Affrontements entre manifestants et forces de l’ordre à N’zérékoré : des blessés et des interpellations

13 juin 2019 à 15 03 05 06056

Comme annoncé précédemment, la situation est tendue ce jeudi, 13 juin 2019 dans la ville de N’zérékoré. Plusieurs citoyens se sont affrontés aux forces de l’ordre à l’occasion de la manifestation interdite du FNDC. On note des blessés et plusieurs interpellations, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Malgré l’interdiction de sa marche pacifique visant à protester contre les agissements « antidémocratiques et liberticides » des autorités de N’zérékoré, l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution a maintenu la manifestation. Et, plusieurs jeunes se sont mobilisés pour y participer.

A leur départ, le coordinateur régional du FNDC, Job Lucas Kpoghomou, a donné quelques conseils aux manifestants. Il leur a demandé de marcher tranquillement, éviter la provocation et à ne pas se laisser intimider par les forces de l’ordre. Mais, au bout d’une cinquantaine de mètres de marche, les manifestants se sont heurtés aux agents de sécurité, massivement déployés dans la ville.

C’est ainsi qu’un affrontement a éclaté entre les jeunes et les agents de la gendarmerie et de la police, dont certains sont venus de N’zérékoré et d’autres de Lola. Pendant 2 heures de temps environ, les deux parties se sont affrontées à l’aide de cailloux et du gaz lacrymogène. Ces échauffourées ont fait quelques blessés dont un par accident. Sur sa moto et arrêté au bord de la route, Jonas Lamah a été fauché par un véhicule de la police et grièvement blessé. On note également plusieurs arrestations dans les rangs des manifestants.

Après avoir réussi à disperser les manifestants, les forces de l’ordre ont installé un PA devant le QG du FNDC pour empêcher tout rassemblement sur les lieux. Pour l’heure, le calme est revenu à N’zérékoré, mais la ville est complètement paralysée.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Le véhicule de Martin Maomou calciné à la T6 : « j’écoutais de la musique pendant le Ramadan »

31 mai 2019 à 9 09 51 05515

Martin Maomou a été entendu hier, jeudi 30 mai 2019, par le tribunal correctionnel de Mafanco. Ce comptable de profession a été victime d’incendie volontaire, vol et injures publiques de la part d’un groupe de jeunes. Les faits se sont produits le 22 mai 2018 au quartier Yattayah-T6, dans la commune de Ratoma, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le plaignant a expliqué qu’au cours de cette attaque, ses agresseurs ont enlevé un montant un de 20 millions de francs guinéens avec lui et calciné sa voiture. « C’était au mois de Ramadan. J’étais dans ma voiture et je rentrais chez moi à la T6. J’écoutais de la musique dans ma voiture. Arrivé au niveau de la mosquée de T6, j’ai trouvé un attroupement de gens qui sont venus faire la prière du crépuscule. Ils ont jeté des cailloux sur moi en me demandant d’éteindre la musique. J’ai aussitôt éteint. Mais, ils m’ont pourchassé encore en callaissant mon véhicule. Vu le mauvais état de la route, j’ai abandonné la voiture et j’ai pris la tangente », a expliqué le plaignant.

Martin Maomou dit s’être rendu immédiatement à la Brigade anti-criminalité numéro 15 pour expliquer sa mésaventure. « Mais, ceux-ci (les agents de la BAC, ndlr) m’ont dit qu’ils ne gèrent pas ce genre de situations. C’est ainsi que je suis allé à la gendarmerie de Matam, au PM3. Ceux-ci ont donné l’ordre aux agents de la BAC N°15 d’intervenir. Mais au moment où ils sont venus pour intervenir, ça trouvait que les assaillants ont fini de calciner le véhicule et ils ont emporté la somme de 20 millions de francs guinéens qui était dans le véhicule », soutient-il.

Les agents ont procédé alors à l’interpellation de 5 personnes, suspectées être les auteurs de cette attaque. Il s’agit de Mamadou Djouldé Diallo, Idrissa Bangoura, Alpha Sidibé, Mamadou Saliou Camara et Mohamed Traoré. Suite à ces arrestations, les imams et sages de la mosquée sont allés intervenir afin que ces personnes soient libérées. « Ils m’ont dit qu’ils vont payer ma voiture et l’argent volé. Ils m’ont demandé de dresser une lettre de désistement pour libérer les enfants.

Les inculpés ont fait une cotisation de 6 millions de francs guinéens et il se trouve que j’ai payé ma voiture à 35 millions de francs guinéens. J’ai compris que ces imams étaient venus pour me tromper. Moi je demande à ce que je sois rétabli dans mes droits. Car aujourd’hui, j’ai non seulement perdu mon argent et mon véhicule, mais aussi je suis menacé. J’ai même quitté le quartier. Je suis maintenant à Coyah », a indiqué monsieur Martin Maomou.

A noter que les 5 prévenus dans cette affaire sont détenus depuis le 30 mai 2018 à la maison centrale de Conakry. Ils vont comparaître le 13 juin prochain devant le tribunal correctionnel de Mafanco pour s’expliquer sur ce qui leur est reproché.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Pourquoi inviter Alpha Condé à Télimélé ? « Cela va nous être très utile » (préfet)

18 mai 2019 à 10 10 43 05435
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Le préfet de Télimélé continue sa série de rencontres avec les couches sociales de la commune urbaine Après les sages et les femmes, Amadou Sadio Diallo était en conclave avec la jeunesse hier vendredi, 17 mai 2019. C’est la salle de conférence du bloc administratif préfectoral qui a servi de cadre cette rencontre au cours de laquelle plusieurs sujets ont été abordés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Devant une foule peu nombreuse, Amadou Sadio Diallo a abordé plusieurs sujets qui touchent la préfecture de Télimélé : l’enclavement de la préfecture, la destruction de l’environnement, l’accès des jeunes à l’emploi, visite éventuelle du président Alpha Condé dans la ville.

Concernant l’enclavement de la préfecture et les problèmes liés environnementaux, le préfet a invité les jeunes à accompagner les autorités dans la recherche de solutions. « Nous sommes la seule préfecture qui est très proche de la capitale, mais qui n’a pas de goudron. Donc, nous devons revoir cela. Quelque soit ma volonté, je ne peux pas faire le goudron pour notre préfecture. J’ai discuté avec le maire en ce qui concerne l’environnement. Vous avez vu nos marigots et rivières, tout a tari. Je vous demande, au mois de juillet, que tout le monde se lève pour faire une journée de reboisement. Cette journée sera consacrée à planter des arbres le long de la Samankou et sur les autres rivières et marigots de la préfecture », a conseillé monsieur Diallo.

Par ailleurs, le préfet a fait savoir aux jeunes qu’il est là pour le bien être de la population, tout en annonçant la facilitation de l’obtention des agréments pour les ONG. « On m’a dit que vous souffrez beaucoup ici pour l’obtention des agréments pour vos ONG. A partir de maintenant, restez tranquille. Vous aurez ça très facilement et dans un délai très raisonnable. Au lieu de payer les frais d’obtention de l’agrément à trois cent mille (300 000) francs guinéens, désormais vous ne payerez que soixante quinze mille (75 000) francs guinéens », a promis Amadou Sadio Diallo.

Sur un autre plan, le préfet de Télimélé a demandé aux jeunes d’accepter que président de la République soit invité à Télimélé. « Le professeur Alpha Condé a fait des tours dans les différentes préfectures du pays, mais il n’est pas venu chez nous à Télimélé. Regardez, même des leaders des partis politiques ont accepté de fondre leurs partis pour rejoindre le président de la République. Je vous prie d’accepter qu’on l’invite chez nous, cela va nous être très utile. La jeunesse va profiter plus que tout le monde. Je ne peux pas vous forcer, mais acceptons de le recevoir. Les sages, les religieux et les femmes ont donné leur accord pour accueillir le président à Télimélé », a-t-il laissé entendre.

Par rapport à ce sujet, Elhadj Mamadou Bobo Diallo, membre de la société civile, a répondu au préfet en termes clairs. « Le président de la République est le président de toute la Guinée. Si c’est la population de Télimélé qui l’invite, il sera reçu en président de la République à Télimélé et il y aura une forte mobilisation. Mais, la crainte c’est de venir pour dire que Télimélé soutient un troisième mandat ou la modification de la Constitution. C’est ça notre inquiétude. Nous, nous sommes des acteurs de la société civile, pour ce qui engage ma personne, s’il s’agit de recevoir le président de la République à Télimélé, rassurez-vous que les populations de Télimélé ne resteront pas en marge pour le recevoir », a-t-il fait savoir.

Il est important de rappeler que les différentes couches sociales rencontrées ces trois derniers jours ont montré leur volonté d’accompagner leur nouveau préfet.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Violences à Fria : le maire promet de « trouver les commanditaires… » (Interview)

15 mai 2019 à 14 02 38 05385
Elhaj Lansana Boffa Camara, maire de la commune urbaine de Fria

La manifestation pacifique des femmes de Fria, qui exigeaient le départ du préfet Gnalen Condé, a pris une tournure violente depuis la nuit du mardi. Des heurts ont éclaté entre agents de maintien d’ordre et des jeunes venus soutenir leurs mamans violentées. C’est pour riposter aux tirs de gaz lacrymogène des forces de l’ordre que les jeunes ont érigé des barricades, brûlé des pneus et incendié des voitures sur l’artère principale de la ville.

