Fraude au Bac : une mauvaise surprise attend certains candidats

11 août 2021 à 12 12 08 08088
Professeur Alpha Amadou Bano Barry, ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation

C’est une annonce inquiétante pour certains candidats au baccalauréat 2021. Selon le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, des élèves ayant passé l’examen du début à la fin sans problème pourraient être éliminés prochainement. En effet, le MENA compte se servir des téléphones saisis pendant le déroulement de cet examen national pour démanteler tous les réseaux de fraude mis en place à cette occasion.

Et à l’issue de cette enquête, tous les candidats qui seront retrouvés dans ces réseaux seront éliminés, et les enseignants qui ont collaboré avec eux seront traduits en justice. C’est dans l’émission Mirador de FIM FM que le Pr Alpha Amadou Bano Barry a fait cette annonce ce mercredi, 11 août 2021, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

 « Cette année, on a eu 120 candidats pris en salles et exclus en situation de fraude au niveau du baccalauréat. En fait, lorsqu’à la porte de l’école un téléphone est récupéré sur un candidat, il n’est pas éliminé. Mais lorsque le téléphone est pris en situation de classe, utilisé ou pas, il (le candidat) est éliminé. Et lorsque le téléphone est pris dans une salle de classe, les surveillants sont renvoyés. Donc, nous avons renvoyé 24 surveillants, qui ne surveilleront pas les examens en Guinée pendant les 3 prochaines années.

Au moment où je vous parle, se trouvent à Conakry et sur la route venant de l’intérieur du pays, 805 téléphones. Ces 805 téléphones, je vais faire une lettre officielle et je vais communiquer ces téléphones aux services de sécurité pour leur demander d’auditer les téléphones. Ce que nous cherchons dans ces téléphones, c’est est-ce qu’il y a des groupes WhatsApp créés et qui ont donc justifié que l’élève ait pris le risque de partir avec le téléphone en classe.

Si nous avons ces groupes WhatsApp et si les services de sécurité nous permettent de remonter la chaîne, nous poursuivrons devant les tribunaux tous ceux qui ont créé ces groupes WhatsApp. Et tous les élèves même non pris en situation de fraude en classe, mais qui se sont connectés pendant les examens sur ces groupes WhatsApp et qui ont reçu des sujets, ils seront éliminés », a annoncé le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation.

Il ajoute que les téléphones saisis seront par la suite mis à la disposition de la justice qui se chargera de les détruire. « Quelle est la procédure que les services de sécurité vont utiliser ? Moi, je n’ai pas de contrôle sur cela. Ce que je dis, c’est qu’il faut qu’on démantèle les réseaux WhatsApp. Parce que si on ne le fait pas, l’année prochaine, ceux qui ont créé ces réseaus, reviendront. Je ne peux pas passer ma vie à démanteler des réseaux qui vont se reconstituer chaque année. Pourquoi toutes les années, il y a des gens qui créent des groupes WhatsApp ?

C’est parce qu’il n’y a pas de sanction. C’est parce qu’ils ne sont pas pris, qu’ils ne sont pas poursuivis. Et ces téléphones, le MENA ne les détruira pas. Le MENA les remettra à la justice. A charge pour la justice de détruire ces téléphones devant nous. Parce que nous ne voulons pas que ces téléphones soient dit détruits sans être détruits, ou alors détruits sans qu’il n’y ait la preuve légalement qu’il y a eu destruction de ces téléphones », a dit le Pr Bano Barry.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Gaoual : 706 candidats dont 224 filles concourent pour le BEPC

27 juillet 2021 à 8 08 42 07427

Au total, ils sont 706 candidats issus de l’enseignement général et du franco arabe à prendre part au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) dans la préfecture de Gaoual. Pour l’enseignement général, 516 candidats dont 155 filles sont inscrits contre 190 candidats pour le franco arabe dont 69 filles, a appris un journaliste de Guineematin.com de la Direction préfectorale de l’éducation de Gaoual.

A Koumbia, c’est le maire de la commune rurale, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba qui a procédé au lancement des épreuves, au complexe Collège-lycée de cette municipalité hier, lundi 26 juillet 2021, en présence du Sous-préfet, Alsény Diallo et du délégué régional auprès de ce centre d’examen, Mamadou Koumbassa.

Avant d’ouvrir l’enveloppe contenant l’épreuve de rédaction, le maire de Koumbia, au nom des autorités à tous les niveaux, a prodigué d’utiles conseils aux candidats.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de Koumbia

« Je souhaite que Koumbia soit le premier au BEPC et à tous les autres examens. Je vous demande de ne pas copier et d’éviter tout ce qui est interdit, à commencer par le téléphone. Je ne veux pas qu’il y ait d’exclus parmi vous. Je vous demande d’éviter la fraude et l’usage du téléphone. Je vous demande du courage, d’être sereins et très attentifs, j’espère que vous avez bien révisé vos leçons. Je vous souhaite une très bonne chance », a lancé le maire aux candidats. L’année dernière, a rappelé le maire, Koumbia, a fait 100 % au brevet.

Pour sa part, le délégué régional, Mamadou Koumbassa, a rassuré que tout a été mis en ordre pour un déroulement normal du BEPC à Koumbia.

Mamadou Koumbassa, délégué régional au BEPC à Koumbia

« Les kits sanitaires sont sur place, la machine de détection de métaux et téléphone est opérationnelle, l’enrôlement a été fait bien avant, les listes des candidats sont affichées devant chaque salle, les surveillants sont présents et sont affectés à deux par salle d’examen. Les services de sécurité sont déployés et il y a un agent de santé », a indiqué cet originaire du Badiar. 

Dans ce centre, il y a 187 élèves candidats inscrits dont 45 filles issus des collèges de Koumbia et de Wendou M’Bour. Mais à l’entame du BEPC, sept élèves répertoriés absents dont 3 filles.

La préfecture de Gaoual compte cette année, trois centres d’examen pour le BEPC. Il s’agit de Touba qui reçoit les candidats de Touba et Malanta, Gaoual centre qui accueille les élèves de la Commune urbaine, de Kakoni et Kounsitel et le centre de Koumbia qui  réunit en son sein les élèves de Koumbia et Wendou M’Bour (Foulamory, n’ayant pas de candidat pour cette année).

Entamé ce lundi 26, le BEPC prendra fin jeudi prochain, 29 juillet 2021, sur toute l’étendue du territoire national.

Depuis Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Friguiagbé (Kindia) : le président de la jeunesse et 11 autres personnes arrêtés « sur ordre du procureur »

14 juillet 2021 à 20 08 28 07287

Propriétaire d’un « Bar américain » à Friguiagbé, Oumar Ben Soumah, le président de la jeunesse de Friguiagbé, a été samedi dernier, 10 juillet 2021, par une équipe mixte de policiers et de gendarmes. Ces agents, venus à bord de trois pick-up, l’ont interpellé avec onze autres personnes dont deux enseignants et quatre élèves (tous candidats au baccalauréat unique session 2021). Ils ont été conduits à l’escadron mobile N°7 de Kindia où ils ont été auditionnés jusqu’à hier (mardi). Oumar Ben Soumah, accusé de « vente de drogue », a finalement été conduit à la maison centrale de Kindia avec sept (7) de ses codétenus. Les quatre élèves ont été libérés « pour ne pas qu’ils ratent le baccalauréat ». Mais, certains de Friguiagbé craignent que cette situation soit source de tension dans leur localité, d’autant plus que les jeunes y voient un règlement de compte.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est peu avant 18 heures que des agents, sur ordre du procureur Amadou Diallo, ont investi le bar de Oumar Ben Soumah. Ce dernier était absent des lieux, mais les agents se sont quand même livrés à des scènes de destruction de biens. Ils ont également interpellés tous ceux qui étaient dans le bar sans leur signifier les motifs de leur arrestation.

