EP Franco-arabe Nouria de Kankan : les cours perturbés par une inondation

13 octobre 2019 à 9 09 53 105310

L’année scolaire démarre mal pour l’école primaire Franco-arabe Nouria située au quartier Dalako dans la commune urbaine de Kankan. A peine entamés, les cours sont perturbés par une inondation de la cour de l’établissement, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ces derniers jours, de fortes pluies s’abattent sur la ville de Kankan. Elles provoquent l’inondation des rues et autres endroits publics de plusieurs quartiers situés en périphérie du centre-ville. C’est ainsi que la cour de l’école primaire Franco-arabe Nouria a été envahie par une quantité importante d’eaux stagnantes. Ce qui rend difficile l’accès des salles de classe.

A cause de cette inondation, les élèves de la première année n’ont toujours pas pu reprendre les cours. Les responsables de l’école disent ne pas vouloir prendre le risque d’envoyer les tout-petits traverser ces eaux pour aller en classe. Le jeudi dernier d’ailleurs, il n’y a pas du tout eu cours dans cette école.

Elhadj Sékou Kaba, le directeur de l’établissement scolaire avait dû libérer tous les élèves ce jour-là. « Les élèves et les enseignants étaient là. Mais, à cause de l’inondation qui frappe notre établissement, j’ai été obligé de les libérer. Vu la quantité de l’eau, je ne peux pas prendre le risque de garder les élèves », a dit le directeur.

Face à cette situation, ce responsable de l’école primaire Franco-arabe Nouria de Kankan appelle à l’aide pour libérer la cour de l’établissement des eaux stagnantes. « Je sollicite de l’aide auprès de tout le monde : les parents d’élèves, les autorités, les personnes de bonne volonté. Tout ce que les gens peuvent faire, qu’ils le fassent pour nous car c’est impossible d’étudier dans l’inondation », a lancé Elhadj Sékou Kaba.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Education : qui pour sauver l’école primaire Franco-arabe de Sonfonia centre ?

8 octobre 2019 à 16 04 07 100710

L’école primaire Franco-arabe de Sonfonia centre est certainement en voie de disparition. Et, il n’y a personne encore pour la sauver. Cette situation inquiète les responsables de l’établissement qui se sentent abandonnés par tout le monde, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Cette école élémentaire publique est vieille de 26 ans. Selon son directeur adjoint, Ousmane Soumah, elle a été construite en 1993 par des citoyens. Et depuis, elle n’a pas connu de rénovation. « Cette école a été construite par la communauté villageoise à l’époque. Depuis ce temps jusqu’à nos jours, l’État n’a rien construit ici. C’est cette même école que vous voyez ici en état de dégradation totale ».

Composé de 6 salles de classe, cet établissement d’enseignement Franco-arabe comprend aujourd’hui un effectif de 500 élèves dont 152 filles et 17 enseignants. Mais, l’infrastructure est tellement délabrée qu’elle ne ressemble plus à une école. Les murs, le toit, les portes et fenêtres et même les tables-bancs, tout est complètement usé. Si rien n’est fait pour rénover cette école, il n’y aucun doute qu’elle sera fermée dans un futur proche.

Pourtant, les responsables de l’établissement disent avoir mené beaucoup de démarches dans ce sens sans succès. « On écrit souvent des lettres de soutien adressées au gouvernement et des demandes d’aide à l’endroit des personnes de bonne volonté, mais ces démarches n’ont toujours pas eu de suite favorable. Les écoles franco-arabe sont complètement oubliées. Mais, je crois que le bon Dieu ne va pas nous laisser tomber. Nous prions tous les jours pour que nous ayons quelqu’un qui pourra penser à cette école pour nous sortir dans l’ornière », indique Ousmane Soumah.

En 2018, cette école primaire Franco-arabe avait présenté 49 candidats à l’examen d’entrée en 7ème année pour 19 admis. Et l’an dernier, elle avait présenté 45 candidats pour seulement 5 admis. Un échec que le directeur adjoint de l’établissement explique par la perturbation des cours.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Rentrée scolaire : timide reprise des cours au lycée Senghor et au groupe scolaire Titi

7 octobre 2019 à 16 04 43 104310

Les cours ont timidement repris ce lundi, 07 octobre 2019, dans les écoles du pays. Après quelques jours de retard, les élèves reprennent enfin le chemin des classes. C’est le cas au lycée Léopold Sédar Senghor de Yimbaya et au groupe scolaire Aboubacar Titi Camara de Matoto, où s’est rendu un reporter de Guineematin.com ce matin.

Au lycée Senghor, l’heure était à la satisfaction chez le proviseur, Elhadj Amara Balato Keita. Car, après quelques jours de retard dû à l’absence des élèves à l’école, les cours ont pu reprendre ce lundi, 07 octobre 2019.

Elhadj Amara Balato Keita, proviseur du lycée Léopold Sedar Senghor de Yimbaya

« Par rapport à l’ouverture 2019-2020, je vois une motivation chez les élèves, les enseignants et chez les encadreurs. Nous sommes tous à cheval pour que les cours reprennent dans les conditions normales, parce que les élèves ont soif d’apprendre, les enseignants aussi ont soif de communiquer après deux (2) mois de repos. Concernant les troubles que l’école guinéenne a connus l’année dernière, élèves et professeurs veulent s’y mettre pour que cela ne se répète pas, pour faire avancer l’école guinéenne. Comme la date du 03 octobre n’a pas été une réussite sur toute l’étendue du territoire, aujourd’hui les élèves ont répondu massivement et les professeurs sont au nombre de 47, dont 23 professeurs programmés pour donner cours aujourd’hui », a indiqué le proviseur.

Même si les cours ont repris, l’affluence des élèves n’est toujours pas de mise. Selon Sorry Bayo, élève de la 12ème année sciences mathématiques dans cet établissement, seulement près de la moitié des élèves de sa classe sont venus à l’école aujourd’hui.

Sorry Bayo, élève de la 12ème année SM au lycée Léopold Sedar Senghor de Yimbaya

« Ce matin, les élèves ne sont pas venus au complet, il y a eu près de 50% de présents dans notre classe. Le professeur d’Economie nous a donné le programme du cours avec quelques explications à l’appui », a-t-il laissé entendre. Au groupe scolaire Aboubacar Titi Camara de Matoto également, c’est seulement ce lundi que la rentrée a été effective. « Chez nous ici, c’est ce matin que la rentrée a été effective. Comme vous le savez, depuis le 03octobre, l’école a ouvert ses portes, mais du fait que l’ouverture est tombée en milieu de semaine, les élèves ne sont pas venus à l’école. Mais aujourd’hui, l’engouement a été de taille avec la présence de tous les professeurs et un nombre de 200 élèves présents aujourd’hui », a expliqué Mohamed Camara, administrateur général de cet établissement scolaire privé.

Elhadj Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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Lycée Donka : « ceux qui viennent sans la tenue, nous les congédions » (Proviseure)

7 octobre 2019 à 15 03 54 105410

C’est finalement ce lundi, 7 octobre 2019, que les cours ont connu un engouement dans les écoles de la capitale guinéenne au compte de l’année scolaire 2019/2020. Au lycée Donka, dans la commune de Dixinn, les élèves se sont massivement mobilisés pour suivre les cours, en présence de tous les enseignants programmés et de l’encadrement de l’école, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’ouverture officielle des classes le jeudi, 03 octobre dernier, fut très morose dans les écoles de Conakry et de l’intérieur du pays. Il a fallu attendre ce lundi pour voir un nombre important d’apprenants venir dans les salles de classe.

madame Sangaré Mamadia Camara, proviseure du lycée Donka

Selon madame Sangaré Mamadia Camara, proviseure du lycée Donka, depuis la rentrée officielle des classes, les cours se poursuivent dans son établissement. « Ici, nous ne parlons pas de l’ouverture des classes. Mais plutôt de la continuation des cours. La date officielle de l’ouverture des classes en République de Guinée, c’était prévue le 3 Octobre 2019. Au niveau du lycée de Donka, les cours continuent. Tous les professeurs programmés sont présents, et les élèves sont aussi venus en grand nombre. Ceux qui viennent sans la tenue, nous les congédions. Nous leur disons d’aller prendre leur tenue à la maison. Parce que nous estimons qu’aujourd’hui, les parents peuvent faire tout pour remettre les fournitures à leurs enfants. Donc, nous ne recevons pas les élèves qui ne viennent pas en tenue », a-t-elle annoncé.

