Conakry : des cadeaux pour les lauréats du CEE de l’école primaire Jozip Broz Tito de Belle Vue

28 novembre 2019 à 18 06 49 114911

Après le brillant succès enregistré au cours de la session 2019 à l’examen d’entrée en 7ème année, l’école primaire JOZIP BROZ TITO de la Belle Vue, dans la commune de Dixinn, a été gratifié d’une récompense ce jeudi 28 novembre 2019.

Cette initiative de l’Amicale JOZIP BROZ TITO, 15ème promotion des universités guinéennes et étrangères, a consisté à offrir des enveloppes aux 13 lauréats qui se sont illustrés l’année dernière. La remise s’est faite en présence des organisateurs, des responsables de l’école, des élèves, des parents d’élèves et d’autres personnalités, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence de Marceline Tolno, la principale du collège, nouvellement créé ; de Thierno Saidou Diakité, consultant sportif et membre du bureau de l’Amicale ; et de Marguerite Camara, présidente de l’Amicale JOZIP BROZ TITO des universités Guinéennes et étrangères en République de Guinée.

Dans son discours, Marguerite Camara est revenu sur les raisons d’octroyer ces prix aux lauréats de l’examen d’entrée en 7ème année. « Vu le courage, l’effort et l’engagement que ces élèves ont eu, l’amical a décidé de nouer un partenariat avec vos deux établissements qui sont : l’école primaire et collège JOZIP BROZ TITO de Belle Vue afin de préparer nos enfants vers le chemin de l’excellence. De ce fait, une série de projets et d’actions seront identifiés et mis en œuvre. C’est dans cette perspective que nous avions décidé dans un premier temps de primer les élèves admis au compte de l’année scolaire de 2018-2019. Au nom de la promotion JOZIP BROZ TITO, nous adressons toutes nos félicitations aux 13 lauréats et nous les remercions surtout pour le courage qu’ils ont eu. En plus, je leur demande de redoubler d’effort pour qu’ils soient parmi les meilleurs élèves du pays. Pour cela, les parents d’élèves doivent nous aider à les conseiller et mettre surtout les meilleures conditions à leur disposition, ce qui leur permettra de fournir un effort de plus dans le travail ».

Mme Marguerite Morel Camara, présidente de l’Amicale de la promotion Tito

Pour sa part, la principale du collège, madame Léno Marceline Tolno, a remercié les donateurs pour ce geste avant d’inviter les élèves à faire preuve d’émulation. « Il ne reste qu’à remercier la promotion Tito qui a pensé venir au sein de nos établissements ce matin et surtout accompagner d’un cadeau symbolique qui motive davantage leurs amis qui voudront faire mieux qu’eux, particulièrement ceux qui sont dans la salle d’examen. Je remercie également madame la présidente, la donatrice pour ce geste inoubliable. Comme vous le savez, le savoir coûte cher, l’acquérir est un effort personnel. Ce qui veut dire que les treize lauréats ont accepté de fournir tout un effort pour être au collège aujourd’hui. Ce que je demande aux autres candidats qui doivent faire l’examen d’entrée en 7ème année au compte de l’année scolaire 2019-2020, c’est de travailler avec confiance d’avoir l’examen avec mention, et qu’on ait plus de vingt (20) lauréats encore, voire 30 en 2020 », a-t-elle laissé entendre.

De leur côté, les parents d’élèves se sont réjouit de ce geste avant de promettre de tout faire pour que les enfants continuent dans la même dynamique.

Saa Foko Millimouno pour Guineematin.om

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Pépé Balamou du SNE au SLECG de Soumah : « il faut mettre balle à terre »

27 novembre 2019 à 20 08 03 110311
Michel Pépé Balamou, secrétaire général du SNE

Au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce mercredi 27 novembre 2019, Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat National de l’Education (SNE), a abordé l’actualité du secteur éducatif guinéen. Il a réagi notamment à la menace de grève brandie récemment par le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah. Même s’il ne s’oppose pas à la grève qui est un droit, le syndicaliste appelle ses collègues à « mettre balle à terre » et à avoir des « revendications professionnelles ».

Décryptage !

Guineematin.com : le rapport des travaux de toilettage du fichier des enseignants est disponible et on apprend qu’il y a 5700 personnes qui sont considérées comme des fictifs. Quelle lecture le SNE fait de ce rapport ?

Michel Pépé Balamou : nous avons eu tort d’avoir raison parce que nous avions dit que ce toilettage n’allait pas donner grande chose puisqu’on a donné un travail normal à des personnes anormales. C’est-à-dire à des personnes qui n’avaient pas l’expertise nécessaire pour gérer ce toilettage du fichier. Parce qu’il revient à un gouvernement de gérer la situation et non à un syndicat. On n’a pas été entendu et voilà ce qui arrive. Et je pense que ceux qui protestent contre ce rapport, le SLECG d’Aboubacar Soumah, ce n’est pas à eux de protester parce que c’est eux qui ont fait ce recensement, c’est eux qui ont dit aux gens que les enseignants vont avoir bientôt des voitures qu’ils viendront garer à leur siège.

Donc, il est incongru et incohérent qu’ils fassent eux-mêmes un travail et qu’ils n’attendent pas que les résultats de ce travail soient totalement déposés au niveau du Premier ministre et qu’ils disent qu’ils sont contre. D’ailleurs, ils ont fait rêver les gens qu’ils vont avoir quatre à six millions. Et, je crois qu’il faut mettre balle à terre parce que ce qui est obtenu est important même si c’est un franc. Et nous au niveau du SNE, on est en train de travailler à la prime liée à la profession enseignante. Nous allons faire en sorte que les enseignants aient quelque chose et je sais que ça ira pour le bonheur de tout le monde.

Guineematin.com : mais, le SLECG d’Aboubacar Soumah estime que le travail de toilettage n’a pas été bien fait, c’est pourquoi il menace d’aller en grève.

Michel Pépé Balamou : vous savez, c’est un problème très récurrent, les menaces de grève en Guinée. Je crois qu’on ne doit pas encore mettre les enseignants dans une situation difficile. Il revient à l’Etat de prendre toutes les dispositions pour ramener la stabilité dans le pays, dans les concessions scolaires. La grève est un droit, nous au niveau du SNE, on n’est aucunement opposés à n’importe quelle idée de grève, mais nous voulons que les grèves soient professionnelles. Et j’ose espérer que si nos camarades veulent aller en grève, ils vont tenir compte des revendications, puisqu’une revendication salariale se fait sur la base des pourcentages et au prorata des indices, des grades, des échelons et de l’ancienneté. Et je crois que si on s’arcboute sur des revendications catégorielles et sectorielles, il faudrait alors que ces revendications soient professionnelles. Sinon nous au niveau du SNE, nous ne trouvons pas du mal à ce qu’ils aillent en grève.

Guineematin.com : récemment, le SNE a connu des défections : certains enseignants contractuels ont quitté votre syndicat pour rejoindre le SLECG de Kadiatou Bah et d’autres ont rejoint le SLECG d’Aboubacar Soumah. Comment expliquez-vous ces défections ?

Michel Pépé Balamou : d’entrée de jeu, nous, nous sommes très contents parce que ce sont des anciennes structures syndicales qui viennent puiser dans nos rangs. Nous n’avons qu’un an d’existence, ça veut dire que le travail que le SNE est en train de faire est un travail très formidable. Mais, nous avons été très surpris. Après que certains de l’ISSEG et des ENI se soient affiliés au SLEG de dame Kadiatou Bah, Aboubacar Soumah a pris son téléphone pour appeler le coordinateur national des enseignants contractuels, Alsény Mabinty, pour lui dire que le SNE est complice de l’adhésion des enseignants contractuels de l’ISSEG et de l’ENI parce que le SLECG de dame Kadiatou et le SNE appartiennent à l’USTG dirigée par le camarade Abdoulaye Camara.

Et donc, nous, nous avons dit attention, si c’est cela, nous allons nous désolidariser de l’intersyndicale et on l’a fait. Mais toujours est-il que ce groupe a décidé d’aller. Et aujourd’hui, on voit qu’ils ne sont pas la bienvenue d’autant plus que les enseignants titulaires disent que ce sont les enseignants contractuels qui les ont empêchés d’avoir les huit millions et que leur général doit dissocier carrément leur revendication principale qui se trouve être les huit millions à la revendication des enseignants contractuels.