« C’était entre 17 heures et 18 heures que j’ai reçu un appel m’informant que les forces de l’ordre sont en train de saccager mon bar. Immédiatement je me suis précipité sur les lieux. J’ai trouvé 3 pick-up chez moi et les agents venus abord avaient commencé de faire tomber le mur du bar et perforé les tôles. Je me suis adressé au commandant de l’équipe qui m’a dit qu’ils sont déployés par le procureur Amadou Diallo. J’ai appelé le procureur Amadou pour que je sois situé de cette descente des forces de l’ordre chez moi. Mais, il m’a dit de remettre le téléphone au commandant. Après, ils (les agents) m’ont dit de monter dans leur véhicule avec les gens qu’ils ont trouvé dans le bar. Il y avait deux professeurs et quatre élèves parmi eux. Du dimanche au lundi on était tous au Mobilo, escadron numéro 7 de Kindia. Mais, lors de mon audition, on me fait comprendre que je vends la drogue à Friguiagbé. Je leur ai fait comprendre que tout le monde connaît que Ben Soumah est un enseignant. Tout le monde connaît aussi que j’ai un bar bien règlementé avec les papiers. Parce que même les chichas qui étaient dans ma boite, je les rangées dès que le gouvernement a interdit sa consommation. Donc, je ne connais rien de ce qu’ils sont en train de me reproché. Qu’ils disent autres chose », a confié Oumar Ben Soumah mardi, peu avant son transfert à la maison centrale.

Seulement, à Friguiagbé, l’interpellation de ces individus (surtout Oumar Ben) n’est pas vue d’un bon œil. Nombreux jeunes de la localité y voient un règlement de compte et réclament la libération immédiate des détenus.

« Personne n’est au dessus de la loi. Ce qui veut dire qu’on peut interpeller Oumar Ben Soumah s’il est en infraction ou s’il fait quelque chose de condamnable. Mais, ce qui vient de se passé c’est un règlement de compte. Pourquoi je dis ça ? Parce que l’affaire domaniale qui vient de prendre fin ici, Ben Soumah avait dit qu’il ne va pas mentir pour quelqu’un. Que c’est les autorités qui veulent pagayer ici, car elles savent bien le propriétaire du domaine litigieux. Sinon Ben n’a rien fait du mal ici. Et, s’il a fait du mal, le procureur n’a qu’à nous le prouver. Et, s’il est incapable de le faire, qu’il relâche vite notre président et tous les autres (….) ; sinon, il va encore nous plonger dans une autre crise suite à l’arrestation de ses gens », a indiqué Daouda Camara, un jeune de Friguiagbé.

De son côté, cet autre jeune, Morlaye Sylla, voit en cette arrestation une volonté manifeste du procureur Amadou Diallo de souffler sur les braises pour embraser Friguiagbé où un vieux conflit domanial a récemment provoqué des affrontements meurtriers.

« On vient de faire le grand fidaou pour la paix et la quiétude à Friguiagbé. Mais, le procureur Amadou Diallo a une fois montré qu’il ne veut pas la paix ici et dans tout Kindia. Car, comme le disait Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Guinée, Friguiagbé est le moteur de Kania. Donc, si toi tu emprisonnes un leader d’une telle localité, comme Ben Soumah, tu veux vraiment soulever la population. Sinon, Oumar Ben n’a rien fait de mal ici. Et puis, c’est un jeune chef qui est avec tous les jeunes d’ici. Quand quelqu’un a également un problème, il est toujours avec l’intéressé. Donc, il faut qu’on le libère. Amadou Diallo ne sait pas quoi faire. Le plus grand problème aujourd’hui à Kindia, c’est lui Amadou Diallo (le procureur de la république près le tribunal de première instance de Kindia) », a martelé Morlaye Sylla.

Pour l’heure, toutes nos tentatives au près du parquet du tribunal de première instance de Kindia pour savoir les raisons de l’arrestation de Oumar Ben Soumah et Cie sont encore vaines.

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De Kindia, Mohamed m’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 69 51

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Guinée : les examens nationaux prévus du 22 juillet au 1er août 2021

1 juillet 2021 à 18 06 21 07217
image d’archive

On connaît maintenant le calendrier des examens nationaux, session 2021. Ces évaluations qui vont clôturer l’année scolaire vont démarrer le 22 juillet pour s’achever le 1er août prochain. C’est le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation qui l’a annoncé ce jeudi, 1er juillet 2021, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ci-dessous le calendrier complet :

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Retard des primes des enseignants : les examens nationaux menacés ?

30 juin 2021 à 11 11 58 06586

L’heure n’est pas à la sérénité dans la préparation des examens nationaux 2021. La FSPE, l’une des organisations syndicales des enseignants de Guinée, menace de boycotter ces évaluations qui vont clôturer l’année scolaire. Cette menace fait suite au non-paiement de trois mois d’arriérés des primes d’incitation des enseignants en situation de classe, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Initialement prévus au mois d’août, les examens nationaux, session 2021, devraient finalement se tenir en juillet. C’est en tout cas la volonté du président de la République, qui a instruit le ministère de l’éducation nationale, de proposer rapidement un calendrier à cet effet. Mais avant d’organiser ces examens, les autorités guinéennes vont devoir résoudre d’abord un autre problème.

Il s’agit du mécontentement des enseignants dû au non-paiement des primes d’incitation des mois de novembre et décembre 2020 et de janvier 2021. La fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) annonce que si ces primes ne sont pas payées, elle va boycotter ces évaluations.

Salifou Camara, secrétaire général de la FSPE

« Les sections sous-préfectorales, préfectorales, communales, ont décidé que si toutefois les primes ne sont pas payées, il n’y aura pas d’examens. Donc nous ne faisons que relayer cette décision de notre base. Alors, en tant que bureau national, nous réitérons la même chose au gouvernement : si les primes ne sont pas payées, nous allons boycotter les examens », a déclaré Salifou Camara, secrétaire général de la FSPE, dans un entretien accordé à Guineematin.com, ce mercredi 30 juin 2021.

Selon le syndicaliste, avant de prendre cette décision, la FSPE a mené plusieurs démarches avec d’autres organisations syndicales de l’éducation en vue de résoudre ce problème. Mais, regrette-t-il, toutes ces démarches ont été infructueuses. « Nous nous sommes retrouvés en intersyndical pour faire du lobbying afin que ces primes soient payées. Nous avons rencontré le premier ministre pour lui expliquer les tenants et les aboutissants, et les enjeux sur le terrain.

Il nous a fait comprendre que sur place, il a contacté le ministre du Budget pour lui ordonner de faire en sorte que les primes soient payées avant la fin du mois de juin. Et comme nous avons constaté que cela tarde toujours à être effectif, nous sommes allés voir aussi le ministre du Budget la semaine surpassée, et nous lui avons fait comprendre que les enjeux sont vraiment énormes sur le terrain, le mécontentement est grand dans les concessions scolaires.

Il nous a dit qu’il n’attendait que l’arrivée du premier ministre, qui était en déplacement, pour le voir et faire en sorte que les choses soient dans les normes très rapidement. Il nous a fait comprendre que techniquement, tout était déjà prêt et qu’il ne restait que de débloquer l’argent. Avant-hier, nous nous sommes retrouvés encore en intersyndical pour aller rencontrer monsieur le ministre de l’Éducation nationale et de l’alphabétisation et de l’alphabétisation.