Au lendemain de ces événements douloureux, l’envoyé spécial de Guineematin.com s’est entretenu avec le maire de la commune urbaine de Fria. Elhadj Lansana Boffa Camara, très peiné par les scènes violences, a déploré les événements survenus dans sa ville.

Guineematin.com: les habitants de Fria ont vécu une soirée mouvementée hier mardi. Des affrontements ont éclaté entre agents de maintien d’ordre et les jeunes. Qu’est-ce vous savez de ces accrochages ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : c’est avec beaucoup de peine que je m’explique ce matin. Nous avons voulu empêcher une chose qui a eu lieu. Nous avons voulu que les esprits épris de paix des Friakas ne soient pas troublés. Mais hélas ! Les hommes ont voulu, Dieu en a décidé. C’est avec beaucoup d’amertume que j’ai constaté ce matin les dégâts qui ont eu lieu, puisque j’ai voulu éviter, connaissant le terrain de Fria. Ce matin, je rentre de la visite de constat de tout ce qui s’est passé hier. Ils sont allés même dans la cité pour violenter des familles. Ça, c’est triste. Quant aux femmes qui étaient regroupées au niveau de l’esplanade de la préfecture, je leur présente beaucoup d’excuses. Pourquoi ? Parce qu’elles ont exprimé leur colère et elles sont restées. Nous avons cru à un moment donné, que le temps jouant, nous pouvions quand-même leur venir en aide pour qu’elles déguerpissent les lieux. Mais, aux environs de 17 heures et 18 heures, j’apprends qu’elles ont été gazées et elles ont été déguerpies de là. C’est malheureux, ce n’est pas un événement heureux pour nous, parce que ce sont nos populations. Et quelle population ? La frange de la population la plus vulnérable, les femmes qui n’ont pour arme que leurs cris, qui n’ont pour arme que les actes qu’elles posent. Donc, c’est encore vous dire jusqu’où je suis peiné. Ce qui m’a beaucoup affecté, c’est quand j’ai vu au delà de l’esplanade de la préfecture, on a fait une démonstration de force dans les quartiers, partout. La bretelle qui longe en passant par l’ex grande salle de cinéma, en allant jusqu’au niveau de la gare routière, tout est parti de là. Il y a eu une bagarre féroce. Même l’hôpital a essuyé le gaz lacrymogène qu’on jetait. C’est quand-même pénible. Certainement, ceux-ci ne connaissent pas que c’est un hôpital. Si non, eux-mêmes, quand ils sont blessés, c’est là-bas ils doivent être traités.

Guineematin.com: vous venez de quitter l’hôpital, dans quel état se trouvent les femmes violentées ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : ce matin, nous sommes allés en groupe avec les conseillers et le quatrième vice maire. Nous sommes allés à l’hôpital pour nous enquérir de la réalité. Le docteur nous a fait comprendre que chaque victime qui se sentait un peu soulagée, demandait à rentrer chez elle. C’est comme ça que ça s’est passé. Donc à ce jour, on me dit que c’est quelqu’un de la garde communale qui est le seul là-bas. Même à l’hôpital, il y a une dame asthmatique qui a été sérieusement secouée hier.

Guineematin.com : la ville est sous haute surveillance des services de sécurité, les forces de l’ordre sont visibles partout. Est-ce que vous avez pu transmettre un message à ces hommes en tenue ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : je crois que ce n’est pas une frange qui va m’obéir. Mais, je passerai par les moyens pour trouver les commanditaires pour qu’ils arrêtent.

Guineematin.com : les femmes manifestantes ont été déguerpies de la préfecture, mais elles ne décolèrent pas. Que comptez-vous faire ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : je vais lancer un appel aux femmes pour qu’elles se maîtrisent, pour qu’elles se contrôlent. Parce que tout ce qui s’est passé comme dégâts, ça s’est passé sur le terrain de Fria. Elles ne vivent pas ailleurs si ce n’est pas à Fria. Donc, elles doivent voir cet aspect extrêmement important.

Guineematin.com : la ville est complètement salie par les échauffourées. Qu’allez-vous faire pour y faire face ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : j’avoue que certains chefs de quartiers, qui sont natifs d’ici, se sont déjà engagés à nettoyer la rue, à enlever tout ce qui est débris. Peut-être que des groupes se formeront pour pousser les gros véhicules qui sont ça et là le long de la route nationale Conakry-Fria.

Interview réalisée à Fria par Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Problématique des passeports en Espagne : le cri de détresse des Guinéens

26 avril 2019 à 20 08 27 04274

La crise des passeports biométriques cause des dégâts aux conséquences irréversibles en Espagne. 

C’est à quand la fin du Calvaire ? 

Passage en Espagne de la dernière équipe d’enrôlement depuis Juillet 2016

Telle est la question fondamentale que les citoyens guinéens vivant en Espagne continue encore de se poser. 

Depuis l’avènement des passeports biométriques, nombreux sont les problèmes qui en dérivent. Vu l’urgence dans laquelle se trouvent certains cas, les responsables d’entités guinéennes en Espagne se sont réunis avec les autorités en Guinée, à Barcelone, à Madrid puis à Paris  pour leur faire le point de la situation. Malgré les belles paroles et  promesses tenues çà et là par ces différentes autorités, de trouver une solution urgente à ce problème de taille ; force est de constater que la situation reste intacte et le nombre de personnes affectés par cette crise de passeports ne cesse de s’accroitre jour après jour.

 Une Si longue attente !!!!

Il convient de rappeler que le dernier  et seul passage en Espagne d’une équipe d’enrôlement pour confection de passeport biométrique remonte au mois de juillet 2016. Depuis cette date, les citoyens guinéens vivant en Espagne se trouvent dans une situation d’extrême vulnérabilité. Aucune perspective ne pointe à l’horizon pour résoudre définitivement cette situation insoutenable.

 Car, la dernière opération qui était perçue comme une autre opportunité pour nombre de guinéens vivant en Espagne de se procurer du dit passeport, s’est avérée comme une grande illusion perdue.  Un communiqué datant du 18 Avril 2017 de notre Ambassade à Madrid écartait toute possibilité pour les sujets guinéens vivant en Espagne de se faire enrôler sur place  et les invitait  à se rendre à Paris.

Logiquement, il était impossible pour la majorité des sollicitant de passeports  d’effectuer un tel déplacement pour les raison suivantes :

  • Raisons stratégique et humanitaire

L’Espagne, la Grèce et L’Italie sont les principales portes d’entrée des immigrants illégaux guinéens. Plus de 80% de cette couche est composée de personnes vulnérables (mineurs non accompagnés), ou personnes sans documents ni ressources. Les organisations caritatives comme la croix rouge ou Caritas sont prêtes à les aider pour obtenir un passeport, mais déclinent toute responsabilité par rapport à leur mobilité hors du territoire espagnol.

  • Raisons financières.

La crise financière qui perdure en Espagne depuis 2008, a considérablement affecté les familles. Le prix unitaire d’un passeport est de 140 Euros. Si à cette somme il faut ajouter les frais de déplacement et de logement en France, la situation devient donc insoutenable. Malheureusement nombreuses sont les familles qui se trouvent dans cette situation de précarité financière. 

  • Les cas des nouvelles naissances.

Les bébés nés après le passage de l’équipe au mois d’août 2016 n’ont pas de document. Donc sont en situation irrégulière sur le sol européen. Il est impossible pour ces familles de se déplacer dans ce cas précis avec leurs enfants et  tout le risque que cela comporte de se déplacer en situation d’illégalité. La montée des pensées xénophobes en Europe n’invite pas à prendre de tels risques.

  • Enfin les raisons éthique et de responsabilité.

La délivrance des documents nationaux aux citoyens n’est pas une mission philanthropique, mais plutôt une exigence éthique et de responsabilité des pouvoirs publics envers  leurs citoyens

Aujourd’hui, le désenchantement, le désespoir et le sentiment d’abandon animent tous   des citoyens guinéens vivant en Espagne indépendamment de la couleur politique, ethnique ou régionale. Les familles sont lasses des conséquences désastreuses de l’impossibilité d’obtenir à temps un passeport qui est indispensable pour la plus part des gestions administratives sur le sol Espagnol.

 C´est pourquoi, dans le souci majeur d’éviter tout acte d’incivilité qui pourrait ternir l´image de notre pays à l’extérieur. Les  responsables d’entités guinéennes de l’Espagne lance ce cri de cœur. Ils demandent l’implication personnel du chef de l’Etat afin d’instruire  très urgemment les différents départements concernés pour venir soulager la souffrance des guinéens.

Au moment où nous mettons sous presse cet article, les cas de certaines personnes sont   dans une situation délicate et risques d’être irréversibles. 

La Guinée est –elle un pays d’exception au point d’être incapable de doter ses différentes délégations à l’étranger de machines pour confectionner les passeports biométriques à l’instar des autres pays voisins ?

