimélé est quasiment impraticable en cette période hivernale. A cause de sa dégradation très poussée, cette route est devenue un véritable supplice pour les usagers. Malheureusement, le pire reste à venir. Car, dans quelques jours, avec la mise en eau du barrage hydroélectrique de Souapiti, cette voie va être coupée à partir du pont de Konkouré. Et, sur 50 kilomètres, cette route sera dans l’eau, a appris l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kindia.

Sevrée de travaux d’entretien, la route nationale Kindia-Télimélé est actuellement très dégradée. En plus des ponts en mauvais état, des flaques d’eau, de la boue, de gros fossés, sont visibles çà et là sur cette voie qui n’a jamais connu de bitume.

Voyager sur cet axe routier relève d’un parcours de combattant. A bord d’un taxi-brousse qui quitte Kindia, les plus chanceux font au moins huit heures (8 H) pour rallier la ville de Télimélé.

Maître Moussa Sylla (Lacident), le chef de ligne de la gare routière de Télimélé à Kindia

« La route de Télimélé est devenue un véritable problème pour nous. Quand tu quittes ici (Kindia), il faut toute une journée pour arriver à Télimélé. Le passage est extrêmement difficile au niveau du pont Forko. Après l’effondrement de ce pont, ce sont les chauffeurs et le syndicat qui ont cotisé de l’argent, six millions de francs de guinéens, pour aménager une déviation de fortune. Quand il pleut un peu seulement, l’eau de la rivière monte. Et, quand cette eau monte, les véhicules ne peuvent pas traverser. On est obligé de garer et attendre que le niveau d’eau baisse pour qu’on puisse traverser… la route est aussi en piteux état dans la sous-préfecture de Bangouyah », a expliqué Maître Moussa Sylla (Lacident), le chef de ligne de la gare routière de Télimélé à Kindia.

Pour les usagers qui quittent Kindia pour Télimélé, le calvaire commence à Pastoria, à la sortie de la ville de Kindia. Il se poursuit jusqu’au pont de Forko, en passant par Contémodouyah.

Au niveau du pont de Forko (situé à 15 kilomètres du centre-ville de Kindia), le spectacle est désolant. Cet ouvrage de franchissement, autrefois en dur, s’est effondré depuis quelques mois. Et, en lieu et place de la plaque de béton, ce sont des troncs de palmiers qui favorisent la traversée pour les petits véhicules, les motos et les piétons. Ce pont de fortune est géré par un groupe de jeunes qui fait payer la traversée à 5 000 francs (pour les motos) et 20 000 francs guinéens (pour les véhicules).

Mamadou Malifa Bah, un des jeunes qui gère le pont en bois de Forko

« On est là pour gérer ce pont en bois. Parce que ça fait trois mois depuis que le pont qui était là s’est effondré. Mais, le gouvernement n’a rien fait pour soulager les gens. Ce sont les chauffeurs qui se sont arrangés pour réaliser ce pont de fortune et la petite déviation qui est là… Pour traverser ce pont, il faut 5 000 francs par moto et 20 000 francs par véhicule. On est là pour soulager les gens. Parce que si ce pont n’était pas là, les gens allaient beaucoup souffrir. Actuellement, quand on voit un camion à Kambanyah, on l’applaudit très fort. Parce que les gens souffre là-bas à cause de la rareté des denrées alimentaires comme le riz, l’huile de palme », a indiqué Mamadou Malifa Bah, un des jeunes qui gère le pont en bois de Forko.

Seulement, débourser de l’argent pour avoir accès à ce pont de fortune n’est rien comparé au risque de la traverser. Les séances de patinage des engins sont fréquentes. Et, les risques d’effondrement dudit pont sont évidents.

Arrivés au niveau de cet ouvrage de franchissement, les passagers descendent des véhicules et traversent le pont à pied. Seuls les chauffeurs traversent ce pont à bord des véhicules. Ceci, pour surement éviter un drame de masse, en cas d’affaissement de cet ouvrage de fortune.

Mais, sur cette route périlleuse de Télimélé, le pire serait de tomber en panne. Aucun point de dépannage n’est visible sur ce tracé qui existe depuis plusieurs dizaines d’années. Par contre, les crevaisons de pneus y sont fréquentes et ceux qui tombent en panne technique souffrent le martyr avant d’obtenir le salut dans les mains d’un bon samaritain.

Seulement, en plus de la dégradation très poussée qu’elle connait actuellement, la route nationale Kindia-Télimélé est menacée par la montée des eaux du barrage de Souapiti.

« Dans quelques jours, la route habituelle qui relie Télimélé à Kindia va être coupée à partir du pont de Konkouré. Et, sur 50 kilomètres, cette route sera dans l’eau », a prévenu le ministre de l’Energie, Dr. Cheick Taliby Sylla, lors d’une tournée de prise de contact, en début de cette semaine, avec les populations impactées par la construction du barrage de Souapiti.

Déjà un nouveau tracé, qui part de Siraforêt (Kindia) à Kambayah (Télimélé), a été identifié. Cette « nouvelle route » est encore en chantier, avec des ponts inachevés. Mais, selon Moussa Doussou Bérété, chef-service piste et accès du projet Souapiti, cette voie est déjà opérationnelle.