Mais nous n’avons pas pu le rencontrer, parce qu’il était occupé. Nous sommes partis hier encore, mais nous n’avons toujours pas pu rencontrer monsieur le ministre. Et finalement, après les renseignements que nous avons eus par-ci par-là, nous avons compris que jusqu’ici, rien n’est fait », déplore Salifou Camara, secrétaire général de la FSPE.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Lutte contre la Covid-19 : Lions Club Guinée vole au secours des élèves sourds-muets de Boulbinet

29 juin 2021 à 21 09 27 06276

Le Lions Club Guinée, en partenariat avec Médico Lions Club de France, a offert 10 mille visières à l’école des sourds-muets de Boulbinet. Ce don vise à protéger les élèves de cet établissement scolaire contre la pandémie de Covid-19. La remise officielle de ces équipements de protection a eu lieu ce mardi, 29 juin 2021, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est dans le cadre de la célébration du mois de l’enfant (juin) que le Lions Club Guinée avec ses LEOs et son partenaire de Médico Lions Club de France ont décidé de faire ce geste en faveur des élèves de l’école des sourds-muets de Boulbinet.  Une façon pour ces organisations humanitaires d’aider ces enfants vulnérables à se prémunir contre la pandémie de coronavirus qui sévit en Guinée.

Mme Tounkara Mariam Diallo, déléguée pays de Médico Lions Club de France

« À ce 31ème anniversaire du mois de l’enfant, le Lions club focalise son attention sur le thème suivant : La protection de nos enfants contre le Covid-19. Mettre à l’abri ces enfants qui ont une déficience auditive est sans doute une obligation pour nous tous. Ces enfants, n’ayant pas cette faculté de dire facilement ce qu’ils ressentent, ont un grand risque d’exposition au Covid-19. C’est dans ce cadre que nous faisons ce don de 10 mille visières de protection, dans l’optique de les protéger contre la Covid-19 », a indiqué Mme Tounkara Mariam Diallo, déléguée pays de Médico Lions Club de France.

Youssouf Keita, directeur par intérim de l’école des sourds muets de Boulbinet

Ce geste humanitaire est accueilli avec beaucoup de joie par les bénéficiaires. Youssouf Keïta, le directeur par intérim de l’école des sourds-muets de Boulbinet, a vivement remercié les donateurs. « Au nom de la direction nationale de l’action sociale, au nom de la direction de l’école, je vous dis grand merci. Ce geste va dans le cadre de la protection sanitaire des enfants sourds-muets. Ces enfants sourds-muets sont les plus exposés aux différentes maladies. Ils n’entendent pas, ils ne parlent pas.

Ils sont les plus vulnérables au point de vue communication. Les informations passent à la radio et à la télé, mais pas en langue des signes. Sur ce, l’ONG qui a pensé aux enfants sourds-muets pour leur protection sanitaire,  l’ensemble des encadreurs et des élèves vous disent merci. Lions Club Guinée n’est pas à sa première fois ici. L’ensemble des apprenants sollicitent votre appui continuel pour donner un espoir d’avenir dans tous les domaines », a dit le premier responsable de l’école.

A noter que Lions Club Guinée et ses LEOs ainsi que Médico Lions Club de France sont tous membres du Lions Club international. Une organisation caritative qui existe depuis plus de 103 ans et qui œuvre au bénéfice des communautés. Elle compte 600 membres en Guinée et 1.700.000 dans le monde.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Kalan (Labé) : un enseignant avoue des relations sexuelles avec une élève de 13 ans…

29 juin 2021 à 18 06 35 06356

Envoyé dans la sous-préfecture de Kalan dans le cadre d’un stage-pratique, Abdoulaye Diallo, élève-maître à l’ENI (école nationale des instituteurs) de Labé est accusé d’avoir entretenu des relations sexuelles avec une de ses élèves âgée de 13 ans. Le crime dont on reproche cet enseignant-stagiaire s’est produit dans la nuit du samedi au dimanche dernier, 27 juin 2021. Il a été dénoncé par sa victime ; et, il aurait reconnu les faits mis à sa charge devant les autorités de Kalan. Il a finalement été arrêté et conduit à Labé où il séjourne actuellement en prison, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Labé.

Selon le maire de la commune rurale de Kalan, Abdoulaye Diallo a gardé sa victime de 20 heures à 4 heures du matin. Et, l’enseignant-stagiaire aurait avoué avoir eu des « relations sexuelles consenties » avec son élève.

« Abdoulaye Diallo donnait des cours en  6ème année. C’est le dimanche passé que le président du district m’a appelé pour m’informer que le chef secteur est venu avec une fille âgée d’environ 13 ans, élève en 6ème année. Il était avec les parents de la fille qui m’ont dit avoir perdu de vue leur fille dans la nuit de samedi à dimanche. Quand celle-ci est revenue à la maison, ils lui ont demandé où elle se trouvait, elle a répondu qu’elle était avec son maître qui l’enseigne à l’école. De 20 heures à 4 heures du matin, ils étaient ensemble au domicile de son maître. De mon côté, j’ai informé le sous-préfet. Ensemble, nous avons demandé à la fille ce qui s’est passé, elle a raconté les faits. Nous avons aussitôt informé le DSEE pour lui relater les faits. Mais, comme la fille ne nous a pas dit qu’elle a été forcée par le monsieur (Abdoulaye Diallo) en question, c’est difficile pour nous de dire que c’est un viol ou pas. Par le canal du DSEE, le présumé auteur de cette pédophilie a été recherché et envoyé vers nous. Celui-ci (Abdoulaye Diallo) a dit sans ambages qu’il était avec la fille de 20 heures à 4 heures du matin. Abdoulaye Diallo, l’enseignant, n’est pas passé par le dos de la cuillère. Quand nous lui avons demandé s’il a eu des rapports sexuels avec la fille, il a répondu par l’affirmative. On ne pouvait pas faire ou dire mieux. Nous avons informé notre hiérarchie et le préfet a donné des instructions au commissaire de police centrale de venir le déposer à Labé où il séjourne actuellement. Quant à la fille, ses parents l’ont envoyée à l’hôpital pour voir si elle n’a pas eu de problèmes internes comme elle est très jeune, elle n’a que 13 ans », a expliqué Elhadj Abdoulaye Baldé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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ERAM de Labé : les élèves boudent les cours

28 juin 2021 à 11 11 02 06026

Depuis le mois de mars dernier, l’école régionale des arts et métiers (ERAM) de Labé a ouvert ses portes aux élèves orientés dans les filières de maçonnerie, carrelage et topographie. Les cours avaient normalement démarré ; mais, trois mois plus tard, les élèves se font de plus en plus rares. Sur les 22 élèves qui avaient été orientés à cette école d’enseignement professionnel, très peu viennent encore suivre les cours. Malgré la détermination du personnel enseignant, les classes de cet établissement sont souvent vides.

Selon des informations recueillies par l’un des correspondants de Guineematin.com dans la préfecture, l’ERAM de Labé forme uniquement dans le domaine du génie civil (dessin bâtiment, topographie, filière de conducteurs des travaux, maçonnerie et carrelage et gros œuvre). Et, cette école est bien équipée pour un apprentissage (théorique et pratique) de qualité. Mais, à en croire Amara Condé, directeur des études de cet établissement d’enseignement professionnel, les élèves qui y ont été orientés cette année ont boudé les cours au profit des taximotos et du petit commerce.

Amara Condé, directeur des études de l’ERAM de Labé

« Cette année, les candidats n’ont été orienté que dans les filières de maçonnerie, carrelage et topographie pour une formation de deux ans. Mais sur un effectif de 22 élèves (dont cinq en maçonnerie et carrelage et dix sept en topographie), très peu d’élèves ont accepté de venir suivre les cours. Parce que si vous partez tout de suite dans les salles de classes, vous trouverez que les élèves ne viennent pas. L’éloignement de l’école du centre ville et l’accès difficile des lieux n’expliquent pas cette réticence. C’est juste un refus et un mépris qu’ils manifestent à l’égard de l’enseignement professionnel. Nombreux sont ces élèves qui préfèrent faire leur petit commerce ou faire le mtotaxi en ville au lieu de venir suivre les cours. Pourtant, ici à L’ERAM de Labé, il y a la disponibilité des enseignants et l’existence de tout le matériel nécessaire permettant aux apprenants de mieux assimiler les cours théoriques et pratiques. Mais, le hic c’est le refus des élèves à fréquenter l’école », a indiqué Amara Condé.