Affaires à suivre !

 SEBOU KABA

Secrétaire général de la commission  pour la problématique  des passeports en Espagne

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Kolaboui (Boké) : le sous-préfet appelle à restaurer l’autorité de l’Etat dans la localité

16 avril 2019 à 13 01 21 04214

Le sous-préfet de Kolaboui, localité minière située à une vingtaine de kilomètres de la ville de Boké, en a marre des remous sociaux, enregistrés souvent dans la localité. C’est pourquoi, Mamadouba Yakha Camara sollicite le déploiement d’agents de sécurité en nombre suffisant et bien équipés, afin de « restaurer l’autorité de l’Etat » dans la commune rurale. Il l’a dit à l’occasion d’un entretien avec le correspondant de Guineematin.com à Boké.

En raison de l’activité minière intense sur place, la sous-préfecture de Kolaboui attire du grand monde. Aujourd’hui, la localité est surpeuplée, et elle fait face à des remous sociaux devenus récurrents et qui entraînent parfois des dégâts matériels. Face à cette situation, le sous-préfet de la localité, Mamadouba Yakha Camara, pointe du doigt le faible nombre d’agents de sécurité déployés sur place et leur sous-équipement.

« On a ici un commissariat de police urbain, on a aussi une brigade territoriale de la gendarmerie mobile. Mais, il n’y a pas d’agents et il n’y a pas non plus d’équipements. Au commissariat, je ne pense pas qu’ils dépassent 6 personnes et ils ne sont pas équipés. La gendarmerie également, ils ne dépassent pas 6 et ils n’ont pas aussi d’équipements. Ces agents ne peuvent pas canaliser une foule hostile », a indiqué le sous-préfet.

C’est pourquoi, Mamadouba Yakha Camara invite les autorités compétentes à revoir au plus vite cette situation. « Il faut que l’autorité de l’Etat soit restauré à Kolaboui, il faut qu’on fasse comprendre aux gens qu’il y a l’Etat, qu’il y a des autorités ici. Qu’on leur fasse comprendre que quand ils ont besoin de quelque chose, ils ne doivent pas agir bêtement. Et pour cela, nous avons besoin d’agents de sécurité en nombre suffisant et bien équipés », a dit l’autorité sous-préfectorale.

A rappeler que la dernière manifestation en date à Kolaboui a eu lieu la semaine dernière. De nombreux jeunes de la localité étaient sortis barrer la route pour, disent-ils, protester contre les délestages électriques.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Remous sociaux à Kolaboui : voici les dessous des manifs des jeunes (interview)

13 avril 2019 à 11 11 49 04494

Comme annoncé précédemment, des jeunes de Kolaboui, dans la préfecture de Boké, étaient dans la rue il y a deux jours pour exprimer leur colère devant le manque d’électricité. Mais, ce manque de courant électrique dans cette localité n’est que la partie visible de l’iceberg, dans une région où l’exploitation outrancière des ressources minières contraste avec la misère des populations.

Dans un entretien accordé à un envoyé spécial de Guineematin.com, à Kolaboui dans la soirée d’hier, vendredi 12 avril 2019, Tibou Diaby, secrétaire général du bureau de la jeunesse de cette sous-préfecture est revenu sur la genèse des manifestations répétées dans la localité. Il a mis à profit cet entretien pour parler de l’impact négatif de cette exploitation minière sur leur localité et du refus des miniers et de l’Etat d’investir pour le développement de Kolaboui.

Guineematin.com : vous avez manifesté jeudi contre le manque du courant électrique dans votre sous-préfecture. Ce n’est pas une première à Kolaboui. Quelle est la racine de ce problème ?

Tibou Diaby : tout a commencé par le non-respect par l’Etat de ses engagements. Chaque fois qu’on réclame nos droits, qu’on menace d’aller en grève, il y a des fausses promesses qui viennent. La dernière manifestation, quand on a voulu la déclencher, ils nous ont dit de trouver une place où poser le reste des poteaux et transformateurs. Chaque fois qu’on demande, ils placent des arguments. Tout le problème est à ce niveau. Dans toute la sous-préfecture, la seule centrale est celle que vous voyez-là. Cette jeunesse se sacrifie. Il y a certains parmi eux qui dorment ici sans salaires.

On a détecté ce que l’ANAIM (Agence Nationale des Infrastructures Minières) apportait comme carburant, c’était moins par rapport à ce qui a été annoncé. Normalement, c’est 1200 litres pourun seul groupe par jour. Mais nous, on recevait 500 litres ici. Et les 500 litres pratiquement, ne pouvaient pas suffire de 18 heures 30 à 06 heures 30. Donc, tout le problème a commencé là. Finalement, on a pu détecter et ils nous ont dit que c’est 750 litres. On a persisté, on a creusé, on a vu que c’est 1200 litres. Ça, c’est la version officielle de l’ANAIM. Donc, après nos calculs, on a constaté une perte annuelle de plus de 6 milliards de nos francs.

Guineematin.com : quelles sont les personnes qui sont impliquées dans ce détournement ?

Tibou Diaby : ça, c’est entre l’ANAIM et ses agents. Parlez, vouloir dénoncer quelqu’un ici, ça va être un autre problème. Mais, tout le problème se trouve au niveau de l’ANAIM. Tout Kolaboui a 16 districts et chaque district a ses secteurs. Le district central qui est là, Kolaboui a 11 secteurs. Les 11 secteurs, pratiquement il y a six (6) qui n’ont pas le courant. Et l’Etat a programmé mordicus qu’il va envoyer nos poteaux. C’est près de 200 poteaux qui peuvent suffire normalement pour les 11 secteurs du district central. C’est là-bas où tout a commencé.

Ça fait une année d’emblée que nous sommes en train de nous battre afin de trouver une solution à ce problème de courant. Voyez, Kolaboui, c’est un lieu stratégique. Quand vous voyez le trajet Malapouya-Dapilon, ça prend pratiquement assez de choses. Le taux d’exploitation de la bauxite est très élevé ici à Kolaboui. Nous sommes aujourd’hui à des millions de tonnes par an. Vu tout ce problème, les gens sont frustrés à l’intérieur.

Guineematin.com : vous pensez qu’avec toute cette exploitation, Kolaboui devait bénéficier en termes d’infrastructures et de services de la part des miniers mieux que ça ?

Tibou Diaby : bien-sûr. Vous avez vous-même constaté tout au long de votre trajet que nous n’avons pas d’infrastructures dignes de nom qui puissent valablement représenter Kolaboui. Le bâtiment que vous voyez en face, c’est le centre culturel, ça a été décroché par la jeunesse. C’est Fadi qui est en train de nous construire ça, il nous a promis un terrain de football. Un bâtiment neuf sera construit derrière ici. Mais, ce n’est pas suffisant.

On a de sérieux problèmes ici : on n’a pas d’eau, on n’a pas d’électricité. Et, quand vous regardez les impacts environnementaux, c’est un autre problème aussi. Sinon, avant la saison pluvieuse, à pareille heure, les mangues sont mures. Mais regardez comment ça vient, ça c’est à cause des poussières.

Guineematin.com : parlons de cette dernière manifestation. On apprend que des jeunes se sont attaqués à des biens de l’Etat.

Tibou Diaby : non, il n’y a pas eu destruction de biens. Le rond-point là, on a dit aux gendarmes de ne pas intervenir. Parce que nous, on a la maitrise de nos enfants. Chaque fois que nous manifestons ici, nous évoluons pratiquement avec les enfants. Et ces enfants-là n’écoutent que ce groupe-là. Mais, ce petit dérapage-là, cette goutte d’eau qui a débordé le vase, c’est dû à l’entêtement des forces de l’ordre. Parce qu’ils sont venus ici pour faire des va-et-vient inutiles. Nous, on avait déjà enlevé les barrages, il n’y avait personne dans les rues.

Donc, ils faisaient des allers-retours pour juste provoquer. Ils quittaient Conakry, ils ont vu des enfants en bordure de route, c’est-à-dire les riverains qui étaient là, paf ! Il y a eu altercation. Ils ont commencé à lancer du gaz lacrymogène. Vous savez, les cases ont horreur du soleil. A 15 heures zéro, ils ont visé une case, la case a pris le feu et carrément, ça a voulu prendre les magasins.

N’eut été la collaboration de la population, de la communauté, les magasins-là allaient partir en fumée. Au moment où nous essayions de maîtriser le feu, ils continuaient à nous lancer encore le gaz lacrymogène. On ne sait pas maintenant si c’est cette pagaille qui arrange les forces de l’ordre ou autre chose. C’est un peu là notre inquiétude.

Guineematin.com : on apprend aussi que le véhicule du préfet a été attaqué. Parlez-nous en !

Tibou Diaby : non. C’est aujourd’hui qu’il y a eu ce dérapage. Parce qu’hier nuit, il y a eu d’autres problèmes encore. Les forces de l’ordre soutiraient de l’argent, les enfants aussi profitaient ailleurs. C’était le plus fort qui gagnait maintenant sur le terrain. On a enregistré ça. Il y a eu d’énormes pertes. Certains ont perdu 600 milles, d’autres 3 millions, ainsi de suite. Les gendarmes sont accusés dans ces cas de vol, mais comme on n’a pas de preuves palpables, tangibles contre eux, c’est ça. Parce que, tu ne peux pas filmer un gendarme en train de te fouiller.