« Cette route a déjà été mise à la disposition des populations. Ceci, pour éviter qu’elles soient confrontées à la montée des eaux sur l’ancienne route. On est en train de voir comment améliorer l’état de cette route (la nouvelle) ; mais, pour éviter que les gens ne soient complètement enclavés, il faut ouvrir les alternatives qui ont été proposées. C’est-à-dire, quand vous prenez à l’Est, vous venez jusqu’à Siraforêt, vous entrez par là pour venir jusqu’à Kambayah. Ça, c’est pour les gens qui veulent quitter Kindia pour Télimélé (ou inversement). Maintenant, pour ceux qui veulent quitter Télimélé pour aller directement à Conakry (ou inversement), on leur a ouvert la route de Souapiti qui était fermée à la circulation à cause des travaux sur ce barrage », a indiqué Moussa Doussou Bérété.

Cependant, si la nouvelle route Kindia-Télimélé permet d’éviter un isolement de cette dernière préfecture du reste de la Guinée, il convient de souligner qu’elle est loin d’être un soulagement pour les usagers. Car, selon les quelques rares chauffeurs qui s’y sont aventurés, cette route est aussi périlleuse que l’ancienne qui sera bientôt inondée.

De Kindia, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mamou : les citoyens refusent le débat sur le changement de la constitution

17 septembre 2019 à 16 04 46 09469

Une journée de consultation sur le changement de l’actuelle constitution a été organisée ce mardi, 17 septembre 2019, dans la ville de Mamou. Mais, la rencontre a été sabotée par plusieurs citoyens opposés au projet de nouvelle constitution, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Organisée à la maison des jeunes de Mamou, cette rencontre a connu une forte mobilisation des citoyens. Des jeunes, des femmes et même des vieux ont répondu à l’appel du gouverneur de la région administrative. Amadou Oury Lémy Diallo avait diffusé un communiqué invitant les habitants de la ville carrefour à une journée d’information et de sensibilisation sans préciser le sujet qui sera abordé à cette occasion.

Au lieu de la rencontre, l’ambiance était détendue et la musique résonnait avant l’arrivée des officiels. Mais, peu après l’arrivée de la délégation conduite par le gouverneur de Mamou, la situation a changé. Cela, suite à l’introduction faite par le chargé de l’organisation des collectivités à la préfecture de Mamou, Balla Condé. Ce dernier a annoncé que cette rencontre est organisée dans le cadre des consultations en cours autour de la nécessité ou non de changer l’actuelle constitution.

Une annonce qui choque l’assistance et provoque des tensions sur place. Installés sur des chaises, les citoyens se sont aussitôt levés dans un total brouhaha. Ils ont rangé les chaises et sont restés debout en scandant des slogans hostiles au projet de nouvelle constitution et à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. C’est dans ce contexte que le président de l’alliance futuriste, organisateur de l’événement, a tenu son discours devant un auditoire sourd.

Mamadou Barry a expliqué que cette activité s’inscrit dans le cadre de la promotion de la paix, la cohésion sociale et l’acceptation de la diversité. Mais aussi pour débattre sur le projet de changement de l’actuelle constitution. Il a exhorté l’assistance à ne pas refuser le débat, mais n’a jamais réussi à se faire entendre. Après son discours, la séance a été aussitôt levée et les gens se sont dispersés sans heurts.

Une rencontre de ce genre a été empêchée ce même mardi à Boffa. Là-bas, plusieurs jeunes membres du FNDC ont bloqué la route pour empêcher le passage des organisateurs de l’événement. Ces derniers ont dû finalement rebrousser chemin pour rentrer à Conakry.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Boffa : le FNDC empêche la tenue d’un débat sur le changement de constitution

11 septembre 2019 à 16 04 15 09159

Une mission du Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National (CEPDN), venue de Conakry, a organisé une consultation sur le changement de l’actuelle constitution ce mercredi, 11 septembre 2019, à Boffa. Mais, la rencontre n’a été que de courte durée. Elle a été empêchée par l’antenne locale du FNDC et plusieurs jeunes opposés au projet de nouvelle constitution, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Les organisateurs de ce débat ont joué, pourtant, à la prudence. Avec la bénédiction du maire de la commune urbaine, ils ont convié toutes les couches sociales de la ville à une rencontre sans donner l’objectif ni l’ordre du jour de cette rencontre. Jeunes, femmes, sages, autorités, ONG et associations de la préfecture ont répondu massivement à l’appel. Lorsque tout le monde a pris place, le maire de Boffa a pris la parole pour annoncer les couleurs de l’événement.

« Boffa est une préfecture démocratique. L’exemple qui prouve cela est que c’est seule Boffa qui a installé ses maires sans problèmes et au même moment. Aujourd’hui, notre rencontre est une occasion pour toutes les parties prenantes de s’exprimer librement sur le changement de la constitution, dire ce qu’il pense du changement de constitution sans contrainte », a déclaré Me Saïdouba Kissing Camara, le maire de Boffa.