Effectivement, samedi dernier, 26 juin 2021, seuls les élèves de la topographie faisaient cour dans cet établissement. Et, ce niveau aussi, sur les dix sept (17) inscrits, seuls trois (3) élèves étaient présents. Ils suivaient un cours pratique de ‘’dessin appliqué à l’ordinateur (DAO)’’.

Ibrahima Sory Camara, élève-topographe

« Nous avons démarré les cours depuis le mois de mars dernier. On était avec certains de nos amis avec lesquels on a été orienté, mais ces derniers nous ont laissé ici et ne viennent plus. Aujourd’hui nous ne sommes que trois élèves sur un effectif de 17. C’est juste un refus, parce que si on leur demande pourquoi ils ne viennent pas, ils n’ont pas d’arguments solide, sauf nous dire qu’ils sont occupé à autres choses,  ils n’ont pas de temps. Pour moi, c’est juste un refus de leur part ; pourtant c’est eux aussi qui avaient postulé pour être orientés à l’ERAM. Sinon, on a tout ce qu’il nous faut ici pour étudier. Ce que j’ai à  dire à mes amis, c’est de prendre du courage et d’accepter de venir suivre les cours avec nous », a dit Ibrahima Sory Camara, élève-topographe.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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WikiChallenge : une Afrique méconnue racontée par les enfants des Ecoles Numériques de la Fondation Orange

24 juin 2021 à 20 08 54 06546

Le jury de la Fondation Orange a désigné les 2 lauréats nationaux du WikiChallenge en Guinée , un concours ouvert aux élèves de 9 à 13 ans scolarisés dans les Ecoles Numériques de la Fondation Orange. Les écoles Primaires de Coyah et St David de Kagbelen remportent respectivement 2000€ et 1000€ de fournitures scolaires dont des cartables, cahiers et ordinateurs.

Le WikiChallenge offre la possibilité pour les écoliers de découvrir le numérique et progresser en écriture en rédigeant des histoires sur leur culture locale. Leurs récits sont publiés sur Vikidia, l’encyclopédie participative des 8-13 ans. 

Ces deux écoles sont parmi les 17 inscrites au Challenge en Guinée. Toutes sont inscrites au programme des Ecoles Numériques de la Fondation Orange Guinée. Pour les encourager et faciliter la rédaction de ces articles numériques, les élèves et enseignants ont reçu une formation du Groupe des Utilisateurs Wikipedia Guinée, mobilisé par la Fondation Orange Guinée. 

Cette troisième édition du concours d’écriture WikiChallenge organisé avec l’association Wiki In Africa a rassemblé plus de 100 établissements scolaires dans 9 pays d’Afrique . Equipés de kit numériques (tablettes, serveurs Raspberry-Pi et logiciels spécifiques), les écoliers partagent un aspect souvent méconnu de leur culture, de leur quotidien ou de leur histoire. La mise en ligne de leurs histoires révèle une Afrique souvent ignorée au travers du regard insolite et émouvant des enfants qui la racontent. 

De plus, le jury de la Fondation Orange a désigné le 4 juin dernier les 3 lauréats internationaux de ce concours. Trois écoles de Madagascar, du Sénégal et de la République Démocratique du Congo recevront chacune 5 000 euros de fournitures scolaires. Les prix nationaux et internationaux seront remis lors de cérémonies organisée à partir de la rentrée scolaire 2021 dans chacun des 9 pays participants.

Depuis 2014, la Fondation Orange a équipé 1000 Ecoles Numériques parmi lesquelles, depuis 2016, 52 écoles primaires en Guinée ont reçu un total de 72 kits pour accéder quotidiennement aux contenus pédagogiques et scolaires, découvrir le numérique ainsi que le monde qui les entoure. 

Les histoires écrites dans le cadre du WikiChallenge en Guinée sont à retrouver ici https://bit.ly/3cRyqRY

A propos de la Fondation Orange Guinée

La Fondation Orange Guinée s’engage pour un accès égal à l’éducation, la santé et la culture. Ses programmes entendent contribuer améliorer la santé maternelle et infantile, renforcer l’employabilité des jeunes, encourager l’autonomisation des femmes. 

Parce que le numérique est devenu incontournable, la Fondation Orange Guinée en fait un facteur d’égalités de chances pour offrir un sourire aux élèves des établissements inscrits dans son programme des écoles numériques ; aux apprenantes des maisons digitales, aux communautés des Villages Orange ou encore, aux artistes et écrivains. 

En savoir plus : https://www.orange-guinee.com/fr/fondation.html

A propos de la Fondation Orange 

La Fondation Orange s’engage pour l’insertion sociale et professionnelle des jeunes et des femmes en difficulté : les jeunes sans qualification ni emploi, les femmes en situation précaire, les personnes avec autisme. Depuis 30 ans, les actions de la Fondation leur donnent accès à l’éducation, à la santé, à la culture pour leur permettre de mieux s’intégrer dans la société. Nous contribuons également à la démocratisation de la culture auprès de tous les publics en favorisant l’accès à la musique vocale, aux livres, aux musées. La Fondation intervient aujourd’hui dans tous ces domaines, pour que le numérique devenu essentiel, soit un facteur d’égalité des chances. Ainsi, avec le soutien de ses salariés engagés, la Fondation Orange permet chaque année, dans 30 pays, à près de 2 millions de personnes de prendre un nouveau départ. 

« Fondation Orange, la fondation du numérique solidaire » En savoir plus : fondationorange.com

Vikidia est une encyclopédie pour les 8 – 13 ans. Elle reprend le modèle de fonctionnement de Wikipédia avec la particularité d’inviter des enfants et adolescents à en être partie prenante avec les participants adultes. Elle compte plus de 27 000 articles en français en licence libre. Rendez-vous sur fr.vikidia.org

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Boké : des enseignants en formation réclament leurs primes au MENA

22 juin 2021 à 14 02 39 06396

Ils sont plus de 40 professeurs de français, venus des différentes préfectures de la région de Boké, à suivre une formation dans la commune urbaine de Boké, dans le cadre d’un programme de « formation des formateurs » initié par le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, en partenariat avec l’agence française de développement. Ces enseignants, sélectionnés après un test pour cette formation modulaire, doivent suivre six modules au terme desquels ils devraient procéder à leur tour à la formation d’autres enseignants de l’élémentaire. Malheureusement, les conditions d’apprentissage ne sont pas les meilleures pour ces enseignants. Ils ne reçoivent pas leurs primes, ils ont des problèmes de transport et de restauration. Et, cela impacte sur le moral des apprenants.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, ces enseignants sont en formation depuis novembre dernier. Et, actuellement, ils sont au niveau du sixième et dernier module ; mais, la formation est devenue un véritable calvaire. Les apprenants ont épuisé toutes leurs économies et ils n’ont aucune information sur la situation des primes qu’on leur avait promises au début de cette formation. Et pourtant, le partenaire français (l’agence française de développement) a déjà débloqué le financement pour cette formation.

