La grève des enseignants est entrée dans sa troisième journée ce mercredi, 14 février 2018. Dans les écoles primaires publiques de Tombo 1 et de Tombo 2, situées sur la corniche Sud, derrière le Palais du Peuple, aucun enseignant ne s’est présenté, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon le constat fait ce matin sur le terrain par notre reporter, à l’école primaire de Tombo 1 par exemple, il n’y avait que le directeur, son adjoint, ainsi que le délégué scolaire.

Interrogé par Guineematin.com, aucun d’entre eux n’a voulu s’exprimer. « Nous avons reçu les instructions fermes de madame la Directrice Communale de l’Education de Kaloum de ne pas parler aux journalistes et de ne pas permette même une prise d’images », ont-ils insisté à tour de rôle.

A l’école primaire de Tombo 2, c’est le même ton. Là également, la directrice a également indiqué qu’elle ne pourrait pas s’exposer aux médias. « La situation est telle que vous l’avez observée. Seulement, je ne peux rien vous dire de plus puisque je ne veux pas m’exposer aux journalistes ».

Au moment où nous quittions les lieux, une unité de la gendarmerie, composée d’au moins 5 éléments, venait d’être déployée. ces agents étaient stationnés aux abords de la mer pour, espère-t-on, assurer la sécurité des lieux et faire éviter des troubles.

Il faut rappeler qu’à l’image de ces deux écoles primaires publiques, beaucoup d’autres connaissent une véritable paralysie, tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Comme pour dire que les autorités guinéennes sont aujourd’hui dans l’obligation de négocier avec les vrais responsables de ces enseignants grévistes pour éviter l’enlisement de la situation aux conséquences incalculables.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622-68-00-41

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