Donc nous, nous pensons que c’est une erreur de jeunesse. Ceux qui sont allés vont revenir parce que ceux qui sont restés avec nous, nous sommes en train de les entretenir. Et à la longue, ils comprendront que le SNE est leur syndicat, c’est le SNE qui a fait leur coaching, c’est le SNE qui a fait leur management, c’est le SNE qui a fait leur publicité médiatique, et je crois qu’aujourd’hui, le SNE n’a pas droit à une ingratitude de leur part et je crois qu’ils reviendront à de meilleurs sentiments et nos portes sont largement ouvertes à eux.

Guineematin.com : vous êtes sur le terrain depuis un peu plus d’une année. Concrètement, qu’est-ce que le SNE a posé comme actes au bénéfice des enseignants ?

Michel Pépé Balamou : oui, on est sur le terrain il y a quelque sorte un an et deux à trois mois. Vous savez, les revendications syndicales ne sont pas des revendications à la va-vite. Le SNE est en train de travailler sur des dossiers de fond. Nous, nous sommes en train de travailler sur la revalorisation des primes et aujourd’hui, le gouvernement est en train d’entendre raison puisque nous avons commencé les premières revalorisations syndicales quand nous étions dans l’intersyndicale avec Dr Alya Camara de l’inspection générale du travail. Et, nous avons réussi quand même à leur faire comprendre que les enseignants doivent avoir une revalorisation substantielle des primes. C’est comme si on dit huit millions c’est trop.

C’est vrai, huit millions c’est trop, c’est parce que l’équation a été mal posée. Il y a même un vieux qui m’a dit : vous les enseignants, vous voulez qu’on vous donne huit millions, mais si on vous donne huit millions et les autres ? Nous, nous disons que si on donne à un enseignant par exemple 99 mille francs comme prime de logement, on donne à l’enseignant 50 mille comme prime de préparation, donc en voulant rehausser ça, ajouté à la prime de zone à un million cinq cent ou deux millions, on risque même de dépasser les huit millions. Donc, je crois que le SNE est en train de travailler sur ça et nous allons être appelés dans les jours à venir pour parler incessamment de cela.

Guineematin.com : toutes les structures syndicales prétendent défendre les intérêts des enseignants. Mais, vous évoluez en rangs dispersés, et vos relations s’effritent de plus en plus. Ne pensez-vous pas que cela est en défaveur des enseignants ?

Michel Pépé Balamou : le SNE est un syndicat très responsable, nous travaillons à l’unité d’action syndicale. Puisque lorsque nous fûmes sortis de notre fontaine baptismale, on a adressé des correspondances à toutes les structures syndicales. Mais, c’est que par endroits, on n’a pas été entendus et il est urgent aujourd’hui qu’il y ait une synergie d’action syndicale allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie et de travail de l’ensemble des enseignants, dans le sens de la défense des intérêts matériels et moraux des enseignants. Et, je crois que les lignes commencent à bouger parce que certains même au niveau du SLECG d’Aboubacar Soumah comment à nous appeler pour nous dire d’aller ensemble.

Nous, nous n’allons pas suivre les gens comme des moutons de panurge, chaque syndicat a sa plateforme de revendications. Aujourd’hui, la Guinée a quatre syndicats au niveau de l’éducation, peut-être cinq à partir du bicéphalisme au niveau du SLECG. Mais, même si ces cinq syndicats se rencontrent, on élabore une plateforme consensuelle, chaque syndicat amène sa plateforme : moi je veux que la prime de documentation soit ceci et moi je veux que le salaire indiciaire soit cela ainsi de suite. Donc vous élaborez une plateforme revendicative, c’est consensuelle, chacun a sa demande, vous partez en grève, je crois que même dans 72 heures, ça va porter solution. Mais je vais vous dire, il est très difficile pour un seul syndicat de déclencher une grève et que ça réussisse.

Le SLECG l’a essayé il y a deux ans, ça n’a rien donné. Parce que si l’université ne va pas en grève, les écoles professionnelles ne vont pas en grève, les écoles privées ne vont pas en grève et une bonne partie des écoles pré-universitaires ne vont pas en grève, ça veut dire que les enseignants vont être malheureux. Donc pour le bien des enseignants, dans la sincérité et dans la considération ultime des gens, il faudrait qu’on accepte l’unité d’action syndicale. Mais, nous n’allons pas vénérer un roi pour dire venez moi j’ai une idée et on adhère à ça, non. On ne va pas les suivre comme des moutons de panurge. Si c’est sincère et que nous retrouvions nos revendications dedans, il n’y a pas d’obstacles que le SNE ne parte à une synergie d’action allant dans une grève. Nos portes sont largement ouvertes, les négociations peuvent continuer et si c’est possible nous allons partir sans problème.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Kankan : des élèves du lycée Marien N’Gouaby poussent l’IRE à révoquer leur nouveau censeur

22 novembre 2019 à 19 07 02 110211

La situation était tendue dans la matinée de ce vendredi, 22 novembre 2019, au Collège-Lycée Marien N’Gouaby de Kankan. Les élèves de cet établissement ont pris d’assaut l’enceinte de l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) pour protester contre l’arrivée d’un nouveau censeur dans leur école, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une décision de l’IRE, prise avant-hier mercredi 20 novembre, qui a mis le feu aux poudres. Jusqu’ici censeur du lycée Marien N’Gouaby, Balla Bérété a été remplacé par Abou Camara, connu sous le sobriquet d’Abou Presse le mercredi 20 novembre. L’ancien est « rétrogradé » comme principal de collège. Irrités par cette décision, les élèves de ce lycée, dont la plupart sont des candidats au baccalauréat, ont protesté contre cette décision.

Ils étaient munis de pancartes sur lesquels on pouvait lire « le lycée Marien N’Gouaby veut M Balla ». Ils ont tenu un sit-in dans la cour de l’IRE. Devant l’inspecteur régional de l’éducation, le porte-parole des élèves, Aliou Diallo, a décliné les raisons de leur grogne. « Le message est simple. Nous avons trouvé monsieur Balla comme censeur du lycée, pendant toutes ces années, il est resté censeur. Mais, si ce matin on apprend qu’il a été remplacé par quelqu’un, nous attendons qu’il soit proviseur mais pas principal du collège, il ne peut pas être rétrogradé. Non, non et non, jamais nous ne sommes d’accord. Nous voulons que le censeur qui a été nommé ce matin soit changé, nous ne voulons pas de M. Abou Camara », a-t-il indiqué.

L’inspecteur régional de l’éducation de Kankan, Famoro Keïta, a légitimé la revendication des élèves du lycée Marien N’Gouaby. Il va finir par faire volteface pour revenir sur sa décision. « Votre porte-parole a dit que vous ne voulez pas d’Abou Camara. Donc, à partir de l’instant Abou Camara n’est plus le censeur. Maintenant, rentrez en classe et attendez les cours. Vous savez, le président doit venir demain. Donc, nous ne voulons pas de problèmes. J’ai été proviseur au lycée Marien N’Gouaby, rentrez et faites cours. A partir de l’instant, Abou Camara n’est plus censeur », a-t-il réitéré.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Fichier des enseignants : réunion d’urgence du bureau exécutif du SLECG

22 novembre 2019 à 12 12 40 114011

Après neuf mois de travaux sur le terrain, la commission en charge de l’assainissement du fichier des enseignants a rendu son rapport au Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG).

Pour partager le contenu de ce rapport tant attendu avec les enseignants, le bureau exécutif du SLECG tient une réunion d’urgence aujourd’hui vendredi, 22 novembre 2019. A l’issue de la rencontre, le SLECG va convoquer une assemblée générale dans ce sens, a appris Guineematin.com à travers ses reporters.

Adrien Gbamy, chargé de communication du SLECG

Selon Adrien Gbamy, chargé de communication du SLECG, le processus d’assainissement du fichier des enseignants est arrivé à son terme. Le SLECG, qui a reçu copie du rapport, s’est retrouvé ces derniers jours à son siège afin d’y porter une réflexion. « Hier (mercredi 20 novembre 2019, ndlr), nous étions en réunion avec le bureau national, un bureau national qui regroupe non seulement le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, le ministère de l’enseignement supérieur et celui de l’enseignement technique mais aussi quelques responsables de la fonction publique et d’autres départements qui étaient là pour nous assister. Donc, nous avons fini ce travail ».