Pour ce qui est des dispositions prises pour arriver à une année scolaire réussie, madame Sangaré Mamadia Camara a laissé entendre qu’il y aura un renforcement des méthodes d’évaluation. « Cette année, nous avons pris des dispositions pour renforcer le contrôle pédagogique au niveau des salles de classe. Nous renforçons la discipline au niveau des élèves et des professeurs. Nous avons des petits problèmes au niveau du portail. Mais cette fois-ci, on va le changer pour renforcer davantage la discipline et la régularité des élèves » a-t-elle promis.

Boubacar Siddighy Barry, président de l’APEAE de Dixinn,

Présent sur les lieux, le président de l’Association de Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole (APEAE) de Dixinn, Boubacar Siddighy Barry, a demandé aux parents d’agir pour que les enfants soient assidus et ponctuels dans les écoles. « On dit, qui voyage loin, prépare très tôt sa monture. C’est à l’ouverture des classes que l’enfant prépare son bon choix pour la fin d’année. Si nous continuons à les garder auprès de nous, ce n’est pas une bonne image…Il y a quand même le problème de moyens qui se pose chez certains. C’est vrai, tous ne sont pas en disponibilité d’avoir le matériel nécessaire pour envoyer les enfants à l’école. Mais, cela n’empêche pas de dire à l’élève d’aller en classe avec les moyens disponibles pour le moment. Donc, je demande à tout un chacun, au parent d’élèves, quelque soit le petit moyen que tu as, met ça à la disposition de l’enfant et montre lui le chemin de l’école », a-t-il conseillé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Enseignement supérieur : l’Université Nongo Conakry prête à démarrer les cours

6 octobre 2019 à 10 10 45 104510

La rentrée universitaire au compte de la session 2019-2020 est programmée pour le lundi, 07 octobre 2019, dans toutes les institutions d’enseignement supérieur public et privé de Guinée. A l’Université Nongo Conakry (UNC), dans la commune de Ratoma, les dispositions sont déjà prises par la direction pour le démarrage effectif des cours à la date indiquée. C’est en tout cas ce qu’a confié à un reporter de Guineematin.com ce vendredi, 4 octobre 2019, Professeur Mawiatou Bah, vice-recteur chargé des études de l’UNC.

Les étudiants guinéens vont reprendre le chemin des universités et institutions d’enseignement supérieur dans moins de 72 heures. A l’université privée Nongo Conakry (UNC), une réunion s’est tenue dans ce cadre ce vendredi, 04 octobre 2019, entre le rectorat et les professeurs.

Professeur Mawiatou Bah, vice-recteur chargé des études

Selon Professeur Mawiatou Bah, vice-recteur chargé des études, « il fallait s’assurer qu’au niveau des départements et des facultés, que toutes les dispositions sont prises pour élaborer les emplois du temps et choisir les enseignants qui doivent dispenser les cours. Puisque là, on ne permet pas à n’importe qui d’enseigner chez nous. Les choix sont faits et doivent être validés par une commission. C’est ce que nous avons fait, nous avons cherché à valider les choix effectués par les départements sur les enseignants qui doivent être recrutés pour dispenser les cours cette année à l’Université Nongo Conakry. Cette phase terminée, les emplois du temps sont élaborés et sont déjà affichés. Chaque cours est déjà attaché à un professeur. Maintenant, au niveau de la scolarité, ils sont sur place depuis plus de deux semaines, c’est-à-dire depuis le 15 septembre 2019. Ils reçoivent les gens qui viennent pour prendre les fiches de renseignement sur les différents programmes et les opérations de réinscription ont réellement démarré chez nous de telle manière que nous espérons démarrer les cours le 07 octobre ».

Sur le plan des infrastructures, le Professeur Mawiatou Bah rassure que « toutes les infrastructures sont là, les tables-bancs ont été revus. Les tableaux sont prêts, la climatisation et la ventilation sont là. Les toilettes sont terminées et fonctionnelles, les ordinateurs ont été vérifiés par une équipe de maintenanciers. Tout est là pour que les cours démarrent exactement le 07 octobre 2019 ».

Malgré la non-orientation des bacheliers par l’Etat dans les universités privées depuis quelques années, Professeur Mawiatou Bah soutient que son université ne sera pas affectée par cette mesure. « L’UNC n’a pas créé ses infrastructures pour compter sur les étudiants que le gouvernement nous envoi. Nous offrons des formations, nous faisons des prestations à la communauté et là, nous nous sommes préparés conséquemment. Nous n’entendons pas fermer parce que l’Etat n’envoi pas chez nous. De toute façon, chaque année c’est plus de 600 ou 700 étudiants qui viennent », a-t-il fait savoir.

En ce qui concerne les améliorations apportées dans les programmes d’enseignement, le vice-recteur chargé des études à l’Université Nongo Conakry a confié qu’il y a des innovations. « Cette année, nous avons même soumis certains de nos programmes à l’évaluation externe. A l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité (ANAQ) du ministère, nous avons déjà soumis deux programmes qui ont été évalués et qui ont réussi. Nous nous apprêtons maintenant encore à soumettre plus de cinq programmes à l’ANAQ. Justement, nous estimons que les contenus sont bons et les objectifs de formation qui y sont répondent vraiment à un besoin », a laissé entendre Professeur Mawiatou Bah.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Collège Konkola (Labé) : des élèves privés de cours de mathématiques

6 octobre 2019 à 8 08 28 102810

Il y a 24 heures de cours de mathématiques non dispensées au préjudice de 3 salles de classe au Collège Konkola, où la Direction utilise, depuis 5 ans, un contractuel pris en charge par les parents pour les élèves qui en ont la chance, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

En attendant la reprise effective des cours au Collège Konkola, dans la commune urbaine de Labé, où les élèves refusent pratiquement de venir à l’école depuis le début de cette année scolaire, la direction des études est confrontée, depuis 5 ans, à une insuffisance de professeurs de mathématiques.

« Nous avons 13 groupes pédagogiques au Collège de Konkola, à savoir : 3 pour les 7ème Année, trois 8ème Année, trois 9ème Année et quatre 10ème Année pour 13 salles de classe opérationnelles. Au Collège de Konkola, les cours ne sont pas à mi-temps. C’est de 8h à 14 heures. L’effectif de l’établissement aujourd’hui est de 1.515 élèves dont 765 filles. Nous avons ici 24 heures de mathématiques non enseignées. Pour trois classes, il n’y a pas de professeur. Il y a aussi la vétusté des locaux comme vous le voyez ici » a expliqué le directeur des études du Collège Konkola de Labé, Mamadou Mouctar Barry.

Mamadou Mouctar Barry, Directeur des études du collège Konkola

Il convient de signaler les élèves de l’établissement qui reçoivent jusque-là les cours de mathématiques le doivent à leurs parents qui mettent la main à la poche. « Nous travaillons avec un contractuel communautaire que les parents d’élèves payent. Et cela, depuis 5 ans, ce trou est là. L’argent de l’APEAE que nous récoltons, il y a une clef de répartition. Dans cette clef de répartition, c’est dans la part de l’APEAE que nous prenons pour payer les contractuels » a-t-il ajouté.

