Bah Oury aux Forces vives de Guinée : « un État ne peut pas être pris en otage »

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti ce samedi, 11 mars 2023, Bah Oury, le président de l’UDRG (Union des démocrates pour la renaissance de la Guinée), a invité aux Forces Vives de Guinée (une structure composée de partis politiques et des organisations de la société civile) a changé de fusil d’épaules dans leur combat pendant cette Transition. Il assure qu’ils auraient pu faire avancer leurs propres revendications en intégrant le cadre de dialogue.

Bah Oury a aussi appelé les Forces Vives de Guinée à se rendre compte qu’un Etat ne peut pas être pris en otage, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Devant les militants et sympathisants de son parti, le leader de l’UDRG a déclaré que le cadre de dialogue est ouvert et il est susceptible de se pencher sur toutes les questions qui pourraient amener des complications pendant cette Transition.

« Ces points ne sont pas faits pour quelqu’un ou contre quelqu’un. Je pense que ce qui a été mis en œuvre dans le cadre de la résolution du dialogue, c’est pour tout le monde. C’est pour éviter qu’on se bute aux erreurs du passé et c’est la raison pour laquelle le cadre de dialogue reste ouvert. À chaque fois qu’il y a des questions susceptibles de créer des complications, que le cadre les abordent pour qu’ensemble qu’on trouve des solutions pour qu’on puisse avancer », a dit Bah Oury.

Poursuivant son speech, le président de l’UDRG a appelé les Forces Vives de Guinée à changer sa manière de voir les choses et de rejoindre le cadre de dialogue pour avancer de manière consensuelle vers le retour à l’ordre constitutionnel.

« Je trouve que tout le monde aurait dû, pour faire avancer leur propre revendication, intégrer le cadre de dialogue. Parce qu’il y a des discussions formelles à travers des thématiques comme il peut y avoir des discussions informelles qui permettaient dans une certaine mesure d’aborder toutes les questions possibles et inimaginables. Mais, si vous fixez des préalables en disant tant que je n’ai pas ça je ne viens pas, il va de choix que ça sera très difficile. Actuellement, les religieux ont réussi à leur faire reporter ce qui était prévu (…), mais il faut qu’ils changent de façon de voir les choses, il faut qu’ils se rendent compte qu’un État ne peut pas être pris en otage, ni une société. Donc, les questions posées doivent être en conformité avec les principes généraux de la manière dont un pays devra être gouverné. J’espère qu’ils vont entendre raison et regagner le dialogue pour la poursuite des discussions nous permettant d’avancer de la manière la plus consensuelle et plus large pour que la requête de la Transition soit réussie », a indiqué Bah Oury.

Kadiatou Barry pour Guineematin.com

Facebook Comments Box