A la question de savoir ce qui est prévu comme suite, Adrien Gbamy a laissé entendre que le contenu du rapport sera aussi présenté aux membres du bureau exécutif du SLECG. « Il était non seulement question de nous présenter le rapport sur les statistiques, le toilettage du fichier. Ils nous ont présenté le document. Le syndicat était valablement représenté par son secrétaire général, le patriote Aboubacar Soumah, y compris les autres éléments du SLECG. Donc, le contenu a été présenté, nous avons pris acte par rapport au contenu et nous nous sommes dit puisque le syndicat ne décide pas seul, quand il y a ces genres de négociation et qu’il y a ces genres de résultats, il faut rendre compte à la base. Donc à la sortie, nous nous sommes dit qu’il faut immédiatement rendre compte avec les membres du bureau exécutif national du SLECG et cette réunion est prévue ce vendredi pour analyser ensemble le contenu du rapport », a-t-il expliqué.

En outre, le chargé de communication du SLECG a fait savoir qu’après la réunion du bureau exécutif du SLECG de ce vendredi, une assemblée générale sera convoquée samedi afin de rendre officiellement compte du contenu dudit rapport à la base. « Ce rapport qui nous a été déposé, on a pris connaissance de son contenu en tant que membre de la commission, en tant que technicien qui a fait ce travail. Nous allons exhiber le contenu du rapport le vendredi aux membres du bureau exécutif et le samedi, les autres enseignants sauront exactement le contenu du rapport », a fait savoir Adrien Gbamy.

Ibrahima Sory Diallo et Saa Foko Millimouno pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : plusieurs enfants sensibilisés sur leurs droits

21 novembre 2019 à 14 02 58 115811

A l’occasion de la journée internationale de la promotion et de la protection des droits de l’enfant, un collectif d’ONG, a organisé une campagne de sensibilisation et de vulgarisation des droits de l’enfant hier mercredi, 20 novembre 2019. C’est le groupe scolaire José Martir, situé au quartier Yattaya dans la commune de Ratoma, qui a abrité cette cérémonie, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce sont les ONG le Parlement des Enfants Guinéens (PEG), le Conseil Consultatif des Enfants et Jeunes de Guinée (CCEJG), et l’Association des Enfants et Jeunes travailleurs de Guinée (AEJTG) qui ont initié cette journée de sensibilisation. La cérémonie avait pour thème, « Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité ». Le collectif est en partenariat avec la Coalition des ONG de Protection et de Promotion des Droits de l’Enfant Luttant Contre la Traite (COLTE/CDE) et l’ONG Save the Children International.

Mamadou Mansaré, chargé de suivi-évaluation de la COLTE/CDE

Mamadou Mansaré, chargé de suivi-évaluation de la COLTE/CDE, est revenu sur les objectifs de la journée de campagne de sensibilisation et de la vulgarisation des droits de l’enfant. « Vous n’êtes pas sans le savoir, aujourd’hui quand nous prenons les milieux scolaires, la plupart des encadreurs, ceux qui travaillent avec les enfants, ne connaissent pas réellement ce qu’il faut faire avec des enfants. Aujourd’hui nous, on profite de cette occasion à travers cette journée internationale de la promotion et de la protection des droits de l’enfant, pour vraiment essayer de vulgariser et de sensibiliser non seulement les élèves et aussi les encadreurs et tous ceux qui travaillent dans le domaine de l’enfant », a-t-il dit.

Madame Finy Sylla, chargée des questions de l’enfance au niveau de la commune de Ratoma

Parmi les invités, figurait Madame Finy Sylla, chargée des questions de l’enfance au niveau de la commune de Ratoma. Elle a dit toute sa satisfaction devant cette initiative. « J’ai juste un sentiment de satisfaction puisque, c’est une journée internationale qui favorise la célébration des droits de l’enfant, je ne peux que me réjouir. Quand on dit enfant, c’est une couche très vulnérable qu’il faut chercher à défendre. Avant que nous nous les défendions, il faudrait qu’eux aussi sachent réellement quels sont les droits et instruments juridiques qui vont en leur faveur », a-t-elle souligné.

Amadou Oury Diallo, directeur général du groupe scolaire José Martir

Même son de cloche chez Amadou Oury Diallo, directeur général du groupe scolaire José Martir. Il s’est dit fier d’accueillir cette cérémonie de sensibilisation des enfants sur leurs droits. « C’est une grande fierté et une joie de recevoir cette ONG. Comme vous le constatez, les enfants sont contents et nous sommes aussi contents. On s’engage à accompagner l’ONG, à accompagner les enfants. Nous savons déjà il y a longtemps qu’il y a des enfants qui sont maltraités au sein de certaines familles et qui viennent se plaindre à notre niveau. Nous savons ce que nous menons. Tel est le combat que nous menons envers les parents pour mieux traiter ces enfants-là », a-t-il précisé.

Mory Kalivogui, élève en classe de 3ème année

Un concours de dessin a été organisé entre les élèves de ladite école par les initiateurs de la cérémonie. Des prix ont été décernés aux différents lauréats. Mory Kalivogui, élève en classe de 3ème année fait partie des heureux gagnants. « J’ai dessiné pour avoir un cadeau. J’ai eu un sac, des cahiers et des crayons. J’ai dessiné un enfant qui joue avec un jouet à la maison. J’ai compris aujourd’hui que l’enfant a le droit de jouer, que l’enfant a le droit de partir à l’école, que l’enfant a le droit de manger… »

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Nouvelle grève des enseignants ? Aboubacar Soumah prévient le gouvernement

9 novembre 2019 à 18 06 55 115511

Une nouvelle grève des enseignants n’est pas à exclure dans les prochains mois en Guinée. C’est le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, qui l’a annoncé à l’occasion d’une assemblée générale du syndicat des enseignants tenue ce samedi, 09 novembre 2019, à Conakry. Le bouillant syndicaliste a clairement averti le gouvernement de cette éventualité, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Devant de nombreux enseignants mobilisés pour l’écouter, le secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée a annoncé la fin des travaux d’assainissement du fichier des enseignants. Des travaux qui devraient permettre d’éliminer les enseignants fictifs, mais aussi les cas de décès et d’abandons qui seraient très nombreux. Ce qui aurait pour conséquence, l’augmentation des salaires des enseignants en service. Le camp Aboubacar Soumah, à l’origine de cette initiative, réclame un salaire mensuel de 8 millions de francs pour les enseignants.

Après ces travaux, le SLECG attend donc impatiemment les fruits qui en résulteront. « Le mardi, une réunion spéciale est convoquée au ministère de la fonction publique qui va regrouper la commission nationale d’assainissement. Et le rapport final va être présenté à ladite commission qui apportera aussi ses amendements ou encore ses critiques, et à son tour, transmettra le rapport au gouvernement. C’est pour vous dire que maintenant, les travaux de cet assainissement sont bouclés. Il faut espérer que le nombre de fictifs déjà récolté puisse faire augmenter nos salaires conformément à notre attente », a déclaré Aboubacar Soumah.

Le leader du SLECG rappelle que ces travaux ont été émaillés de certaines irrégularités. Il souligne des listes ont « subtilement retirées » et remises aux IRE et DPE dans le but « de voiler » certains cas de fictifs. C’est pourquoi, il a tenu à prévenir le gouvernement d’une éventuelle grève des enseignants au cas où ils n’obtiendraient pas satisfaction.

« Si toutefois le nombre de fictifs éliminés ne permet pas au moins d’avoisiner les huit millions de francs, nous demanderons au gouvernement de nous payer exactement et totalement les huit millions. C’est un avertissement. Lorsque le rapport sera déposé dans les jours à venir, nous attendrons la réaction du gouvernement. Si à la fin décembre nous n’avons pas un résultat satisfaisant en termes de salaire, une réponse satisfaisante donc, nous allons alors déclencher une grève », a annoncé Aboubacar Soumah.

Le secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée appelle les enseignants membres de la structure syndicale à se préparer déjà pour cette éventualité. Les deux dernières années scolaires avaient été sérieusement perturbées par des grèves déclenchées par le SLECG, qui réclame une augmentation des salaires des enseignants.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tel. 661 74 99 64

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Télimélé : la ruée vers le collège de Dâra qui a fait 100% au BEPC en 2019

9 novembre 2019 à 13 01 38 113811

Malgré le retard accusé l’année dernière suite à la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), le collège de Dara, dans la commune urbaine de Télimélé, a fait d’excellents résultats au Brevet avec 100% d’admis pour la session 2019. Ce succès éclatant a eu pour conséquences une ruée vers cette école au compte de l’année scolaire 2019/2020 avec un fort engouement, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Les cours ont repris cette année avec les mêmes ambitions que l’année dernière au collège de Dara, dans la ville de Télimélé. Selon le principal, Thierno Sadou Baldé, plusieurs élèves de certaines écoles de la localité ont transféré pour ledit collège grâce au succès enregistré ces deux dernières années. « Je gère le collège de Dara depuis deux ans. L’année 2017-2018, on avait 154 candidats, dont 54 filles. On a eu 153 candidats admis, dont 53 filles. Pour l’année 2018-2019, on avait 145 candidats, dont 61 filles. On a eu 145 admis, dont 61 filles, c’est-à-dire que nous avons fait un taux de réussite de cent pour cent. Pour cette année 2019, les élèves continuent à venir. On est déjà à plus de 250 élèves en 10ème année. Et ça pourrait continuer », a précisé le proviseur.

