Alpha Condé fâche Boffa : manifestation contre le limogeage du préfet

23 août 2019 à 17 05 26 08268

Le limogeage de Tidiane Soumah qui était jusque-là préfet de Boffa, est mal accueilli dans la préfecture. Au lendemain de l’annonce de la nouvelle, plusieurs citoyens ont manifesté dans la ville pour protester contre cette décision du président Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le décret nommant le lieutenant-colonel Abdourahmane Keita comme préfet de Boffa en remplacement de Tidiane Soumah, précise que ce dernier est appelé à d’autres fonctions. Mais, la décision du président Alpha Condé est désapprouvée par certains habitants de la commune urbaine de Boffa. Dès après la lecture du décret, jeudi soir, à la télévision nationale, un groupe de citoyens est sorti pour exprimer leur mécontentement dans les rues de la ville. Mais, en raison de la tombée de la pluie, ce mouvement de protestation n’a été que de courte durée.

Mais, ce n’était que partie remise. Car, ce vendredi, 23 août 2019, plusieurs personnes sont sorties manifester à nouveau dans la rue. Ils ont érigé des barricades sur la route nationale n°3 Conakry-Boké. Lansana Sylla, un des manifestants, ils ne veulent pas que Tidiane Soumah quitte la préfecture de Boffa.

« Nous sommes pour le préfet de Boffa, Tidiane Soumah. Parce que ce qu’il est en train de faire pour Boffa, c’est quelque chose qui est bénéfique pour la ville de Boffa. C’est la première fois pour nous de voir un préfet qui est au service des citoyens. Boffa n’a jamais eu un bon préfet comme lui, il défend l’intérêt des jeunes et de Boffa en général », a dit ce citoyen.

Abondant dans le même sens, Kala Camara, un autre manifestant indique qu’il est inacceptable que Tidiane Soumah quitte actuellement la préfecture de Boffa. « Nous bloquons la route nationale numéro 3 parce que nous sommes contre le décret du président de la République. Ce préfet qu’on veut changer aide les jeunes de Boffa même dans les sociétés minières qui sont là, il défend la cause de ces jeunes », a-t-il laissé entendre.

Les manifestants demandent au président Alpha Condé de revenir sur son décret, remplaçant Tidiane Soumah par l’officier de l’armée Abdourahmane Keita à la tête de la préfecture de Boffa.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com

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« Gestion calamiteuse » du FC Gangan : des jeunes de Kindia exigent le départ du staff

19 août 2019 à 18 06 36 08368

Des jeunes activistes de la société civile de Kindia sont descendus dans les rues de la ville ce lundi, 19 août 2019, pour manifester leur colère face à la gestion du Gangan FC par le bureau du comité exécutif. Ils demandent le départ immédiat des responsables de ce club de football qui doit évoluer désormais en ligue 2, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est aux environs de 8 heures que des jeunes activistes de la société civile ont effectué cette sortie pour dénoncer la mauvaise gestion du FC Gangan, dirigé depuis plus 4 ans par le bureau du comité exécutif. Ils ont marché du stade préfectoral de Fodé Fissa à la place des martyrs en passant par la gare routière, le grand marché Sanloyah et la devanture de la maison des jeunes.

Le porte-parole des manifestants, Kémo Mali Fofana est revenu sur le contenu de leur revendication. « Nous demandons le départ du président du club et de sont staff qui n’ont rien fait pour la dernière saison sportive. Nous voulons tout simplement le départ de cette équipe. Nous sommes contre la gestion calamiteuse de cette équipe. Nous demandons sans délai leur départ », a dit Kémo Mali Fofana.

Kémo Mali Fofana

Le FC Gangan de Kindia, relégué en ligue 2 (deuxième division) a terminé la saison dernière 2018/2019 sans son entraîneur principal. Celui qui est venu le remplacer a passé des moments difficiles. Les supporters craignent pour l’avenir du club. « L’entraîneur qui était venu terminer la saison avec l’équipe comme coach a été logé par un natif de Kindia, nourrit par lui. Et au delà de ça, il est rentré avec cinquante mille francs guinéens dans sa famille comme récompense. C’est ce qui est déplorable. C’est pourquoi, on s’est levé pour dénoncer la calamiteuse gestion avec un bilan négatif de ce staff et son président », a martelé Kémo Mali Fofana.

A préciser que les jeunes ont promis de continuer leur protestation jusqu’au départ de ceux qu’ils considèrent comme étant les auteurs de la descente aux enfers du club de Kindia.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Forum des jeunes de Kakandé : Abdoulaye Magassouba réitère l’intérêt du Pr. Alpha Condé pour le développement de Boké

16 août 2019 à 17 05 16 08168

Par le ministère des Mines : Le ministre des Mines et de la Géologie, continue de donner un sens au mot d’ordre du président Alpha Condé, qui prône la notion de ‘’Ministres à l’écoute du peuple’’. Après Siguiri, le week-end dernier, où il a gratifié les lauréats de cette préfecture aux différents examens nationaux, Abdoulaye Magassouba, était aux côtés de la jeunesse du Kakandé, à l’occasion de l’ouverture de leur forum.

Un geste d’encouragement qu’il a également réédité au bénéfice des lauréats de cette préfecture de la Basse Guinée. Ainsi, à Boké, des cadeaux dont des ordinateurs, des clés internet et leurs recharges, plus des Larousses ont été offerts aux lauréats du BEPC et du BAC toutes options confondues. Abdoulaye Magassouba, 1er de la République, option Sciences maths aux bacs 1 et 2, des sessions 1994 et 1995, a aussi remis à chaque lauréat de l’entrée en 7éme année, un sac, des fournitures scolaires, plus un montant pour l’achat de leurs tenues de nouveaux collégiens.

Apprécié à sa juste valeur, cet acte, selon les bénéficiaires, les poussent à persévérer, tout en incitant les autres à redoubler d’efforts. « Nous sommes contents, et n’avons pas de mots pour remercier et qualifier l’acte du Ministre », a dit l’un des lauréats.

Dans la foulée, le Ministre des Mines et de la Géologie, s’est exprimé sur le Forum des jeunes de Kakandé dont il est venu participer à l’ouverture en tant que parrain de l’événement . Tout d’abord, Abdoulaye Magassouba a, au nom du Président de la République et de son Premier ministre, salué l’initiative juvénile.

Toujours préoccupé par le sujet, il a ensuite parlé du développement de la préfecture de Boké, érigée par le Prof Alpha CONDE, au rang de ‘’Zone Economique Spéciale ’’. « Que cela soit au cœur des réflexions et actions de la jeunesse de Boké n’est que légitime, parce que le développement est l’affaire de tous. Nous ne sommes pas ici pour donner des leçons à une jeunesse qui démontre sa responsabilité par une telle initiative », insistera M. Magassouba. « Boké a connu de nombreuses actions de développement au cours des dernières années, en particulier dans le secteur minier », a souligné le Ministre des Mines et de la Géologie.

Toutefois, M. Magassouba admet qu’il reste d’importants défis à relever. Il s’agit en particulier de la gestion des impacts environnemental, social et économique, la diversification de l’économie, les infrastructures et services sociaux de base. « Le choix du thème de cette année portant sur le Développement communautaire et la création de richesse répond donc à l’un des principaux enjeux de développement de la préfecture. Nous sommes convaincus que les débats seront francs, responsables, constructifs et pertinents », a-t-il conseillé. En tout cas, Abdoulaye Magassouba assure que : « Nous porterons les résultats de ce forum auprès du Gouvernement dans le cadre du plaidoyer en faveur du développement de Boké. Un développement qui n’est possible que dans la paix que nous invitons les jeunes de Boké à préserver à toute épreuve », a conclu le Ministre des Mines et de la Géologie.

Laye Mamadi Condé (LMC) du ministère des Mines

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Boké : les jeunes demandent au maire d’organiser l’élection d’un président de la jeunesse

13 août 2019 à 18 06 26 08268

Les représentants des jeunes des 15 quartiers de la commune urbaine de Boké se sont donné rendez-vous dans la matinée de ce mardi, 13 août 2019, à la mairie de la ville. La démarche visait à demander au maire l’organisation rapide de l’élection d’un président de la jeunesse de Boké, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la troisième fois que les jeunes de Boké se rendent à la mairie de la commune urbaine pour discuter avec les autorités sur cette question qui les préoccupe. C’est ce qu’a laissé entendre Ousmane Sy Savané, représentant du quartier Khoréra, en même temps porte-parole de ce collectif des jeunes de Boké. « Nous sommes venus ici représenter les quinze quartiers de la commune urbaine de Boké pour demander à monsieur le maire d’organiser une élection afin d’élire un président des jeunes de Boké.