Après l’introduction du maire, Sory Sidibé, le chef de mission du Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National a expliqué les motifs de l’organisation de cette rencontre, revenant sur l’historique de la constitution guinéenne. Mais, il a été stoppé par des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

« Les gens sont surpris ici, parce que nous, nous pensions que cette cérémonie visait à présenter le nouveau préfet de Boffa à la population. Mais, à notre fort étonnement, on trouve qu’il s’agit d’un débat sur le changement de la constitution. Nouvelle constitution, référendum, troisième mandat, nous on ne parle pas de ça ici, on ne veut pas de ce débat. Pliez vos bagages et partez ! », a lancé un membre du FNDC.

Ensuite, plusieurs jeunes, dont certains sont habillés aux couleurs du Front National pour la Défense de la Constitution, ont envahi les lieux. Ils ont procédé à des jets de pierres, provoquant la débandade. Ce qui a empêché la tenue du débat voulu par les organisateurs.

Les consultations sur le projet de nouvelle constitution initiées par le président Alpha Condé ont démarré hier à Conakry. Le Premier ministre, qui conduit les travaux, va rencontrer l’Assemblée nationale demain, jeudi. Mais le FNDC, mouvement composé des partis d’opposition, de structures de la société civile, de syndicats, d’artistes… a déjà annoncé qu’il ne participera à ce débat. Pour le front opposé au projet de nouvelle constitution, il n’est pas question de débattre de cette question.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com
Tel. 655130813

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Mort d’un pêcheur à Kaporo : les explications du chef de quartier

2 septembre 2019 à 15 03 55 09559

Comme annoncé précédemment, un mouvement de colère a éclaté ce lundi, 02 août 2019, au quartier Kaporo dans la commune de Ratoma. Plusieurs jeunes du quartier ont manifesté dans la rue pour exprimer leur colère suite à la mort d’un des leurs qui était poursuivi par des agents de sécurité chargés de la lutte contre la drogue. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, le chef de quartier, Alsény Soumah, est revenu sur l’origine de cette situation.

« Je n’étais pas sur les lieux au moment des faits ; donc, je ne sais pas exactement ce qui s’est passé. Mais, selon le chef de secteur qui m’a appelé au téléphone, il semblerait que c’est la brigade anti-drogue qui est arrivée sur les lieux. Je ne sais pas si elle était en mission là-bas ou si elle était de passage. Les agents auraient aperçu un groupe de jeunes qui, d’après leurs explications, étaient en train de se droguer.

Donc, ils ont tenté d’interpeller ces jeunes. Je ne sais pas s’ils ont pu interpeller certains ; mais, en tout cas, d’autres ont pris la tangente. Et, un d’entre eux a tenté de s’échapper en passant par la mer. Malheureusement, il est tombé et il est décédé. Alors, c’est son décès qui a provoqué la colère de ses camarades. Ils ont érigé des barrages sur la route pour exprimer leur colère », a expliqué l’autorité locale.

Le chef de quartier de Kaporo dit avoir tout de suite joint au téléphone le maire de Ratoma pour l’informer avant de tenter d’aller sur les lieux. Mais, il dit avoir finalement rebroussé chemin par peur d’être pris à partie par les manifestants en colère. « Avec les agents de la gendarmerie de Kaporo, nous avons tenté de nous approcher des jeunes pour en savoir plus.

Mais, nous avons vu qu’on ne pouvait pas parce que les jeunes étaient surexcités, ils avaient même commencé à jeter des pierres. C’est pourquoi, moi, j’ai quitté les lieux. C’est ainsi que j’ai appelé le colonel Balla Samoura pour que vraiment des dispositions soient prises. Ils ont déployé des agents qui sont venus rétablir l’ordre sur les lieux », a dit Alsény Soumah.

Selon le reporter de Guineematin.com qui se trouve sur les lieux de la manifestation, le calme est revenu sur place et la circulation a repris sur le tronçon Kaporo-Lambanyi.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Un mort à Kaporo : débandade et gaz lacrymogène…

2 septembre 2019 à 13 01 44 09449

C’est actuellement très chaud au Port de pêche de Kaporo, dans la commune de Ratoma. Déployés ce lundi, 02 septembre 2019, pour rechercher et interpeller des vendeurs de drogue, des agents de l’Office Centrale Anti Drogue (OCAD) s’affrontent en ce moment (13 heures 30) avec les populations locales, suite à la mort d’un citoyen, rapporte une journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Selon les premiers témoignages recueillis par notre reporter, l’arrivée des agents armés a surpris et effrayé plusieurs pêcheurs qui ont pris la fuite. Poursuivi par les agents, un d’entre eux s’est jeté dans le bras de mer et s’est visiblement cogné sur un objet contondant. Et, malheureusement, il a perdu la vie. Ce qui a révolté les populations locales qui accusent les agents d’avoir fait tuer trois autres personnes avant et dans les mêmes conditions que le cas de ce lundi.

Actuellement, la circulation est perturbée, les citoyens affrontent les agents de l’Office Centrale Anti Drogue (OCAD) dans une atmosphère insoutenable, à cause du très pimenté gaz lacrymogène qu’on y respire…

A suivre !