Depuis le début des cours le 03 octobre dernier, les cours se déroulent normalement, ajoute Thierno Sadou Baldé. « Une semaine après l’ouverture des classes, il y a eu des mouvements politiques qui n’ont tout de même pas eu d’impact sur le déroulement des cours au sein de notre établissement scolaire. Tous les professeurs sont au complet et les cours se tiennent de 8h à 14h ».

Thierno Sadou Baldé, principal du collège Dara

Si le principal apprécie le déroulement des cours, il déplore par contre l’état de dégradation de la direction. « Ici, nous sommes en manque de direction. Dès qu’on est revenu des vacances, on a trouvé que certains livrets et des livres ont été détruits par les thermites. Nous avons posé le problème à un agent du Corps de la Paix qui donne des cours de Mathématiques au sein de notre établissement depuis l’année dernière et nous sommes sur les démarches pour une nouvelle direction. Ce problème nous handicape à plus d’un titre », a-t-il laissé entendre.

Les besoins ne manquent pas dans cette école. Pour mieux encadrer les élèves, le principal du collège de Dara lance un appel aux bonnes volontés pour la construction d’une clôture pour son école, à l’image du lycée Ley-Wendou qui a bénéficié des ristournes de la CBG (Compagnie des Bauxites de Guinée).

Depuis Télimélé, Amadou lama Diallo pour Guineematin.com

Tél : 621 68 61 48

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Division des enseignants contractuels, naissance du CECIE : Sadio Sow à Guineematin

6 novembre 2019 à 11 11 50 115011

Réunis dans un premier temps au sein d’une coordination nationale, les enseignants ayant donné cours lors de la dernière grève du SLECG dirigé par Aboubacar Soumah ont pris finalement des chemins différents. Offusqués par les propos et actions de leurs amis, certains d’entre eux se sont retirés du mouvement pour mettre en place une nouvelle structure dénommée Collectif des Enseignants Contractuels issus de l’ISEGG et des ENI (CECIE).

Au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com hier, mardi 05 novembre 2019, Ibrahima Sadio Sow, le chargé de communication de ce collectif, est revenu sur la naissance de cette structure et le combat qu’elle mène pour l’intégration de ses membres à la fonction publique.

Décryptage !

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous a motivé à quitter la coordination nationale pour mettre en place le Collectif des Enseignants Contractuels issus de l’ISEGG et des ENI (CECIE) ?

Ibrahima Sadio Sow, chargé de communication du Collectif des Enseignants Contractuels issus de l’ISEGG et des ENI

Ibrahima Sadio Sow : le Collectif des Enseignants Contractuels issus de l’ISEGG et des ENI est né le 14 avril 2019. L’histoire date de la publication des diplômes authentiques des sortants de l’ISEEG et des ENI par le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA). Il faut se souvenir d’abord que nous étions contractuels depuis que le SLECG d’Aboubacar Soumah a déclenché la grève. On a travaillé pendant 3 mois et plus, ensuite l’Etat nous a remerciés. C’est ainsi que nous avions créé un mouvement qui s’appelait la coordination nationale des enseignants contractuels. De là, le président de la République a instruit le ministre de l’Education nationale d’examiner avec attention les diplômes des sortants de l’ISEEG, des enseignants sortants dans le but de les reverser sur la liste des enseignants titulaires.

Alors, en dépit de ça, le ministre a demandé à toutes les institutions de remonter les diplômes de leurs produits légalisés. C’est ainsi qu’on a envoyé les diplômes, et l’ISEEG a été la première institution à faire parvenir les diplômes au MENA. De là, ils ont authentifié les diplômes des sortants de l’ISEEG et des ENI, immédiatement ils ont publié la liste. A la suite de cela, certains de nos amis de la coordination ont dit qu’ils veulent nous diviser. Nous leur avons dit que ce n’est pas le cas. Nous leur avons dit d’attendre la suite de la vérification des diplômes. Et ceux-là qui étaient censés nous soutenir, nous couvrir au sein de cette coordination, certains parmi eux ont dit que ce sont les repêchés au baccalauréat qui ont été envoyés à l’ISEEG. Nous nous sommes sentis lésés dans la situation.

On a essayé de leur faire comprendre, ils n’ont pas accepté. Et puisqu’on dit que la meilleure manière de répondre à celui qui te dit que tu n’es pas capable c’est de prendre une distance et de prendre tes responsabilités, parce que qui ne dit mot consent, nous avons dit que si nous ne réagissons pas, c’est qu’on leur donne raison. Nous avons donc décidé de mettre le collectif en place. Ça, c’est le premier aspect. Secundo, dans les démarches administratives, nous leur avons dit (à la coordination, ndlr) de mettre la violence de côté, car les grandes personnalités telles que Mandela, Gandhi et j’en passe, ont utilisé la voix pacifique pour atteindre leur objectif. Ils n’ont pas accepté, ils ont commencé à tenir des discours invectives à l’endroit de ceux qui sont censés nous intégrer à la fonction publique. Et puisque nos verbes ne sont pas entendus et compris par eux, c’est pourquoi on a décidé de prendre la distance et faire la promotion du professionnalisme.

Guineematin.com : quels sont les principaux objectifs du CECIE ?

Ibrahima Sadio Sow : le CECIE a trois objectifs fondamentalement : le premier objectif, c’est de restaurer le statut particulier des enseignants de l’ISEEG et de l’ENI. Nous avons estimé que depuis 10 ans, après l’évaluation du système éducatif, le niveau de l’éducation ne fait que dégringoler, ne fait que chuter. Nous avons également compris que depuis 10 ans, les enseignants ne sont pas pris dans les institutions de formation. Ni à l’ISEEG, ni à l’ENI, on ne recrute plus comme avant. Alors, nous avons tiré la conclusion pour dire que c’est parce que celui qui est chargé de former n’est pas en salle de classe, c’est pourquoi le niveau est bas. Alors, nous nous sommes fixés un objectif de restaurer le statut particulier de l’ISSEG.

Le deuxième objectif, c’est notre intégration à la fonction publique sans test ni concours encore moins une évaluation. Parce que notre parcours est suffisamment explicatif. Quelqu’un qui fait le rapport de stage, quelqu’un qui fait la pédagogie, la didactique, la psychologie pendant quatre ans, celui-ci pourra gérer un enfant en situation de classe. Le troisième objectif, c’est la pérennisation des acquis pédagogiques. Parce qu’il faut toujours pérenniser les acquis pédagogiques. Le savoir est continuel, la répétition est toujours mère des sciences. Au fur et à mesure que vous répétez, au fur et à mesure vous vous améliorer.

Guineematin.com : depuis la mise en place de votre collectif, quels sont les actes que vous avez eu à poser dans le sens de l’atteinte de ces objectifs ?

Ibrahima Sadio Sow : pour atteindre ces objectifs, nous avons mené assez de démarches qui nous ont permis d’avoir des rencontres d’audiences plusieurs fois au MENA, avec le conseiller particulier du président de la République en l’occurrence Dr Bano Barry, avec des hauts cadres du ministère de la fonction publique, avec l’USTG et du SLECG version dame Kadiatou Bah.

Guineematin.com : aujourd’hui, quelles sont vos perspectives ? Je veux parler de vos projets notamment à court terme.

Ibrahima Sadio Sow : aujourd’hui, nous avons espoir après tout ce qui est mené comme actions sur le terrain, que l’intégration à la fonction publique n’est qu’une question de temps. Parce qu’imaginez, alors même que nous ne sommes pas intégrés à la fonction publique, nous avons eu le privilège d’être sollicités pour assister à la passation de service entre la nouvelle secrétaire générale du MENA et le sortant. Ça veut dire que l’autorité a une attention particulière sur nous. Cela grâce à dame Kadiatou Bah (secrétaire générale du SLECG) qui nous accompagne pour notre intégration à la fonction publique.