Et, ce n’est pas la première fois, c’est la troisième fois que nous nous rencontrons ici pour la même cause. Chaque fois qu’on vient, il nous dit d’attendre, qu’il doit d’abord consulter ses conseillers, qu’il ne peut pas nous donner un accord sans consulter ses conseillers. Donc, c’est toujours les mêmes propos. Nous ne sommes pas fâchés, nous le félicitons parce qu’à chaque fois qu’on vient, il nous donne le temps de discuter avec lui, mais nous voulons qu’il réponde maintenant favorablement à notre sollicitation », a dit le jeune homme.

Cette préoccupation de la jeunesse de Boké arrive à un moment où cette couche sociale est frappée par le chômage dans une région où l’exploitation minière a atteint sa vitesse de croisière.

De Boké, Abdoulaye Mané pour Guineematin.com

Tel : 621 905 153

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Jeunes et protection de l’environnement : l’AJRE se lance dans le dur combat

13 août 2019 à 15 03 22 08228

La question de la préservation de l’environnement préoccupe de plus en plus les dirigeants du monde mais aussi des acteurs de la société civile. L’association des jeunes pour la restauration écologique AJRE, est l’une de ces organisations certes jeune mais dynamique et surtout pleine d’ambitions.

Engagée sur les questions de restauration du couvert végétal, de l’assainissement, de la lutte contre le réchauffement climatique et de la promotion des Objectifs de Développement Durable (ODD), cette jeune association a beaucoup d’ambitions et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, bien au contraire.

Pour en parler, la rédaction du site d’informations Radio Environnement Guinée a reçu deux responsables de cette association. Il s’agit de Souleymane CONDE diplômé de l’université de sonfonia, département géographie environnement, président de l’association et Mariam KEITA, Secrétaire Général de l’AJRE. Le rôle des femmes dans la protection de l’environnement en général n’était pas été en reste de notre entretien.

Bonjour M. CONDE merci d’être passé nous voir tout d’abord quelles sont les missions de votre jeune association que peut-elle faire en matière de préservation de l’environnement dans notre pays ?

Merci Madame de nous accorder cette interview. Notre association est née il y’a quelques mois, mais je peux vous assurer que nous avons de grandes ambitions notamment pour le monde rural qui souffre beaucoup de la dégradation de l’environnement et de la pauvreté. Pour inverser cette tendance, nous comptons nous investir dans le reboisement  des sites dégradés, sensibiliser les usagers sur l’accès à l’eau potable, à l’utilisation rationnelle de la ressource et l’assainissement comme mentionné dans l’ODD6. La lutte contre le réchauffement climatique qui fait l’actualité malheureusement et qui fait des ravages est prévue dans notre plan d’action.

Pour mettre toutes ces actions en œuvre, c’est vrai on sent que vous avez de la volonté, de l’énergie, vous êtes jeunes, mais avez-vous les moyens de votre politique comme dirait l’autre ?

Sourire… vous avez raison, nous avons des ambitions mais nous n’avons pas encore les moyens de les mettre en œuvre. Pour cela, nous comptons élaborer des projets bancables afin de les soumettre aux partenaires pour financement. Ensuite nous sommes jeunes, vous l’avez dit, donc notre énergie et notre détermination seront au service de la protection de l’environnement, nous vous prenons l’assurance.

Mariam KEITA, vous êtes la Secrétaire Générale de l’association, dites-nous comment vous comptez faire pour impliquer les femmes dans le combat de la préservation de l’environnement en général, et sur la question de l’eau et de l’assainissement en particulier puisque les femmes sont plus touchées par ces questions ?

Vous avez raison, le problème d’eau et de l’assainissement sont au centre des préoccupations des populations en général et des femmes en particulier. Vous le savez en ce qui concerne la corvée de l’eau par exemple, les femmes sont celles qui souffrent le plus, surtout en milieu rural, elles parcourent de longues distances pour s’approvisionner en eau pas toujours potable, il faut le dire. Ensuite il y’a la question de l’insalubrité surtout dans les marchés comme c’est le cas ici à Conakry et certainement dans d’autres régions du pays, c’est impressionnant.

Pourtant, c’est de là que viennent la nourriture que nous consommons, et ces femmes sont également exposées à des maladies. Il vous suffit de parcourir les marchés de Conakry pour s’en rendre compte.  Donc les femmes sont vraiment concernées par ces questions et si elles s’impliquent dans la sensibilisation par exemple, si on les explique les conséquences, bien qu’elles le savent pour certaines, et non pas toujours le choix il ne faut pas l’exclure non plus, elles peuvent cependant comprendre la situation et les dangers, et peuvent surtout, s’engager pour inverser la tendance, c’est ce qui est plus important à mon sens.

Vous avez mentionné les femmes rurales, que proposez-vous pour elles, surtout que vous savez qu’elles sont plus dans le besoin et subissent la dégradation de l’environnement notamment la pauvreté des sols

Effectivement ce sont elles qui souffrent beaucoup plus que nous qui sommes à Conakry et dans les grandes villes du pays et cela, sur tous les plans. Donc nous pensons à elles et si nous avons les moyens nous comptons aller vers elles, pour parler de la protection de l’environnement et de leur autonomisation, afin de lutter contre la pauvreté qui se féminise davantage à cause des charges qui pèsent sur elles, doublées de l’analphabétisme, et d’autres travers sociaux.

Justement parlant de travers sociaux, beaucoup de femmes sont aujourd’hui indépendantes, mais d’autres continuent à se prostituer il faut dire les choses comme elles sont, il y’en a qui aiment la facilité, qu’avez-vous à leur dire ?

C’est de revenir à la raison, et entreprendre. Il ne s’agit pas que d’aller à l’école, mais elles peuvent faire la couture, la teinture ou le commerce, et qu’elles acceptent de se prendre en charge pour se faire respecter dans la vie et réaliser leurs projets, pour elles et pour la nation.

S’agissant de l’insalubrité dont parlais votre collègue Mariam KEITA, vous dites qu’il faut du civisme dans notre pays car cet aspect manque à beaucoup de Guinéens n’est-ce pas ?

Effectivement c’est un vrai problème dans notre société. Il manque du civisme dans notre pays, les gens se permettent de jeter n’importe où les ordures dans les rues, et ce qui est regrettable c’est que ce ne sont pas toujours des personnes analphabètes, il y’a des cadres, des intellectuels qui jettent à longueur de journée des canettes de jus, des sachets d’eau au travers des voitures, et ce n’est pas bien pour la santé et pour l’environnement aussi.

Un message justement pour ces derniers et de tous afin qu’ils adoptent des attitudes éco-citoyens

Je souhaite que nous prenions conscience de la situation de dégradation de l’environnement et que chacun agisse là où il se trouve, car aucun geste n’est peu ou de trop pour notre environnement que nous avons l’obligation morale de protéger, pour nous et surtout pour les générations futures.

M. CONDE on va parler à présent de l’initiative présidentielle de reboisement en cours, que pensez- vous de cette initiative et que peuvent faire les jeunes afin qu’elle prospère ?

C’est une bonne initiative, au vu de tout ce que nous constatons comme dégradation du couvert végétal à travers le pays et que nous-mêmes les hommes avons occasionné. Mais je pense comme certains, qu’il ne faut pas planter pour le plaisir de le faire, il faut suivre l’évolution des plants et surtout des plants adaptés au sol c’est important à mon avis.

Nous sommes au terme de cet entretien, dites-nous que pensez-vous de Radio Environnement Guinée et de ce qui se fait sur cette radio web, la première du genre dans notre pays  et surtout ce que nous pouvons améliorer pour mieux servir les auditeurs et lecteurs que vous êtes

Je vous encourage vraiment, nous vous suivons depuis la création de la radio web en 2017, moi personnellement, qu’il s’agisse du site ou de la page Facebook, j’avoue que c’est beaucoup de travail j’imagine avec si peu de moyens. Donc nous ne pouvons que vous encourager et vous souhaiter  plein succès et beaucoup d’engagement pour persévérer dans cette voie. Encore merci de nous avoir reçu, ce fût un réel plaisir pour nous.

Entretien réalisé par Idiatou CAMARA pour radioenvironementguinee.org

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Justice transitionnelle en Guinée : une quinzaine de jeunes à l’école de l’ONG COJEDEV

7 août 2019 à 11 11 51 08518

Avec pour thème : « le rôle des jeunes dans le processus de justice transitionnelle en Guinée », un atelier de formation s’est tenu hier, mardi 06 août 2019, dans un établissement scolaire à Kobaya, dans la commune de Ratoma. Cette rencontre de « renforcement de capacités » a été organisée par le consortium des associations de jeunes pour la défense des victimes de violence en Guinée (COJEDEV-Guinée).

