C’est une mesure qu risque de radicaliser les greffiers en grève générale et illimitée depuis le vendredi 8 juin dernier. Cinq d’entre eux, meneurs du mouvement, ont reçu une notification de suspension de la part du ministre d’État à la justice, maître Cheick Sako, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Joint au téléphone ce jeudi matin, Mamadou Dian Baldé qui est le porte-parole des grévistes a confirmé l’information.  » Nous avons été appelé hier au département pour nous faire signifier notre suspension nous les cinq initiateurs de la pétition. C’est des manœuvres d’intimidations en réalité. Mais, ça va au contraire radicaliser la position de notre mouvement ».

Par ailleurs, le porte-parole des grévistes a confié à notre reporter que lui ses amis ont déjà constitué un avocat pour attaquer cette décision dans les juridictions compétentes. « Nous avons saisi un avocat puisque nous estimons que c’est un acte d’intimidation, ensuite in n’a pas respecté la procédure en la matière. Nous avons fait recours auprès de la Cour Suprême pour excès de pouvoir ».

Selon nos informations, les greffiers ont saisi maître Salifou Béavogui depuis hier à l’effet d’attaquer cet acte à la Cour Suprême. L’avocat serait déjà entrain de se battre pour formaliser le document.

Cette mesure de suspension pourrait radicaliser les greffiers en grève surtout qu’ils ont programmé une réunion d’urgence ce jeudi matin à l’effet de se pencher sur ce nouveau développement. Les cinq greffiers suspendus sont : Mamadou Dian Baldé, Tamba Ouendeno, Arafan Diané, Kaba 1 Traoré et Jean Bongono.

C’est comme si le cas Aboubacar Soumah du SLECG n’a pas servi de leçons. Serait-on entrain de fabriquer un autre « Aboubacar Soumah « ?

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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