Du Port de pêche de Kaporo, Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : le programme de renforcement des capacités pour 50 PME de jeunes lancé

31 août 2019 à 13 01 18 08188

L’Agence Guinéenne d’Exécution des Travaux d’Intérêt Public pour l’Emploi (l’AGETIPE), à travers le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, a procédé au lancement officiel du programme de renforcement des capacités de 50 PME de jeunes. La cérémonie s’est tenue ce vendredi, 30 août 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry. Elle a été présidée par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo entouré de nombreux cadres du département, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon les organisateurs, ce programme de formation va s’étaler du 02 au 06 septembre 2019. Il s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des entreprises et associations de jeunes de la ville de Conakry dans la réalisation des programmes et projets de développement tout en appliquant la technologie de Haute Intensité Main d’Œuvre (HIMO).

Ahmed Sékou Mara, Directeur général de l’AGETIPE

Le Directeur général de l’AGETIPE, Ahmed Sékou Mara, est revenu sur les raisons fondamentales d’une telle démarche. « L’AGETIPE a pour mission de promouvoir les procédures qui concourent à l’utilisation maximum de la main d’œuvre et qui facilitent l’émergence et le renforcement des Petites et Moyennes Entreprises (PME). Il s’agit, ce faisant, de contribuer à réduire l’exclusion sociale en facilitant l’accès à l’emploi et au revenu en faveur d’un grand nombre de jeunes souvent marginalisés en raison de faibles compétences sociales et professionnelles. C’est dans ce cadre que la direction générale de l’AGETIPE a initié ce programme de renforcement des capacités de 50 PME de jeunes à Conakry. Au terme des différentes formations qu’elle compte organiser, l’AGETIPE devrait disposer d’une base de données de PME de jeunes hautement qualifiés et disposant de compétences nécessaires pour appuyer l’Agence dans sa mission de maîtrise d’ouvrages délégués de l’État, conformément à ses statuts », a t-il expliqué.

Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes

De son côté, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, a invité les participants à faire bon usage de la formation qu’ils vont recevoir. « Cette stratégie de renforcement des capacités à des entreprises appelle à un changement de mentalité, de comportement et de mode opératoire. Il faut acquérir de nouvelles valeurs professionnelles. Pour ce faire, nous devons agir sur la formation professionnelle de nos entreprises de jeunes. Vous aurez pendant cinq jours à recevoir une formation qui devrait faire de vos entreprises des unités compétentes et compétitives afin de répondre aux exigences des marchés guinéens. Au sortir de cet atelier, je vous invite à développer les compétences de tous vos employés. Vous en profiterez pour leur montrer l’importance de la coopération entre PME et avec mon département. Je souhaite que cet atelier de formation soit empreint de sérieux et d’objectivité… »

Selon nos informations, durant cet atelier, les 50 PME de jeunes seront formées en montage de dossiers d’appels d’offre, elles seront dotées d’outils de gestion d’une entreprise en vue de créer un espace de partage et de communication des PME participantes ainsi que sensibiliser les PME sur l’avantage des techniques HIMO dans la réalisation des travaux d’utilité publique.

Mme Hawa Camara, représentante des PME bénéficiaires

La représentante des PME bénéficiaires, Hawa Camara, a salué l’initiative et compte partager l’expérience qui sera acquise avec les autres. « Nous rencontrons d’énormes difficultés dans la constitution des dossier pour une soumission, et l’approche est une nouveauté pour nous… Notre collaboration avec l’AGETIPE nous permet de soulever des obstacles pour bénéficier des marchés de l’État et bénéficier d’un suivi régulier de la réalisation de nos activités. Donc, cette formation est une ouverture pour nous les 50 jeunes sélectionnés pour partager l’expérience qu’on acquerra pendant cette formation, qui nous permettra de faire notre travail nous-mêmes, sans aller vers des personnes pour payer de l’argent. Donc, c’est une initiative à saluer », se réjouit-elle.

A noter que cette cérémonie de lancement a eu lieu en présence du Bureau Intellact Consulting, du DGA du Fonds National pour l’Insertion des Jeunes (FONIJ), du gestionnaire du projet Booster les Compétences pour l’Employabilité des Jeunes (BoCEJ) et des représentants des PME bénéficiaires.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Justice : le collégien, l’arme et le gendarme

31 août 2019 à 7 07 44 08448
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Poursuivi pour détention illégale d’arme et de munitions, Thierno Macky Fall, domicilié au quartier CBA, dans la préfecture de Coyah, a été entendu au tribunal correctionnel de Mafanco le jeudi dernier, 29 août 2019. Cet élève en classe de 9ème année, âgé de 23 ans, a été mis aux arrêts suite à une dénonciation d’un gendarme qui est son colocataire, a appris Guineematin.com à travers son reporter qui était au tribunal.

Selon nos informations, Thierno Macky Fall est détenu à la maison centrale de Coronthie depuis le 8 août 2019. Il est accusé d’avoir détenu illégalement une arme de fabrication locale de calibre 12 ainsi que 3 cartouches soigneusement gardées dans sa chambre. Thierno Macky Fall soutient avoir ramassé l’arme ainsi que les cartouches à 0 h pendant qu’il rentrait d’une veillée.