Au cours de cette nouvelle année scolaire 2019-2020, l’établissement est aussi obligé de faire appel aux services d’un autre contractuel pour les cours de Biologie. Il sera question de combler le vide laissé par l’ancien principal du collège, Amadou Mouctar Diallo qui vient d’être muté à l’Inspection Régional de l’Education de Labé.

Avec cette situation qui se constate presque dans les établissements scolaires du pays, tous les ingrédients sont réunis pour que le fameux projet de changement de la constitution pouvant aboutir à un mandat supplémentaire pour le président Alpha Condé passe sans coup férir auprès des élèves et de leurs parents qui en ont assez de la mauvaise gouvernance scolaire en Guinée.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Collège Thyndel (Labé) : 2000 élèves sans latrines, besoins de professeurs…

5 octobre 2019 à 6 06 39 103910

Le Collège Thyndel, situé dans la commune urbaine de Labé, démarre l’année scolaire 2019-2020 avec plusieurs difficultés liées notamment à une capacité d’accueil largement dépassée, au problème de latrines pour les près de 2000 élèves et leurs encadreurs, ainsi qu’au déficit de professeurs dans les matières essentielles comme les mathématiques, le français, la physique et la chimie, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Pour les deux premiers jours de l’année scolaire 2019-2020, le principal du Collège de Thyndel dans la commune urbaine de Labé, Moustapha Pounthioun Diallo estime le taux de présences de ses élèves à 12, 44%. « Je dirai que d’une façon générale, la reprise a été effective mais quelque peu timide. Tous les professeurs programmés se sont présentés. Il y a eu un petit nombre d’élèves qui s’est présentés aussi et les professeurs donné les cours le 3 octobre 2019. Aujourd’hui aussi, tous les professeurs programmés étaient là. Les élèves qui sont venus ont été réunis par promotion et les cours ont été dispensés », explique-t-il.

Moustapha Pounthioun Diallo, principal du Collège de Thyndel

A la question de savoir pourquoi alors aucun élève n’était dans aucune salle de classe de son établissement ce vendredi, 4 octobre 2019, entre quelques minutes seulement après 10h, le principal du collège a trouvé une excuse… « On a mobilisé les élèves par promotion et nous avons dispensé les cours de 8h à 10h. Ensuite, on nous a annoncé le décès d’un professeur d’Anglais qui enseigne ici et nous nous sommes mobilisés avec les autorités de l’éducation pour nous transporter au lieu du décès en vue de présenter les condoléances. Pour ces deux premiers jours, je peux estimer le taux de présence des élèves à 12,44% », a ajouté Moustapha Pounthioun Diallo.

Comme difficultés majeures en ce début d’année scolaire, le principal du collège de Thyndel rappelle le problème auquel son établissement est confronté depuis quelques années. Il s’agit de l’épineuse question de latrines. « Le problème persiste. On n’a pas trouvé de solution jusqu’à présent. Et nous en appelons à toutes les bonnes volontés pour nous aider à résoudre ce problème », a-t-il indiqué.

Il y a aussi la question de la capacité d’accueil de son établissement : « nous n’avons que 4 groupes pédagogiques par promotion et les effectifs sont vraiment très pléthoriques. La capacité d’accueil est largement dépassée. Nous allons voir comment nous allons gérer ça pour que les choses puissent avancer dans la bonne direction. Nous avons 8 salles de classe pour 16 groupes pédagogiques » totalisant près de 2000 élèves « nous évoluons à mi-temps » pour un ratio situé entre 100 et 110 élèves par salle de classe.

En ce qui concerne le personnel enseignant, le Collège Thyndel de Labé manque de professeurs spécialistes des disciplines essentielles : « il nous faut un professeur de mathématiques, un professeur de physique, un professeur de français et un professeur de chimie » a-t-il conclu son entretien avec Guineematin.com ce vendredi, 4 octobre 2019.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Lycée Wouro : 70 élèves pour les 2 premiers jours de la nouvelle année scolaire

5 octobre 2019 à 6 06 18 101810

Sur les 800 élèves officiellement inscrits au Lycée Wouro, dans la commune urbaine de Labé, ce sont seulement 70 qui ont été recensés par le surveillant général pendant les deux premiers jours de l’année scolaire 2019-2020, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Kolouba Niankoye Sakouvogui, censeur du Lycée Wouro

A en croire le censeur du Lycée Wouro, Kolouba Niankoye Sakouvogui, beaucoup d’élèves de la 11ème sont venus à son école pour se faire inscrire. « Fort malheureusement, les élèves de la terminale ne sont pas venus d’abord. Mais, les élèves des classes intermédiaires, à savoir les 12ème et de la 11ème. Ils sont entrain de venir pour s’inscrire », a-t-il expliqué.

Ce vendredi, 4 octobre 2019, il n’y avait que 6 élèves en Terminale Maths, il n’y avait personne en Terminale Expérimentale, zéro élève en Terminale Sciences Sociales. « J’estime le nombre d’élèves que j’ai vu ce vendredi, que le surveillant a recensé à 70 sur en quelques sortes 800 inscrits ».

Par contre, « les professeurs sont disponibles. Certains professeurs sont assis au bureau entrain d’attendre les élèves qui ne sont pas venus. Je crois bien, il faudrait que je lance un appel à tous élèves, à tous les niveaux parce que les cours ont bien débutés. Il faudrait que tous les élèves réussissent à venir à l’école pour qu’on puisse débuter, eu égard à l’échec de l’an dernier, pour qu’on puisse essayer de résoudre de certaines choses. Les premiers élèves qui sont venus ont déjà pris programme. Et ils sont entrain d’évoluer dans le programme. Je demande aux élèves de venir commencer les cours, parce que tout est mis à leurs dispositions », a-t-il rassuré.

Cet encadreur invite les journalistes à sensibiliser les parents d’élèves à libérer leurs enfants : « il ne faudrait pas que les enfants disent qu’ils ne viennent à l’école que lundi, ou bien qu’ils attendent le 15 ou le 30. Les études ont déjà commencé. Et ça continuera jusqu’au jour J, parce que le ministre ne va pas attendre un père de famille pour que son enfant puisse se mettre à jour. Après 2 semaines, on va faire les évaluations. Les professeurs ont commencé déjà les cours.

Un seul problème signalé. Celui qui est lié au besoin de couches de peinture pour les bâtiments de l’établissement. En attendant, il convient de préciser que dans chaque salle de classe, on peut compter au moins 70 élèves.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Collège Tata (Labé) : besoin urgent de professeur de mathématiques et de surveillant général

3 octobre 2019 à 19 07 02 100210

En ce début de l’année scolaire 2019-2020, le collège de Tata situé dans la commune urbaine de Labé exprime un besoin urgent de professeur de mathématiques et de surveillant général pour bien encadré son effectif pléthorique en vue de bon résultat académique, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Ce jeudi, 3 octobre 2019, la rentrée des classes pour l’année scolaire 2019-2020 n’avait aucun engouement au Collège d’Enseignement Général de Tata, situé dans la commune urbaine de Labé.

Labilé Joseph Doualamou, principal du collège Tata

« Toutes les salles sont prêtes pour recevoir les élèves. Les professeurs vont comme ça en classe pour occuper les premiers élèves venus. On a deux promotions par matin. Les deux 9ème et les deux 10ème. Mais, vu le nombre un peu réduit, les deux classes sont réunies dans une seule salle. Nous sommes entrain de faire les 10ème à part, les 9ème à part. Les deux professeurs sont donc en classe pour le moment » explique le principal, Labilé Joseph Doualamou.