L’objectif est d’outiller et inciter les jeunes (qui constituent plus de 60% de la population guinéenne) à jouer leur partition dans le processus de justice transitionnelle en Guinée, a appris un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ils sont quinze jeunes, venus de différents établissements scolaires publics et privés de Conakry, à avoir pris part à cette formation initiée en Guinée par le chargé de projet de l’ONG COJEDEV-Guinée, Jean Zézé Guilavogui, fraîchement revenu d’une formation au Rwanda où il était admis à l’académie de justice transitionnelle pour la jeunesse africaine.

Lors de cet atelier d’une journée, les notions de violence, de paix, de justice, de droit, de vérité, de pardon, de réparation et de réconciliation ont été longuement abordées par les facilitateurs et les participants. Également, un documentaire qui retrace l’histoire sociopolitique de la Guinée (de l’indépendance à nos jours) a été projeté au cours de cette rencontre de renforcement de capacités des jeunes. Ceci, pour mieux cerner la notion et la nécessité de justice transitionnelle qui, dans le cadre actuel de la Guinée, doit impérativement déboucher sur la réconciliation nationale.

« Au regard de l’histoire à la fois glorieuse et sombre de notre pays (la Guinée), nous avons l’obligation de jeter un coup d’œil sur le passé, afin de recoller les morceaux qui ont subi des déchirures sociales. Ce qui va nous amener à avoir un Etat de droit, où il n’y a pas de haine et de guerres fratricides. Donc, la justice transitionnelle est extrêmement importante pour la Guinée. Et, à cette phase actuelle, c’est une nécessité impérieuse pour notre pays », a indiqué Jean Zézé Guilavogui.

Pour ce chargé de projet de l’ONG COJEDEV-Guinée, « les jeunes qui sont à la fois les victimes et les coupables des manifestations sociopolitiques d’aujourd’hui, doivent connaitre et aborder sans passion l’histoire de leur pays ». Car, soutient Jean Zézé Guilavogui, « les jeunes, en tant qu’outils de promotion de la paix et de la quiétude, doivent jouer leur rôle dans toutes les étapes du processus de justice transitionnelle dont ils sont partie prenante ».

« Les jeunes ont un rôle d’élaboration, d’implémentation et de suivi-évaluation du processus de justice transitionnelle. Donc, c’est de notre obligation de veiller, de participer et de s’impliquer de façon active dans toutes les étapes du processus », a-t-il ajouté.

Au terme de cette rencontre, il a été demandé au jeunes participants de servir de « relais de retransmission sur la justice transitionnelle » au sein de leurs familles et dans leurs quartiers respectifs. Des jeunes qui se sont d’ailleurs engagés à s’organiser en associations pour promouvoir la justice transitionnelle et développer d’autres activités dans le cadre de la lutte contre les violations des droits en Guinée.

« J’espère que cette initiative va aboutir à quelque chose. Parce que c’est très intéressant de parler de la violence, de la réconciliation, de la justice… J’aimerais vraiment aller plus loin et mettre en place une ONG (organisation non gouvernementale) pour lutter contre certaines choses qui se passent dans notre pays », a dit Marceline Lamah, participante.

De son côté, Abou Ibrahim Doré a déclaré que « dans le quartier, je ne savais pas en quoi consistait la justice transitionnelle… Mais, après cette formation, je vais m’entretenir avec mes amis pour que nous mettions en place une association ; afin de trouver des solutions à certaines crises qui se passent dans le pays »

Pour sa part, Paulin Sagno a confié : « j’ai vraiment hâte de faire valoir tout ce que j’ai appris lors de cette formation. Et, la première des choses que je dois faire, c’est d’aller sensibiliser ma famille. Ensuite, j’irai à la rencontre de mes amis dans le quartier, pour leur parler du rôle et les objectifs de la justice transitionnelle dans un pays ».

Quant à Mamoudou Barry, il soutient que « la jeunesse est la partie la plus dynamique, la plus forte dans ce processus de justice transitionnelle… Nous avons un rôle de sensibilisation dans les familles. Nous avons aussi la formation des jeunes et la promotion de la paix. Parce qu’en Guinée, les esprits sont actuellement très pollués. L’ethnocentrisme gangrène le pays ».

A noter que la justice transitionnelle est souvent définie comme « un processus qui consiste à confronter les héritages de violations passées et des atrocités afin de construire un avenir stable, pacifique et démocratique ».

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Manque de courant à Kankan : EDG à nouveau sur la sellette

5 août 2019 à 22 10 37 08378

Après avoir accepté une trêve de 72 heures pour que les nouveaux groupes électrogènes venus de Conakry soient mis à l’essai, les jeunes de Kankan décident de passer à la vitesse supérieure. Au terme d’une réunion tenue ce lundi, 05 août 2019, à la maison des jeunes, ils ont décidé de fermer la représentation locale de l’EDG qui ne parvient pas à répondre à leurs attentes, a appris le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette fois, la patience des jeunes de Kankan semble avoir atteint ses limites dans le bras de fer qui les oppose aux responsables d’EDG (Electricité de Guinée) à Kankan. A l’issue de la rencontre de ce lundi, ils ont pris la décision d’aller demander aux autorités locales de fermer les installations de la société demain, mardi.

Selon Oumar Fofana, le porte-parole du jour, « nous nous sommes réunis pour partager l’information. Après un essai qui dure depuis une semaine et après avoir fait un constat dans les différents quartiers, à l’unanimité on s’est dit que ce constat est négatif. Donc, nous avons compris que l’essai n’a absolument rien donné.

Nous nous voulons le courant de 18 heures à 8 heures du matin. Le courant que nous avons reçu dans les quartiers ces jours-ci, c’est de 18 heures à 23 heures avec l’instabilité totale. Vu cela nous, nous nous sommes réunis pour partager l’information et décider à l’unanimité d’arrêter les groupes électrogènes demain mardi ».

Pour arriver à leurs fins, les jeunes comptent passer par les autorités de Kankan. « Nous sommes une jeunesse consciente, nous sommes à la table des négociations, nous comptons rencontrer les autorités demain mardi pour les informer qu’à partir de ce mardi, EDG n’a qu’à arrêter de fournir le courant. Nous pensons que cet appel va tomber dans de bonnes oreilles. Les responsables savent à quel point nous sommes organisés. Nous n’allons pas manifester, nous n’allons pas casser, nous allons humblement demander aux autorités et aux travailleurs d’EDG de nous comprendre », a-t-il laissé entendre.

A rappeler que depuis plus d’un mois, les jeunes de Kankan exigent la fermeture d’EDG pour son incapacité à faire face aux besoins des populations en courant électrique. Le ministère de l’énergie avait envoyé trois groupes électrogènes en provenance de Conakry pour satisfaire la revendication des jeunes. Mais, ces groupes électrogènes sont jugés vieux et très fatigués par les jeunes. Un de ces groupes a récemment pris feu.

Malgré les milliards de francs guinéens injectés dans le secteur de l’énergie, de nombreux endroits de la Guinée continuent à vivre dans l’obscurité. Un audit n’est-il pas devenu indispensable pour tirer les choses au clair dans ce fiasco ?

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tel : 00 224 627 24 13 24

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Campagne nationale de reboisement : les jeunes de Boffa manifestent contre leur exclusion

2 août 2019 à 14 02 48 08488

Plusieurs jeunes membres des ONG et associations évoluant dans la préfecture de Boffa ont manifesté hier, jeudi 1er août 2019, devant la direction préfectorale de l’environnement. Ils protestent contre leur exclusion de la campagne nationale de reboisement lancée récemment par le gouvernement guinéen, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Ils étaient nombreux les jeunes à rallier la devanture de la direction préfectorale de l’environnement, des eaux et forêts de Boffa ce jeudi. Ils sont venus de différentes ONG et associations de la préfecture pour dénoncer la façon dont est gérée la campagne nationale de reboisement. Une gestion qui est différente de ce qui avait été annoncé au départ. Car, selon le programme préalablement établi, ce sont les organisations de jeunes évoluant sur le terrain qui devaient se charger de l’exécution des travaux de cette campagne.

« Il y a eu une mission du ministère de l’environnement, des eaux et forêts qui avait convoqué toutes les ONG et associations des jeunes qui se trouvent dans la zone de Boffa. On s’était rendu à la direction préfectorale de l’agriculture et ils ont expliqué tout ce qu’il faut pour monter ce projet de reboisement de 50 hectares. Par après, ils nous ont dit encore d’aller voir les sites où le travail doit se faire et que les frais de déplacement étaient à la charge des associations. Nous sommes allés sur le terrain et nous avons travaillé là-bas de 8 heures à 14 heures, on faisait des piquetages dans la zone à reboiser », rappelle Mamadou Djan Diallo, l’un des manifestants.