Dans ses mots de remerciements, lors de cette passation, le ministre Mory Sangaré a dit qu’il remercie tous ceux qui ont accepté de faire le déplacement et particulièrement les sortants de l’ISEEG et des ENI qu’il qualifie d’ailleurs comme étant ses amis. Ceci nous permet de dire aujourd’hui que nous avons grand espoir quant à notre intégration à la fonction publique. Nous invitons nos amis à la sérénité car notre intégration à la fonction publique n’est pas pour longtemps.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Meilleurs élèves de Télimélé : remise du prix de l’Excellence 2019 par la CIDT

3 novembre 2019 à 12 12 30 113011

Le prix de l’Excellence, initié par la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT), a été remis aux différents lauréats des examens nationaux de la préfecture hier, samedi 02 novembre 2019. Il s’agit de sept (7) lauréats, les premiers de la préfecture de Télimélé au Certificat d’Etudes Elémentaires (CEE), au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) et au Baccalauréat. La remise des prix a eu lieu à la maison des jeunes de Télimélé, en présence de plusieurs personnalités et de nombreux citoyens massivement mobilisés.

Cette année, le prix est dénommé Prix de l’Excellence Amadou Yombo Diallo, fondateur de l’Institut International de Santé de Télimélé pour les nombreux efforts qu’il a fournis dans le domaine de l’éducation dans la préfecture.

Pour cette édition de 2019, les lauréats ont reçu des prix différents : pour les lauréats du CEE (Entrée en 7ème), c’est la somme 400 000 francs guinéens qui a été débloquée pour chacun. Pour le BEPC, les lauréats ont bénéficié de 600 000 GNF, chacun. Quant aux lauréats du Baccalauréat, ils empochent la somme d’un million de francs guinéens, chacun.

Le maire de la commune urbaine, Younoussa Goulgoul Diallo, a remercié la CIDT et les autorités éducatives pour les efforts fournis dans le secteur éducatif. Pour les élèves, le maire a demandé de fournir plus d’efforts pour garder le cap. « Si vous voyez aujourd’hui monsieur le préfet, c’est parce qu’il a accepté de d’étudier. Je vous exhorte à plus de travail. Je remercie tous les sages, les imams. Nous sommes à votre entière disposition », a dit monsieur Diallo.

La Directrice Préfectorale de l’Education de Télimélé, Mariama Ecole Diallo, a remercié la CIDT pour l’initiative qui vise à récompenser les meilleurs élèves de la préfecture. « L’école est la voix la plus sûre pour former utile et responsable. Il faut nécessairement une combinaison entre parents d’élèves, encadreurs de l’éducation et l’État pour une bonne éducation. C’est ce que la CIDT a compris en octroyant des prix d’excellence aux premiers des différents examens nationaux depuis trois ans maintenant. C’est un acte à saluer et pérenniser. Nous encadreurs de l’éducation, mesurons à sa juste valeur la portée de cette initiative. Nous vous disons merci d’avoir placé cette troisième édition sous la présidence d’honneur de monsieur Amadou Yombo Diallo dont l’attachement à sa ville natale à travers les actes posés n’est pas à démonter », a laissé entendre Mariama Ecole Diallo.

Le président de la cellule technique de la CIDT, Boubacar Diallo, est revenu sur les objectifs de la structure. « L’association a pour mission de fédérer toutes les associations de ressortissants de Télimélé de par le monde. Elle a été créée en 2013 en Belgique. Elle a à son actif plusieurs réalisations : la rénovation du lycée Ley-Wendou, le poste de santé de Ningueterè dans Brouwal, le centre de santé de Sinta, la lutte contre le virus Ebola, un tournoi inter sous-préfectoral à Conakry, des formations en technique d’emplois ».

En outre, Boubacar Diallo a expliqué le sens de cette distinction des lauréats aux examens pour la préfecture de Télimélé. « Le prix vise à créer l’émulation entre les élèves et récompenser les meilleurs aux différents examens nationaux à Télimélé et à faire une promotion d’une personne de Télimélé qui œuvre dans le secteur de l’éducation a Télimélé ».

Pour sa part, Mamadou Aliou Diallo, qui a représenté son grand frère Amadou Yombo Diallo à cette cérémonie, a remercié la CIDT pour son initiative qui reconnait les actions de son grand frère sur le terrain. « Mon frère et moi, nous avons commencé à travailler ici depuis 2004. On a construit une école primaire dans un village qu’on appelle Kinsan. En 2016, nous avons creusé un puits et un poste de santé dans le même village. En 2009 aussi, nous avons construit des écoles primaires à Hafia et Thionthian », a rappelé Mamadou Aliou Diallo.

La cérémonie a pris fin par la remise d’un document à la bibliothèque de Télimélé. Un document écrit par un ancien élève du lycée Ley-Wendou.

Depuis Télimélé, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél : 621686148

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Retour du président Alpha Condé : pas de cours aux lycées de Kipé et de Yimbaya

31 octobre 2019 à 12 12 40 104010

Les partisans du président Alpha Condé s’apprêtent à l’accueillir avec pompe ce jeudi, 31 octobre 2019 à Conakry. Cette cérémonie a provoqué la paralysie de nombreux secteurs, notamment celui de l’éducation. De nombreuses écoles de Conakry sont fermées, suite à l’invite lancée aux enseignants par les autorités de se joindre au mouvement. Au lycée de Kipé et à Yimbaya, il n’y a pas eu cours ce jeudi matin, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’accueil du président Alpha Condé, qui rentre de Moscou où il a pris part au sommet Russie-Afrique, a provoqué une paralysie de l’administration publique. Les écoles publiques n’ont pas fonctionné dans de nombreuses parties de Conakry.

Au lycée et collège Kipé, dans la commune de Ratoma, c’est depuis hier que l’information de la fermeture des classes a été donnée, a-t-on appris sur place. Mais, par manque de communication, certains élèves ont effectué le déplacement ce jeudi matin. Ils ont trouvé que tout est fermé. Par contre, aucun enseignant ne s’est présenté. Les salles de classe et les bureaux au lycée étaient hermétiquement fermés aux environs de 8h 50 minutes. Au niveau du collège de Kipé, la cour est également fermée. Il n’y a pas l’ombre d’un chat.

C’est le même constat qui se dégage au lycée Léopold Sedar Senghor, ex lycée Yimbaya, dans la commune de Matoto. A l’absence du proviseur, Elhadj Amara Balato Kéita, c’est le censeur des 12ème et Terminales qui s’est prêté aux questions de notre reporter.

Selon Fodé Camara, le déficit de communication a fait que certains élèves et enseignants sont venus. « Nous, on était un peu surpris par manque d’informations de l’arrêt des cours aujourd’hui. Mais dans le groupe, certains de nos collègues qui étaient informés ne sont pas venus à l’école. Ils sont partis directement à l’aéroport. Les élèves qui sont à la périphérie aussi sont partis. C’est seulement les élèves qui ne sont pas informés qui sont là ce matin. Donc, la moitié même des professeurs n’était pas présent. Lorsqu’on a demandé où sont les enseignants, on nous a dit que bon nombre sont partis à l’aéroport pour la réception du président. Même nous on s’apprête à nous rendre là-bas. Mais, comme les élèves venaient au compte-goutte, on a préféré attendre pour les informer… Parce que nous avons constaté que beaucoup d’écoles sont fermées pour l’arrivée du professeur Alpha Condé. Donc, il fallait que nous aussi nous nous ajoutions aux autres », a-t-il laissé entendre.

Amadou Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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Conakry : les écoles publiques fermées au profit de la réception d’Alpha Condé

31 octobre 2019 à 12 12 02 100210

Déterminé à mobiliser le maximum possible de personnes pour accueillir le président Alpha Condé, de retour d’un séjour à l’étranger, le pouvoir est passé par tous les moyens. Même les écoles publiques de la capitale guinéenne ont été fermées ce jeudi, 31 octobre 2019. Les enseignants et même certains élèves ont dû rallier l’aéroport de Conakry pour la réception du chef de l’Etat guinéen, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au lycée Donka, tout comme au collège 2 de Donka (dans la commune de Dixinn) et au lycée Coléah (commune de Matam), le constat est le même ce jeudi matin. Partout, il n’y a pas eu cours.Au lycée Donka, un silence de cimetière régnait dans la cour. Les responsables de l’école tout comme les enseignants étaient tous absents. Du côté des élèves aussi, seuls quelques-uns sont venus. Mais eux aussi n’ont pas duré sur les lieux.