Cet établissement scolaire du public compte 8 groupes pédagogiques pour un effectif total estimé à 1.362 élèves répartis en 8 salles de classes : 4 groupes le matin et 4 groupes le soir.

« Par rapport aux statistiques de l’année dernière, nous avons 1.080 élèves. Cette année, la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) nous a envoyé, si je ne me trompe pas, le papier est là, 282 » nouveaux collégiens venus des écoles primaires de Tata I, Tata II, Maléah, Safatou I, N’diôlou, Pelle et Djoukki.

« Le total fait 282 en 7ème Année. Ils seront divisés en deux groupes. On aura au minimum 130 par salle » ajoute le principal du collège.

Le chef de l’établissement explique qu’il n’a besoin que d’un seul professeur de mathématiques pour compléter le corps professoral composé exclusivement d’enseignants émargeant à la fonction publique guinéenne. Mais, pour canaliser son effectif pléthorique il dit aussi avoir besoin d’un surveillant général.

En raison des résultats catastrophiques qu’il a enregistrés l’année dernière au BEPC estimés à près de 20%, Labilé Joseph Doualamou rassure avoir pris la décision de renforcer la rigueur dans la gestion de son administration scolaire.

« Les parents d’élèves ont complètement démissionné dans le suivi de leurs enfants. Ils doivent nous aider non seulement à ce que les élèves répondent à l’heure, à l’école, mais aussi, vous savez actuellement dans les écoles il y a des sortes d’habillements que les enfants portent et que les parents voient. Ils viennent à l’école avec ça. Nous voudrions donc que les parents nous aident à ce que ces habillements changent. Moi, j’ai pris les dispositions pour cette année, il est formellement interdit qu’il y ait un téléphone à l’école. Je prends un téléphone dans les mains d’un élève, il sera confisqué pour des mois précis. On demande donc parents d’éviter que les élèves envoient le téléphone à l’école. J’ai décidé aussi que tout élève de la 10ème Année doit obligatoirement faire la révision. Si vous ne faites pas la révision, nous nous allons prendre des sanctions énormes. Et cette rigueur, vous avez vu la réaction ce matin, les élèves venus sans tenues correctes ont été renvoyés. Dès le lundi, tout sera en ordre. Le portail sera fermé à 8h 00. Celui qui ne vient pas à l’heure, ne sera pas reçu en classe » a-t-il prévenu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Rentrée des classes à Kindia : les élèves brillent par leur absence dans les écoles

3 octobre 2019 à 18 06 51 105110

Comme le redoutaient de nombreux observateurs, la réouverture des classes en milieu de semaine n’a pas attiré les apprenants dans les écoles ce jeudi, 03 octobre 2019, à travers la Guinée. Que ce soit à Conakry ou à l’intérieur du pays, les élèves ont brillé par leur absence dans les établissements scolaires. C’est le cas à Kindia où les élèves ne sont pas venus pour cette ouverture des classes, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la commune urbaine de Kindia, de l’élémentaire au lycée en passant par le collège, les élèves ont posé un lapin aux encadreurs et enseignants, réduits à constater le vide.

Pourtant, les chefs d’établissements et les enseignants programmés pour cette première journée ont très tôt rallié les écoles de la place. Mais, malgré leur engagement pour une rentrée scolaire réussie, ce premier jour de classe est resté morose. Les élèves n’ont pas été au rendez-vous.

C’était le cas au lycée Franco-arabe Thierno-Djibiyah où il n’y avait pas l’ombre d’un seul élève. Le constat est le même dans la plupart des écoles de la commune urbaine de Kindia. Les quelques exceptions sont à noter au lycée du 28 septembre, où il y avait 7 élèves dans deux salles différentes, aux lycées Sambaya et Bamban, ainsi que les collèges Tafori et Sarakoléah où le nettoyage était en cours.

Ibrahima Kaba

D’ailleurs, à l’école primaire de Condetta, la cour était occupée par des jeunes footballeurs, en lieu et place des élèves. Ce, au grand dam d’Ibrahima Kaba, 1er responsable de cet établissement scolaire. « Ce matin c’est l’ouverture officielle des classes. Comme vous l’avez constaté, tous les enseignants sont là ; mais, il n’y a aucun élève. Donc, je demande aux parents d’élèves de laisser les enfants venir à l’école, parce qu’une fois que l’école ouvre ses portes, le travail commence. Et, si on chôme dès le départ, on sera obligé de retarder parce que tout est comptabilisé sur l’emploi de temps. Donc, ils doivent prendre conscience car les enseignants sont là, prêts à les enseigner », a-t-il laissé entendre.

Theirno Aliou Sylla

De son côté, Thierno Aliou Sylla, le principal du collège de Kindia 4, met cette absence des élèves sur le dos de leurs parents. « Tous les professeurs qui étaient programmés ce matin sont venus. Même ceux qui n’étaient pas programmés sont là. Mais, les élèves ne sont pas venus. Cela relève de la responsabilité des parents. Nous, nous sommes prêts à commencer les cours. Mais, les élèves ne sont pas venus. On les attend quand même. Tu sais d’habitude, ça se passe comme ça ici. L’Etat dit l’ouverture c’est telle date, les élèves eux aussi disent : on vient tel jour », a révélé Thierno Aliou Sylla.

Mohamed Lamine Soumah

Trouvé à Condetta1, Mohamed Lamine Soumah, élève en 4ème année, dit n’avoir trouvé aucun camarade dans son école. « Je suis venu pour suivre les cours. Je n’ai trouvé aucun camarade sur place, le directeur m’a dit de rentrer et de revenir le lundi prochain », a-t-il confié.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Rentrée scolaire 2019 : faible engouement dans les écoles publiques de Dubréka

3 octobre 2019 à 16 04 05 100510

Les cours ont repris officiellement dans les écoles guinéennes ce jeudi, 3 octobre 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Mais dans de nombreuses écoles, les élèves ont brillé par leur absence au grand dam des encadreurs et enseignants, réduits à constater le vide. C’est le cas dans la commune urbaine de Dubréka où l’ouverture a été marquée par une très faible affluence des apprenants, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Conformément aux recommandations du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), les cours ont repris ce jeudi en Guinée. A l’image de Conakry, la rentrée a été morose à Dubréka. A 7h 45 minutes, il n’y avait que 9 élèves présents à l’école primaire publique de Neguéya.

Thierno Mamoudou Diallo, directeur de l’école primaire Negueyah

Cette situation a étonné le directeur de l’école, Thierno Mamoudou Diallo, qui s’attendait à une forte mobilisation. Selon lui, toutes les dispositions avaient été prises, aussi bien par la DPE que par la direction de son école, pour que les élèves reprennent massivement le chemin de l’école dès le premier jour. « Nous avons restitué la réunion tenue à la DPE… A cet effet j’ai donné aux maîtres leur emploi du temps, j’ai demandé à chacun de faire sa préparation et de venir avec l’emploi du temps et le programme puisque les cours devaient démarrer aujourd’hui. L’absence des élèves ce matin me frappe. Puisque même hier, j’ai prié avec les notables à la mosquée. Je leur ai demandé de dire à leurs enfants de se présenter aujourd’hui à l’école. Mais malheureusement pour le moment cet appel n’a pas été entendu », se désole-t-il.

Juliette Soumah, élève en classe de 6ème année à l’école primaire Negueyah

Juliette Soumah, élève en classe de 6ème année, à l’école primaire Neguéya, a dit sa joie de reprendre le chemin de l’école. Elle a également déploré l’absence de ses camarades. « Je suis venue aujourd’hui à l’école puisqu’on nous a dit que c’est la rentrée. Mais, on m’a fait comprendre c’est seulement le lundi qui les cours reprendront. Je suis contente d’être venue à l’école, mais il n’y a personne. Je veux étudier car je rêve de devenir enseignante », a-t-elle fait savoir.