Mais, ces jeunes disent avoir constaté tout le contraire de ce qui leur avait été dit au départ. Selon eux, ils ont été exclus au profit d’autres structures venant d’ailleurs. « A notre fort étonnement, nous apprenons qu’aucune ONG ou association de Boffa n’est retenue pour ce programme de reboisement, que c’est des ONG de Conakry et d’ailleurs qui viennent pour faire le reboisement. Immédiatement, on a dépêché deux personnes pour alerter les autorités préfectorales. Après, on a vu une autre équipe qui est venue faire le reboisement. Nous sommes venus ici, on a expliqué nos problèmes aux autorités, mais elles sont restées indifférentes face à cela », indique notre interlocuteur.

Les jeunes de Boffa se disent donc trahis par les autorités locales, principalement la direction préfectorale de l’environnement, des eaux et forêts. Et, « c’est pourquoi, nous sommes sortis aujourd’hui pour protester afin qu’on soit rétablis dans nos droits », souligne Mamadou Djan Diallo. Face à cette mobilisation des jeunes, les autorités communales et préfectorales de Boffa ont promis de s’impliquer pour trouver une solution à ce problème. Suite à cette promesse, les manifestants sont rentrés chez eux tout en promettant de se faire entendre à nouveau si n’est fait pour satisfaire à leur revendication.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com

Tel. 655 13 08 13

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Mamou : une fillette de 6 ans violée avant d’être tuée par son cousin

31 juillet 2019 à 17 05 46 07467

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mercredi 31 juillet 2019, une fillette qui est âgée seulement de 6 ans a trouvé la mort, après avoir été victime de viol de la part de son cousin. Les faits se sont produits à la Poudrière, un quartier situé dans le centre-ville de la commune urbaine de Mamou. Et, le présumé auteur de cet acte ignoble est un homme de 41 ans, a appris un journaliste de Guineematin.com du parquet du tribunal de première instance de Mamou.

Selon nos informations, la fillette de 6 ans a été violée par son cousin, Alpha Oumar Sow. Ce dernier aurait introduit un couteau de cuisine de 22 centimètres de long dans la partie génitale de sa victime, après le viol.

Sidiki Camara, procureur de de la République près le tribunal de première instance de Mamou

« Selon les premiers renseignements qu’on a recueillis, c’est suite à un décès au village que la grand-mère de la victime a confié ses trois petites filles (dont la victime) à une de ses voisines. Et, dans la nuit du 30 juillet 2019, au moment de la grande pluie, monsieur Alpha Oumar Sow est entré à la maison dans un état d’ivresse manifeste. Il a fait rentrer ses trois cousines dans sa chambre à coucher. Il s’est procuré un couteau de cuisine de manche noire, mesurant 22 centimètres environ, qu’il a fini par introduire dans la partie génitale de sa victime. Mais, il ne s’est pas limité à ça. Il a dit aux deux autres filles de ne rien dire là-dessus et il leur a dit carrément que la fille a trouvé la mort », a expliqué le procureur, Elhadj Sidiki Camara.

On apprend d’ailleurs que c’est monsieur Mamadou Dian Diallo, le chef du quartier Poudrière qui a contacté la compagnie de la gendarmerie de Mamou pour annoncer la survenance de ce cas de viol dans sa juridiction géopolitique.

Selon les explications du procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou, joint au téléphone par Guineematin.com, au cours des constations de la gendarmerie sur les lieux du crime, « un couteau de cuisine de manche noire, mesurant 22 centimètres a été retrouvé. Un pantalon, une ceinture, deux chemises, une robe, un porte-monnaie contenant une carte d’électeur ont aussi été saisis ».

Pour l’heure, on ignore le mobile qui a conduit le suspect, Alpha Oumar Sow, à commettre ce crime sur sa cousine. L’homme de 41 ans aurait pris la poudre d’escampette après avoir commis son acte ignoble. Mais, rassure le procureur, Elhadj Sidiki Camara, « des enquêtes sont ouvertes pour le retrouver et le traduire devant la justice ».

A préciser qu’après l’autopsie, le corps de la fillette a été rendu à la famille pour son enterrement.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Soulka Kemsi : « ceux qui écoutent mes sons, peuvent arrêter de voler dans le gouvernement »

30 juillet 2019 à 11 11 23 07237
Souleymane Doumbouya, alias Soulka Kemsi, jeune artiste en herbe
Souleymane Doumbouya, alias Soulka Kemsi, jeune artiste en herbe

Souleymane Doumbouya, alias Soulka Kemsi, jeune artiste en herbe enregistre du succès depuis quelques mois dans la haute banlieue de Conakry. Grâce à ses sons qui sont très appréciés par les jeunes, le chanteur se fait de plus en plus connaître. Il rêve de devenir un grand artiste et changer les choses positivement à travers la musique. Un reporter de Guineematin.com est allé à la découverte de ce talent de la musique urbaine guinéenne.

Selon Soulka Kemsi, l’idée de chanter lui est venue en fin 2016. Et depuis cette période, il va de succès en succès. « J’ai commencé à chanter en fin 2016 et je suis heureux du succès que je commence à enregistrer notamment dans mes zones de prestation que sont : Coyah, Cimenterie, Kountia et Kagbelen. J’ai raflé tous les trophées à l’occasion des dernières compétitions organisées dans cette zone. Ça, c’est déjà un grand atout pour un débutant que je suis. Il y a pleins de personnes qui me soutiennent, aujourd’hui je suis vraiment content parce que ça commence à aller », soutient-il.

Depuis qu’il a commencé à faire de la musique, pas de répit pour le jeune artiste. Il est constamment en train d’écrire des textes, préparer des sons. « J’ai aujourd’hui deux (2) albums qui sont prêts, mais qui ne sont pas encore sortis. Ce sont des sons qui sont plus basés sur le rap et la trap ; il n’y a que peu de dancehall », annonce-t-il précisant que toutes ses musiques sont chantées en Français.

Même s’il dit chanter pour apaiser les consciences et promouvoir l’éducation des enfants, Souleymane Doumbouya, alias Soulka Kemsi est surtout un artiste engagé. Il dénonce notamment la corruption et les détournements des deniers publics. « Dans mes sons aussi, j’invite les gouvernants à ne pas détourner. Ceux qui écoutent mes sons, peuvent arrêter de voler dans le gouvernement, ils pourront s’éloigner du vol. Donc, ma musique donne beaucoup de conseils, notamment aux jeunes », a-t-il expliqué.

Aujourd’hui artiste en herbe, le jeune homme espère devenir un chanteur de renommée internationale à l’image de son idole, le malien Iba One. « J’exhorte les Guinéens à continuer à supporter les artistes. Si je réussis dans la musique, je compte construire des écoles », indique Soulka Kemsi.

Mohamed Sylla, « Big-manager » de la structure Trap Boss Music (TBM Prod)

Ce jeune artiste évolue au sein de la structure Trap Boss Music (TBM Prod), dirigée par Mohamed Sylla « Big-manager ». Ce dernier explique que son aventure avec Soulka se passe très bien. « Depuis notre rencontre il y a deux ans, on a pu mettre en place beaucoup de projets. Nous avons participé à des spectacles notamment des shows de la rue ; on a pris part des projets de featurings avec des artistes à Kountia. Et même aujourd’hui, comme tous les jeudis d’ailleurs, nous organisons des shows à La colline d’or de Kountia. D’ailleurs, nous projetons une tournée à Fria et Sangaredi. Nous ferons des concerts dans ces localités », a-t-il annoncé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankan : 27 chefs de quartiers outillés en résolution des conflits et prévention de la délinquance

22 juillet 2019 à 11 11 22 07227

L’atelier de formation sur le renforcement des capacités des chefs de quartiers de Kankan en résolution des conflits et prévention de la délinquance a pris fin hier dimanche, 20 juillet 2019. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du projet « Partenaire pour la Sécurité en Guinée : la reforme de la police au service du citoyen ». Ledit projet est financé par le département d’Etat Américain et exécuté par les ONG Partners Global, Coginta et le CECIDE, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont vingt sept (27) chefs de quartier de la commune urbaine de Kankan qui ont bénéficié de cette formation. Pendant trois jours, ces responsables locaux ont été formés sur la résolution des conflits et la prévention de la délinquance dans leurs localités en collaboration directe avec la police.