Même réalité au collège 2 de Donka, situé à quelques mètres du lycée. Là aussi, pas de responsables, ni d’enseignants, encore moins d’élèves. Certaines salles de classe sont fermées et d’autres ouvertes mais complètement vides. On se croirait en période de vacances.

Contrairement à ces deux écoles, au lycée Coléah, les membres de la direction sont présents. Mais là également, il n’y a pas d’enseignants et non plus d’élèves. Dans la cour de l’école, des femmes sont autour du feu en train de faire la cuisine. On apprend qu’un animal a été immolé sur les lieux en guise de sacrifice.

Selon des indiscrétions, les enseignants, tout comme la quasi-totalité des travailleurs de la fonction publique, ont été sommés de se rendre à l’aéroport de Conakry pour accueillir le président de la République. D’où l’arrêt des cours dans les écoles. Cette réception, organisée par le pouvoir, vise à répondre au FNDC qui a mobilisé une immense foule dans la rue la semaine dernière pour protester contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Les autorités guinéennes entendent faire mieux que leurs opposants aujourd’hui, pour prouver à l’opinion nationale et internationale qu’il y a de nombreux guinéens qui soutiennent le projet de nouvelle Constitution, qui permettrait à l’actuel chef de l’Etat de briguer un troisième mandat en 2020.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Manifestations du FNDC: de nombreuses écoles de Ratoma paralysées

21 octobre 2019 à 8 08 15 101510

Après 3 jours de manifestation et une journée ville morte lancés le lundi dernier par le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) contre un éventuel troisième mandat pour Alpha Condé, plusieurs établissements scolaires de Conakry sont désertés. C’est le cas dans la commune de Ratoma, où de nombreuses écoles ont été paralysées. Un tour dans certaines écoles, effectué par un reporter de Guineematin.com le vendredi dernier, 18 octobre 2019, a permis de toucher du doigt cette réalité.

Au complexe scolaire Bill Clinton de Koloma, aux abords de la route Le Prince, théâtre d’affrontements entre jeunes et fores de l’ordre, les élèves n’ont pas repris le chemin de l’école. Ici, même si tous les enseignants programmés ont répondu présent, la plupart des élèves étaient absents. Un fait que déplore Naby Sylla, le Coordinateur Général de l’école.

Naby Sylla

« Les trois jours de manifestations-là ont impacté les cours. Parce qu’à partir du lundi, mardi et mercredi, nous n’avons pas pu faire cours. Très malheureusement, ni les élèves et ni les enseignants ne sont venus à l’école. C’est hier jeudi qu’il y a eu une reprise. Mais, cela aussi n’a pas été effectif. Avec quelques élèves, on les a gardés jusqu’à 11H juste pour les libérer. Aujourd’hui, ils sont venus et nous avons cours jusqu’à midi. Les enseignants à leur niveau, ils ont tous répondu présent. Dans une sale qui prend 40 élèves, on ne trouve que 3 aujourd’hui. C’est au niveau des élèves où il y a des problèmes », déplore-t-il.

Poursuivant son intervention, le Coordinateur Général du complexe scolaire Bill Clinton, a expliqué les absences par la peur et la méfiance du côté des élèves et des parents d’élèves. « Malgré tout ça, les parents n’ont pas lâché les enfants pour venir à l’école. Non seulement il y a la peur et en même temps, l’idée de manifestation traverse l’esprit des gens. Surtout à Koloma ici, Cosa et Bambéto ainsi de suite, ce n’est pas facile de gérer. Il est un peu difficile, dès qu’on parle de mouvement sur l’axe, ce n’est pas facile pour les parents de libérer des enfants pour venir. Donc, on ne peut pas les conseiller de laisser les enfants venir à l’école ››.

Le constat est plus amer à l’école primaire de Koloma Soloprimo. Là, quelque encadreurs ont répondu présent mais toutes les salles de classe sont fermées ce vendredi. Aucun n’élève n’était présent, ni dans la cour ni dans les salles de classe. Sur les lieux, les responsables de l’école n’ont pas accepté de répondre aux questions de notre reporter.

Même constat au collège de Koloma, où toutes les salles de classes et la direction sont fermées. Il n’y avait pas l’ombre d’un chat aux environs de 11h.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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Manifestations anti-3ème mandat en Guinée : les inquiétudes de l’IRE de Boké

17 octobre 2019 à 15 03 47 104710

Comme annoncé précédemment, les manifestations appelées par le FNDC contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé paralysent les activités depuis le lundi, 14 octobre 2019, à Boké. Depuis le début de ces mouvements de protestation, il n’y a pas eu cours dans les écoles de la ville. Même si les encadreurs et les enseignants sont présents à leurs lieux de travail, les élèves, eux, ne vont pas en classes. Une situation inquiétante pour l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, qui craint un scénario comme celui enregistré l’année dernière. Dans un entretien avec un correspondant local de Guineematin.com, Moriba Sidibé tire la sonnette d’alarme et lance un appel aux parents d’élèves.

Moriba Sidibé, inspecteur Régional de l’éducation de Boké

« Comme l’année dernière, les cours ont repris, mais les enfants ne viennent pas. Surtout depuis le début des manifestations. Les enseignants sont là mais les enfants traînent toujours les pas. Je pense que tout le monde devait tirer des leçons de l’année passée. C’est vrai que les parents d’élèves ont peur des mouvements par-ci par-là, mais moi c’est en tant qu’inspecteur que je leur demande de laisser les enfants venir. Surtout que depuis qu’on a commencé, on n’a jamais violenté un élève dans une école. Il faut que les parents laissent donc les enfants venir à l’école. Que tout le monde se rappelle du scénario de l’année passée. Et, je crains fort que la même chose ne se répète cette année. Cette fois-ci nous voulons de bons résultats, nous voulons même des lauréats à Boké. Mais pour cela, il faut que les élèvent viennent à l’école et qu’ils acceptent d’étudier », a dit l’IRE de Boké.

Reste à savoir si cet appel tombera dans de bonnes oreilles.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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EP Franco-arabe Nouria de Kankan : les cours perturbés par une inondation

13 octobre 2019 à 9 09 53 105310

L’année scolaire démarre mal pour l’école primaire Franco-arabe Nouria située au quartier Dalako dans la commune urbaine de Kankan. A peine entamés, les cours sont perturbés par une inondation de la cour de l’établissement, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ces derniers jours, de fortes pluies s’abattent sur la ville de Kankan. Elles provoquent l’inondation des rues et autres endroits publics de plusieurs quartiers situés en périphérie du centre-ville. C’est ainsi que la cour de l’école primaire Franco-arabe Nouria a été envahie par une quantité importante d’eaux stagnantes. Ce qui rend difficile l’accès des salles de classe.

A cause de cette inondation, les élèves de la première année n’ont toujours pas pu reprendre les cours. Les responsables de l’école disent ne pas vouloir prendre le risque d’envoyer les tout-petits traverser ces eaux pour aller en classe. Le jeudi dernier d’ailleurs, il n’y a pas du tout eu cours dans cette école.

Elhadj Sékou Kaba, le directeur de l’établissement scolaire avait dû libérer tous les élèves ce jour-là. « Les élèves et les enseignants étaient là. Mais, à cause de l’inondation qui frappe notre établissement, j’ai été obligé de les libérer. Vu la quantité de l’eau, je ne peux pas prendre le risque de garder les élèves », a dit le directeur.

Face à cette situation, ce responsable de l’école primaire Franco-arabe Nouria de Kankan appelle à l’aide pour libérer la cour de l’établissement des eaux stagnantes. « Je sollicite de l’aide auprès de tout le monde : les parents d’élèves, les autorités, les personnes de bonne volonté. Tout ce que les gens peuvent faire, qu’ils le fassent pour nous car c’est impossible d’étudier dans l’inondation », a lancé Elhadj Sékou Kaba.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Education : qui pour sauver l’école primaire Franco-arabe de Sonfonia centre ?

8 octobre 2019 à 16 04 07 100710

L’école primaire Franco-arabe de Sonfonia centre est certainement en voie de disparition. Et, il n’y a personne encore pour la sauver. Cette situation inquiète les responsables de l’établissement qui se sentent abandonnés par tout le monde, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Cette école élémentaire publique est vieille de 26 ans. Selon son directeur adjoint, Ousmane Soumah, elle a été construite en 1993 par des citoyens. Et depuis, elle n’a pas connu de rénovation. « Cette école a été construite par la communauté villageoise à l’époque. Depuis ce temps jusqu’à nos jours, l’État n’a rien construit ici. C’est cette même école que vous voyez ici en état de dégradation totale ».

