Après deux jours de négociation avec le gouvernement, le SLECG a convoqué ses membres à une assemblée générale ce samedi, 29 septembre 2018 à son siège à Conakry. C’était pour faire le compte-rendu des négociations à la base et remobiliser les troupes en prélude à la grève annoncée pour le 03 octobre au cas où un compromis ne serait pas obtenu avec les autorités.

A cette occasion, Aboubacar Soumah, le leader du syndicat, s’est montré encore une fois très ferme sur sa position, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Les engagements pris par le gouvernement par rapport à la satisfaction des 8 préalables posés par le SLECG sont loin de dissuader le syndicat des enseignants, décidé à partir en grève en cas de non satisfaction de sa revendication relative aux 8 millions de francs de salaire mensuel. C’est en tout cas le sentiment qu’a montré Aboubacar Soumah, le secrétaire général du SLECG devant les enseignants réunis ce samedi au siège du syndicat à Donka.

Ce dernier a commencé tout d’abord par fustiger le fait que le salaire de nombreux enseignants au compte du mois de septembre n’a pas été viré à la Banque. Il a exigé le virement du salaire de l’ensemble des enseignants pour que ces derniers puissent le récupérer dans leurs Banques respectives. « Le gouvernement est en train de faire une campagne, une grande campagne à travers les médias, selon laquelle, les salaires sont déjà disponibles au niveau des DCE et DPE, ils l’ont dit hier.

Nous ne voulons plus, à partir de maintenant, voir un seul enseignant traîner devant les DPE ou dans les services pour aller retirer son salaire. Nous nous sommes accordés ici sur le principe de revirement, quel que soit le temps que cela va prendre, nous voulons de prendre nos salaires à partir des Banques. Le lundi, à votre nom et au nom de tous les enseignants de Guinée, nous allons déclarer aux représentants du gouvernement à la table de négociation que tous les enseignants de Guinée demandent le revirement de leurs salaires », a dit Aboubacar Soumah.

Pour le leader du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, cette situation n’est autre qu’un montage du gouvernement pour saboter la grève annoncée pour le 03 octobre. C’est pourquoi, il a invité les enseignants à rester mobilisés et à refuser de reprendre le chemin des classes le 03 octobre si le gouvernement n’accepte pas d’augmenter leur salaire.

« Nous ne demandons pas forcément les 8 millions en intégralité, mais si nous n’obtenons pas quelque chose dans ces 8 millions, aucun enseignant ne doit mettre pied à l’école le mercredi, 03 octobre 2018. Quelles que soient les informations que donneront les médias, si ce n’est pas nous le bureau exécutif national qui vous demandons d’être à l’école, personne ne doit être à l’école », a-t-il lancé.

Aboubacar Soumah indique que le gouvernement est en train de recruter actuellement de nouveaux enseignants pour remplacer ceux qui suivront la grève appelée par le SLECG. Et à ce niveau, le syndicaliste a demandé à ses mandants d’empêcher la réussite de cette stratégie. « Nous invitons les collectifs au niveau de chaque école de prendre leurs responsabilités. Tout enseignant qui n’est pas du collectif, une nouvelle recrue que vous voyez dans les classes, interpellez-le.

Que tous les collectifs des écoles s’organisent pour veiller sur cette situation. Quiconque qui n’est pas du collectif qui se présenterait dans les écoles pour donner les cours en lieu et place des personnels dûment inscrits, arraisonnez-le, interpellez-le.

Ils n’ont aucun droit de foutre pied dans les établissements, donc protégeons nos droits, protégeons nos libertés, protégeons la démocratie, sinon c’est fini pour nous. Chaque syndicaliste qui essaye de défendre les intérêts des travailleurs il est arrêté, il est au gnouf, donc prenons nos responsabilités en main, défendons nos droits jusqu’à la dernière goutte de sang », a dit le leader du SLECG.

Les négociations entre le SLECG et le gouvernement se poursuivront le lundi 1er octobre prochain et devraient porter sur la revendication relative au salaire de 8 millions de francs. Et c’est de l’issue de ces négociations que dépendra la décision des syndicalistes, à savoir maintenir la grève ou l’annuler.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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