C’est à la suite de cela que les enfants ont répliqué en attaquant les engins de certaines sociétés comme SOGEA SATOM. Maintenant, le même groupe de gendarmes est sorti pour intervenir. Des malfrats ont été arrêtés par les agents de sécurité que nous avons mis en place et remis aux forces de l’ordre.

Guineematin.com : concrètement, qu’est-ce que vous demandez à l’Etat, aux sociétés minières qui évoluent ici à Kolaboui ?

Tibou Diaby : nous demandons premièrement, la construction des écoles. Nous n’avons pas d’écoles ici. Certains enfants marchent à des distances allant jusqu’à 15 kilomètres pour leur école. Nous voulons des écoles de métiers qui puissent recevoir des milliers d’enfants. Parce que c’est notre relève. Notre souci aujourd’hui, c’est comment ces enfants seront formés. On veut aussi de l’électricité, de l’eau et la construction d’infrastructures à Kolaboui.

Propos recueillis à Kolaboui par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manifs contre le manque de courant à Kolaboui : « il y a des dessous », dit le sous-préfet

13 avril 2019 à 11 11 23 04234

Les jeunes de la sous-préfecture de Kolaboui, dans la préfecture de Boké ont manifesté avant-hier, jeudi 11 avril 2019. Ils ont érigé des barricades sur la route pour protester, disent-ils, contre les délestages électriques dans la localité. Mais, pour le sous-préfet de Kolaboui, les manifestants avaient d’autres motivations inavouées, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes qui s’est rendu sur place.

La commune rurale de Kolaboui était en ébullition le jeudi, 11 avril dernier. De nombreux jeunes de la localité sont sortis ériger des barricades sur la route pour empêcher la circulation. Les manifestants protestaient contre les délestages électriques constatés actuellement dans la localité. Des délestages qui sont dus à une panne technique, explique Morlaye Sylla, électromécanicien et gestionnaire du groupe électrogène qui alimente la localité en courant.

« Le groupe de 600 KVA que nous avons, n’arrive plus à alimenter tout le monde en même temps. Depuis une semaine maintenant, nous avons instauré un système de rotation. Si on donne aujourd’hui le courant à un quartier, demain aussi, on donne à un autre. Ça, les jeunes ne l’ont pas aimé. C’est pourquoi, ils se sont révoltés, ils ont dit qu’ils n’accepteront pas le tour-tour », a-t-il confié à l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kolaboui.

De son côté, Ibrahima Sory Camara, directeur général de Global Energie, entreprise en charge de la distribution du courant à Kolaboui, indique que l’augmentation de la demande en courant a rendu le réseau de distribution incapable de satisfaire tout le monde. C’est pourquoi, il souhaite la concrétisation des promesses faites par le ministère en charge de l’Energie pour leur permettre de s’adapter à l’augmentation de la population.

« Il y a toujours une lenteur par rapport à la concrétisation des promesses faites par les autorités. Les autorités avaient promis de nous envoyer des câbles électriques et des poteaux supplémentaires. Mais jusque-là, on n’a rien vu. Aujourd’hui, certains secteurs et d’autres périphéries de Kokaboui ne reçoivent pas convenablement le courant électrique. C’est pourquoi, chaque fois, il y a des petits remous dans la cité.

Aujourd’hui, le matériel que nous avons, avec la population qui augmente de jour en jour, l’armoire électrique ne parvient pas à supporter. Pour parer à ce problème, nous lançons un appel aux autorités, au ministère de l’Energie et à EDG, de nous envoyer des transformateurs et des câbles pour qu’il y ait l’accalmie dans la cité », a-t-il dit.

Egalement interrogé sur cette situation, le sous-préfet de Kolaboui, lui, estime qu’il y a d’autres raisons inavouées qui sont derrière la manifestation des jeunes de la localité. Mamadouba Yakha Camara ne comprend pas la version selon laquelle, ils protestaient contre le manque de courant. « On avait compris qu’une manifestation se préparait. Donc, on a essayé d’expliquer aux jeunes que le manque de courant est dû à une panne technique sur le réseau. Nous leur avons dit que tout était en train d’être fait pour réparer la panne. Ils avaient commencé à comprendre.

Il était question qu’on se retrouve hier à 11 heures. Mais, à notre fort étonnement, dès 4 heures du matin, les enfants ont érigé des barricades partout. On a tenté de négocier, mais impossible. (…) On a constaté que ces manifestations ne sont pas faites que pour le retour du courant, il y a des dessous qu’on cherche à savoir. Sinon, on ne peut pas comprendre que tu prétendes revendiquer quelque chose, on te donne cette chose, et tu continues à revendiquer pour la même chose.

A 19 heures hier, on a lancé le groupe. A 20 heures, une bande de jeunes a débarqué ici pour menacer le gardien, l’obligeant à éteindre le groupe. Il a fallu qu’on revienne avec force pour allumer le groupe. C’est pourquoi je dis que ça, ce n’est plus un problème de courant. Sinon, même si le courant qui est venu c’est partiel, on devait laisser cela. Mais, pourquoi ils ont dit qu’il faut éteindre le groupe et de surcroît la nuit ? s’est-t-il interrogé.

Néanmoins, le sous-préfet annonce des dispositions prises pour résoudre le problème lié au manque du courant. « Déjà, les techniciens d’EDG sont arrivés. On s’est retrouvé avec la commune pour en discuter. Ils veulent s’installer ici maintenant et régler ce problème de courant de façon définitive », a rassuré Mamadouba Yakha Camara.

De Kolaboui, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Tournoi doté du trophée Alpha Condé à N’zérékoré : des violences au stade

12 avril 2019 à 10 10 11 04114

Lancé le 31 mars 2019 à N’zérékoré, le tournoi préfectoral doté du trophée Professeur Alpha Condé a enregistré des scènes de violence hier, jeudi 11 mars 2019. Mécontents d’une décision de l’arbitre, des supporters d’une équipe éliminée se sont attaqués aux installations. Ils ont fait plusieurs dégâts matériels, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Organisé par le député uninominal de N’zérékoré, ce tournoi de football qui regroupe 32 équipes, vise à remobiliser les militants du RPG Arc-en-ciel en vue des échéances électorales prochaines. Mais, il risque plutôt de produire l’effet contraire, en raison de la frustration de certaines équipes qui participent à la compétition. C’est le cas de l’équipe de Gnian 1, éliminée par une décision arbitrale suite à un mauvais comportement de ses supporters.

Ces supporters justement, irrités par l’élimination de leur équipe, se sont attaqués aux installations présentes au stade du 03 avril de N’zérékoré. Selon l’un des organisateurs, ils ont quasiment tout saccagé. « L’équipe de Nian 1 menait 1-0 face à celle de Koléyéba jusqu’à la fin du temps réglementaire. Il y avait trois minutes de temps additionnel. Koléyéba a eu un coup franc non loin des buts adverses. Entre-temps, un supporter de Nian 1 est entré dans le terrain pour venir pousser l’arbitre. Donc, ce dernier a pensé que sa sécurité est menacée et il a sifflé la fin du match. Ça criait un peu partout, on s’est quitté là-bas.

Il fallait que la commission statue, donc la commission a statué aujourd’hui. Ensuite, elle a fait un communiqué donnant l’équipe de Koléyéba vainqueur par 3-0 face à l’équipe de Nian 1. Parce que le match n’était pas achevé, même s’il ne restait que deux minutes. Donc, c’est un forfait. Et, le forfait, c’est 3-0. C’est ce qui a irrité les supporters de Nian 1 qui se sont attaqués aux installations. Les engins, les chaises, etc. tout a été saccagé », a-t-il expliqué.

La police est intervenue à coups de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Il y aurait eu quelques arrestations.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Manif contre le manque de courant à Boké : le gouvernement hausse le ton

12 avril 2019 à 9 09 06 04064
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La préfecture de Boké a été secouée ces derniers jours par des manifestations violentes de jeunes gens qui réclament le courant électrique. Le pic a été atteint à Kamsar et à Kolaboui, où des jeunes en colère ont barricadé les routes pour réclamer le retour de l’électricité dans cette région riche en bauxite mais qui manque presque de tout, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La journée fut mouvementée hier, jeudi 11 avril 2019, dans la sous-préfecture de Kolaboui. Une bande surexcitée de jeunes gens a pris d’assaut les rues de la localité pour exiger le retour du courant électrique. Des barricades sont érigées, paralysant la circulation et toutes les activités de la commune rurale.

Tout récemment, c’est la sous-préfecture de Kamsar qui a connait le même scénario. Le déficit en électricité est la raison fondamentale qui pousse les citoyens à manifester parfois violemment leur colère. Des manifestants s’en prennent parfois aux sociétaires minières évoluant dans la zone, qu’ils accusent d’être à la base de leurs malheurs.