Composé de 6 salles de classe, cet établissement d’enseignement Franco-arabe comprend aujourd’hui un effectif de 500 élèves dont 152 filles et 17 enseignants. Mais, l’infrastructure est tellement délabrée qu’elle ne ressemble plus à une école. Les murs, le toit, les portes et fenêtres et même les tables-bancs, tout est complètement usé. Si rien n’est fait pour rénover cette école, il n’y aucun doute qu’elle sera fermée dans un futur proche.

Pourtant, les responsables de l’établissement disent avoir mené beaucoup de démarches dans ce sens sans succès. « On écrit souvent des lettres de soutien adressées au gouvernement et des demandes d’aide à l’endroit des personnes de bonne volonté, mais ces démarches n’ont toujours pas eu de suite favorable. Les écoles franco-arabe sont complètement oubliées. Mais, je crois que le bon Dieu ne va pas nous laisser tomber. Nous prions tous les jours pour que nous ayons quelqu’un qui pourra penser à cette école pour nous sortir dans l’ornière », indique Ousmane Soumah.

En 2018, cette école primaire Franco-arabe avait présenté 49 candidats à l’examen d’entrée en 7ème année pour 19 admis. Et l’an dernier, elle avait présenté 45 candidats pour seulement 5 admis. Un échec que le directeur adjoint de l’établissement explique par la perturbation des cours.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Rentrée scolaire : timide reprise des cours au lycée Senghor et au groupe scolaire Titi

7 octobre 2019 à 16 04 43 104310

Les cours ont timidement repris ce lundi, 07 octobre 2019, dans les écoles du pays. Après quelques jours de retard, les élèves reprennent enfin le chemin des classes. C’est le cas au lycée Léopold Sédar Senghor de Yimbaya et au groupe scolaire Aboubacar Titi Camara de Matoto, où s’est rendu un reporter de Guineematin.com ce matin.

Au lycée Senghor, l’heure était à la satisfaction chez le proviseur, Elhadj Amara Balato Keita. Car, après quelques jours de retard dû à l’absence des élèves à l’école, les cours ont pu reprendre ce lundi, 07 octobre 2019.

Elhadj Amara Balato Keita, proviseur du lycée Léopold Sedar Senghor de Yimbaya

« Par rapport à l’ouverture 2019-2020, je vois une motivation chez les élèves, les enseignants et chez les encadreurs. Nous sommes tous à cheval pour que les cours reprennent dans les conditions normales, parce que les élèves ont soif d’apprendre, les enseignants aussi ont soif de communiquer après deux (2) mois de repos. Concernant les troubles que l’école guinéenne a connus l’année dernière, élèves et professeurs veulent s’y mettre pour que cela ne se répète pas, pour faire avancer l’école guinéenne. Comme la date du 03 octobre n’a pas été une réussite sur toute l’étendue du territoire, aujourd’hui les élèves ont répondu massivement et les professeurs sont au nombre de 47, dont 23 professeurs programmés pour donner cours aujourd’hui », a indiqué le proviseur.

Même si les cours ont repris, l’affluence des élèves n’est toujours pas de mise. Selon Sorry Bayo, élève de la 12ème année sciences mathématiques dans cet établissement, seulement près de la moitié des élèves de sa classe sont venus à l’école aujourd’hui.

Sorry Bayo, élève de la 12ème année SM au lycée Léopold Sedar Senghor de Yimbaya

« Ce matin, les élèves ne sont pas venus au complet, il y a eu près de 50% de présents dans notre classe. Le professeur d’Economie nous a donné le programme du cours avec quelques explications à l’appui », a-t-il laissé entendre. Au groupe scolaire Aboubacar Titi Camara de Matoto également, c’est seulement ce lundi que la rentrée a été effective. « Chez nous ici, c’est ce matin que la rentrée a été effective. Comme vous le savez, depuis le 03octobre, l’école a ouvert ses portes, mais du fait que l’ouverture est tombée en milieu de semaine, les élèves ne sont pas venus à l’école. Mais aujourd’hui, l’engouement a été de taille avec la présence de tous les professeurs et un nombre de 200 élèves présents aujourd’hui », a expliqué Mohamed Camara, administrateur général de cet établissement scolaire privé.

Elhadj Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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Lycée Donka : « ceux qui viennent sans la tenue, nous les congédions » (Proviseure)

7 octobre 2019 à 15 03 54 105410

C’est finalement ce lundi, 7 octobre 2019, que les cours ont connu un engouement dans les écoles de la capitale guinéenne au compte de l’année scolaire 2019/2020. Au lycée Donka, dans la commune de Dixinn, les élèves se sont massivement mobilisés pour suivre les cours, en présence de tous les enseignants programmés et de l’encadrement de l’école, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’ouverture officielle des classes le jeudi, 03 octobre dernier, fut très morose dans les écoles de Conakry et de l’intérieur du pays. Il a fallu attendre ce lundi pour voir un nombre important d’apprenants venir dans les salles de classe.

madame Sangaré Mamadia Camara, proviseure du lycée Donka

Selon madame Sangaré Mamadia Camara, proviseure du lycée Donka, depuis la rentrée officielle des classes, les cours se poursuivent dans son établissement. « Ici, nous ne parlons pas de l’ouverture des classes. Mais plutôt de la continuation des cours. La date officielle de l’ouverture des classes en République de Guinée, c’était prévue le 3 Octobre 2019. Au niveau du lycée de Donka, les cours continuent. Tous les professeurs programmés sont présents, et les élèves sont aussi venus en grand nombre. Ceux qui viennent sans la tenue, nous les congédions. Nous leur disons d’aller prendre leur tenue à la maison. Parce que nous estimons qu’aujourd’hui, les parents peuvent faire tout pour remettre les fournitures à leurs enfants. Donc, nous ne recevons pas les élèves qui ne viennent pas en tenue », a-t-elle annoncé.

Pour ce qui est des dispositions prises pour arriver à une année scolaire réussie, madame Sangaré Mamadia Camara a laissé entendre qu’il y aura un renforcement des méthodes d’évaluation. « Cette année, nous avons pris des dispositions pour renforcer le contrôle pédagogique au niveau des salles de classe. Nous renforçons la discipline au niveau des élèves et des professeurs. Nous avons des petits problèmes au niveau du portail. Mais cette fois-ci, on va le changer pour renforcer davantage la discipline et la régularité des élèves » a-t-elle promis.

Boubacar Siddighy Barry, président de l’APEAE de Dixinn,

Présent sur les lieux, le président de l’Association de Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole (APEAE) de Dixinn, Boubacar Siddighy Barry, a demandé aux parents d’agir pour que les enfants soient assidus et ponctuels dans les écoles. « On dit, qui voyage loin, prépare très tôt sa monture. C’est à l’ouverture des classes que l’enfant prépare son bon choix pour la fin d’année. Si nous continuons à les garder auprès de nous, ce n’est pas une bonne image…Il y a quand même le problème de moyens qui se pose chez certains. C’est vrai, tous ne sont pas en disponibilité d’avoir le matériel nécessaire pour envoyer les enfants à l’école. Mais, cela n’empêche pas de dire à l’élève d’aller en classe avec les moyens disponibles pour le moment. Donc, je demande à tout un chacun, au parent d’élèves, quelque soit le petit moyen que tu as, met ça à la disposition de l’enfant et montre lui le chemin de l’école », a-t-il conseillé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Enseignement supérieur : l’Université Nongo Conakry prête à démarrer les cours

6 octobre 2019 à 10 10 45 104510

La rentrée universitaire au compte de la session 2019-2020 est programmée pour le lundi, 07 octobre 2019, dans toutes les institutions d’enseignement supérieur public et privé de Guinée. A l’Université Nongo Conakry (UNC), dans la commune de Ratoma, les dispositions sont déjà prises par la direction pour le démarrage effectif des cours à la date indiquée. C’est en tout cas ce qu’a confié à un reporter de Guineematin.com ce vendredi, 4 octobre 2019, Professeur Mawiatou Bah, vice-recteur chargé des études de l’UNC.

Les étudiants guinéens vont reprendre le chemin des universités et institutions d’enseignement supérieur dans moins de 72 heures. A l’université privée Nongo Conakry (UNC), une réunion s’est tenue dans ce cadre ce vendredi, 04 octobre 2019, entre le rectorat et les professeurs.