Hippolyte Sib

Pour le coordinateur du projet « Partenaire pour la Sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen », Hippolyte Sib, cette formation favorisera la coopération des participants avec la police. « Les chefs de quartiers constituent aujourd’hui la cheville ouvrière de la communauté, parce qu’ils sont acteurs de la sécurité ; toute action sécuritaire qui se passe aujourd’hui dans les quartiers, ils sont informés. Donc, favoriser leur collaboration avec les forces de sécurité intérieure, en l’occurrence la police dans le cadre de la reproduction de la sécurité dans les quartiers, est vraiment une nécessité de plus en plus dans la mise en œuvre de ce projet et aussi pour la gouvernance locale de la sécurité en Guinée », a-t-il laissé entendre.

Victor Kamano

Pour sa part, Victor Kamano, formateur régional en gouvernance locale de sécurité, a fait savoir qu’à la sortie de cette formation, les participants ont largement compris l’interaction qui doit exister entre la police et les citoyens pour le maintien de la sécurité dans les quartiers. « Je suis vraiment content d’avoir transmis des messages aux chefs de quartiers. Au jour d’aujourd’hui, les chefs de quartier ont largement compris leur mission et ils ont compris aussi l’interaction qui doit exister entre la police et les citoyens en vue de prévenir la délinquance dans les quartiers et lutter contre la criminalité ».

Fan Traoré, chef du quartier Dar-es-Salam

Les bénéficiaires de cette formation ont salué son opportunité dans un contexte où l’insécurité prend de plus en plus de l’ampleur. Selon Fan Traoré, chef du quartier Dar-es-Salam, les citoyens et la police doivent travailler ensemble pour instaurer la sécurité dans les quartiers. « Ça a été vraiment profitable pour nous. Au cours de cette formation, nous avons acquis beaucoup de connaissances qui doivent exister entre les citoyens et la police. Si avant, les citoyens avaient peur de la police, maintenant ils doivent travailler, se concerter tout le temps avec la police afin d’instaurer la sécurité dans les quartiers. Donc, nous sommes bien outillés à présent », a estimé monsieur Traoré.

A noter qu’après Siguiri et Kankan, le projet « Partenaire pour la Sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen » sera les jours à venir dans la commune urbaine de Kindia pour le même type de formation au bénéfice des responsables locaux.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Ministère de l’énergie : Dr. Cheick Taliby Sylla trouve une solution idoine aux problèmes d’électrification de la ville de Kankan

17 juillet 2019 à 15 03 42 07427

Communiqué : Le Ministre de l’Energie, Dr Cheick Taliby Sylla, a rencontré hier tous les acteurs en charge de la gestion du courant électrique dans la préfecture de Kankan dont la société Kama et l’électricité De Guinée (EDG).
Ce fut une rencontre axée sur la recherche des solutions idoines aux différents problèmes qui se posent dans l’électrification de la ville de Kankan.

De même, l’objectif était de trouver aussi des stratégies pour parer aux différentes revendications de la population de cette ville, qui réclame constamment ce sésame car, elle souhaiterait une fourniture de courant allant de 18h à 8h du matin soit 12h sur 24.

Dans son exposé liminaire, Dr Cheick Taliby Sylla, a fait l’état des lieux de la situation en posant le postulat sur tous les disfonctionnements relatifs à l’amélioration de la desserte en courant électrique de Kankan. Ainsi il a été question de trouver une solution adéquate afin servir dans un bref délai la ville de Kankan.

Dr. Cheick Taliby Sylla, ministre de l'Energie
Dr. Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie

Après plusieurs heures d’échanges avec les représentants des sociétés d’EDG et KAMA, le Ministre a instruit aux responsables d’EDG de trouver de nouveaux groupes de très grandes puissances qui pourront fournir de l’électricité dans toute la ville de Kankan, en attendant de dépanner la centrale électrique en vue de trouver une solution définitive aux problèmes d’électrification à Kankan.

Avant la fin de cette rencontre les responsables d’EDG, ont informé l’assistance constituée des principaux collaborateurs du Ministre de l’énergie, que les efforts des uns et des autres ont porté fruit car, des groupes électrogènes de fortes puissances ont été trouvés grâce à l’appui du ministre de l’Énergie. Une équipe de techniciens aguerris d’EDG, est déjà en route pour les installations de ces différents groupes.

En attendant l’installation desdits groupes, le Ministre de l’Energie, Dr. Cheick Taliby Sylla, invite la population de NABAYAH à la retenue ce, pour le bien de tous. Et toutes les dispositions sont envisagées pour servir la ville de Kankan.

La cellule de communication du Département

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Violée par 3 jeunes, une étudiante raconte : « Il m’a déshabillée et abusé de moi… Les 2 autres sont venus… »

13 juillet 2019 à 11 11 17 07177

« J’étais ami sur Facebook avec Mamadou Cellou. On communiquait par message. Il m’a plusieurs fois invitée chez lui, mais je n’y ai jamais été. Je l’ai toujours considéré comme ami sur Facebook. Je ne l’ai jamais vu physiquement, sauf le jour où il m’a violée avec son groupe »

Mamadou Cellou Diallo et Hassimiou Diallo ont comparu à la Cour d’Appel de Conakry, hier vendredi 12 juillet 2019. Les deux jeunes gens ont été condamnés à 5 ans de réclusion criminelle au tribunal criminel de Dixinn pour viol en groupe sur une étudiante. Pour cette audience, c’est le nommé Mamadou Cellou Diallo qui s’est expliqué à la barre, niant systématiquement les faits, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’infraction pour laquelle les deux compagnons d’infortune sont poursuivis aurait été commise en mai 2016 au secteur Camp carrefour, quartier Cosa, dans la commune de Ratoma. Arrêtés et placés sous mandat de dépôt courant mai 2016, les deux présumés auteurs du viol ont été jugés par le tribunal criminel de Dixinn. Là, ils ont été reconnus coupables et condamnés le 9 mai 2017 à cinq (5) ans de réclusion criminelle. N’étant pas d’accord, les avocats des accusés ont aussitôt interjeté appel.

A la barre de la Cour d’Appel, les accusés ont nié en bloc les faits de viol en réunion articulés contre eux. Mamadou Cellou Diallo a laissé entendre que la victime était sa petite et qu’elle était consentante. « Elle est venue me trouver à la boutique de mon ami, Hassimiou. Nous avons eu des relations sexuelles dans la chambre de mon ami. Je lui ai remis 240 000 FG et je l’ai raccompagnée. Quelques jours après, elle est venue avec une plainte en disant qu’elle a été violée. Ce qui n’est pas vrai, elle était consentante », s’est défendu l’accusé.

Des propos balayés d’un revers de main par la victime qui a raconté sa mésaventure. Elle soutient avoir été sérieusement abusé par Mamadou Cellou et son groupe, au point qu’elle a perdu connaissance. « Ce jour, j’ai reçu un appel à 20 heures. J’ai décroché. C’était une voix féminine. Elle m’a dit que ‘’c’est moi Djiwoun Barry qui t’appelle, viens me trouver au carrefour Cosa’’. Je suis venue au carrefour. Mais, je n’ai pas vu Djiwoun Barry, qui est une copine de longue date. J’ai rappelé le numéro et c’est une autre fille que je ne connaissais pas, qui s’appelle Adama, qui est venue me trouver. Elle m’a dit que Djiwoun Barry est sa cousine et qu’elle venait de quitter les lieux. Ensuite, elle m’a dit qu’elle doit me conduire chez Djiwoun Barry à ‘’Camp carrefour’’, car elle a quelque chose à me dire par rapport à mon fiancé. C’est ainsi que, par curiosité, je l’ai suivie. Adama m’a conduit dans une concession où il n’y avait personne. Adama est rentrée dans la maison, puis elle est ressortie en disant que ma copine Djiwoun Barry est en train de prendre un bain. Elle m’a dit de manger, je n’ai pas accepté. Elle m’a suppliée de prendre un Chawarma. Ainsi, elle est sortie pour chercher à manger. Je l’ai suivie dehors. Et, c’est au dehors que j’ai vu Mamadou Cellou sortir brusquement pour me demander ce que je cherchais dans son quartier. Il a commencé à tirer mes cheveux. Il m’a tirée avec force dans la chambre. J’ai crié au secours, mais personne n’est venu. Il m’a déshabillée et il a abusé de moi. Les deux autres, Hassimiou et un autre jeune, sont venus tomber sur moi. J’ai complètement perdu conscience. Ils m’ont fait tout ce qu’ils voulaient », a raconté la victime.