Au collège public de l’Amitié, dans la commune urbaine, c’est le même constat. Aux environs de 8h 20 minutes, il n’y avait que 7 élèves dans l’enceinte de l’école. Selon Yaghouba Diabaté, principal dudit collège, il y a bien une raison à cette absence des élèves. « Je crois que c’est une histoire pour les élèves de la République de Guinée lorsque la date de l’ouverture tombe sur un jour intermédiaire, dans le milieu de la semaine. Alors, ils n’envisagent souvent pas de venir à l’école. Ils attendent souvent en début de la semaine suivante pour être à l’école ».

Yakouba Diabaté, principal du Collège publique l’Amitié

Toutefois, monsieur Diabaté a laissé entende que tout est prêt pour une bonne reprise des cours. « Au niveau de l’école, tout est prêt, puisque l’emploi du temps est déjà monté il y a deux semaines, la répartition des élèves suivant le niveau pédagogique est déjà faite, les enseignants sont entrés en possession de leurs emplois du temps. Puisqu’il y a deux semaines, ce sont eux-mêmes qui ont participé à la conception de leurs emplois du temps. Aujourd’hui, chacun d’eux connait son emploi du temps et vous voyez déjà la présence de quelques enseignants. Le défi que nous avons est un défi de tous les jours. Le système éducatif est un système à défi. Puisqu’il y a des choses que nous devons changer. Le défi d’abord, il faut que la date de l’ouverture soit respectée par nos élèves. Cela amène la direction, tous les responsables et les parents d’élèves surtout à sensibiliser les élèves puisque l’année scolaire est conçue des périodes de travail », a-t-il expliqué.

Tidiane Kouliby, proviseur du lycée Younoussa Le Bon Sylla

Au lycée Younoussa Le Bon Sylla, il n’y avait pas l’ombre d’un élève aux environs de 8h 50 minutes. Le proviseur, Tidjane Koulibaly, a dit que c’est seulement le lundi que l’engouement pourrait être de mise. « Sur un effectif de 150 élèves environ, on ne voit presque pas d’élèves. Mais, tout le monde sait, quand l’ouverture se présente au beau milieu de la semaine, les enfants ne répondront pas suffisamment. Donc, je crois que c’est probablement lundi qu’on verra un grand nombre d’élèves. Mon message est que les élèves doivent venir à l’école. Parce que l’année scolaire, c’est le départ, quand on rate le départ, les choses deviendront compliquées », a-t-il fait savoir.

De Dubréka, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Rentrée scolaire : un seul élève trouvé au grand lycée de Coyah

3 octobre 2019 à 15 03 05 100510

La rentrée des classes a été plus que morose ce jeudi, 03 octobre 2019, dans la préfecture de Coyah. Si les enseignants et les encadreurs ont repris effectivement le chemin des écoles, c’est tout le contraire chez les élèves. Ces derniers ont brillé par leur absence, a constaté un reporter de Guineematin.com qui a sillonné certains établissements scolaires de la ville.

Au lycée Almamy Ismaël Sogbé Bangoura (AISB), le seul que compte la commune urbaine de Coyah, on se croirait encore en période de vacances ce jeudi matin. La seule différence, c’est que tout le personnel d’encadrement et les enseignants programmés étaient présents sur les lieux. Mais, l’enceinte de la cour est très insalubre, et les élèves n’ont pas répondu à l’appel des autorités éducatives. Daouda Bachir Camara, élève en classe de 12ème année sciences sociales, est le seul à avoir répondu présent.

Daouda Bachir Camara, élève en classe de 12ème année sciences sociales

Et, il est déçu de son constat sur le terrain. « Les professeurs sont là mais il n’y a pas d’élèves. Je suis le seul élève à être à l’école aujourd’hui. C’est un regret pour moi parce que je viens de loin, je paye le transport pour être ici. Le programme fixé doit être maintenu et les élèves doivent être à l’école le jour prévu », a déclaré cet élève.

Le constat est quasiment le même au collège Plateau, toujours dans la commune urbaine de Coyah. Là aussi, seulement 5 élèves sont venus à l’école en cette première journée de l’année scolaire. René Fassou Togba, le nouveau principal de cette école, attend la venue des élèves pour entamer les cours.

René Fassou Togba, principal du collège Plateau

« Je suis très ravi de voir l’encadrement du collège en grand à nombre, à savoir moi, le nouveau principal, plus deux nouveaux directeurs des études, les anciens membres de l’encadrement et la majeure partie des enseignants qui sont arrivés prêts à donner les cours. Maintenant, notre école est retenue pour une formation des enseignants de l’élémentaire pour la qualification du niveau des élèves de l’école guinéenne. Mais, il y a un petit déséquilibre parce que les élèves ne sont pratiquement pas venus. Il n’y a eu que cinq élèves qui ont répondu présent », a souligné René Fassou Togba.

Il faudra certainement attendre lundi pour voir la présence massive des élèves dans les écoles. Car, en Guinée, les apprenants préfèrent toujours reprendre le chemin des classes en début de semaine.

De Coyah, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Absence des élèves au lycée Donka : « la détermination n’est pas là d’abord »

3 octobre 2019 à 15 03 00 100010

Les cours n’ont pas repris ce jeudi au lycée Donka, situé dans la commune de Dixinn. Dans cet établissement public, les élèves n’ont pas respecté le calendrier du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation fixant la rentrée scolaire en ce 03 octobre 2019. Le censeur de l’école, interrogé par un reporter de Guineematin.com, déplore un manque de volonté de la part des apprenants.

Rafael Bamba, censeur du lycée Donka

« La rentrée n’a pas été effective. Vous-mêmes vous constatez ce qui se passe ici. Tous les enseignants programmés sont là, mais les élèves n’ont pas répondu. Mon constat est que la détermination n’est pas là d’abord au niveau des élèves. Il faut que les parents d’élèves prennent leurs responsabilités pour encourager leurs enfants à venir à l’école. Et au niveau des enseignants, il faut que chacun prenne ses responsabilités de façon totale et encourager aussi les élèves à venir en classes », a dit Rafael Bamba.

Rafael Bamba, censeur du lycée Donka

Cette année, les responsables du lycée Donka entendent éviter un échec comme celui enregistré lors des derniers examens nationaux. Pour cela, le censeur Rafael Bamba annonce des dispositions prises par son école. « Nous avons pris des dispositions pour éviter ce que nous avons enregistré comme échec lors de l’année scolaire 2018-2019. Il s’agit d’améliorer la façon de faire cette année. Nous nous sommes dit qu’il faudrait qu’il y ait une responsabilité de tout un chacun.

Et au niveau de l’encadrement et au niveau des parents d’élèves et au niveau des élèves eux-mêmes. De notre côté, nous nous sommes lancé le défi d’éviter que ce qui s’est produit l’année dernière ne se reproduise cette année encore. Nous voudrions éviter les perturbations des cours que nous avons enregistrées l’année dernière et qui ont conduit à l’échec massif qu’il y a eu aux examens nationaux », a-t-il confié.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224 623 532 504

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Collège et lycée Kipé : deux élèves présents pour l’ouverture des classes

3 octobre 2019 à 14 02 48 104810

L’ouverture des classes a eu lieu en Guinée ce jeudi, 3 octobre 2019, conformément aux directives du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. Au collège et au lycée de Kipé, dans la commune de Ratoma, l’encadrement et les enseignants se sont mobilisés pour la circonstance. Par contre, les élèves ont tout simplement boudé la rentrée, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le lycée Kipé n’a pas connu d’engouement ce jeudi à l’occasion de l’ouverture des classes au compte de l’année scolaire 2019/2020. Seulement quelques deux élèves ont répondu présent à l’appel.