Camara Fodé Yans, professeur de français

« Nous avons commencé la formation en novembre. Maintenant, il fallait que cette formation soit accompagnée par des primes, mais le premier module les gens ont reçu les primes. Au deuxième module nous n’avons rien reçu et au troisième module aussi ils ont donné. En tout cas nous sommes en ce moment au sixième module, mais dans tout ça, nous n’avons reçu les primes que deux fois. C’est l’inspecteur régional de l’éducation qui nous assiste parfois pour le repas de 14 heures. Nous le remercions d’ailleurs pour ça. Les partenaires respectent leur engagement, parce que chaque matin nous avons droit à un jus et un sandwich. Nous avons des peines avec des perdiemes. Nous avons des informations nous disant même que le ministre aurait dit que tous ceux qui veulent suivre le formation n’ont qu’à continuer et ceux qui le souhaitent aussi peuvent démissionner. Maintenant, nous avons appris aussi que la semaine là nous n’auront même pas de repas de 14 heures. Et pourtant, nous avons appris que ce projet a été financé à hauteur de 400 milliards de francs guinéens. Nous sommes dans ces inquiétudes », Fodé Yans Camara, un des enseignants en formation.

Venu de la sous-préfecture de Kolaboui pour suivre cette formation modulaire, l’enseignant Mamadou Dian Diallo tire le diable par la queue. Il assure que même le repas de midi qu’ils avaient au début de la formation ne vient plus.

Mamadou Dian Diallo, enseignant à Kolaboui

« C’est vraiment une fierté pour moi de participer à cette formation sur tout après un test. Et, il faut préciser que ça se passe très bien, parce que les partenaires français respectent leur engagement, ils sont réguliers et ils donnent bien les cours. Mais, le problème est que le côté financement nous souffrons beaucoup. Nous sommes au sixième module comme ça, mais après chaque module on ne nous donne rien. Maintenant, il faut payer le transport pour venir ici, certains de nos collègues quittent Sangaredi, d’autres quittent Boffa, Gaoual, Koundara et autres localité. On est là toute la journée, parfois jusqu’à 16 heures, voire même 18 heures. Et, nous avons constaté ces derniers temps que même le repas de 12 heures qui venait ne vient plus. Donc, c’est vraiment compliqué », s’est plaint Mamadou Dian Diallo.

Certains participants à cette formation sont venus des écoles techniques et professionnelles. Et, pour eux, la galère est totale. Pas un franc ne leur a été donné d’abord dans le cadre de cette formation. Saydouba Soumah et les autres de sa catégorie se sentent extrêmement lésé dans cette situation.

Mamadou Dian Diallo, enseignant à Kolaboui

« Nous qui sommes de l’enseignement technique, nous pensons que nous servons tout le système éducatif guinéen. Mais, nous remarquons qu’il y a une différence, parce que nous avons appris que chaque département doit prendre en charge désormais ses éléments. Le MEN-A faisait des efforts au début, mais au niveau de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, rien n’est fait. Nous, nous n’avons rien reçu, c’est nos collègues du MEN-A pour les deux cessions qui ont été payé qui nous donnaient 10.000 ou 20.0000FG pour le transport. Depuis le premier module, il n’y a eu aucune réaction de notre département, ni en perdieme, ni en transport, rien. Nous ne sommes même pas pris en charge », a confié Saydouba Soumah.

Rencontrée par la rédaction de Guineematin.com à Boké, Marie Thierion, l’une des formatrices à cette formation modulaire, assure que la situation actuelle affecte les enseignants et le bon déroulement des cours. Elle est formelle sur le fait que l’argent a déjà été débloqué par l’agence française de développement. Et, elle se demande à quel niveau cet argent est bloqué maintenant.

Marie Thierion, formatrice

« L’objectif c’est de former les enseignants pour qu’ils forment d’autres à leur tour. Je sais que les montants sont débloqués côté français, ils sont en Guinée dans les caisses guinéenne. Je ne connais pas le montant total, mais je sais que le montant est débloqué. C’est l’agence française de développement qui a débloqué l’argent ; et oui, les stagiaires n’ont pas reçu leur prime depuis janvier. Et oui, ça affecte bien sûr la formation, parce que ça affecte leur motivation. Ils ne savent pas s’ils seront payés après cette formation. Donc, quand on n’a pas d’information, personne ne se déplace, personne ne vous considère, forcément ils sont démotivé. J’aurais voulu qu’ils soient défrayé pour mieux se concentrer », a indiqué Marie Thierion.

Pr. Alpha Amadou Bano Barry, ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation

Joint au téléphone, le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Dr Alpha Amadou Bano Barry, n’a pas voulu faire de commentaire. Autant dire qu’il y a un cheveu dans la soupe du MENA.

« Je préfère parler avec eux (les enseignants) directement ; et, quand tu seras avec eux, tu peux m’appeler pour que je puisse leur parler », a-t-il dit avant de raccroché sans même nous dire au revoir.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628-98-49-38

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Non-paiement des bourses d’entretien : les étudiants guinéens au Maroc manifestent à Rabat

22 juin 2021 à 11 11 58 06586

Les étudiants guinéens au Maroc ont mis à exécution leur menace. Ils se sont rassemblés ce mardi matin, 22 juin 2021, devant l’ambassade de Guinée au Maroc, à Rabat, pour se faire entendre. Ils manifestent contre le non-paiement de leurs bourses d’entretien des deux premiers trimestres de l’année en cours, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon nos informations, les boursiers guinéens au Maroc n’ont pas reçu leurs bourses d’entretien des six derniers mois (de janvier à juin 2021). Après avoir mené plusieurs démarches pour rentrer en possession de leur dû, sans succès, l’association des stagiaires, élèves et étudiants guinéens au Maroc a décidé de recourir à la rue pour se faire entendre. C’est ainsi qu’à l’appel de l’ASEGUIM, plusieurs boursiers se sont rassemblés ce mardi 22 juin devant l’ambassade de Guinée, à Rabat, pour réclamer le paiement de leurs bourses. Mais la police ma

« Depuis le 4 juin dernier, nous sommes rentrés en grève. Et puisque nous n’avons eu aucune réaction de la part de nos autorités, nous avons décidé de venir sur le terrain aujourd’hui. Ils sont en train de faire la sourde oreille. Nous n’avons pas d’armes, nous ne sommes pas venus ici pour faire ici pour attaquer l’ambassade ni pour faire de la violence. Nous sommes venus tout simplement pour chercher à accéder à l’ambassade et exprimer notre cri de cœur dans les règles de l’art », a expliqué Souleymane Sidibé, président de l’association des stagiaires, élèves et étudiants guinéens au Maroc.

Les étudiants guinéens déplorent la réaction des autorités de l’ambassade de Guinée au Maroc face à leur mouvement de protestation. « Nous avons trouvé 2 véhicules de la police devant l’ambassade. Après, il y a eu 3 autres qui sont venus, portant à 5 le nombre de véhicules de policiers. Au lieu de nous recevoir, les autorités de l’ambassade mettent des étrangers devant nous pour bloquer l’accès à notre ambassade, notre propre territoire.

Il y a même certaines filles parmi nous qui ont déjà été violentées par la police. Des pauvres étudiants se font tabasser par la police sous l’ordre de l’ambassadeur guinéen. Nous sommes prêts à passer toute la journée et même la nuit ici s’il le faut, mais nous allons rentrer dans cette ambassade dans la paix et la sérénité », assure Souleymane Sidibé.

A rappeler que les mouvements de protestation sont devenus une coutume pour les boursiers guinéens au Maroc. Chaque année, ces étudiants sont obligés de manifester dans la rue pour réclamer le paiement de leurs bourses d’entretien.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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« Cette fois-ci, Boké fera un succès aux examens nationaux », rassure le DPE

17 juin 2021 à 13 01 24 06246

Faire de bons résultats aux examens nationaux 2021 et faire oublier les échecs des trois années précédentes, c’est l’objectif que se fixe la direction préfectorale de l’éducation de Boké. Et cet objectif, le premier responsable du système éducatif dans la préfecture assure qu’il sera atteint. Il l’a fait savoir au cours d’un entretien qu’il a accordé hier, mercredi 16 juin 2021, au correspondant local de Guineematin.com à Boké.

