La grève lancée hier par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), version Aboubacar Soumah, se poursuit à Kindia. Dans la ville des agrumes, certaines écoles publiques sont encore restées fermées ce mercredi, 13 février 2018. D’après le constat d’un des correspondants locaux de Guineematin.com, il n’y a eu ce matin aucun enseignant ni élève au lycée 28 septembre, au complexe scolaire de Sambaya, au lycée Général Lansana Conté de Kènendé, au Collège Kindia 4 et au collège Tafory. Seuls quelques membres du personnel d’encadrement ont été trouvés devant certaines directions.

A Kindia, ce nouveau bras de fer entre le gouvernement guinéen et la branche syndicale du SLECG, dirigée par Aboubacar Soumah, inquiète les élèves et leurs parents.

Pour Fodé Touré, un parent d’élève rencontré ce mardi, deuxième jour de la grève, si les deux camps ne s’entendent pas, c’est l’avenir des enfants guinéens qui sera hypothéqué. « L’avenir de la Guinée repose sur nos enfants. Alors, si le gouvernement et les enseignants ne s’entendent pas, nous les parents, ça va nous inquiéter. Et, bientôt aussi les examens vont commencer. Cette grève va jouer sur le niveau de formation et le progrès des enfants à l’école. Nous, nous invitons les autorités et les enseignants à s’entendre pour éviter une année blanche et pour le bien de nos enfants », a-t-il demandé.

Du coté des élèves, ce sont les même préoccupations. Ils craignent beaucoup que ce mot d’ordre de empêche l’exécution normal du programme d’enseignement pour le reste de l’année scolaire. « Ça nous fait mal de venir à l’école sans faire cours, surtout nous qui devons faire l’examen cette année. Donc, nous souhaitons que le gouvernement face le mieux et qu’il pense aux élèves guinéens en acceptant de négocier avec les enseignants. Sinon, cette année risque d’être une année blanche », a plaidé une élève rencontrée au lycée Sambaya.

A rappeler que contrairement aux écoles publiques, certaines écoles privées de Kindia continuent de donner les cours à ses élèves. Une situation que déplorent les élèves et les enseignants du public. Et, pour le moment, cette situation n’a pas encore affecté les activités des citoyens dans la commune urbaine.

De Kindia, Mamadouba Sylla pour Guineematin.com

Tél. : 623 78 43 73

Facebook Comments