Cet état de fait a poussé le gouvernement à réagir. A l’occasion du conseil des ministres tenus hier jeudi, le président Alpha Condé a tapé du poing sur la table, en demandant aux départements concernés de prendre toutes les mesures pour sécuriser les zones minières.

« La lutte contre cette insécurité volontairement créée et entretenue dans le but d’entraver l’évolution normale des sociétés industrielles et minières doit être considérée comme une action prioritaire de l’Etat guinéen dont une des missions régaliennes est la création d’un environnement paisible et incitateur pour l’investissement national et étranger », a dit le porte-parole du gouvernement.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Recrutement dans l’armée : 9ème cas de mort et 3ème à N’zérékoré

11 avril 2019 à 11 11 00 04004
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Depuis le lancement des épreuves physiques pour le recrutement dans l’armée guinéenne, la liste des victimes ne fait que s’allonger. Un 3ème cas de décès a été enregistré hier, mercredi 10 avril 2019, à N’zérékoré, le neuvième (9ème) depuis le début de cette opération. Un élève en classe de 10ème année, répondant au nom de Benjamin Gnabalamou, est tombé après avoir parcouru les huit (8) kilomètres, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La série noire se poursuit pour les candidats au recrutement dans l’armée guinéenne. De Kankan à N’zérékoré, en passant par Mandiana et Lola, la liste des victimes s’allonge.

Un troisième cas de décès a été enregistré dans la ville de N’zérékoré. Il s’agit d’un jeune d’une vingtaine d’années, Benjamin Gnabalamou, détenteur du numéro 2750, élève en classe de 10ème au collège-lycée de Gouécké.

Selon nos informations, c’est après avoir parcouru les huit (8) kilomètres en moins de 40 minutes que Benjamin Gnabalamou est tombé. Il est transporté d’urgence par les services de la protection civile de l’hôpital régional de N’zérékoré. Quelques minutes après son admission dans la salle d’observation, il est placé dans la salle de réanimation. Notre source ajoute que c’est là que le jeune homme a rendu l’âme, sans aucune pièce d’identification.

Ce n’est qu’à 19 h que le tuteur de Benjamin Gnabalamou l’a découvert dans la morgue de l’hôpital régional de N’zérékoré.

Interrogé par notre reporter, un des candidats au recrutement, qui a couru avec la victime, a expliqué ce qu’il sait du drame. « Hier, on a mis nos numéros sur un papier et collé sur nos maillots. Et, pendant la course, les papiers sur lesquels nos numéros étaient portés se sont mouillés pour se déchirer… Ensuite, quand il est tombé, on l’a envoyé urgemment à l’hôpital. Moi, je suis parti à la maison à 14 heures. Depuis, je l’appelais mais pas de réponse. C’est quand son tuteur est venu me demander à 15 heures qu’on s’est mis à l’appeler, mais en vain. C’est pourquoi, on est venu le chercher à l’hôpital. Moi, j’avais le numéro 2751 et lui le numéro 2750. On était ensemble jusqu’à ce qu’il est tombé ».

Pour le tuteur de Benjamin Gnabalamou, qui a requis l’anonymat, « sa sœur lui avait dit de surseoir à ce recrutement, mais il n’a pas compris. Demain jeudi, on vendra prendre le corps ».

Si tout ce passe comme prévu, les candidates feront leur entrée en matière demain vendredi à partir de 7 heures. Elles auront à parcourir une distance de 6 kilomètres.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél :(00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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AG de l’UFR : les « héros » anti 3ème mandat de Coyah racontent leur mésaventure

6 avril 2019 à 18 06 42 04424

L’arrestation des trois jeunes gens opposés au 3ème mandat dans la préfecture de Coyah et la naissance d’un Front National pour la Défense de la Constitution continuent d’alimenter les débats dans la cité. Ces deux sujets d’actualités ont été largement évoqués au siège de l’Union des Forces Républicaines(UFR) à l’occasion de son assemblée de ce samedi, 6 avril 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La rencontre a été présidée par la députée Hadja Aissata Daffé. Elle a connu la présence des trois célèbres jeunes de Coyah, arrêtés et emprisonnés pendant 5 jours à Coyah pour s’être opposés au 3èmemandat. Ces trois jeunes militants de l’UFR sont : Aboubacar Sylla, Djibril Bangoura et Mamadou Conté.

Par la voix de Mamadou Conté, ils sont venus expliquer la mésaventure qu’ils ont subie. « Le dimanche 31 avril 2019, nous les jeunes leaders de Coyah, on s’est réuni lorsqu’ils ont passé l’information dans les radios, soi-disant qu’il y aura une rencontre au stade préfectoral de Coyah pour le soutien du RPG. Ce jour, le président de la République n’était pas présent. Mais, il y avait des ministres. Au stade, nous avons suivi les discours des ministres et d’autres personnes.

Ils ont dit dans leurs discours, je suis Coyaka, je m’engage pour une nouvelle Constitution. Le deuxième est venue dire, Je suis Coyaka, j’accepte le troisième mandat pour Alpha Condé. C’est en ce moment que nous aussi, on a installé nos banderoles autour du stade sur lesquels on a écrit : Non au 3ème mandat, oui à l’alternance », a expliqué Mamadou Conté, relaxé par le tribunal de Coyah, hier vendredi pour « délit d’entrave à la liberté de manifester non constitué », malgré les six mois de prison ferme requis par le procureur.

Poursuivant, Mamadou Conté a dit que « les force de l’ordre sont venues d’abord nous retirer les banderoles. Nous étions nombreux. Mais, ils n’ont interpellé que trois à savoir : Aboubacar Sylla, Djibril Bangoura et moi, Mamadou Conté. Ils nous ont fait monter dans les pick-up pour le commissariat central de Coyah où ils nous ont retiré tout ce qu’on avait. Nous sommes restés jusqu’à 21 heures. Après, ils nous ont envoyé au poste de police de Km36 où nous avons passé la nuit.

Le lendemain, à 7 heures, on nous a ramené au commissariat central de Coyah. De là, un commandant nous a conduit au tribunal de première instance de Coyah. Devant le procureur de Coyah, on nous a auditionnés. On s’est expliqué. Le procureur nous a dit que vous n’avez aucun problème, vous n’avez rien fait mes enfants. Rentrez chez vous. Dès que nous sommes sortis de la cour du tribunal, les forces de l’ordre nous ont interpellés encore.

Ils nous ont conduits devant le procureur. Mais cette fois-ci, le procureur a changé sa décision. Il dit que nous avons fait entrave au droit de manifester. C’est ainsi qu’ils nous ont envoyé à la prison civile de Coyah. Ça, c’était le lundi à 17 heures. Ils nous ont torturés, frappés par les bandits qui étaient dans la prison. Le mardi, ils nous ont envoyé au tribunal pour le jugement, le président du tribunal nous a ramenés en prison pour trois jours où nous sommes restés jusqu’au vendredi », a-t-il détaillé.

Après cette pathétique narration, Tidiane Sylla, chargé de la communication de l’UFR, a fait savoir aux militants que c’est le ministre d’Etat Kiridi Bangoura qui est en train d’instrumentaliser les citoyens par rapport à ce projet de 3ème mandat. Cependant, ajoute-t-il, « un front dénommé Front National pour la Défense de la Constitution, composé de plusieurs partis politiques, de la société civile, des syndicats, des artistes, et autres structures, est né pour s’opposer au 3ème mandat et défendre la Constitution »

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Coyah : trois opposants à un 3ème mandat pour Alpha Condé relaxés par la justice

5 avril 2019 à 15 03 56 04564

Le tribunal correctionnel de Coyah a rendu, ce vendredi 05 avril 2019, sa décision dans le procès des trois jeunes opposants à un troisième mandat, jugés en début de semaine pour « atteinte à la liberté de manifester ». La juridiction a estimé que les prévenus ne sont pas coupables des faits qui leur sont reprochés et les a relaxés pour « délit non constitué », a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Après quelques jours de détention, Aboubacar Sylla, Mamadou Conté et Djibril Kany Bangoura ont recouvré leur liberté ce vendredi. Les trois jeunes ont été arrêtés le dimanche 31 mars dernier lors d’un meeting des partisans du pouvoir à Coyah. Ils sont venus sur les lieux avec des pancartes disant « non à un troisième mandat ».

Inculpés pour « atteinte à la liberté de manifester », ils ont été jugés le mardi, 02 avril dernier, et le procureur avait requis une peine de 6 mois de prison assortie de sursis contre eux. Mais après son délibéré, le tribunal, par la voix de son président, Cheick Ahmed Tidiane N’Diaye, a renvoyé les prévenus des fins de poursuite « pour délit non constitué, conformément à l’article 7 de la Constitution, les articles 625 du code pénal et 544 du code de procédure pénale ».

Un ouf de soulagement pour les trois jeunes, célébrés en héros à Coyah. Un collectif de jeunes avait été constitué dans la préfecture, avec comme slogan : « Libérez les trois jeunes patriotes de Coyah ». Les membres de ce collectif étaient venus au tribunal pour apporter leur soutien à leurs amis. Ils ont pu rentrer avec eux ce vendredi, dans une ambiance toute festive.