Amadou Barry, censeur chargé des classes de 12ème et de Terminale

Interrogé par un reporter de Guineematin.com, le censeur chargé des classes de 12ème et de Terminale, explique cette absence par le fait que les gens ne sont pas prêts. Selon Amadou Barry, « comme vous pouvez le constater tous les représentants de la direction sont là. Les professeurs sont également présents pour dispenser les cours. Même les enseignants qui n’avaient pas cours sont venus pour prendre des informations. Nous sommes à l’attente des élèves qui n’ont pas répondu massivement… La date du 03 octobre est une bonne date pour l’ouverture des classes, dans la mesure où la première date, qui était fixé au 17 septembre, cette date là prouve réellement que les gens n’étaient pas prêts sur le point des tenues scolaires, les frais de scolarité… »

Ibrahim Sory Sylla, élève en classe de 12ème Sciences Maths

Au lycée de Kipé, seulement deux élèves sont venus pour suivre les cours. Mais, devant l’absence de leurs camarades, ils étaient réduits à donner un coup de main à leurs professeurs pour des petits travaux. C’est le cas de Sylla Ibrahima Sory, élève en classe de 12ème Sciences Maths. « J’appelle tous mes amis de classe à venir massivement à l’école pour débuter les cours, vu la mobilisation de l’encadrement et leur présence pour commencer dès le premier jour de l’ouverture. Mais hélas, nous ne sommes que deux élèves dans tout l’établissement. Les salles de classe sont vides. Donc, j’invite mes frère et sœurs à venir commencer les cours ».

Abdoulaye Fatoumata Traoré, principal du collège de Kipé

Au collège de Kipé, aucun élève n’est venu répondre à l’appel des autorités du système éducatif. Le principal, Abdoulaye Fatoumata Traoré, accuse les parents d’élèves de laxisme face à cette situation. « A ce jour, on a 1961 élèves. Mais pour le moment, il n’y a pas eu d’élèves. Tout le personnel est présent pour accompagner nos élèves, nous sommes tous engagés pour la cause. La faute revient aux parents d’élèves qui ne laissent pas les enfants au premier jour de l’ouverture scolaire. Ils n’ont qu’à laisser les enfants venir parce que l’année commence maintenant-là. Je lance un message aux élèves du collège Kipé, de venir pour commencer les cours, parce que ce matin il y avait les (24) enseignants programmés, mais il n’y a pas d’élèves ».

Amadou Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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Rentrée scolaire : seulement deux élèves présents au lycée Bonfi ce jeudi

3 octobre 2019 à 14 02 12 101210

Comme dans la plupart des écoles du pays, la rentrée scolaire n’a pas été effective ce jeudi, 03 octobre 2019, au lycée Bonfi. Dans cet établissement scolaire de la commune de Matam, seulement deux élèves ont répondu présent en cette première journée de l’année. Une situation que regrette et déplore le proviseur de l’établissement, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Si l’ensemble du personnel enseignant et d’encadrement de l’école a répondu présent, les élèves eux, ont brillé par leur absence. Amara Damba, élève en classe de terminale sciences sociales, et Fodé Momo Bangoura, élève en classe de 10ème année, sont les seuls apprenants à avoir répondu présent.

Amara Damba, élève en classe de terminale sciences sociales

« Depuis qu’ils ont annoncé la date de l’ouverture des classes fixée au 3 octobre 2019, j’étais content de reprendre le chemin de l’école, car je me suis dit que les vacances sont finies. Je dois reprendre le chemin de l’école pour apprendre et me préparer pour l’examen national à venir. Mais, je suis venu tôt le matin, je n’ai trouvé qu’un élève présent. Chose que je regrette. Vous savez, il y a certains élèves qui n’aiment pas étudier, sinon l’annonce a été faite à temps. Donc, ils devraient se préparer pour être là. Il ne faut pas oublier non plus qu’il y a aussi des parents qui n’ont pas encore préparé les fournitures de leurs enfants », a déclaré Amara Damba.

Fodé Momo Bangoura, lui, a échoué au BEPC l’an dernier. Cette année, il est déterminé à réussir son examen. Mais, il est déçu de son constat sur le terrain.

Fodé Momo Bangoura, élève en classe de 10ème année

« Je suis vraiment décidé à décrocher le brevet cette année. C’est pourquoi j’ai répondu à l’appel. Mais, je suis très nerveux de trouver qu’à part moi, il n’y a qu’un seul élève présent. Je pense que c’est dû au fait que certains parents n’ont pas encore acheté les fournitures scolaires de leurs enfants, parce que certains n’ont pas de travail et pas de moyens. Il y a certains élèves aussi qui ont déjà reçu leurs fournitures mais qui préfèrent attendre jusqu’au lundi prochain pour venir à l’école. Cela n’est pas bon », a dit cet autre élève.

Du côté des responsables de l’école, c’est également la déception. Le proviseur du lycée Bonfi, Alhassane Bérété, salue la mobilisation des enseignants, mais déplore l’absence des apprenants.

Alhassane Bérété, proviseur du lycée Bonfi

« Je remercie les encadreurs du lycée Bonfi et les enseignants qui ont répondu à l’appel. Depuis à 7 heures, ils sont là, mais franchement je ne suis pas à l’aise, parce que les élèves n’ont pas répondu. Je pense que cela n’est pas lié au 02 octobre parce que ça fait longtemps que la date de la rentrée a été fixée au 03 octobre. Les parents devraient prendre leurs dispositions pour que cette rentrée soit une rentrée scolaire réussie. Mais hélas, ça a été le contraire. Avec seulement deux élèves présents, vraiment je ne suis pas du tout content », a-t-il déclaré. Ce responsable éducatif appelle les parents d’élèves à faire en sorte que leurs enfants reprennent rapidement le chemin des classes. « Je lance un appel aux parents d’élèves et aux parents élèves pour leur dire que l’ouverture est déjà faite, qu’ils acceptent de laisser les enfants venir à l’école. C’est à partir de maintenant que nous préparons la fin d’année.Tout ce temps qu’ils ont eu comme vacances est vraiment suffisant, ils n’ont qu’à accepter que les enfants viennent à l’école. Quand on regarde les résultats des derniers examens nationaux, on ne doit pas blaguer avec les études. Donc, si les élèves ne viennent pas dès maintenant pour travailler sérieusement, ce n’est pas bon », a dit Alhassane Bérété.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Rentrée scolaire à Kaloum : faible affluence au collège Sultan Mariama Traoré

3 octobre 2019 à 12 12 12 101210

Comme prévu par le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), l’ouverture des classes au compte de l’année scolaire 2019/2020 a eu lieu ce jeudi 3 octobre. Dans la commune de Kaloum, c’est à une faible mobilisation des élèves que l’on a assisté dans certaines écoles publiques alors que les encadreurs et les enseignants programmés ont tous répondu présent, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le collège Sultan Mariam Traoré et le collège 2 Boulbinet, dans la commune de Kaloum, n’ont pas connu beaucoup d’engouement ce jeudi. Contrairement aux élèves, encadreurs et enseignants ont tout de même répondu présent.