A la question du juge de savoir si elle connaissait ses présumés violeurs, la jeune fille a expliqué comment elle s’est connue avec le nommé Mamadou Cellou. « J’étais ami sur Facebook avec Mamadou Cellou. On communiquait par message. Il m’a plusieurs fois invitée chez lui, mais je n’y ai jamais été. Je l’ai toujours considéré comme ami sur Facebook. Je ne l’ai jamais vu physiquement, sauf le jour où il m’a violée avec son groupe », a-t-elle répondu.

L’avocat des accusés va demander à la plaignante si ce n’était pas risqué de se rendre à 22h chez un garçon. En réponse, la jeune étudiante dira : « moi, j’ai été trahi. Je ne savais pas que je partais chez un garçon. Pour moi, je partais chez ma copine Djiwoun Barry. J’ai été trahie parce que depuis que la nommée Adama est partie pour acheter à manger, je ne l’ai plus revue ».

La Cour a renvoyé le dossier au 26 juillet 2019 pour les plaidoiries et réquisitions des parties au procès.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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N’zérékoré : le colonel Lamine Kéita veut faire enterrer « la hache de guerre » dans la cité

3 juillet 2019 à 19 07 03 07037
Colonel Mohamed Lamine Kéita, commandant du camp militaire de N’zérékoré
Colonel Mohamed Lamine Kéita, commandant du camp militaire de N’zérékoré

La capitale de la Guinée forestière a enregistré ces dernières années des scènes de violences meurtrières, des blessés et des dégâts matériels importants. C’est pour inverser cette courbe que le commandant du camp militaire de N’zérékoré, la 4ème région militaire, compte s’invertir dans la négociation pour rapprocher les positions. La démarche vise à atténuer les différends qui existent entre les communautés, vivant ensemble depuis de très nombreuses années, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans un point de presse animé dans la matinée de ce mercredi, 03 juillet 2019, dans les locaux du camp Béhanzin, le Colonel Mohamed Lamine Kéita a annoncé l’organisation des journées de concertation du 03 au 19 juillet 2019 entre toutes les composantes sociales de la ville.

Selon l’officier supérieur de l’armée, cette action vise à mettre les toutes les composantes sociales de la ville autour d’une table afin de discuter sur les points de divergences qui opposent les communautés. « C’est une rencontre de concertation avec toutes les sensibilités qui sont à N’zérékoré : sages, jeunes leaders, partis politiques, société civile, les syndicats, les élus locaux, les religieux, l’union des groupements des femmes et même les forgerons. On aura le temps de discuter. Chacun sera écouté, ce qui ne va pas, ce qui gangrène leurs relations, pour qu’ensemble nous allions discuter et trouver une résolution. Et à la fin, tous ceux qui ont des armes blanches, des flèches, ils vont tout envoyer, pour qu’on les brûle devant tous ».

Colonel Mohamed Lamine Kéita, commandant du camp militaire de N’zérékoré
Colonel Mohamed Lamine Kéita, commandant du camp militaire de N’zérékoré

À la question de savoir pourquoi cette il a pris cette initiative, au regard de son statut de militaire, le colonel répond en ces termes : « j’ai fait une jeune enfance ici. Pour la petite histoire, mon père était commandant de Zone. J’ai fait N’zérékoré quand j’étais encore très jeune dans les années 1971, 1972, 1973. N’Zérékoré était paisible, N’zérékoré était bon et je venais en vacances quand le colonel Idrissa était ici. N’Zérékoré était toujours bon, jusqu’en 1984, il n’y avait rien, il n’y avait pas de problèmes. Quand j’étais aux opérations des Nations Unies à Kissidougou, où j’étais l’officier sécurité de l’UNICEF, je venais de temps en temps à N’Zérékoré. L’engouement que je voyais en ce moment et ce d’aujourd’hui, c’est très différent. Maintenant, les gens se regardent en chiens de faïence. Et surtout que je sors d’une opération en Côte d’Ivoire. Les gens ne connaissent pas la gravité de la guerre, surtout celle de la guerre asymétrique, la guerre civile. Moi, je suis militaire, je connais la guerre, quand les balles vont souffler, on ne dira pas que c’est un Guerzé, un Malinké ou un Peulh. Il faut que nous nous réveillions, pour ne pas que nous soyons sur la piste du Rwanda. Ça commence comme ça, c’est comme les feux de brousse, ça commence tout petit et ça s’éclate à la fin. Alors, il est temps pour que chacun s’investisse », a conseillé le commandant du camp Béhanzin.

Le colonel Keita reste optimiste quant à la réussite de cette noble mission qu’il compte entreprendre pour que le calme et la quiétude règnent de façon durable dans la capitale de la Guinée Forestière.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah et Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél : (00224)620166816/666890877

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Conakry : Cellcom soutient la formation de 500 jeunes

1 juillet 2019 à 15 03 01 07017

Dans le cadre de sa politique sociétale basée sur la promotion entrepreneuriale des jeunes, la société de téléphonie Cellcom-Guinée a appuyé la structure Zénith Communication dans la formation de 500 jeunes universitaires, chercheurs d’emplois et entrepreneurs. Cette formation, intitulée Semaine Nationale de la Formation, a pris fin le samedi dernier, 29 juin 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry, a constaté un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Selon nos informations, cette Semaine Nationale de la Formation visait à former 500 étudiants sortants de l’année 2019, pour faciliter leur insertion socioprofessionnelle, à doter les participants de connaissances pratiques sollicitées sur le marché d’emploi, à créer des cadres d’échanges entre employeurs et chercheurs d’emplois, favoriser la création d’opportunités pour les jeunes détenteurs de projets et à booster la question de l’employabilité des jeunes guinéens.

Fatoumata Sidibé, gérante de Zénith communication,
Fatoumata Sidibé

Pour Fatoumata Sidibé, gérante de Zénith communication, « la semaine de formation visait à former 500 étudiants. C’est-à-dire, 300 chercheurs d’emploi et 200 aspirants-entrepreneurs. Cette formation était gratuite et visait des thématiques bien destinées à eux. Les participants bénéficieront d’une attestation à la fin de la formation. Et nous sommes heureux de savoir qu’ils sont satisfaits. Ils l’ont fait savoir sur notre page Facebook. Nous avons bouclé la formation pour ceux qui étaient à Vivendi à Kaloum et nous sommes à l’université Gamal pour faire la clôture pour le second groupe ».

Zénith communication ne se limite pas là, la structure entend créer le contact entre les participants et des professionnels. « Nous attendons que les participants mettent à profit cette formation. Le 30 juin, cela va se concrétiser avec la nuit des opportunités où ils seront en contact avec des professionnels venus de plusieurs domaines. Nous espérons qu’ils seront très nombreux à décrocher leur premier boulot », a expliqué Fatoumata Sidibé.

Les thématiques développées pendant cette semaine de formation étaient : les techniques de recherche d’emploi, gestion commerciale et gestion de vente, pour les chercheurs d’emploi. Pour les entrepreneurs les thématiques, ils ont reçu des thèmes liés aux techniques de montage de projet, le Business Plan et le Sailing.

Aïssata Camara
Aïssata Camara

Les participants à cette Semaine de la Formation se sont dits très ravis d’avoir pris part à cette séance. C’est le cas de Camara Aissata, de la classification médicale : « la formation m’a beaucoup été utile. Je pense que cela pourra m’aider dans mon futur projet qui est du domaine médical. J’ai motivé ma participation en montrant ma volonté de créer une application qui mettra en contact plus facilement les patients et le personnel soignant ».

Même son de cloche chez Mamadou Aliou Barry, également de la classification médicale, qui a souligné que cette formation a été une véritable opportunité pour lui dans le domaine de l’entreprenariat jeune. « Moi, j’avais un projet mais je ne savais comment le matérialiser sur le terrain. Avec cette formation, j’ai acquis des connaissances qui me permettront d’avancer dans mon projet qui s’inscrit dans le domaine médical ».

Ce jeune envisage de créer un site pour faciliter le contact entre patients et médecins. « Avec ce site, les patients peuvent prendre un rendez-vous et pourront être reçus dignement pour leur consultation et traitement. Voilà ce que je souhaite pour notre pays où les malades et leurs accompagnants sont souvent à la portée de la souffrance. Parfois, c’est une longue queue qu’ils font devant les hôpitaux et certains passent toute la journée à attendre. Nous pensons qu’avec cet outil, le travail sera plus professionnel et les gens souffriront le moins », a-t-il expliqué.