De Coyah, Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Mamou : plus de 100 jeunes participent à la 3ème édition du concours préfectoral de lecture du saint Coran

4 avril 2019 à 11 11 49 04494

La 3ème édition du concours préfectoral de mémorisation et d’interprétation du Saint Coran a débuté hier mercredi, 03 avril 2019, dans la ville de Mamou. La cérémonie d’ouverture a mobilisé les autorités religieuses, administratives et certains sages à la grande mosquée du quartier Almamya, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la ville carrefour.

Ce concours religieux qui mobilise 118 candidats, dont 15 filles, est présidé par l’inspecteur régional des affaires religieuses, Elhadj Amadou Kolon Barry. Les participants à cette 3ème édition vont se mesurer pendant cinq (5) jours sur cinq (5) catégories différentes pour sortir les meilleurs de chaque.

Selon Elhadj Ibrahima Gnagara Diallo, le directeur du Concours, « cette 3ème édition est une joie immense pour nous. Nous avons des disciples très motivés et engagés. Nous invitons tout Mamou, les ressortissants et tous les musulmans du monde entier à s’intéresser au Coran, qui est la parole d’Allah. Et, à travers ça, on peut éduquer sainement nos enfants ».

De son côté, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, s’est félicité de la qualité de l’organisation de cette rencontre religieuse avant de déplorer l’attitude des citoyens qui n’ont pas répondu massivement à la cérémonie. « Nous regrettons très amèrement le comportement de certains musulmans de Mamou. La présence est très morose et petite.

Ils n’ont pas répondu à l’appel pour venir au moins pour galvaniser les enfants. Si un chanteur vient ici, les enfants se mobilisent fortement et massivement pour donner du poids à leur concert. Nous invitons donc les citoyennes et citoyens de Mamou d’épauler la religion d’Allah. Nous sommes créés pour l’adoration. Ecoutez le coran renforce la foi du musulman, lui rappelle la vie future », a déploré Elhadj Amadou Kolon Barry.

Il est à noter que ce concours permettra de sélectionner des candidats devant représenter la préfecture de Mamou à la compétition nationale de lecture, de mémorisation et d’interprétation du saint Coran prévue pendant le mois de Ramadan prochain dans la capitale guinéenne.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 657 34 39 39/ 625 69 89 19

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Mafanco : Mouctar Diallo remet un financement de 200 millions GNF aux jeunes

22 mars 2019 à 17 05 16 03163

Le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes continue d’appuyer les jeunes de Guinée à travers le financement des projets générateurs de revenus. C’est dans ce cadre que Mouctar Diallo a été reçu ce vendredi, 22 mars 2019, par les populations du quartier Mafanco, dans la commune de Matam. Le ministre a saisi l’occasion pour remettre la somme de 200 millions de francs Guinéens en faveur des projets initiés par les jeunes, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est un ouf de soulagement pour la jeunesse de Mafanco. La remise de ce financement de 200 millions de francs guinéen s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement des jeunes pour des projets générateurs de revenu. Deux autres projets ont été soumis au chef du département de la jeunesse, à savoir un projet d’installation d’un pressing moderne et la construction d’une maison des jeunes.

Dans son discours, le ministre Mouctar Diallo a réaffirmé son engagement à accompagner les jeunes en vue de leur permettre de sortir de leurs difficultés. « Nous sommes heureux de vous dire que nous allons financer ces projets et nous allons nous battre pour la construction de la maison des jeunes. Nous avons pu mobiliser 200 millions de francs guinéen pour le financement de projets générateurs de revenus et nous sommes en discussion avancée avec les partenaires pour la construction de la maison des jeunes.

Un terrain a été identifié grâce à vous, obtenu et nous avons adressé un courrier à la mairie de Matam. Et donc, c’est pour vous dire que ce projet aussi est en bonne voie. Nous sommes à votre disposition pour financer vos activités génératrices de revenus et nous sommes prêts à vous accompagner dans vos différentes initiatives », a promis le ministre de la jeunesse.

Par ailleurs, Mouctar Diallo a salué la bravoure de la jeunesse guinéenne qui se bat pour le développement de notre pays. « C’est pourquoi, dit-il, nous sommes à votre disposition. Et, la jeunesse de Mafanco a une particularité, elle est une jeunesse voisine du président de la République. C’est une chance exceptionnelle, c’est une particularité qui doit être transformée en opportunité pour la jeunesse et pour l’ensemble du quartier ».

Pour sa part, Mohamed Lamine Fernandez, au nom de la jeunesse de Mafanco, a remercié le ministre de la Jeunesse pour son soutien avant de demander son appui pour l’émergence du quartier. « Monsieur le ministre, la population de Mafanco vous demande une doléance, de tout faire afin que Mafanco ait une maison des jeunes digne de nom. Je voudrais à présent demander votre soutien inconditionnel et indéfectible à nos initiatives afin de permettre leur ascension parmi tant d’autres », a-t-il sollicité.

La cérémonie a pris fin par la visite du site où la maison des jeunes sera construite.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Frahira Condé de la section RPG-AEC du Sénégal : « le président Alpha Condé va se limiter à ses deux mandats »

23 février 2019 à 13 01 18 02182
Frahira Condé, secrétaire politique de la section RPG-AEC du Sénégal, de Gambie, du Cap-Vert et de la Mauritanie

Frahira Condé, secrétaire politique de la section RPG Arc-en-ciel du Sénégal (une section qui couvre aussi la Gambie, la Mauritanie et le Cap Vert) a accordé une interview à deux journalistes de Guineematin.com, partis couvrir l’élection présidentielle du 24 février 2019 au Sénégal.

Ce guinéen qui est né et qui vit au pays de la Téranga, s’est exprimé notamment sur le déroulement de la campagne électorale et sur l’actualité sociopolitique guinéenne qu’il observe à distance. Il a déploré l’attaque contre le cortège de Cellou Dalein Diallo il y a une semaine à Conakry et s’est dit certain que le président Alpha Condé ne va pas briguer un troisième mandat.

Décryptage !

Guineematin.com : les sénégalais sont appelés aux urnes dimanche pour élire leur nouveau président de la République. La campagne électorale s’achève ce vendredi, 22 février 2019 à minuit. Vous qui êtes à la fois guinéen et sénégalais et qui êtes un des responsables du RPG Arc-en-ciel au Sénégal. Comment appréciez-vous le déroulement de cette campagne ?

Frahira Condé : la campagne s’est déroulée très bien. Les cinq (5) candidats ont déroulé leurs plans d’actions, ils ont expliqué à la population leurs programmes. Moi, je n’appartiens à aucun parti politique ici au Sénégal. Mais, à mon avis, et d’après ce que j’ai vu, le président Macky Sall va les battre dès le premier tour.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

Frahira Condé : son bilan. Je ne parle pas de ce que les gens disent : il a dit qu’il va faire cinq (5) ans, il a fait sept (7) ans. D’accord, tout ça c’est beau. Mais, ça n’empêche pas de dire que ce qu’il a fait ici, connaissant très bien le Sénégal pour avoir parcouru tout le territoire sénégalais, lui permet d’être réélu dès le premier tour. Je suis allé partout et j’ai vu que le président Macky Sall a fait vraiment du bon travail. Donc, si les Sénégalais sont conscients, ils vont lui donner un second mandat.

Guineematin.com : parlant du déroulement de la campagne électorale ici au Sénégal, quand on fait la comparaison avec ce qui se passe habituellement en Guinée, y a-t-il une différence ?

Frahira Condé : je peux dire qu’il n’y a pas photo entre les deux pays. La façon dont la campagne se passe ici au Sénégal et en Guinée, il y a une différence. Mais, la manière dont le président sénégalais en train de faire sa campagne, c’est pareil avec celle du président Alpha Condé en Guinée : la manière avec laquelle Alpha Condé draine les foules derrière lui, c’est de cette même manière que Macky Sall est en train de faire au Sénégal. Donc, à ce niveau, il y a une ressemblance entre les deux.

Guineematin.com : la différence c’est à quel niveau alors ? Au niveau du discours peut-être ?

Frahira Condé

Frahira Condé : la différence c’est au niveau du discours. Quand je suis la télévision guinéenne, je vois souvent des anciens militants qui se glorifient en disant : moi je suis là depuis le commencement, moi ça, je ne le dis pas. Je connais très bien le président Alpha Condé, mieux qu’eux-mêmes qui sont là-bas, à côté de lui. Le président Alpha Condé aussi me connait très bien, si tu le réveilles en plein sommeil, tu lui demandes s’il connait Frahira, il dira oui. En le connaissant donc très bien, je dirais qu’il y a une différence entre lui et Macky.

Le président Condé lui, il dit ce qu’il a à dire, c’est-à-dire qu’il ne cache pas la vérité, il dit ce qu’il a à dire sans gêne. Ce qu’il ressent, il le dit même à ses militants, ses compagnons et la population aussi. Lui, il crache la vérité. Ce n’est pas le cas chez Macky Sall. Lui, il ne peut pas dire ces vérités-là. Les vérités que le président Alpha Condé est en train de dire à la population, le président Macky ne peut pas les dire. S’il les dit, il va tomber, ça ne l’arrangera pas.