Adama Issa Bah, principale du collège Sultan Mariama Traoré

Au collège Sultan Mariama Traoré, très peu d’élèves se sont présentés pour cette journée d’ouverture des classes. Après la montée des couleurs, la nouvelle principale de ce collège, Adam Issa Bah, a demandé l’implication des parents d’élèves pour qu’il y ait l’affluence dans les écoles. « Comme vous l’avez constaté, il y a eu une présence massive des enseignants et encadreurs, même si les élèves ne sont pas nombreux. Pour moi, la rentrée est effective parce que les enseignants et les encadreurs sont au rendez-vous. Ce que nous pouvons demander aux parents d’élèves, c’est de nous accompagner. On ne peut pas tout faire. Les parents n’ont qu’à nous accompagner. Les enseignants eux, vu leur motivation, je suis sûre que tout se passera bien ».

La principale du collège se projette déjà sur l’année scolaire et compte imprimer une bonne dynamique à son établissement. « On n’a pas un autre projet que de faire en sorte qu’il y ait beaucoup d’admis aux examens et aux évaluations des classes intermédiaires. Je me battrai non seulement pour que les évaluations soient crédibles, mais aussi régulières. Au courant de l’année, nous allons d’abord suivre les professeurs en situation de classe. Ça, c’est la première étape. Si nous constatons qu’il y a des lacunes, nous organiserons des journées d’animation pédagogique pour permettre à ces enseignants-là de rehausser leur niveau. C’est ce que nous envisageons pour cette année », a dit Adama Issa Bah.

Abdoul Aziz Camara, directeur des études, chargé des promotions de 9ème et 10ème

Pour sa part, Abdoul Aziz Camara, directeur des études en charge des promotions de 9ème et 10ème années de la même école, a déploré l’absence des élèves pour cette première journée. « Tout le monde sait que c’est aujourd’hui l’ouverture des classes. Mais malheureusement jusqu’ici, il est 8heures 40, nous n’avons pas une vingtaine d’élèves. Cette année, nous comptons sur la bonne collaboration du personnel enseignant. Depuis le 23 du mois de septembre dernier, nous avons fait la rentrée administrative. A cette occasion, on a fait une réunion au cours de laquelle on a reparti les tâches et les programmes de l’année. On a distribué les emplois de temps, les cahiers de préparation et tout. Donc, tous les documents pédagogiques sont prêts et je suis sûr que tous les enseignants ont leurs préparations prêtes », laissé entendre monsieur Camara.

Mamadou Aliou Bah, élève en classe de 10ème année

Du côté des élèves, malgré le faible pourcentage de présents, l’on se réjouit de retrouver les camarades de classe. C’est le cas de Mamadou Aliou Bah, élève en classe de 10ème année. « Je suis heureux de retrouver mes amis et mes professeurs. Je suis heureux même de rencontrer ma nouvelle promotion. Pour rendre l’année merveilleuse, il faut travailler. Je dois donc venir chaque jour, réviser mes leçons et respecter les professeurs. Seul le travail paye. Je ferai de mon mieux pour être admis au BEPC », a promis le jeune homme.

A noter qu’au Collège 2 Boulbinet, les encadreurs et les enseignants programmés se sont tous présentés. Mais, il n’y avait pas l’ombre d’un seul élève.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622919225 / 666919225

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Lycée Senghor de Yimbaya : les élèves boudent la rentrée scolaire

3 octobre 2019 à 10 10 31 103110

Officiellement prévue ce jeudi, 03 octobre 2019, la reprise des cours n’a pas été effective dans la plupart des écoles du pays. C’est le cas au lycée Léopold Sédar Senghor de Yimbaya, située dans la commune de Matoto. Et pour cause, les élèves n’ont pas répondu présent, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Dans cet établissement scolaire, les responsables ont tenu à ce que la rentrée scolaire soit effective dès ce jeudi. C’est pourquoi, le proviseur et le personnel d’encadrement ont mis en place toutes les dispositions nécessaires à cet effet. Et, ce jeudi matin, ils ont rallié tôt l’école avec tous les enseignants. Mais, les élèves, eux, n’étaient pas au rendez-vous. Conséquence, aucun cours n’a pu être dispensé en cette première journée dans cette école.

Amara Balato Keïta, proviseur du lycée Senghor de Yimbaya

« Tous les professeurs qui étaient programmés ce matin sont venus. J’ai compris qu’ils sont animés d’un engouement, qu’ils ont le souci de prendre en charge leurs apprenants, qui ont soif d’apprendre et qui veulent aller loin. Donc, ils sont venus nombreux, même ceux qui n’étaient pas programmés sont venus. Mais, les élèves ne sont pas venus. Cela relève de la responsabilité des parents. Sinon nous nous sommes prêts et nous n’attendons que les élèves pour commencer les cours », a déclaré Amara Balato Keïta, le proviseur du lycée Senghor de Yimbaya.

Cette absence des élèves n’est pas propre seulement à cette école secondaire. C’est une réalité qui touche quasiment tous les établissements scolaires du pays. Et, elle n’est pas non plus nouvelle. Chaque année, si la rentrée scolaire intervient en milieu de semaine, les élèves attendent le lundi suivant pour reprendre le chemin des classes.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 689 527 /654 416 922

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Rentrée scolaire à N’Zérékoré : voici les nouvelles mesures (DPE)

1 octobre 2019 à 13 01 17 101710

Dans moins de quarante huit heures, les élèves guinéens vont reprendre le chemin de l’école au compte de l’année scolaire 2019/2020. Les préparatifs ont atteint leur vitesse de croisière pour une rentrée réussie. A N’zérékoré, de nouvelles dispositions ont été prises par le directeur préfectoral de l’éducation, Moussagbè Diakité. L’annonce en a été faite hier lundi, 30 septembre 2019, à l’occasion d’une rencontre entre le directeur et les acteurs du système éducatif, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après le taux élevé d’échec enregistré dans les examens nationaux de la session 2019, les responsables du système éducatif veulent inverser la tendance. C’est pour cette raison qu’à N’zérékoré, la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) a décidé de prendre le taureau par les cornes. De nombreuses mesures ont été prises pour faire face aux défis qui assaillent les écoles : prolifération des écoles privées, installation des jeux de loterie dans les alentours des établissements scolaires, la situation des triplant dans les salles de classes, ainsi que la suppression des classes spéciales (7ème spéciale et 11ème spéciale).

Selon Moussagbè Diakité, « pour corriger les erreurs de l’année scolaire 2018-2019, nous avons pris des dispositions afin d’en tirer les leçons. Nous avons vu l’analyse des résultats des examens, on a vu que les résultats de cette année n’ont pas été reluisants et il fallait prendre des mesures correctives par rapport à ça. Parmi ces mesures correctives, il faut essayer de voir la situation des occupations illégales des écoles, vous allez voir les kiosques des jeux de loterie, des kiosques de café, de restaurants installés tout au long des écoles. Tout ça vient diminuer le rendement scolaire, puisque les élèves, au lieu de rentrer dans les écoles, ils passent tout le temps camoufler dans les cafeterias ou à jouer à Guinée Games. De 8 heures jusqu’à 14 heures, les élèves sont devant ces kiosques-là. Donc, nous allons faire des correspondances, rencontrer l’autorité pour attirer son attention sur la floraison des occupations illégales, pour que ces concessions scolaires soient libérées… »

En ce qui concerne les triplant dans les classes, le DPE reste droit dans ses bottes. « Pour ce qui est de la situation des triplans, quand vous les gardez, il y aura accumulation de candidats dans les salles de classes et il y aura même manque de salles de classes. Donc, il faut faire la part des choses. C’est les promus et les redoublants seulement qui seront installés dans les salles de classe…»

Quant à la mesure qui concerne la suppression des classes spéciales, qui par le passé permettait aux candidats malheureux des examens d’accéder aux classes supérieures, elle est tout simplement annulée. « Pour les élèves qui font 7ème et 11ème spéciales, j’ai instruit aux chefs d’établissements publics comme privés de ne jamais recevoir un élève non admis au BEPC, ou au CEE, ce que les gens appellent 7ème ou 11ème spéciales. Et celui qui va se hasarder à le faire s’exposera à la rigueur de la loi », a mis en garde Moussagbè Diakité.