Pour matérialiser sa volonté d’accompagner ces jeunes à décrocher un premier emploi ou mettre en en place leurs premières Startups, Zénith communication a invité les participants et des professionnels à une soirée récréative qui a eu lieu hier dimanche, 30 juin 2019, à la Bluezone de Dixinn.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Conakry : 500 jeunes diplômés à l’école de l’insertion socioprofessionnelle

24 juin 2019 à 19 07 24 06246

Dans le cadre de la promotion de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, l’agence de communication Zénith a lancé son projet intitulé Semaine Nationale de la Formation. Cette activité, dont c’est la première édition, sponsorisée par Cellcom Guinée, a été lancée ce lundi, 24 juin 2019, à la Bluezone de Kaloum. On notait la présence de plusieurs cadres du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes et ceux du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Fodé Touré, coordinateur du projet, la Semaine Nationale de Formation est une initiative qui promeut l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, ouverte à toutes les institutions de d’enseignement supérieur du pays. Elle touchera 500 jeunes diplômés, des aspirants-entrepreneurs et des chercheurs d’emplois.

A en croire les responsables du projet, 500 étudiants sortants de l’année 2019 sont visés par cette formation, pour faciliter leur insertion socioprofessionnelle et de façon spécifique, à doter les participants de connaissances pratiques sollicitées sur le marché d’emploi, à créer des cadres d’échanges entre employeurs et chercheurs d’emplois, favoriser la création d’opportunités pour les jeunes détenteurs de projets et à booster la question de l’employabilité des jeunes guinéens.

Pour Fodé Touré, « nous sommes partis du fait qu’il y a en Guinée des milliers de jeunes qui sortent des universités et qui malheureusement peinent à avoir leur premier emploi. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas une adéquation entre ce qu’on enseigne dans les institutions et ce qu’on cherche sur le marché d’emploi. Mais, c’est une manière pour nous de faciliter l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, leur montrer les méthodes de la recherche d’emploi ».

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientique, qui a présidé la cérémonie, a prodigué de nombreux conseils aux jeunes pour qu’ils puissent tirer leur épingle du jeu dans un contexte compliqué. « Il faut que les jeunes changent de mentalité. C’est à partir de là qu’ils vont réaliser beaucoup de choses, notamment la recherche de l’emploi, puisque tout n’est pas donné. Il faut que chacun fournisse un peu d’efforts. Et si on n’a pas d’emploi aussi, on peut en créer. Mais, cela dépend aussi de la persévérance, des bonnes idées, des initiatives et de l’esprit d’équipe. Je voulais profiter de cette occasion pour dire aux jeunes qu’il existe beaucoup d’emplois en Guinée », a déclaré Abdoulaye Yéro Baldé.

Par ailleurs, le ministre est revenu sur ce qui est entrepris par le gouvernement pour une adéquation entre la formation et le marché de l’emploi. « Je vais aussi dire que le rôle de l’État est de faire en sorte que la formation que nous donnons aux jeunes dans les institutions d’enseignement supérieur réponde aux besoins du marché d’emploi. C’est pourquoi, au niveau du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, nous avons commencé à professionnaliser certaines filières de formation telles que le Transport et la Logistique.

Nous l’avons mis en commun avec les entreprises en place, dans le domaine des Banques et Finances, dans le domaine des Technologies à l’Institut Technique de Mamou, l’implication des miniers à l’école des Mines de Boké, pour qu’en fin de parcours, l’étudiant soit mieux outillé et ait des opportunités avec les entreprises, mais aussi qu’il se mette en tête qu’il faut créer sa propre entreprise. Et c’est pour cela, nous allons mettre en place, dans certaines universités, des business-slaves. Nous allons mettre en place une unité d’assemblage de tablettes et des ordinateurs à l’Institut supérieur technique de Mamou », a laissé entendre monsieur Baldé.

De son côté, Ramatoulaye Camara, cheffe de cabinet du ministère de la Jeunesse dira que « la problématique de l’employabilité de la couche juvénile est une préoccupation du gouvernement et de ses partenaires au développement. Ainsi, le ministère de la Jeunesse, en tant que chargé de la politique du gouvernement dans la promotion de l’employabilité des jeunes, soutient indéniablement cette activité qui vise à faire correspondre les qualifications acquises, aux qualifications requises en vue d’un meilleur positionnement de la jeunesse sur le marché de l’emploi. Dans le parcours d’intégration que le ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes définit dans sa stratégie, nous accordons une importance capitale tant au savoir être civique des citoyens qu’au savoir faire technique et professionnel ».

La société de téléphonie Cellcom Guinée, sponsor du projet, par la voix du chargé des médias et relations publiques, a donné les raisons qui l’ont amené à accompagner cette initiative. Pour Mamadou Baïlo Danso, « Cellcom n’est pas la seule société en Guinée, mais Cellcom est une société qui évolue dans le cadre de la culture et des sports.

Donc, aujourd’hui pour nous, venir participer à activité organisée par Zénith, c’est un plaisir pour nous parce que nous contribuons à la formation de 500 jeunes. La formation se passe dans deux zones différentes: à la Bluezone de Kaloum et à celle de Dixinn. Donc pour nous, c’est un apport à la jeunesse, c’est une contribution. C’est une fierté pour Cellcom d’accompagner les différents projets de la jeunesse, quelque soit leurs formes ».

A noter que les 500 jeunes concernés, 200 aspirants-entrepreneurs et 300 chercheurs d’emplois, seront formés dans les modules suivants : Création et Développement d’une entreprise, Gestion Commerciale et Marketing Digital pour les aspirants-entrepreneurs ; Technique de Recherche d’Emploi, Marketing Digital et Gestion Commerciale pour les chercheurs d’emplois.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

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CAN 2019 : ambiance électrique à Kankan avant le match du Syli contre Madagascar

22 juin 2019 à 17 05 26 06266

La pression monte dans la capitale de la Haute Guinée à quelques heures du match Syli National/Madagascar, comptant pour la Coupe d’Afrique des Nations de football. Les supporters sont en transe, les carrefours sont inondés de jeunes dans un concert de klaxons, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Tout comme à Conakry, l’atmosphère est électrique à Kankan ce samedi, 22 juin 2019. Les inconditionnels du Syli National sont dans la ferveur de la rencontre qui oppose le 11 national à son homologue de Madagascar ce samedi à 20 h GMT. Depuis le matin, tous les grands axes ont été pris d’assaut par les milliers de supporteurs acquis à la cause du Syli National. Sifflets, ronronnement de motos et véhicules, trompettes, tout y est pour rendre la fête belle.

Demba Camara

Rencontré dans les rues de Kankan, Aboubacar Demba Camara, fervent supporteur du Syli, dit que la ville de Kankan est à 100 % derrière l’équipe nationale « A Kankan, c’est 100%, on supporte le Syli. Nous voulons la victoire et moi j’espère 2 buts à zéro. En tous cas nous, nous sommes motivés à Kankan ici, nous soutenons le Syli jusqu’au bout et nous espérons que cette année, la coupe sera pour nous. Je pense que le milieu et la défense de l’équipe fonctionnent bien. Le problème, c’est au niveau de l’attaque. Mais, au niveau de la défense également, Ernest Seka est nul, le coach doit revoir son cas », conseille-t-il.

Rencontrée à l’Université de Kankan, Mariétou Camara souhaite une victoire du Syli national

Partout dans la ville, le rouge-jaune-vert a pris le dessus sur les autres couleurs. Personne ne veut se faire conter l’événement. Pour Mariétou Camara, rencontrée au campus universitaire, habillée en rouge-jaune-vert, « notre fierté aujourd’hui, c’est de supporter le Syli national. Nous souhaitons qu’ils gagnent, je suis fière d’être guinéenne moi. Kankan est motivé, beaucoup de personne sont motivées, moi même qui suis arrêtée comme ça, je ne vais pas m’assoir aujourd’hui, je pense qu’on va gagner 2 buts à zéro ».

Sékou Sylla

Cette ambiance électrique dans la ville de Kankan, l’une des plus grandes agglomérations du pays, fait craindre des risques d’accident de la circulation. C’est pourquoi, Sékou Sylla appelle à chacun la retenue. « C’est ma première fois d’assister à une CAN à l’intérieur du pays. J’aimerais dire aux citoyens de Kankan de se comporter très bien. Bien sûr que nous sommes là pour supporter notre équipe, mais il ne faudrait pas que ça se passe de façon violente. Donc, les gens doivent rester dans leur assiette et supporter calmement », conseille monsieur Sylla.