Les examens nationaux des sessions 2018, 2019 et 2020 ont laissé de mauvais souvenirs à Boké. Cette préfecture a enregistré durant ces trois années, des taux d’admission qui font partie des plus faibles du pays. Mais cette année, les autorités éducatives locales comptent bien inverser cette tendance. Elhadj Dembo Amirou Dramé, le directeur préfectoral de l’éducation de Boké, assure que toutes les dispositions sont prises à cet effet.

Elhadj Dembo Amirou Dramé, directeur préfectoral de l’éducation de Boké

« Il y a eu une prise de conscience au niveau des élèves et au niveau même des enseignants. Maintenant, la grande part revient aux parents en ce qui concerne les révisions dans les foyers. Je peux me permettre de vous dire que cette fois-ci, il y aura un changement qualitatif autour des candidats. Cette fois-ci, nous allons nous racheter, après trois ans de non succès. C’est promis par les enseignant et par les élèves que cette fois-ci, Boké fera peau neuve en ayant même des lauréats dans notre préfecture », a-t-il promis.

En plus de la prise de conscience et de l’engagement pris par l’ensemble des acteurs concernés, le DPE de Boké se félicite aussi de la quiétude qui a caractérisé cette année scolaire. Ce qui a permis un bon déroulement des programmes d’enseignement. « À l’heure actuelle, nous pouvons nous réjouir de l’avancement des programmes d’enseignement à Boké. Depuis le début de l’année, en cadres de la DPE, nous avons organisé une tournée pour aller sensibiliser et conscientiser les élèves et même les parents d’élèves.

Et Dieu merci, l’année scolaire 2020-2021 n’a pas connu de troubles à Boké, surtout dans nos établissements. Aujourd’hui, l’éducation se porte bien et les cours se déroulent comme prévu. Déjà, au secondaire, on est à 82% pour la plupart des matières. Et à l’élémentaire, nous pouvons vous dire que c’est clos, on est en phase de révision en ce moment », a confié Elhadj Dembo Amirou Dramé.

A noter que la direction préfectorale de l’éducation de Boké présente 24.783 candidats dont 11.065 filles aux trois examens nationaux de cette année.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628-98-49-38

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Journée de l’enfant africain : la Fondation UBA offre 600 livres au Collège ‘’Château d’eau’’ et au lycée 02 Octobre de Kaloum

16 juin 2021 à 20 08 25 06256

A l’occasion de la célébration de la journée de l’enfant africain (organisée chaque année le 16 juin depuis 1991 par l’Union africaine en souvenir des émeutes de Soweto où des centaines d’enfants ont été massacrés par le régime de l’apartheid lors d’une marche pour leurs droits), la Fondation UBA a fait ce mercredi, 16 juin 2021, un don de 600 livres aux élèves du collège ‘’Château d’eau’’ et du lycée 02 Octobre de Conakry. Ce geste de la ‘’United Bank of Africa (UBA)’’ vise à encourager la culture de la lecture du livre chez ces élèves de la capitale guinéenne, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Tony Odeigah, le directeur général de UBA-GUINÉE, les élèves guinéens s’intéressent actuellement beaucoup plus aux réseaux sociaux qu’aux livres. C’est pourquoi lui et son institution ont trouvé judicieux de venir au secours de ces jeunes élèves pour leur rappeler l’importance du livre dans la vie d’un apprenant.

Tony Odeigah, Directeur Général UBA Guinée

« C’est notre privilège en tant que Banque d’être ici avec les élèves comme le monde entier célèbre la journée de l’enfant africain aujourd’hui. Les jeunes sont les futurs de demain. C’est pourquoi, la fondation de la Banque UBA a pris un jour dans l’année pour faire des donations de livres à des écoles. Parce que nous nous sommes rendu compte et avons réalisé que les élèves ne lisent pas de livres. Dans cette ère, nous sommes préoccupés par les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Whatsapp. La culture de la lecture est en train de s’effacer petit à petit. C’est pour ça que la fondation de la Banque UBA a décidé d’aller faire un projet pour encourager les enfants à lire. Nous faisons cette donation, mais sachez que c’est dans les 23 pays où UBA est implantée. Donc, comme nous commençons cette campagne aujourd’hui, il n’y a pas de meilleurs endroits pour commencer que votre école. Je suis vraiment sûr que n’importe lequel d’entre vous voudra un jour atteindre le niveau d’un directeur de Banque, ou un Ministre par exemple. Mais, si nous ne cultivons pas la culture de lire, nous n’y arriverons pas. Donc, mes chers élèves, notre message aujourd’hui, en tant qu’élèves, je vous encourage à lire un livre par mois. Pas vos manuels scolaires que vous lisez déjà, mais un autre livre que vous lirez. Parce que moi personnellement, c’est mon souhait de voir un ministre sortir de cette école. Qui sait si on ne pourra pas voir même un président. Donc, s’il vous plaît, on vous encourage, lisons un livre aujourd’hui », a indiqué Tony Odeigah à la remise de ce don de livres.

Par ce geste, UBA compte contribuer à implémenter une culture générale aux élèves guinéens. Et, cette initiative est hautement saluée par la direction communale de l’éducation de Kaloum qui abrite les écoles bénéficiaires du présent don.

Ibrahima Yattara, Directeur Communal de l’Education de Kaloum

« Je suis heureux d’être avec vous aujourd’hui à l’occasion de la remise de ce don de livres offert par UBA GUINÉE qui est une institution bancaire panafricaine. Je tiens avant tout à remercier le Directeur général de cette institution au nom de mon chef hiérarchique, à travers lui et tous les travailleurs d’UBA pour ce geste combien de fois magnanime et salvateur qui fortifie la vision du Chef de l’Etat de doter tous les élèves d’un livre. Nous apprécions et nous encourageons cet exemple d’engagement citoyen. Je suis convaincu que les enseignants et apprenants profiterons pleinement en faisant de la lecture leurs loisirs préférés. Il est bon d’avoir un livre, mais il faut l’utiliser à bon escient, » a dit Ibrahima Yattara, le directeur communal de l’éducation de Kaloum.

La toute première remise de ce don s’est tenue au Collège Châteaux d’eau de Kaloum où Aïssatou Diouldé Camara, élève en 9ème Année, a lu un discours au nom des élèves, enseignants et encadreurs dudit établissement scolaire.

Aïssatou Diouldé Camara, élève en 9ème Année au collège Château d’eau

« C’est pour moi un honneur et un grand plaisir de m’adresser à vous au nom des élèves, pour vous traduire les sentiments qui les animent à l’occasion de cette cérémonie de remise de cet important lot de livres scolaires qui faciliteront l’épanouissement de nos capacités en matière de lecture. Merci d’avoir choisi notre école pour témoigner de votre volonté d’accompagner la jeunesse et les enseignants de notre pays. Les élèves, les enseignants ainsi que la direction du collège châteaux d’eau sont très ravis et très honorés de vous voir ici en ce jour solennel qui fera désormais partie dans les annales de son histoire. La lecture du livre est essentielle pour le pays et son développement intellectuel et culturel. C’est autant dire que votre geste est important. Je tiens à vous remercier et vous donner l’assurance que la direction de notre école, sous la clairvoyance de son premier responsable, ne ménagera aucun effort pour utiliser à bon escient ces précieux outils », confié l’élève Aïssatou Diouldé Camara.

Après le collège Château d’eau, la délégation de UBA s’est rendue au lycée 02 Octobre. Et, dans cet autre établissement scolaire du secondaire, c’est Makoly Kourouma, élève en 12ème année Sciences sociales, qui a remercié les donateurs au nom de son école.