Pour ce qui est de la création des écoles privées, le DPE annonce que des mesures sont prises pour que tout se passe dans les règles de l’art. « Donc, nous avons mis en garde les fondateurs des écoles privées. Ceux qui ont des écoles privées et ceux qui veulent avoir des écoles, ils n’ont qu’à déposer des documents pour avoir des arrêtés d’autorisation de construction des écoles. S’ils terminent de construire, ils déposent une demande pour avoir une autorisation d’ouverture de ces écoles. Mais, quiconque se hasarde à ouvrir une école, deux salles de classe ou bien une villa, si on se rend compte, ces intéressés seront soumis à la rigueur de la loi ».

En outre, le DPE a invité les autorités à tout mettre en œuvre pour que l’année scolaire soit paisible. « Nous demandons l’appui de nos autorités de la place pour que cette année soit une année paisible, une année d’étude tranquille pour que les résultats ne soient pas comme ceux de 2019 ».

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 16 68 16

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Conakry : le collège 2 Boulbinet en mauvais état à quelques jours de l’ouverture des classes

26 septembre 2019 à 10 10 06 09069

Les élèves guinéens vont reprendre le chemin de l’école le 03 octobre prochain. Au moment où l’on s’active pour une rentrée scolaire réussie, certains établissements d’enseignement public de Conakry sont dans un piteux état.

C’est le cas du Collège 2 Boulbinet et du Collège-lycée du 28 septembre, situés dans la commune de Kaloum, en plein cœur de la capitale guinéenne. En plus de l’état dégradé des infrastructures, le manque de tables-bancs est l’autre difficulté qui assaille ces établissements, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans une semaine, les cours vont reprendre dans les écoles publiques guinéennes. Au moment où tous les acteurs se battent contre vents et marrées pour une bonne reprise, certaines écoles publiques de Conakry offrent un hideux visage.

Le collège 2 Boulbinet, dans la commune de Kaloum, est une parfaite illustration de cette situation peu enviable de nos écoles publiques. Là, tout est à refaire. Il suffit de faire un tour dans la cour de l’école pour s’enquérir des réalités.

Selon nos informations, cet établissement de deux blocs et d’une direction, a un effectif de 30 enseignants, dont 6 femmes, et 967 élèves, dont 317 filles. Parlant de sa physionomie, il faut noter que le constat est amer. Au niveau de la quasi-totalité des salles de classe, les portes et fenêtres sont démontées, les tôles trouées, les plafonds en lambeaux à certains endroits. Quant au sol et aux murs, tout est dégradé.

En ce qui concerne les mobiliers, aucun bureau n’est visible dans les salles de classe. Sur les quelques rares tables bancs existants, beaucoup sont cassés.

Mamadou Labbo Diallo, principal du Collège 2 Boulbinet

Interrogé par un reporter de Guineematin.com sur cet état de fait, le principal Mamadou Labbo Diallo se dit préoccupé et demande aux autorités de l’aider à déménager dans la nouvelle école construite il y a de cela quelques années. « Cette situation nous préoccupe beaucoup parce qu’il est difficile de travailler dans ces conditions là. Aujourd’hui, l’école est en mauvais état. Tout est gâté. Pour ce qui est des tables-bancs, nous en manquons de façon criarde. C’est l’un des principaux problèmes pour nous ici. Il y a un établissement qui est déjà construit. Chaque année, on nous dit qu’on va déménager, mais nous sommes toujours là. Nous demandons aux autorités au plus haut niveau de nous aider à déménager. Ça, ça va beaucoup nous aider », a-t-il laissé entendre.

Du côté du Collège-lycée 28 septembre, c’est le problème de tables bancs qui se pose avec acuité. Selon des informations recueillies sur place, le nombre de tables bancs est insuffisant par rapport à la demande seulement quelques jours de la reprise.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 002246229919225 / 66691922

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Faranah : les responsables de l’éducation s’activent pour une rentrée scolaire réussie

24 septembre 2019 à 10 10 35 09359
Direction préfectorale de l’éducation de Faranah

Pour bien préparer la prochaine rentrée scolaire, des acteurs du système éducatif de la préfecture de Faranah étaient en concertation dans la journée d’hier, lundi 23 septembre 2019. La rencontre a mobilisé la Direction Préfectorale de l’Education, les Directions Sous-préfectorales de l’Education, ainsi que des chefs d’établissements scolaires du public et du privé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sayon Didi Oularé, Directeur préfectoral de l’éducation

C’est l’école primaire Karamoko Kourouma de la commune urbaine qui a servi de cadre à cette rencontre. Elle a été présidée par Sayon Didi Oularé, directeur préfectoral de l’éducation, qui en a dégagé les objectifs. « Nous avons été témoins des résultats des examens nationaux passés. Après les constats, le personnel de la DPE a jugé nécessaire d’échanger avec les acteurs concernés. Dans cette rencontre, il était question d’évoquer les difficultés rencontrées pendant l’année scolaire 2018-2019, les causes de ces difficultés et trouver solution aux problèmes qui assaillent la vie scolaire à Faranah, pour que l’année scolaire 2019-2020 soit une année de réussite », a-t-il dit.

En ce qui concerne les actions prises pour arriver à de bons résultats, monsieur Oularé annonce un certain nombre de mesures. « Nous avons pris certaines décisions idoines pour cette année parmi lesquelles figurent les cas d’utilisation de téléphone par les élèves en classe ainsi que la vente des brochures dans les écoles. Je demande humblement aux parents d’élèves de nous aider à trouver solution par rapport au problème de téléphone des élèves. Les élèves refusent d’étudier. Ils téléchargent certaines leçons mais ils ne les révisent pas. Certains enseignants paresseux élaborent des brochures que les élèves payent pour garder. C’est au moment des examens qu’ils utilisent ces brochures tout en refusant d’apprendre pendant l’année scolaire. Ainsi, nous avons décidé que toutes brochures saisies dans les écoles seront bloquées et les parents des propriétaires des brochures seront convoqués », a fait savoir le DPE.

Par ailleurs, le directeur préfectoral de l’éducation de Faranah a expliqué qu’il y aura une vérification des diplômes des élèves dans la constitution des dossiers de candidature pour les examens. « Nous demandons également aux parents d’élèves de chercher à entrer en possession des diplômes de leurs enfants. Cette année, aucun élève admis dans un examen scolaire ne sera reçu dans une classe sans avoir son diplôme ».

En outre, monsieur Oularé a invité les parents d’élèves « à prendre toutes les dispositions pour que la date du 03 octobre, prévue pour la rentrée scolaire en Guinée, connaisse une réussite totale à Faranah ».

Bandjou Samoura, fondateur du groupe scolaire BAFOSSA

De leurs côtés, les chefs d’établissements scolaires promettent de respecter les décisions prises pendant cette rencontre. C’est le cas de Bandjou Samoura, fondateur du groupe scolaire BAFOSSA. « Nous nous engageons au respect scrupuleux des décisions prises dans la présente rencontre car ça y va dans l’intérêt de nous tous. Il faut que nous soyons accompagnés par les parents d’élèves, si non, ce que nous ferons sera presque voué à l’échec. Il faut que les parents encadrent les enfants à la maison en veillant à leur comportement, leur problème de révision et leur situation de téléphone. En ce qui concerne les chefs d’établissements et tous les encadreurs des différents établissements, publics et privés, ils sont prêts à respecter les consignes données par monsieur le DPE », a-t-il laissé entendre.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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