Appelé à la barre par le juge Amadou Kindy Baldé, le jeune prévenu a expliqué ce qui s’est passé. « Mr le président je ne reconnais pas avoir détenu illégalement l’arme, mais je reconnais qu’elle a été retrouvée dans ma chambre. Il était 0 h quand je quittais là où on veille à la plaque, j’avais une torche, je marchais, la lumière de ma torche s’est pointée sur l’arme ainsi que les cartouches qui étaient attachées à l’arme. J’ai tout ramassé pour envoyer chez moi. J’ai tout gardé dans ma chambre. Deux semaines après, ils m’ont arrêté parce que mon ami qui est gendarme à la BAC 7 m’a dénoncé dans son unité. C’est ainsi que je me suis retrouvé en prison ».

La procureure Joséphine Loly Tinkiano, ne s’est pas laissé convaincre par les explications du jeune homme. Elle va demander au prévenu d’être franc et de dire toute la vérité. « Si vous avez ramassé l’arme, pourquoi ne pas l’avoir déclaré à la gendarmerie ou la police ou bien de le dire à votre ami gendarme qui dort dans la même chambre que vous ? »

Le prévenu va camper sur sa position, arguant qu’il a ramassé l’arme par terre et qu’il avait eu peur de la déclarer pour ne pas qu’on pense du mal de lui.

Des propos balayés d’un revers de main par la procureure. « Vous gardez l’arme durant deux semaines dans votre chambre sans dire à qui que ça soit, sans la rendre et vous nous dites que rien ne motivait cette démarche ? D’accord, vous l’avez ramassée, mais si vous n’aviez pas l’intention d’en faire usage, vous auriez au moins dû le dire à votre ami, de surcroît qui est gendarme. Vous ne l’avez pas fait parce que vous aviez quelque chose derrière la tête », a lancé Joséphine Loly Tinkiano.

Dans ces réquisitions, la représentante du ministère publique va indiquer que la loi sur la détention illégale d’arme est claire avant de demander au tribunal de faire application de la loi. « Malgré qu’il n’ait pas reconnu les faits, mais selon lui, l’arme a été retrouvée dans sa chambre et il l’a gardée durant deux semaines sans la déclarer à la famille, ni à la gendarmerie ou à la police. Nous ne savons pas quelles étaient ses intentions. Mais, la loi LOO8 du 22 juin 1987 est claire sur la détention illégale d’armes. C’est pourquoi Mr le président, le ministère public requiert qu’il vous plaise de le retenir dans les liens de la culpabilité de détention illégale d’arme. Pour la répression, vous ferez application de l’article 17 de la loi portant sur les armes en le condamnant à 2 ans d’emprisonnement et au payement d’une amende de 800 mille FG », a-t-elle requis.

Après les réquisitions du ministère public, le juge Amadou Kindy Baldé va demander au prévenu son dernier mot pour sa propre défense. Sans avoir compris le rôle de la procureure, Thierno Macky Fall dira : « monsieur le juge, je regrette mon acte. Mais, je vous demande de diminuer la peine à 6 mois au lieu de 2 ans… ».

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le lundi prochain, 2 septembre 2019.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 623 53 25 04

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Kolaboui (Boké) : accusé de vol de carburant, la société MARINEX réplique

29 août 2019 à 22 10 37 08378
La centrale de Kolaboui

Comme annoncé précédemment, la commune rurale de Kolaboui, dans la préfecture de Boké, est confrontée à des difficultés dans la desserte du courant électrique. Les jeunes accusent les autorités locales et la société MARINEX de détourner le carburant destiné à alimenter la commune rurale en électricité. L’un des mis en cause, Ousmane Sampil, Directeur Général du groupe MARINEX, rejette tout en bloc cette accusation, rapporte le correspondant de Guinematin.com basé dans la préfecture.

Tibou Diaby, le responsable du bureau de veille de Kolaboui accuse Ousmane Sampil de MARINEX de vol du carburant destiné à faire tourner les moteurs qui produisent l’électricité pour la localité. Le mis en cause se dit choqué par ces accusations portées contre sa personne.

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Ousmane Sampil dit être victime de sa gentillesse. « Nous sommes dans le souci d’aider la jeunesse de Kolaboui, c’est pour ça que nous avons donné l’écart de carburant à la jeunesse pour leur permettre de créer des petites entreprises. Nous donnons entre 25 et 30 millions de FG à ces jeunes chaque mois et cela, depuis 5 mois. Sur le terrain, on a constaté qu’ils ne font rien et ils se partagent l’argent. Maintenant, la mairie nous a demandé d’arrêter. On nous dit que désormais, on doit passer par la commune pour les dons. Mais depuis que cela est bloqué, Tibou Diaby n’est pas content ».

Par ailleurs, Ousmane Sampil dit être victime de menaces de la part Tibou Diaby. « Je reçois régulièrement des menaces de la part de certains jeunes, y compris Tibou Diaby qui me demandent de les impliquer dans la gestion des groupes. Mais, nous sommes une entreprise privée. On n’est pas obligé. Tibou est parti jusqu’à me dire que si je ne lui donne pas 5 millions de FG, il va brûler la centrale », accuse à son tour monsieur Sampil.