Kourouma Makoly, élève en 12ème Année Sciences sociales au Lycée 02 Octobre

« Vous ne pourrez imaginer le bonheur et le sentiment qui nous anime ce matin. C’est à sa juste valeur que nous apprécions et recevons ces outils de formation qui, pour nous, constituent un réel point d’appui pour nous, apprenants. Pour ce geste, le lycée 02 Octobre clame une joie assourdissante qui émerveille son public lecteur. Vous ajoutez à ces apprenants qui, à mon avis, avaient un besoin ardent de livres. L’on sait déjà que le système éducatif guinéen a pour souci majeur l’orientation des apprenants vers la lecture et l’apprentissage des connaissances scientifiques, livresques, techniques et technologiques dans un siècle où les médias fouettent la conscience des jeunes. Nous resterons ouverts à votre banque et à vos appels au nom de tous les bénéficiaires de cette précieuse bienfaisance. Et, merci du fond du cœur », a dit l’élève Makoly Kourouma.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Examen 2021 : les programmes exécutés à 73,34% à Dixinn (DCE)

16 juin 2021 à 10 10 18 06186

Alors qu’on s’achemine inéluctablement vers les examens nationaux session 2021 (prévus au mois d’août prochain par les autorités éducatives), les acteurs de l’éducation accélèrent la cadence des préparatifs. Elèves, enseignants et encadreurs se battent pour finir les programmes d’enseignement et satisfaire toutes les exigences liées à ces examens. Ils sont tous dans une course effrénée de conditionnement pour passer avec succès ces évaluations.

A la direction communale de l’éducation de Dixinn, les autorités ont mis les bouchées doubles pour terminer les programmes et préparer les élèves à affronter les épreuves de ces examens. Sur place hier lundi, 14 juin 2021, on a annoncé déjà un taux de plus de 73% d’exécution des programmes par rapport à une prévision de 61,82%.

Ibrahima Baldé, chef de la section pédagogique chargé de l’enseignement fondamental à la DCE de Dixinn

« La situation de l’état d’avancement du programme se présente ainsi qu’il suit dans la commune de Dixinn : au niveau de l’élémentaire, nous sommes à 72,84% par rapport à une prévision de 72,08% ; au niveau du collège, nous sommes à une progression de 71,06% par rapport à une prévision de 71,06% ; au niveau du lycée, on est à 70,24% par rapport à une prévision de 71,06%. Ce qui veut dire qu’au préscolaire, nous sommes globalement à 73,34% par rapport à une prévision de  61,82%. Voici comment se présente la situation par rapport à l’état d’avancement des programmes », a révélé Ibrahima Baldé, chef de la section pédagogique chargé de l’enseignement fondamental à la DCE de Dixinn.

Pour ce cadre de la direction communale de Dixinn, ce taux appréciable de l’exécution des programmes est dû à plusieurs facteurs mis en pratique par tous les acteurs de l’éducation au niveau de la commune.

« Nous sommes dans les normes, nous sommes conformes par rapport à la prévision par endroit. Sauf au niveau du lycée, il y a un léger retard. Qu’à cela ne tienne, je vais décliner un peu les stratégies que nous avons mises en place pour atteindre ce niveau-là. On a convoqué nos directeurs et conseillers d’établissement pour leur dire comment se présente la situation, nous sommes en retard d’une semaine. Il y a eu des idées et au finish, nous nous sommes dit qu’il faut identifier les matières dans lesquelles il y a du retard. C’est le travail qu’on a demandé au préalable. Ils ont fait l’identification des matières où il y a du retard. Il y a certains établissements qui ne font pas cours tous les jours de la semaine. Dans la semaine au moins, il y a un jour creux. Les professeurs qui sont en retard, peuvent mettre ces jours à profit pour rattraper. Ensuite, la deuxième stratégie, ceux qui sont en avance, on leur a dit de passer certaines de leurs heures aux professeurs qui sont en retard dans les matières. Donc, ils ont mis à profit pour rattraper. Si certains ont cours jusqu’à 14 heures, ils partaient désormais au-delà vers 15 heures et 16 heures selon les spécificités de chaque établissement. Voici ce qui nous a permis d’être à ce stade-là et nous comptons maintenir le cap, la même stratégie pour finir les programmes. On doit finir les programmes à partir du 31 juillet, » a expliqué Ibrahima Baldé.

A en croire ce chef section pédagogique chargé de l’enseignement fondamental à la DCE de Dixinn, il y a une « rigueur » dans la préparation des examens de cette année.

« Comme Monsieur le ministre l’a instruit, on a essayé d’assainir le fichier des candidats. Cette année, vous n’entendrez pas qu’il y a eu des candidats rapprochés. C’est-à-dire, un élève de la 9ème année ne peut pas se présenter comme candidat au BEPC. Un élève de la 12ème ne peut pas se présenter comme candidat au baccalauréat ainsi de suite. Donc, il y a eu cette rigueur-là. Au niveau de l’opération photo, n’est candidat que celui-là qui a un code et ça ce  n’est pas nous le donnons, c’est le département à travers le service national des examens. C’est que c’est la carte d’identité du candidat. Et dès que tu as ça, c’est que tu es dans les normes. Il faut préciser que ces codes sont différents des PV. Donc, tout candidat qui n’aura pas son code, ça veut dire qu’il ne peut pas se faire photographier. Ce n’est pas possible. C’est déjà une rigueur », confié Ibrahima Baldé.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Maroc : les étudiants guinéens annoncent une grève générale à partir du 4 juin

2 juin 2021 à 12 12 29 06296
Sékouba Doukouré et Amadou Traoré

L’association des stagiaires, élèves et étudiants guinéens au Maroc (ASEGUIM) appelle à une grève générale et illimitée à compter du vendredi 4 juin 2021. Selon les organisateurs, ce mouvement de protestation fait suite au non-paiement de la deuxième tranche des bourses d’entretien et des primes de vacances des boursiers. L’ASEGUIM invite tous les élèves, étudiants et stagiaires guinéens au Maroc, à se mobiliser pour revendiquer leurs droits.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’avis de grève :

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CONAREG- Labé : Série de dialogues contre les violences en milieux scolaires et universitaires

1 juin 2021 à 18 06 50 06506
Ismael Dieng, coordinateur CONAREG Moyenne Guinée

L’antenne régionale de la Coalition Nationale d’Appui à la Réconciliation en Guinée (CONAREG) a lancé, ce mardi, 1er juin 2021, dans la commune urbaine de Labé, une série de dialogues entre enseignants, élèves, étudiants et parents d’élèves en vue de lutter efficacement contre les violences en milieux scolaires et universitaires, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée. 

L’initiative vise à partager certaines informations en vue de promouvoir la paix et la non-violence en milieux scolaires et universitaires, selon le coordinateur régional du CONAREG en Moyenne Guinée, Ismaël Dieng.

« Nous remercions Dieu. Tous les invités ont répondu et participent à la rencontre. C’est déjà un premier acquis. Et pour le moment, la rencontre se déroule convenablement. Nous projetons un film documentaire que le Coalition Nationale d’Appui à la Réconciliation en Guinée (CONAREG) a réalisé pour retracer un peu l’histoire sociopolitique de la Guinée, particulièrement les violences vécues dans notre pays depuis l’indépendance. C’est un film documentaire qui a une durée d’une heure de temps. Que nous avons estimé nécessaire de partager avec les éducateurs, surtout avec les jeunes élèves qui vont suivre le film. Certainement, ils auront des impressions à nous confier. Nous allons aménager un temps après la projection du film pour pouvoir ouvrir le débat » a-t-il expliqué

Cette activité se déroule en présence du chargé des programmes du CONAREG, Souleymane Camara venu dans le cadre du suivi de ce qui a été fait le mois d’avril passé.

Souleymane Camara, chargé des programmes CONAREG

« Nous sommes là pour accompagner les éducateurs à animer les dialogues avec les lycéens et les étudiants sur des thématiques qui engagent les jeunes à savoir la consommation des stupéfiants, et tous les thématiques qui gangrènent aujourd’hui la jeunesse » précise-t-il.