Professeur Mawiatou Bah, vice-recteur chargé des études

Selon Professeur Mawiatou Bah, vice-recteur chargé des études, « il fallait s’assurer qu’au niveau des départements et des facultés, que toutes les dispositions sont prises pour élaborer les emplois du temps et choisir les enseignants qui doivent dispenser les cours. Puisque là, on ne permet pas à n’importe qui d’enseigner chez nous. Les choix sont faits et doivent être validés par une commission. C’est ce que nous avons fait, nous avons cherché à valider les choix effectués par les départements sur les enseignants qui doivent être recrutés pour dispenser les cours cette année à l’Université Nongo Conakry. Cette phase terminée, les emplois du temps sont élaborés et sont déjà affichés. Chaque cours est déjà attaché à un professeur. Maintenant, au niveau de la scolarité, ils sont sur place depuis plus de deux semaines, c’est-à-dire depuis le 15 septembre 2019. Ils reçoivent les gens qui viennent pour prendre les fiches de renseignement sur les différents programmes et les opérations de réinscription ont réellement démarré chez nous de telle manière que nous espérons démarrer les cours le 07 octobre ».

Sur le plan des infrastructures, le Professeur Mawiatou Bah rassure que « toutes les infrastructures sont là, les tables-bancs ont été revus. Les tableaux sont prêts, la climatisation et la ventilation sont là. Les toilettes sont terminées et fonctionnelles, les ordinateurs ont été vérifiés par une équipe de maintenanciers. Tout est là pour que les cours démarrent exactement le 07 octobre 2019 ».

Malgré la non-orientation des bacheliers par l’Etat dans les universités privées depuis quelques années, Professeur Mawiatou Bah soutient que son université ne sera pas affectée par cette mesure. « L’UNC n’a pas créé ses infrastructures pour compter sur les étudiants que le gouvernement nous envoi. Nous offrons des formations, nous faisons des prestations à la communauté et là, nous nous sommes préparés conséquemment. Nous n’entendons pas fermer parce que l’Etat n’envoi pas chez nous. De toute façon, chaque année c’est plus de 600 ou 700 étudiants qui viennent », a-t-il fait savoir.

En ce qui concerne les améliorations apportées dans les programmes d’enseignement, le vice-recteur chargé des études à l’Université Nongo Conakry a confié qu’il y a des innovations. « Cette année, nous avons même soumis certains de nos programmes à l’évaluation externe. A l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité (ANAQ) du ministère, nous avons déjà soumis deux programmes qui ont été évalués et qui ont réussi. Nous nous apprêtons maintenant encore à soumettre plus de cinq programmes à l’ANAQ. Justement, nous estimons que les contenus sont bons et les objectifs de formation qui y sont répondent vraiment à un besoin », a laissé entendre Professeur Mawiatou Bah.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Collège Konkola (Labé) : des élèves privés de cours de mathématiques

6 octobre 2019 à 8 08 28 102810

Il y a 24 heures de cours de mathématiques non dispensées au préjudice de 3 salles de classe au Collège Konkola, où la Direction utilise, depuis 5 ans, un contractuel pris en charge par les parents pour les élèves qui en ont la chance, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

En attendant la reprise effective des cours au Collège Konkola, dans la commune urbaine de Labé, où les élèves refusent pratiquement de venir à l’école depuis le début de cette année scolaire, la direction des études est confrontée, depuis 5 ans, à une insuffisance de professeurs de mathématiques.

« Nous avons 13 groupes pédagogiques au Collège de Konkola, à savoir : 3 pour les 7ème Année, trois 8ème Année, trois 9ème Année et quatre 10ème Année pour 13 salles de classe opérationnelles. Au Collège de Konkola, les cours ne sont pas à mi-temps. C’est de 8h à 14 heures. L’effectif de l’établissement aujourd’hui est de 1.515 élèves dont 765 filles. Nous avons ici 24 heures de mathématiques non enseignées. Pour trois classes, il n’y a pas de professeur. Il y a aussi la vétusté des locaux comme vous le voyez ici » a expliqué le directeur des études du Collège Konkola de Labé, Mamadou Mouctar Barry.

Mamadou Mouctar Barry, Directeur des études du collège Konkola

Il convient de signaler les élèves de l’établissement qui reçoivent jusque-là les cours de mathématiques le doivent à leurs parents qui mettent la main à la poche. « Nous travaillons avec un contractuel communautaire que les parents d’élèves payent. Et cela, depuis 5 ans, ce trou est là. L’argent de l’APEAE que nous récoltons, il y a une clef de répartition. Dans cette clef de répartition, c’est dans la part de l’APEAE que nous prenons pour payer les contractuels » a-t-il ajouté.

Au cours de cette nouvelle année scolaire 2019-2020, l’établissement est aussi obligé de faire appel aux services d’un autre contractuel pour les cours de Biologie. Il sera question de combler le vide laissé par l’ancien principal du collège, Amadou Mouctar Diallo qui vient d’être muté à l’Inspection Régional de l’Education de Labé.

Avec cette situation qui se constate presque dans les établissements scolaires du pays, tous les ingrédients sont réunis pour que le fameux projet de changement de la constitution pouvant aboutir à un mandat supplémentaire pour le président Alpha Condé passe sans coup férir auprès des élèves et de leurs parents qui en ont assez de la mauvaise gouvernance scolaire en Guinée.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Collège Thyndel (Labé) : 2000 élèves sans latrines, besoins de professeurs…

5 octobre 2019 à 6 06 39 103910

Le Collège Thyndel, situé dans la commune urbaine de Labé, démarre l’année scolaire 2019-2020 avec plusieurs difficultés liées notamment à une capacité d’accueil largement dépassée, au problème de latrines pour les près de 2000 élèves et leurs encadreurs, ainsi qu’au déficit de professeurs dans les matières essentielles comme les mathématiques, le français, la physique et la chimie, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Pour les deux premiers jours de l’année scolaire 2019-2020, le principal du Collège de Thyndel dans la commune urbaine de Labé, Moustapha Pounthioun Diallo estime le taux de présences de ses élèves à 12, 44%. « Je dirai que d’une façon générale, la reprise a été effective mais quelque peu timide. Tous les professeurs programmés se sont présentés. Il y a eu un petit nombre d’élèves qui s’est présentés aussi et les professeurs donné les cours le 3 octobre 2019. Aujourd’hui aussi, tous les professeurs programmés étaient là. Les élèves qui sont venus ont été réunis par promotion et les cours ont été dispensés », explique-t-il.

Moustapha Pounthioun Diallo, principal du Collège de Thyndel

A la question de savoir pourquoi alors aucun élève n’était dans aucune salle de classe de son établissement ce vendredi, 4 octobre 2019, entre quelques minutes seulement après 10h, le principal du collège a trouvé une excuse… « On a mobilisé les élèves par promotion et nous avons dispensé les cours de 8h à 10h. Ensuite, on nous a annoncé le décès d’un professeur d’Anglais qui enseigne ici et nous nous sommes mobilisés avec les autorités de l’éducation pour nous transporter au lieu du décès en vue de présenter les condoléances. Pour ces deux premiers jours, je peux estimer le taux de présence des élèves à 12,44% », a ajouté Moustapha Pounthioun Diallo.

Comme difficultés majeures en ce début d’année scolaire, le principal du collège de Thyndel rappelle le problème auquel son établissement est confronté depuis quelques années. Il s’agit de l’épineuse question de latrines. « Le problème persiste. On n’a pas trouvé de solution jusqu’à présent. Et nous en appelons à toutes les bonnes volontés pour nous aider à résoudre ce problème », a-t-il indiqué.

Il y a aussi la question de la capacité d’accueil de son établissement : « nous n’avons que 4 groupes pédagogiques par promotion et les effectifs sont vraiment très pléthoriques. La capacité d’accueil est largement dépassée. Nous allons voir comment nous allons gérer ça pour que les choses puissent avancer dans la bonne direction. Nous avons 8 salles de classe pour 16 groupes pédagogiques » totalisant près de 2000 élèves « nous évoluons à mi-temps » pour un ratio situé entre 100 et 110 élèves par salle de classe.

En ce qui concerne le personnel enseignant, le Collège Thyndel de Labé manque de professeurs spécialistes des disciplines essentielles : « il nous faut un professeur de mathématiques, un professeur de physique, un professeur de français et un professeur de chimie » a-t-il conclu son entretien avec Guineematin.com ce vendredi, 4 octobre 2019.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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