Tibou Diaby a tout simplement nié avoir reçu de l’argent de la part d’Ousmane Sampil. « Moi, je n’ai jamais reçu de l’argent de la part de Monsieur Sampil, mais c’est pas sa première fois de me faire des accusation de ce genre. Même devant le préfet de Boké, il l’a fait, mais il avait fini par demander pardon. C’est d’ailleurs pour cela que nous voulons une confrontation… »

À noter que le problème de courant électrique a commencé à Kolaboui en 2017 après les séries de manifestations des jeunes qui réclamaient que la localité soit desservi.

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Kindia : des jeunes de Khaliakhory désertent leur village après avoir vandalisé un domicile privé

29 août 2019 à 17 05 34 08348
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Après l’incendie de la mosquée de Khaliakhory, dans la sous-préfecture de Damakania, les policiers en charge du dossier ont mis main sur le présumé suspect, Elhadj Abdoulaye Diallo, petit fils du Waliou de Gomba. Pendant que le vieux est détenu à Kindia, des jeunes de la localité, très furieux, ont à leur tour agressé sa famille en y commettant des actes de vandalisme. Il s’en est suivi des arrestations musclées dans les rangs des jeunes vandales, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le district de Khaliakhory est actuellement vidé de sa jeunesse, après le passage des agents de la police sur les lieux. Nombre d’entre eux sont soupçonnés d’avoir vandalisé le domicile d’Elhadj Abdoulaye Diallo, présumé auteur de l’incendie de la mosquée de la localité dans la nuit de mercredi à jeudi, 15 août 2019. Il y a eu au total de huit arrestations. Mais, quatre jeunes ont été relâchés dont une fille. Les quatre autres sont détenus à la maison centrale de Kindia en attendant d’être situés sur leur sort.

Face à l’irruption des policiers à 3h de matin pour arrêter ces jeunes à Khaliakhory, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia, Mamadou Dian Bora Diallo, a tenu à apporter des explications là-dessus ce jeudi, 29 août 2019.

Mamadou Dian Bora Diallo, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia
Dian Bora Diallo, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia

« Il n’y a pas un temps défini pour arrêter les gens en flagrant délit. Malgré qu’Elhadj Abdoulaye Diallo soit interpelé par la loi, ils se permettent encore de se rendre justice en vandalisant les biens d’autrui. La loi ne le permet pas. Je n’ai jamais vu une mosquée incendiée par des inconnus, sauf dans les pays en guerre. Si cela se passe à Khaliakhory et que la police fasse en sorte qu’il y ait la clarté, ils doivent accepter que l’enquête évolue. Donc, si quelqu’un est en flagrant délit, on peut l’arrêter selon les règles, sans une convocation », a précisé le procureur.

Abou Soumah, chef du district de Khaliakhory

Pour Abou Soumah, chef du district de Khaliakhory, les jeunes auraient réagi pour défendre la religion. « Ce sont les jeunes de ma localité, mais ils ne savent pas la gravité de l’acte. La seule chose qui les révolte, c’est le fait que des gens mal intentionnés ont mis feu à la mosquée. Pour eux, c’est d’insulter la religion. Donc, je demande pardon au procureur pour qu’il relâche mes citoyens. Il a parfaitement raison, mais les jeunes ont agi sous l’effet de la colère ».

Alassane Khaliakhori Camara, président de la jeunesse

Craignant une autre descente imprévue des policiers ou gendarmes, les jeunes de Khaliakhory ont pris la clé des champs. Selon Alassane Khaliakhory Camara, président de la jeunesse, « les jeunes ont agi sans mon consentement. Si non, j’allais les empêcher de le faire pour éviter ce que nous sommes en train de vivre aujourd’hui. A l’heure où je vous parle, le district est vide des jeunes, les parents vivent aussi la peur au ventre, par ce qu’ils redoutent une autre irruption policière ».

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Yomou : les moustiquaires imprégnées utilisées comme filets de pêche et de poteaux à Kpaolé

29 août 2019 à 17 05 07 08078

Dans le cadre de la campagne nationale de lutte contre le paludisme, un lot très important de moustiquaires, connu sous le nom de MILDA (Moustiquaire Imprégnée à Longue durée d’Action) a été distribué à travers la Guinée. Mais, dans le village de Kpaolé, situé à 12 kilomètres de la commune urbaine de Yomou, ces moustiquaires sont utilisées à d’autres fins par les femmes et les jeunes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De multiples efforts sont engagés par la Guinée avec l’appui de ses partenaires pour lutter contre le paludisme. La presque totalité du pays est aujourd’hui touchée par la distribution des moustiquaires imprégnées.

Malheureusement, au lieu d’en faire un usage à bon escient, certains habitants du village de Kpaolé s’en servent pour d’autres fins. Pourtant, c’est au moins 200 moustiquaires qui ont été distribuées dans ce village.

Selon nos informations, les jeunes de ce village utilisent ces moustiquaires comme filets de poteaux dans leur terrain de football qui est situé à près d’un kilomètre de la localité. Quant aux femmes, elles s’en servent comme filets de pêche ou pour clôturer leurs jardins.

Une situation qui révolte Bruno Kpamou, fonctionnaire à la retraite. « Vous savez, le terrain des enfants est situé à plus de 700 mètres du village. Quand ces enfants vont pour jouer au ballon, ils prennent les moustiquaires à l’insu de leurs parents pour les utiliser comme filets de poteaux. Et nous, difficilement nous partons vers ce terrain. On leur a dit de ne plus faire ça, mais ils continuent », a expliqué le doyen.