Guineematin.com : vous avez salué le déroulement de cette campagne électorale, mais selon certains médias sénégalais, cette campagne a fait 22 morts par accidents de la circulation. Il y a eu également des accrochages entre militants de camps opposés qui ont fait des blessés. C’est quand même pas reluisant ça.

Frahira Condé : oui, ça arrive. L’accident, on ne peut pas l’éviter, ça arrive. Là où les gendarmes sont morts par exemple, on a dit que le chauffeur dormait. Le chauffeur était très fatigué, vous savez, la campagne c’est très fatiguant. Moi qui ai conduit un véhicule entre la Guinée et le Sénégal, j’en sais quelque chose. Les autres morts, vous savez, il y a des militants qui se sont mêlés avec des gens qui ne veulent que détruire. Parce qu’il y a certains militants qui sont là, ils ne peuvent pas se retenir. Il suffit que tu touches à une effigie de leur candidat, de leur président, ils se fâchent vite et la bagarre commence.

Guineematin.com : c’est ce qui explique les affrontements à Tamba-Kounda ?

Frahira Condé : oui, c’est à cause ça. Parce qu’il parait qu’il y a l’effigie du président Issa Sall qui a été sabotée, ou bien l’effigie du président Macky Sall qui a été sabotée, et les jeunes n’étaient pas d’accord entre eux, il y a eu bagarre. Le professeur Issa Sall était avec ses militants, ses accompagnants, avec ses gardes du corps, mais ils étaient trop petits par rapport à la foule qui était là-bas. Il parait qu’un des leurs chauffeurs a essayé de s’enfuir, on l’a tiré sur place. Il y a un autre aussi qu’on a poignardé avec un couteau. Vraiment, on déplore cela. Dans une campagne politique, ça ne demande pas de sortir une arme blanche. Mieux vaut dérouler son programme de société que de sortir une arme blanche. Quand-même, je pense que la justice fera son travail.

Guineematin.com : dans une déclaration rendue publique le jeudi, 21 février 2019, les quatre (4) opposants qui font face à Macky Sall ont dénoncé des manipulations douteuses. Ils parlent notamment d’un tripatouillage du fichier électoral pour permettre au président sortant d’être réélu. Croyez-vous en cela ou bien vous pensez que c’est juste de bonne guerre ?

Frahira Condé : moi, je ne suis pas un informaticien pour pouvoir dire qu’ils veulent tripatouiller le fichier électoral. Mais, il faut savoir que c’est quelque chose qui a été toujours déploré ici au Sénégal. Les opposants ont toujours crié ici haut et fort que vraiment, ils ne font pas confiance au fichier électoral. Mais, je vais vous dire que ce que j’ai vu ici au Sénégal, ça n’existe quasiment dans aucun autre pays en Afrique. Si on ferme les bureaux de vote à 9 heures, à 10 heures, les résultats commencent à tomber. J’ai assisté à plusieurs élections ici, mais je puis dire que personne ne peut voler les élections ici.

Guineematin.com : c’est transparent ?

Frahira Condé : c’est transparent. Il suffit que le bureau de vote numéro 1 ferme ses portes, les représentants de tous les partis sont là, ils font le décompte. Et, dès qu’ils finissent le décompte, ils ouvrent les portes et les journalistes entrent, on leur donne les résultats. Eux aussi, commencent immédiatement à relayer les résultats. Les résultats, ça part comme ça. On les centralise et il y a les médias qui donnent les résultats au fur et à mesure. Ça ne peut pas durer. Avant minuit, on peut connaître la tendance, savoir qui est devant, s’il y aura un deuxième tour ou pas.

Guineematin.com : on sait qu’il y a une forte communauté guinéenne ici au Sénégal, notamment à Dakar. Beaucoup d’entre eux ont la nationalité sénégalaise et vont donc voter. Est-ce que les partis politiques guinéens ont une certaine implication dans ce processus ?

Frahira Condé

Frahira Condé : non. Sauf peut-être ceux qui veulent se faire montrer. Il y en a d’autres qui ont acquis la nationalité sénégalaise, ce n’est pas comme nous qui sommes nés ici et qui avons grandi ici. Nos papas ont quitté la Guinée après la guerre mondiale, ils sont venus ici, ils étaient des anciens combattants. Ils ont acquis la nationalité sénégalaise et se sont installés ici. Nous, nous sommes nés ici et avons grandi ici.

Mais, il y en a d’autres qui sont venus ici il y a 5 ans, 10 ans, ils ont acquis la nationalité sénégalaise, tous ceux-là votent. Mais moi, j’attire l’attention de toute la communauté guinéenne pour leur dire de ne pas se dévoiler, de rester calme, aller voter et rentrer. Parce qu’il fût un temps, il y a eu des rumeurs qui disaient qu’il y a la communauté guinéenne qui est impliquée dans les élections au Sénégal. Il y a des opposants qui en ont parlé.

Guineematin.com : effectivement, certains ont dit ici qu’il y a des guinéens qui n’ont pas la nationalité sénégalaise que le pouvoir utilise pour voter les élections. C’est-à-dire qu’ils traversent la frontière pour venir prendre des cartes d’électeurs sénégalais, voter et rentrer en Guinée. Avez-vous vu des cas pareils ?

Frahira Condé : j’en ai entendu parler mais je ne crois pas à cela. Je sais que les Guinéens sont très nombreux au Sénégal et que beaucoup d’entre eux ont acquis la nationalité sénégalaise. Mais, ce que vous dites là, je n’en ai pas la certitude.

Guineematin.com : parlez-nous maintenant des rapports entre vous les représentants des partis politiques guinéens ici au Sénégal. Comment ça se passe entre vous ?

Frahira Condé : nous avons de très bons rapports. Ce n’est pas pareil avec ce qui se passe en Guinée. Ici, nous sommes en famille. Je peux même vous montrer des photos où je suis avec le secrétaire fédéral de l’UFDG. Quand Cellou a organisé son meeting au stade Ibamar Diop de Dakar, j’étais là-bas. Nous ici, on est une famille.

Guineematin.com : pour nous qui sommes en Guinée, c’est quand-même étonnant de voir un responsable du RPG Arc-en-ciel participer à un meeting de Cellou Dalein Diallo.

Frahira Condé : oui, on m’a invité, j’étais obligé de partir. Ce qui compte le premier, nous sommes des guinéens. Nous sommes des guinéens, c’est ça qui compte. Ici, si le malheur tombe sur quelqu’un qui est guinéen, on ne cherche pas à savoir si tu es de ce parti politique là ou si tu es de tel autre parti politique, nous on est une famille ici au Sénégal. On ne se bagarre pas. Même en période électorale, on ne se bagarre pas. On reste calme, on attend les résultats.

Guineematin.com : en Guinée, on s’achemine vers la fin du second mandat du président Alpha Condé. Quel bilan faites-vous de la gestion de votre champion ?

Frahira Condé : depuis qu’il est venu, quand-même il est en train de travailler. Vous savez, la Guinée à un grand retard par rapport à certains pays de la sous-région. Donc, il ne peut pas tout faire en deux mandats. Pour sortir la Guinée de la pauvreté, il faut beaucoup de temps. La Guinée, on ne peut pas la développer en 15 ans ou en 20 ans, ça reste encore beaucoup à faire. Sur le domaine des infrastructures, ça commence à aller parce que j’étais là-bas au mois de mai 2018, j’ai vu qu’il y a quand même des infrastructures qui sont en train de sortir de terre, j’apprécie cela. Le président Alpha Condé a beaucoup fait, il est en train de se battre pour faire son mieux. Mais, il ne sera pas le seul à bâtir toute la Guinée, il faut que tous les Guinéens y apportent leur grain de sel.

Guineematin.com : vous dites qu’il ne peut pas tout faire en deux mandats. C’est justement l’un des arguments des promoteurs du troisième mandat. Ils disent que le président doit avoir un troisième mandat pour parachever ses chantiers. C’est aussi votre avis ou bien vous, vous pensez qu’il faut respecter la constitution actuelle qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels ?

Frahira Condé : ça c’est une autre affaire. Mais moi, ce que je peux répondre, c’est que comme le président ne s’est pas prononcé jusqu’à présent sur ce sujet, moi je crois que le président de la République va se limiter à ses deux mandats-là.

Guineematin.com : c’est votre souhait ça ou bien c’est l’impression que vous avez ?

Frahira Condé : ce sont mes pensées parce que, connaissant le président Alpha Condé, je sais que s’il veut quelque chose, il le dit. C’est en 2020 qu’il va finir son deuxième mandat, s’il devait se prononcer sur ça, il allait le faire depuis longtemps, les gens vont essayer de travailler sur ça. Mais, il ne l’a pas fait jusqu’à présent. Donc d’après mes calculs, je dis que le président de la République, il va les laisser parler et à la fin de son mandat, il va aller se reposer.

Guineematin.com : vous pensez qu’il veut surprendre les gens, c’est pourquoi il ne s’est pas prononcé encore là-dessus ?

Frahira Condé : je dis qu’il ne s’est pas prononcé jusqu’à présent. Il y a les opposants qui crient de gauche à droite, chacun parle de 3ème mandat, les militants du RPG Arc-en-ciel aussi en parlent, mais ils ne connaissent absolument rien sur les intentions du président.