Le choix de la jeunesse se justifie par le souci d’expliquer à cette couche juvénile ce qui s’est passé dans ce pays, ce quoi leur pays, afin de prévenir d’éventuelles violences des droits de l’homme à venir en Guinée.

« C’est en cela que nous essayons de travailler avec ces jeunes pour qu’ils puissent vraiment s’outiller, connaître l’histoire du pays et éviter ce qui s’est passé dans ces années dernières » ajoute-t-il.

Sur le déroulement de l’activité, il convient de rappeler que les éducateurs qui ont été formés au mois d’avril dernier ont été outillés sur certains principes de la justice transitionnelle et la prévention des conflits.

« A leur tour, on leur a demandé de véhiculer le plus largement possible ces thématiques. Chacun a identifié une thématique et des parties prenantes afin que les intéressés puissent être autour d’une table et dialoguer. Ce n’est pas une formation, mais c’est un dialogue. Amener chaque participant à partager son histoire, son avis et apporter des solutions aux problèmes » a insisté Souleymane Camara.

Pour cette activité, l’antenne régionale du CONAREG organise 4 dialogues : « pour la journée d’aujourd’hui, la thématique concerne la consommation des stupéfiants en milieu scolaire. Après-demain, jeudi, on aura un autre dialogue portant sur le harcèlement sexuel en milieu scolaire. Le troisième dialogue qui aura lieu le samedi sera consacré aux violences physiques et verbales entre professeurs et élèves. Le dernier prévu à l’université portera sur tout ce qui est de la violence en milieu universitaire. Vous savez que ces derniers temps, les campus universitaires sont réputés être  des théâtres d’affrontements. Il y a souvent des problèmes de ce genre qui surgissent au sein des établissements d’enseignement supérieur » a déclaré le coordinateur régional de l’antenne CONAREG en Moyenne Guinée, Ismaël Dieng.

Parlant de la consommation des stupéfiants en milieu scolaire, Mamadou Bobo Diallo, professeur d’histoire au collège Daka II a établi le dialogue avec ses élèves depuis la fin de la formation qu’il a reçue du CONAREG au mois d’avril 2021.

Mamadou Baïlo Diallo, professeur d’histoire et facilitateur

« La méthodologie est simple. C’est un dialogue. Faire parler chacun, éducateurs et élèves, sur des expériences personnelles qu’ils ont eu à avoir, peut-être, eux qui ont été touchés, peut-être, par ses stupéfiants ou des collègues, des amis à eux, et voir dans  ces expériences personnelles, comment trouver des solutions, s’ils ont trouvé des solutions » a-t-il noté.

Quelles sont causes de la consommation des stupéfiants en milieu scolaire évoquées par les élèves participants à ce cadre dialogue.

« En général, quand les jeunes s’adonnent aux stupéfiants, la première chose qu’ils recherchent, c’est le plaisir personnel. Mais, les causes réelles sont différentes par rapport à ce qu’ils peuvent vivre en famille, ce qu’ils vivent personnellement avec leurs amis. Des fois aussi, c’est juste pour faire le petit malin avec leurs amis pour dire qu’ils sont des jeunes branchés » fait-il remarquer.

Ce programme ambitieux ne saurait réussir sans la volonté politique réelle des autorités du pays : « l’appel que je lance c’est à l’endroit des autorités. C’est d’encourager ces initiatives en participants aussi. Au fait, tout ce que la société civile peut faire c’est de véhiculer des messages. Mais, concrètement, si l’Etat ne s’implique pas on ne peut pas aboutir dans ce que nous faisons. C’est pourquoi nous appelons l’Etat aussi à faire de son mieux pour que la prévention des conflits, la justice soient des choses qui sont réelles dans le pays », conclu Souleymane Camara, chargé des programmes de la CONAREG.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334   

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Santé Publique : l’ONG Codei-Guinée veut rompre la chaîne de contamination du Covid19 en milieu scolaire

27 mai 2021 à 14 02 54 05545

Dans le cadre de la lutte contre la pandémie du  Covid-19, l’ONG Codei-Guinée vient d’entreprendre une série de sensibilisation et de don de kits sanitaires dans les établissements d’enseignement primaire et secondaire de la capitale Conakry.  Une forte délégation de cette organisation de la société civile s’est rendue au collège HADJA MAFORY BANGOURA de Dabompa pour sensibiliser et offrir du matériel de protection aux élèves et encadreurs de cet établissement.

« Nous sommes partis sur la base des données statistiques fournies par le gouvernement à travers l’ANSS qui indique que les élèves sont les plus touchés par cette pandémie. Donc on s’est dit pour lutter efficacement contre la pandémie il fallait cibler les élèves », a dit Dr Moussa Soumah, Président de l’ONG aux élèves.

Il a noté que par ces opérations, l’ONG Codei-Guinée veut  contribuer aux efforts de lutte menés par les autorités sanitaires et éducatives contre la pandémie  du covid-19 en milieu scolaire. Dans cet établissement situé dans la commune de Matoto, ce sont au total 1.300 élèves et 65 encadreurs qui ont bénéficié de ce don.       

En réponse à ce geste, la principale du collège a salué les responsables de Codéiguinée.

« Je suis vraiment satisfait que notre école soit choisie  parmi tant d’écoles par  l’ONG Codeiguinee pour ces dons de kits sanitaires. Nous nous engageons. à lutter au sein de notre établissement contre la pandémie », a souligné Fatoumata Yacine Sylla.

Au cours de cette opération de sensibilisation, les responsable de cette ONG ont surtout exhorté les élèves au  respect scrupuleux des mesures barrières notamment le lavage des mains et le port correct et régulier des masques de protection.

Visiblement content de la présence de l’ONG dans leur établissement, Abdoulaye Diallo, élève en 8ème année, a remercié les donateurs.

« J’ai apprécié ce geste de l’ONG Codeiguinee, désormais je vais bien porter ma bavette et je vais également encourager les amis à en faire autant. Nous remercions sincèrement cette ONG et appelons les autres à les emboîter le pas », a lancé cet apprenant. 

Ce projet intitulé ZERO COVID19 EN MILIEU SCOLAIRE est  réalisé sur fond propre de l’ONG CODEI GUINEE, il va s’étendre sur les écoles à l’intérieur du pays en vue de briser la chaine de contamination dans ces temples du savoir.

Zézé Pierre Guilavogui pour Guineematin.com

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Vive tension en Haute Guinée : un mort et 2 blessés dans une manifestation à Kérouané

6 mai 2021 à 8 08 32 05325

Un jeune homme a été tué dans une manifestation enregistrée la nuit dernière à Kérouané. La victime a reçu une balle dans l’abdomen pendant que les forces de l’ordre cherchaient à disperser les manifestants qui avaient attaqué les locaux de la préfecture. Au moins deux autres personnes ont été blessées dans ces échauffourées, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Kankan.

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Préparatifs des examens nationaux : les photos des candidats largement surfacturées à Boké

29 avril 2021 à 17 05 21 04214

C’est une véritable arnaque que les autorités éducatives de Boké ont détecté dans les préparatifs des examens nationaux à venir. Dans de nombreuses écoles de la commune urbaine et de certaines sous-préfectures, les photos d’examen des candidats ont été largement surfacturées. Au lieu de 10 000 francs (le prix officiel), certains candidats ont payé 40 000 francs guinéens pour la photo et le traitement de la carte d’identité, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

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Manque d’enseignants à Koubia : des élèves en colère manifestent dans la rue

29 avril 2021 à 12 12 03 04034

Plusieurs élèves ont manifesté ce jeudi, 29 avril 2021, à Koubia. Ils ont défilé dans la ville pour protester contre le manque d’enseignants au collège du centre. C’est l’intervention du préfet qui a permis de calmer les ardeurs des manifestants, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

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