Pour ce qui est des femmes, Bruno Kpamou a fait savoir que malgré son insistance, le mauvais usage des moustiquaires persiste. « Les femmes ne comprennent pas. Elles disent que ces moustiquaires sont bien pour la pêche. Les vieilles personnes de leur côté ne veulent plus aller couper du bois pour en faire leur clôture. Elles se servent de ces moustiquaires comme clôture. Nous qui avons étudié, quand nous parlons, ces gens nous demandent pour qui nous nous prenons. Pourtant, c’est pour nous aider qu’on a gratuitement donné ces moustiquaires. Nous leur demandons de cesser de faire ça pour ne pas décourager nos partenaires », a lancé le vieil homme.

Depuis Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Alpha Condé fâche Boffa : manifestation contre le limogeage du préfet

23 août 2019 à 17 05 26 08268

Le limogeage de Tidiane Soumah qui était jusque-là préfet de Boffa, est mal accueilli dans la préfecture. Au lendemain de l’annonce de la nouvelle, plusieurs citoyens ont manifesté dans la ville pour protester contre cette décision du président Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le décret nommant le lieutenant-colonel Abdourahmane Keita comme préfet de Boffa en remplacement de Tidiane Soumah, précise que ce dernier est appelé à d’autres fonctions. Mais, la décision du président Alpha Condé est désapprouvée par certains habitants de la commune urbaine de Boffa. Dès après la lecture du décret, jeudi soir, à la télévision nationale, un groupe de citoyens est sorti pour exprimer leur mécontentement dans les rues de la ville. Mais, en raison de la tombée de la pluie, ce mouvement de protestation n’a été que de courte durée.

Mais, ce n’était que partie remise. Car, ce vendredi, 23 août 2019, plusieurs personnes sont sorties manifester à nouveau dans la rue. Ils ont érigé des barricades sur la route nationale n°3 Conakry-Boké. Lansana Sylla, un des manifestants, ils ne veulent pas que Tidiane Soumah quitte la préfecture de Boffa.

« Nous sommes pour le préfet de Boffa, Tidiane Soumah. Parce que ce qu’il est en train de faire pour Boffa, c’est quelque chose qui est bénéfique pour la ville de Boffa. C’est la première fois pour nous de voir un préfet qui est au service des citoyens. Boffa n’a jamais eu un bon préfet comme lui, il défend l’intérêt des jeunes et de Boffa en général », a dit ce citoyen.

Abondant dans le même sens, Kala Camara, un autre manifestant indique qu’il est inacceptable que Tidiane Soumah quitte actuellement la préfecture de Boffa. « Nous bloquons la route nationale numéro 3 parce que nous sommes contre le décret du président de la République. Ce préfet qu’on veut changer aide les jeunes de Boffa même dans les sociétés minières qui sont là, il défend la cause de ces jeunes », a-t-il laissé entendre.

Les manifestants demandent au président Alpha Condé de revenir sur son décret, remplaçant Tidiane Soumah par l’officier de l’armée Abdourahmane Keita à la tête de la préfecture de Boffa.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com

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« Gestion calamiteuse » du FC Gangan : des jeunes de Kindia exigent le départ du staff

19 août 2019 à 18 06 36 08368

Des jeunes activistes de la société civile de Kindia sont descendus dans les rues de la ville ce lundi, 19 août 2019, pour manifester leur colère face à la gestion du Gangan FC par le bureau du comité exécutif. Ils demandent le départ immédiat des responsables de ce club de football qui doit évoluer désormais en ligue 2, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est aux environs de 8 heures que des jeunes activistes de la société civile ont effectué cette sortie pour dénoncer la mauvaise gestion du FC Gangan, dirigé depuis plus 4 ans par le bureau du comité exécutif. Ils ont marché du stade préfectoral de Fodé Fissa à la place des martyrs en passant par la gare routière, le grand marché Sanloyah et la devanture de la maison des jeunes.

Le porte-parole des manifestants, Kémo Mali Fofana est revenu sur le contenu de leur revendication. « Nous demandons le départ du président du club et de sont staff qui n’ont rien fait pour la dernière saison sportive. Nous voulons tout simplement le départ de cette équipe. Nous sommes contre la gestion calamiteuse de cette équipe. Nous demandons sans délai leur départ », a dit Kémo Mali Fofana.

Kémo Mali Fofana

Le FC Gangan de Kindia, relégué en ligue 2 (deuxième division) a terminé la saison dernière 2018/2019 sans son entraîneur principal. Celui qui est venu le remplacer a passé des moments difficiles. Les supporters craignent pour l’avenir du club. « L’entraîneur qui était venu terminer la saison avec l’équipe comme coach a été logé par un natif de Kindia, nourrit par lui. Et au delà de ça, il est rentré avec cinquante mille francs guinéens dans sa famille comme récompense. C’est ce qui est déplorable. C’est pourquoi, on s’est levé pour dénoncer la calamiteuse gestion avec un bilan négatif de ce staff et son président », a martelé Kémo Mali Fofana.