Guineematin.com : personnellement, que conseillez-vous au président : proposer une nouvelle constitution ou partir à la fin de son second mandat ?

Frahira Condé : moi, je ne peux pas conseiller le président de la République. C’est vrai, il me respecte beaucoup et je le respecte beaucoup, mais c’est quelqu’un qui est très mature, c’est quelqu’un qui est très respecté. Donc, je ne suis pas bien placé pour lui donner des conseils.

Guineematin.com : l’actualité guinéenne a été marquée aussi ces derniers jours par l’attaque du cortège de Cellou Dalein Diallo qui rentrait d’un séjour à l’étranger. Les forces de l’ordre ont violemment dispersé son cortège qui se rendait au siège de l’UFDG et ont sérieusement endommagé son véhicule. Votre réaction là-dessus ?

Frahira Condé : je déplore tout ce qui peut entraîner mort d’homme. Je déplore aussi les callasses des véhicules. Parce que nous, la façon dont on nous a éduqués ici au Sénégal, en faisant la politique, ce n’est pas pareil avec ce que j’ai vu là-bas. Je le déplore. L’UFDG est quand même la deuxième force politique du pays, on devait donc donner le minimum de respect à son leader. Moi, j’aurais aimé que s’il veut marcher qu’on l’encadre, il fait sa marche sans qu’on le disperse. Parce que je vois l’exemple ici au Sénégal, il y a des opposants qui font des marches, ils sont bien encadrés par la police. Ils vont faire leur marche, après ils se dispersent.

Guineematon.com : nous arrivons au terme de cette interview, quel est votre mot de la fin ?

Frahira Condé : je prie le bon Dieu que l’élection de 24 février 2019 se déroule dans les meilleures conditions, que les sénégalais restent calmes, qu’ils aillent voter et rentrer chez eux dans le calme. Et surtout mes parents guinéens, je leur demande de ne pas se manifester, de ne pas se dévoiler, ils n’ont qu’à aller voter. Il ne faut pas qu’ils se dévoilent. Ce sont des sénégalais, ils ont leurs cartes d’identité CEDEAO numérisées, ils n’ont qu’à aller voter et rentrer.

Interview réalisée à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Télimélé : une importante quantité de drogue saisie par la gendarmerie

16 février 2019 à 12 12 00 02002

La compagnie de la gendarmerie de Télimélé a saisi hier, vendredi 15 février 2019, environ 250 kg de chanvre indien. Le propriétaire de la marchandise prohibée a été identifié mais il reste, pour l’heure, introuvable, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est dans la zone appelée Gadha Bowoun, située dans le secteur M’balia, relevant du quartier Missidé, dans la commune urbaine de Télimélé, que cette saisie a eu lieu. Alertée de la présence d’une quantité de chanvre indien dans une maison de ce quartier, la compagnie de la gendarmerie de Télimélé a déployé des agents sur les lieux. Ils ont perquisitionné la maison et ont procédé à la saisie de la drogue, explique l’Adjudant-chef Aboubacar Camara, officier de police judiciaire à la gendarmerie de Télimélé.

« Vers 16 heures, on a été informé par un individu qui nous a indiqué un coin dans le quartier Missidé, plus précisément à Gadha Bowoun, où un certain Alsény Diallo détiendrait une grande quantité de chanvre indien dans son logement dans une cour. Aussitôt, nous avons formé un groupe de missionnaires, nous sommes allés sur les lieux pour les premières constatations. Après, nous avons vu les indices de la drogue sur les carreaux à la véranda, là où se trouve fermée la quantité de drogue.

Sur le champ, nous avons informé le juge de paix de Télimélé et ses collaborateurs qui n’ont pas tardé à nous amener un mandat de perquisition. Mais avant d’agir, nous avons informé le chef de secteur qui, à son tour, a directement accepté de collaborer avec nous. Donc nous avons fait la perquisition et nous avons trouvé une quantité importante de chanvre indien dans la maison », explique le gendarme.

Selon Cécé Roger Kolié, juge d’instruction à la justice de paix de Télimélé, qui a été associé à cette opération, la quantité de drogue saisie peut être estimée à 250 kg. « Nous avons trouvé une quantité importante de chanvre indien, au total 9 colis. On peut estimer la quantité à 250 kg. Également, nous avons trouvé des paires de ciseaux qui servent à faire la confection des boules de chanvre indien, aussi nous avons trouvé l’instrument qui sert à mesurer le poids de la drogue.

Alors, dès que nous sommes venus, nous avons mis main sur ces colis suspects que nous avons immédiatement transportés au niveau de la gendarmerie. Je voudrais remercier la gendarmerie nationale pour l’exploit et pour avoir filé ces trafiquants de chanvre indien dans la localité, parce que nous sommes dans une dynamique de lutte contre l’insécurité en République de Guinée. Tout le monde sait aujourd’hui que le trafic de drogue a pris une certaine ampleur dans la ville de Télimélé. Tout récemment, nous avons saisi quelques quantités et aujourd’hui voici une deuxième quantité beaucoup plus importante qui est saisie », a-t-il dit.

A noter que le propriétaire de la drogue saisie reste, pour le moment, introuvable. Mais, sa femme a été interpelée et conduite à la gendarmerie où elle devrait être auditionnée.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél: 622525250

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Kindia : des citoyens sensibilisés sur les conséquences de l’immigration clandestine

26 janvier 2019 à 11 11 32 01321

Les actions visant à dissuader les jeunes guinéens à prendre les chemins incertains de l’immigration clandestine se poursuivent dans notre pays. C’est dans cette dynamique que le mouvement Jeune Aide Jeune (JAJ), a organisé une campagne de sensibilisation hier vendredi, 25 janvier 2019, dans la commune urbaine de Kindia, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Plusieurs citoyens, composés de jeunes, d’ex-migrants et de responsables de familles, se sont mobilisés dans la salle du CECOJE (Centre d’Ecoute, de Conseil et d’Orientation des Jeunes) de Kindia où s’est tenue une conférence axée sur les conséquences de l’immigration clandestine.

Idrissa Baldé

Selon Idrissa Baldé, président de JAJ (jeune Aide Jeune), « nous sommes dans le cadre de la sensibilisation des parents, des ex-migrants, de ceux qui rêvent d’y aller et de l’ensemble des citoyens de Kindia par rapport aux conséquences de l’immigration clandestine. D’abord, nous avons planifié beaucoup de choses. En amont, on a jugé nécessaire de trouver un conférencier qui connait les thèmes et les techniques. On a ensuite cherché des ex-migrants, des jeunes à travers les grandes bases dans les quartiers. On a cherché aussi les parents, les citoyens et les femmes pour qu’ils puissent assister à ce message qui sera livré ».

Parlant de ce qui a été fait concrètement, Idrissa Baldé a expliqué que des expositions de photos et des projections de films ont été mises à contribution. « On avait commencé par l’exposition des photos. On a eu à faire une projection de film au départ, pour que les participants sachent comment les jeunes sont entrain de souffrir sur la route de la Libye ; et, des ex-migrants ont témoigné ».

Pour ce qui est de l’atteinte des objectifs, le président de JAJ (jeune Aide Jeune) a laissé entendre qu’à l’issue de cette conférence, les jeunes ont compris qu’on peut rester chez soi et travailler.

Revenant sur les impacts négatifs de l’immigration clandestine à Kindia, Idrissa Diallo a donné des chiffres exacts. « Ce qui nous a motivés à organiser une telle activité, c’est qu’à Kindia, de 2013 à nos jours, il y a eu 25 à 30 jeunes qui sont morts suite à l’immigration clandestine. Au quartier Sambaya par exemple, il y a cinq (5) personnes d’une même famille qui ont perdu la vie ».

Mme Sylla Fanta Sylla

Pour sa part madame Sylla Fanta Sylla, présidente de l’ONG Femmes, Enfants, Jeunes, Education et Développement (FEJED/Guinée), qui est en partenariat avec JAJ, s’est réjouit de cette initiative. « Nous sommes là pour participer à la conférence du projet de l’immigration clandestine. Ce projet est en consortium avec 4 ONG. Pour cela, nous avons eu à sensibiliser. Nous avons touché plus de 2000 jeunes, parce que ce projet consiste à sensibiliser, à éduquer et à informer pour lutter contre l’immigration clandestine qui est devenue aujourd’hui un fléau, qui a endeuillé tant des familles à Kindia ».

Mohamed Kassy

C’est Mohamed Kassy, acteur local de la société civile, qui a animé la conférence. Selon lui, « c’est une problématique aujourd’hui de dimension internationale. C’est vrai que c’est une préoccupation de toutes les générations. Le principe de base d’abord, c’est de fait de vider l’Afrique de sa main d’œuvre, ses bras valides… La lutte contre l’immigration clandestine doit se faire à deux niveaux: le niveau occidental et le niveau africain ».

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Alpha Condé à Siguiri : « les bêtises, c’est à Conakry qu’on en raconte »

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Répression des jeunes de l’axe avec des armes : l’opposition dénonce les propos de Damaro Camara

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