Il faut signaler qu’avec l’absence d’un dispositif sécuritaire, des débordements sont à craindre, surtout si le Syli national s’imposait ce soir.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Affrontements entre manifestants et forces de l’ordre à N’zérékoré : des blessés et des interpellations

13 juin 2019 à 15 03 05 06056

Comme annoncé précédemment, la situation est tendue ce jeudi, 13 juin 2019 dans la ville de N’zérékoré. Plusieurs citoyens se sont affrontés aux forces de l’ordre à l’occasion de la manifestation interdite du FNDC. On note des blessés et plusieurs interpellations, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Malgré l’interdiction de sa marche pacifique visant à protester contre les agissements « antidémocratiques et liberticides » des autorités de N’zérékoré, l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution a maintenu la manifestation. Et, plusieurs jeunes se sont mobilisés pour y participer.

A leur départ, le coordinateur régional du FNDC, Job Lucas Kpoghomou, a donné quelques conseils aux manifestants. Il leur a demandé de marcher tranquillement, éviter la provocation et à ne pas se laisser intimider par les forces de l’ordre. Mais, au bout d’une cinquantaine de mètres de marche, les manifestants se sont heurtés aux agents de sécurité, massivement déployés dans la ville.

C’est ainsi qu’un affrontement a éclaté entre les jeunes et les agents de la gendarmerie et de la police, dont certains sont venus de N’zérékoré et d’autres de Lola. Pendant 2 heures de temps environ, les deux parties se sont affrontées à l’aide de cailloux et du gaz lacrymogène. Ces échauffourées ont fait quelques blessés dont un par accident. Sur sa moto et arrêté au bord de la route, Jonas Lamah a été fauché par un véhicule de la police et grièvement blessé. On note également plusieurs arrestations dans les rangs des manifestants.

Après avoir réussi à disperser les manifestants, les forces de l’ordre ont installé un PA devant le QG du FNDC pour empêcher tout rassemblement sur les lieux. Pour l’heure, le calme est revenu à N’zérékoré, mais la ville est complètement paralysée.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Le véhicule de Martin Maomou calciné à la T6 : « j’écoutais de la musique pendant le Ramadan »

31 mai 2019 à 9 09 51 05515

Martin Maomou a été entendu hier, jeudi 30 mai 2019, par le tribunal correctionnel de Mafanco. Ce comptable de profession a été victime d’incendie volontaire, vol et injures publiques de la part d’un groupe de jeunes. Les faits se sont produits le 22 mai 2018 au quartier Yattayah-T6, dans la commune de Ratoma, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le plaignant a expliqué qu’au cours de cette attaque, ses agresseurs ont enlevé un montant un de 20 millions de francs guinéens avec lui et calciné sa voiture. « C’était au mois de Ramadan. J’étais dans ma voiture et je rentrais chez moi à la T6. J’écoutais de la musique dans ma voiture. Arrivé au niveau de la mosquée de T6, j’ai trouvé un attroupement de gens qui sont venus faire la prière du crépuscule. Ils ont jeté des cailloux sur moi en me demandant d’éteindre la musique. J’ai aussitôt éteint. Mais, ils m’ont pourchassé encore en callaissant mon véhicule. Vu le mauvais état de la route, j’ai abandonné la voiture et j’ai pris la tangente », a expliqué le plaignant.

Martin Maomou dit s’être rendu immédiatement à la Brigade anti-criminalité numéro 15 pour expliquer sa mésaventure. « Mais, ceux-ci (les agents de la BAC, ndlr) m’ont dit qu’ils ne gèrent pas ce genre de situations. C’est ainsi que je suis allé à la gendarmerie de Matam, au PM3. Ceux-ci ont donné l’ordre aux agents de la BAC N°15 d’intervenir. Mais au moment où ils sont venus pour intervenir, ça trouvait que les assaillants ont fini de calciner le véhicule et ils ont emporté la somme de 20 millions de francs guinéens qui était dans le véhicule », soutient-il.

Les agents ont procédé alors à l’interpellation de 5 personnes, suspectées être les auteurs de cette attaque. Il s’agit de Mamadou Djouldé Diallo, Idrissa Bangoura, Alpha Sidibé, Mamadou Saliou Camara et Mohamed Traoré. Suite à ces arrestations, les imams et sages de la mosquée sont allés intervenir afin que ces personnes soient libérées. « Ils m’ont dit qu’ils vont payer ma voiture et l’argent volé. Ils m’ont demandé de dresser une lettre de désistement pour libérer les enfants.

Les inculpés ont fait une cotisation de 6 millions de francs guinéens et il se trouve que j’ai payé ma voiture à 35 millions de francs guinéens. J’ai compris que ces imams étaient venus pour me tromper. Moi je demande à ce que je sois rétabli dans mes droits. Car aujourd’hui, j’ai non seulement perdu mon argent et mon véhicule, mais aussi je suis menacé. J’ai même quitté le quartier. Je suis maintenant à Coyah », a indiqué monsieur Martin Maomou.

A noter que les 5 prévenus dans cette affaire sont détenus depuis le 30 mai 2018 à la maison centrale de Conakry. Ils vont comparaître le 13 juin prochain devant le tribunal correctionnel de Mafanco pour s’expliquer sur ce qui leur est reproché.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Pourquoi inviter Alpha Condé à Télimélé ? « Cela va nous être très utile » (préfet)

18 mai 2019 à 10 10 43 05435
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Le préfet de Télimélé continue sa série de rencontres avec les couches sociales de la commune urbaine Après les sages et les femmes, Amadou Sadio Diallo était en conclave avec la jeunesse hier vendredi, 17 mai 2019. C’est la salle de conférence du bloc administratif préfectoral qui a servi de cadre cette rencontre au cours de laquelle plusieurs sujets ont été abordés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Devant une foule peu nombreuse, Amadou Sadio Diallo a abordé plusieurs sujets qui touchent la préfecture de Télimélé : l’enclavement de la préfecture, la destruction de l’environnement, l’accès des jeunes à l’emploi, visite éventuelle du président Alpha Condé dans la ville.

Concernant l’enclavement de la préfecture et les problèmes liés environnementaux, le préfet a invité les jeunes à accompagner les autorités dans la recherche de solutions. « Nous sommes la seule préfecture qui est très proche de la capitale, mais qui n’a pas de goudron. Donc, nous devons revoir cela. Quelque soit ma volonté, je ne peux pas faire le goudron pour notre préfecture. J’ai discuté avec le maire en ce qui concerne l’environnement. Vous avez vu nos marigots et rivières, tout a tari. Je vous demande, au mois de juillet, que tout le monde se lève pour faire une journée de reboisement. Cette journée sera consacrée à planter des arbres le long de la Samankou et sur les autres rivières et marigots de la préfecture », a conseillé monsieur Diallo.

Par ailleurs, le préfet a fait savoir aux jeunes qu’il est là pour le bien être de la population, tout en annonçant la facilitation de l’obtention des agréments pour les ONG. « On m’a dit que vous souffrez beaucoup ici pour l’obtention des agréments pour vos ONG. A partir de maintenant, restez tranquille. Vous aurez ça très facilement et dans un délai très raisonnable. Au lieu de payer les frais d’obtention de l’agrément à trois cent mille (300 000) francs guinéens, désormais vous ne payerez que soixante quinze mille (75 000) francs guinéens », a promis Amadou Sadio Diallo.

Sur un autre plan, le préfet de Télimélé a demandé aux jeunes d’accepter que président de la République soit invité à Télimélé. « Le professeur Alpha Condé a fait des tours dans les différentes préfectures du pays, mais il n’est pas venu chez nous à Télimélé. Regardez, même des leaders des partis politiques ont accepté de fondre leurs partis pour rejoindre le président de la République. Je vous prie d’accepter qu’on l’invite chez nous, cela va nous être très utile. La jeunesse va profiter plus que tout le monde. Je ne peux pas vous forcer, mais acceptons de le recevoir. Les sages, les religieux et les femmes ont donné leur accord pour accueillir le président à Télimélé », a-t-il laissé entendre.

Par rapport à ce sujet, Elhadj Mamadou Bobo Diallo, membre de la société civile, a répondu au préfet en termes clairs. « Le président de la République est le président de toute la Guinée. Si c’est la population de Télimélé qui l’invite, il sera reçu en président de la République à Télimélé et il y aura une forte mobilisation. Mais, la crainte c’est de venir pour dire que Télimélé soutient un troisième mandat ou la modification de la Constitution. C’est ça notre inquiétude. Nous, nous sommes des acteurs de la société civile, pour ce qui engage ma personne, s’il s’agit de recevoir le président de la République à Télimélé, rassurez-vous que les populations de Télimélé ne resteront pas en marge pour le recevoir », a-t-il fait savoir.

Il est important de rappeler que les différentes couches sociales rencontrées ces trois derniers jours ont montré leur volonté d’accompagner leur nouveau préfet.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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