A préciser que les jeunes ont promis de continuer leur protestation jusqu’au départ de ceux qu’ils considèrent comme étant les auteurs de la descente aux enfers du club de Kindia.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Forum des jeunes de Kakandé : Abdoulaye Magassouba réitère l’intérêt du Pr. Alpha Condé pour le développement de Boké

16 août 2019 à 17 05 16 08168

Par le ministère des Mines : Le ministre des Mines et de la Géologie, continue de donner un sens au mot d’ordre du président Alpha Condé, qui prône la notion de ‘’Ministres à l’écoute du peuple’’. Après Siguiri, le week-end dernier, où il a gratifié les lauréats de cette préfecture aux différents examens nationaux, Abdoulaye Magassouba, était aux côtés de la jeunesse du Kakandé, à l’occasion de l’ouverture de leur forum.

Un geste d’encouragement qu’il a également réédité au bénéfice des lauréats de cette préfecture de la Basse Guinée. Ainsi, à Boké, des cadeaux dont des ordinateurs, des clés internet et leurs recharges, plus des Larousses ont été offerts aux lauréats du BEPC et du BAC toutes options confondues. Abdoulaye Magassouba, 1er de la République, option Sciences maths aux bacs 1 et 2, des sessions 1994 et 1995, a aussi remis à chaque lauréat de l’entrée en 7éme année, un sac, des fournitures scolaires, plus un montant pour l’achat de leurs tenues de nouveaux collégiens.

Apprécié à sa juste valeur, cet acte, selon les bénéficiaires, les poussent à persévérer, tout en incitant les autres à redoubler d’efforts. « Nous sommes contents, et n’avons pas de mots pour remercier et qualifier l’acte du Ministre », a dit l’un des lauréats.

Dans la foulée, le Ministre des Mines et de la Géologie, s’est exprimé sur le Forum des jeunes de Kakandé dont il est venu participer à l’ouverture en tant que parrain de l’événement . Tout d’abord, Abdoulaye Magassouba a, au nom du Président de la République et de son Premier ministre, salué l’initiative juvénile.

Toujours préoccupé par le sujet, il a ensuite parlé du développement de la préfecture de Boké, érigée par le Prof Alpha CONDE, au rang de ‘’Zone Economique Spéciale ’’. « Que cela soit au cœur des réflexions et actions de la jeunesse de Boké n’est que légitime, parce que le développement est l’affaire de tous. Nous ne sommes pas ici pour donner des leçons à une jeunesse qui démontre sa responsabilité par une telle initiative », insistera M. Magassouba. « Boké a connu de nombreuses actions de développement au cours des dernières années, en particulier dans le secteur minier », a souligné le Ministre des Mines et de la Géologie.

Toutefois, M. Magassouba admet qu’il reste d’importants défis à relever. Il s’agit en particulier de la gestion des impacts environnemental, social et économique, la diversification de l’économie, les infrastructures et services sociaux de base. « Le choix du thème de cette année portant sur le Développement communautaire et la création de richesse répond donc à l’un des principaux enjeux de développement de la préfecture. Nous sommes convaincus que les débats seront francs, responsables, constructifs et pertinents », a-t-il conseillé. En tout cas, Abdoulaye Magassouba assure que : « Nous porterons les résultats de ce forum auprès du Gouvernement dans le cadre du plaidoyer en faveur du développement de Boké. Un développement qui n’est possible que dans la paix que nous invitons les jeunes de Boké à préserver à toute épreuve », a conclu le Ministre des Mines et de la Géologie.

Laye Mamadi Condé (LMC) du ministère des Mines

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Boké : les jeunes demandent au maire d’organiser l’élection d’un président de la jeunesse

13 août 2019 à 18 06 26 08268

Les représentants des jeunes des 15 quartiers de la commune urbaine de Boké se sont donné rendez-vous dans la matinée de ce mardi, 13 août 2019, à la mairie de la ville. La démarche visait à demander au maire l’organisation rapide de l’élection d’un président de la jeunesse de Boké, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la troisième fois que les jeunes de Boké se rendent à la mairie de la commune urbaine pour discuter avec les autorités sur cette question qui les préoccupe. C’est ce qu’a laissé entendre Ousmane Sy Savané, représentant du quartier Khoréra, en même temps porte-parole de ce collectif des jeunes de Boké. « Nous sommes venus ici représenter les quinze quartiers de la commune urbaine de Boké pour demander à monsieur le maire d’organiser une élection afin d’élire un président des jeunes de Boké.

Et, ce n’est pas la première fois, c’est la troisième fois que nous nous rencontrons ici pour la même cause. Chaque fois qu’on vient, il nous dit d’attendre, qu’il doit d’abord consulter ses conseillers, qu’il ne peut pas nous donner un accord sans consulter ses conseillers. Donc, c’est toujours les mêmes propos. Nous ne sommes pas fâchés, nous le félicitons parce qu’à chaque fois qu’on vient, il nous donne le temps de discuter avec lui, mais nous voulons qu’il réponde maintenant favorablement à notre sollicitation », a dit le jeune homme.

Cette préoccupation de la jeunesse de Boké arrive à un moment où cette couche sociale est frappée par le chômage dans une région où l’exploitation minière a atteint sa vitesse de croisière.

De Boké, Abdoulaye Mané pour Guineematin.com

Tel : 621 905 153

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